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samedi 6 juillet 2013

Egypte Tamarod – Tunisie – Maroc : Est-ce la fin du mythe « gouvernement islamiste »?

Tamarod - Egypte
Tamarod – Egypte

Après le Printemps arabe, qui a vu l’arrivée des islamistes au pouvoir en Tunisie, en Egypte et au Maroc, qui se sont avérés incompétents à ramener la paix, la sécurité et surtout à redresser l’économie, on semble se diriger tout droit vers un “été arabe“ très chaud. 

Si la Tunisie a ouvert le bal du printemps arabe, c’est de l’Egypte que le rejet des nouveaux gouvernements islamistes s’organise désormais. En effet, depuis quelques jours, le président Mohamed Morsi est sommé -et par les manifestants et par l’Armée- de quitter le pouvoir.
Dominique Moïsi, conseiller spécial de l’Institut français de Relations internationales (IFRI), dans une interview à lci.tf1.fr, explique qu’

“il y a un peu plus d’un an, les campagnes égyptiennes avaient majoritairement voté pour les Frères musulmans, et donc le président Morsi…“, mais depuis, ces derniers “ont perdu une grande partie de leur soutien. Ils se sont délégitimés tous seuls en montrant qu’ils ne savaient pas gérer le pays“.
Selon Moïsi, les Egyptiens reprochent essentiellement trois choses à Morsi:

“Son incompétence, son intolérance vis-à-vis de la société en gérant le pays au nom d’une idéologie religieuse et surtout sa médiocrité“.
Le spécialiste des relations internationales ajoute:

“Après avoir prononcé un discours de trois heures la semaine dernière à la télévision, il s’est montré incohérent, inconsistant et aurait fait de nombreuses fautes de grammaire. Pour le peuple, Mohamed Morsi est indigne d’un pays comme l’Egypte qui a une culture millénaire“.
Face à cette situation, Dominique Moïsi estime qu’il y a trois hypothèses possibles:

«Morsi va essayer de gagner du temps en promettant de nouvelles élections anticipées sous le contrôle de l’armée»; ou «il refuse de partir et déclenche par la même une guerre civile -ce qui est peu probable quand on sait que ce qui se passe actuellement en Syrie terrorise les pays du monde arabe»; ou bien «l’armée prend le pouvoir pour éviter la guerre civile. Après avoir ramené l’ordre dans la rue, elle remettra le pouvoir aux civils qui organiseront des élections libres. Etant donné que le pays est dans une situation de désordre avancé, c’est ce qui risque de se passer».
Quid de la Tunisie et du Maroc ?
Pour l’heure on n’en est pas là, même si le gouvernement des islamistes au Maroc est au bord de l’explosion. Quant aux Tunisiens, et contrairement à “la révolution du 14 janvier 2011“ où ils n’avaient aucune boussole, l’Egypte pourrait bien en être une désormais, si toutefois la contestation va à son terme, c’est-à-dire jusqu’à l’éviction de Morsi –donc des Frères musulmans- du pouvoir. En ce moment, les Tunisiens pourront se dire, comme l’avaient dit et fait les Egyptiens, “ils ont pu déloger Morsi et sa bande, pourquoi pas nous?“. D’ailleurs, les “gens“ d’Ennahdha regardent avec une très grande appréhension ce qui se passe au Caire, étant donné qu’ils utilisent les mêmes méthodes et ont les mêmes carences en matière de gouvernance.
Maintenant, il y a une donne à ne pas négliger: Ennahdha a montré depuis son accession au pouvoir sa capacité à reculer pour mieux sauter les obstacles.

30 juin 2013 L’Égypte rompt avec Morsi

  Images et réflexions glanées sur facebook le 1er juillet 2013
 
  Samira Mizbar
Bon ! Ils sont où les analystes politiques à deux sous qui prétendaient que les révolutions arabes avaient avorté et que le seul destin de nos peuples était de pourrir sous le joug des islamistes sous entendu que finalement, c'est notre destin ? La prochaine fois que vous publierez un truc, merci de faire plus d'efforts, et surtout, évitez la prochaine fois d'écrire sur des choses que vous ne maîtrisez pas ! Et merci !
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Amina Madmoun a partagé une photo de Tous pour une Tunisie laïque.
LA DIFFÉRENCE ENTRE UN PEUPLE VIVANT ET UN AUTRE QUI EST INERTE
vous avez certainement imaginez de qui je parle




