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mercredi 24 mars 2010

Prostitution au Maroc : renversantes réalités...

Par Noura Mounib, L'Observateur.ma, 22/3/2010

Les chiffres de l’enquête menée par l’Organisation panafricaine de lutte contre le sida (Opals-Maroc) et dévoilés récemment lors d’une journée d’étude organisée par le forum Ezzahra pour la femme marocaine au sujet des travailleuses du sexe et des maladies sexuellement transmissibles tirent la sonnette d’alarme. Les résultats choquent mais mettent à nu ce que la société tente de dissimuler. 
En proie à de nombreux aléas, les enfants sont de plus en plus concernés par la prostitution… et les MST ! De telles données jettent la lumière sur une enfance victime de conditions familiales difficiles, de pressions psychiques, d’exploitation sexuelle ou encore d’un mariage précoce raté.
Sur un échantillon de 500 travailleuses du sexe ayant fait l’objet de cette enquête, 32.6% ont entretenu leur premier rapport à l’âge de 6 ans, 59.4% ont été payées pour la première fois entre l’âge de 9 et 15 ans et 90% des interrogées déclarent avoir intégré le monde de la prostitution avant l’âge de 20 ans. Menée dans les régions du Moyen Atlas, Souss et Rabat, l’enquête révèle que la prostitution des enfants et des mineures est plus répandue à Meknès, Beni Mellal, Azrou, El Hajeb, et moins à Rabat.
13% de l’échantillon sont des petites filles vierges qui proposent sodomie, fellation ou encore «coups de pinceaux» à la-va-vite. «La prostitution des mineures menace désormais les bases de la société» constate Boutaina Karoui, présidente du forum Ezzahra pour la femme marocaine dans un entretien. Cette catégorie représente un terrain fertile pour les MST, pensant que la transmission du virus n’est possible que par pénétration et ne prenant donc jamais de précautions. Le chiffre est effarant ! 43.5% des prostituées ne se protègent pas. Les raisons de ce délaissement diffèrent mais le danger est là. Entre refus courant d’utiliser le préservatif chez les clients et l’absence de campagnes de sensibilisation, le coût trop élevé des moyens de précaution ne remédie pas à la situation. Trois préservatifs coûtent aujourd’hui 20 dirhams, «un luxe» que les professionnelles du sexe ne peuvent se permettre. Par ailleurs, lors de campagnes de ratissage de la police, un préservatif dans le sac à main d’une fille est une preuve que celle-ci se livre à la prostitution. De quoi jeter le préservatif aux oubliettes… et loin de son sac. Selon les chiffres du contrôle périodique pour l’année 2007, les travailleuses du sexe sont les plus touchées par le Sida. Certains facteurs inhérents à leur métier en font une catégorie particulièrement vulnérable comme le sentiment d’insécurité, l’autorité de l’homme qui a souvent le dernier mot quand il s’agit de la contrepartie financière, la pauvreté, l’analphabétisme…
«Chikha» au lieu de «prostituée»
234 des travailleuses du sexe interrogées dans le cadre de l’enquête menée sont âgées entre 21 et 25 ans et entre 26 et 30 ans. 81 cas sont âgés entre 16 et 20 ans. Sans oublier les enfants qui ne dépassent pas l’âge de 15 ans et qui ont déjà investi le métier. Selon Azzouz Ettaoussi, membre de l’équipe de recherche et psychosociologue de l’Opals, la femme jouit pendant sa jeunesse d’une attraction physique et autonome par rapport à sa famille. Il constate le faible taux de travailleuses du sexe âgées entre 36 et 45 ans dont l’état sanitaire et physionomique est détérioré à cause des méfaits de l’alcool, de la drogue et de la veille. Les plus chanceuses d’entre elles se convertissent en proxénètes ou deviennent propriétaires d’appartements qu’elles louent à de jeunes prostituées. Parmi les interrogées, 46.5% vivent hors familles, soit avec un partenaire, soit avec d’autres femmes prostituées, soit avec une proxénète dans des maisons closes ou toutes seules. Dans certains villages du Moyen Atlas, les habitants cohabitent avec le phénomène en faisant preuve de moins de discrimination et de stigmatisation que dans d’autres régions. Ainsi, pour désigner une travailleuse du sexe, on emploie le mot «chikha» au lieu de «prostituée». C’est que la prostitution constitue une ressource économique pour ces villages noyés dans la pauvreté. En effet, 226 femmes de l’échantillon affirment avoir des enfants à charge. Alors que le prix de la passe ne dépasse pas, dans le meilleur des cas, 50 dirhams, il ne leur reste qu’une misérable somme une fois qu’elles paient les frais de loyer et de nourriture aux personnes à leur charge. Sur la question du logement, les travailleuses du sexe craignent qu’elles soient reconnues. C’est ainsi qu’elles restent très discrètes et vigilantes quand il s’agit de dévoiler leur identité. Elles changent souvent de nom et cachent le lieu de résidence de leurs parents. 47.9% de l’échantillon affirment être issues de la même ville ou village où elles travaillent, 31.4% déclarent provenir d’une autre ville et 20.7 d’une autre campagne. La province de Beni Mellal vient en tête des villes en matière d’immigration des travailleuses du sexe arrivant de la campagne tandis qu’Agadir occupe la tête du classement des villes attirant des prostituées des autres villes.
Hétérogénéité
Et en cas d’apparition de symptômes d’une maladie sexuellement transmissible ? La moitié des interrogées préfère voir un médecin privé et 10% seulement optent pour la médecine traditionnelle ou à l’automédication. Selon Nadia Bezad, présidente de l’Opals, il y a chaque année 600.000 nouvelles infections sexuellement transmissibles. Les travailleuses du sexe font peu de cas de leur santé. L’enquête relève que ces femmes considèrent le corps comme une entité séparée de leurs personnes, comme une propriété publique même. Sauf qu’elles savent très peu sur les IST et le Sida. Par ailleurs, la situation familiale de l’échantillon interrogé est souvent indexée. Certaines familles sont même complices ! 483 interrogées révèlent entretenir des rapports sexuels avec un nombre allant jusqu’à 50 clients au cours de la semaine. 39.5% de l’échantillon sont divorcées, 4% sont mariées et se prostituent souvent en cachette pour subvenir aux besoins de la famille. Cette dernière catégorie se trouve principalement dans la région d’Agadir. Dans un autre contexte, l’enquête met en lumière le niveau intellectuel de l’échantillon. 31.5% des femmes interrogées n’ont jamais enjambé le seuil d’une école, 32.5% ont atteint le collège ou le lycée et 21.1% sont arrivées à l’enseignement supérieur. Cette dernière catégorie qui représente 4.8% de l’échantillon concerne principalement Rabat et Salé. Selon A. Ettaoussi, ce résultat indique une mutation dans la structure de la prostitution. Le commerce du sexe n’étant plus limité aux femmes au niveau d’études bas grâce aux transformations intellectuelles qu’a connues l’université, les changements de la société marocaine, l’augmentation du taux des diplômés chômeurs, de nombre de divorces et des familles prises en charge uniquement par des femmes. Et si 261 travailleuses du sexe interrogées sont prêtes à abandonner «le plus vieux métier du monde», 47% de l’échantillon déclarent que la prostitution est un choix. Pour 52.8%, il s’agit d’un travail provisoire. Mais pour 233 interrogées, l’activité est permanente. La majorité de cette catégorie réside dans les régions de Fès et Meknès et 55% à Beni Mellal. Et au psychosociologue d’ajouter que les travailleuses du sexe ne forment pas une catégorie homogène. Loin des chiffres flagrants et des résultats choquants, l’enquête de l’Opals souligne que la travailleuse du sexe, avant de le devenir, est une personne qui a sa personnalité, ses relations sociales et sa conception de l’environnement. Se rappeler ces facteurs est essentiel pour comprendre le rejet du préservatif par exemple, l’indifférence aux IST ou le refus de se faire dépister.

