vendredi 18 février 2011
Accord de pêche au Sahara Occidental, La Suède votera NON
« A mon avis nous ne pouvons voter pour un accord qui viole le droit international » a affirmé le ministre suédois de l’agriculture, Eskil Erlandsson, devant le Parlement cet après-midi, en faisant allusion au vote du Conseil des ministres prévu demaiin.
On s’attend à ce que d’autres Etats suivent afin de stopper la reconduction de l’accord de pêche au Sahara Occidental, illégal et contraire à l’éthique.
« Je m’efforce d’obtenir du Parlement suédois le mandat de refuser cet accord. A mon avis nous ne pouvons voter pour un accord qui viole le droit international. J’espère que le Parlement pourra me confier un tel mandat» a déclaré le ministre suédois de l’agriculture, Eskil Erlandsson devant le Parlement cet après-midi.
« En ce qui concerne l’accord avec le Maroc, il est pour moi évident que tous les accords européens, y compris les accords de pêche, doivent être conformes au droit international. Cela s’applique aussi à l’accord de pêche de l’UE avec le Maroc. Par conséquent j’ai écrit il y a une année au Commissaire pour la pêche, Damanaki, pour demander un examen des effets environnementaux, financiers et sociaux de l’accord et j’ai demandé si celui-ci remplit les prérequits du droit international. De même j’ai soulevé cette question lors d’un certain nombre de réunions avec le Commissaire.
En l’abscence, jusqu’à présent, de toute déclaration affirmant que l’accord de pêche avec le Maroc est conforme au droit international et que la population du Sahara Occidental en tire bénéfice, je pense qu’il est très difficile d’accepter la reconduction de l’accord de pêche » a déclaré le ministre.
« Sans ces examens nous ne voterons pas la reconduction » a-t-il ajouté.
On peut lire les déclarations du ministre sur la web TV du parlement ici (en suédois):
http://ripa.riksdagen.se/ripa.fcgi?op=playpgm&pgm_id=1111102170076762511
Plus tôt dans la journée, 15 membres du parlement suédois, représentant presque tous les partis politiques, avaient appelé le ministre à voter contre l’accord.
http://www.wsrw.org/index.php?parse_news=single&cat=111&art=1866
jeudi 17 février 2011
Les refuges parisiens du ministre algérien de l'environnement, Chérif Rahmani
L’hebdomadaire français révèle, en effet, que le ministre algérien, “inamovible des cercles du Pouvoir depuis 30 ans”, possède au moins
trois propriétés immobilières dans le très chic quartier parisien du XVI arrondissement. Selon cette source, M. Rahmani possède un appartement de 85m2 à la rue Singer, un studio de 20m2 à la rue Lekain et un deux pièces de 31m2 à la rue des Sablons.
Une épouse entreprenante
Le journal français précise que ces trois propriétés sont regroupées au sein d’une société civile immobilière, la SCI Fomm détenue par l’épouse de M. Rahmani. “Le Canard Enchaîné” indique que tous ces biens ont été acquis au début des années 90 par des proches du ministre algérien, “y compris son chauffeur”, puis intégrés dans diverses SCI qui ont finalement atterri entre les mains de madame Rahmani.
Selon l'hebdomadaire parisien, Mme Rahmani, " Zoubida Bentahar, a passé sa vie dans l'administration, mais dans les étages en dessous, en commençant comme dactylo dans les années 70. Depuis, Zoubida Bentahar est rentrée dans la carrière, et son nom apparaît aujourd'hui, à coté de ceux d'amis de son mari, dans trois entreprises algériennes de promotion immobilière, d'hôtellerie ou autres".
L’hebdomadaire satirique donne aussi quelques détails sur la fortune du couple Rahmani en indiquant qu’il avait bénéficié, début 2000, d’une propriété de l’Etat qui accueillait l’ambassade du Pakistan à Alger pour “quelques kilos de dattes”. Une propriété que les Rahmani ont revendue 800.000 euros quelques années plus tard.
Chérif Rahmani participe au pouvoir depuis près de trente ans, en qualité de gouverneur puis de ministre dans tous les gouvernements. Il doit cette longévité, à sa proximité avec le général Toufik, le puissant patron du DRS, l'ex-Sécurité militaire.
Le Maroc se fait livrer du matériel anti-émeutes par Israël
Le Maroc a acheté récemment du matériel anti-émeutes à l'État d'Israël pour éviter des fuites dans la presse occidentale. Ce matériel, à bord de deux cargos de transport de troupes C130, a été débarqué il y a une dizaine de jours à l'aéroport militaire de Ben Slimane, selon le journaliste marocain, indépendant, Ali Lmrabet.
Le recours à Israël, signifie t-il que les pays occidentaux, échaudés par l'exemple français en Tunisie, refusent dorénavant de vendre ouvertement des équipements de répression à des régimes qui font face à des contestations populaires?
Le Roi du Maroc envisage t-il sérieusement de réprimer son peuple avec le même matériel qui sert à réprimer le peuple palestinien?
Rappelons que Ali Lmrabet est toujours interdit d'écriture dans son pays pour une durée de dix ans. Afin de contourner cette condamnation, inique et unique, Ali Lmrabet continue d'écrire pour la presse internationale et sur Facebook où il compte plusieurs milliers de lecteurs.
Maroc 20 février :On a peur du jasmin ?
Par lepost, 17/02/2011
Avant-hier, la Gendarmerie nationale a intercepté près de trois tonnes et demie de kif traité à Hassi Zegdou, à la frontière algéro-marocaine. Le même jour, Taieb Fassi Fihri regrettait à la télé marocaine la non-construction d'un grand souk maghrébin où les produits nationaux circuleraient librement, sans passeport ni visa. Bien sûr, l'homme n'incluait pas la RASD dans cet ensemble économique, mais il prêtait à la RADP et au Polisario l'intention de lui préparer un sort. IIl disait qu'Algériens et Sahraouis se préparaient à concocter un second Gdeim Izik, cette répression panoramique dans les territoires sahraouis qu'il occupe par la force depuis 1975. Les deux "ennemis" de "l'intégrité territoriale" du royaume comptent mettre à profit les vents libérateurs orientés sur le GMO pour le déstabiliser, se plaint-il. Rien que çà ! Le ministre des AE marocain ne veut pas admettre que l'Algérie est suffisamment dotée en franchise et en principes pour ne pas pratiquer les coups bas contre le voisin.
Lui sait très bien qu'en réalité les Marocains souffrent plus de l'hégémonie des Fihri que d'une soi-disant malfaisance algérienne. Plus le temps passe, plus le peuple marocain se rend mieux compte que le makhzen lui ment et que les accusations contre l'Algérie relèvent de la manœuvre politique. Comment pourrait-il en être autrement quand l'Algérie est pointée systématiquement du doigt et désignée comme responsable de tous ses déboires politiques, économiques, sociaux ?
A l'approche de la manifestation du 20 février, le makhzen se tient le ventre et ressort son bourourou. Il y a peu de chances pour qu'il soit pris au sérieux cette fois. Tous savent que le pillage du Maroc est à lier au trône et à sa clientèle et non pas à l'Algérie. Une vérité pas bonne à dire mais que vient de rappeler Cheikh Abdelkrim Motie' El-Hamdaoui, dans un courrier au roi.
