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lundi 30 août 2010

Nouvelle tension entre le Maroc et l' Espagne

Par AFP 30/8/2010
Le chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, a fait état lundi de sa "préoccupation" après l'arrestation par la police marocaine de militants espagnols au Sahara occidental et les mauvais traitements apparemment subis par ces derniers.
Cette affaire représente une nouvelle source de tensions entre l'Espagne et le Maroc, après une série d'incidents frontaliers, cet été, dans les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla, dans le nord du Maroc. Des militants espagnols pro-sahraouis ont dénoncé, dimanche, avoir été brutalement interpellés, à Lâayoune principale ville du Sahara occidental, après avoir tenté de manifester "en faveur du peuple sahraoui et des droits de l'homme".
Ces militants de l'association "SaharAcciones" ont dénoncé des mauvais traitements et annoncé, lundi à leur retour aux Canaries, qu'ils porteraient plainte auprès de la justice espagnole après des examens à l'hôpital. Carmen Roger, qui faisait partie des 11 militants arrêtés, présentait de gros hématomes sous les yeux à son arrivée à l'aéroport de Tenerife, a constaté une photographe de l'AFP. Elle a déclaré "avoir la certitude d'avoir été frappée par des policiers marocains en civil".
Les militants ont souligné avoir vu les mêmes hommes qui les avait roués de coups, dans le commissariat de Lâayoune pendant leur garde à vue. Le gouvernement espagnol a demandé officiellement des "informations" au gouvernement marocain. Mais, M. Zapatero a paru jouer l'apaisement. "C'est un principe essentiel de la politique étrangère de maintenir de bonnes relations avec un pays voisin comme le Maroc", a-t-il déclaré, ajoutant qu'il était "dans l'attente" de recevoir des "explications" avant de se prononcer sur cette affaire.
La presse marocaine avait fait état, au cours de l'été, de plusieurs incidents frontaliers, entre la police espagnole et des ressortissants marocains à Ceuta et Melilla, deux enclaves revendiquées par le Maroc. Dans un souci "d'apaisement", les ministres de l'Intérieur des deux pays s'étaient rencontrés à Rabat le 23 août pour décider notamment de "rehausser" leur niveau de coopération en matière de sécurité.
Ceuta et Melilla sont la source de tensions récurrentes entre le Maroc et l'Espagne tandis que l'ancienne colonie espagnole du Sahara occidental est l'objet d'un conflit entre le Front Polisario, partisan de l'indépendance, et le Maroc, qui a annexé ce territoire en 1975 et propose une autonomie élargie.
source : le Figaro

dimanche 1 août 2010

Sahara Occidental : Du pain sur la planche pour l'Envoyé Spécial de l'ONU, Christopher Ross