OCP Maroc : REPRISE DU COMBAT

Par Ali Fkir, coordinateur du CSOS, 24/3/2010

Comité de Solidarité avec les Ouvriers de SMESI -CSOS
- Maroc-
Les 850 ouvriers de SMESI licenciés abusivement par l'OCP, et en lutte depuis l'été 2009, avaient décidé d'arrêter provisoirement leur mouvement suite à l'initiative du gouverneur de Khouribga qui a (enfin) accepté de s'asseoir avec le bureau syndical (non reconnu auparavant) des prolétaires.
Le "dialogue" avec le représentant de l'État n'a rien apporté de positif. Il s'agissait en réalité d'une tentative de diversion.
Face à l'entêtement de la direction de l'OCP et aux tergiversations de l'administration, les victimes de l'arbitraire ont décidé de reprendre le flambeau du combat.
Programme de lutte pour les 15 jours à venir:
- le jeudi 25 mars et vendredi 26 mars 2010: sit in devant les locaux administratifs de l'OCP à Khouribga de 10h du matin de jeudi à 20h du soir du vendredi.
- Le mardi 30 mars 2010: sit in devant le siège de l'OCP à Casablanca, de 10h à 16h
- jeudi 1er avril et vendredi 2 avril 2010: sit in à Khouribga devant les locaux administratifs de l'OCP de 10h du matin de jeudi à 20h du vendredi.
Le CSOS tient à:
- Réaffirmer sa solidarité avec les 850 prolétaires licenciés abusivement par l'OCP
- Condamner l'attitude illégale de l'OCP
- Dénoncer les tergervisations des représentants de l'Etat
LA SOLIDARITÉ NOUS INTERPELLE

Quel avenir pour les réfugiés subsahariens au Maroc ? Quel rôle joue le HCR/Rabat ?

  • Par Paulin Kuanzambi  vice-président du Collectif des Réfugiés au Maroc, 4/3/201
  • Les représentants des réfugiés et le HCR à Rabat ont tenu plusieurs réunions depuis le dernier sit in que nous avons organisé devant le siège de ce dernier a l'issue duquel nous avons adressé aux responsables du HCR un mémorandum. Les responsables du HCR nous informent d'une part que des actions pour une meilleure prise en charge devraient démarrer dans les jours a venir auprès de ses partenaires et que d'autre part le HCR était toujours en cours de négociation avec les autorités marocaines pour l'octroi des cartes de séjour à tous les réfugiés reconnus par la bureau du HCR/ Rabat. 
  • Or depuis lors aucun de nos désidératas n'a obtenu ne fut-ce qu'un début de satisfaction. Du coup, les réfugiés recommencent à s'inquiéter et craignent que les explications rassurantes qui leur avaient été données par leurs représentant ne soient pas suivies d'effets.
  • A l'heure actuelle les réfugiés s'agitent et voudraient manifester leur indignation du fait que leurs droits sont bafoués par les autorités du Maroc et le bureau du HCR/Rabat.
  • Notre priorité est la réinstallation dans un pays tiers de tous les réfugiés reconnus par la délégation du HCR/Rabat vivant dans quelques villes du Maroc. Nous ne sommes pas en mesure de rentrer dans nos pays en toute sécurité ou de rester dans notre pays d'asile actuel. Les Maroc n'a pas encore un cadre juridique sûr pour les réfugiés reconnus par le Bureau du HCR/Rabat, donc la réinstallation dans un pays tiers constitue la seule solution durable et sûre du système de protection internationale des réfugiés.
  • "Nous sommes comme vous, la différence est que nous ne sommes pas chez nous, nous avons été poussés à quitter nos pays d'origine à cause de la persécution, la guerre, l'injustice, mariage forcé etc. ...,
  • Nous sommes réfugiés, et notre avenir nous interdit le rêve et l'espoir. Alors devons-nous être punis pour cela ?
  • Devons-nous être punis parce que nous sommes réfugiés ? Ou parce que nous réclamons nos droits?
  • "Non! Aucune loi au monde ne peut nous dénier nos droits. Parce que c'est un droit. Et pour cela nous nous battrons et continuerons à nous battre.
  • Alors nous demandons à l'Union Européenne, aux Responsables du HCR/Rabat, aux autorités du royaume du Maroc de réviser leurs classiques, car nous sommes, nous, imprégnés des valeurs d'égalité et de justice prônées par la convention de Genève ratifié par le royaume.
  • J'appelle donc la société civile marocaine, ainsi que les organisations syndicales arabes et internationales à prendre une attitude ferme contre ces actes inhumains des responsables du HCR/Rabat en complicité avec l'union Européenne et appelons à l'évacuation de tous les réfugiés dans un pays tiers respectant la convention de 1951.
  • Dans le cas des réfugiés reconnus par le bureau du HCR/Rabat, la réinstallation dans un pays tiers constitue la seule solution durable et sûre. Car nous ne pouvons pas rentrer dans nos pays en toute sécurité
  • ou de rester au Maroc qui est notre pays de refuge actuel.
  • Les réfugiés vivant dans la ville de Casablanca ont un problème très sérieux pour avoir les médicaments après les consultations (Mardi et Vendredi dé 15H 00 à 17H00) au centre l'OPALS situé au quartier El Hank car il y a environ 6 mois le HCR/ rRbat n'arrive pas a payer les factures à la pharmacie avec laquelle il a signé un contrat pour que les réfugiés s'y approvisionnent en médicaments.
  • Par ailleurs force est de constater que Le HCR ainsi que ses partenaires ne veulent pas promouvoir l'insertion des réfugiés car il n'a à notre connaissance mené aucune action pour que les autorités dotent le pays d'un cadre juridique sur pour accueillir les réfugiés sur leur territoire. Aussi pensons-nous que ce qui intéresse le plus les responsables du HCR c'est gonfler leurs comptes dans les banques et de beaux discours pour amadouer les réfugiés dont la souffrance et l'insertion sont le dernier de leur souci.
  • Pour illustrer mon propos,permettez-moi juste d'épingler les cas ci-après :
  • Une assistante sociale employée pour l'écoute des personnes vulnérables que nous sommes a eu l'audace de dire à une réfugiée fille mère venue solliciter une assistance en termes discourtois et désobligeants du genre « Est ce que c'est moi qui vous ai dit d'avoir des enfants au Maroc ? "
  • carte de séjour : En principe tout étranger reconnu par réfugie bénéficie de plein droit d'une carte de résidence, d'un titre de voyage dans le pays de refuge, mais les réfugiés reconnus par la délégation du HCR / Rabat, n'ont pas droit à la carte de séjour, ni au travail, ni à la liberté de circulation. Notre situation peut être comparée à celle d'un prisonnier sans geôlier ou d'un poisson dans un aquarium.
  • Réunification Familiale : La possibilité donnée à des membres d'une famille séparés entre plusieurs pays de se retrouver n'est pas respectée par les autorités marocaines et le HCR/Rabat.
  • Il y a des réfugiés reconnus par le bureau du HCR/Rabat qui ont des familles dans d'autres pays du monde et se voient refuser de rejoindre leurs familles même ceux qui ont laissé leurs épouses, ( époux ) et enfants dans leurs pays d'origine sous prétexte que le gouvernement du Maroc n'a pas encore accepté les refugiés au Maroc. Il y a d'autres réfugiés  qui ont formulé de demande de regroupement familiale qui sont restés lettre morte.
  • Une déclaration faite par Monsieur Menouar Alem diplomate marocain devant la sub-commission des Droits Humains du Parlement européen : « toutes les personnes qui ont formulé des demandes d'asile au Maroc le font uniquement pour gagner du temps avant de tenter d'entrer illégalement en Europe ». Cela prouve que les autorités du Maroc n'acceptent pas la présence des réfugiés sur leur territoire.
  • Comment se fait-il que le HCR/Rabat ne réussitpas à faire pression sur le gouvernement Marocain afin que les Réfugiés en détresse puissent être sauvés ? Que le gouvernement respecte la convention de 1951 qu'il a ratifié en réservant un traitement digne à toutes ces personnes qui ont choisi le Royaume comme terre de refuge compte tenu de sa stabilité Politique ? Car l'article 14 de la déclaration universelle des droits de l'homme dit ceci : « "Devant la persécution, toute personne a le droit de chercher asile et de bénéficier de l'asile en d'autres pays"
  • J'invite les autorités marocaines ainsi que les responsables du HCR/Rabat à respecter aussi bien les droits des réfugiés au Maroc que la Convention relative au statut des réfugiés en lieu et place de servir les intérêts de l'union Européenne avec leur politique d'externalisation des frontières.