Le prince Moulay Hicham, cousin du roi Mohammed VI, n'avait certainement pas Alger à l'esprit lorsqu'il affirmait "le Maroc ne fera probablement pas exception" aux turbulences. Et tout le monde sait que Nadia Yassine n'a reçu aucune instruction d'Alger pour son appui à la marche du 20 février. Le trône peut donc dormir sur ses deux oreilles, Tel-Aviv ne le lâchera pas de toute façon. Il y va de son intérêt. Les pèlerins de Marrakech aussi.
Le prince Moulay Hicham, cousin du roi Mohammed VI, n'avait certainement pas Alger à l'esprit lorsqu'il affirmait "le Maroc ne fera probablement pas exception" aux turbulences. Et tout le monde sait que Nadia Yassine n'a reçu aucune instruction d'Alger pour son appui à la marche du 20 février. Le trône peut donc dormir sur ses deux oreilles, Tel-Aviv ne le lâchera pas de toute façon. Il y va de son intérêt. Les pèlerins de Marrakech aussi.
source : SPS-RASD
http://www.lepost.fr/article/2011/02/17/2408736_on-a-peur-du-jasmin.html
http://www.lepost.fr/article/2011/02/17/2408736_on-a-peur-du-jasmin.html
Jamila Sidahmed Dembar raconte l’assassinat de son frère
Par SPS-RASD, transmis par Lepost16/02/2011
En visite à Alger, des militants sahraouis des droits de l’Homme ont affirmé lundi, que le Forum social mondial (FSM), tenu début février à Dakar, a révélé au monde entier la justesse de la cause sahraouie et l’ampleur de la répression exercée par le Maroc à l’encontre du peuple sahraoui. Al’Khelifi Nahbouha, membre du Comité des mères des disparus sahraouis a indiqué que le Forum de Dakar était une réussite, ajoutant que les participants ont condamné avec force les violations marocaines des droits de l’Homme dans les territoires occupés en particulier au camp de Gdim Izik, près d’El-Ayoun Layoun. Hassan Ali, militant des droits de l’Homme a tenu à préciser quant à lui, que l’agression marocaine contre le camp de Gdim Izik, a mis à nu la réalité de l’occupation marocaine au Sahara Occidental.
De son côté, un membre de la délégation sahraouie, Sidi Sbaïa a estimé que l’Intifadha de Gdim Izizk n’était pas motivée par des revendications sociales seulement, mais visait à affirmer le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et l’édification d’un État indépendant. Dans son intervention, l’ambassadeur sahraoui à Alger, Ibrahim Ghali a salué la résistance populaire pacifique dans les territoires occupés rendant hommage à la position constante de l’Algérie. Du vacarme des débats engagés lors du Forum social mondial (FSM) à Dakar sur un nouvel ordre mondial, la voix d’une femme sahraouie, en quête de justice et de vérité, s’est élevée pour demander que la lumière soit faite sur l’assassinat de Saïd Sid-Ahmed Abdelouahab Dembar, froidement tué par un policier marocain à El- Ayoun. Se rappelant de cet acte raciste et inhumain qui a fait taire à jamais son frère qui luttait dans les territoires occupés, à l’instar de milliers de Sahraouis pour l’indépendance et l’autodétermination, Djamila Sid-Ahmed Dembar a fait un témoignage poignant sur ce meurtre.
Jamila qui s’exprimait, lors d’une conférence sur les violations des droits de l’Homme dont est victime le peuple sahraoui sur sa propre terre, a indiqué, en citant le médecin qui supervisait l’état de santé de son frère Saïd, âgé à peine de 26 ans, que la mort de ce dernier a été occasionnée par une balle à la tête, et plus précisément entre les yeux. Le récit de cette femme affectée par la perte d’un être cher a été longuement écouté par les militants des droits de l’Homme,ONG,associations internationales et les représentants de la presse, qui ne sont pas restés indifférents devant l’ampleur du crime, exprimant émotion et douleur. Si tous les habitants d’El-Ayoun, capitale du Sahara Occidental occupé par le Maroc, se souviennent de ce lâche assassinat perpétré le 23 décembre 2010, les présents à la séance du témoignage se sont, dans un élan de solidarité, joints à la famille du défunt dont le corps se trouve toujours à la morgue de l’hôpital d’El- Ayoun.
En effet, éplorée, Djamila a indiqué que sa famille, pour sa part, terrorisée par les autorités d’occupation, refuse catégoriquement de signer le permis d’inhumation en l’absence d’un rapport d’autopsie certifiant les véritables causes de l’assassinat du jeune sahraoui et le jugement du policier auteur du crime. «C’est avec beaucoup de tristesse et une grande douleur que nous, la famille du martyr Saïd Dembar, pleurons la perte de notre cher fils et frère, assassiné une première fois par arme à feu par les autorités marocaines, et une deuxième fois par les mensonges et les mystifications dans une tentative de falsification des faits afin de contourner la loi », s’est révoltée Djamila Dembar. Depuis la mort du martyr, a-t-elle ajouté, « nous n’avons toujours pas récupéré le corps du défunt afin de l’inhumer », expliquant qu’avant que cela puisse se faire, tous les membres de la famille exigent que le procès-verbal de la police judiciaire et le rapport d’autopsie du médecin légiste décrivent les circonstances et la cause réelles de la mort du martyr Saïd, et que cela soit rendu public afin de lever le voile sur la vérité. En attendant que les acteurs directs et indirects de ce crime inhumain soient condamnés à la peine maximale, la famille du défunt trouve soulagement et réconfort dans la mobilisation internationale en faveur de toutes les victimes de la répression dans les territoires occupés
20 février : Contestation au Maroc : les anti-manif contre-attaquent
Par Pierre Haski, avec Julien Crétois au Maroc,Rue89. 16/2/2011
Le Maroc connaît à son tour son appel à manifester « pour le changement » qui circule sur les réseaux sociaux. Mais cette mobilisation, prévue le 20 février, suscite un débat brouillé par le contexte géopolitique et par le fait que le pays est dirigé par un roi, Mohammed VI, et pas par un général. Le Maroc peut-il lui aussi être gagné par la fièvre révolutionnaire, ou est-il « différent » ?Une vidéo a été postée lundi sur YouTube, et une page Facebook a déjà recueilli plusieurs milliers de signatures pour appeler à manifester dimanche à travers le royaume, à l'instar des mouvements qui ont déjà fait partir les présidents de Tunisie et d'Egypte, ou qui se poursuivent de l'Algérie voisine au lointain Yémen. Voir la vidéo en arabe sur :
L'instigateur de l'appel à manifester sur Facebook, Rachid Antid, 35 ans, est un natif et habitant de Meknès, ville du Nord du pays, licencié en droit privé, formé en informatique et actuellement au chômage. Rachid Antid avance à visage découvert et affirme ne pas craindre la répression.
Pourtant, peu après la popularisation de son groupe Facebook, des policiers sont venus questionner sa mère, chez qui il vit toujours, ainsi que le concierge de l'immeuble. « C'est surtout un moyen de passer le message : “tu es surveillé” », interprète-t-il.