 
La place Tahrir hier !
"On ressortira dans la rue mille fois encore tant que nos revendications ne deviennent pas une réalité..."
Egypte-Maroc

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 En vidéo : La place Tahrir s'enflamme de joie à la venue d'officiers soutenir les manifestants
Un an tout juste après la prise de fonctions du président Mohamed Morsi, des milliers d’Égyptiens réclament une “deuxième révolution” et la chute du régime islamiste.
En vidéo : La place Tahrir s'enflamme de joie à la venue d'officiers soutenir les manifestantsÀ la place Tahrir, des manifestations de joie ont eu lieu lors de l'apparition de plusieurs officiers venus soutenir le mouvement contre la dérive autoritaire du chef de l’État.
Détails en vidéo


Talal Chakir
● Au Caire, la mobilisation millionnaire des anti-#Morsi fait au moins 5 morts. Seconde Révolution en marche ? 
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  L'Égypte rompt avec Morsi
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El Watan,  1/13/2013
 
 La colère anti-Morsi a atteint son paroxysme, exprimant un rejet massif et radical d’un président qui a fortement déçu
zoom | © AFP
La colère anti-Morsi a atteint son paroxysme, exprimant un rejet...

30 juin 2012. Devant des centaines de milliers de citoyens, le président élu Mohamed Morsi fait une entorse à la Constitution et prononce son discours d’investiture symboliquement, à la place Tahrir. 30juin 2013. Des centaines de milliers d’Egyptiens reviennent sur les lieux pour l’inviter à dégager.

Terrible retour de flammes pour le président Morsi qui a «fêté» hier le premier anniversaire de son début de règne par un appel populaire et massif à se démettre. Ce parallèle symbolique résume, à lui seul, le divorce presque irrémédiable entre les Egyptiens et leur raïs qui aura réussi la prouesse de se mettre des millions de ses compatriotes sur le dos.
Hier, à la place Tahrir, en Alexandrie, à Mahala, à Al Mansourah, à Port-Saïd et à Souhadj, le mot d’ordre était le même : «Morsi dégage !»
Tous ces milliers, voire ces millions d’Egyptiens, hommes femmes, vieux, jeunes et moins jeunes, se sont unis pour dire stop à la dérive autoritaire du président issu des Frères musulmans. C’est un véritable référendum populaire révocatoire contre Morsi coupable d’avoir confisqué le pouvoir pour lequel des centaines d’Egyptiens ont laissé leur vie.

Ironie du sort, la place Tahrir, dans le centre du Caire, qui a fait dégager Hosni Moubarak, a vibré hier au cri de : «Le peuple veut la chute du régime». De nombreux manifestants brandissaient des cartons rouges portant l’inscription «Dégage» à l’adresse du président Morsi. Ce dernier, sans doute surpris par ces marées humaines qui réclamaient sa tête, a tenté de calmer le jeu en pondant un communiqué dans lequel il louait les vertus du dialogue comme moyen de régler la crise.

Jour du jugement
Mais le coup était déjà parti et les places publiques dans toute l’Egypte ont rendu bruyamment mais fermement leur verdict : Morsi va-t-en !  Sans doute qu’il y a l’avant et l’après-30 juin.  Hier, c’est presque toute l’Egypte qui était dans la rue. Le bon sens voudrait que le président Morsi capte bien le message qui lui a été adressé. Même le déploiement massif de l’armée autour des édifices publics n’a pas dissuadé les manifestants à se joindre à ce jour du  «jugement» d’un président qui en a déçu plus d’un.

Touché en plein... Caire
Des manifestations anti-Morsi ont eu également lieu à Alexandrie (nord), deuxième ville du pays, à Menouf et Mahallah, dans le delta du Nil, ainsi qu’à Port-Saïd et Suez, sur le canal du même nom, ou encore dans la ville natale de M. Morsi, Zagazig, au nord-est du Caire.
Les foules grossissaient tout au long de la journée et jusque tard dans la nuit. Et tout porte à croire que les «campings» vont refaire leur apparition sur les places publiques comme en 2011 contre Moubarak.

Les images des foules retransmises en direct par les chaînes de télévision du monde sont tellement impressionnantes qu’elles donnent la chair de poule. Ces manifestations pharaoniques sont loin d’être un «chahut de gamins». Le président Morsi et ses soutiens devraient réfléchir deux fois avant de tenter le diable devant les caméras du monde.  
Les foules ont «ceinturé» tous les bâtiments officiels, notamment le palais présidentiel à Héliopolis, scandant pacifiquement des slogans hostiles au Président sans jamais verser dans la violence.