Sahara Occidental : lettre ouverte à Ban Ki Moon

 Par APSO, 23/3/2010
La surveillance des Droits de l’Homme au Sahara Occidental occupé par le Maroc est une urgence. Aminatou Haidar, éminente militante pour les Droits de l’Homme, et nominée au prix Nobel de la Paix, a récemment risqué sa vie pour le respect de ses droits et attiré ainsi l’attention de l’opinion internationale sur la question.
Les brutales violations des droits de l’Homme contre les citoyens Sahraouis continuent.
On s'inquiète particulièrement actuellement pour les 7 prisonniers d'opinion actuellement en attente de procès, et qui risquent la peine de mort à la suite à leur arrestation pour trahison. Voir aussi l’ action urgente d’Amnesty International.
La surveillance indépendante du respect des droits de l’homme sera un outil clé dans la lutte contre les violations des droits humains.
La MINURSO, la mission de l'ONU au Sahara occidental est la seule mission de maintien de la paix sans un mandat de surveillance des Droits de l'Homme.
Les ONG, associations, parlementaires, syndicat, et autres personnalités sont invités à signer ce courrier pour exprimer leur demande d’une surveillance par la MINURSO des droits de l’Homme au Sahara Occidental occupé.
Pour vous joindre à l’appel, envoyez un mail à Natalie Sharples :  nataliesharples@hotmail.com  (date limite 28 mars 2010.)

Monsieur Ban Ki-Moon,
Nous, signataires de ce courrier, vous remercions de vos efforts, qui ont permis à la défenseure des droits de l’homme Aminatou Haidar de rentrer dans son pays auprès de ses enfants, après avoir été interdite d’entrée dans son pays par les autorités Marocaines. Nous sommes satisfait de ce que pour une fois dans la question du Sahara Occidental, la justice et le droit international aient prévalu.
Mais nous savons que cela ne constitue pas la fin des violations des Droits de l’Homme dirigés contre ceux qui s’opposent à l’occupation Marocaine du Sahara Occidental. Aminatou Haidar n’est qu’une des nombreuses victimes des violations des Droits de l’Homme. D’autres défenseurs Sahraouis des Droits de l’Homme sont prisonniers d’opinion, détenus dans des conditions inacceptables et soumis à des abus condamnés par le droit international, quand d’autres vivent dans la peur constante d’arrestations arbitraires et de torture.
La MINURSO est la seule mission de maintien de la paix onusienne contemporaine sans mandat pour surveiller le respect des Droits de l’Homme. L’évidence de la nécessité de cette compétence ne peut plus être ignorée maintenant. Il est indispensable d’élargir le mandat de la MINURSO à l’observation des Droits de l’Homme.
Nous pensons que sans cette extension du mandat de la MINURSO, le peuple Sahraoui ne pourra pas voter lors d’un référendum d’auto détermination, libre et équitable, qui est leur droit selon le droit international.
Nous demandons que l’observation des Droits de l’Homme devienne un des mandats de la MINURSO, lors de son renouvellement en Avril 2010, afin que les Nations Unies s’acquittent de leurs obligations dans l’organisation du referendum d’autodétermination pour résoudre définitivement le conflit du Sahara Occidental.
Sincères salutations.

mardi 23 mars 2010

«Les punitions envers les prisonniers salafistes sont extrêmes»

Le Soir Echos : 22 /3/ 2010

Abderrahim Mouhtad, Président de l'Association Annassir des familles des islamistes détenus
Une délégation américaine s'est déplacée dernièrement au siège de votre Association à Sidi Bernoussi. Quel a été le motif de cette visite ?
La visite de cette délégation s'est effectuée le jeudi 11 mars. Lorsque ces Américains se sont déplacés pour nous voir, nous ne nous sommes pas mis d'accord sur la manière de communiquer autour de cette rencontre qui émane de leur propre initiative. Je préfère que ce soit l'ambassade des Etats-Unis qui s'exprime sur les raisons de cette visite.
Après la dernière tentative d'évasion de 10 prisonniers salafistes, la tension monte d'un cran dans les prisons. Comment se présente la situation actuellement ?
Actuellement, il y a une tension extrême dans les prisons. Il y a eu un tour de vis de la part des responsables dans les centres de détention. Ceci depuis l'échec de la dernière tentative d'évasion le 9 mars. Il y a des sanctions extrêmes. Une cinquantaine de prisonniers ont été transférés à Tiflet. Ces mesures risquent de donner naissance à des grèves de la faim.
Face à cette tension dans les prisons, que compte faire l'Association Annassir ?
Tout d'abord, nous avons tenté d'avoir des informations sur le sort des prisonniers qui ont tenté de s'évader. L'administration pénitentiaire ne veut rien nous dire. Tout ce que l'ont sait c'est qu'ils sont entre les mains des services de sécurité. Lors de la réunion avec les familles des détenus le samedi 20 mars, nous avons décidé d'organiser un sit in ce mardi 23 mars devant le siège du ministère de la Justice à Rabat pour protester contre cette situation et pour réclamer la fin des punitions collectives.