Et les réactions à son appel ne sont pas toutes positives. Sur le mur du groupe, les insultes pleuvent : d'espion algérien à homosexuel, rien est épargné à Rachid Antid et ses camarades.
Le ministre des Sports, dont le profil Facebook est très populaire, a aussi dit tout le mal qu'il pensait de ce genre d'initiatives, qui viseraient selon lui à « déstabiliser » le pays.
Rachid Niny, influent éditorialiste, a publié un portrait au vitriol du jeune internaute, s'attardant sur sa vie personnelle, et son prétendu penchant pour l'alcool.
Débloquer le processus politique
Un visuel appelant à manifester le 20 février.Parfois un peu confus, le jeune homme avance tout de même une idée claire et partagée par de nombreuses personnes :
« Au début du règne, en 1999, au moment de “la nouvelle ère”, nous avons reçu des messages de grands changements [droits des femmes, retour sur les “années de plomb”, etc. ndlr] mais depuis, ce processus est bloqué. »
Contre l'immobilisme et la panne politique (63% d'abstention aux dernières législatives), face aussi au fossé social plus grand encore au Maroc que dans d'autres pays arabes, Rachid Antid en appelle à la volonté populaire et assure : « Il faut tout changer et commencer par la Constitution. »
Sur ce dernier point, il reste évasif, ne citant pas d'articles précis, notamment aucun de ceux consacrant l'autorité royale.
Dans le même temps, la parole s'est libérée ; le pays a applaudi des deux mains les révolutionnaires égyptiens et suivi assidûment les événements via la chaîne Al Jazeera.
Mais tous ceux qui ont voulu inclure le Maroc dans la théorie des dominos à la suite de la Tunisie et de l'Egypte sont sévèrement attaqués.
Y compris Moulay Hicham, cousin du roi, en froid avec le palais, installé aux Etats-Unis, dénoncé pour son interview au quotidien espagnol El País, dans laquelle il estimait que le Maroc « ne fera pas exception » à cette contestation. Des propos qu'il devait reprendre, et nuancer, sur le plateau de France 2.Autre polémique lorsque le mouvement islamiste extra parlementaire Al Adl Wal Ihsane (Justice et Spiritualité, qui compte environ 100 000 membres) a, par la voix d'un de ses cadres, Nadia Yassine, fait savoir qu'il soutiendrait tout mouvement démocratique.
Des internautes, sur Facebook, ont du coup appelé les manifestants du 20 février à la vigilance, leur conseillant de se tenir éloignés des « fascistes » et des « radicaux » de Justice et Spiritualité.
Rachid Antid, en bon démocrate affirme : « Ils peuvent participer, personne n'est exclu », mais ajoute « Ils devraient réviser leurs positions sur la liberté de culte et d'opinion. »
Pas une révolution contre le roi, mais avec lui
L'ambiguïté d'une bonne partie de l'élite marocaine vis-à-vis de la contestation du régime chérifien, contrairement à ce qui a pu se passer en Tunisie ou en Egypte, est clairement exprimée par cet éditorial très légitimiste de Karim Boukhari, directeur du magazine Tel Quel, autrefois très critique à l'égard de la monarchie :
« Un chef de parti nous a dit très clairement : “Avant on avait peur de Hassan II, aujourd'hui on a peur pour Mohammed VI.” Comment le contredire ? Comment ne pas voir que ce virage, ce glissement de la peur est important ?
La peur nous habite encore et toujours, mais cette peur a changé d'objet, de mobile, de sens. Ce n'est plus la même peur et, pour tout vous dire, nous ne sommes plus les mêmes face à cette peur. Nous avons grandi, nous nous sommes affranchis d'un certain nombre de dogmes et nous voyons bien que cette peur nouvelle est plus humaine, plus “moderne”, c'est une peur acceptable parce que plus en rapport avec notre époque, avec ce que nous sommes. […]
Tunisiens et Égyptiens avaient ceci de commun : ils ont d'abord mené la révolution contre leurs présidents. Le Maroc a la chance d'être différent : c'est un pays qui a besoin d'une correction, pas d'une reconstruction. Ce n'est pas un pays à refaire mais à mieux faire.
En une phrase comme en mille, le Maroc n'a pas besoin de mener la révolution contre son roi mais avec lui. La bande-annonce est bonne, on n'a surtout pas envie de la changer, maintenant on attend que le film soit bon aussi… et on pense qu'il peut l'être, effectivement. Goûtez toute la différence. »
Sur les réseaux sociaux, la bataille des pro et anti-manif du 20 février fait rage et se poursuivra jusqu'à dimanche. Parfois, c'est fait avec humour, comme avec ce tweet provocateur :
« Si vous n'êtes pas contents au Maroc, vous n'avez qu'à vous immoler en Tunisie. »
A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89 :
* ► Le discret voyage du roi du Maroc dans son château de l'Oise
* ► Si t'es pas en vacances au Maroc, t'as raté ta carrière politique
http://www.rue89.com/2011/02/16/au-maroc-la-bataille-des-pro-et-anti-manif-du-20-fevrier-fait-rage-190692
Libellés :
manifestations 20 février,
Rachid Antid
De paysage à territoire : Trois jours dans le Sud de la Tunisie (Gafsa, Moularès, Redeyef, Kasserine)
par Alma Allende, 8/2/2011
« La France c'est Paris, le reste n’est que paysage », affirmait avec mépris le centralisme français du XIXe siècle. Nous avons déjà été plusieurs fois dans le centre et le sud de la Tunisie par le passé, mais nous n'avons jamais vu autre chose que des troupeaux et des nuages; des montagnes zébrées et des déserts propres, ainsi que des gens qui, dans les hameaux et les cafés au bord des routes, semblaient accepter passivement d’être transparents et quantité négligeable.
Notre court et intense voyage - parallèle à cet ébranlement qui traverse le pays en ondes successives depuis plus d'un mois - nous révèle la transformation décisive, mentale et matérielle, d'un paysage en territoire. Ce qui distingue un paysage d'un territoire, c'est que le paysage est objet de contemplation, alors que le territoire est objet de dispute. L'intifada tunisienne, c'est cela avant tout: la résistance de tout un peuple qui refuse de continuer à faire partie du paysage. Le centre et le Sud-ouest de la Tunisie est déjà un territoire vivant, bouillonnant d'êtres humains, dans lequel les luttes revendicatives de ces derniers jours revêtent des intensités et des formats inégaux. Dans certains endroits, c’est une révolution; dans d'autres, de la révolte; et dans d'autres encore, un pur désespoir. La manière dont ces différents niveaux s’articuleront va décider s’il se produira ou non une nouvelle transformation: d'un paysage à un territoire, et d'un territoire à une société libre – ou à une terre brûlée.1.Gafsa
Nous partons le jeudi matin sous la pluie, un temps de chien, avec la crainte de nous heurter à de nombreux obstacles: policiers, milices embusquées au milieu de la route… Mais alors que nous approchons déjà de Kairouan, à 130 Km de la capitale, voici que le ciel s'éclaircit sans que nous ayons rencontré le moindre contrôle. Le premier est militaire, à la sortie de la ville sainte, au rond-point que nous devons emprunter la déviation vers Gafsa, première étape de notre périple. Quelques mètres plus loin, nous prenons avec nous un jeune à l'apparence paysanne qui fait de l'auto-stop et va dans la même direction que nous. Il a des traits rudes, réguliers, simples. C'est un policier. Cela n'a rien d'étonnant. La Tunisie pullule de policiers, d'ex-policiers, de policiers qui nient l'être, de policiers qui se déguisent en voyous, de policiers caméléons qui passent d'une espèce à l'autre. Notre hôte fait partie de la Garde nationale et on lui a accordé une permission pour rendre visite à sa famille après un mois de service à El Aouina, le quartier général dans la capitale. Nous lui demandons, bien entendu, ce qu'il pense de la « thaoura », la révolution, et il se défend de ce qu'il interprète immédiatement comme une insinuation:— Nous n'avons rien fait. C'est la police et la Garde présidentielle. La Garde Nationale a protégé le peuple en collaboration avec l'armée. Nous avons arrêté quelque 600 hommes des milices de Sériati, l'ancien chef de la garde de Ben Ali.