Le Maroc «attise le feu de la guerre»
Par Yazid Alilat, 1/8/2010
Le Front Polisario a, une nouvelle fois hier samedi, appelé les Nations unies à faire respecter la légalité internationale et les résolutions de son Conseil de sécurité dans le dossier de décolonisation au Sahara Occidental.
Les autorités sahraouies, réagissant au discours du roi Mohammed VI, qui a confirmé la volonté du Maroc d'occuper indéfiniment ce territoire, de spolier de sa liberté le peuple sahraoui et d'ignorer les résolutions pertinentes des Nations unies, estiment que le Maroc n'a «aucune volonté sincère de coopérer de manière constructive en faveur d'une paix durable et définitive conformément à la légalité internationale».
Dans un communiqué du ministère sahraoui de l'Information, les autorités de la RASD relèvent que «le discours (du roi du Maroc) consacre la politique expansionniste marocaine adoptée depuis plus de 35 ans». Un discours, prononcé à l'occasion du 11e anniversaire de l'accession de Mohammed VI au trône alaouite, qui est de nature, ajoute la même source, à «attiser le feu de la guerre et des tensions dans la région». Bien plus, les autorités sahraouies déplorent, une fois de plus, «la poursuite de l'intransigeance, du non-respect des résolutions des Nations unies et de la violation de la légalité internationale et des droits de l'Homme» par la puissance occupante, le Maroc.
Le monarque marocain avait, dans son discours vendredi, réaffirmé que le Maroc est toujours décidé à s'approprier le territoire du Sahara Occidental. «En tout état de cause, le Maroc continuera à défendre sa souveraineté, son unité nationale et son intégrité territoriale, avec la détermination de ne pas renoncer au moindre pouce de son Sahara», a martelé le souverain marocain, qui a une nouvelle fois mis en avant la proposition d'une large autonomie dans ce territoire qu'il a présenté aux négociations de Manhasset avec le Front Polisario.
En fait, le Maroc et le Front Polisario n'ont pas totalement mis un terme à ces négociations, qui patinent terriblement du fait de l'intransigeance du palais royal à ne prendre en considération dans ces discussions que sa proposition, refusant d'envisager la proposition sahraouie, soutenu par la communauté internationale, pour un large référendum au Sahara Occidental.
Dérapages du roi
Dans son discours de la fête du Trône, le roi du Maroc a même accusé, dans un accès de délire, «l'Algérie (…) de contrarier la logique de l'Histoire, de la géographie, de la légitimité et de la légalité au sujet du Sahara marocain», et de l'appeler à renoncer «à ses manœuvres désespérées visant vainement à torpiller la dynamique enclenchée par (…) l'initiative d'autonomie pour nos provinces du Sud».
Pas question ainsi pour le Maroc, fort du soutien «intéressé» de quelques membres du Conseil de sécurité de l'ONU, d'ouvrir la voie à un règlement négocié, pacifique et démocratique à ce dernier dossier de décolonisation non seulement en Afrique, mais dans le monde.
Le gouvernement sahraoui a, par ailleurs, rappelé dans son communiqué que «les résolutions de la légalité internationale sont claires vis-à-vis de la question du Sahara Occidental, dernière colonie en Afrique, et dont la solution réside dans l'application du principe d'autodétermination et du respect des frontières héritées du colonialisme».
Les autorités sahraouies ont, d'autre part, appelé le gouvernement marocain à assumer «sa responsabilité quant aux conséquences de cette attitude» de refuser le droit au peuple du Sahara Occidental d'exprimer librement ses choix pour son avenir politique, malgré toutes les résolutions de l'ONU sur ce sujet depuis le cessez-le-feu en 1991. Bien plus, le discours du monarque marocain sur la persistance de l'occupation de ce territoire par le Maroc a, une fois encore, obligé les autorités sahraouies à appeler l'ONU pour qu'elle «accélère sa mission de décolonisation au Sahara Occidental», et de permettre au peuple sahraoui «d'exercer son droit inaliénable à l'autodétermination et à l'indépendance».
Du pain sur la planche pour M. Ross
Le même communiqué du gouvernement sahraoui demande également aux Nations unies «de faire pression sur le gouvernement marocain pour l'amener à respecter la légalité internationale et cesser ses violations des droits de l'Homme au Sahara Occidental». La réaction des autorités de la République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD) est, par rapport au discours étonnant d'agressivité du monarque marocain, claire et logique : elle en appelle, une fois encore, à l'arbitrage et à l'autorité morale des Nations unies pour faire cesser le cauchemar de l'occupation injuste et contraire aux droits humains du Sahara Occidental, et de mettre en œuvre rapidement les conditions d'organisation d'un véritable référendum d'autodétermination pour le peuple sahraoui. Personne n'est gagnant dans la persistance de ce conflit, encore plus le Maroc qui reste, au regard de la légalité internationale, l'agresseur et l'occupant, que les textes de l'ONU qualifient comme puissance coloniale.
Pour autant, le discours de Mohammed VI jette enfin un sérieux doute sur la volonté du Maroc de coopérer réellement avec l'envoyé personnel du SG de l'ONU pour le Sahara Occidental, du moment que Rabat ferme définitivement toutes les issues aux négociations de Manhasset, officiellement encore en cours, en ne cautionnant que sa proposition d'une large autonomie dans ce territoire. L'avenir de ces discussions est mal engagé, et M.Christopher Ross aura bien du mal à travailler avec le palais royal sur cette question.

