Chers amis lecteurs de solidmar,

Solidmar est fatigué ! Trop nourri ! En 8 ans d’existence il s’est goinfré de près de 14 000 articles et n’arrive plus à publier correctement les actualités. RDV sur son jumeau solidmar !

Pages

vendredi 18 septembre 2015

Visite de François Hollande au Maroc : la Légion d’honneur pour un responsable soupçonné de complicité de torture ?


Alors qu’un déplacement du président et du ministre des affaires étrangères français au Maroc est prévu les 19 et 20 septembre, l’ACAT, Euromed Droits – REMDH, la FEMED, la FIDH, la LDH et Survie sont vivement préoccupées par la possibilité qu’Abdellatif Hammouchi, le directeur de la DGST marocaine, soit élevé au grade d’officier de la Légion d’honneur, conformément à une déclaration du ministre français de l’Intérieur Bernard Cazeneuve [1].
La Légion d’honneur distingue des personnalités ayant « rendu des services (culturels, économiques…) à la France ou encouragé des causes qu’elle défend (défense des droits de l’homme, liberté de la presse, causes humanitaires…) [2]».
Il est inacceptable qu’elle soit remise à une personnalité mise en cause pour complicité dans une affaire de torture. M. Hammouchi, qui dirige les services de sécurité marocains, dont le recours à la torture est notoire, documenté [3] et impuni, est mis en cause pour complicité de torture dans trois plaintes déposées en France.
Le 20 février 2014, un juge d’instruction français chargé d’enquêter sur l'une des plaintes déposées par l’ACAT [4] aux côtés de victimes alléguant avoir été torturées au Maroc avait requis l’audition de M. Hammouchi, mis en cause dans deux affaires et alors présent sur le territoire français.
Une troisième plainte pour faits de torture déposée au pôle crimes contre l’humanité, crimes et délits de guerre du Tribunal de grande instance de Paris a de surcroît donné lieu à la délivrance par le Parquet d’une dénonciation officielle aux autorités marocaines à l’encontre de M. Hammouchi.
A la suite de ces procédures, les autorités marocaines ont interrompu toute coopération judiciaire avec la France, adopté des mesures de rétorsion [5] contre les victimes ayant porté plainte en France, et entamé contre elles des poursuites judiciaires pour diffamation et dénonciation calomnieuse devant la justice marocaine.
Signe de la volonté du gouvernement français de protéger M. Hammouchi, la France et le Maroc ont toutefois rétabli leur coopération judiciaire le 31 janvier 2015 et adopté un amendement à la convention franco-marocaine d'entraide pénale qui prévoit désormais que toute plainte pénale visant un Marocain se trouvant en France soit aussitôt transférée au Maroc.
Bien que vivement dénoncé par les organisations de défense des droits humains [6], par les associations de magistrats et d’avocats ainsi que par la Commission nationale consultative des droits de l’Homme, cet accord est entré en vigueur en juillet 2015.
Pour nos organisations, la remise de la Légion d’honneur à M. Hammouchi serait un symbole désastreux et ne servirait qu'à blanchir les autorités marocaines et à encourager l'usage de la torture dans ce pays.
Ces dernières semaines, plusieurs militants des droits humains au Maroc ont été convoqués, interrogés ou interdits de territoire.
Nous appelons le président François Hollande à affirmer son engagement inconditionnel contre la torture et en faveur des droits humains dans l'ensemble des pays arabes sans distinction, condition sine qua non de la stabilité régionale et internationale.
Contacts :
· ACAT : Pierre Motin, 01 40 40 40 24 / 06 12 12 63 94, pierre.motin@acatfrance.fr
· EuroMed Droits – REMDH : Hayet Zeghiche : +32 488 08 00 41, hze@euromedrights.net
· FEMED : Emmanouil Athanasiou, 01 42 05 06 22, eathanasiou@disparitions-euromed.org
· FIDH : presse@fidh.org
· LDH : Virginie Péron, 01 56 55 51 07, virginie.peron@ldh-france.org
· Survie : Julien Moisan, 01.80.89.58.23, julien.moisan@survie.org

