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samedi 21 juin 2014

Etats-Unis: Un avocat d'origine marocaine, au service de l'immigration , honoré par la Maison Blanche

Kamal Essaheb, lauréat des "champions du changement".
 
Lors d’une cérémonie officielle à la Maison Blanche mardi, dix jeunes adultes ont été distingués en tant que « modèles de réussite » et élus « champions du changement ». Originaires du Mexique, de la Colombie, de Taïwan, d’Inde ou du Maroc, tous ont débarqué illégalement aux Etats-Unis, quand ils étaient enfants.
Parmi les lauréats, il y a Kamal Essaheb, ayant quitté jeune le Maroc et parlant couramment arabe. Cet avocat, spécialisé dans l’immigration, travaille sur l’initiative « Dream Act », qui vise à délivrer une carte de résident permanent aux personnes entrées illégalement, en tant que mineur aux USA. Diplômé de l’université « Fordham Law School », il met son expérience au profit des services juridiques de l’immigration légale de la ville de New-York.

ATMF : Remerciements : Marche pour la liberté des migrant.e.s, des sans papiers et des réfugi.é.es communiqué de remerciement lundi 9 juin 2014 Le groupe de préparation et d’accueil de la Marche des migrant.e.s pour la Liberté à Strasbourg tient à remercier chaleureusement pour leur implication et leur dévouement, tous ceux et toutes celles qui individuellement ou collectivement, en leur nom propre ou en nom collectif, à petite ou grande échelle, sur une étape de la Marche à Strasbourg ou sur la durée du parcours des marcheurs et marcheuses jusqu’à la frontière française ont contribué à la réalisation de la Marche, à son bon déroulement, et permis la réussite des différents événements forts de cette Marche. Nous, membres du groupe de préparation et d’accueil de la Marche à Strasbourg, réunis le 9 juin 2014, exprimons nos remerciements en particulier : - au Molodoï Strasbourg pour son soutien à la Marche et l’hébergement des marcheurs, pour le podium et son ingénieur son, - à la Semencerie pour son accueil, la mise à disposition de l’eau et de l’électricité, - les Jardins partagés pour la mise à disposition du terrain, - à tous les intervenants de la cuisine mobile (les Maulwürfe, Alarm e.V... ) - aux groupes de musique (les boycotteurs, Serenay Kecis, le groupe Trans...), - à la Mairie d’Ostwald pour la mise à disposition d’un générateur, - à la Mairie de Furdenheim & Keskastel pour leur accueil et leur hospitalité, - à la Maison Mimir pour le prêt de la sono et l’aide pour la récupération de la nourriture, - Aux avocats et aux médecins, - et à tous ceux et celles qui ont offert des denrées alimentaires (le Marché gare et les boulangeries) Le groupe vous remercie tous et toutes pour l’attention que vous avez bien voulu porter au projet de cette Marche, aux valeurs qui la soutenaient, pour la solidarité concrète dont vous avez témoigné aux participants. Nous tenons à dire que le passage de la marche à Strasbourg, les 18, 19 et 20 mai s’est très bien passé. Le dimanche 18 mai nous étions près de 500 à accompagner les marcheurs de Kehl à Strasbourg, place Jean Hans Arp où des prises de paroles et plusieurs groupes de musique sont venus jouer en guise de soutien à cette marche. Le lundi après midi, une banderole portant 17306 décès en Méditerranée fut déployée à Place Kléber. Le mardi matin une conférence de presse en présence de plusieurs médias allemands et français eut lieu. Nous sommes vraiment enchantés par cette première étape qu’est Strasbourg. Et avec nous, l’espace strasbourgeois fut également enchanté par cette présence humaine, par cette jeunesse généreuse et motivés pour une Europe ouverte et respectueuse de la dignité, pour un monde juste et solidaire, pour une Europe et un monde de liberté, et d’égalité. Nous regrettons que la Mairie de Strasbourg n’ait pas été à la hauteur de la demande d’hospitalité qui lui a été adressée. Nous trouvons cela vraiment dommage pour Strasbourg, ville d’accueil et de rencontres, siège des institutions européennes ; du palais des droits de l’homme, de la Cour européenne des droits… Nous exprimons notre entière solidarité avec la Marche pour la liberté des migrant.e.s, des sans papiers et des réfugi.é.es. Le groupe de préparation et d’accueil de la Marche pour la liberté à Strasbourg Le 9 juin 2014