La manifestation s' est bien passée.
La chaine  al Jazerra  - en arabe- va passer un reportage ce soir a 21h Maroc. et la presse écrite était présente et va publier demain.
AM

Fin de la grève illimitée de la faim des Diplômés Chômeurs de Taroudant

Par ASDHOM, 5/3/2010


Communiqué de l’ASDHOM suite à l’arrêt de la grève de la faim 
des diplômés chômeurs de Taroudant.
« On ne va pas mourir, mais on restera une épine dans la gorge des gouvernants de Taroudant ! »
C’est par cette phrase que les quatre diplômés chômeurs de l’Association Nationale des Diplômés Chômeurs au Maroc-section de Taroudant, en grève de la faim depuis le 11 janvier 2010, ont annoncé la suspension de leur mouvement, ce jeudi 4 mars.
Convaincus de la justesse de leur lutte pour exiger des droits élémentaires tels que le droit au travail, le droit à s’organiser en association et le droit à la vie, les grévistes ont été sensibles à l’élan de solidarité qui s’est concrétisé à travers tout le pays et à l’étranger.
L’ASDHOM félicite les grévistes et leur association, l’ANCDM, pour leur grand sens de responsabilité et leur souhaite un prompt rétablissement.
L’ASDHOM réaffirme son soutien à la lutte légitime des diplômés chômeurs et dénonce le comportement attentiste et cynique des gouvernants.
Paris, le 5 mars 2010
Bureau exécutif de l’ASDHOM
79, rue des Suisses 92000 Nanterre

Non à l'ouverture d'un camp d'internement des étrangers !!

FUTUR CENTRE DE RETENTION DU MESNIL-AMELOT: 
NON A L'OUVERTURE D'UN CAMP D'INTERNEMENT DES ÉTRANGERS !
La construction du nouveau centre de rétention du Mesnil-Amelot (77) est quasiment achevée. L’ouverture est prévue dans quelques semaines. Avec 240 places de rétention, ce centre sera le plus grand de France. Il s’ajoutera au premier centre de rétention du Mesnil-Amelot de 140 places.
L’entrée en fonction de ce véritable camp marque une nouvelle étape de ce que les associations de défense des droits des migrants ont qualifié depuis 2004 d’industrialisation de la rétention. D'exceptionnel, l'enfermement des personnes en situation irrégulière devient peu à peu un mode de gestion des populations migrantes.
Le centre de rétention comptera 240 places dont 40 places réservées aux familles. Il est
organisé en 6 unités de vie de 40 places autour de deux bâtiments administratifs jumeaux eux-mêmes reliés par une passerelle de commandement. Une double enceinte grillagée et barbelée entoure l’ensemble du camp. Des dizaines de caméras, des détecteurs de mouvements s’ajoutent à cet univers carcéral.
Présenté par l’Administration comme constituant deux centres de rétention il n’y a pas de doutes sur le fait que l’ensemble fonctionnera comme un seul centre de rétention en contradiction avec la réglementation. L’article R 553-3 du CESEDA limite à 140 places la capacité maximale d’un centre de rétention. Comme pour le centre de rétention de Vincennes, l’Administration utilise la fiction de deux centres de rétention côte à côte pour contourner cette interdiction.
Dans ce nouveau camp, les effets combinés du nombre de retenus, de la division en " modules de vie ", des difficultés de circulation des retenus, limiteront considérablement la possibilité pour la société civile de connaître la réalité du fonctionnement d’un tel centre.
Dans ces conditions, la possibilité pour les étrangers d’exercer leurs droits et de bénéficier d’une véritable aide juridique est très limitée. Dans un avenir proche, les audiences du juge des libertés et de la détention (TGI de Meaux) auront lieu dans deux salles intégrées à un ensemble de bureaux de police attenant au camp. Ce juge sera compétent pour statuer sur la situation des retenus des centres du Mesnil-Amelot, c'est-à-dire 380 personnes. La masse de " dossiers " à traiter conduira à un traitement très rapide et superficiel de la situation de chacun.
C’est une véritable justice d’exception pour les étrangers qui s’organise.

Un centre de 240 places représente une moyenne de 40 arrivées par jour (c’est par exemple ce qui était le cas à Vincennes avant l’incendie du 22 juin 2008). Cet univers est celui de l’anonymat, de la déshumanisation des personnes. Comme la situation de Vincennes l’a montré le non-droit, les violences, les auto-mutilations et les tentatives de suicide seront, encore plus qu’ailleurs, le résultat quotidien de cet internement.
Les associations signataires dénoncent cette criminalisation des migrants et s’opposent à l’ouverture de ce camp. Elles appellent les citoyens, les élus à se mobiliser contre l’internement administratif des étrangers.
Premiers signataires :
ADDE - Comede - ELENA-France - Emmaüs France- Fasti-Gisti - La Cimade -Camp de  Ligue des droits de l'homme - Migreurop - MRAP - RAIDH-Réseau Education Sans Frontières - Secours Catholique - Syndicat des Avocats de France - Syndicat de la Magistrature- UNSA

Lettre ouverte de Madame Zoubida Aït Rahal

Par Veuve Zoubida Ait SI RAHAL, 16/3/2010
Je suis une simple concierge d'immeuble parisien qui trime pour éduquer ses enfants et maintenant pour assurer les frais inhérents à défense de la mémoire de mon époux Mr Mohamad Ait Si, RAHAL tué par l'officier supérieur Mohammed Karbouch qui jouit d'une impunité totale et du soutien d'une justice aux ordres du plus offrant en Drh.
Huit ans auparavant , mon conjoint immigré marocain de 52 ans décédait à l’hôpital IBN ZOUHR à Marrakech quelques heures après avoir subi des tortures par cet officier supérieur tortionnaire (suite à une banale altercation) ... Notre famille achevait de passer d'excellentes vacances quand l'irréparable à eu lieu la veille de notre retour en France.
Depuis le 25/07/2002 jour de la mort de mon mari, mes enfants, Achraf, Fahd, Wassime et
moi même n’avons eu de cesse de déployer tous les recours auprès de l’administration
Marocaine afin que ce fonctionnaire hors la loi et coupable de ce crime odieux soit jugé et mis au ban de la police.
Après une mobilisation des associations et un sit-in devant l'ambassade du Maroc à Paris, ainsi
qu'une campagne de pétition relié par des sites Internet de la communauté marocaine en
Europe, la justice a condamné l'officier supérieur, Mohamed KARBOUCH, à 10 ans de prison.
Justice avait été rendue!!
Je me suis empressée de remercier mes soutiens, mais rapidement j ai pris conscience de
vivre dans un Maroc sombre de l' impunité et du crime protégé.
D' appels en appels l'officier supérieur, KARBOUCH, est toujours libre 8 ans après son acte
MEURTRIER. Accompagné de ses avocats , il me nargue en me disant «tu ne fais que perdre
ton temps et ton argent car tu sera toujours qu'une femme zmagriaya, nous nous sommes les
Oulad el blad!!».
Durant ces 8 années de calvaire je suis partie au Maroc plus de 50 fois pour arpenter les
couloirs sinistres des palais de justices... Mon dernier voyage datant à ce jour du 2O novembre2009.
RECAPITULATIF:
Le 1mars 2005,en première instance ,il est condamné à 10ans de prison.
Il est reparti libre après avoir fait appel.
Le 11 mai 2006,la cour d'Appel le condamne ...à deux années de prison ferme.
Mon avocat à fait cassation.
Le 4 avril 2007,la Cour de Cassation casse le jugement en Appel.
Le dossier doit être rejugé en cour d'Appel.
Enfin le 27 novembre 2008,à la veille de l'audience,les avocats de la parties
adverse m'ont proposé un remboursement intégrale de mes dépenses...Et que je
retire ma plainte!
Ma réponse fut sans appel,mon combat est pour la justice , la mémoire de mon mari,
mes enfants et petits enfants ainsi que les personnes qui peuvent
malheureusement se retrouver dans ma situation.
Même vivant modestement, et ayant des difficultés physique et morales, ma
conscience m'interdira jusqu'au bout de vendre la vie du père de mes enfants
contre de l'argent sale.
Le 28 novembre2008,il fut jugé et condamné une fois de plus à 10 années de
prison ferme !
Ces avocats ont refait cassation...Il est reparti libre !
Depuis sa première condamnation en 2005 l'officier supérieur KARBOUCH n'est jamais
allé en prison ,il a gagné 4 années de liberté en faisant appel et cassation.
II a conservé à ce jour son salaire et son poste en dépit de ses condamnations et de son crime
 Pour ma part,j'ai perdu mon mari et son salaire...
Mes enfants, mes petits enfants et tous les proches de mon défunt mari n'auront de cesse tant qu'il ne sera pas PUNI.
e-mail : zoubida_as@yahoo.fr tel:0145405889

