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lundi 12 mars 2012

Gaza terre martyre



Par AFPS, samedi 10 mars 2012

Depuis hier, sans la moindre jus­ti­fi­cation, l’armée israé­lienne a frappé la bande de Gaza faisant 12 morts et 19 blessés. 
Un pri­sonnier libéré au cours de l’échange avec Shalit a été tué. Le repré­sentant des Comités de résis­tance popu­laire également. Quatre Israé­liens ont également été blessés par des tirs en pro­ve­nance de Gaza suite à cette agression. Nous déplorons cette situation.

La res­pon­sa­bilité prin­cipale de toutes ces vic­times incombe d’évidence au gou­ver­nement extré­miste israélien.

Si la peine de mort n’existe pas en Israël, elle est de fait pra­tiquée régu­liè­rement lorsqu’il s’agit de Pales­ti­niens : ils effec­tuent des exé­cu­tions « ciblées » hors tout droit et en toute impunité.

La com­mu­nauté inter­na­tionale va peut-​​être pro­tester. Ce n’est même pas certain. La France aussi va déplorer. Ce n’est même pas certain. Et que se passera t-il par la suite ? Très pro­ba­blement rien de plus comme d’habitude.

Les propos du can­didat Nicolas Sarkozy selon lequel s’il est élu « on allait voir ce qu’on allait voir » et selon les­quels il se fait fort en moins de 6 mois d’imposer la reprise des dis­cus­sions sont tota­lement inadaptés à la situation.

Gaza est l’objet d’un blocus illégal et ter­ri­blement inhumain condamné par la com­mu­nauté inter­na­tionale
Et quand un frêle bateau français, « Le Dignité-​​El Karama », avec 16 pas­sagers à bord essaie de briser sym­bo­li­quement ce blocus, il est bru­ta­lement arrai­sonné dans les eaux inter­na­tio­nales, le bateau est saisi et les mili­tants sont arrêtés, séquestrés et expulsés. Et c’est le silence du côté français. Pas un mot. Pas un geste pour récu­pérer le bateau. Pas la moindre action sérieuse pour lever ce blocus.

Tout cela n’est pas accep­table. Tout cela n’a que trop duré. Tout cela est très dangereux.

Nous ne cessons de sou­ligner l’échec des ini­tia­tives inter­na­tio­nales, et nous affirmons par avance l’échec certain des « nou­velles » idées de Nicolas Sarkozy. Ce ne sont plus des mots qu’il faut. Ce sont des actes en faveur du droit qui sont attendus.
Les seuls actes enre­gistrés sont des actes favo­rables à Israël avec qui on ren­force la coopé­ration dans tous les sec­teurs, y compris mili­taire. Et on parle de « négo­cia­tions » et de « com­promis » avec des diri­geants qui récusent for­mel­lement le droit inter­na­tional. C’est intenable.

Pour l’heure nous voulons exprimer notre soli­darité avec la popu­lation de Gaza. Nous voulons lui dire que nous sommes tou­jours à ses côtés. Nous exi­geons avec force la levée du blocus qui inflige à toute une popu­lation une punition col­lective et qui trans­forme Gaza en un champ de tirs pour une armée immorale mais jamais poursuivie.

Il faut lever le blocus illégal de Gaza. Il faut donner suite au rapport Gold­stone et juger les cri­minels de guerre israé­liens comme on le demande pour d’autres pays. Il faut des actes. Des actes forts et des pres­sions. C’est le seul langage que les diri­geants israé­liens com­prennent. Les condam­na­tions ver­bales ils s’en moquent tota­lement. Ils recom­mencent tou­jours le len­demain ce qui a été condamné la veille.

Gaza on ne t’oublie pas ! Gaza on est avec toi ! Gaza doit vivre libre !

Pour faire avancer la paix et la levée du blocus de Gaza nous demandons des sanc­tions contre Israël !

APFS, Bureau National

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Gaza : des nouveaux raids israéliens font trois morts

Nouvelle flambée de violences dans la bande de Gaza. Au total, 21 Palestiniens ont été tués depuis vendredi.

Au total, 18 Palestiniens ont été tués, dont 15 combattants, et 30 autres blessés depuis vendredi. (Ariel Schalit/AP/SIPA)
Au total, 18 Palestiniens ont été tués, dont 15 combattants, et 30 autres blessés depuis vendredi. (Ariel Schalit/AP/SIPA)
Trois palestiniens ont été tués, lundi 12 mars, dans la bande de Gaza lors d'un nouveau raid aérien israélien, portant à 21 le nombre de Palestiniens tués depuis le début des violences vendredi, ont indiqué des sources médicales palestiniennes.
La flambée de violence entre des groupes palestiniens de Gaza et l'armée israélienne s'est poursuivie dans la nuit de dimanche à lundi avec de nouvelles frappes aériennes israéliennes, qui ont fait 35 blessés, s'ajoutant aux 18 morts du week-end, un des plus meurtriers depuis plus de trois ans.
Israéliens et Palestiniens se sont adressés dimanche soir au Conseil de sécurité de l'ONU, alors que doit se tenir lundi matin à New York une réunion à haut niveau du Quartette, dont les membres (Etats-Unis, Russie, Union européenne et ONU) tentent de débloquer le processus de paix.
Selon un porte-parole des services d'urgence du Hamas, Adham Abu Selmiya, au moins six nouveaux raids ont frappé la bande de Gaza dans la nuit, dont deux sur le camp de réfugiés de Jabalia, où 33 personnes, "principalement des enfants", ont été blessées.
Une porte-parole de l'armée israélienne a confirmé les frappes, précisant qu'elles avaient "visé un dépôt d'armes et quatre sites de lancement de roquettes dans la nord de la bande de Gaza, ainsi qu'un autre dans le sud