Tandis qu'il nous raconte quelques contes et légendes, qui font déjà partie du fonds mythologique commun autour de la famille du dictateur, nous sommes doublés par trois jeeps de la police qui escortent un fourgon blindé. En vérité, nous ne pouvons pas nous empêcher de nous sentir menacés. Ce sont les premiers que nous croisons et nous n'en verrons pas beaucoup d'autres. Il semble qu'ils transportent les salaires des travailleurs engagés sur les chantiers publics. C'est ce que nous explique notre compagnon avant de descendre au croisement d'Hajeb Al Ayoun.
— Essayez de ne pas circuler la nuit, nous prévient-il gentiment avant de nous dire adieu. Les milices profitent de l'obscurité pour lancer leurs attaques.
Nous entrons dans la zone la plus affectée par les convulsions sociales, le foyer d’où sont parties les révoltes, entre Sidi Bouzid et Kasserine, et à partir de là tous les villages que nous traversons conservent des traces des batailles de ce dernier mois.
À Bir Haffey nous passons devant le siège local du gouvernorat, également incendié.
À Sidi Ali Ben Aoun, c'est le tribunal et un autre édifice au bord de la route qui ont brûlé.
Dans tout le centre et le Sud-ouest de la Tunisie, selon les dires et comme nous pourrons nous en assurer nous-mêmes au cours des prochains jours, presque tous les postes de police, les sièges du RCD, les bureaux locaux des gouvernorats, tout a brûlé sous les coups de la furie ciblée du peuple.
Mais le ciel est également en feu. Malgré les avertissements, nous ne pouvons nous retenir de stopper la voiture sur le bas-côté de la route. Les révolutions ne soignent pas les grippes, mais elles n'empêchent pas non plus les couchers de soleil. On pourrait même dire que l'on devient plus sensible à cette beauté naturelle du crépuscule, dont la fragilité accentue notre anxiété émerveillée. Au-dessus de la vaste plaine pelée, dans un froid intense, le bleu glacé du ciel, illuminé par un soleil déjà caché derrière le Djebel Touil, a absorbé les nuages jusqu'à ne laisser que quelques grands grumeaux isolés, très sombres, traversés de flammes horizontales d'un feu vif. Cendres et flammes: révolution dans le ciel. Nous sommes abasourdis devant cette constance de la nature, indifférente face à l'histoire, mais nous sommes également surpris par notre nouvelle sensibilité historique face à cette indifférence. Dans un certain sens, ce crépuscule du 3 février 2011 n'est pas un paysage, il fait bel et bien déjà partie du territoire.
Gafsa, à 390 km de notre point de départ, est la capitale du gouvernorat du même nom. Avec 90 000 habitants, c'est la neuvième ville du pays et le centre industriel du phosphate, l'une des principales ressources économiques de la Tunisie. À 18h30, heure de notre arrivée, il fait déjà nuit. Les rues, densément occupées par l'armée, sont presque vides. Nous nous arrêtons avec Mehdi et Lofti au Coin bleu, un café situé juste en face du commissariat de police, incendié pendant les révoltes. Mehdi était en troisième année à la faculté de mathématiques quand il a été expulsé pour avoir « copié à un examen », c'est à dire pour son militantisme politique. Lofti est instituteur. Tous deux sont très pessimistes quant à l'espoir d'un changement réel.
— Maintenant, il y a un peu plus de liberté pour s'exprimer, déclare Mehdi. Cela durera dix jours, comme en 1987. C'est vrai, ils nous permettent de parler de révolution, mais pas de faire la révolution. Il n'y a pas de dictateur, mais bien une dictature.
Mehdi nous rappelle qu'il y a toujours des prisonniers politiques et que, sur les 24 nouveaux gouverneurs nommés par le gouvernement, 19 appartiennent au RCD et 9 sont impliqués dans des affaires de corruption. Il nous montre, par ailleurs, le communiqué de fondation de l'Union générale des jeunes de Gafsa, un cache-sexe du RCD qui, sous une rhétorique « révolutionnaire », appelle au retour à la normalité et à travailler pour le pays. Ils noyautent tout en changeant de couleur.
Nous avons quitté Tunis, la capitale, en plein pullulement de grèves sectorielles: les transports, le personnel aéroportuaire et même les imams des mosquées. Mais Mehdi et Lotfi relativisent leur importance:
- Il y a de petites grèves sectorielles, avec des revendications particulières, mais le peuple semble commencer à accepter le gouvernement. La stratégie de la peur est en train de donner des résultats. Le chantage économique et la menace policière obligent la population à s'incliner devant le nouvel ordre qui, en réalité, dégoûte presque tout le monde.
À ce moment Redha Redhaoui entre dans le café, c'est l'extraordinaire avocat dont nous avons fait la connaissance il y a quelques jours à Tunis. Il semble assommé et fatigué; le visage satiné, les traits tirés, décoiffé, comme s’il venait de sortir du lit. Il a la grippe et il en rajoute immédiatement au pessimisme de ses compagnons. Lire la suite
Paris, 20 février : Manif’ devant l’ambassade du Maroc
Par Bellaciao 16/2/2011
Manifestons notre solidarité et notre soutien au peuple marocain ce dimanche 20 février 2011 de 14h00 à 16h00 en face de l’ambassade du Maroc au Bd. St Michel 1040 Bruxelles
Les événements se bousculent. Un abus de pouvoir, un soulèvement populaire, une répression, ce sont les monnaies courantes des pays arabes.
Les peuples du monde arabe, après des décennies de soulèvements et de répressions, reçoivent le signal du peuple tunisien qui a chassé son dictateur suite à une révolution pacifique. Le peuple égyptien reprend le flambeau et enclenche sa révolution, arrache la victoire, remet les pendules à l’heure et reprend sa place au cœur du monde arabe. Nous saluons le courage des peuples de Tunisie et d’Egypte et nous rendons hommage leur révolution et à leurs martyrs.