Les quelques milliers de militants islamistes pro-Morsi, qui campent depuis vendredi au quartier de Nasr City pour défendre la «légitimité» de leur poulain, ne font visiblement pas le poids. Le mouvement Tamarod (rébellion) à l’origine des appels à manifester pour le départ de M. Morsi aura réussi son coup. Mohamed El Baradei, l’une des figures de l’opposition, a appelé le Président à «écouter le peuple» et à laisser se tenir une présidentielle anticipée avant la fin de son mandat en juin 2016. Un conseil que Morsi gagnerait à écouter, compte tenu de l’incroyable mobilisation de ses adversaires qui vont au-delà de ceux qui n’ont pas voté pour lui.   
En tout cas, le sobriquet «Mohamed Morsi Moubarak» a pris hier toute sa signification dans les rues, villes et villages égyptiens, où l’image de Morsi incarnait au mieux l’autoritarisme, au pire la dictature. Même la diaspora égyptienne a manifesté à Sydney, New York, Washington et autres capitales occidentales exactement comme elle l’avait fait contre Moubarak.
Mais au Caire, le président Morsi a dû être touché au cœur. Et pour ce genre de coups, on s’en sort difficilement…

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Egypte : 30 juin, début d’une nouvelle vague révolutionnaire ?
 
Le 30 juin pourrait bien marquer le début d’une nouvelle vague révolutionnaire déferlant sur l'Egypte. La campagne « Tamarrod » (« rébellion ») a recueilli 22 millions de signatures exigeant le départ du gouvernement Morsi, mis en place il y a un an. Les organisations syndicales indépendantes sont parti-prenantes des mouvements de protestation, la Fédération de syndicats indépendants d’Égypte (EFITU) et plusieurs syndicats du Congrès Démocratique Égyptien du Travail (EDLC) soutiennent formellement la campagne « Tamarrod ». Des centaines de milliers d'égyptien-nes manifestaient au Caire, des initiatives similaires ont eu lieu dans plusieurs grandes villes. Il s’agit des plus grosses manifestations en Egypte depuis la chute de Moubarak en mars 2011. Nous soutenons la lutte des syndicats égyptiens indépendants et des travailleurs/ses, ouvriers et paysans qui défendent leur existence face au néo libéralisme du système en place.
www.efitu.

Le mouvement égyptien Tamarrod tente de se lancer en Tunisie


Mohamed Bennour, porte-parole tunisien du mouvement rebelle Tamarrod en conférence de presse à Tunis le jeudi 3 juillet 2013 © Reuters - Zoubeir Souissi

Suivant le succès des mouvements protestataires en Egypte, certains Tunisiens ont décidé de s'organiser pour contrer les dirigeants islamistes en place. La version tunisienne du mouvement Tamarrod, lancée en juin dernier et bien moins importante qu'en Egypte, mobilise de nombreux opposants au régime islamiste. Un mouvement de démocratisation que le président Hollande, qui en visite d'Etat pour deux jours en Tunisie, entend encourager.

Le mouvement rebelle Tamarrod, fort de son succès de mercredi avec la chute du président Morsi, se propage et traverse les frontières égyptiennes. Prenant exemple sur le mouvement rebelle de leurs voisins et se remémorant le départ de leur ancien président Ben Ali en janvier 2011, des Tunisiens lancent jeudi leur propre version du mouvement Tamarrod. Les chefs de file du mouvement comptent profiter des évènements du Caire pour s'opposer à leur propre gouvernement.
 "Tamarrod", ou rébellion en arabe. Tout comme l'Egypte l'était jusqu'à mercredi, la Tunisie est dirigée par des mouvements islamistes. Arrivés au pouvoir après la "révolution du Jasmin", premier acte du "printemps arabe", ils sont fortement critiqués, notamment par les laïcs. Mis en place depuis octobre 2011, l'assemblée constituante tunisienne n'a toujours pas adoptée de Constitution.