Mort suspecte d'un détenu hélvético-tunisien en Suisse

Par Amédée Sonpipe, Bakchich, 21/3/2010

Se disant victime de brimades, un détenu d’une prison suisse a mis le feu à son matelas. Les gardiens ont attendu 90 minutes avant d’entrer dans sa cellule. Le prisonnier, condamné pour une peine mineure, est mort asphyxié.
Nicolas Mattenberger, député socialiste et avocat dans le canton de Vaud, et sa consoeur parisienne Isabelle Coutant-Peyre préparent une plainte pénale pour « homicide par négligence ». Ils demandent que l’on fasse toute la lumière sur la mort de Skander Vogt, détenu dans le quartier de haute sécurité de la prison de Bochuz le 11 mars dernier. Ce décès est d’autant plus embarrassant pour l’administration pénitentiaire que cet helvético-tunisien aurait dû être libéré en… juin 2001.
En effet, Skander Vogt n’avait été condamné qu’à 20 mois de prison pour des imbécilités d’adolescent : dommages à la propriété, injures, menaces, vol, violences. Mais l’article 43 du Code pénal suisse permet de priver le condamné du droit à la liberté, à l’expiration de la peine prononcée, pour une durée illimitée, si « en raison de son état mental, le délinquant compromet gravement la sécurité publique ». Entré à 20 ans derrière les barreaux, il n’en est sorti dix ans plus tard que les pieds devants.
Victime de brimades répétées
« Depuis 2006, j’ai alerté la Cour européenne des droits de l’homme sur cette situation invraisemblable, totalement inhumaine », proteste Isabelle Coutant-Peyre, l’un des défenseurs de Skander Vogt. En effet, depuis une décennie, l’homme était considéré par l’administration pénitentiaire comme extrêmement dangereux. Il ne sortait de sa cellule que pieds et poings enchaînés. Or, ce garçon, rappeur passionné, se montrait au contraire gentil, joyeux, drôle, curieux de tout, avec le réseau d’amis qu’il avait pu se constituer en dehors de la prison. Ils étaient une cinquantaine d’entre eux à assister à ses funérailles au cimetière de Montoie, à Lausanne, mardi dernier.
Que s’est-il passé ? En 2008, Skander Vogt souffre des dents, mais la prison de Bochuz (canton de Vaud) lui refuse le dentiste. Pour protester, le prisonnier grimpe sur le toit de la prison, et y reste trente heures, soutenu par les autres détenus. Depuis, les responsables de l’établissement lui vouent une haine sans bornes. Les humiliations pleuvent. La semaine dernière, on lui confisque sa radio. Furieux, Skander annonce « ce soir, ça va cramer », et il met le feu à son matelas. La fumée envahit la cellule.
Les gardiens n’interviennent pas
« Comment expliquer que les gardiens ne lui ont pas porté secours ? On nous dit que Skander était considéré comme dangereux et qu’ils avaient peur d’entrer dans sa cellule ! Ça ne tient pas la route », dénonce Nicolas Mattenberger.
Les gardiens vont donc le laisser s’asphyxier pendant une heure et demie, entre 1 heure et deux heures 30 du matin, attendant les renforts des troupes d’élite de la police vaudoise.
La mort est constatée à trois heures.
Le directeur de la prison téléphone à Sanda Vogt, la sœur aînée de Skander, lui affirmant que son frère s’est suicidé. Depuis, l’administration pénitentiaire a changé de version, prétendant que le prisonnier empêchait les gardiens de lui porter secours, proférant contre eux des menaces de mort. Déclaration aussitôt démentie par le voisin de cellule de Skander. Habituellement, un incendie provoque une grande animation dans une prison. Mais cette fois, les gardes-chiourmes ne semblaient pas pressés d’intervenir, se contentant de chuchoter.
Enfermé sans expertise psychiatrique
« Nous n’allons pas lâcher l’affaire, c’est trop grave. Ce malheureux a été martyrisé pendant dix ans. Et il y en a d’autres dans les prisons suisses. Comment peut-on priver un homme de sa liberté sous prétexte qu’il serait dangereux ? Depuis des années nous réclamions une expertise psychiatrique », dénonce Isabelle Coutant-Peyre.

Skander Vogt, de Tunis au Léman
Sanda, 34 ans, et Skander, 30 ans, ont perdu très tôt leur mère tunisienne. Vivant à Tunis, ils sont recueillis par une tante. Leur père, originaire de Bâle, en Suisse, perd le contact avec ses enfants. Ces derniers arrivent sur les bords du lac Léman en 1993 et sont recueillis par des familles d’accueil. Skander tombe alors dans la petite délinquance.


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Guerre de Gaza : Pétition à Monsieur Bernard Kouchner, Ministre des Affaires étrangères


Par Amnesty International

Monsieur le Ministre,
Dans un rapport daté du 4 février, Monsieur Ban Ki-moon, Secrétaire Général de l'ONU, notait qu’il était «impossible de porter un jugement» sur la mise en œuvre, par les autorités israéliennes et palestiniennes, de la résolution 64/10 de l’Assemblée générale en date du 5 novembre 2009 relative à la guerre de Gaza.
La résolution priait instamment ces dernières d’entreprendre des enquêtes «indépendantes, crédibles et conformes aux normes internationales» ; elle demandait également au secrétaire général de rendre compte, dans un délai de trois mois, de l’application de cette résolution «afin de déterminer quelles nouvelles mesures» devaient être prises.
Les trois mois écoulés, Monsieur Ban Ki-moon, le Secrétaire Général s’est contenté de transmettre les réponses des autorités israéliennes et palestiniennes aux membres de l’Assemblée générale, sans se prononcer sur le respect ou le non-respect, par les deux parties, des critères établis.
Cependant, Amnesty International estime que les informations qu’il a reçues des autorités israéliennes et palestiniennes relatives à leurs enquêtes respectives n’ont pas été «indépendantes, crédibles et conformes aux normes internationales».
Par cette position, Monsieur Ban Ki-moon ne répond pas aux attentes des associations de défense des droits humains et a manqué l’occasion de contribuer à ce que les centaines de victimes du conflit obtiennent justice et réparations.
Je vous demande, Monsieur le Ministre, pour les centaines de victimes de la guerre de Gaza:
• de faire en sorte que la France, membre permanent du Conseil de Sécurité de l'ONU, exige du Secrétaire Général de l’ONU des enquêtes répondant aux normes internationales avec des experts indépendants en droit international humanitaire et en droit relatif aux droits humains;
que la France appuie la participation de la Haut-Commissaire aux Droits de l'Homme des Nations unies ;
que la France n’use pas de son droit de veto au Conseil de Sécurité dans l’éventualité d’une saisine de la Cour Pénale internationale permettant des réparations aux civils tués et autres victimes ayant subi des pertes ou des dommages résultant d’actes illégaux commis pendant la guerre.
Je vous prie, d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma haute considération
La pétition est visible à cette adresse : http://www.amnesty.fr/aif_petitions/?petition=176

lundi 22 mars 2010

Maroc : Solidarité du NPA avec les travailleurs en lutte !