Les peuples de Tunisie et d’Egypte ont démontré par leurs sacrifices et leur maturité que personne ne peut passer outre la volonté du peuple. L’unique légitimité est la souveraineté du peuple et le seul pouvoir est celui qui émane du peuple pour le peuple.
Les jeunes du Maghreb et du Machrek vivent les mêmes conditions, aspirent à la même vie, revendiquent les mêmes changements et initient les révolutions du 21ème siècle.
Ces jeunes ont démenti les prédictions des planificateurs de l’ordre mondial, qui n’ont cessé de nous imposer leur rhétorique à savoir que l’Histoire est immuable.
Les messages adressés par les peuples de Tunisie et d’Egypte et par leurs jeunes sur le terrain sont :
‐ Seule la volonté du peuple écrit l’Histoire. Les personnes éprises de liberté et de justice doivent être au rendez‐vous.
‐ Les puissances doivent cesser leur ingérence et leur soutien aux dictateurs.
‐ Les régimes des pays arabes doivent répondre aux aspirations de leur population et doivent entamer des réformes profondes avant qu’il ne soit trop tard.
Ces jeunes n’ont pas vécu les révolutions du 20ème siècle mais ont connu l’Intifada du peuple palestinien, la résistance du peuple libanais, l’asphyxie des populations de Gaza et la démocratisation des pays de l’Amérique latine tout en subissant les pratiques mafieuses de leurs dirigeants.
Les jeunes du sud de la Méditerranée sont en marche pour un changement radical des structures en place.
Au Maroc, le 20 février 2011, les jeunes avec les différentes structures de la société civile appellent à une mobilisation générale dans toutes les villes.
Ils revendiquent : La fin de la corruption, l’Etat de droit, la démocratie, la liberté, la dignité…
Fraternité Solidarité Bel‐MA : fraternite.solidarite.belma@gmail.com 4, Rue du Canal 1000‐Bruxelles
LE COÛT DU ROI DU MAROC EN 2010
La loi de finances de 2010 au Maroc comporte les éléments suivants :
Total Budget Général de fonctionnement : 136 912 629 000 DH
Total Budget Général d’investissement : 81 984 225 000 DH
Total Fonctionnement ET investissement : 218 896 854 000 DH
Le total fonctionnement et investissement s’élève à 2 433 719 000 + 131 608 000 = 2 565 327 000 DH Soit 7.028.293 DH par jour
Ramené au budget général de l’Etat 2 565 327 000 / 218 896 854 000 = 1,17%
Si le Maroc a une population de 32.000.000 d’habitants, Le Roi et le Palais prennent la part de 375.000 Marocains
(Source des chiffres : loi de finances 2010)
Source : Observations Citoyennes, 16/02/2011
De : Convaincu mercredi 16 février 2011
mercredi 16 février 2011
La Voie Démocratiqueappelle ses militants à participer avec enthousiasme au mouvement du 20 février
Comité National de la Voie Démocratique
Appel au Peuple Marocain
Luttons ensemble pour une vie digne
et l’abolition du despotisme makhzénien
Le monde arabe, et en son sein le Grand Maghreb, vit depuis deux mois des mobilisations et des révolutions populaires profondes qui ont balayé les symboles de la dictature en Tunisie et en Egypte et ouvrent de vastes perspectives devant la réalisation des aspirations de tous les peuples de la région à la vie digne et à la démocratie s’ils se lèvent pour la lutte unitaire et consciente.
La Voie Démocratique (Annahj Addimocrati), consciente de ses responsabilités dans cette phase historique et profondément convaincue que la réalisation de ces aspirations légitimes nécessite l’unité du peuple marocain tout entier pour imposer son droit à l’autodétermination, appelle le peuple marocain à lutter pour l’édification d’un régime démocratique parlementaire se basant sur :
Ø La rupture avec le régime du pouvoir individuel absolu,
Ø La dissolution de tous les appareils répressifs secrets et parallèles responsables de crimes politiques et le jugement de tous leurs responsables ainsi que tous les corrompus et les pourris qui pillent les biens publics et les richesses nationales et la confiscation de leurs biens,
Ø La dissolution de toutes les instances « élues » et du gouvernement actuel dépourvus de toute légitimité populaire et démocratique,
Ø Une constitution démocratique, élaborée par une assemblée constituante, incarnant la volonté populaire, instituant l’égalité entre la femme et l’homme et reconnaissant l’amazigh comme culture nationale et langue officielle,
Ø Des élections libres et honnêtes garantissant l’égalité des chances de toutes les forces et la levée de l’intervention du ministère de l’intérieur dans la vie politique,
Ø Une politique économique, sociale, culturelle et des médias assurant le développement des énergies et richesses nationales pour satisfaire les besoins essentiels du peuple marocain, les services sociaux et l’emploi pour tous, l’essor de la culture nationale pour son ouverture sur les valeurs progressistes universelles et l’ouverture des médias à toutes les opinions et leur contribution à la diffusion des connaissances et des valeurs de dialogue de démocratie et de liberté.
La Voie Démocratique ( Annahj Addimocrati ), convaincue que le changement démocratique véritable est l’œuvre des masses populaires grâce à leurs luttes et sacrifices, exhorte toutes les forces militantes et toutes les personnalités honnêtes à s’intégrer au mouvement du peuple marocain pour l’édification d’un régime démocratique garantissant une vie digne pour tous et invite les forces démocratiques à redoubler d’efforts pour la constitution d’un front national pour la lutte pour la démocratie et la justice sociale et appelle ses militantes et militants à participer avec enthousiasme à toutes les luttes populaires, dont celle à laquelle a appelé le mouvement du 20 février 2011, pour la vie digne et contre le despotisme makhzénien.
Libellés :
la Voie Démocratique,
manifestations 20 février
Marche du 20 février au Maroc : Les associations de défense des droits de l’Homme entrent dans la danse
Par Oumar Baldé, Yabiladi, 16.02.2011
Un soutien de taille aux organisateurs de la marche du 20 février. Vingt associations marocaines de défense des droits de l’Homme disent les soutenir et demandent même des modifications dans la constitution du Royaume.Les partisans de la marche prévue ce 20 février dans les différentes villes du Maroc se renforcent. Dans un communiqué (en arabe) parvenu à notre rédaction, 20 associations marocaines de défense des droits de l’Homme font savoir leur soutien à cette manifestation. Une manifestation dont les principales revendications des jeunes organisateurs sont : « la liberté, la dignité, la démocratie, les droits humains et la justice sociale ».
L’Etat appelé au civisme
Ces ONG des droits de l’Homme appellent l’Etat marocain à « respecter la volonté des citoyennes et des citoyens à manifester pacifiquement ». Ainsi qu’à leur « garantir de manière civilisée leur droit d’exprimer leurs aspirations » à l’instar des autres peuples du monde arabe. Dans ce sens, les révoltes des peuples tunisien et égyptien qui ont fait chuter leurs dirigeants sont considérées comme des « victoires » par les organismes marocains.
Modifier la constitution marocaine
Dans ce même sillage, les associations signataires de ce communiqué appellent à la « réforme de la constitution marocaine ». Selon elles, la loi fondamentale du pays doit évoluer vers une « constitution démocratique » consacrant la « fondation d’un Etat de droit » dans le Royaume.