Les grandes dates de le révolution tunisienne © IDÉ
Selon Mohammed Bennour, l'objectif de cette seconde vague de révolte est la formation d'un nouveau gouvernement intérimaire. Le porte-parole du mouvement rebelle estime également que l'Assemblée constituante s'apprête à ancrer la religion dans la loi fondamentale. Il espère une dissolution rapide. En Tunisie comme en Egypte, le mouvement reproche aux dirigeants islamistes de vouloir instaurer un régime théocratique liberticide et d'aggraver la crise économique.
 "La jeunesse tunisienne marche dans les pas des jeunes Egyptiens." (Porte parole du mouvement Tamaroud)

Une tentative pas encore aboutie

D'après un jeune rebelle tunisien, 180.000 signatures tunisiennes auraient été récoltées contre le gouvernement islamiste. C'est environ cent fois moins qu'en Egypte où une pétition similaire a réuni deux millions de signatures. Les chefs de file tunisiens comptent tout de même appeler rapidement à de grandes manifestations. "Nous ne sommes pas satisfaits de ce qui se passe dans le pays, qu'il s'agisse des atteintes aux libertés ou des difficultés économiques et sociales", a déclaré Mohamed Bennour, porte-parole du mouvement Tamaroud.
François Hollande, en déplacement jeudi en Tunisie pour la première fois depuis les révoltes de 2011, entend lui encourager ce mouvement de démocratisation.

Peu d'inquiétude côté islamiste

Le parti islamiste Ennahda, jusqu'à présent majoritaire à l'Assemblée tunisienne, est parvenu à apaiser le mouvement de contestation en faisant entrer des personnalités sans étiquette dans le gouvernement formé en mars. Ces dirigeants ont également renoncé à toute mention de la loi islamiste dans la nouvelle Constitution.
 Estimant que son parti avait "adopté une sérieuse stratégie d'entente entre les courants islamiste et moderniste", le chef d'Ennahda ne semble pas inquiété par l'arrivée du mouvement Tamarrod. "Certains jeunes rêveurs peuvent croire qu'il est possible de rééditer en Tunisie ce qui s'est passé en Egypte, mais ce sera une œuvre vaine", a-t-il déclaré jeudi dans un quotidien arabe.

 http://www.franceinfo.fr/politique/le-mouvement-egyptien-tamarrod-arrive-en-tunisie-1053427-2013-07-04#main-content

Sahara. Pourparlers entre le Maroc et le Polisario à Genève.

Yabiladi 4/7/2013
  Mardi et mercredi, des représentants du Maroc et du Polisario se sont retrouvés, au siège du Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR) à Genève. Des délégations mauritanienne et algérienne ont, également, pris part à ces pourparlers, les quatrièmes du genre , avec bien sûr la présence de l’Envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU au Sahara, Christopher Ross. 
 Une réunion, tenue à l’abri des médias, destinée au renforcement des mesures de confiance entre les deux parties. Un communiqué du HCR annonce ainsi « la conclusion d'un accord sur un nouveau planning de visites pour 2014 et des séminaires additionnels », consacrés essentiellement à la culture. Le prochain se tiendra en octobre de cette année au Portugal. Par ailleurs, depuis le lancement en 2004, du programme d’échange de visites, ce dernier a bénéficié à 20.000 personnes des deux parties. Le 15 septembre verra l’ouverture des inscriptions pour les candidats. La rencontre a permis de consacrer « l'option du retour volontaire des réfugiés vers leurs lieux d'origine qui sera essentielle pour une solution politique future convenue avec les parties sous l'égide des Nations Unies ». Il s’agit là d’une revendication, longtemps portée par le Maroc. L’agence de presse du Polisario, dans son traitement de la réunion de Genève, a fait l’impasse sur ce volet. Lequel pourtant figure dans le communiqué final de ces négociations. En revanche, du côté du HCR l’heure est aux félicitations. « C'est une étape encourageante alors que nous travaillons conjointement pour trouver une solution à la situation des réfugiés du Sahara, afin qu'un jour, ils puissent rentrer chez eux dans l'honneur et la dignité », a indiqué Athar Sultan-Khan, chef de Cabinet du Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés. À la réunion de Genève, la délégation marocaine était conduite par le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, Nacer Bourita, alors que celle du Polisario était présidée par Mohamed Khadad, coordinateur avec la Minurso. (Yabiladi)

Sahara Info n°51 – " Bonnes et mauvaises nouvelles ! " – Juillet 2013

 En ce début d'été et la mise en veille, pour beaucoup d'entre nous de nos habituelles activités et préoccupations, une newsletter aux multiples sujets !
En priorité, bienvenue aux enfants sahraouis des campements qui par centaines, ou par milliers en Espagne, arrivent en Europe pour de belles vacances et pour se transformer en jeunes ambassadeurs ! Cet accueil a commencé en 1980, en France, et entretient depuis une tradition de solidarité qui a mis à l'abri des générations d'enfants de la détestation du monde !