Note aux rédactions :
· [1] Le 14 février 2015, Bernard Cazeneuve avait déclaré : « La France avait déjà eu l’occasion de distinguer M. Hammouchi en 2011 en lui attribuant le titre de chevalier de l’ordre de la Légion d’honneur. Elle saura prochainement lui témoigner à nouveau son estime en lui remettant cette fois les insignes d’officier »
· [3] « La Justice marocaine en chantier », rapport de la FIDH, novembre 2014 https://www.fidh.org/IMG/pdf/maroc645f2014.pdf
· [4] Récapitulatif des plaintes déposées par l’ACAT : http://www.acatfrance.fr/…/plaintes-pour-torture-et-convoca…
· [5] Voir le communiqué : 10 ONG inquiètes des mesures d’intimidation exercées contre les victimes de torture et une ONG qui les représente : http://www.acatfrance.fr/…/9-ong-inquietes-des-mesures-dint…
· [6] Pour plus d’informations sur la convention d’entraide judiciaire : http://www.acatfrance.fr/…/non-a-l-accord-judiciaire-entre-…

Sahara : Un diplomate américain rencontre Aminatou Haidar à Laâyoune


Le conseiller politique de l’ambassade américaine à Rabat s’est réuni, hier soir, avec Aminatou Haidar à Laâyoune. Les entretiens se sont déroulés à la maison de l’activiste sahraouie en présence de quelques membres du bureau de l’association qu’elle préside, la CODESA. 
 La rencontre a duré presque une heure, indique un communiqué de l'ONG. Les discussions ont porté essentiellement sur la situation des droits de l’homme au Sahara, ajoute la même source.
Les déplacements des diplomates des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne dans la région sont fréquents. Ils servent à préparer des notes à leurs hiérarchies respectivement à Washington et à Londres à l’approche de l’examen du dossier du Sahara occidental par le Conseil de sécurité. Fin octobre, il est prévu que Christopher Ross présente aux Quinze, à huis-clos, ses observations sur les pourparlers entre le Maroc et le Polisario.

*********************

Une organisation sahraouie se réunit avec le conseiller politique de l'ambassade des USA à Rabat

El Aaiun (territoires occupés du Sahara occidental),  15 septembre 2015 (SPS) Des membres du Collectif des défenseurs sahraouis des droits de l'homme (CODESA) se sont réunis mardi, avec le conseiller politique auprès de l'ambassade des USA à Rabat, a indiqué le CODESA.

L’entretien a eu trait à la situation des droits de l'homme au Sahara occidental et les violations marocaines des droits humains en cours contre les civils sahraouis dans les territoires sous occupation marocaine, qui se produisent en violation des droits en conventions internationales dont le Maroc est signataire et s’est engagé à respecter devant le CDH de l’ONU et les différentes organisations et agences internationales, selon la même source.

A cet égard, le CODESA a appelé la communauté internationale à garantir le respect du droit du peuple sahraoui à l'autodétermination et à l'indépendance, libérer tous les prisonniers politiques sahraouis qui croupissent encore dans les prisons marocaines et la levée de l’état de siège imposé sur le territoire du Sahara occidental par le Maroc depuis plus de 40 ans. (SPS)

020/090/TRD 161333 SEPT 015 SPS

jeudi 17 septembre 2015

Une opinion manipulée

Les « sondés » croient, pour la plupart, que la défaite de Daech résoudrait le conflit syrien et mettrait fin à la fois au terrorisme et à l’émigration.