En attendant le 20 février, ce soutien à la marche devra être réaffirmé demain (jeudi 17 février) lors de la conférence de presse prévue au siège de l’Association marocaine de défense des droits humains à Rabat.
Parmi les associations soutenant la marche du 20 février
- La Ligue marocaine pour la défense des droits de l’Homme,
- L’Association marocaine de défense des droits Humains,
- Le Forum marocain pour la Vérité et la Justice,
- Amnesty International - Maroc,
- L’Observatoire marocain des prisons,
- L’Association démocratique des femmes marocaines,
- Forum des femmes marocaines (Joussour),
- Observatoire marocain des libertés publiques,
- L’Association marocaine des femmes progressistes
- Société Maroc pour défendre l'indépendance de la magistrature,
- Adala,
- L’Association marocaine de lutte contre la corruption,
- Le Centre marocain des droits de l'homme,
- Le Forum Karama pour les droits de l'homme,
- L’Association marocaine pour la citoyenneté et des droits de l'homme,
- Organisation pour la liberté d’information et d'expression,
- Forum des alternatives Maroc,
- Le forum des citoyens.
Procès des militants sahraouis : Encore un report, des conditions inhumaines, les épouses des prisonniers protestent
Le tribunal ordonne un complément d'enquête
Par Le Temps d'Algérie, 12/1/2011
Un complément d'enquête a été ordonné, vendredi, par le tribunal marocain de première instance de Aïn Sebaa (près de Casablanca) avant de rendre son verdict dans l'affaire des droits de l'homme des sept militants sahraouis, selon des sources judiciaires citées par l'agence sahraouie.
Des membres des familles des Sahraouis jugés seront convoqués par le président du tribunal afin de les auditionner et de compléter le dossier avant de rendre son verdict. Les sept Sahraouis et leurs avocats étaient absents à cette brève audience en vertu de la loi marocaine qui ne fait pas obligation d'assister au prononcé du verdict.
Le verdict devait être prononcé le 28 janvier dernier par le tribunal avant qu'il ne soit reporté pour ce vendredi, a-t-on rappelé. Le président du tribunal avait annoncé dans la nuit du 14 au 15 janvier, après la fin des plaidoiries de la défense, de la partie civile et l'audience des militants jugés qui ont duré plus de dix heures, que le verdict allait être rendu le 28 janvier. Au cours des audiences, les trois militants sahraouis présents, Ali Salem Tamek, Brahim Dahan et Ahmed Naciri, avaient réaffirmé leur appartenance au Front Polisario et leur soutien à la lutte pour l'autodétermination du peuple sahraoui.
Ils avaient également soutenu qu'ils luttaient pour l'organisation d'un référendum d'autodétermination au Sahara occidental conformément aux résolutions des Nations unies et à la légalité internationale stipulant le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes.
Les militants sahraouis Ali Salem Tamek, Brahim Dahan et Ahmed Naciri, ainsi que Mme Dégja Lachgar et MM. Yahdih Tarouzi, Rachid Sghir et Saleh Labouihi, en liberté provisoire, sont accusés d'«atteinte à la sécurité de l'Etat» pour avoir effectué du 26 septembre au 6 octobre 2009 une visite dans les camps de réfugiés sahraouis.
Le tribunal avait reporté trois fois le procès, ce qui avait suscité la réaction de l'ONG Human Rights Watch qui avait publié un communiqué dans lequel elle avait appelé les autorités marocaines soit à garantir un procès équitable, soit à libérer les trois militants toujours en détention préventive.
Les requêtes liées notamment aux conditions tendues du déroulement du procès, présentées le 7 janvier dernier par la défense des sept militants sahraouis, avaient été refusé par le tribunal.
Le tribunal avait également refusé le 22 décembre dernier, la demande de la défense de faire bénéficier Ali Salem Tamek, Brahim Dahan et Ahmed Naciri d'une liberté provisoire. Ils se trouvent en détention à la prison d'Oukacha (Casablanca) après leur transfèrement de la prison de Salé (près de Rabat), rappelle-t-on.
Par ailleurs, la réunion de Genève sur les mesures de confiance entre le Polisario et le Maroc a été qualifiée de «positive» par le coordinateur sahraoui avec la Minurso, chargé du dossier du référendum, Mhamed Khadad. Le Maroc «ne pourra plus à l'avenir empêcher les fonctionnaires du HCR d'accéder librement aux familles» concernées par les échanges de visites dans le territoire sahraoui occupé.
Des membres des familles des Sahraouis jugés seront convoqués par le président du tribunal afin de les auditionner et de compléter le dossier avant de rendre son verdict. Les sept Sahraouis et leurs avocats étaient absents à cette brève audience en vertu de la loi marocaine qui ne fait pas obligation d'assister au prononcé du verdict.
Le verdict devait être prononcé le 28 janvier dernier par le tribunal avant qu'il ne soit reporté pour ce vendredi, a-t-on rappelé. Le président du tribunal avait annoncé dans la nuit du 14 au 15 janvier, après la fin des plaidoiries de la défense, de la partie civile et l'audience des militants jugés qui ont duré plus de dix heures, que le verdict allait être rendu le 28 janvier. Au cours des audiences, les trois militants sahraouis présents, Ali Salem Tamek, Brahim Dahan et Ahmed Naciri, avaient réaffirmé leur appartenance au Front Polisario et leur soutien à la lutte pour l'autodétermination du peuple sahraoui.
Ils avaient également soutenu qu'ils luttaient pour l'organisation d'un référendum d'autodétermination au Sahara occidental conformément aux résolutions des Nations unies et à la légalité internationale stipulant le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes.
Les militants sahraouis Ali Salem Tamek, Brahim Dahan et Ahmed Naciri, ainsi que Mme Dégja Lachgar et MM. Yahdih Tarouzi, Rachid Sghir et Saleh Labouihi, en liberté provisoire, sont accusés d'«atteinte à la sécurité de l'Etat» pour avoir effectué du 26 septembre au 6 octobre 2009 une visite dans les camps de réfugiés sahraouis.
Le tribunal avait reporté trois fois le procès, ce qui avait suscité la réaction de l'ONG Human Rights Watch qui avait publié un communiqué dans lequel elle avait appelé les autorités marocaines soit à garantir un procès équitable, soit à libérer les trois militants toujours en détention préventive.
Les requêtes liées notamment aux conditions tendues du déroulement du procès, présentées le 7 janvier dernier par la défense des sept militants sahraouis, avaient été refusé par le tribunal.
Le tribunal avait également refusé le 22 décembre dernier, la demande de la défense de faire bénéficier Ali Salem Tamek, Brahim Dahan et Ahmed Naciri d'une liberté provisoire. Ils se trouvent en détention à la prison d'Oukacha (Casablanca) après leur transfèrement de la prison de Salé (près de Rabat), rappelle-t-on.