18 palestiniens morts ce week-end

Dimanche, un homme de 60 ans, Adel Saleh al-Issi, a péri dans un nouveau raid dans le nord de la bande de Gaza, selon le porte-parole des services d'urgence de Gaza.
Plus tôt dans la matinée, un raid sur le nord du territoire palestinien avait tué un écolier de 12 ans, Ayoub Asaliya, et blessé son frère Waafi, âgé de sept ans, selon des sources médicales.
"Il a été tué alors qu'il jouait dans la rue, près de chez lui", a précisé l'oncle de l'enfant, Ali Asaliya.
Lors d'un troisième raid, un Palestinien a été blessé à l'est de la ville de Gaza, selon les mêmes sources.
L'armée israélienne a confirmé un raid contre deux sites de lancement de roquettes, dans le nord de la bande de Gaza, "utilisés par les organisations terroristes pour lancer des roquettes à longue portée - supérieure à 40 kilomètres - contre Israël".
Elle a ensuite démenti qu'il s'agissait de missiles "Fajar", de conception iranienne, pouvant atteindre Tel-Aviv, comme l'avait twitté un porte-parole du Premier ministre Benjamin Netanyahu.
Au total, 18 Palestiniens ont été tués, dont 15 combattants, et 30 autres blessés, dont six grièvement, depuis vendredi après-midi, selon les services de secours de Gaza. Plus d'une centaine de roquettes et obus "de toutes sortes" se sont abattus en 48 heures sur le territoire israélien, dont 28 ont été interceptés par le système de défense anti-roquettes Iron Dome, a indiqué de son côté l'armée israélienne.
La police a fait état de huit projectiles tirés dimanche.
Ce nouveau cycle de violences entre l'armée israélienne et des groupes armés de Gaza a été déclenché par "l'élimination ciblée" vendredi de Zouheir al-Qaïssi, le chef des Comités de résistance populaire (CRP), un mouvement basé à Gaza qui prône la lutte armée contre Israël.

LE RIF: Les affrontements prennent de l'ampleur

Par Ali Fkir, correspondant local du site d’ANNAHJ ADDIMOCRATI, 11/3/2012

En ce moment, 18h41 mn (heure locale) du 11 mars 2012, des affrontements dans les régions : Imzourne, Beni Bouayach, Aït Youssef ou Ali , entre les forces de répression et les citoyens. 
De nombreux blessés, de nombreuses arrestations... L’Etat de siège est pratiquement imposé. Les forces de répression utilisent les bombes lacrymogènes, des balles en caoutchouc, les matraques…Tout est fermé.
Des militants d’ANNAHJ ADDIMOCRATI ont été arrêtés.
Dernières informations : certains auraient été relâchés (Abd Nacer Ahbbaz, Badr Eddine…)
LA SOLIDARITE AVEC LES VICTIMES DE LA REPRESSION 
NOUS INTERPELLE
 Des militants du MVT20FEVRIER (Younes de la jeunesse du PADS, Najm wahid d'ANNAHJ ADDIMOCRATI, Tark...) arrêtés cet après-midi viennent d'être libérés. Plusieurs blessés sont hospitalisés dont des cas graves.
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                  BENI BOUAYACH, TAZA MÊME COMBAT !
Par badiltawri 10/03/2012

La série d’expéditions punitives continue. Beni Bouayach a connu des affrontements continus pendant plusieurs jours. Bastion d’une résistance locale où le mouvement des diplômés chômeurs est connu pour sa combativité et où les luttes démocratiques qui ont accompagné le mouvement du 20 février   ne s’embarrassent pas là-bas des illusions d’une monarchie au service du peuple. 
 A Beni Bouayach on préfère le drapeau de la République du Rif à celle de la dictature. Cela fait un moment que des mobilisations de  la population contre la marginalisation imposée se sont développées. C’est à l’occasion d’une protestation presque ordinaire à propos des factures d’eau et d’électricité devant les locaux du   gouvernorat et de de l’Office Nationale de l’Electricité que le pouvoir a donné le signal de l ‘affrontement. On se rappelle que peu de jours avant, les forces de l’ordre avaient bloqué les axes de circulation entre Beni Bouayach et al Hoceima pour empêcher les marches de solidarité contre la détention politique et l’arrestation d’un jeune militant.  Toute la panoplie des services est descendue : la gendarmerie royale, les forces armée royales, les forces auxiliaires, les forces de la sécurité nationale. Gaz lacrymo, camion à eau, matraquage à outrance. Les forces de l’ordre n’ont pas hésité à semer la terreur , frappant sans  distinction manifestants et passants, jeunes, enfants et vieux., détruisant services de proximités, cafés. Cette punition collective dans la lignée de la stratégie actuelle du makhzen vise à terroriser les classes populaires. Le degré de violence n’est pas sans rappeler, dans la mémoire des habitants,  les évènements de 58/59. Sans doute le pouvoir a-t-il voulu montrer que lui n’a pas oublié et qu’il est prêt à recommencer. Le rif  est dans les codes génétiques du pouvoir une tache sombre et il a raison. Là-bas la dignité rebelle , amazigh et populaire a un autre code génétique : celui de la résistance. Vive 1,2,3 Beni Bouayach !
http://badiltawri.wordpress.com/2012/03/10/beni-bouayach-taza-meme-combat-3/                          ----------------------------------------------
 Par demainonline, 11/3/2012

Une voiture de police brûle à Aït Moussa Ou Amar (Photo Rifnow)
C’est la « guerre » à Beni Bouayach et les localités environnantes
Rabat.- C’est une ville littéralement en état de siège qui s’est réveillée aujourd’hui. Après d’âpres affrontements entre des manifestants, extrêmement mobiles qui passaient d’un quartier à un autre, et la police, la rifaine Beni Bouayach a été prise cette nuit par les forces de l’ordre venues en nombre de Taza et d’Al Hoceima.