Faut-il intervenir en Syrie ? Faut-il parler avec Bachar Al-Assad ? Convenons que cela fait beaucoup de questions pour un même numéro de Politis. Et on pourrait en ajouter une troisième, murmurée : faut-il – peut-on ? – accueillir tous les réfugiés qui se présentent aux frontières de l’Europe ? La forme interrogative n’est pas pour nous dénuée de sens. Elle signifie d’abord que nous sommes en face de problèmes infiniment complexes, et je trouve admirables, ou suspects, ceux qui savent les trancher à la serpe. Car, comme souvent dans notre monde, nos gouvernants commencent à se poser les questions au moment où il n’existe plus de bonnes réponses. Et, spécialement, lorsqu’ils sont confrontés aux conséquences de leurs propres actes. En l’occurrence, la guerre américaine de 2003 en Irak, puis le refus d’armer les courants démocratiques de la rébellion. Mais aussi, et bien en amont, les pactes avec les dictatures, militaires ou religieuses.
Plus généralement, nous sommes confrontés aux effets d’un système qui creuse monstrueusement les inégalités. Ce qui fait que les migrants, ou réfugiés économiques, sont aussi nos victimes. Bon, mais quand on a dit ça, on n’a rien dit, ou presque. Que faire maintenant ? Paradoxalement, l’affaire des réfugiés devrait être la plus simple. Il existe un principe de notre droit qui fait obligation de porter assistance à une personne en danger. C’est peu dire que les Syriens le sont. Mais les Érythréens aussi. Provisoirement au moins, l’idée d’une répartition équitable de l’accueil par tous les pays de l’Union européenne est sans doute la moins mauvaise. À condition que chacun y prenne sa part. Mais, pour l’heure, chacun est surtout désireux de plaire à son « opinion ». C’est vrai en Hongrie. C’est vrai aussi en France, où des lobbys médiatiques sont entrés en action. En témoigne la débauche de sondages. À lire cet empilement de questions incertaines et de réponses contradictoires, on pense à la phrase de François Ier, amant éconduit et passablement misogyne : « Souvent femme varie, et bien fol est qui s’y fie. » L’opinion, elle aussi, varie, tiraillée par ses émotions et par une idéologie souvent islamophobe. Une photo, même terrible, ne peut contredire durablement un discours politique de plusieurs années. Sans compter que les maires ont commencé à mesurer la contradiction qui existe entre l’appel à la générosité et les restrictions budgétaires. Le fameux « not in my backyard » fait son œuvre. Accueillez tous les réfugiés que vous voulez, mais surtout pas chez moi…
Le sociologue Patrick Champagne a superbement résumé le but des sondages : « Ils permettent de produire des effets politiques en substituant à la réalité ce que les gens sont censés penser de la réalité après une campagne de presse ayant contribué à fabriquer une certaine représentation de cette réalité.  [1] » C’est encore plus manifeste dans l’autre série de sondages qui concerne, cette fois directement, la situation en Syrie. On voudrait nous entraîner dans une guerre en Syrie qu’on ne s’y prendrait pas autrement. Voilà les Français « pour la guerre », et même pour une offensive terrestre « contre l’État islamique (Daech) »  [2]. Une partie de la droite milite pour cette aberration. Imagine-t-on nos soldats engagés dans un corps-à-corps dans les ruelles de Deïr Ezzor ou de Raqa avec des tueurs fanatisés qui n’ont cure de leur propre vie ? Imagine-t-on le profit que le groupe jihadiste tirerait dans sa propagande de cette guérilla contre cette nouvelle « invasion occidentale » ? Les renforts qu’il recevrait, peut-être même de France, dépasseraient de beaucoup ses pertes. Mesure-t-on enfin les conséquences que cela aurait sur la guerre civile en renforçant Bachar Al-Assad, l’homme aux 250 000 morts, et en éloignant la perspective d’une solution politique (voir notre dossier et l’entretien avec Jean-Pierre Filiu) ?
Rien de tout ça, évidemment, n’est dit à nos « sondés » qui croient, pour la plupart, que la défaite de Daech – à supposer qu’elle soit possible – résoudrait le conflit syrien et mettrait fin à la fois au terrorisme et à l’émigration. Il faut ici citer de nouveau Patrick Champagne, reprenant lui-même Bourdieu. Pour le sociologue, l’enquête d’opinion postule « que tous les individus ont une opinion, et qu’ils se posent tous la question qu’on leur pose ». Le sondeur, pour créer son « opinion publique », s’adresse aussi bien au chercheur qui travaille sur la Syrie depuis trente ans qu’au quidam qui ignore où se situe ce pays sur une carte. Les compétences peuvent évidemment s’inverser dans un autre domaine, mais l’imposture sera la même. D’autres sondages sont plus simples. Interroger les Français sur ce qu’ils pensent de François Hollande ne requiert aucune compétence particulière. Et les conséquences de la réponse sont un peu moins dramatiques, sauf peut-être pour l’intéressé… Évidemment, rien n’indique pour l’instant que François Hollande ait envie de se lancer dans l’aventure d’une « offensive terrestre ». Mais les vols de repérage annoncés ressemblent tout de même à une concession aux sondages. Il faut bien faire « quelque chose »…

Série d’interrogatoires sur des formations « StoryMaker »


Série d’interrogatoires sur des formations « StoryMaker »

La BNPJ a, depuis quelques semaines, multiplié les interrogatoires avec plusieurs militants qui donnent des formations sur l’utilisation de l’application StoryMaker.

La Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ) a convoqué pour interrogatoire, lundi 14 septembre, l’historien Maâti Mounjib, président du Centre Ibn Rochd d’études et de communication. Contacté par Telquel.ma, Maâti Mounjib affirme que cette convocation s’est faite sur la base  « d’accusations d’ébranlement de l’allégeance des citoyens à l’État et aux institutions».
Les questions posées lors de l’interrogatoire, qui a duré près de quatre heures, concernaient «des formations données par le centre Ibn Rochd, en partenariat avec l’ONG néerlandaise Free Press Unlimited, sur l’utilisation de l’application StoryMaker». La dernière formation du genre assurée par ce centre devait  se tenir en octobre 2014, selon Samad Iach, coordinateur de projet, qui affirme que l’évènement a été interdit par les autorités.  Deux mois plus tard, le Centre Ibn Rochd a été dissous en raison de son «incapacité (…) à tenir ses engagements envers ses partenaires» et «des interdictions dont souffrent les activités du centre», selon un communiqué de l’organisation.

Déstabilisation du citoyen 

D’autres personnes, liées à ces activités de formation avaient été interrogées par la BNPJ. Parmi elles, la journaliste Maria Moukrim, qui avait participé en tant que formatrice et Samad Iach, coordinateur du projet. Ce dernier s’est vu signifier, a la fin du mois d’août, une interdiction de quitter le territoire. Le coordinateur du projet du Centre Ibn Rochd a également été questionné au sujet d’accusations de  déstabilisation de «la loyauté des citoyens envers les institutions constitutionnelles» et de «tentative de semer la discorde».
Hicham Mansouri  était aussi l’un des organisateurs de la formation assurée  par le Centre Ibn Rochd. Avant sa condamnation devant la justice pour « adultère », il avait également affirmé avoir été interrogé pour les mêmes motifs sur ces formations.
Enfin, vendredi 11 septembre, Mohamed Sber, président de l’association marocaine d’éducation de la jeunesse (AMEJ), a annoncé avoir été interdit à Bab Sebta de quitter le territoire national. Son association avait organisé des sessions de formation sur la même application, Story Maker.
L’application Story Maker permet la réalisation de reportages photo, audio et vidéo à partir d’un Smartphone Android.
---------------------------------------------------------------------------
 Ali Lmrabet
Hier, à 15:35 · Modifié ·

Et dire que c'est Hammouchi, soupçonné de complicité de torture, et soutenu par Ramid et Hassad, qui est derrière les persécutions dont est victime le professeur Monjib.

Les autorités d'occupation marocaines empêchent un avocat espagnol d'entrer les territoires sahraouis occupés


 
 El Aaiun (territoires sahraouis occupés), 10/9/2015 (SPS) 


Les autorités d'occupation marocaines ont  empêché lundi l'avocat espagnol et le militant des droits de l'homme, M. Luis Magrane de se rendre à la ville occupée d'El Aaiun afin de s'enquérir de la situation "déplorable" des droits de l’homme dans les territoires occupés du Sahara occidental.

 "J’ai été arrêté à l'aéroport de Casablanca par la police marocaines qui m’a informé que je suis interdit de visiter les territoires occupés du Sahara occidental sans donner les raisons de cette interdiction ", a déclaré Luis Margane à la radio nationale sahraouie.

M. Margane a souligné que " l’objectif de sa vite aux territoires occupés est de tenir une série de réunions avec des militants civils sahraouis et de voir de près la situation des droits de l'homme dans la partie occupée du Sahara occidental".

Les autorités marocaines empêchent depuis longtemps les délégations étrangères qui veulent se rendre dans les territoires sahraouis occupés pour lever le voile sur les violations graves des droits de l'homme perpétrées par l’occupant marocain contre les civils sahraouis . (SPS).

090/97/TRA101732015 SPS


090/97/TRA101732015 SPS

Intervention devant le Sénat australien autour de la question du Sahara occidental

Queensland (Australie), 9 sept 2015 (SPS)
 La sénatrice, Mme Claire Moore a présenté mardi une intervention devant le Sénat australien à propos de la situation du peuple sahraoui, après 24 ans de la rentrée en vigueur du cessez-le feu entre le Front Polisario et le royaume du Maroc, a-t-on indiqué de source diplomatique sahraouie en Australie.

"Le peuple sahraoui attend toujours la tenue du  référendum d’autodétermination promis par l'ONU depuis 1991 et pour lequel une mission (Mission des Nations Unies pour le référendum au Sahara occidental –MNURSO-) a été mise en place", a rappelé la sénatrice australienne.