Se réjouir également de la vitalité des associations solidaires en France
qui maintiennent le cap de l'engagement politique en faveur de l'autodétermination et celui de la générosité !

Se réjouir surtout de la capacité de mieux en mieux maîtrisée, des associations sahraouies au Sahara occidental occupé, d'organiser publiquement leur opposition à la présence coloniale marocaine.

Et enfin, très vivement se féliciter de la création ce 28 juin 2013, du Groupe d'étude « Sahara occidental » à l'Assemblée nationale. Monsieur Nicolas Sansu, député-maire de Vierzon (qui vient il y a quelques jours d'accueillir 9 enfants sahraouis dans sa mairie) en sera un des co-présidents. Sincères félicitations Monsieur le Président ! et succès au groupe d'étude afin que le plus grand nombre d'élus s'emparent du dossier et pèsent pour le respect du droit international.

Les mauvaises nouvelles ou les difficultés marquent tout autant le cours de cette année. Conseil de sécurité réuni en avril, aux résultats décevants : rien pour doter effectivement la mission de paix, installée depuis 1991, de moyens de protection des Sahraouis qui veulent l'autodétermination et blocage du processus de négociations entre le Maroc et le Front Polisario. Notre pays est resté fidèle à sa traditionnelle amitié avec la monarchie marocaine et avec d'autres, a pesé en faveur de l'entêtement marocain à rester au Sahara occidental.

Maintien au Sahara occidental d'une imposante pression policière et militaire qui s'efforce par l'intimidation et la violence, d'empêcher tout rassemblement, toute initiative mettant en cause la présence coloniale marocaine au Sahara et maintien en coupe réglée de l'exploitation des ressources naturelles du territoire et des principales activités économiques.
Condamnation à des peines très lourdes des militants de Gdeim Izik, règlement politique au terme d'un procès tenu par une Cour militaire, pour effacer le grand mouvement populaire d'octobre 2010. Dans un pays, le Maroc, qui prétend être devenu un modèle de démocratie et de respect des droits humains, existent encore des cours militaires auxquelles le Conseil National des Droits de l'Homme (CNDH) ne trouve rien à redire !

Bonnes et mauvaises nouvelles nous invitant à poursuivre notre engagement résolu en faveur de l'autodétermination du peuple sahraoui et à réussir avec les réfugiés des campements comme avec les habitants du Sahara occupé, initiatives, projets, coopérations et contribuer à son application et à l'indépendance du Sahara occidental.
Le Mans / 5 juillet 2013

Association des Amis de la RASD 356 rue de Vaugirard 75015 Paris
www.sahara-info.org / www.ecrirepourlesliberer.com

Droits de l'Homme au Sahara : Le Maroc conforté par le Royaume-Uni

Par infomediaire.ma, 3/7/2013 -

 Le gouvernement britannique a salué la volonté politique du Maroc de renforcer les droits de l'Homme au Sahara. "Le Maroc a démontré sa volonté politique d'améliorer les droits de l'Homme" au Sahara, a souligné la Baronne Warsi, ministre au Foreign Office, lors d'un débat sur le Maroc à la chambre des Lords (chambre haute du parlement britannique). 
Soulignant le rôle constructif du Maroc pour le règlement de la question du Sahara, la responsable a rappelé la visite effectuée au Maroc en septembre 2012 par le Rapporteur spécial de l'ONU sur la torture, Juan Mendez, qui a affirmé, a-t-elle dit, l'émergence d'une culture des droits de l'Homme dans les provinces du sud et mis en avant la volonté politique du Maroc d'améliorer la situation des droits de l'Homme dans ces provinces.
 
http://www.infomediaire.ma/news/maroc/droits-de-lhomme-au-sahara-le-maroc-confort%C3%A9-par-le-royaume-uni

Fort bien, encore faudrait-il que ces droits soient respectés ! La "volonté" de les améliorer ne suffit pas. Juan Mendez a donné des détails qui ne vont pas que dans ce sens et accuse le Maroc de pratiquer la torture de manière très courante.. Chacun choisit l'extrait  qui lui convient... NDLR