Mais au petit matin, la guerre de positions entre les manifestants et les forces de l’ordre a repris.

Selon des témoins, la population a pris fait et cause pour les manifestants, et à Beni Bouayach on a ainsi vu des scènes oubliées depuis des lustres. Dans certains quartiers, des mères de manifestants ont déversé depuis les toits de leurs maisons de l’eau bouillante sur les forces de l’ordre.

Et sur les toits de certains immeubles, les manifestants ont accroché des drapeaux de la République du Rif ce qui a eu pour effet d’attirer vers eux la violence policière.

Dans plusieurs vidéos qui circulent sur le net, il y a des communiqués de guerre qui parlent de « forces de répression », de « pouvoir illégitime », et d’autres termes analogues qui tout en revendiquant la marocanité du Rif frôlent l’indépendantisme.

Pour le moment, il ne s’agit plus seulement de Beni Bouayach, où les forces de l’ordre ont été repoussées cet après-midi du centre ville et où un hélicoptère de la gendarmerie royale survole la ville, mais également d’Imzouren, de Boukidane et d’autres localités voisines.

Au début d’après-midi un activiste du M20F, Chakir Yahyaoui, a été arrêté, ce qui a déchaîné encore plus les passions et avivé les solidarités.

Des témoins signalent la présence de l’armée dans ces villes. Et cela fait cinq jours que les émeutes durent.
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Communiqué du Mouvement du 20 février pour la Suisse, sur les évènements d'Aït Bouayach et ses environs 

par Salah Elayoubi, 11/3/2012
 
Suite aux inquiétants développements de la situation que connaît la ville d’Ait Bouayach (Maroc), le mouvement du 20 février pour la Suisse condamne l’usage disproportionné de la force publique et, pour cette raison même, impute la responsabilité de l’extrême tension et de la violence démesurée de ces dernières quarante-huit heures, aux forces de l’ordre.
 
Celles-ci acheminées en nombre, dans cette ville pour terroriser ses habitants et museler la contestation légitime qui s’étend à l’ensemble du pays, en protestation des méthodes de gouvernance indignes et contraires aux aspirations du peuple marocain.

Une fois de plus, après le triste épisode des émeutes de Taza et à l’instar d’autres foyers de tension, le régime marocain aura tenté de cacher son échec à répondre aux attentes légitimes des populations, par la terreur, l’intimidation et la répression.

Des témoignages multiples et concordants rapportent que des force de police, appuyés par les compagnies mobiles d’intervention (CMI) et les forces auxiliaires, s’en seraient prises aux citoyens, sans distinction de sexe ni d’âge,  y compris à de simples passants qui n’étaient pas partie prenante des manifestations, les accablant d’intimidations, d’arrestations arbitraires, d’atteintes à leurs intégrité morale et physique : coups, blessures et autres propos vexatoires.

Selon les mêmes sources, des policiers se seraient, en outre, comportées, en parfaits  voyous, violant les domiciles, s’en prenant aux propriétaires, insultant et menaçant les femmes en des termes grossiers et saccageant les intérieurs, au prétexte de perquisitionner leur domiciles à la recherche des jeunes manifestants, dont on sait, par ailleurs, que la plupart d'entre eux,  avaient fui en direction des montagnes environnantes.

Ils auraient également utilisé les méthodes expérimentées sur la ville de Taza et qui consistaient à se venger de la révolte, en s’attaquant aux biens privés, tels des cafés ou des commerces, visiblement dans le but de distiller la terreur dans les esprits de simples citoyens et pour les dissuader de prendre fait et cause pour les émeutiers et pour les empêcher de leur apporter aide et assistance.

Par ailleurs, les mêmes témoins font état de violences administrées à ceux que la force publique a maîtrisés et sur lesquels s’acharnent, en vrais bourreaux, des policiers à coup de matraques, de pieds et de poings, alors même qu’ils sont à terre et menottés.

Une fois de plus, le régime marocain apporte, par l’absurde, la démonstration de son incapacité à apporter des solutions aux revendications de justice, d’égalité et de dignité de ses citoyens. Une fois de plus, sa seule réponse s’est traduite sur le terrain par une répression aveugle menée par des éléments qui tiennent plus de sicaires assoiffés de vengeance, que de policiers responsables du rétablissement de l’ordre public et censés  être au service des citoyens.

En considération de ce qui précède et au vue des témoignages qui affluent d’heure en heure sur l’ampleur de la répression que subissent nos compatriotes d’Ait Bouayach, le mouvement du 20 février pour la Suisse :
-          Rappelle que le droit de manifester est un droit légitime que les autorités publiques se doivent de respecter. En l’occurrence, ce droit est d’autant plus légitime  qu’il est motivé par l’échec de ses autorités à répondre aux attentes légitimes des  populations.

-          Condamne la répression barbare qui s’abat sur les populations qui protestent pacifiquement contre les conditions de vie indignes imposées par un régime dont le seul but est l’enrichissement de la monarchie et du clan dont elle s’est entourée pour défendre ses intérêts.