Marche pour la liberté des migrant.e.s, des sans papiers et des réfugi.é.es

communiqué de remerciement

lundi 9 juin 2014
Le groupe de préparation et d’accueil de la Marche des migrant.e.s pour la Liberté à Strasbourg tient à remercier chaleureusement pour leur implication et leur dévouement, tous ceux et toutes celles qui individuellement ou collectivement, en leur nom propre ou en nom collectif, à petite ou grande échelle, sur une étape de la Marche à Strasbourg ou sur la durée du parcours des marcheurs et marcheuses jusqu’à la frontière française ont contribué à la réalisation de la Marche, à son bon déroulement, et permis la réussite des différents événements forts de cette Marche.
Nous, membres du groupe de préparation et d’accueil de la Marche à Strasbourg, réunis le 9 juin 2014, exprimons nos remerciements en particulier :
- au Molodoï Strasbourg pour son soutien à la Marche et l’hébergement des marcheurs, pour le podium et son ingénieur son,
- à la Semencerie pour son accueil, la mise à disposition de l’eau et de l’électricité,
- les Jardins partagés pour la mise à disposition du terrain,
- à tous les intervenants de la cuisine mobile (les Maulwürfe, Alarm e.V... )
- aux groupes de musique (les boycotteurs, Serenay Kecis, le groupe Trans...),
- à la Mairie d’Ostwald pour la mise à disposition d’un générateur,
- à la Mairie de Furdenheim & Keskastel pour leur accueil et leur hospitalité,
- à la Maison Mimir pour le prêt de la sono et l’aide pour la récupération de la nourriture,
- Aux avocats et aux médecins,
- et à tous ceux et celles qui ont offert des denrées alimentaires (le Marché gare et les boulangeries)
Le groupe vous remercie tous et toutes pour l’attention que vous avez bien voulu porter au projet de cette Marche, aux valeurs qui la soutenaient, pour la solidarité concrète dont vous avez témoigné aux participants.
Nous tenons à dire que le passage de la marche à Strasbourg, les 18, 19 et 20 mai s’est très bien passé.
Le dimanche 18 mai nous étions près de 500 à accompagner les marcheurs de Kehl à Strasbourg, place Jean Hans Arp où des prises de paroles et plusieurs groupes de musique sont venus jouer en guise de soutien à cette marche.
Le lundi après midi, une banderole portant 17306 décès en Méditerranée fut déployée à Place Kléber.
Le mardi matin une conférence de presse en présence de plusieurs médias allemands et français eut lieu.
Nous sommes vraiment enchantés par cette première étape qu’est Strasbourg. Et avec nous, l’espace strasbourgeois fut également enchanté par cette présence humaine, par cette jeunesse généreuse et motivés pour une Europe ouverte et respectueuse de la dignité, pour un monde juste et solidaire, pour une Europe et un monde de liberté, et d’égalité.
Nous regrettons que la Mairie de Strasbourg n’ait pas été à la hauteur de la demande d’hospitalité qui lui a été adressée. Nous trouvons cela vraiment dommage pour Strasbourg, ville d’accueil et de rencontres, siège des institutions européennes ; du palais des droits de l’homme, de la Cour européenne des droits…
Nous exprimons notre entière solidarité avec la Marche pour la liberté des migrant.e.s, des sans papiers et des réfugi.é.es.
Le groupe de préparation et d’accueil de la Marche pour la liberté à Strasbourg
Le 9 juin 2014

La frontière cruelle et sauvage qui sépare le Maroc de l’Espagne

Abdelilah Gueznaya, demainonline

 La tentative des Subsahariens de passer en Espagne de mercredi dernier (Photo DR)
La tentative des Subsahariens de passer en Espagne de mercredi dernier et où on voit bien les Marocains avec leurs bâtons (Photo DR)
400 subsahariens ont tenté mercredi de pénétrer en territoire espagnol, à Melilla. La moitié d’entre eux a réussi à franchir la première clôture, puis est restée bloquée entre les deux hautes barrières métalliques qui séparent les deux pays.
Comme on peut le voir dans des photos publiées par la presse espagnole, si la Guardia Civil a bloqué les Subsahariens avant de les remettre aux Marocains, ces derniers ont fait descendre à coups de longs de bâtons en bois les malheureux qui s’étaient accrochés aux barrières.
La frontière entre le Maroc et l’Espagne est devenue ces dernières années l’une des plus sauvages et des plus cruelles de la planète. Non seulement les Subsahariens font usage d’une violence extrême quand ils essayent de pénétrer de force en Espagne, mais policiers espagnols répondent souvent avec non moins de violence quand ils ne sont pas filmés ou photographiés.
Les Marocains de leur côté tirent souvent dans le tas quand ils se sentent menacés, ce qui dénote une méconnaissance des manières de gérer une foule autrement que par la violence.
Frontière sans foi, la frontière entre le Maroc et l’Espagne est aussi une frontière sans lois. Quand il travaillait encore au quotidien espagnol El Pais, Ignacio Cembrero avait révélé que la police espagnole remettait en catimini aux autorités marocaines des subsahariens qui avaient pourtant réussi à passer en territoire espagnol. Ce qui est contraire aux lois de l’Union européenne, l’espace européen auquel Madrid se sent fier d' appartenir.
Cembrero avait aussi révélé que le chef des forces auxiliaires du côté marocain de Nador reconnaissait qu’il « récupérait » des subsahariens dans un coin isolé de la frontière.
Cet officier reconnût même qu’il passait souvent ses vacances dans le sud de l’Espagne.
Une information qui est passée inaperçue dans la presse marocaine, car elle voulait dire que l’Espagne officielle se montrait « généreuse » avec des officiels marocains.