jeudi 1 juillet 2010

Virée dans l’école sahraouie

L’espagnol et l’arabe dominent, le français et l’anglais sont souhaités 
Par : Larbi Graïne Le Midi Libre, 16/6/2010
La première question qui nous vient à l’esprit est celle-ci : pourquoi cette société vivant en autarcie dans le Sahara a pu accoucher d’un système éducatif qui a pu développer un enseignement de la langue espagnole au point où le taux de réussite avoisine les 100 % ?
Il y a une touche hispanique dans ce bout de désert du côté de Tindouf qui abrite le camp de réfugiés sahraouis. Quand on construit en dur, ça donne des édifices très bas, presque à ras du sol qui rappellent les forts mexicains. Ça tranche avec la couleur ocre et le style soudanais dont se revêtent les constructions à Timimoun ou à Adrar. Le blanc de la chaux est ici tout simplement surprenant. On dirait un pan de la blanche Andalousie transposé sur le sable. Les édifices qui veulent en imposer par leur solennité parce qu’incarnant les institutions de souveraineté, écoles, siège de wilayas, gendarmerie, etc., sont aussi sobres qu’élégants. (...) Les conditions climatiques incitent à pratiquer avec parcimonie les ouvertures sur les murs. Les vents, quand ils soufflent un peu fort, soulèvent les tornades de sable sur fond de chaleur suffocante. (...)
On est étonné par la nature des reproches adressés à l’ex-occupant. «L’Espagne n’a rien construit au Sahara occidental alors que la France a beaucoup fait au Maroc, au Sénégal et en Mauritanie où elle a construit des écoles, des rues et des chemins de fer» lance Smaïl Mbarek, 42 ans, célibataire enseignant de français au camp du 27-Février.
Smaïl Mbarek est licencié. Activiste à Laâyoune dans les territoires occupés par le Maroc, il eut maille à partir avec la justice marocaine qui le poursuivait pour sa participation à Intifada. Fuyant les exactions des autorités chérifiennes, il a fini par lâcher son poste d’administrateur avant de rejoindre les camps des réfugiés.(...)
Pour autant, le ressentiment anti-espagnol ne semble pas être une donnée générale. Le rapport qu’entretiennent les camps des réfugiés avec l’ancienne puissance coloniale semble s’être quasiment inversé.  (...)L’espagnol est massivement parlé par les enfants scolarisés. Pour autant le «hassania», le dialecte arabe local, a gardé toute sa vigueur. La maîtrise de la langue espagnole n’induit pas la perte de la langue maternelle. C’est celle-ci que parlent les Sahraouis entre eux, la langue espagnole n’étant utilisée qu’en situation de communication avec les étrangers. C’est dire que la notion d’hispanophonie n’existe pas encore dans cette société. «On n’éprouve pas de difficultés pour enseigner l’espagnol parce que les élèves passent chaque année les deux mois de vacances en Espagne. Les familles espagnoles les accueillent, et celles-ci à leur tour viennent chez nous passer des vacances d’une semaine» explique Bedda Mohamed Salem, 35 ans, enseignant d’espagnol au niveau du primaire, le seul cycle scolaire existant dans les camps de réfugiés avec le collège qui vient d’être lancé il y a à peine 2 années.
Né en 1975 dans les camps de réfugiés, Bedda Mohamed Salem, aujourd’hui père d’une petite fille, a obtenu un master à l’université de la Havane, capitale d’un pays considéré comme «ami». Il y a passé 14 ans. Depuis qu’il est revenu au bercail, il enseigne la seconde langue du pays dans le "camp du 27-Février" ainsi dénommé en référence à la date de la proclamation de la République arabe sahraouie démocratique.(... )
Le nombre d’élèves qui vont chaque année passer leurs vacances au pays de Cervantès atteint annuellement plus de 5 mille selon Hamdi El Bah, secrétaire général de l’enseignement dans la wilaya de Dakhla. Ce chiffre, précise-t-il, concerne l’ensemble des wilayas. Selon lui, la présence de ces élèves en Espagne contribue à la sensibilisation de l’opinion à la cause sahraouie.
Les écoles sahraouies si elles sont rudimentaires en ce qu’elles sont faites souvent de murs en argile avec comme toit une simple plaque de zinc, dégagent un air de douceur qui les fait se confondre avec des intérieurs domestiques. Le mobilier qu’on trouve dans les classes est moins austère, plus varié. Les murs y sont soigneusement décorés. On voit des couleurs égayantes partout comme si on était dans une chambre d’enfants. Des graffitis et même des tags sont tracés sur les murs, on lit le mot « Liberté » en arabe et en français. On voit des petits meubles peinturlurés visiblement fabriqués à la main . Les filles autant que les garçons arborent la blouse blanche. La coiffe féminine espagnole formée par les deux tresses ornées de rubans rouges va très bien aux filles sahraouies.
La relative surcharge des classes (il y a en moyenne entre 30 et 35 élèves par salle de cours) n’est pas vécue par ici comme un handicap. Dans le camp du 27- février, les jeunes semblent moins nombreux, on croise plus de femmes et d’enfants que d’adolescents. On croirait que dans un tel campement où il n’y a ni usines ni grands chantiers, les parents seraient plus disponibles pour être au plus près de leurs petits enfants. Mais ces derniers sont plutôt envoyés dans la maternelle locale qui compte 2 classes. 
B. Fatima, 48 ans, mariée à un militaire, y exerce le métier d’éducatrice depuis 1981. Elle a fait sa formation dans des stages organisés au niveau de l’établissement. Elle a pu se perfectionner en 1987 en suivant un stage dispensé par l’association humanitaire «Carritas». Elle encadre les enfants âgés entre 1 et 3 ans. Elle leur apprend comment se laver les mains et le visage, nouer les chaussures et utiliser la craie, distinguer entre les couleurs, etc. Les enfants sont retenus à la maternelle entre 9h et 13h 30 en hiver et entre 8h et 12h 30 en été. Le système éducatif sahraoui repose donc sur le préscolaire et le primaire en attendant que le cycle moyen fasse son bonhomme de chemin. «Les collèges et le secondaire vont être mis en place dans un avenir proche» assure Hamdi El Bah. Et celui-ci de préciser : «Nous avons lancé les collèges depuis 2 ans et je peux vous dire que c’est une réussite à 100 %». Selon lui, les noyaux de lycées vont être mis en place dès l’année prochaine.
(...) Depuis quelques années, on commence à s’intéresser au français, cette langue a été introduite en 5e année primaire surtout pour permettre aux élèves sahraouis qui vont étudier au sein des établissements algériens d’être au diapason avec leurs voisins qui n’ont pas l’espagnol comme langue étrangère.
Hamdi El Bah fait valoir les réalisations du système éducatif sahraoui. Il parle de la sahraouisation de l’effectif enseignant puisqu’au départ l’enseignement était assuré par des étrangers venus de Cuba ou d’Algérie. La plupart de ceux qui encadrent l’enseignement sahraoui sont formés dans les instituts de formation pédagogique algériens. Hamdi El Bah reconnaît que les résultats relatifs à l’enseignement de la langue espagnole «sont de loin meilleurs que ceux qui concernent la langue arabe». «Je peux vous dire que presque 95 % des élèves réussissent en espagnol contre 40 % en arabe» poursuit le SG de l’enseignement de la wilaya de Dakhla, une wilaya qui compte - tous cycles confondus - 2.600 élèves, 200 enseignants environ et 8 éducatrices. «Depuis la fin des années 90, l’école sahraouie a opté pour la méthodologie algérienne et a annulé les directives datant de 1976 en raison du fait que la majorité des élèves pour ne pas dire l’ensemble qui vont poursuivre leur cursus scolaire à l’étranger sont accueillis par l’Algérie». (...).
Un autre atout que fait valoir le SG de l’enseignement de Dakhla : la baisse du taux d’analphabétisme. Selon lui, «il n’ y pas quelqu’un qui ne sait pas lire et écrire» et d’ajouter : «Seuls 2 ou 3 % sont analphabètes» de quoi justement faire pâlir d’envie les pays les plus développés. A ce propos , les démographes disent que la baisse de la natalité est étroitement liée à la généralisation de l’instruction.