Par Mahmoud Tawri, 20/3/2010
Les mouvements sociaux s’amplifient sur l’ensemble du pays. Les travailleurs et citoyens marocains en lutte ont besoin d’un soutien international indéfectible. 
Depuis juillet dernier, 850 travailleurs de l’Office Chérifien des Phosphates (OCP) sont en lutte continue contre leur licenciement abusif par leur employeur, géant groupe étatique qui domine le marché mondial du phosphate.
L’OCP, à travers sa filiale Smesi, n’a pas hésité à licencier les 850 travailleurs parce qu’ils ont décidé de créer un bureau syndical pour défendre leurs droits.
Derrière cette décision, la direction de l’OCP veut surtout augmenter sa rentabilité et remettre en cause tous les acquis sociaux des phosphatiers gagnés dans le passé et imposer une précarité à outrance notamment en multipliant les CDD par l’intermédiaire des sociétés d’intérim.
Un comité de solidarité national (CSOS) a vu le jour, regroupant des représentants des travailleurs en lutte et des militants de différentes villes du Maroc et de différentes forces de la gauche radicale.
Plusieurs initiatives ont été prises : manifestations et rassemblements notamment à Khouribga, ville minière et centre de production du phosphate, à Casablanca devant le siège de l’OCP, et à Rabat devant le ministère de tutelle et le siège du parlement. Une caravane de solidarité a également été organisée par l’Association marocaine des droits humains (AMDH) et a connu un net succès.  
Le pouvoir marocain, face à ces revendications légitimes, n’a apporté qu’une seule réponse : la répression (des dizaines de blessés et plusieurs poursuites judiciaires). Le pouvoir au Maroc prouve encore une fois qu’il n’a pas changé de nature, dix ans après la mort de Hassan II : une dictature répressive qui défend les intérêts du grand capital, emprisonne les militants (le groupe des étudiants de Marrakech – groupe de Zahra – et d’autres détenus politiques croupissent encore dans les geôles du pouvoir marocain), bafoue la liberté d’expression et interdit les journaux indépendants (fermeture de Journal Hebdo, titre phare de la presse indépendante), etc.  
Dans le contexte actuel marqué par une situation économique qui se dégrade et des inégalités sociales qui ne cessent de se creuser, et face au non-respect continu des droits fondamentaux des classes laborieuses, les luttes sociales au Maroc s’amplifient.
Les travailleurs de l’OCP continuent de se battre, convaincus que seule la lutte paie.
Le combat des diplômés chômeurs, organisés dans plusieurs associations, dure depuis des années, malgré la répression féroce et les procès iniques.
Les habitants des quartiers populaires à Casablanca, les sans-logis à cause des intempéries, s’organisent pour exiger que l’Etat prenne ses responsabilités.
Le mouvement étudiant, malgré la répression et les arrestations, se bat contre la réforme de l’enseignement qui a transformé les universités en des usines à chômeurs ou à main d’œuvre pas chère et corvéable à souhait.
Le mouvement de grève dans l’Education nationale, à Zagora et ailleurs, revendique sans relâche la gratuité de l’enseignement.
Les militants politiques et syndicalistes, des droits humains (notamment l’AMDH), les altermondialistes (Attac-Maroc), luttent au quotidien contre les politiques libérales préconisées par les institutions financières internationales et mises en œuvre par le gouvernement marocain ; contre la politique répressive du pouvoir ; pour défendre les intérêts des classes populaires.  
Face à cette situation, la solidarité internationale doit continuer et s’amplifier car il s’agit d’un moyen de pression important sur le pouvoir marocain, mais également un élément important d’encouragement des travailleurs en lutte. 
Sam 20.3.10, le_rebelle

Casa : répression de la marche populaire

Par Ali Fkir, 21/3/2010
La marche populaire que devraient organiser les victimes des politiques de l'Etat dans le domaine de l'habitat a été interdite. Toutes les artères qui mènent au point de départ ont été bouclées, le siège d'ANNAHJ ADDIMOCRATI (la Voie démocratique:VD) a été encerclé et interdit d'accès même à ses militant-es.
Des centaines de citoyen-nes ont pu quand même forcer certains barrages de forces de répression et arriver devant le local d'ANNAHJ. Les forces ont chargé les protestataires. Des blessées sont à signaler.
Par manque de place dans la ruelle où se situe le siège d'ANNAHJ le COMITE DE SUIVI a proposé de se  diriger vers le local de la CDT. Devant le local de la CDT (à Derb Omar) a eu lieu un grand meeting populaire au cours duquel les représentant-es des quartiers populaires ont pris la parole pour exposer leurs problèmes et condamner les agissements illégaux des représentants de l'État


Les blessés sont évacués par ambulance




vendredi 19 mars 2010

Casablanca 21 mars : les raisons d'une marche populaire

par Ali Fkir, 18/3/2010
Nos questions et les réponses du camarade Mohammed Abounasr, coordinateur du "Comité de Suivi du Dossier de l'habitat à Casablanca":
1 - Quel est l'objectif de la marche que vous organisez en coordination avec l'AMDH, section de Casablanca?
- Abounasr: la satisfaction des revendications légitimes des citoyen-nes relatives à des logements salubres; à des logements qui respectent la dignité humaine.
2 - Quels sont les quartiers de Casablanca qui sont représentés dans ce mouvement?
- Abounasr: pratiquement tous les quartiers populaires qui souffrent de la précarité de l'habitat: Bernoussi, Aïn Sebaâ, Hay Mohammedi, Medina, Bourgogne, Beauséjour...
3 - Quelle est la réaction de l'Etat?
- Abounasr: l'administration a essayé de "dialoguer" avec la section de l'AMDH en l'absence des représentant- es des victimes. Le bureau de la section a refusé tout dialogue en l'absence des premiers concernés.
4 - Qui se solidarise avec ce vaste mouvement des victimes de la marginalisation ?
- Abounasr: Les militant-es des droits humains, les forces démocratiques, les syndicats militants...