URL courte: http://www.demainonline.com/?p=32310

Rassemblement soutien sans papier mercredi 25 juin 12h à Gap, place st Arnoux



 25/6/ 2014 à :  RESF 05 GAP, rassemblement et pique-nique solidaire

Le gouvernement s'est lancé dans la lutte contre l'immigration illégale, mais savez-vous ce que cela signifie ? Qui sont les étrangers en situation irrégulière que le Préfet veut expulser ?

Les femmes, les plus fragiles, ²&é sont particulièrement visées :
Une femme arménienne en France depuis trois ans dont le fils collégien de 16 ans est moldave. Ils ne sont pas expulsables dans le même pays. Comment l'Etat Français peut-il envisager de les expulser, et donc de les séparer ?

Une femme algérienne vit ici depuis trois ans. Elle a fui une famille intégriste et un homme violent qui l'enfermait. Son fils est né en France. Elle est parfaitement francophone, a des sœurs françaises et s'est intégrée par le bénévolat ; elle est soucieuse de l'éducation de son enfant. La renvoyer en Algérie c'est lui enlever son enfant, comment peut-on laisser faire ça?

Une femme béninoise en France depuis 4 ans ; mariée avec un français, elle avait sa carte de séjour. Son mari, violent, refusait qu'elle travaille et suive une formation. Parfaitement francophone, elle suit actuellement une formation d'aide-soignante (malgré sa situation précaire) et devra passer son diplôme en décembre. Pourtant le Préfet refuse de lui renouveler sa carte de séjour, car elle a quitté son mari.

Et les familles sont déchirées :

Une famille Azerbaïdjanaise, d'origine Arménienne, en France depuis 3 ans, dont les grands-parents ont eu un titre de séjour, se sont vus notifier un refus de séjour alors que les petits-enfants suivent une scolarité exemplaire. La famille après avoir fuit la Russie, où ils ne sont pas les bien venus ne peuvent plus retourner dans leur pays de nationalité en raison de la guerre entre Arménien et Azerbaïdjanais. Ils ne peuvent pas non plus retourner en Arménie pays qu'ils ne connaissent pas et dont ils n'ont pas la nationalité!

Ces décisions de refuser de leur accorder le droit de rester en France sont inadmissibles.

Nous vous appelons à rassemblement et un pique-nique solidaire mercredi 25 juin 2014 à 12 heures sur le square Saint-Arnoux devant le Palais de Justice à Gap.

Venez nombreux pour manifester votre étonnement et votre profonde déception

Nous demandons au préfet de nous recevoir pour examiner ces situations comme il s'y était engagé.

Signataire : LA CIMADE, RESF 05, La FCPE, SUD Educ05 , SOLIDAIRES 05, collectif citoyen d'aide aux étrangers, Solidarité Maroc 05  ......

P COMME PILLAGE AU SAHARA OCCIDENTAL


Les roches phosphatées sont exploitées illégalement par le gouvernement marocain au Sahara occidental, un territoire que le Maroc a annexé sauvagement. 
Les exportations sont la principale source de revenu que le Maroc obtient des territoires occupés. Des représentants du peuple sahraoui ont été clairs et fermes contre ce commerce, tant à l'ONU, en général, que contre  certaines entreprises. (Traduit par Bing) 

Voici le navire de ravitaillement de Kosmos Energy



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Dans le port public espagnol de Las Palmas le 17 juin, Geo Service 1 charge l’approvisionnement qui soutient les études pétrolières illégales du Maroc au large des côtes du Sahara Occidental occupé. Les études se déroulent à proximité des eaux espagnoles.
Mis à jour le: 19/6/2014
Le 17 juin, le navire Geo service 1 est entré dans port de Las Palmas pour charger l’approvisionnement alimentaire destiné aux équipes d'exploration pétrolière du large du Sahara Occidental occupé. Le 19 juin, le navire sera de retour dans les eaux sahraouies, où les dernières études sismiques ont lieu avant le forage de pétrole qui commencera vers octobre. Les études pourraient durer encore quelques semaines.