jeudi 6 mai 2010

Depuis les camps sahraouis, à ceux qui peuvent entendre…

Par Salama, professeur d'anglais, Campements du S.O. 5/5/ 2010, http://ap_so.blogspot.com
Je ne suis pas le premier à dénoncer ce fait. J'ai d'autant moins de chance de le mettre sur la place publique que je le crie du désert, partageant depuis deux ans la vie de familles du peuple sahraoui. C'est moins de le crier du Sahara qui pose problème que de l'entendre dans votre désert, pourtant médiatisé ou peut être « parce que » sur- médiatisé….
Pourquoi encore rappeler ces faits qui durent depuis 35 ans ??
Cet exode fin 1975 qui confine la moitié d’un peuple en 4 principaux camps de réfugiés sur un plateau désertique du Sahara que même les nomades évitaient pour ses conditions extrêmes, alors que l’autre moitié passe de 90 ans de colonisation espagnole à celle du Maroc demeurant ainsi la dernière colonie de toute l’Afrique.
République en exil sur le sol algérien, la RASD (République Arabe Sahraouie Démocratique), reconnue aujourd’hui par plus de 80 pays vit donc depuis 35 années d'assistance en produits de première nécessité, de nourriture en quantité et qualité insuffisante, d'eau calcaire et salée, de soins inappropriés...
Après 16 années de guerre à un contre dix (1975-1991) et 19 années de négociations pacifiques sans aucun recours au moindre acte terroriste, des milliers de personnes vivent à quelques kilomètres du mur le plus long du monde (2700 kms), protégé par l’un des plus vaste champ de mines au monde.
Ces tristes records ne sont inscrits dans aucun livre, ni dans la mémoire collective.
Alors pourquoi ne pas utiliser la métaphore suivante :
« Un jour, le responsable d’un grand laboratoire proposa de faire une expérience « grandeur nature » avec un échantillon représentatif de 200 000 personnes et ce, pendant au moins trois générations, pour pouvoir en mesurer les effets. Il proposa dans un protocole scientifique et rigoureux de déporter cette population dans des conditions climatiques extrêmes, la coupant de ses racines géographiques, culturelles, alimentaires, l’affaiblissant par un programme de soutien alimentaire durablement carencé. Tout cela pour étudier les limites de la résistance physique et psychologique, les évolutions chroniques, les mutations génétiques…Comme échantillon représentatif de base, on maintiendrait dans son pays d’origine à peu près autant de personnes des mêmes familles qu’il faudrait bien entendu strictement surveiller, quitte à en éliminer un certain nombre. »
Si cette histoire existait, elle soulèverait et mobiliserait l'opinion. Elle serait unanimement condamnée. J’imagine le tollé, la levée de boucliers éthiques, les foudres et les plaintes que s’attirerait ce laboratoire !
Or, en finalité, cette histoire existe et la situation est bien celle là :
Des familles séparées depuis 35 ans, une génération déportée et déjà en partie morte dans les camps, deux autres nées dans ces camps, de nombreuses affections chroniques liées pour la plupart aux carences et déséquilibres alimentaires (Anémies graves, retards de croissance, diabètes, problèmes de thyroïde, calculs rénaux…). Disparitions forcées au Sahara Occidental (proportionnellement 9 fois plus nombreuses que sous Pinochet au Chili), détentions illégales, tortures…
La seule différence c'est qu'il ne s'agit pas de la proposition d'un laboratoire âpre au gain ou en mal d'expérimentation, mais de quelques pays dont le pragmatisme économique s'accommode d'une situation d'injustice en profitant de tous les recours possibles et des lenteurs permissives.
Le Droit et la Justice international se sont pourtant prononcés à de multiples reprises pour que se mette en place une solution à la suite d'un référendum d'autodétermination. Depuis 19 ans la Mission des Nations Unies pour le Référendum au Sahara Occidental (Minurso) échoue dans sa médiation, faisant d'elle un simple observateur impuissant, n'ayant pas même mandat, contrairement aux autres missions de l'Onu, de superviser l'application des Droits de l'Homme.
La France, en tant que pays membre permanent du conseil de sécurité de l'Onu, a bloqué par son abstention le vote élargissant le mandat onusien à la surveillance des Droits de l'Homme. Quels intérêts peuvent guider cette attitude du pays qui se réclame encore comme celui des Droits de l'Homme?
Après l'invasion militaire, le Maroc favorise l'invasion civile et continue de piller les richesses du Sahara Occidental, en toute impunité, dans un silence complice.
En quoi le fait que l’expansionnisme d’un pays et l’intérêt de quelques autres pays influents peut il faire moins réagir que la folie d’un laboratoire ?
Endurer ces conditions que n’accepterait aucun peuple au monde sans violence justifie-t-il la surdité et l’immobilisme international ?
« Qu’avons-nous donc de moins que les espèces animales ou végétales que vous protégez ? » m’a dit une femme Sahraouie.