Par ailleurs, la réunion de Genève sur les mesures de confiance entre le Polisario et le Maroc a été qualifiée de «positive» par le coordinateur sahraoui avec la Minurso, chargé du dossier du référendum, Mhamed Khadad. Le Maroc «ne pourra plus à l'avenir empêcher les fonctionnaires du HCR d'accéder librement aux familles» concernées par les échanges de visites dans le territoire sahraoui occupé.
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Des Sahraouies protestent à Rabat pour la libération
de leur époux incarcérés
![]() |
| Naama Asfari |
Ça ne leur a pas suffi d’incarcérer des citoyens sahraouis innocents dans des geôles marocaines pour des délits qu’ils n’ont pas commis. L’oppresseur marocain torture el maltraite les détenus sahraouis d’une manière inhumaine et non conforme aux textes de la loi marocaine ni ceux de la Convention sur les droits de l'homme.
Le carnage de Gdeim Izik mondialement entendu est le point déclencheur d'une répression sans précédents mis en pratique par les forces d'occupation marocains. Une véritable vengeance sur la personne des sahraouis. Des barres enfoncés dans leur rectum, des coups barbares, des humiliations et des insultes sont le quotidien des civils sahraouis vivant dans cette grande prison qui est devenue le Sahara Occidental à l'Est du mur de la honte.
Devant cette situation intenable, la riposte des Sahraouis est d'accentuer leur manifestations de protestation pour réclamer à la communauté internationale un peu d'attention à leur malheureux sort.
Les citoyens ne cessent, dans les derniers jours, de se rassembler devant les institutions coloniales marocaines pour demander du travail, logement et respect des leurs droits les plus fondamentaux.
Les femmes de prisonniers sahraouis arrêtés en novembre après le violent démantèlement du Camp de Dignite Gdeym Izik se sont rassemblées en sit-in à Rabat. L’objectif de cette action organisée par les familles des 20 prisonniers sahraouis détenus à la prison de Salé (près de Rabat) devant la Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion marocaine, est l’amélioration de leurs conditions d’incarcération en attendant une solution politique ou un procès juste et équitable sans aucune intervention politique de la part des oppresseurs, autrement dit laisser la justice sortir avec des verdicts logiques. Les vingt militants sahraouis sont notamment accusés d’atteinte à la sécurité intérieure et extérieure de l’Etat, de formation d’une bande criminelle et d’atteinte aux fonctionnaires publics dans le cadre de l’exercice de leur fonction, crimes passibles de la réclusion à perpétuité.
Selon, Mme Claude-Mangin Asfari, épouse du militant sahraoui des droits de l'homme, Naama Asfari, « les prisonniers sont incarcérés dans des conditions inhumaines, contraires
Le carnage de Gdeim Izik mondialement entendu est le point déclencheur d'une répression sans précédents mis en pratique par les forces d'occupation marocains. Une véritable vengeance sur la personne des sahraouis. Des barres enfoncés dans leur rectum, des coups barbares, des humiliations et des insultes sont le quotidien des civils sahraouis vivant dans cette grande prison qui est devenue le Sahara Occidental à l'Est du mur de la honte.
Devant cette situation intenable, la riposte des Sahraouis est d'accentuer leur manifestations de protestation pour réclamer à la communauté internationale un peu d'attention à leur malheureux sort.
Les citoyens ne cessent, dans les derniers jours, de se rassembler devant les institutions coloniales marocaines pour demander du travail, logement et respect des leurs droits les plus fondamentaux.
Les femmes de prisonniers sahraouis arrêtés en novembre après le violent démantèlement du Camp de Dignite Gdeym Izik se sont rassemblées en sit-in à Rabat. L’objectif de cette action organisée par les familles des 20 prisonniers sahraouis détenus à la prison de Salé (près de Rabat) devant la Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion marocaine, est l’amélioration de leurs conditions d’incarcération en attendant une solution politique ou un procès juste et équitable sans aucune intervention politique de la part des oppresseurs, autrement dit laisser la justice sortir avec des verdicts logiques. Les vingt militants sahraouis sont notamment accusés d’atteinte à la sécurité intérieure et extérieure de l’Etat, de formation d’une bande criminelle et d’atteinte aux fonctionnaires publics dans le cadre de l’exercice de leur fonction, crimes passibles de la réclusion à perpétuité.
Selon, Mme Claude-Mangin Asfari, épouse du militant sahraoui des droits de l'homme, Naama Asfari, « les prisonniers sont incarcérés dans des conditions inhumaines, contraires
à la Déclaration des droits de l’homme et à toutes les lois internationales ». Le frère du militant des droits de l’homme a indiqué, de son côté, que les détenus sont aujourd’hui en isolement cellulaire total ne pouvant recevoir la visite de leurs familles que pendant 10 minutes par semaine, au cours desquelles ils sont séparés par deux grilles entre lesquelles circulent des gardiens. Les protestataires ont été reçues après une heure par le procureur en charge de la prison de Salé en compagnie d’autres hauts responsables de l’Etat, qui leur ont promis de faire le nécessaire pour changer leurs conditions d’incarcération par la prolongation de la durée de la visite, le droit à la lecture et à l’écriture et l’amélioration des repas.
Selon une femme sahraouie, les responsables marocains ont indiqué que la prison préventive peut aller, d’après la loi marocaine, jusqu’à 10 mois d’incarcération avant la tenue d'un procès. Par ailleurs, les défenseurs sahraouis des droits l’hommes ont répondu dans un communiqué adressé aux hauts responsables ainsi qu’au procureur chargé de l’affaire que "ni l’amélioration du repas ni la prolongation de la période des visites ne les préoccupent, mais que les détenus sahraouis doivent être totalement libérés".
Selon une femme sahraouie, les responsables marocains ont indiqué que la prison préventive peut aller, d’après la loi marocaine, jusqu’à 10 mois d’incarcération avant la tenue d'un procès. Par ailleurs, les défenseurs sahraouis des droits l’hommes ont répondu dans un communiqué adressé aux hauts responsables ainsi qu’au procureur chargé de l’affaire que "ni l’amélioration du repas ni la prolongation de la période des visites ne les préoccupent, mais que les détenus sahraouis doivent être totalement libérés".
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SAHARA OCCIDENTAL صحراء غربية
Et si le Maroc, dont le roi est le septième souverain le plus riche de la planète, basculait à son tour ?
La France n'a rien vu venir en Tunisie, et les États-Unis ne soupçonnaient pas non plus ce qui allait se produire en Égypte. Arrivera-t-il la même chose à l'Espagne avec le Maroc ? Devra-t-elle regretter a posteriori d'avoir ignoré les signaux qui annonçaient ce qui allait se passer ? Honnêtement, nous n'en savons rien. Ce que nous savons en revanche, c'est que le cocktail températures élevées, air très sec et vent violent accroît sensiblement les risques d'incendie. Dans le cas du Maroc, nous ignorons si l'appel à la mobilisation populaire, le 20 février prochain, lancé sur les réseaux sociaux, atteindra ses objectifs. Nous savons en revanche que nombre des éléments déclenchants des révolutions tunisienne et égyptienne sont présents, et que les revendications des jeunes Marocains sont très semblables.