WSRW a publié le 30 mai que Kosmos Energy a entrepris les étapes finales des études sismiques litigieuses au large du territoire que le Maroc occupe. L'ONU a déclaré que toute nouvelle exploration pétrolière au Sahara Occidental violerait le droit international, aussi longtemps que ses habitants s'y opposent.

Le navire est amarré au « Puerto » de Las Palmas, qui appartient à « La Autoridad Portuaria de Las Palmas », qui est l'une des 28 administrations portuaires des Puertos del Estado, qui appartiennent au ministère espagnol des Travaux publics et des Transports (en espagnol : Ministerio de Fomento). Il y a une préoccupation croissante en Espagne concernant les projets pétroliers du Maroc dans ses eaux, adjacentes à la ZEE espagnole. Actuellement, le Maroc explore également dans les eaux du Sahara Occidental occupé, et pour ces activités, le port du gouvernement espagnol à Las Palmas est utilisé comme base pour les activités d'étude.

À bord du Service 1 Geo on peut voir une petite navette portant le nom de BGP Prospector - le nom du navire sismique.

Les Sahraouis au Sahara Occidental manifestent de plus en plus contre Kosmos – malgré les grands risques personnels. Le 13 juin un homme a été blessé à la lame de rasoir par un policier marocain parce qu’il portait une bannière contre Kosmos. Le 15 avril, Elfayda, 18 ans, a été battue par la police pour avoir tenté de filmer ses amies portant une bannière similaire. Le Maroc interdit toutes les organisations ou partis politiques sahraouis qui affirment le droit à l'autodétermination sur leur terre ou leurs ressources. L’ONU déclare pourtant clairement que les Sahraouis ont droit à  l’autodétermination.
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Alouat proteste contre Kosmos – et reçoit des coups de lame de rasoir
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Le directeur d'un établissement pour handicapés au Sahara Occidental a été attaqué par la police alors qu'il sortait dans la rue avec cette affiche.
Mis à jour le: 15/6/2014 

Sidi Mohamed Alouat, directeur d'une école pour handicapés à El Aaiun, au Sahara Occidental occupé, est sorti dans la rue le 10 juin pour montrer son opposition à la compagnie pétrolière américaine Kosmos Energy.


En fait, une plate-forme de forage est bientôt en route vers le territoire  occupé.

Kosmos n'a pas levé le petit doigt pour demander le consentement du peuple sahraoui. De plus en plus de manifestations ont récemment eu lieu contre les projets de Kosmos Energy.

alouat2_350.jpgLe Maroc occupe brutalement le territoire, en violation du droit international, et réprime toutes les manifestations de ce genre. Les partis politiques et les organisations de la société civile qui réclament le droit de l'autodétermination sont illégales.

Plus de 100 résolutions de l'ONU appellent au respect du droit à l'autodétermination, et les revendications du Maroc sur le territoire ont été rejetées par la Cour Internationale de Justice. Le partenariat de Kosmos Energy avec le Maroc est fortement condamné par le peuple du Sahara Occidental.

alouat3_350.jpgAlouat est le directeur de l'école Ibsar Elkhair, et est lui-même porteur d’un handicap physique. Alors qu’il brandissait les banderoles contre Kosmos, il a été attaqué par un groupe de policiers dont l'un était équipé d'une lame de rasoir.
Une des bannières indique (en espagnol) que Kosmos Energy ne doit pas forer dans le territoire.

alouat4_350.jpgWSRW a rapporté en avril un incident similaire. Elfayda Khayya, 18 ans, a été battue par la police pour avoir tenté de filmer ses amies qui essayaient de montrer une affiche similaire. Khayya a écrit à la compagnie :
 «Comment devrions-nous protester contre votre présence dans notre pays? ». La compagnie n'a pas encore proposé d’idées à Khayya sur la façon dont le peuple devrait exprimer son opposition aux projets de l'entreprise.

Téléchargez ici la vidéo originale en haute définition.Video 1 (27 Mb), Video 2 (72Mb).