"Il y a une reconnaissance internationale pour que la situation déplorable des droits de l'homme au Sahara occidental soit abordée, et il y a une pression croissante au sein du Conseil sécurité de l'ONU en faveur de la mise en place d’une composante pour la surveillance des droits de l'homme", a-t-elle ajouté.

La sénatrice australienne a également jeté la lumière sur le pillage des ressources naturelles du Sahara occidental, en particulier la pêche et le phosphate, en violation du droit international, appelant à la protection des ressources naturelles du Sahara occidental en attente du parachèvement du processus de décolonisation.

Elle a en outre salué le rôle joué par l’Association australienne Sahara occidental (AWSA) en faveur des droits du peuple sahraoui et de la sensibilisation autour de l'injustice de l'occupation par le Maroc en raison de son occupation illégale du Sahara occidental depuis plus de 40 ans.

Claire est une députée du Parti travailliste australien (ALP-sigle en anglais) au sein du Sénat, rappelle-t-on. (SPS)

020/090/TRD  101132 SEPT 015 SPS

La DGSN interdit à l’historien Maati Monjib de quitter le Maroc

  • / jeudi, septembre 17, 2015

Maati Monjib (Photo DR)
Maati Monjib (Photo DR)
La Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), dirigée par Abdellatif Hammouchi, qui est également le patron de la DST, la police politique marocaine, a interdit à l’historien marocain Maati Monjib de quitter le territoire.
le professeur Maati Monjib devait participer demain, avec le journaliste Ali Lmrabet, à un séminaire à Barcelone intitulé « Changements historiques et transitions politiques. Médias de communication et journalisme ».
Ce séminaire est organisé conjointement par l’IEMED (Institut européen de la Méditerranée) et la chaîne de télévision qatarie Al Jazeera.
Maati Monjib a décidé de commencer ce 16 septembre, à 17h, une grève de la faim pour une durée illimitée.
M. Monjib est un historien marocain reconnu internationalement. Il préside également l’association de défense de la liberté d’expression Freedom Now.
Lors d’un interrogatoire auquel il a refusé de répondre au siège de la BNPJ (Brigade nationale de police judiciaire), qui dépend du ministre de la justice, l’islamiste Mostafa Ramid, les policiers lui ont reproché de « collaborer avec des organisations hostiles au Maroc » et de « diffuser une image négative du pays », en plus de faire dans le « blanchiment d’argent ».
C’est la première fois que la police marocaine s’occupe de « l’image » du Maroc à l’étranger.

Rédaction Demain
Partagez nos articles sur les réseaux

URL courte: http://www.demainonline.com/?p=41508
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
 Ahmed Benani AMDH Paris/Ile de France (Association Marocaine des Droits Humains)AMDH RABAT Solidarité Maroc Maati Monjib Omar Brouksy Fouad Abdelmoumni Fatemzahra ElazzouziAli Lmrabet Abdessamad Mouhieddine Aboubakr Jamai Radouane Baroudi Sam Touzani Hamid Mootassim Mohammed Belmaïzied@El Mohamed EL Battiui Ibtissame LachgarZineb El Rhazoui

  Dénoncer l'arbitraire va de soi, se donner les moyens d'agir implique un engagement citoyen concret. Entre le Maroc et l'étranger, nous sommes quelques milliers à pouvoir nous mobiliser, alerter la presse, les institutions.... 
Je suggère qu'un appel solennel soit écrit par les amis du pays et l'aval du prof. Maati Monjib et que nous agissions ensuite, chacune et chacun du pays, où elle/lui, réside. Le bureau de l'AMDH a tout notre soutien dans le lancement urgent contre cette campagne de diffamation et d'arbitraire, que les autorités marocaines ont déclenchée contre le Professeur Maati Monjib.
 Ahmed Benani, Lausanne, le 17.09

DANGER ! Stoppons le TTIP et le CETA


Signer maintenant! Stoppons le TTIP et le CETA

Si la Newsletter ne s'affiche pas correctement, 

veuillez cliquer ici.
Newsletter (Activez, s'il vous plaît, l'image )
Initiative auto-organisée de citoyens européens
Objet :
Nous appelons les institutions de l'Union européenne et de ses pays membres à arrêter les négociations avec les Etats-Unis sur le Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement (TTIP ou TAFTA) et à ne pas ratifier l'Accord Economique et Commercial Global (CETA) avec le Canada.
Principaux objectifs :
Nous souhaitons empêcher que soient conclus les accords TTIP/TAFTA et CETA car ils contiennent plusieurs points critiques tels que le règlement de conflits investisseurs-Etats et de règles sur la coopération réglementaire qui constituent une menace pour la démocratie et l’Etat de droit. Nous souhaitons empêcher que les droits du travail, les normes sociales, environnementales, de protection de la vie privée et des consommateurs soient abaissées et que les services publics (tels que ceux liés à l'eau) et le patrimoine culturel soient dérégulés dans le cadre de négociations non transparentes. Nous soutenons une politique commerciale et d'investissement alternative au sein de l'UE.
Initiative
Contexte