-          Se solidarise entièrement et sans condition, avec tous ceux qui luttent pour faire valoir leurs droits légitimes à une vie digne et tout particulièrement, avec nos compatriotes d’Aït Bouayach et ses environs.

-          Exige la fin de la marginalisation, la levée du blocus et l’arrêt de la militarisation de la ville d’Ait Bouayache.

-          Exige la libération immédiate et sans condition de tous les prisonniers politiques au Maroc et appelle au jugement des responsables des exactions commises à l’encontre des manifestants pacifiques et contre tous ceux qui luttent pour la démocratie, la dignité et la justice sociale.

-          Déplore la poursuite de la culture de l’impunité dont jouissent certains responsables sécuritaires, en particulier ceux impliqués dans les meurtres non élucidées de certains militants des mouvements du 20 février et appelle les autorités  à œuvrer en vue d’y mettre un terme définitif.
 
-           Rappelle enfin, que le Mouvement continuera sa lutte jusqu'à l'instauration d'un véritable Etat de droit au Maroc.

Vive le peuple marocain

Vive la liberté
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Sur Facebook : Mohammed Belmaïzi
Abou3ayyach / Taza / Ifni... pour ne parler que de ces points où le Makhzen a exercé son arbitraire et sa répression, sont la mémoire de notre peuple qui ne se soumettra jamais à des pirates qui ont vampirisé note pays. Des Chaffara et Qattala sans vergogne. La Révolution démarre dans notre pays, qui fera dégager ces détenteurs illégitimes du pouvoir, ces sans morale ni éthique !
http://youtu.be/JheaIlme6XI

Salah Elayoubi
Selon des sources citoyennes, le quartier Al Qods, à Imzouren, subirait la plus forte concentration des forces de l'ordre qui utilisent des gaz lacrymogènes entrainant des cas d'asphyxie et des saignements du nez et de la gorge.
Même les habitants des quartiers éloignés de ces scènes de guérilla urbaine souffrent de troubles après avoir respiré l'air sature, particulièrement les enfants et les femmes.
Enfin tous ceux qui se présentent dans les centres de soins pour traitement des blessures graves sont arrêtes par les forces de l'ordre.


samedi 10 mars 2012

Journal de la torture d'Ezedine Eroussi

 Les nouvelles des détenus politiques au Maroc

Par Moha Oukziz, pour le comité de soutien, 5/3/2012
Bonsoir,
Certainement, vous connaissez le Maroc qui ne brille pas que par son soleil. Derrière cette beauté naturelle se cachent des bagnes qui continuent à exister, encore actuellement, au vu et au su de tout le monde. 

Nous avons reçu et traduit la lettre ci-dessous du détenu politique Ezedine Erroussi,  en grève de la faim depuis le 19 décembre 2011. Oui depuis plus de deux mois et demi. Torturé, blessé, harcelé. Sa vie tient à un tuyau qui le transfuse et des piqures dont on ignore la nature. Il est en permanence entre l'Hôpital de Taza et la prison de la même ville, isolé du monde extérieur. Ces derniers jours, sa famille et ses amis ignorent où il est exactement.
Il a pu trouver la force pour écrire au monde extérieur, peut être pour une dernière fois. Nous vous sollicitons de bien vouloir nous aider pour le libérer en informant largement vos amis, connaissances, élus, journalistes, tout le public de sa situation,
Nous faisons appel à votre conscience de citoyen avant tout, pour diffuser la lettre d'Ezedine et ses nouvelles, afin de lui sauver la vie.
D'autres prisonniers politiques sont à plus de quarante jours de grève de la faim, depuis le 23 janvier 2012, dans la prison de Ain Kadouss à Fès: Mohamed Ghloud, Mohamed Zghdidi, Mohamed Fetal et Ibrahim Saidi, tous des étudiants militants de l'UNEM enlevés et incarcérés depuis plusieurs mois sans jugement; d'autres sont en grève de la faim à la prison de Taza, Errachidia et ailleurs. Un mouvement de grève de la faim dans les prisons du Royaume, ami de la France, la Haute France.
Veuillez, agréer, madame monsieur, nos salutations distinguées.
Moha Oukziz

LA LETTRE :
Par Ezedine ERROUSSI, détenu politique
Prison locale de Taza n°d’écrou 7000096

Journal de la torture
Salutations militantes aux étudiants (tes),
Salutations à tous les nobles militants du Maroc blessé, Salutations de résistance à mes camarades de la prison de sinistre réputation Aïn Kadouss à Fès qui sont en grève de la faim à mes côtés depuis le 23/01/2012.
Salutations à tous les prisonniers politiques du Maroc notamment les prisonniers de la révolte de Taza la glorieuse avec, à leur tête, les grévistes de la faim depuis le 14/02/2012.
Salutations aux martyrs du peuple marocain qui resteront immortels.