« Complicité avec le Maroc »



Des compagnies de dix pays invitées à suspendre leur commerce avec le Sahara occidental :
2,2 millions de tonnes de phosphate ont été exportées du Sahara occidental en 2013, dans 48 vraquiers, pour une valeur estimée à 330 millions $. L’exportation serait en augmentation de 400 000 tonnes par rapport à l’exportation de 2012, à en croire cette organisation qui revendique le contrôle des ressources naturelles du Sahara occidental et qui exhorte toutes les entreprises impliquées dans ces transactions à suspendre ce commerce jusqu'à ce qu'une solution soit trouvée au conflit qui oppose ce territoire et le Maroc.

Le Maroc sape les efforts de Christopher Ross, Ahmed Boukhari dénonce l’obstruction au référendum

Le représentant du Front Polisario à l’Onu, Ahmed Boukhari, a dénoncé à New York, l’obstruction à la tenue d’un référendum d’autodétermination au Sahara occidental, occupé par le Maroc, appelant le Conseil de sécurité à assumer toute sa responsabilité pour régler la question sahraouie.
M. Boukhari s’exprimait, lundi, à la réunion du comité spécial de l’ONU chargé de la décolonisation, ou comité des 24, qui a été consacrée au dossier du Sahara occidental. Dans son intervention, le représentant sahraoui a rappelé que le Sahara occidental est la dernière colonie africaine qui attend toujours sa décolonisation totale. « C’est un affront pour l’Afrique », s’est-il indigné, en précisant que le Sahara occidental est un « dossier colonial » qui se trouve sur un sol (l’Afrique) dont la lutte pour la liberté a inspiré, dans une large mesure, la résolution 1514 de l’Assemblée générale portant création du comité de décolonisation. Dans ce sens, il a cité l’ancien président sud-africain, Thabo Mbeki, qui a qualifié la situation au Sahara occidental de « source de honte pour nous les Africains ».

Le Maroc a choisi de remplacer le colonisateur européen

M. Boukhari a pointé du doigt «l’immense responsabilité de l’ONU et donc du comité, brutalement paralysés par le coup de force perpétré en octobre 1975, à savoir l’invasion puis l’occupation militaire du Maroc, comme le reconnaissent les résolutions pertinentes de l’Assemblée générale de l’ONU». Le Maroc «a choisi de remplacer le colonisateur européen face à un peuple qui résiste et lutte pour son droit d’exister», a-t-il affirmé. A ce propos, il a observé que «si l’ONU a fini par convaincre le Maroc d’organiser un référendum, qui était prévu pour 1992, et d’accepter avec le Front Polisario les différentes options d’autodétermination, les autorités marocaines n’ont pas hésité, finalement, à proclamer unilatéralement le Sahara occidental comme partie intégrante de leur territoire». 
M. Boukhari a, ainsi, dénoncé l’obstruction à la tenue du référendum d’autodétermination, arguant que le statu quo est «l’option préférée du Maroc qui peut ainsi s’adonner à la répression brutale de la population sahraouie et à l’exploitation des ressources naturelles, en particulier la pêche et le phosphate ». Dans ce sillage, il a dénoncé le lancement par le Maroc d’opérations pour les explorations pétrolières sur les côtes sahraouies, ce qui complique les efforts de décolonisation de l’ONU. Tout cela a été rendu possible, a-t-il déploré, par « une sorte d’abdication des organes de l’ONU impliqués dans le processus de décolonisation ». Pourtant, le Front Polisario «n’a cessé de coopérer pour en finir avec une situation qui entache la crédibilité de l’ONU», a-t-il affirmé, appelant le Conseil de sécurité à assumer «toute sa responsabilité».