Abounasr (à droite) accompagné du camarade Saïd Chihab, en visite aux victimes de la marginalisation et de l'exclusion.
Le camarade Mohammed Abounasr est né et a grandi à Hay Mohammedi, l'un des plus pauvres quartiers de Casablanca. Il a trimé depuis l'âge de 16 ans pour subvenir aux besoins les plus élémentaires de sa famille restée sans ressource aucune après le décès de son père. Aujourd'hui enseignant chercheur, militant incontournable du Syndicat National de l'Enseignement Supérieur, se retrouve dans la tourmente de la lutte des siens pour les droits de citoyennetés les plus élémentaires.
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Nos questions et les réponses de la militante Zineb Alaoui, membre du "Comité de Suivi du Dossier de l'habitat à Casablanca"
1 - Vous êtes en train de préparer la marche du dimanche 21 mars 2010. Quelles sont vos revendications?
- Zineb: je peux résumer nos revendications dans les points suivants:
a - Annuler les décisions prises par les pouvoirs publics en 1989, qui exclurent pratiquement des milliers de familles du droit aux logements salubres.
b - Généraliser ( dans la transparence, sans corruption.. .) la distribution des logements salubres.
c - Accorder des facilités des payement aux bénéficiaires (selon les moyens de chaque famille).
3 - Dans quel cadre vous - t on arrêtée le mardi 16 mars 2010?
- Zineb: Les citoyen-nes distribuaient normalement l'appel à la marche du 21 mars. La police a embarqué ma camarade Fatima et mon camarade Abdennabi, je me suis alors précipitée pour monter dans la fourgonnette. Les policiers n'en revenaient pas. C'est la première fois qu'une citoyenne ne s'enfuit pas et ose monter dans la fourgonnette sans qu'elle y soit "invitée".
Nous avons protesté énergiquement au commissariat: nous distribuons légalement l'appel d'une association légale (AMDH) à une marche populaire pacifique.
En apprenant que nous sommes membres de l'AMDH, ils ont changé de ton et on a été traité avec respect. Ils voulaient connaître notre appartenance politique. Nous avons répondu que nous sommes simplement militantes de l'AMDH. Ce qui est vrai. Nous avons insisté sur le fait que nous continuerons notre légitime combat et qu'on a pas peur de la prison. Nous voulons des logements salubres.
On a été relâchés après 2h30mn de détention
4 - Vous n'étiez pas brutalisée?
- Zineb: absolument pas. De toute façon, ils avaient compris que nous n'avions pas peur et qu'on était prêt pour le pire.
5 - Vous êtes toujours déterminée à combattre pour des logements de dignité?
- Zineb: bien sûr. Je ne peux pas dormir tranquillement tant que ma petite famille n'a pas où vivre dignement. Nous sommes, toutes et tous déterminé-es à arracher nos droits.
Zineb, à la gauche du camarade Saïd Chihab, tous les deux membres du "Comité de Suivi..."
 Zineb Al Alaoui, femme au foyer (mère de deux enfants) se retrouve aujourd'hui au cœur de la lutte des sans-droits de citoyenneté. Forgée dans le feu de la lutte, oratrice convaincue et convaincante, cette femme née et grandi dans la édina, n'a pas froid aux yeux. "On m'a toujours dit que Dieu me viendra en aide, aujourd'hui j'ai décidé d'arracher moi-même mes droits".

Photos des précédentes manifestations (Ali Fkir, 05/03/2010)
Finie l'époque de "la femme à la maison!". Elles prennent la lutte en main. Merci combattantes! . Vous êtes la fierté de ce peuple.
 Pas d'âge pour protester.
Le camarade Abdellatif Dchiche, président de la section de l'AMDH -Casablnaca, toujours avec les sans-droits en lutte.
 Le discours des foules n'est plus le monopole des hommes. Elles sont nombreuses les oratrices à drainer les foules. Elles sont sur le terrain. Quant à nos "intello-bourgeoises " , elles peuvent fêter tranquillement le 8 mars dans les palaces à cinq étoiles.
De toute façons elles ne vivent pas dans les mêmes conditions et donc elles ne peuvent pas avoir les mêmes priorités.  C'est une question d'appartenance de classe.

SMESI: cafouillage

Communiqué du Comité de Solidarité avec les Ouvriers de SMESI, 19/3/2010
Transmis par Ali Fkir, coordinateur du CSOS
Le gouverneur de la ville de Khouribga a reçu, sur son "invitation" (le 17 mars 2010), le bureau syndical (UMT) des 850 ouvriers licenciés abusivement par l'OCP, géant groupe minier public (il monopolise plus de 90% de la production minière au Maroc, en plus de la quasi totalité de l'industrie de transformation minière en aval).
Selon notre première évaluation de la dite rencontre, nous pouvons affirmer qu'il s'agit d'une opération de cafouillage, puisque rien de positif n'a été proposé aux victimes de l'arbitraire. Le gouverneur a parlé d'une rencontre ayant essentiellement pour but de "mieux se connaître".
Sa dernière phrase fut " vous avez raison, mais l'autre partie n'a pas tort".
C'est clair, l'Etat ne veut pas prendre ses responsabilités. La législation de travail est là, il suffit de l'appliquer: licenciement abusif, atteinte délibérée à la liberté syndicale...
Nous protestons contre l'attitude négative des représentants de l'Etat
Nous condamnons la connivence Etat-OCP
Nous dénonçons les tergiversations du gouverneur
Reprenons le flambeau de la solidarité, nationale, internationale et internationaliste
LA SOLIDARITÉ NOUS INTERPELLE

mercredi 17 mars 2010

Solidaridad con trabajadores mineros de SMESI (OCP Khourigba) desde Cargill SLU Sevilla (España)

COMUNICADO

EL COMITE DE EMPRESA DE CARGILL, S.L.U. ( SEVILLA) QUIERE EXPRESAR:
SOLIDARIDAD CON LA LUCHA POR LA ESTABILIDAD DE LOS MINEROS DE SMESI Y EXIGE A LA OCP QUE NO PERMITA NINGUN DESPIDO DE NINGUN MINERO DE SUS EMPRESAS SUBCONTRATADAS, ASI COMO EXIGIR DE LAS AUTORIDADES MARROQUIES LA LIBERACION DE TODOS LOS MINEROS QUE HAYAN SIDO DETENIDOS POR DEFENDER SUS JUSTOS DERECHOS.

FIRMADO, Comité de empresa de Cargill SLU (Sevilla), 16 de marzo de 2010

mardi 16 mars 2010

HOY MARTES 16 SE ABREN LAS NEGOCIACIONES CON LOS TRABAJADORES DE SMESI-OCP DE KHOURIBGA

El pasado día 12, el comité local de la UMT de Khouribga ha hecho público un comunicado en el que anuncia la apertura de negociaciones con el gobernador de Khouribga que ha prometido llevar a la reunión “propuestas positivas”. Hay que hacer notar que ésta es una primera victoria de los trabajadores, puesto que, hasta ahora, las autoridades se habían negado a reconocer a la sección sindical de SMESI de la UMT como el sindicato representativo de los trabajadores despedidos.

En el comunicado, la UMT de Khouribga recuerda que hasta ahora todos los intentos de negociación han sido burlas con la única intención de frenar la lucha y las reivindicaciones de los trabajadores y ocultar la falta de transparencia en la gestión de la OCP.

Denuncian la salvaje represión sufrida por los trabajadores el 23 y el 25 de febrero sobre la que han presentado denuncia en el Juzgado de Instrucción nº 2 de Khouribga para que los responsables policiales de estas agresiones paguen su culpa y se hagan cargo de los gastos médicos de los heridos, especialmente de los que han sufrido fracturas y daños irreparables.

Reafirman la continuidad de su lucha contra el hambre, la exclusión y la represión, exigiendo sus derechos ante las autoridades, la OCP y el Ministerio de Energía y Minas.

Continúa el comunicado, esperando que la OCP esté presente en las negociaciones de hoy y acabe con su actitud de “Silla vacía”. Se debe poner fin al sufrimiento de los 850 trabajadores y sus familias, mediante la readmisión, la integración en la plantilla de la empresa y el reconocimiento del sindicato. Han sido años de trabajo sin derechos para la OCP, 7 meses despedidos sin ningún ingreso, todo esa sufrimiento debe acabar. En estos momentos, la OCP necesita mano de obra cualificada, se están acabando los stock existentes de fosfatos y la única solución adecuada es la incorporación de estos 750 trabajadores, que tienen ya una experiencia y una calificación profesional. También es preciso limpiar la empresa de la corrupción y de los ex directivos especuladores que crean empresas auxiliares fantasmas para enriquecerse con una empresa pública.