Je vais parler dans ce qui suit de quelques épisodes de la torture que j’ai subie depuis mon arrestation. Ce récit ne sera pas exhaustif car mon état de santé s’est détérioré suite à ma grève de la faim et à mes va et vient entre l’hôpital et la prison. Pour ces raisons je ne peux pas relater tous les détails en vue d’informer l’opinion publique, tous les militants et les masses étudiantes et populaires. Je ne peux vous informer de tout ce qui a trait aux violations de mes droits commises à mon encontre par le régime en place.
J’en ai parlé auparavant en date du 09/01/2012 dans une chronique intitulée « chronique d’une torture » subie dans ma cellule.
Comme tout le monde le sait, j’ai été arrêté le jeudi 01/12/2011, quand les forces de l’ordre de tous bord sont intervenues alors que nous menions notre glorieuse bataille avec un cahier de revendications bien précises. La réponse du régime a été d’envoyer ses espions et ses agents pour épier nos actions. Les forces de l’ordre ont commis une boucherie à notre encontre. Elles ne cessent de militariser l’université et continuent à s’opposer violemment à notre mouvement contestataire, celui des étudiants et du peuple marocain en général.
J’ai été arrêté par trente agents répressifs, ils m’ont tabassé à coups de matraque jusqu’à ce que je m’évanouisse. Ils m’ont ligoté et tiré par les pieds jusqu’à la voiture blindée, stationnée devant la fac porte ouest du coté du cimetière. Là ils m’ont déshabillé. Ils ont commencé à m’insulter et à me frapper violemment. À plusieurs reprises, ils ont piétiné ma tête et mon ventre avec leurs pieds. Ensuite un des agents m’a mis un pistolet dans ma bouche en disant « une seule balle et c’en est fini de toi, les années de plomb ne sont pas terminées et tu verras les horreurs que tu n’as jamais vues depuis ta venue au monde ». Soudain, l’estafette blindée a redémarré, elle s’est arrêtée plus loin devant la station d’essence OL LYBIA qui est située en face de l’autre porte de la FAC du côté de l’institut de technologie appliquée. Les agents ont ouvert la porte de la voiture, j’ai vu des agents qui ont l’air haut gradés, ils étaient officiers, un des leurs a dit aux autres « voilà un de ces morveux qui vient de tomber » ; ils reprirent alors les insultes, les injures et les coups.
Après quinze minutes, je fus transporté au commissariat. A mon arrivée, ils m’ont poussé de toutes leurs forces. Je suis tombé par terre et mon visage s’est cogné. Ils ont ligoté mes pieds et m’ont roué de coups de pied. Ensuite ils ont bandé mes yeux, ils ont ligoté mes pieds et mes mains.
Ils m’ont fait rentrer dans une chambre et ont commencé l’interrogatoire. J’ai refusé de parler et j’ai gardé le silence. Alors un des agents a mis encore une fois un pistolet dans ma bouche et sur ma tempe, il m’insultait et me menaçait « je vais t’exploser la tête si tu ne parles pas.. » J’ai quand même gardé le silence, alors ils ont commencé à arracher mes cheveux à tel point que qu’il arrachait mon cuir chevelu. Les questions se sont concentrées sur des détails de l’organisation de la mouvance des basistes. J’ai gardé le silence et là, ils se sont tous mis à me tabasser. Ils se sont mis à me provoquer pour m’amener à parler. Comme ils n’ont pas réussi, ils ont repris la torture. Ils ont mis un torchon plein de boue et d’huile de moteurs dans ma bouche. J’ai failli m’étouffer car ils ont continué à me rouer de coups sur la totalité de mon corps surtout sur les parties sensibles. Tout ça était accompagné de provocations verbales et de mots injurieux. Face à mon mutisme, ils m’ont transporté dans la cave, là ils ont trempé ma tête dans un seau d’eau et la torture a continué longtemps à ce rythme. J’ai gardé le silence, ils m’ont alors tiré, ont mis ma tête parterre et ont compressé ma poitrine avec leurs pieds ; ils ont mis encore un torchon plein d’eau de la cuvette des WC sur mon visage et ma bouche. Cette torture a duré plus de six heures non-stop sans que je dise un mot. Ils m’ont alors transporté dans ma cellule. Là, ils m’ont déshabillé encore une fois, et ont refusé de me donner des couvertures avec le temps glacial qu’il fait à cette époque de l’année ; cette séance de torture a perduré pendant tout le temps que j’ai passé au commissariat. Ils me sortaient de ma cellule, j’avais les pieds et les mains ligotées avec les yeux bandés, ils me torturaient et me ramenaient de nouveau dans la cellule. J’avais refusé de parler et mon corps me faisait mal. Tout mon corps était dévoré de douleurs. J’avais les mains et les pieds cassés. Je ne savais pas ce qui était arrivé à mes mains, ils ne m’avaient pas amené à l’hôpital. Je ne pouvais pas bouger et des douleurs aiguës ravageaient mon corps. J’ai refusé de signer leur procès verbal (je ne savais pas ce qu’ils y avaient écrit.) Alors, ils se sont mis à me taper dessus, à me donner des coups de pieds, m’insulter et m’injurier.
Je n’ai pas signé et je ne sais pas s’ils ont signé à ma place.
Est-ce que c’est ça la constitution avancée, la constitution des droits et libertés, la constitution qui garantit les droits de l’homme et les droits des détenus, c’est ce qu’a promis le discours historique du 9 mars ?
Nous étions convaincus de la démagogie de ces étendards et nous ne nous sommes jamais leurrés. Seuls les ennemis du peuple marocain, tous les collabos et traîtres les ont applaudis.
La torture psychologique et physique épuisée, le régime en place a eu recours à d’autres méthodes plus perverses et plus criminelles, me sous-estimant et croyant que tous les marocains sont du bétail. Le régime a même recours à des parlementaires et à des gens qui se prétendent des défenseurs des droits de l’homme et qui ont essayé d’influencer ma famille. J’ignore pour qui ils travaillent.
 Dans le cadre de ces pratiques perverses, j’ai reçu, il y a trois semaines, la visite du procureur du roi en présence de mon père. C’était une tentative pour atteindre mon père psychologiquement : ils l’ont convoqué devant le procureur pour me faire du chantage. Ils m’ont promis une bourse permanente comme c’est dû aux étudiants sahraouis. J’ai obtenu le baccalauréat à Esmara dans le Sahara occidental ; j’y ai été scolarisé pendant six ans ; le procureur m’a également promis un droit de visite ouvert à tous mes amis et à tous ceux qui souhaitent me voir ; il m’a promis de me « choyer ». Il est allé loin dans le chantage en me promettant de me trouver un travail stable à condition que je mette un terme à ma grève de la faim , d’arrêter la fronde et de m’éloigner des contestataires.
J’ai refusé et j’ai réitéré ma demande de satisfaire les revendications des étudiants et de libérer les détenus politiques, seules conditions à laquelle je mettrai fin à ma grève de la faim. Il a répondu en s’adressant à mon père « regardez votre fils à qui j’ai voulu du bien , il gâche tout et me le rend en mal ». Mon père lui a répondu : « je préfère que mon fils meure plutôt que de vivre humilié, il sait ce qu’il fait, et si moi-même je faisais des études, j’aurais été avec lui ici en prison ».
Mercredi dernier, le procureur auprès de la cour d’appel de Taza est venu me voir avec d’autres illusions à me proposer ; Il m’a appelé « MONSIEUR ERROUSSI» et m’a demandé de rédiger une demande de grâce, seule solution, selon lui, pour ma libération.
J’ai répondu clairement que je n’écrirai pas de demande de grâce, je ne m’inclinerai pas, je ne baiserai pas leurs pieds pour ma liberté. Je ne solliciterai personne et je ne me soumettrai à quiconque, quelque soit son pouvoir.
Notre cause est juste et légitime. Nous seuls, les militants, nous décidons de nos outils démocratiques pour mener nos combats en face des politiques que mène le régime collaborateur, régime qui est contre les intérêts de la nation, anti-démocratiques et antipopulaires. Il sera toujours l’ennemi historique de notre peuple qui trime et qui, pourtant, souffre de la pauvreté et de la répression.
Jeudi dernier, évanoui, j’ai été transféré à l’hôpital régional « Ibn Bayah » comme ça s’est produit à plusieurs reprises. A mon réveil, j’étais crucifié comme le fut Jésus sur sa croix : ils m’avaient ligoté les pieds et les mains avec huit menottes. J’avais auparavant refusé la perfusion. Pour m’en administrer, ils m’ont ligoté. J’ai alors reçu trente sachets de sérum en soixante-douze heures à l’hôpital ; j’étais sous surveillance très rapprochée. Six personnes alternaient pour me surveiller, m’injurier, m’insulter, me provoquer et m’ajuster les menottes. Ils étaient en extase et jouissaient de leur toute puissance en me demandant « il ne veut pas mourir celui-là encore ! » Ils m’ont en outre envoyé un psychiatre pour me faire douter de mes capacités mentales.
A force d’ajuster mes menottes fortement, mes muscles ont été gravement abîmés et je ne peux plus bouger mes pieds.
Il est clair que le régime est dans l’impasse ; il s’acharne sur moi, en me maintenant en vie sous sérum. Tout ça pour briser ma volonté à mener ma grève de la faim illimitée. Jusqu’à quand le sérum me maintiendra-t-il en vie, jusqu’à quand j’aurai des veines et des vaisseaux sanguins pour continuer à me donner la vie ? Ceci ne durera pas longtemps dans quelques jours ce sérum n’aura plus d’effet ; j’indique aussi qu’on m’a administré des injections dont je ne sais pas l’intérêt ni le besoin. Actuellement, mon état de santé s’est détérioré, j’ai perdu vingt quatre kilos et les derniers jours je vomis et je pisse du sang. Je suis un cadavre couché jour et nuit.
Ce comportement est naturel au régime. Je ne m’attendais pas à des roses de sa part ni de jolis parfums. Ce régime ne peut offrir au peuple que plus d’appauvrissement et de liquidation.
Nous sommes convaincus que notre sacrifice jusqu’au dernier souffle n’est qu’une modeste participation à la libération de notre peuple. Nous offrirons notre vie pour notre cause.
Partant de nos convictions et de nos positions, la prison pour nous est la continuité de la lutte et non un moment de repos. Notre évaluation des expériences des détenus politiques dans notre pays, nous a appris que les quelques concessions que peut accorder le régime ne sont que des tentatives pour nous aliéner et nous dissuader de continuer notre lutte. Nous sommes en phase avec la conjoncture actuelle et nous nous inscrivons dans la voie de nos héros, de nos martyrs, des célèbres grévistes de la faim tel Belhouari, Saïda, Douraïdi,, Chbada…
« Ici nous continuons la lutte, comme disait notre martyr Saïda, pour que personne ne se retrouve demain en prison ».
Notre objectif est d’abord de dénoncer les crimes du régime et sa nature antidémocratique. Nous ne faisons pas de la surenchère politique comme peuvent être accusés tous ceux qui ont comme ambition un changement révolutionnaire.
Loin de toute surenchère, ce sont mes convictions comme militant de la voie démocratique basiste. Je les défendrai jusqu’au dernier souffle. Aucune concession, aucun compromis avec ce régime qui tue, affame, spolie notre peuple depuis plus de cinq décennies, depuis l’indépendance formelle.

