Chers amis lecteurs de solidmar,

Solidmar est fatigué ! Trop nourri ! En 8 ans d’existence il s’est goinfré de près de 14 000 articles et n’arrive plus à publier correctement les actualités. RDV sur son jumeau solidmar !

Pages

Affichage des articles dont le libellé est très riche roi des très pauvres. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est très riche roi des très pauvres. Afficher tous les articles

samedi 10 mars 2012

Maroc et Sahara Occidental - Prisonniers politiques : M. Juppé est-il capable d'admettre des vérités ?



Prison et raison d'état, comment convaincre ?

Nous venons de recevoir deux lettres adressées à M.Juppé, Ministre des Affaires étrangères, par Claude Mangin Asfari et par Michel Mangin, son père.

Avec ces deux lettres très émouvantes, Claude comme épouse et Michel, comme beau-père s'adressent au Ministre qui va rendre visite aux "amis marocains", pour essayer de retenir son attention sur la situation faite à leur mari et gendre Anaama Asfari, en prison depuis 17 mois à Salé, comme 22 autres Sahraouis dans cette prison et comme 80 autres dans d'autres prisons marocaines.

Peut-il entendre un tel message, notre Ministre, qui rivalise de complaisance à l'égard d'un régime érigé en modèle,
Alain Juppé et Abdelillah Benkirane
qu'il avoue même admirer ! Cet assaut de complaisances, de la part d'un homme politique qui fut en d'autres temps plus réservé, est-il simplement raison d'état et défense obligatoire de nos intérêts économiques et financiers ?

Notre Ministre, s'honorerait d'un peu moins de complaisance, en écoutant ce qui se dit dans les associations des droits de l'homme ou à la porte des prisons et dans les courriers que nous lui adressons si d'aventure ses conseillers lui transmettent !

Peut-on l'espérer de Mme Aubry, première secrétaire du Parti socialiste, qui elle aussi se rend au Maroc, le lendemain du retour de M.Juppé. Son programme sera sans doute assez voisin ! Elle pourra si elle en a la conviction et la volonté, interroger ses interlocuteurs sur les prisonniers d'opinion au Maroc, les Sahraouis tout particulièrement, puisqu'elle a également reçu avant son départ, ces deux lettres disant la douleur et la colère d'une famille. Contrairement à M.Juppé qui défend à l'ONU la solution d'autonomie proposée par le Maroc, le Parti socialiste défend depuis 1976 l'autodétermination du peuple sahraoui. Il serait sans doute important de tout de suite le rappeler pour lever toute ambiguïté avant les prochains résultats électoraux.

Deux livres, parus ces derniers jours, interdits au Maroc, ne manquent pas de nourrir la connaissance du fonctionnement du royaume et de ses relations avec notre pays. Nous en conseillons vivement la lecture à tous ceux, hommes politiques, journalistes, artistes qui se plaisent tant dans ce "royaume enchanté" et en admirent l'exception et la démocratie.

A lire de suite et à faire lire:
-"Paris -Marrakech" Luxe, pouvoirs et réseaux
de Ali Amar et Jean-Pierre Tuquoi / éditeur Calmann-Lévy
-"Le roi prédateur" Main basse sur le Maroc
de Catherine Graciet et Eric Laurent/ Editeur Le Seuil

Association des Amis de la RASD 356 rue de Vaugirard 75015 Paris
-------------------------------------
 D'autres courriers  lui ont été adressés par plusieurs députés pour l'avertir de la situation des étudiants marocains prisonniers politique sen danger de mort à Taza et de Fès... 
Le 10 mars 2012
N/Réf. : SP
Monsieur le Ministre d’État,
Je souhaite vous alerter sur le grave danger dans lequel se trouvent cinq étudiants marocains détenus dans les prisons de Taza près de Fès au Maroc et notamment Ezedine Eroussi.
Arrêté le 1er décembre 2011 pour son appartenance à la mouvance des Basistes de l’Union nationale des étudiants marocains (UNEM), centrale syndicale arbitrairement interdite, la vie d’Ezedine est gravement menacée.
En effet, après son arrestation, il a été enfermé à Taza dans une petite cellule avec des dizaines de prisonniers de droit commun dont la majorité relève de la psychiatrie. Il est victime de tortures tant physiques que morales et de coups et blessures.
Il a entamé une grève de la faim depuis le 19 décembre 2011 et son état de santé est jugé très préoccupant. Ses parents, qui ont fait part de leurs craintes à ce sujet, sont actuellement menacés.
A 120 km de là, quatre autres étudiants de l’université de Fez : Ibrahim Saidi, Mohamed Ghaloub, Mohamed Fettal et Mohamed Esaghdidi sont détenus à la prison d’Aïn Kadouss. Ils ont également entamé une grève de la faim depuis le 23 janvier dernier pour protester contre leurs conditions de détentions inhumaines et indignes.
L’un d’entre eux, Mohamed Ghaloud, a subi de graves sévices sexuels lors de son interrogatoire. Ils étaient d’ailleurs perceptibles pendant son audience devant le juge.
Les autorités marocaines n’ont pas encore réagi devant ces graves violations des droits humains.
Le seul crime de ces cinq étudiants marocains est d’avoir un engagement militant au sein de l'UNEM et d’être des défenseurs des droits de l’Homme au Maroc.
C’est pourquoi je vous demande d’user de tout votre pouvoir auprès des autorités marocaines afin que ces cinq jeunes soient libérés au plus tôt, il en va de leur vie.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre d’État, l’expression de mes salutations les meilleures.
 André GERIN, député
Malheureusement, il n'y a eu aucune réactions à toutes ces lettres. M. Juppé continue à proclamer son admiration pour ce Maroc vraiment exemplaire...Lire cette littérature de palais ...
M. Juppé continue à apporter des subventions et n'a certainement pas lu "Le Roi prédateur", sinon il saurait que ces continuelles nobles subventions françaises et européennes n'améliorent en rien le quotidien du peuple marocain de plus en plus paupérisé alors que le "roi des pauvres" caracole parmi les plus riches de la planète, mais qu'elles vont augmenter la colossale fortune personnelle de son ami le roi...ce qui peut-être ne ne dérangerait même pas !

