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samedi 6 juillet 2013

La Mauritanie face au Sahara occidental



Bâillonnée par sa neutralité dans la question du Sahara occidentale, la Mauritanie a quand même été invitée à la dernière réunion tenue sur le territoire américain entre Marocains et Sahraouis.
Elle a fait office d’observateur au même titre que l’Algérie.
La Mauritanie officielle continue de s’enfermer dans un mutisme total, dicté par ses engagements politiques et les excellentes relations qu’elle entretient avec l’ensemble des acteurs concernés, Maroc, RASD et Algérie. C’est compte tenu de sa position géographique et du rôle historique qu’elle a joué dans la région qu’elle a certainement été invitée à la table des négociations tenues il y a quelques jours aux Nations Unies. 
D’aucuns ont compris qu’un règlement définitif de la question ne peut être trouvée en excluant la Mauritanie. Notre pays n’en demeure pas pour autant neutre. Il a même, à un moment de son histoire, essayé de s’exclure du problème.
D’abord partie prenante, la Mauritanie s’était désengagée en 1978, quand l’Armée renversa Moktar Ould Daddah et restitua l’ensemble de ses possessions sahraouies, des territoires que le Maroc avait automatiquement récupérés. Un peu plus tard, elle devait revenir sur ses positions politiques et militaires. L’amorce se produit entre 1980 et 1984, avec le soutien engagé de l’ancien Président Mohamed Khouna Ould Haidalla aux côtés du Front Polisario, ce qui déboucha à l’époque sur une crise ouverte avec le Maroc de Hassan II et la Mauritanie.
Depuis lors, la Mauritanie s’est réinstallée dans son fauteuil d’observateur neutre, attentif et non désintéressé par rapport aux évènements qui se déroulent dans ses frontières nord. Mais si une telle attitude peut se comprendre pour un Etat qui cherche à ménager ses alliances politiques et à sauvegarder ses intérêts géostratégiques, il en est autrement de la société civile, de la classe politique et intellectuelle qui doivent contribuer, par la réflexion et l’implication directe, à la recherche d’une solution satisfaisante pour toutes les parties. Cela ne se passe pas !
Par delà l’aspect politique qui le confine dans une neutralité de jure, la position géographique de la Mauritanie par rapport aux parties en conflit ainsi que l’interpénétrabilité socioculturelle et civilisationnelle qui le lie aux populations du Sahara, en font un acteur impliqué quelle que soit sa volonté. Ne serait-ce que pour la question de Laguerra dont le règlement est partiellement mis en sourdine, pour des considérations d’ordre politique voire économique , la Mauritanie ne peut être indifférente à toutes les solutions qui seront apportées dans ce dossier.
Placée sur la ligne de front, face au sud marocain, au sud algérien et aux combattants de la RASD, la Mauritanie ne serait pas à l’abri, en cas de conflit, aux vagues de réfugiés, aux droits de poursuite sur son territoire et à la réactivation du dossier de Laguerra, petite localité située à quelques encablures de la cité économique Nouadhibou.
C’est dans ce cadre que l’on peut avancer que le règlement global du conflit sahraoui ne peut se décréter par ordonnance. Il passe nécessairement par le consensus et l’avis du peuple sahraoui à travers un référendum d’autodétermination, tel que prôné par l’Organisation des Nations Unies et la défunte OUA. C’est d’ailleurs ce que prônent pour l’heure les parties directement concernées.
Débarrassés du joug colonial espagnol, les habitants sahraouis doivent pouvoir se prononcer, après trente ans de combat politique et de lutte armée, en toute impartialité sur leur destin : une large autonomie au sein du Royaume marocain ou l’indépendance totale dans le cadre d’un Etat souverain. Sinon, on continuera à cautionner une colonisation de fait, aux corps défendant d’une population nourrie par le cordon ombilical d’une mère nourricière certes, mais pas naturel. C’est à ce problème que les experts se sont penchés la semaine dernière. Pour l’heure, la réponse à la question ne semble pas être à portée de main.
MOMS.
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vendredi 25 novembre 2011