De là, je déclare à l’opinion publique nationale et internationale la continuité de ma grève de la faim illimitée jusqu’à la satisfaction des revendications des étudiants et la libération de tous les détenus politiques.
Je salue chaleureusement mes camarades de la voie démocratique à la prison de Ain Kadouss à Fès qui entament leur 28ème journée de grève de la faim. Je salue également les prisonniers politiques et essentiellement les détenus de la révolte de Taza la glorieuse.
Je salue plus spécialement les grévistes de la faim de Taza. Je meurs d’envie de les voir, de les rencontrer, d’échanger des sourires avec eux et leur faire signe de victoire. Malheureusement, mon isolement en cellule, mon état de santé détérioré, mes va et vient entre l’hôpital et la leur isolement aussi, tout ça ne me permet pas de réaliser ce souhait.
Je salue tous les hommes et femmes dignes de ce pays blessé, ses révolutionnaires fidèles et tous les révolutionnaires du monde et des peuples qui se sont soulevés pour la liberté et la justice.
Je vous étreins, mes camarades de la voie démocratique, honorables de ce pays, je vous étreins dans ce long chemin de fidélité à nos martyrs, à notre histoire et à notre pensée de basiste . Oh combien je suis fier d’être de cette école révolutionnaire qui a tenu tête pour arriver à nos objectifs stratégiques : bâtir un régime démocratique au service des intérêts de notre peuple et de son épanouissement, débarrasser l’humanité de l’exploitation de l’homme par l’homme. Je sais, malgré tout, que le chemin est semé d’embûches, qu’il est dur. Je sais encore plus que notre peuple est généreux et qu’il y aura toujours des militants dignes pour continuer la mission. Certains tomberont et d’autres viendront pour continuer ce chemin aux côtés de notre peuple. Nous sommes convaincus de la victoire ;
Je salue toutes mes camarades, tous mes camarades qui luttent contre l’asservissement de notre peuple en ce moment historique du printemps arabe ; nous avons l’honneur de vivre cet instant historique et d’être de ces combattants. Je sais que tous mes camarades et tous ceux qui prennent part à cet instant, vont payer de leur personne afin d’offrir ce qui permettra à notre lutte de se radicaliser et d’avancer. Vous pouvez être fiers d’avoir été aux côtés du peuple dans sa révolte à Taza et dans toutes les régions de notre pays. Je n’omets pas de saluer tous ceux qui m’ont manifesté leur solidarité de près ou de loin, de l’intérieur ou de l’extérieur du pays ; tous ceux qui ont soutenu ma famille, en particulier les étudiants.
J’appelle tous les étudiants de Taza sans exception à participer au boycott des examens décidé le 21/02/2012 jusqu’à satisfaction de nos revendications ; l’essentiel est de satisfaire les revendications. Ma libération n’a pas d’importance, c’est ma conviction. Je vous assure que je continue la grève de la faim tant que nos revendications n’ont pas abouti. La lutte jusqu’à la victoire !
Je ne renonce à rien jusqu’à la mort et je reste optimiste jusqu’au bout. Ce ne sont pas les moyens militaires de pression qui vont vous terroriser ni les pistolets ni les armes des serviteurs du régime, ni même les matraques ni les arrestations qui vont vous faire peur.
Nous avons la foi dans les masses résistantes et militantes au sein du bastion rouge de Taza. Il se pourrait que ce soit la dernière force que j’aurai pour m’adresser à vous.
On est vivant si on mène une vie avec un objectif.
J’appelle les étudiants à boycotter les examens jusqu’à satisfaction des revendications.
Restez, restons toujours fidèles aux luttes jusqu’à la victoire ou la mort ! 