Merci

Attention: vous allez recevoir un e-mail de confirmation. Vérifiez dès à présent votre boîte de réception. Pour confirmer votre action, cliquez sur le lien qui vous a été transmis par e-mail

Elections en Grèce : La Commission européenne vote Tsipras !


Dans son annonce du 20 août, Tsipras justifie sa démission en affirmant : « le mandat que j’ai reçu le 25 janvier a atteint ses limites ». C’est faux ! Alexis Tsipras n’a pas reçu du peuple grec un seul mandat, lors des élections législatives de janvier 2015, mais un second, qui a renforcé le premier, à l’occasion du référendum du 5 juillet 2015. La question posée à ce référendum (par lui-même) était de savoir si les Grecs acceptaient le nouveau mémorandum proposé par la Troïka. Avec 61,3% de NON, Tsipras disposait d’un rapport de forces beaucoup plus important qu’en janvier. 
Au lieu « d’atteindre ses limites », ce mandat issu du peuple, bien au contraire, ouvrait de nouvelles perspectives. Quant au mandat donné à Syriza lors des élections législatives de janvier 2015, sur la base du programme dit de Thessalonique, il restait entièrement valable, malgré ses limites, puisque rien ou presque n’avait été mis en œuvre par le gouvernement Syriza.
Le motif invoqué par le Premier ministre grec est donc fallacieux, il faut chercher d’autres raisons.

mercredi 16 septembre 2015

Maâti Monjib entame une grève de la faim illimitée suite à son interdiction de participation à un congrès sur Barcelone par la DGSE marocaine.

Freedom,


11999047_398612437001867_2477171864971085114_n

Le professeur Maâti Monjib vient de se voir interdire par la DGSE marocaine de participer à un congrès académique sur Historical changes à Barcelone en raison de ses idées et engagements démocrates.
En signe de protestation et de condamnation de cette nouvelle intimidation qui porte atteinte à ses libertés fondamentales, il a commencé ce 16 septembre à 17h une grève de la faim pour une durée non limitée.
Maâti Monjib
Tél. portable : 00212 (0) 662 618 631
mmonjib@yahoo.fr
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
 

Communiqué de Freedom Now sur l’harcèlement de Maati Monjib, Samad Iach et Hicham Mansouri.


freedom now

Communiqué à l’opinion publique
Objet : Maâti Monjib « recherché pour atteinte à la sécurité de l’Etat. »

Monsieur Maâti Monjib, président de l’Association Freedom Now a été retardé d’une façon inhabituelle lors de son arrivée à l’aéroport de Mohammed V-Casablanca sur un vol Air Arabia en provenance de Montpellier (France) le lundi 31 aout dernier. Demandant une explication à ce retard, l’agent de police lui a répondu qu’il est recherché. Effectivement, un officier en civil debout à côté de l’agent tenait bien entre les mains un papier avec en-tête officiel où est inscrit, en dessous du numéro de la carte d’identité nationale de M. Monjib, la note : « recherché pour atteinte à la sécurité de l’Etat. »
Ce nouvel incident fait suite à une série de provocations et de pressions dont a été victime M. Monjib et qui incluent de très nombreux articles diffamatoires publiés dans des journaux et sites d’information connus pour être proches de certains milieux et des menaces contre sa sécurité et sa vie. M. Monjib dispose d’un dossier réunissant ces attaques et menaces et dont une partie a été remise en main propre à monsieur le ministre de la Justice et de Libertés.
Le bureau exécutif de Freedom Now condamne avec indignation ces basses pratiques et demande à MM. les ministres de la Justice et des Libertés, de l’Intérieur ainsi qu’au président du Conseil National des Droits de l’Homme (CNDH) d’ouvrir une enquête sur ces agissements qui violent les lois nationales et les conventions internationales ratifiées par le Maroc et qui protègent les droits humains.
Me.Abderrahmane Benameur (ancien bâtonnier), Me. Abderrahim Jamai (ancien bâtonnier) ainsi que Me Abdelaziz Nouaydi ont adressé, à cet effet, une mise en demeure le 10 septembre à monsieur le procureur général du roi près la cour d’appel de Rabat. Cette mise en demeure attire l’attention de monsieur le procureur général sur les pressions que subissent M. Monjib ainsi que MM Samad Ayach et Hicham Mansouri.