Le Comité contre la Torture des Nations Unies publie ses Observations finales et exhorte le Maroc de promulguer une loi sur les violences faites aux femmes


De : wiredforwomensrights-bounces@globalrights.ma [mailto:wiredforwomensrights-bounces@globalrights.ma] 
De la part de Global Rights, 25/11/2011

(le texte en français suit le texte en arabe)

نشرت لجنة مناهضة التعذيب التابعة للأمم المتحدة ملاحظاتها الأخيرة

حيث تحت المغرب على سن تشريع خاص بالعنف اتجاه النساء
للنشر

الرباط 25 نونبر 2011

بكل ارتياح تلقى المكتب الجهوي بالرباط للمنظمة الدولية Global Rights مع من الجمعيات الغير حكومية المحلية، الملاحظات الختامية للجنة مناهضة التعذيب التابعة للأمم المتحدة، التي نشرت اليوم، الذي يتزامن مع اليوم العالمي للقضاء على العنف ضد النساء.
من بين الملاحظات، خصصت الفقرة 22 للعنف اتجاه النساء، حيث جاء فيها: " تعلن اللجنة عن قلقها لغياب إطار قانوني خاص و شامل يهدف لتدارك و ردع جزائيا العنف تجاه النساء مع ضمان حماية الضحايا و شهودهم من مثل هذه الأفعال" و كخلاصة فإن اللجنة " يحث (المغرب) على سن، في أقرب الآجال، تشريع يستهدف العنف اتجاه النساء و الفتيات لتجريم جميع أشكال العنف اتجاه النساء و يضمن تمكن جميع النساء و الفتيات ضحايا العنف، بشكل فوري، من جميع وسائل الحماية"
للتذكير فقد قدمت تنسيقية الجمعيات النسائية المحلية المغربية بشراكة مع منظمة Global Rights تقريرها الموازي حول العنف الممارس تجاه النساء بالمغرب أمام لجنة مناهضة التعذيب التابعة للأمم المتحدة في بداية نونبر 2011 بجنيف حيث تدارست اللجنة التقرير الرابع للحكومة المغربيةـ المتعلق بإعمال اتفاقية مناهضة التعذيب، في دورتها 47.
هذا التقرير متوفر بالعربية و الإنجليزية على الموقع الإلكتروني للجنة مناهضة التعذيب http://www2.ohchr.org/english/bodies/cat/cats47.htm
بالإضافة للموقع الإلكتروني لمنظمة Global Rights: http://www.globalrights.org/site/PageServer?pagename=www_africa_morocco

تحالف المنظمات غير الحكومية المغربية يضم: جمعية أمل للمرأة والتنمية (الحاجب)، جمعية الأمان لتنمية المرأة (مراكش)، جمعية تاوزة لمناصرة المرأة (مارتيل)، جمعية تفعيل المبادرات (تازة)، جمعية تافوكت سوس لتنمية المرأة (أكادير)، جمعية صوت المرأة الأمازيغية (الرباط)، فضاء درعه للمرأة والتنمية (زاكورة)، جمعية باديس (الحسيمة)، جمعية المحامين الشباب (الخميسات) وفضاء واحة تافيلالت للتنمية (الريصاني).

للمزيد من المعلومات المرجو الإتصال بمكتب Global Rights بالرباط على49/ 0537.66.04.10 أو النقال 06.55.65.60.33 (العربية) أو 06.58.53.29.54 (الفرنسية)
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Le Comité contre la Torture des Nations Unies publie ses Observations finales et exhorte le Maroc de promulguer une loi sur les violences faites aux femmes
(POUR DIFFUSION IMMÉDIATE)

Rabat le 25 novembre 2011. C’est avec la plus grande satisfaction que le bureau à Rabat de l’ONG internationale Global Rights et une alliance d’associations partenaires locales ont lu les Observations finales du Comité contre la Torture des Nations Unies, qui ont été publiées aujourd’hui, la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes.