Probablement le 20/02/2012

Après Juppé, c'est à Martine Aubry d'aller au Maroc, reçue par le roi

Par Mustapha Adib, 10/3/2012
Le roi, avec son ministre de l'ombre des affaires extérieures Fassi Fihri, et au-lieu du Ministre en exercice El Outhmani, vient de recevoir la Secrétaire Générale du Parti Socialiste Français Mme Martrine Aubry en visite au Maroc.
Ce même roi, qui vient aussi de recevoir le SG du parti de son ami EL Himma, le PAM en l’occurrence, n'a pas daigné recevoir la Secrétaire Générale du Parti Socialiste Unifié marocain. Pourtant elle est la première femme à avoir atteint ce poste dans toute l'histoire de la gauche marocaine et parmi tous les partis réellement représentatifs dans son pays.
Conclusion : le Prédateur ne fait pas que dans les proies, il sait aussi faire les yeux doux aux gens dont les idées l’embarrassent, quand il se sent menacé.
Pour info, Mme Aubry organise tout à l'heure (le 10 mars 2012 à 18h30) une rencontre à la FOL de Casablanca à l'occasion de son déplacement au Maroc et dans le cadre des élections présidentielles française.
Est ce que EL Himma ou El Mansouri, les autres ministres de l'ombre, seraient là pour applaudir le programme de François Hollande? Qui sait, le prédateur et sa mafia ne savent plus à quelle Zaouia se vouer. Alors ils sont prêts à jouer les marxistes, les léninistes, et même les maoïstes si ça pourrait donner l'espoir de rapporter gros.

Les mille et une nuits de Marrakech. تحقيق: ألف ليلة وليلة مراكش


Mohammed Nadrani a partagé un lien.

Marrakech 
côté pile et côté face
côté luxe et côté précarité
côté pillage et côté survie...

Maroc et Sahara Occidental - Prisonniers politiques : M. Juppé est-il capable d'admettre des vérités ?



Prison et raison d'état, comment convaincre ?