Le Bureau exécutif de Freedom Now
Le 11 septembre 2015

URGENT ! Amplifions la transition citoyenne dans nos communes

we sign it - Amplifions la transition citoyenne dans nos communes
15 Septembre 2015
Citoyens, signons et faisons signer cet appel pour que les élus s’engagent à leur tour dans nos territoires, adoptent au moins cinq mesures simples et concrètes du Pacte pour la Transition et favorisent la création d’un espace partagé entre élus et citoyens pour discuter, élaborer et concrétiser les alternatives pour une transition écologique et sociale.

Signez et faites signez cette pétition !

Face à la crise systémique, des centaines de milliers de citoyens ont déjà choisi d’agir et œuvrent chaque jour à une profonde transition sociale, écologique et économique de la société.
Un mouvement est en marche qui, partout, réinvente nos façons de produire, d’échanger, d’habiter, de nous nourrir, de nous déplacer ou encore d’éduquer nos enfants.
Aujourd’hui, la perspective d’un changement climatique global et brutal, nous place à un carrefour : les scientifiques estiment que nous avons au maximum 10 à 15 ans pour agir et empêcher que le pire scénario climatique ne se produise. Cette bataille pour le climat ne se joue qu’une seule fois : elle se perd ou se gagne dès à présent. Elle est à la fois un défi qui repose sur les épaules des générations présentes, mais aussi l’espoir d’une orientation radicale vers un monde meilleur et plus humain.
La multiplication des initiatives de transition dans les territoires souligne toute l’importance de l’échelle locale pour expérimenter, crédibiliser et structurer des pratiques aujourd’hui alternatives qui deviendront les normes de demain. 

Interpellons nos élus pour que, commune par commune, ils puissent contribuer à amplifier la transition citoyenne.

Signez et faites signer cette pétition, transmettez ce message partout où vous le pouvez !

A Mohammedia, une piscine interdite «aux femmes de plus de 12 ans» et aux chiens


Narjis Rerhaye,Libération, 15/9/2015

 

A Mohammedia, une piscine interdite «aux femmes de plus de 12 ans» et aux chiens
C’est la consigne de trop.  L’interdiction de trop qui fait craindre le pire. La scène se passe  non loin de Mohammedia, ce dimanche 13 septembre. Un père de famille conduit ses fillettes à la piscine.  En cet été finissant, il entend faire profiter ses filles des derniers rayons de soleil de la saison alors que les établissements scolaires ont ouvert leurs portes.
Direction «La noria»,  un club réputé pour ses espaces réservés au fitness, au tennis, à la natation pour petits et grands.    Le lieu est  ultramoderne. «La noria» est située dans la commune de Sidi Moussa Mejdoub, sur la route nationale 1 Casablanca-Rabat.
A l’entrée de la piscine, un panneau retient pourtant l’attention du père de famille.  C’est le règlement intérieur de la piscine affiché sous forme de vignettes et d’infographies  bleues et rouges pour décliner ce qui est appelé par les propriétaires de cet espace « les consignes générales » pour pouvoir accéder ou pas à la piscine.
En rouge et sous forme de médaillon barré, une longue liste d’interdictions est égrenée.  Interdiction de fumer, de plonger, de pousser, de courir et d’utiliser des objets gonflables… Rien de bien anormal  jusque-là. Sauf que les interdictions ne s’arrêtent pas là.  
La pancarte des consignes générales à respecter dans ce centre de loisirs précise en grosses lettres rouges que la baignade est interdite aux « femmes de plus de 12 ans ».  Autrement dit, les filles pas encore pubères ou à peine n’ont pas le droit de se baigner au même titre que les citoyennes de ce pays qui auraient eu la mauvaise idée de faire trempette à Mohammedia, dans ce centre de loisirs.
L’interdiction ne vaut pas pour les hommes de plus de 12 ans. Mais elle est par contre valable pour les chiens. Le règlement intérieur de cette piscine leur en interdit l’accès.
Indigné, révolté et surtout très en colère, le père de famille décide de rebrousser chemin. Pas question de laisser ses filles dans un tel lieu. Elles n’ont pas 12 ans mais leur père croit fort à ce principe de l’égalité entre les femmes et les hommes. Au sortir de cet espace de loisirs –il faudra trouver une autre appellation pour désigner cette nouvelle zone d’apartheid interdite aux citoyennes de ce pays- il donne l’alerte sur Twitter. «Ma découverte au centre de loisirs aujourd’hui. Piscine interdite aux femmes et filles de plus de 12 ans», twitte-t-il, photo à l’appui.
Passée l’indignation, les questions se bousculent. Les clubs et autres espaces de loisirs –fussent-ils privés- ont-ils le droit de décréter de telles interdictions en totale contradiction avec la Constitution? Quel est le recours face à une telle violation de l’article 19  de la loi suprême et qui consacre l’égalité entre les femmes et les hommes? Que comptent faire les pouvoirs publics pour que ne s’installent pas des zones de non droit telles que ce centre de loisirs où «les femmes de plus de 12 ans» n’ont pas droit de cité?
En l’absence de l’autorité de la parité et de l’égalité qui n’a toujours pas vu le jour et alors que le gouvernement Benkirane est déjà en campagne féroce dans la perspective des législatives, le pire est à craindre, redoutent les activistes du mouvement féminin.
Ce lundi 14 septembre 2015, la pancarte interdisant l’accès à la piscine aux «femmes de plus de 12 ans» et aux chiens était toujours accrochée à l’entrée de la piscine du club «La noria».