D'abord, la température. La population marocaine est tout aussi jeune (les 15-29 ans en représentent près d'un tiers) et le taux de chômage y est tout aussi élevé. De fait, au Maroc, 82 % des chômeurs sont des jeunes (contre 56 % en Tunisie et 73 % en Egypte). Et, comme dans les deux autres pays, le chômage frappe particulièrement les jeunes diplômés du secondaire (plus de la moitié - 58 % - sont sans emploi).
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© AFP Un homme brandit une pancarte pendant une manifestation de soutien aux Égyptiens à Rabat, 12 février 2011. |
A cette absence de perspectives s'ajoute la corruption, qui attise le mécontentement. Si tous les indicateurs situent le Maroc à des places préoccupantes dans les classements internationaux (derrière la Tunisie, même), les télégrammes de l'ambassade des États-Unis à Rabat, révélés par WikiLeaks, mettent en lumière l'ampleur de la corruption et l'impunité dans laquelle elle se pratique, et ce parce que le roi, la maison royale et leur entourage en sont les premiers agents. Selon le magazine Forbes, les actifs que possède Mohammed VI dans la banque, l'assurance, l'immobilier, les télécommunications, les mines et l'agriculture ont fait de lui, à seulement 45 ans, le septième souverain le plus riche de la planète, avec un patrimoine personnel estimé à 2,5 milliards de dollars. Que celui qui s'est autoproclamé "roi des pauvres" soit parvenu à doubler son patrimoine en pleine crise économique mondiale constitue un honneur douteux. Mais quand cela se produit dans un pays qui affiche un PIB par habitant de 4 773 dollars (sensiblement inférieur à celui de l'Égypte ou de la Tunisie), qui compte 40 % d'analphabètes et dont un tiers de la population vit sous le seuil de pauvreté, un tel degré d'avarice est une ineptie qui ne peut que saper la légitimité et la stabilité du régime. Il est vrai qu'au Maroc des élections sont organisées régulièrement, l'alternance politique existe mais, une fois de plus, tous les indicateurs sur la liberté de la presse et l'indépendance de la justice soulignent que les Marocains ne jouissent que d'une liberté extrêmement limitée et sous étroite surveillance. La récente création du parti Authenticité et modernité, sur une initiative royale, montre que le monarque envisage moins la réforme politique que l'institutionnalisation du pouvoir politique et économique entre les mains d'une petite élite.
Les événements en Tunisie et en Égypt© AFP Un homme brandit une pancarte pendant une manifestation de soutien aux Égyptiens à Rabat, 12 février 2011.e sont une excellente occasion pour l'Union européenne d'encourager des réformes au Maroc. "La meilleure protection pour notre sécurité est un monde fait d'États démocratiques bien gouvernés. Propager la bonne gouvernance, soutenir les réformes sociales et politiques, lutter contre la corruption et l'abus de pouvoir, instaurer l'État de droit et protéger les droits de l'homme : ce sont là les meilleurs moyens de renforcer l'ordre international." Cette phrase est extraite de la "Stratégie européenne de sécurité" de 2003 rédigée par Javier Solana [à l'époque haut représentant de l'UE pour la Politique étrangère et de sécurité commune] et que les Vingt-Sept ont signée, visiblement sans l'avoir lue.
La CNCD appelle les Algériens à participer massivement à la marche du 19 février
Par Mohamed Benamar
La Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD) a appelé mardi les Algériens à participer massivement à la marche populaire samedi 19 février à Alger. « Forte du succès de l’action du 12 Février, la CNCD appelle tous les Algériens : jeunes , étudiants, femmes, chômeurs, retraités, travailleurs, cadres… à participer massivement a une marche pacifique le 19 février prochain a 11 H, Place Du 1er Mai – Place Des Martyrs », a indiqué la CNCD dans un communiqué, à l’issue d’une réunion consacrée à la poursuite de la protestation jusqu’à la satisfaction de ses revendications notamment le changement global et l’ouverture des champs médiatique et politique.
La CNCD appelle « les citoyens à s’organiser dans tout le territoire national, et à prendre des initiatives pour une Algérie démocratique et sociale ». « Les marches et les rassemblements populaires vont se poursuivre jusqu’à la satisfaction de nos revendications », a déclaré Mustapha Bouchachi, président de la Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme (LADDH), qui fait partie de la CNCD.
La Coordination a également appelé les Algériens de l’intérieur et de l’extérieur du pays de soutenir cette marche. Elle a critiqué la couverture de la marche du 12 février par les journaux proches du pouvoir, sans citer de titres, de la marche empêchée de samedi 12 février. La CNCD a enfin remercié la population pour son soutien et relevé l’intérêt et l’inquiétude des Algériens pour l’avenir du pays.
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C'EST POUR ÇA QUE JE SORS LE 20 FÉVRIER !
![]() |
| Par Samira Kinani, 15/2/ 2011 |
CONTRE CE FLOT DE HAINE
QU'ON DISTILLE
contre des jeunes
-dont les revendications sont légitimes
et dont le droit de manifester
est garanti par toutes les lois-
contre ces accusations haineuses et fallacieuses
qui appellent presque au meurtre
en jouant sur les instincts les plus primitifs
qu'on pourrait attiser chez une foule
du chauvinisme le plus étroit
aux insultes les plus calomnieuses
"agenda extérieur
athées
chrétiens
et j en passe"
c'est le lynchage en bonne et due forme
s'il reflète une chose
c'est la panique
la peur grandissante
de tout un système
d'un appel!!!!!
ça reflète aussi
le mépris
l' arrogance
qu'on a pour ce peuple
et qu' on veut
faire partager
en jouant sur la peur
et oui
" c'est contre la stabilité du pays
c'est des agents polisario"
et tout le tralala
qui sent le moisi
tellement
ça a été utilisé par les dictatures
dernières en date : Égypte et Tunisie
souvenez vous
on a même vu des chameaux
en plein Caire!!!
c'est vous dire...
contre cette tentative
d'imposer une pensée unique
par un terrorisme intellectuel
par le mensonge
par les tentatives d'intimidation
je ne vous parlerai même pas des revendications
elles sont tellement légitimes
tellement évidentes
que ce serait hchouma d'en parler!!
je ne vous parlerai pas de l' exploitation
je ne vous parlerai pas de l' 'impunité
dont jouissent
les vampires
que ce mouvement fait trembler
et de beaucoup de raisons
qui devraient pousser
n' importe qui
à sortir
à dire basta,baraka,stop.......
mais cette offensive vile
cette offensive lâche
cette offensive
me pousse
à appeler
tous mes ami/es
à se dresser
contre cette déviation au fascisme
qui nous guette
ces baltajias
qui sont prêts
à salir la réputation
de jeunes de ce pays
pour faire avorter le rêve
pour faire avorter la foi en un monde meilleur
en le monde meilleur
que tout un être mérite
que tout un Marocain mérite
que toute Marocaine mérite
pour que nous l'ayons
enfin
notre Maroc fier et digne
un Maroc
où tout un chacun se retrouverait
pour ce Maroc pluriel
contre l' baltaja
disons NON
AUX TENTATIVES D'INTIMIDATION
disons OUI
AU MOUVEMENT DU 20 FÉVRIER
http://samira-mehdi.blogspot.com
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