lundi 12 avril 2010

Le rapport de Ban Ki-Moon est un mépris flagrant de la situation critique des droits de l’homme au Sahara Occidental

Par Malainin Lakhal, 12/4/2010
En réaction au dernier rapport du Secrétaire Général de l’ONU sur le Sahara Occidental, le Secrétaire Général de l’Union des Journalistes et Ecrivains Sahraouis estime que le rapport est un "mépris flagrant de la situation critique des droits de l’homme au Sahara Occidental, et une négligence complète des questions essentielles de décolonisation."
Mr. Lakhal a ajouté samedi dans une déclaration sur le site d’UPES que "malgré sa timide tentative d’aborder la question des droits de l’homme en exprimant sa préoccupation, Mr. Ban Ki-Moon a négligé la profonde préoccupation exprimée par toutes les organisations internationales des droits de l’homme qui ont dénoncé clairement les flagrantes violations des droits de l’homme par le Maroc. Il n’a pas non plus abordé le sujet de façon à servir le processus de la paix au Sahara Occidental en impasse, et n’a pas le courage de reconnaître la responsabilité de son organisation dans l’échec de la décolonisation du Sahara Occidental."
"Pire encore, ajoute le journaliste sahraoui, à lire le rapport, on peut penser que les deux parties au conflit sont responsables de ses violations à part égales! Cela doit être ouvertement condamné. Il est inacceptable que le Secrétaire Général de l’ONU essaie de mettre criminel et victime dans le même panier, alors que la raison et les faits auraient dû lui faire faire pression sur la partie qui entrave la mise en application du droit international, la partie qui occupe un pays par la force et la violence, et commet tous les jours des violations des droits de l’homme sous le regard d’une mission de l’ONU immobile sur le terrain. »
Malainin Lakhal a affirmé que le rapport avait "pleinement satisfait" les revendications du Maroc, et estimé que le Secrétaire Général avait "apparemment succombé aux pressions Françaises et Marocaines."
Le journaliste sahraoui se demande "qu’elle est l’utilité d’un tel rapport? Quel est le bénéfice que les Sahraouis obtiennent à respecter leur engagement international et à collaborer positivement avec l’ONU, si tout ce qu’ils obtiennent sont des rapports vides et des résolutions inappliquées? Pire, il semble que les documents de l’ONU nous éloignent à chaque fois d’avantage du cœur du problème, qui est toujours la décolonisation, l’autodétermination et le référendum, pour les minimiser et le réduire à une question humanitaire et de realpolitik."
Il estime d’autre part que les Sahraouis et leurs soutiens assument une grande part de la responsabilité de la situation et doivent "comprendre que la balle est dans leur camps maintenant, et que l’ONU et la soi disant communauté internationale ne comprennent que le langage de la pression, les rapports de force et les intérêts, et cela signifie que les Sahraouis ont à se tourner vers eux même, et évaluer s’ils jouent les cartes en leur possession comme ils le devraient."
Interrogé sur la pertinence de la reprise de la lutte armée, le SG d’UPES a estimé que "l’option de la reprise de la guerre doit rester une possibilité car après tous c’est un moyen légitime de défendre et de récupérer ses droits, à en croire les principes du droit international relatives aux luttes légitimes des peuples sous colonisation. Mais je pense que nous pouvons recouvrer nos droits et contraindre les Marocains et leurs alliés à respecter et faire appliquer la légalité internationale si nous réussissons à utiliser les cartes qui sont dans nos mains, tels que le respect des droits de l’homme, les ressources naturelles, la diplomatie populaire, et le renforcement de notre front intérieur, en imposant la république sahraouie comme une réalité définitive."
"Le Maroc est un régime colonial, féodal et anti-démocratique qui réussit pourtant à cacher sa face hideuse derrière de faux masques, mais avons-nous réussi à l’isoler au niveau international ? Nous devons travailler à l’isoler comme les réseaux Sud Africains ont réussi à isoler le régime de l’Apartheid dans les années 80. Pour réussir cela nous avons à reconsidérer sérieusement notre stratégie, à réorganiser nos priorités et à reconstruire le réseau international de solidarité, qui est tristement désarticulé et désorganisé. Et nous devons avoir le courage de faire cela."