El comunicado termina agradeciendo a todas las organizaciones sindicales, políticas, humanitarias, tanto nacionales como internacionales, que han prestado su apoyo y solidaridad a la justa lucha de los trabajadores de SMESI-OCP y denuncian la falsedad de un comunicado emitido por la UNTM .

Traducción libre del árabe: CGT- ANDALUCÍA

lundi 15 mars 2010

OCP-SMESI : première victoire

Comité de solidarité avec les ouvriers de SMESI(CSOS)
-Maroc-
             
خريبڭة، في: 12 مارس 2010
Première victoire des ouvriers des ouvriers de SMESI (filiale de l'OCP): les autorités ont été obligée de discuter avec le bureau syndical (UMT) des ouvriers, bureau considéré jusqu'à présent illégal.
 Après le Pacha, c'est au tour du gouverneur de recevoir les représentants des mineurs du phosphate (le 17/03/2010). Le représentant de l'État (propriétaire de l'OCP) serait porteur de "propositions positives".
  Les ouvriers ont reporté leurs sit-in et autres marches, en attendant la rencontre du mardi 16 mars 2010.
        Bravo prolétaires!
        Nous sommes toujours de votre côté!
                 Ali Fkir, coordinateur du CSOS (15mars 2010)
 
 Ci-dessous dernier communiqué de l'UMT Khouribga
 
الاتحاد المغربي للشغل
الاتحاد المحلي لنقابات
خريبكة
الاتحاد المغربي للشغل بخريبكة يطالب بإنصاف عمال سميسي ـ  ريجي وعائلاتهم، ويندد بقمع العمال وبالمفسدين داخل قطاع الفوسفاط، ويحيي عاليا المتضامنين بالداخل والخارج
 
    إن الاتحاد المحلي لنقابات خريبكة، التابع للاتحاد المغربي للشغل، وبعد تدارسه للتطورات التي عرفها ملف نقابة عمال سميسي ريجي، وما خلفه القمع الأسود الذي تعرضت له نضالات العمال يومي 23 و 25 فبراير 2010 من إصابات بليغة في صفوف العشرات من العمال ضمنها حالات كسر؛ وبعد اللقاء الذي عقده الخليفة الأول لعامل إقليم خريبكة صحبة مندوب الشغل والمدير الجهوي للطاقة والمعادن مع وفد من نقابة سميسي ـ ريجي، والذي لم يكن الهدف منه للأسف الشديد الاستجابة للمطالب البسيطة والعادلة للنقابة بإرجاع العمال إلى عملهم وإدماجهم وترسيمهم في إطار المجمع الشريف للفوسفاط، وإنما امتصاص غضب العمال بعد المجزرة الرهيبة التي ارتكبت في حقهم، ومعاودة طرح موضوع توقيع عقود مع شركات وهمية، وهو الطرح الذي ظل العمال يرفضونه على الدوام؛ وبعد لقاء ثان للخليفة الأول بمفرده مع نقابة سميسي ـ ريجي والذي أخبرهم فيه بترتيب لقاء لهم مع عامل إقليم خريبكة في بحر الأسبوع المقبل للتداول في الملف، وهو ما حدا بالعمال إلى تعليق الوقفتين الاحتجاجيتين اللتين كان من المقرر خوضهما أمام إدارة الفوسفاط بخريبكة يومي 11 و 12 مارس 2010 كتعبير منهم عن حسن النية والرغبة في أن يتم إنصافهم في اللقاء المرتقب.. كما تزامنت هذه الأحداث وتزايد الضغوطات الخارجية على الدولة وإدارة الفوسفاط من أجل إيجاد حل لهذا الملف الذي طال أمده، مع توقيف مدير القطب المنجمي  وعناصر أخرى من طرف الإدارة العامة للمجمع الشريف للفوسفاط، والذي يبدو أن من بين أسبابه تداعيات الفضائح و التلاعبات التي فجرها ملف سميسي ـ ريجي..،  وبناء عليه، فإننا في الاتحاد المحلي لنقابة خريبكة:                                                          
    1 ـ نجدد إدانتنا للقمع الهمجي الذي تعرض له العمال يومي 23 و 25 فبراير 2010، مطالبين الوكيل العام للملك بمحكمة الاستئناف بخريبكة بفتح تحقيق في الموضوع ومتابعة المسؤولين عن قمع العمال، وكذا توفير العلاج للمصابين وتعويضهم عن الأضرار الجسمانية والمعنوية التي لحقت بهم، خاصة وأن هناك من تحتمل إصابته بعاهة مستديمة.
    2 ـ نحيي عاليا صمود العمال وعائلاتهم ضد التجويع والتشريد والقمع وكذا استعدادهم العالي للتضحية، مطالبين الجهات المسؤولة من سلطات إقليمية ومحلية وإدارة المجمع الشريف للفوسفاط ووزارة الطاقة والمعادن والوزارة الأولى بالاستجابة الفورية لمطالب العمال.
    3 ـ نأمل أن تحضر إدارة الفوسفاط، التي ظلت تنهج  سياسة الكرسي الفارغ، اللقاء الذي سيعقد بإشراف عامل إقليم خريبكة ، وأن يكون هذا اللقاء تفاوضيا ومحطة تضع حدا لمعاناة العمال بإرجاعهم إلى عملهم وإدماجهم وترسيمهم، بعد سنوات طويلة ومسترسلة من العمل داخل المجمع الشريف للفوسفاط دون حقوق، وبعد توقيف جائر تعدى 7 أشهر.
    4 ـ نعتبر حاجة إدارة الفوسفاط إلى يد عاملة مدربة أمرا ملحا في الظرفية الحالية مع قرب نفاد المخزون الاحتياطي من الفوسفاط، وعليه فإن إرجاع وإدماج عمال سميسي ريجي يعتبر الحل الأمثل بحكم خبرتهم وتجربتهم في الميدان بشهادة الإدارة نفسها، وأن اللجوء إلى حلول خارج ذلك يضر بالاقتصاد الوطني أولا، ويزيد من وطأة الظلم والقهر على العمال ومن حدة الاحتقان الاجتماعي ثانيا.
    5 ـ نعتبر أن فتح تحقيق شامل حول التلاعبات التي تتم في القطاع والتي كان من ضحاياها عمال سميسي ـ ريجي، وتطهيره من المفسدين، لمن شأنه أن يساهم في ترميم صورة المجمع  الشريف للفوسفاط التي اهتزت أمام الرأي العام الوطني والدولي.   
    6 ـ نحيي بحرارة كل الهيئات السياسية والنقابية والحقوقية والمدنية في الداخل والخارج التي عبرت عن إدانتها للقمع الوحشي الذي تعرض له العمال أو ساندت نضالاتهم، وكذلك الأمر بالنسبة للمنابر الإعلامية، مشيدين بالضغط الخارجي على الدولة وعلى إدارة الفوسفاط من أجل العمال، معتبرين ما جاء في بيان المكتب الإقليمي للاتحاد الوطني للشغل بالمغرب بخريبكة حول علاقة العمال بشركات الوساطة خاطئا  تماما مطالبين بتصحيحه.
عاشت كفاحات نقابة سميسي ريجي
عاش الاتحاد المغربي للشغل
المكتب المحلي