La Mauritanie face au Sahara occidental



Bâillonnée par sa neutralité dans la question du Sahara occidentale, la Mauritanie a quand même été invitée à la dernière réunion tenue sur le territoire américain entre Marocains et Sahraouis.
Elle a fait office d’observateur au même titre que l’Algérie.
La Mauritanie officielle continue de s’enfermer dans un mutisme total, dicté par ses engagements politiques et les excellentes relations qu’elle entretient avec l’ensemble des acteurs concernés, Maroc, RASD et Algérie. C’est compte tenu de sa position géographique et du rôle historique qu’elle a joué dans la région qu’elle a certainement été invitée à la table des négociations tenues il y a quelques jours aux Nations Unies. 
D’aucuns ont compris qu’un règlement définitif de la question ne peut être trouvée en excluant la Mauritanie. Notre pays n’en demeure pas pour autant neutre. Il a même, à un moment de son histoire, essayé de s’exclure du problème.
D’abord partie prenante, la Mauritanie s’était désengagée en 1978, quand l’Armée renversa Moktar Ould Daddah et restitua l’ensemble de ses possessions sahraouies, des territoires que le Maroc avait automatiquement récupérés. Un peu plus tard, elle devait revenir sur ses positions politiques et militaires. L’amorce se produit entre 1980 et 1984, avec le soutien engagé de l’ancien Président Mohamed Khouna Ould Haidalla aux côtés du Front Polisario, ce qui déboucha à l’époque sur une crise ouverte avec le Maroc de Hassan II et la Mauritanie.
Depuis lors, la Mauritanie s’est réinstallée dans son fauteuil d’observateur neutre, attentif et non désintéressé par rapport aux évènements qui se déroulent dans ses frontières nord. Mais si une telle attitude peut se comprendre pour un Etat qui cherche à ménager ses alliances politiques et à sauvegarder ses intérêts géostratégiques, il en est autrement de la société civile, de la classe politique et intellectuelle qui doivent contribuer, par la réflexion et l’implication directe, à la recherche d’une solution satisfaisante pour toutes les parties. Cela ne se passe pas !
Par delà l’aspect politique qui le confine dans une neutralité de jure, la position géographique de la Mauritanie par rapport aux parties en conflit ainsi que l’interpénétrabilité socioculturelle et civilisationnelle qui le lie aux populations du Sahara, en font un acteur impliqué quelle que soit sa volonté. Ne serait-ce que pour la question de Laguerra dont le règlement est partiellement mis en sourdine, pour des considérations d’ordre politique voire économique , la Mauritanie ne peut être indifférente à toutes les solutions qui seront apportées dans ce dossier.
Placée sur la ligne de front, face au sud marocain, au sud algérien et aux combattants de la RASD, la Mauritanie ne serait pas à l’abri, en cas de conflit, aux vagues de réfugiés, aux droits de poursuite sur son territoire et à la réactivation du dossier de Laguerra, petite localité située à quelques encablures de la cité économique Nouadhibou.
C’est dans ce cadre que l’on peut avancer que le règlement global du conflit sahraoui ne peut se décréter par ordonnance. Il passe nécessairement par le consensus et l’avis du peuple sahraoui à travers un référendum d’autodétermination, tel que prôné par l’Organisation des Nations Unies et la défunte OUA. C’est d’ailleurs ce que prônent pour l’heure les parties directement concernées.
Débarrassés du joug colonial espagnol, les habitants sahraouis doivent pouvoir se prononcer, après trente ans de combat politique et de lutte armée, en toute impartialité sur leur destin : une large autonomie au sein du Royaume marocain ou l’indépendance totale dans le cadre d’un Etat souverain. Sinon, on continuera à cautionner une colonisation de fait, aux corps défendant d’une population nourrie par le cordon ombilical d’une mère nourricière certes, mais pas naturel. C’est à ce problème que les experts se sont penchés la semaine dernière. Pour l’heure, la réponse à la question ne semble pas être à portée de main.
MOMS.
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Point hebdomadaire n°30 sur la campagne de parrainage des prisonniers politiques au Maroc




Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc
ASDHOM 79, rue des Suisses  92000 Nanterre


Point hebdomadaire n°30 sur la campagne de parrainage des prisonniers politiques au Maroc, 3/7/2013