samedi 10 avril 2010

Maintenir la paix au Sahara Occidental n’est pas l’apanage de l’ONU

Par APSO, 9/4/2010
Le rapport du secrétaire général de l’ONU recommande que la mission chargée de l’organisation du référendum au Sahara occidental soit prolongée d’un an. Telle quelle. Sans la charger de la protection des richesses qui sont volées, ni des humains qui sont brutalisés.
La Minurso a été mise en place en 1991, parce que le référendum était la condition mutuellement acceptée lors du cessez-le-feu d’une guerre qui durait depuis 1975 entre les Sahraouis et les Marocains.
Rien n’est fait. 200 000 sahraouis survivent en exil dans un désert des plus inhospitaliers, sous perfusion alimentaire et financière internationale.
Le Maroc, protégé des Sahraouis libres par un mur de 2700 Km de long pille en toute illégalité les ressources naturelles du Sahara Occidental. Phosphates, poissons, sable, produits de la terre… appartiennent aux Sahraouis, sont volés et vendus aux profits des colonisateurs.
Le Maroc, brutalise homme femme et enfants sahraouis, dans une tentative de génocide où les armes les plus viles sont courantes. Violences, tortures physiques et psychologiques, libre circulation de la drogue et l’alcool, humiliations professionnelles, asservissement et corruptions…
Au vu et au su de la communauté internationale.
Les avis des services juridiques de l’ONU sur le pillage des ressources naturelles, avis Corell de 2002, et du Parlement européen, juin 2009, sont pourtant clairs.
Les déclarations du l’AG de l’ONU, du conseil de sécurité de 1975, 1979 (date du retrait de la Mauritanie du Sahara Occidental) sont pourtant aussi claires que la centaine de résolutions diverses qui prônent l’autodétermination du peuple occupé, sur son avenir et ses richesses.
L’hypocrisie se niche au cœur du rapport du secrétaire général de l’ONU qui fait exister une impossible réciprocité des situations des Droits de l’homme dans un pays occupé, et dans des camps de réfugiés, administrés par la république crée par ces mêmes réfugiés.
Ceci quand des faits chaque jour plus inquiétants avilissent le Sahara Occidental occupé.
Pour la promesse d’un hypothétique sac de riz, pour quelques pièces, les colons marocains attaquent les défenseurs sahraouis des Droits de l’Homme à coups de pierres et de bâtons. Parmi les colons, les policiers qui œuvrent comme organisateurs et perdent parfois le contrôle du déchaînement qu’ils ont convoqué.
36 Prisonniers sahraouis, en grève de la faim depuis 23 jours pour certains, jettent silencieusement un appel au monde, pour que soient respectés leurs droits.
La croyance sahraouie en l’ONU et en la paix est pourtant aussi forte que la nouvelle trahison de cette dernière, qui sacrifie ses principes et valeurs sur l’autel de la démagogie.
Quand le conseil de sécurité assumera-t-il son noble rôle, en ayant réellement les moyens d’intervenir ?
Quand les Etats membres du conseil de sécurité auront-il le courage politique de faire respecter « la mission sacrée » de protection des peuples encore sous colonisation ?
Amis du Peuple Sahraouih : http://ap-so.blogspot.com/

jeudi 8 avril 2010

32 prisonniers politiques Sahraouis en grève de la faim, sous le régime marocainap-