Nous venons de recevoir deux lettres adressées à M.Juppé, Ministre des Affaires étrangères, par Claude Mangin Asfari et par Michel Mangin, son père.

Avec ces deux lettres très émouvantes, Claude comme épouse et Michel, comme beau-père s'adressent au Ministre qui va rendre visite aux "amis marocains", pour essayer de retenir son attention sur la situation faite à leur mari et gendre Anaama Asfari, en prison depuis 17 mois à Salé, comme 22 autres Sahraouis dans cette prison et comme 80 autres dans d'autres prisons marocaines.

Peut-il entendre un tel message, notre Ministre, qui rivalise de complaisance à l'égard d'un régime érigé en modèle,
Alain Juppé et Abdelillah Benkirane
qu'il avoue même admirer ! Cet assaut de complaisances, de la part d'un homme politique qui fut en d'autres temps plus réservé, est-il simplement raison d'état et défense obligatoire de nos intérêts économiques et financiers ?

Notre Ministre, s'honorerait d'un peu moins de complaisance, en écoutant ce qui se dit dans les associations des droits de l'homme ou à la porte des prisons et dans les courriers que nous lui adressons si d'aventure ses conseillers lui transmettent !

Peut-on l'espérer de Mme Aubry, première secrétaire du Parti socialiste, qui elle aussi se rend au Maroc, le lendemain du retour de M.Juppé. Son programme sera sans doute assez voisin ! Elle pourra si elle en a la conviction et la volonté, interroger ses interlocuteurs sur les prisonniers d'opinion au Maroc, les Sahraouis tout particulièrement, puisqu'elle a également reçu avant son départ, ces deux lettres disant la douleur et la colère d'une famille. Contrairement à M.Juppé qui défend à l'ONU la solution d'autonomie proposée par le Maroc, le Parti socialiste défend depuis 1976 l'autodétermination du peuple sahraoui. Il serait sans doute important de tout de suite le rappeler pour lever toute ambiguïté avant les prochains résultats électoraux.

Deux livres, parus ces derniers jours, interdits au Maroc, ne manquent pas de nourrir la connaissance du fonctionnement du royaume et de ses relations avec notre pays. Nous en conseillons vivement la lecture à tous ceux, hommes politiques, journalistes, artistes qui se plaisent tant dans ce "royaume enchanté" et en admirent l'exception et la démocratie.

A lire de suite et à faire lire:
-"Paris -Marrakech" Luxe, pouvoirs et réseaux
de Ali Amar et Jean-Pierre Tuquoi / éditeur Calmann-Lévy
-"Le roi prédateur" Main basse sur le Maroc
de Catherine Graciet et Eric Laurent/ Editeur Le Seuil

Association des Amis de la RASD 356 rue de Vaugirard 75015 Paris
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 D'autres courriers  lui ont été adressés par plusieurs députés pour l'avertir de la situation des étudiants marocains prisonniers politique sen danger de mort à Taza et de Fès... 
Le 10 mars 2012
N/Réf. : SP
Monsieur le Ministre d’État,
Je souhaite vous alerter sur le grave danger dans lequel se trouvent cinq étudiants marocains détenus dans les prisons de Taza près de Fès au Maroc et notamment Ezedine Eroussi.
Arrêté le 1er décembre 2011 pour son appartenance à la mouvance des Basistes de l’Union nationale des étudiants marocains (UNEM), centrale syndicale arbitrairement interdite, la vie d’Ezedine est gravement menacée.
En effet, après son arrestation, il a été enfermé à Taza dans une petite cellule avec des dizaines de prisonniers de droit commun dont la majorité relève de la psychiatrie. Il est victime de tortures tant physiques que morales et de coups et blessures.
Il a entamé une grève de la faim depuis le 19 décembre 2011 et son état de santé est jugé très préoccupant. Ses parents, qui ont fait part de leurs craintes à ce sujet, sont actuellement menacés.
A 120 km de là, quatre autres étudiants de l’université de Fez : Ibrahim Saidi, Mohamed Ghaloub, Mohamed Fettal et Mohamed Esaghdidi sont détenus à la prison d’Aïn Kadouss. Ils ont également entamé une grève de la faim depuis le 23 janvier dernier pour protester contre leurs conditions de détentions inhumaines et indignes.
L’un d’entre eux, Mohamed Ghaloud, a subi de graves sévices sexuels lors de son interrogatoire. Ils étaient d’ailleurs perceptibles pendant son audience devant le juge.
Les autorités marocaines n’ont pas encore réagi devant ces graves violations des droits humains.
Le seul crime de ces cinq étudiants marocains est d’avoir un engagement militant au sein de l'UNEM et d’être des défenseurs des droits de l’Homme au Maroc.
C’est pourquoi je vous demande d’user de tout votre pouvoir auprès des autorités marocaines afin que ces cinq jeunes soient libérés au plus tôt, il en va de leur vie.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre d’État, l’expression de mes salutations les meilleures.
 André GERIN, député
Malheureusement, il n'y a eu aucune réactions à toutes ces lettres. M. Juppé continue à proclamer son admiration pour ce Maroc vraiment exemplaire...Lire cette littérature de palais ...
M. Juppé continue à apporter des subventions et n'a certainement pas lu "Le Roi prédateur", sinon il saurait que ces continuelles nobles subventions françaises et européennes n'améliorent en rien le quotidien du peuple marocain de plus en plus paupérisé alors que le "roi des pauvres" caracole parmi les plus riches de la planète, mais qu'elles vont augmenter la colossale fortune personnelle de son ami le roi...ce qui peut-être ne ne dérangerait même pas !