Le Maroc sape les efforts de Christopher Ross

M. Boukhari a également dénoncé l’attitude du Maroc « qui continue à saper les efforts » de l’Envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara occidental, Christopher Ross, qui n’a pas pu entamer les visites dans la région, alors qu’elles étaient prévues pour les mois de mai et juin en cours. Il a également appelé l’Union africaine à renouveler sa volonté d’œuvrer de concert avec l’ONU pour mettre fin au « dernier conflit colonial » sur la terre d’Afrique. Le représentant sahraoui a, en outre, exhorté le comité onusien de décolonisation de sortir de sa «longue hibernation» à travers des visites sur le terrain pour être «plus proche de la réalité». Selon lui, « ne rien faire, c’est aller dans le sens des voix et des intérêts de ceux qui veulent liquider ce comité spécial » en invitant ce dernier à dépêcher une mission sur place. «La paix et la stabilité dans la région, ainsi que la crédibilité du comité l’exigent », a-t-il soutenu.
Lors de cette réunion de travail du comité de décolonisation, le représentant de l’Equateur a regretté, pour sa part, qu’en plein XXIe siècle, le monde doit encore «traiter d’un anachronisme qu’est le colonialisme».
Il a appuyé «sans réserve» les efforts de M. Christopher Ross et le rétablissement du droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination, ainsi que le travail de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso) tout en appelant à la mise en place d’un mécanisme de surveillance de la situation des droits de l’homme au Sahara occidental. En avril dernier, le Conseil de sécurité a adopté une résolution sur le Sahara occidental dans laquelle il a appelé à une solution qui «permette l’autodétermination du peuple du Sahara occidental» et s’est clairement prononcé contre la situation de statu quo tout en relevant l’importance d’améliorer la situation des droits de l’homme au Sahara occidental. Préalablement à l’élaboration et à l’adoption de cette résolution, cet organe de décision de l’ONU a pris connaissance du dernier rapport annuel du secrétaire général de l’ONU sur la question sahraouie dans lequel M. Ban Ki-moon a rappelé au Conseil que le dossier du Sahara occidental est un problème de décolonisation. Le chef de l’ONU a invité les deux parties au conflit (Maroc et Front Polisario) à reconnaître la nécessité urgente de progresser et à dialoguer sérieusement sur deux questions clefs : le contenu d’une solution politique et la forme de l’autodétermination, mais s’il n’y aura aucun progrès avant avril 2015, a-t-il avisé, le moment sera alors venu pour le Conseil de sécurité de revoir totalement le cadre qu’il a fixé en avril 2007 pour le processus de négociation.

Le Front Polisario demande l’envoi d’une commission d’enquête onusienne
Le représentant du Front Polisario auprès des Nations unies, Ahmed Boukhari, a demandé à la commission de décolonisation l’envoi d’une commission d’enquête au Sahara occidental. M. Boukhari a réitéré, dans son intervention, lors de la réunion de juin de la commission de décolonisation, la demande du Front Polisario relative à l’envoi d’une commission d’enquête au Sahara occidental, a indiqué l’Agence de presse sahraouie (SPS).
Le représentant du Polisario a précisé que « le meilleur moyen de concrétiser cette démarche est d’aller directement sur le terrain », assurant que l’Assemblée générale et la commission de décolonisation sont comptables de son aboutissement. M. Boukhari a estimé, par ailleurs, que le rapport de la commission d’enquête publié le 14 octobre 1975 était « le premier rapport détaillé reçu par l’Assemblée générale depuis que la cause sahraouie a été intégrée dans l’agenda de décolonisation en 1963 », ajoutant que les recommandations contenues dans ce document « ont été consolidées par l’avis consultatif de la Cour internationale de justice le 16 octobre 1975 ».

Une carte du Maroc sans son Sahara, c’est sur 2M… et devant les tribunaux



Bladi.net18 juin 2014 - 12h14
Une carte du Maroc sans son Sahara, c'est sur 2M… et devant les tribunaux

En une semaine à peine, 2M a été sermonnée d’un côté et attaquée en justice de l’autre. En effet, un citoyen marocain vient de déposer une plainte contre la deuxième chaîne nationale de télévision, demandant le paiement de dommages et intérêts (symboliques) ainsi que des excuses officielles au JT. L’affaire concerne une carte du Maroc n’incluant pas le Sahara. Mardi dernier, 2M avait également été sommée de présenter d’autres excuses officielles pour avoir diffusé des photos du roi ayant un caractère privé.

Un Marocain, du nom de Youssef Chou, n’a pas beaucoup apprécié la carte du Maroc amputée de son Sahara présentée lors de l’émission à grande audience Rachid Show, en date du 9 mai. Ce dernier vient de porter plainte contre 2M, mais également contre le gouvernement, et contre Mustapha El Khalfi, le ministre de la Communication, et même contre la Haute autorité de la communication audiovisuelle (HACA).
Selon Aufait : « C’était le 9 mai dernier, dans l’émission de divertissement “Rachid Show”, présentée par Rachid El Allali qui recevait l’ancien footballeur international Mustapha Hajji : au cours de l’émission, une carte du Maroc qui était représentée, n’incluait pas dans ses frontières les régions du Sahara marocain ».
Il faut savoir que cet incident est presque passé inaperçu car la rediffusion de l’émission n’a jamais eu lieu, et son enregistrement a été retiré du site de 2M. D’ailleurs, toutes les vidéos démontrant la fameuse carte du Maroc sans Sahara ont été peu à peu « ôtées » de la toile ou alors « tronquées » de la fameuse partie où on voit la carte. Il aura fallu cette plainte de Youssef Chou pour « déterrer » ce scandale. En effet, une carte du Maroc sans Sahara ? Sur une chaîne publique ? C’est le comble de l’ironie.
Youssef Chou paraît en colère : « Cette chaîne a voulu insinuer des images et des messages codés dans l’inconscient des téléspectateurs marocains à travers cette carte du Maroc amputé de son Sahara. Elle a touché le sentiment national de tous les Marocains, ce qui me donne le droit de réclamer une indemnisation pour dommages psychologiques ». Exagère-t-il ou non ? Nul ne peut le savoir.
Tout ce que l’on sait, c’est que Chou demande que la chaîne verse un dirham symbolique pour le dédommager mais également que 2M s’excuse officiellement lors de l’un de ses JT.