 

C’est aussi la rentrée dans les campements sahraouis et au Sahara occidental occupé

Sahara Info n°80 – "
                C’est aussi la rentrée dans les campements sahraouis et
                au Sahara occidental occupé " – Septembre 2015

Les milliers de réfugiés du Moyen-Orient et d’Afrique qui arrivent en Europe depuis des mois dans des situations si dramatiques, ne nous font pas oublier les réfugiés sahraouis qui « attendent » depuis 40 ans de rentrer chez eux. 

Ils se sont organisés avec l’appui de l’Algérie, ont créé un État, fait fonctionner des institutions. Mais l’exil et l’attente d’une issue est encore plus difficile pour la deuxième génération des camps, partir en Espagne, en France peut-il être une réponse ? L’autodétermination promise depuis 1991 et pas encore mise en œuvre en 2015, n’est-ce pas une forme de cruauté que certains ne peuvent plus tolérer ?
L’été comme tous les étés depuis 1980, a été pour beaucoup d’entre nous celui de la solidarité en direction des enfants sahraouis ! 125 sont venus en France cette année accueillis par villes amies, comités d’entreprise et comités locaux, ont profité de belles vacances, d’une nourriture abondante et sont repartis en bonne forme, avec souvent de jolis cartables pour rentrer dans les écoles primaires des campements. Rentrée faite le 10 septembre cette année !
Une fin d’été assombrie par le décès d’une amie, bien connue en France où elle est venue chanter à de nombreuses reprises à Limoges, à Gonfreville l’Orcher, au Mans, à Vitry…
Mariam El Hassan, si belle dans ses mellafas, si émouvante quand elle chantait la lutte du peuple sahraoui, celle du camp de Gdeim Izik ou retrouvait la profondeur des chants traditionnels de l’haul et de la musique Azawan. Elle est partie le 22 août à 57 ans inhumée dans le cimetière de Smara, dans les campements, bien loin de son lieu de naissance de la Saguia, entourée de sa famille, de ses amis et de tous les responsables de la RASD qui lui ont rendu un bel hommage.
Rentrée sinistre au Sahara occupé. Les autorités marocaines s’entêtent à boucler le Sahara. Aux dernières nouvelles, c’est une mission de la Confédération syndicale internationale (CSI) qui vient d’être empêchée d’arriver à El Aïoun par les officiels marocains soutenus par les syndicats ! État de siège policier et médiatique ? Le Maroc est enfermé dans une logique coloniale qu’il est urgent pour l’ONU et la MINURSO de casser en organisant très vite le référendum d’autodétermination. 

La mission de l’Ambassadeur Ross qui vient de passer trois jours dans les campements va-t-elle cette fois –ci porter quelques fruits et provoquer la prise de conscience des membres du Conseil de sécurité et en premier lieu de notre pays, et répondre aux attentes de tous les Sahraouis à bout de patience ?

Association des Amis de la RASD 356 rue de Vaugirard 75015 Paris
www.sahara-info.org / www.ecrirepourlesliberer.com