Les procès politiques au Maroc se succèdent et les condamnations à la prison ferme tombent sans répit. L’arme brandie par les autorités marocaines semble fonctionner à plein régime. Les chefs d’accusation agités par les parquets à la face de militants et participants aux rassemblements pacifiques sont d’une extrême efficacité : Rassemblement non autorisé, violence et destruction de biens publics, perturbation de la circulation et blocage de la voie publique, insultes et offenses à agent d’État, etc. sont autant d’éléments retenus par les tribunaux marocains pour jeter en prison des citoyens qui osent réclamer des droits par la voie de la protestation pacifique.
Ce point hebdomadaire est largement consacré aux derniers procès intentés aux militants d’Ifni-Aït Baâmrane.
Ce sont six militants de cette ville qui sont concernés par une série de condamnations et privations de liberté. Il s’agit de Youssef Lembidae, Karim Lembidae, Brahim Bara, Hassan Agherbi, Rachid Bouhafra et Mohamed Amzouz.
Avant de revenir aux raisons de la colère d’Ifni-Aït Baâmrane, l’ASDHOM tient à remercier les militant-e-s de droits humains, de l’UNEM, de l’ANDCM, du mouvement 20-Février et d’ATTAC-Maroc, avec une mention particulière pour Souad Guennoun, du travail d’information qu’elles et qu’ils accomplissent pour nous tenir au courant. Ceci nous permet de mettre à jour nos données concernant les listes des prisonniers politiques, candidats au parrainage, et ainsi tenir les parrains et marraines, à leur tour, informé-e-s sur la situation de leurs filleuls dans les prisons marocaines.
Revenons aux faits et aux événements qui ont secoué la ville d’Ifni-Aït Baâmrane pour comprendre le contexte.
En 2008, les jeunes, soutenus par les habitants et les militants de la ville, organisent un sit-in sur la route menant au port. Ils réclament essentiellement des emplois et le partage équitable des richesses halieutiques dont bénéficie leur ville. Ils s’estiment laissés pour-compte et marginalisés et voient cette richesse leur passer sous le nez au profit de firmes internationales. Leurs revendications portent également sur l’accès aux services publics et l’amélioration de leur mission. Au lieu de satisfaire ces revendications, les autorités marocaines envoient des escadrons de gendarmes, de forces auxiliaires et de CMI (Compagnie Mobile d’Intervention) pour disperser dans la violence le sit-in. Le samedi 7 juin 2008 restera dans les annales comme un « samedi noir » pour la population d’Ifni. Plusieurs arrestations sont opérées sans compter les blessés. Les habitants ont été traités de tous les noms par les forces de l’ordre. Ils refusent qu’on les traite de « fils d’espagnols », et de « polisariens » par exemple.
Au même moment, les mineurs de Rdeyef et Gafsa en Tunisie se mobilisent pour leurs droits. Même résistance, même combat. À Paris, un collectif Maghreb Solidarité voit le jour et organise un meeting de soutien. Il accueille Madame Rifi, la maman d’un des prisonniers politiques à Ifni, pour témoigner. Cette solidarité qui s’est organisée autour d’Ifni a fini par payer. Tous les arrêtés sont libérés la même année 2008, mais les autres revendications sociales en termes d’emplois et de service public ne sont pas satisfaites.
En 2011 et plus exactement avec le déclenchement du mouvement 20-Février, la population s’organise de plus en plus dans des structures militantes qui vont reprendre et élargir la lutte. La mobilisation ne faiblit pas et d’autres événements vont avoir lieu le 29 avril 2013 après l’organisation d’un sit-in pacifique. La répression s’abat de nouveau sur les militants et des arrestations vont être opérées suivies de condamnations.  
     