L’affaire du Palais

2M avait profité du voyage du roi Mohammed VI pour faire un reportage où étaient inclues des images du roi se baladant normalement, et habillé de même, tout en se prenant en photo avec les Tunisiens qui le lui demandaient. Mais le palais n’a pas trop apprécié cela et a exigé des excuses officielles de la part de la deuxième chaîne, avec pour argument que c’est une chaîne publique et qu’elle n’avait pas à utiliser des images privées (« balades non officielles ») du roi.
Il parait que Samira Sitaïl a affirmé dans cette affaire que 2M cherchait juste à dévoiler le côté humain et la modestie du roi. Mais cela ne se fait vraisemblablement pas, compte-tenu des excuses officielles présentées : « Le protocole a attiré notre attention sur le fait qu’il s’agit d’une activité non-officielle qui ne devait pas être relayée par une chaîne publique », a déclaré alors le présentateur Jad Aberdane, lors du JT. La chaîne a même promis de faire preuve de plus de vigilance à l’avenir.


RFKennedy Center lance des cours sur les droits de l’homme au Sahara Occidental dans une université espagnole


Washinghton, 14/6/2014 (SPS)

 Ces cours sur les droits de homme au Sahara occidental occupé par le Maroc ont été dirigés par le professeur Carlos Ruiz Miguel, l’un des principaux défenseurs des droits de l’homme du peuple sahraoui ainsi que par d’autres experts dont certains membres de RFKennedy Center.

Mme Kennedy a exprimé sa satisfaction de s’être associée à cette initiative avec l’une des universités espagnoles des plus prestigieuses dans le but, a-t-elle affirmé, ''de faire connaître l’une des situations les plus urgentes sur la violation des droits de l’homme dans le monde d’aujourd’hui''.

Pour la présidente de cette ONG basée à Washington, ''ces cours innovateurs constituent une démarche cruciale dans le but d’aider l'opinion publique à comprendre ce conflit complexe qui dure depuis des décennies au Sahara Occidental.''

Pour sa part, le directeur des partenaires des droits de l'Homme de RFK Center, M. Santiago Canton, a indiqué que la collaboration de cette ONG américaine avec l’Université Santiago de Compostela avait réuni des représentants de la société civile, des défenseurs des droits de l’homme sahraouis et des étudiants ''pour discuter du conflit du Sahara occidental dans toute sa complexité''.

A rappeler qu'une délégation de RFKennedy Center avait effectué une visite dans les territoires occupés du Sahara occidental, en août 2012, à l'issue de laquelle elle avait dressé un rapport accablant sur le Maroc pour ses graves violations des droits de l’homme des Sahraouis.

Ce rapport est souvent cité par le département d'Etat américain ainsi que par le Congrès lorsqu'ils abordent la question des droits de l'homme au Sahara occidental occupé par le Maroc. (SPS)


Sahara occidental : “Il faut poser les bonnes questions”

Khadidja Mohsen-Finan joue la carte de la realpolitik

Sahara occidental : “Il faut poser les bonnes questions”