vendredi 13 janvier 2012

Mohamed VI, 7ème plus riche fortune personnelle des monarchies du monde... est plus riche que l’émir du Qatar

Par  Badr Soundouss, demainonline

L'émir du Qatar reçu par Mohamed VI

Casablanca.- L’hebdomadaire français Point de vue, une revue de grande diffusion de la presse du cœur francophone, spécialisée dans la vie des têtes couronnées, a publié cette semaine un dossier sur la fortune des « royals ». « Fortune des rois : secrets, fantasmes et réalités », tel est l’intitulé du dossier que cette publication a consacré aux nobles fortunés.

Contrairement à ces malveillantes et roturières publications qui défendent les principes républicains, Point de vue ne l’est point. Elle est plutôt royaliste puisqu’elle s’intéresse de très près aux querelles dynastiques qui oppose la maison d’Orléans aux Bourbons pour savoir qui des deux chefs de ces deux rames devrait occuper le trône de France l’improbable jour où la monarchie serait rétablie dans l’Hexagone. C’est-à-dire quand les poules auront des dents.

Pour ne pas faire dans l’amateurisme, Point de vue est donc allée recueillir les lumières de Pascal Dayez-Burgeon, un agrégé d’histoire spécialiste en sang bleu et qui vient de publier un livre sur « La fortune des rois ».

Comme on s’y attendait, ce qui ressort de cette interview et de l’enquête menée par le magazine, la monarchie marocaine n’est pas très raisonnable en ces temps de vaches maigres et de crise économique endémique.

Sur une liste de 15 monarques, Mohamed VI est classé 7e, avec une fortune personnelle estimée à 2,5 milliards de dollars. Or, de toutes les monarchies présentes sur la liste, seul le Swaziland peut-être considéré comme moins favorisé économiquement que le Maroc. Le reste de la liste est constitué de pétromonarchies ou de riches Etats occidentaux.
Si le souverain le plus riche de la planète est celui de la Thaïlande, Bhumibol Adulyadej, le roi du Maroc, Mohamed VI, est plus riche que l’émir du Qatar, ce qui est tout de même paradoxal. L’émir du Qatar est assis sur des barils de pétrole alors que son homologue marocain est installé sur des mares de pauvreté et de chômage [sans oublier les phosphates, le poisson et le sable du Sahara occidental, qui rapportent de juteux dividendes, NDLR SOLIDMAR].

L’expert français explique que beaucoup de monarchies arabes, dont la marocaine, « perçoivent des allocations publiques pour mener leur mission de souveraineté à bien : liste civile, dotations annexes, palais de fonction. Mais pour vivre lorsqu’ils ne sont pas en représentation, les princes détiennent également des biens privés. Ces deux sources de revenus sont en principe distinctes, mais s’avèrent souvent poreuses, c’est-à-dire que les fonds publics servent à financer la vie privée, voire permettent aux princes d’accroître leur fortune personnelle ». « C’est cet amalgame qui passe de moins en moins bien auprès de l’opinion, au Maroc notamment »,  rajoute Dayez-Burgeon.

Point de vue rappelle qu’avec l’astronomique somme de 254 520 000 euros touchée chaque année, la monarchie marocaine est celle qui reçoit le plus d’argent public. C’est trop de « générosité », signale sarcastiquement l’hebdomadaire.

Par exemple, la monarchie hollandaise touche de l’Etat la somme de 39 millions d’euros par an, la belge 31 millions, la norvégienne 22,6 millions, la suédoise 13 665 000 euros et la pauvre luxembourgeoise 8,8 millions. Une vraie misère comparée à ce que touche Mohamed VI.

Avec ces chiffres, on a la fâcheuse impression que la monarchie marocaine se sert plus qu’elle ne sert.

Car 254 millions d’euros par an, ce n’est plus une rente, c’est un hold-up permanent si on prend en compte le fait que tous les collègues européens de Mohamed VI dirigent des États riches et développés.

Mohamed VI possède un yacht, El Boughaz I, de 70 mètres. Au Maroc, il a la jouissance d’une trentaine de palais et de résidences dont les lourds frais de fonctionnement sont assumés par l’Etat en ces temps de misère. Et en France, outre le célèbre château de Betz, dans l’Oise, le souverain possède l’hôtel de Broglie, rue de Varennes, l’une des plus belles et des plus grandes résidences de Paris.

Et la famille n’est pas loin. « Lalla Latifa, la mère de Mohammed VI se repose dans un hôtel particulier à Neuilly, boulevard Maurice Barrès », commente Point de vue qui affirme que les sœurs du roi habitent, avenue Foch, à Paris, mais pas très loin de leur mère.

Un vrai contre de fée, certes, sauf que le Maroc n’a plus vocation à continuer d’entretenir autant de besoins colossaux et gargantuesques.

Et puis enfin, si effectivement le souverain a cédé une partie de ses prérogatives à son chef de gouvernement, la logique ne voudrait pas qu’il lui cède également une partie de l’argent perçu ?

Une chose est sûre, avec ce dossier sur les fortunes arabes, au beau milieu des révolutions arabes, c’est pas demain la veille que le directeur de Point de vue sera invité à notre fête du trône.