Par APSO, 3/4/2010
On se souvient des longs jours de grèves de la faim d’Aminatou Haidar en novembre et décembre 2009 et de son courage internationalement salué pour le respect de ses droits.
On se souvient de l’arrestation rocambolesque de 7 responsables d’organisations Sahraouies des droits de l’homme à Casablanca en octobre 2009, à leur retour des campements de réfugiés où ils avaient visité leurs familles, et de leur mise sous régime d’inculpation militaire.
Après avoir subi des conditions de détention inqualifiables, qui ont conduit la seule femme du groupe à de graves désordres psychologiques, et à sa liberté provisoire, 5 d’entre eux sont en grève de la faim illimitée depuis le 18 mars 2010. Ils demandent à être libérés, puisque leur détention est sans fondement, ou à être jugé immédiatement.
Aujourd’hui, s’ajoutent à ceux-ci 19 prisonniers politiques Sahraouis incarcérés à Tiznit, 6 à El Aaiun et 3 à Marrakech.
Ces hommes, maintes fois torturés, maltraités et humiliés par le régime marocain, pour leurs opinions et leur attachement au respect du droit international à la décolonisation de leur pays, risquent encore une fois leur vie. Ils nous rappellent par leur courage ce principe universel et sans appel de la primauté des droits de l’homme et du respect du droit établi sur les intérêts mercantiles ou matériels.
Voilà la note d’information émise le 1er avril par l’association sahraouie des victimes des violations des droits de l’homme, l’ASVDH.
Prison de Salé.
État de santé des 5 détenus politiques Sahraouis incarcérés dans la prison de Salé - nord de Rabat et en grève de la faim depuis le 18 mars.
Détérioration générale : léthargie chronique, déshydratation, étourdissements, douleurs dans le dos, douleur arthritique et chute de pression artérielle.
À environ 3h du matin, M. Brahim Dahan, Président de l’ASVDH, a perdu conscience, suite à de violentes douleurs à l'estomac, conséquences de son ulcère.
Ahmed Naasiri, président du comité des droits de l’homme de Smara, se plaint de douleurs sévères au niveau du cœur, et d’accélération du nombre d'impulsions. Sa pression artérielle est de 9 / 11.
Ali Salem Tamek, vice-président du CODESA, souffre d'essoufflement, de manifestations asthmatiques et de vomissements aigus.
Yahdih Tarouzi, militant des droits de l’homme, souffre de douleurs sévères au niveau du cœur et de l'intestin.
Rashid Sghayer, membre du comité contre la torture, se plaint de douleurs sévères au niveau des articulations. Sa pression artérielle est faible, 7 / 11.
Prison de Tiznit
Dans la prison de Tiznit au sud du Maroc, les19 prisonniers politiques Sahraouis en grève de la faim depuis les 20, 21 et 22 mars, poursuivent leur action malgré les intimidations de l'administration pénitentiaire.
Celle-ci les menace de les séparer et de les transférer dans d'autres prisons s’ils continuent leur grève.
Parmi eux certains présentent des complications sanitaires importantes.
Le prisonnier politique Sahraoui Mustafa Abdel-Dayem souffre d’une forte pression artérielle de 16/10.
M. Brahim Khali Mghaimima, Mahmoud Aboulkacem, Mahmoud Berkaoui et Ismaili Bachir souffrent des complications d’inflammations de la vésicule biliaire et d’insuffisance rénales, conséquences de précédentes grèves de la faim.
Le prisonnier politique Takkiou Allah Fakou Allah souffre de tachycardie et a été transféré à l'infirmerie de la prison.
Prison noire, El Aaiun
Dans la prison noire (Carcel Negra ) de El-Aaiun - Sahara occidental, les 6 détenus politiques Sahraouis entrent aujourd’hui dans une grève de la faim d’avertissement de 48 heures pour protester contre leurs conditions de détention.
Prison Boulmharez à Marakech
Les 3 prisonniers politiques Sahraouis de la prison Boulmharez à Marakech entrent dans une grève de la faim d’avertissement de 72 heures en solidarité avec les grévistes de la faim de la prison de Salé et Tiznit.

mercredi 24 mars 2010

Sahara Occidental : lettre ouverte à Ban Ki Moon

 Par APSO, 23/3/2010
La surveillance des Droits de l’Homme au Sahara Occidental occupé par le Maroc est une urgence. Aminatou Haidar, éminente militante pour les Droits de l’Homme, et nominée au prix Nobel de la Paix, a récemment risqué sa vie pour le respect de ses droits et attiré ainsi l’attention de l’opinion internationale sur la question.
Les brutales violations des droits de l’Homme contre les citoyens Sahraouis continuent.
On s'inquiète particulièrement actuellement pour les 7 prisonniers d'opinion actuellement en attente de procès, et qui risquent la peine de mort à la suite à leur arrestation pour trahison. Voir aussi l’ action urgente d’Amnesty International.
La surveillance indépendante du respect des droits de l’homme sera un outil clé dans la lutte contre les violations des droits humains.
La MINURSO, la mission de l'ONU au Sahara occidental est la seule mission de maintien de la paix sans un mandat de surveillance des Droits de l'Homme.
Les ONG, associations, parlementaires, syndicat, et autres personnalités sont invités à signer ce courrier pour exprimer leur demande d’une surveillance par la MINURSO des droits de l’Homme au Sahara Occidental occupé.
Pour vous joindre à l’appel, envoyez un mail à Natalie Sharples :  nataliesharples@hotmail.com  (date limite 28 mars 2010.)

Monsieur Ban Ki-Moon,
Nous, signataires de ce courrier, vous remercions de vos efforts, qui ont permis à la défenseure des droits de l’homme Aminatou Haidar de rentrer dans son pays auprès de ses enfants, après avoir été interdite d’entrée dans son pays par les autorités Marocaines. Nous sommes satisfait de ce que pour une fois dans la question du Sahara Occidental, la justice et le droit international aient prévalu.
Mais nous savons que cela ne constitue pas la fin des violations des Droits de l’Homme dirigés contre ceux qui s’opposent à l’occupation Marocaine du Sahara Occidental. Aminatou Haidar n’est qu’une des nombreuses victimes des violations des Droits de l’Homme. D’autres défenseurs Sahraouis des Droits de l’Homme sont prisonniers d’opinion, détenus dans des conditions inacceptables et soumis à des abus condamnés par le droit international, quand d’autres vivent dans la peur constante d’arrestations arbitraires et de torture.
La MINURSO est la seule mission de maintien de la paix onusienne contemporaine sans mandat pour surveiller le respect des Droits de l’Homme. L’évidence de la nécessité de cette compétence ne peut plus être ignorée maintenant. Il est indispensable d’élargir le mandat de la MINURSO à l’observation des Droits de l’Homme.
Nous pensons que sans cette extension du mandat de la MINURSO, le peuple Sahraoui ne pourra pas voter lors d’un référendum d’auto détermination, libre et équitable, qui est leur droit selon le droit international.
Nous demandons que l’observation des Droits de l’Homme devienne un des mandats de la MINURSO, lors de son renouvellement en Avril 2010, afin que les Nations Unies s’acquittent de leurs obligations dans l’organisation du referendum d’autodétermination pour résoudre définitivement le conflit du Sahara Occidental.
Sincères salutations.