Par : Hafida Ameyar, 16/6/2014
Le Maroc et le Front Polisario “continuent à penser le conflit comme dans les années 1970 ou 1980”. C’est l’avis de la Marocaine Khadidja Mohsen-Finan, chercheure associée à l’Institut des relations internationales et stratégiques (Iris), livré dernièrement dans un entretien qu’elle a accordé à Nouvelles du Sahara.
Intervenant quelques semaines après la réunion du Conseil de sécurité de l’ONU sur le Sahara occidental, la politologue a joué la carte de la “realpolitik”, en vidangeant pratiquement la nature du conflit, qui dure depuis près de 40 ans, de sa substance matricielle. Khadidja Mohsen-Finan a ainsi mis l’occupant illégal d’un “territoire non autonome” et le représentant légitime d’un peuple dépossédé de ses terres, de ses richesses et de ses droits élémentaires sur un même piédestal, reprochant aux deux parties de ne pas avoir évolué dans leur manière de “penser” le conflit.
Il aurait peut-être fallu revisiter les éléments du processus de décolonisation du Sahara occidental, anciens et nouveaux, du moins rappeler certaines vérités irrévocables du dossier et la responsabilité de l’Espagne, mais aussi les reniements du royaume marocain en matière d’engagements internationaux. 
Faut-il être nécessairement “pro-Polisario” pour répéter à l’envi “autodétermination, autodétermination et droit des peuples à s’autodéterminer” ?
Il est normal que l’interviewée, en sa qualité de chercheure, veuille contribuer au dénouement du conflit et rassembler les familles sahraouies, séparées par le “mur de la honte”, mais à quoi vise le recours à la généralisation pour énoncer ensuite que pour le Maroc et le Polisario, “l’essentiel n’est pas de trouver une solution qui puisse satisfaire les Sahraouis, mais d’avoir raison contre l’adversaire”, et d’adopter “des positions qui s’excluent mutuellement” ? Mme Mohsen-Finan pense que c’est la faute des “puissances, grandes et moyennes (qui) ont une responsabilité dans cet immobilisme” par leur appui à telle ou telle partie. Selon elle, si on veut contribuer à trouver une issue à ce conflit, “il faut poser les bonnes questions, inciter les acteurs à proposer de vraies réponses ou offres politiques”. “S’il s’agit d’autonomie, alors il faut veiller à ce que le contenu du plan marocain corresponde à une vraie autonomie. (…) S’il s’agit d’une consultation référendaire, il faut alors s’interroger sur les questions à poser aux Sahraouis et à la définition du Sahraoui”, explique-t-elle, en observant que la seconde offre, qui a toujours été appuyée par l’ONU et qui l’est à ce jour, est “la chose la plus complexe”.
La politologue marocaine pousse encore le bouchon plus loin, en suggérant de définir ce qu’est un Sahraoui, avant d’exprimer son idée.
Aujourd’hui, dit-elle, “le Maroc ne peut négocier l’avenir d’un territoire qu’il considère déjà comme le sien, alors que la communauté internationale et le droit international ne lui en reconnaissent pas la propriété. (…) Si l’autonomie venait à être reconnue, ce serait différent car là, il s’agirait d’une reconnaissance de l’identité sahraouie justement”. Interrogée sur la réunion du Conseil de sécurité du 29 avril, elle se garde de commenter le rejet, par ce Conseil, de l’élargissement des prérogatives de la Minurso (Mission de l’ONU) aux droits de l’Homme.
Cependant, elle admet que “dans tous les conflits, les missions de l’ONU sont dotées de prérogatives au niveau des droits de l’Homme, à l’exception de la Minurso”. Plus loin, l’interviewée assure que ce n’est (…) pas au Maroc de gérer la question des droits de l’homme”, en restant silencieuse sur les atteintes aux droits de l’Homme connues et maintes fois dénoncées. Le même mutisme est observé sur l’accord de pêche Maroc-UE, alors qu’il viole les eaux sahraouies. Si ce n’est de reconnaître le “travail intense de lobbying marocain” sur ce registre.
Enfin, à propos de la France de Hollande, Mme Mohsen-Finan déclare : “La politique saharienne de la France n’est pas différente. Paris appuie et encourage le plan d’autonomie marocain pour plusieurs raisons. La France souhaite certainement atténuer la puissance géopolitique algérienne. Elle veut aussi voir son allié marocain stabilisé et renforcé et redoute une déstabilisation du régime marocain. (…) Pour toutes ces raisons et bien d’autres, la France n’a jamais véritablement pensé le conflit du Sahara de manière intrinsèque, mais toujours en lien avec la politique saharienne du Maroc et de l’Algérie, avec un parti pris pour le Maroc.”

dimanche 15 juin 2014

Titres des articles publiés sur http://solidmar.blogspot.com sur la situation au Maroc et au Sahara Occidental du 8 au 15 /6/2014

La routine du maghzen : arrestation, torture, aveux, condamnation, incarcération...
La mafia de l’immobilier remodèle les villes, tant pis pour ceux qui perdent tout et sont jetés à la rue...
Migrants : La “campagne nationale de régularisation”, de bel effet dans la vitrine du Maroc, est un véritable piège pour les Subsahariens qui arrivent en masse au Maroc où les attend une cruelle répression...
Pillage éhonté du Sahara Occidental , les Sahraouis entre espoir et désespoir.
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