-        Karim Lambidae, 17 ans, arrêté le 2 mai, est condamné à 8 mois de prison ferme et 1000 dirhams d’amende. Condamnation confirmée le 2 juillet 2013 par le tribunal d’Agadir.
-        Youssef Lambidae, frère de Karim, militant actif d’Ifni (ANDCM, mouvement 20-Février, AMDH), arrêté le 6 mai, est condamné à 8 mois de prison ferme et 1000 dirhams d’amende. Cette condamnation a été confirmée aussi le 2 juillet par le même tribunal d’Agadir.
-        Rachid Bouhafra, arrêté le 6 juin à Ifni suite aux événements du 29 avril 2013, est présenté devant le tribunal de Tiznit le 25 juin 2013. Son procès qui a été reporté au 28 juin. Il a été condamné à 8 mois de prison ferme et 5000 dirhams d’amende.
-        Mohamed Amzouz, poursuivi dans trois affaires, est passé devant le tribunal d’Agadir le 25 juin 2013. La première plainte remonte à 2007 lorsque les habitants d’Ifni s’étaient mobilisés après le décès d’une mère, Aziza, par défaut de soins à l’hôpital de la ville. Le procès a été reporté au 2 octobre 2013. Son deuxième procès suite à sa participation aux événements du 29 avril 2013 a eu lieu le 28 juin 2013 devant le tribunal de Tiznit. Celui-ci l’a condamné en compagnie de Rachid Bouhafra à 8 mois de prison ferme et 5000 dirhams d’amende. Mohamed Amzouz dénonce un procès fabriqué de toutes pièces et l’acharnement sur lui pour lui faire payer ses positions exprimées et assumées par rapport au conflit du Sahara Occidental.
-        Hassan Agherbi, déjà arrêté en 2008, il est convoqué le 25 juin par le même tribunal et dans la même affaire que Mohamed Amzouz. Son procès et reporté au 2 octobre 2013.
-        Brahim Bara, un ancien prisonnier politique suite aux événements de 2008, est convoqué le 25 juin dans le même dossier qu’Hassan Agherbi et Mohamed Amzouz. Son procès est également reporté au 2 octobre 2013.

Toutes ces condamnations pour les mêmes chefs d’accusation énoncés plus haut ne font qu’alimenter le climat de tension et de terreur à Ifni. Au lieu de trouver des solutions satisfaisantes aux vrais problèmes dont souffrent les habitants, les autorités marocaines préfèrent jeter de l’huile sur le feu. La mobilisation ne faiblit pas et comme le dit bien Brahim Bara, l’une des victimes de cette répression, « ceux qui sont nés au milieu de la tempête, ne craignent pas le souffle du vent ».
L’ASDHOM dénonce cette avalanche de procès et apporte tout son soutien aux victimes et à leurs familles. Elle promet de tout faire pour organiser la solidarité autour de ces nouveaux prisonniers politiques en les intégrant dans un premier lieu à ses listes des parrainé-e-s.

Pour les autres informations toujours relatives aux atteintes aux droits de l’Homme, nous nous limitons (pour ne pas rallonger ce point) à quelques-unes:

Groupe Sahraouis (nouveau): Le 25 juin 2013, la Cour d’appel d’Agadir a condamné le militant sahraoui Sidi Bouâmoud à 4 ans de prison ferme après avoir passé 7 mois de détention provisoire à la prison locale d’Aït Melloul. Il a été arrêté en novembre 2012 sur la base d’un avis de recherche lancé contre lui depuis sa participation en février 2008 à un rassemblement pro-polisario à Tantan. Son procès qui n’a duré qu’une heure a connu plusieurs irrégularités. Sa défense a dénoncé un procès politique.

Groupe UNEM-Meknès : Marie-José Fressard, présidente de Solidarité Maroc 05, et Gilles Deloustal, citoyen du sud-est de la France, ont de nouveau interpellé les autorités marocaines et le ministre français des affaires étrangères sur la situation alarmante des grévistes de la faim à la prison Toulal 2 de Meknès. Hassan Koukou, Soufiane Sghéri, Mounir Aït Khafou, Mohamed Eloualki et Hassan Ahmouch, tous militants de l’UNEM sont en grève de la faim depuis le 11 mars 2013. Leur santé s’est gravement détériorée. Vous trouverez leurs courriers sur la rubrique « Témoignages et Lettres » du site de l’ASDHOM.

Écrire et correspondre avec des prisonniers politiques, victimes de violations de droits, est notre arme face à celle du pouvoir en place qui consiste à broyer toutes celles et tous ceux qui résistent et aspirent à un État de droit.
La campagne de parrainage de l’ASDHOM veut donner du sens à cette résistance et se veut un espoir et un moyen pour briser les chaines de l’isolement qui entourent ces victimes de la répression.

Pour le bureau exécutif
Ayad Ahram
Président de l’ASDHOM
Paris, le 3 juillet 2013 

Titres complétés des publications de Solidmar.blogpot.com du 23 au 30 juin 2013

Maroc : Toujours les violations des droits de l’homme, sans commentaire
Sahara Occidental : La surveillance des droits de l’Homme violés remise sur le tapis