Parmi les Observations, dans le Paragraphe 22 s’agissant des violences faites aux femmes, le Comité « se déclare vivement préoccupé par l’absence d’un cadre juridique spécifique et compréhensif visant à prévenir et réprimer pénalement les violences envers les femmes ainsi qu’à protéger les victimes et les témoins de telles violences » et en conséquent le Comité « exhorte (le Maroc) à promulguer au plus vite une législation visant la violence à l’égard des femmes et des filles pour ériger en infraction pénale toutes les formes de violence à l’égard des femmes et veiller à ce que les femmes et les filles victimes de violence aient immédiatement accès à des moyens de protection. »

Pour rappel, Global Rights et une alliance d’associations locales des droits des femmes ont présenté son rapport parallèle sur les violences faites aux femmes au Maroc au Comité contre la Torture des Nations Unies au début de novembre à Genève. Le Comité a examiné le 4e rapport périodique du gouvernement lors de sa 47e session.

Ce rapport se trouve en arabe et en anglais sur le site du Comité contre la Torture au http://www2.ohchr.org/english/bodies/cat/cats47.htm 
ainsi que sur le site web de Global Rights au :
http://www.globalrights.org/site/PageServer?pagename=www_africa_morocco

Les fiches de plaidoyer en arabe et en français qui résument ce rapport parallèle et qui contiennent les recommandations de Global Rights et ses partenaires qui ont été adoptées par le Comité contre la Torture dans ses Observations finales, se trouvent ci-jointes.

L’alliance des ONGs marocaines comprend l’Association Amal pour la femme et le développement (El Hajeb), l’Association El Amane pour le développement de la femme (Marrakech), l’Association Tawaza pour le plaidoyer de la femme (Martil), l’Association Tafiil Moubadarat (Taza), l’Association Tafoukt Souss pour le développement de la femme (Agadir), La Voix de la femme amazighe (Rabat), Espace Draa de la femme et du développement (Zagora), l’Association Bades (Al Hoceima), l’Association des jeunes avocats (Khemisset), and Espace Oasis Tafilalet pour le développement (Rissani).
Pour plus de renseignements contactez le bureau de Global Rights au Maroc au 0537.66.04.10/49, ou aux GSMs 06.55.65.60.33 (arabe) ou 06.58.53.29.54 (français).

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Cri d'alarme de mon amie l'écrivaine Françoise Lalande:

Françoise Lalande à Tunis.
Aujourd'hui, c'est la journée où les violences faites aux femmes sont dénoncées.
Des femmes ont été frappées et violées Place Tahrir, hier et précédemment.
"Se payer" des femmes parce qu'elles sont journalistes ou (et) occidentales est l'acte de voyous et non de révolutionnaires progressistes.

Je les dénonce avec fureur et je dirai ma fureur au monde entier!

lundi 7 mars 2011

Le cas du meurtre de Said Dambar présenté devant le Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies

 par aproche, 5/3/2011

Le 21 décembre 2010, le sahraoui Said Dambar était abattu de deux balles par un policier marocain à Laâyoune, ville du Sahara Occidental occupé par le Maroc. Les autorités marocaines ont fait pression sur sa famille pour taire ce meurtre, bloquant toute information ou échafaudant des scénarios tentant de disculper le policier assassin. La famile de Said refuse que son corps soit enterré tant que la vérité ne sera pas connue.
Une délégation de militants des droits de l’homme est intervenue lors de la 16ème session du Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies pour faire connaître cette injustice. Elle a également dénoncé le terrorisme d’Etat qui sévit actuellement au Sahara Occidental occupé par le Maroc.
Précédent article: Le meurtre de Said Dambar (22/12/2010), sur http://www.vagablog.net/