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jeudi 9 décembre 2010

Un Marocain doit épargner près de 70 ans en moyenne pour acquérir un logement décent.

Une vie pour un toit : un record mondial.
Par Ali Amar, Voxmaroc, 8/12/2010
Selon une étude du cabinet international Evans, spécialisé dans l’immobilier, le Maroc détient la triste palme en matière de pénurie de logements dans le monde. Un article du Telegraph (journal biélorusse) qui reprend le classement nous apprend qu’un Marocain doit en moyenne épargner durant 67,5 ans (!) pour acquérir un logement. Le coût moyen d’une propriété au Maroc est de 144 800 euros, alors que le revenu moyen annuel des ménages n’est que de 2145 euros.

En juin dernier, le royaume chérifien avait annoncé en grande pompe un énième plan de construction de logements sociaux, pour permettre à un million et demi de personnes ayant des revenus faibles de vivre dans des habitations décentes. Pour cela, il a mis en place des facilités fiscales au profit des sociétés immobilières et des ménages à faibles revenus et projette de construire 300 000 logements sociaux au cours des dix prochaines années. Le Maroc doit répondre à une demande annuelle de 123.000 nouveaux ménages, dont 70.000 pour le logement social.
Le constat terrible d’Evans a une résonance bien amère dans l’actualité : le démantèlement du camp de Gdeim Izik à Laâyoune. Le nettoyage de la hiérarchie sécuritaire au Sahara et la guerre médiatique que se sont livrés les médias marocains, algériens, polisariens et espagnols ont quelque peu fait passer au second plan le jeu de chaises musicales au sein de la holding publique Al Omrane. Le remplacement de son patron Mohamed Najib Laraichi par Badr Kanouni le 20 novembre dernier résulte de la situation à Laâyoune(capitale occupée du Sahara Occidental, ndds) Al Omrane y était chargé de distribuer des terrains à des familles sahraouies vivant dans des habitats insalubres. Mais en 2009, elle n’aurait distribué qu’une part réduite de ces lots. A l’origine des heurts, les protestataires de Gdeim Izik réclamaient justement des logements et dénonçaient leur distribution clientéliste pour des raisons bassement électorales. Des critiques qui ont rejailli sur Taoufiq Hjira, le ministre de l’Habitat et sur Hamdi Ould Rachid, le maire istiqlalien de Laâyoune, tous deux aujourd’hui sur la sellette.

lundi 22 mars 2010

Casa : répression de la marche populaire

Par Ali Fkir, 21/3/2010
La marche populaire que devraient organiser les victimes des politiques de l'Etat dans le domaine de l'habitat a été interdite. Toutes les artères qui mènent au point de départ ont été bouclées, le siège d'ANNAHJ ADDIMOCRATI (la Voie démocratique:VD) a été encerclé et interdit d'accès même à ses militant-es.
Des centaines de citoyen-nes ont pu quand même forcer certains barrages de forces de répression et arriver devant le local d'ANNAHJ. Les forces ont chargé les protestataires. Des blessées sont à signaler.
Par manque de place dans la ruelle où se situe le siège d'ANNAHJ le COMITE DE SUIVI a proposé de se  diriger vers le local de la CDT. Devant le local de la CDT (à Derb Omar) a eu lieu un grand meeting populaire au cours duquel les représentant-es des quartiers populaires ont pris la parole pour exposer leurs problèmes et condamner les agissements illégaux des représentants de l'État


Les blessés sont évacués par ambulance