lundi 8 mars 2010

La intifada té nom de dona/La intifada tiene nombre de mujer/L'Intifada a un nom de femme


 
                  
           

  El 8 de Març és el Dia internacional de la Dona i recordem les dones que han lluitat per un món amb igualtat, més just. Les dones sahrauís han tingut i tenen un paper fonamental en l’estructura social i política de la RASD i assolit un estatus molt més avançat que la majoria de societats àrabs i musulmanes.
Les dones sahrauís són combatives. Històricament, han format part de l’exèrcit i en l’organització dels campaments de refugiats, però també als territoris ocupats lluitant amb les úniques armes de la paraula i la raó. Elles reclamen justícia, respecte als drets humans i el dret a l’autodeterminació del poble sahrauí. Dones que no s’acovardeixen davant de l’amenaça de presó, tortura, violació o repressió. Recordem Aminetu Haidar o Sultana Khaya. El terror que sofreixen les dones sahrauís és estratègia programada i executada per destruir la resistència del poble sahrauí.
La violència de les forces d’ocupació marroquines contra les dones sahrauís és perquè el règim alauita té por de les dones sahrauís? La resposta és “sí”. La intifada té nom de dona.


Miquel Cartró i Boada, llicenciat en Filologia Catalana, és tècnic en comunicació i relacions públiques, membre de la junta directiva de l'ACAPS (Associació Catalana d'Amics del Poble Sahrauí), de l'ACAPS Wilaia Alt Penedès i de Resistència Sahrauí, i forma part de diverses associacions solidàries, culturals, socials i esportives.

  El 8 de Marzo es el Día internacional de la Mujer y recordamos las mujeres que han luchado por un mundo con igualdad, más justo. Las mujeres saharauis han tenido y tienen un papel fundamental en la estructura social y política de la RASD (República Árabe Saharaui Democrática) y han alcanzado un estatus más avanzado que la mayoría de sociedades árabes y musulmanas.

Las mujeres saharauis son combativas. Históricamente, han formado parte del ejército y en la organización de los campamentos de refugiados, pero también a los territorios ocupados luchando con las únicas armas de la palabra y la razón. Ellas reclaman justicia, respeto a los derechos humanos y el derecho a la autodeterminación del pueblo saharaui. Mujeres que no se acobardan ante la amenaza de prisión, tortura, violación o represión. Recordemos Aminetu Haidar o Sultana Khaya. El terror que sufren las mujeres saharauis es programada y ejecutada para destruir la resistencia del pueblo saharaui.

La violencia de las fuerzas de ocupación contra las mujeres saharauis es porque el régimen alauí teme a las mujeres saharauis? La respuesta es "sí". La intifada tiene nombre de mujer.
Miquel Cartró Boada, licenciado en Filologia Catalana es  técnico en comunicación y relaciones públicas, miembro de la junta directiva de la ACAPS (Associació Catalana d’Amics del Poble Sahrauí), de la ACAPS Wilaia Alt Penedès y de Resistencia Sahrauí, y forma parte de varias asociaciones solidarias, culturales, sociales y deportivas.

  Le 8 Mars, Journée internationale de la femme, nous célébrons les femmes qui ont combattu pour un monde d'égalité, plus juste. Les femmes sahraouies ont eu et ont un rôle clé dans la structure sociale et politique de la RASD (République árabe sahraouie démocratique) et ont atteint un statut plus avancé que dans la plupart des sociétés arabes et musulmanes.
Les femmes sahraouies sont combatives. Historiquement elles ont fait partie de l'armée et de l'organisation des camps de réfugiés, mais aussi dans les territoires occupés, se battant avec les seules armes de la parole et de la raison.
Elles demandent la justice, le respect des droits humains et le droit à l'autodétermination du peuple sahraoui.

Des femmes qui n’ont pas peur des menaces d'emprisonnement, de torture, de viol ou de répression. Rappelons-nous Aminatou Haidar ou Sultana Khaya.

La terreur subie par les femmes est programmée et exécutée pour détruire la résistance du peuple sahraoui.
La violence des forces d'occupation contre les femmes sahraouies est-elle due au fait que le régime alaouite craint les femmes sahraouies? La réponse est «oui». L'Intifada a un nom de femme.

Miquel Cartró i Boada, licencié en philologie Catalane est  technicien en communication et relations publiques, membre du conseil d'administration de l' ACAPS (Association Catalane des Amis du Peuple Saharoui), de l'ACAPS Wilaya du Haut Penedès et de Resistencia Sahrauí, et il est membre de diverses associations de solidarité, culturelles et sportives.

Traduit par Fausto Giudice, Tlaxcala