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mardi 2 juin 2015

Le Comité contre la torture de l'ONU va juger le Maroc suite à une plainte d'un prisonnier sahraoui


Algeriepatriotique a appris de source sûre que la plainte déposée, en février 2014, par le militant sahraoui des droits de l’Homme Naâma Asfari auprès du Comité contre la torture de l'ONU a été jugée recevable. En prison à Rabat depuis novembre 2010 et condamné en 2013 à une peine de 30 ans par un tribunal militaire, Naâma Asfari se plaint de sévices subis en détention, l’extorsion d’aveux sous la torture et l’absence de toute enquête malgré la réitération de ses accusations de torture et de traitement inhumain.

Naâma Asfari et son épouse française, Claude Mangin, avaient aussi adressé une plainte pénale au doyen des juges d’instruction de Paris. L’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT) s’est constituée partie civile aux côtés des victimes et a pris l’initiative de déposer la plainte auprès du Comité contre la torture, qui est une instance semi-juridictionnelle dont la compétence est officiellement reconnue par le royaume du Maroc. «Une condamnation par le Comité contre la torture serait un premier pas significatif dans la lutte contre l’impunité et encouragerait les autres victimes sahraouies et marocaines à porter plainte devant l’ONU, jusqu’à ce que la justice marocaine décide de rendre justice elle-même», a déclaré Hélène Legeay, responsable Maghreb/Moyen-Orient à l'ACAT.

Pour rappel, Naâma Asfari a été arrêté par la police marocaine le 7 novembre 2010 à Laâyoune, après avoir reçu une délégation étrangère composée d’hommes politiques, dont un député français, pour une visite au camp de toile dressé par les militants sahraouis, et baptisé «camp de la fierté et de la dignité», pour réaffirmer leur droit à l'autodétermination. Conduit au commissariat de la ville, le militant a été sauvagement battu par les policiers avant d’être jeté en prison où il va subir les pires exactions. Au lendemain de son arrestation, des unités de la police et de la gendarmerie d’occupation ont lancé l'assaut contre le campement des Sahraouis pour évacuer les manifestants. L’opération a fait 11 morts et des dizaines de blessés.
R. Mahmoudi
 
Algériepatriotique, 29/05/2015
http://www.operationspaix.net/42541-details-actualite-sahara-occidental-le-comite-contre-la-torture-de-l-onu-va-juger-le-maroc.html

vendredi 18 janvier 2013

De belles recommandations de la Fondation Alkarama ...et après ?


Visite de la Fondation Alkarama au Maroc


DSC 1755Dans le cadre d'un projet relatif au renforcement des capacités des ONG marocaines de défense des droits de l'homme, la Fondation Alkarama effectue une visite au Maroc du 6 au 13 janvier 2013. L'objectif de cette visite est notamment de contribuer à renforcer les capacités de la société civile dans son interaction avec les mécanismes de droits de l'Homme des Nations Unies et en particulier avec le Comité contre la torture.

Le Comité contre la torture, institué par la Convention contre la torture à laquelle le Maroc est partie a examiné le rapport national au cours de sa quarante septième session à Genève, les 1 et 2 Novembre 2011. Le Comité a alors émis une série de Recommandations, que le Maroc doit mettre en œuvre.
Notre visite nous a permis d'évaluer la mise en œuvre effective de certaines de ces recommandations. Depuis notre arrivée nous avons pu rencontrer des personnalités officielles, des parlementaire, des acteurs de la société civile ainsi que d'anciens détenus, des familles et des avocats.
Nous avons relevé que parmi les préoccupations que nous avions soulevées devant les experts du Comité, un certain nombre a déjà fait l'objet de mesures concrètes visant à leur mise en œuvre, ce qui constitue pour nous le signe d'une réelle volonté politique.
Les changements législatifs introduits depuis 2011 et le processus de ratification en cours et en particulier du protocole facultatif à la Convention contre la torture, prévoyant la création d'un mécanisme national de visite des lieux de détention, constituent des pas importants dans le renforcement de l'Etat de droit au Maroc. Par ailleurs, le processus de réformes du système judiciaire constituera une avancée particulièrement attendue.
De même, le règlement des cas individuels de violations antérieures survenues avant la promulgation de la Constitution de 2011 permettraient de confirmer la volonté des autorités à collaborer de façon constructive avec les instances des Nations Unies que ce soit les Organes des traitées ou ceux du Conseil des droits de l'homme.
La mise en œuvre effective des avancées législatives que constitue notamment la criminalisation de la torture dans la loi interne et les dispositions en matière de lutte contre l'impunité permettra quant à elle, de tirer définitivement un trait sur les pratiques du passé.
D'autre part et dans le cadre une journée d'étude organisée avec Mountada Alkarama et la Ligue Marocaine pour la citoyenneté et les droits de l'homme et à laquelle ont participé une vingtaine d'associations intéressées par cette problématique, nous avons encouragé les acteurs présents à s'impliquer dans le suivi des recommandations du Comité ainsi que dans le processus de mise en œuvre du protocole facultatif à la Convention.
Notre fondation, en collaboration avec le plus large éventail possible d'acteurs nationaux s'efforcera de continuer à suivre avec attention l'évolution de la situation des droits de l'homme au Maroc.




vendredi 25 novembre 2011

Le Comité contre la Torture des Nations Unies publie ses Observations finales et exhorte le Maroc de promulguer une loi sur les violences faites aux femmes


De : wiredforwomensrights-bounces@globalrights.ma [mailto:wiredforwomensrights-bounces@globalrights.ma] 
De la part de Global Rights, 25/11/2011

(le texte en français suit le texte en arabe)

نشرت لجنة مناهضة التعذيب التابعة للأمم المتحدة ملاحظاتها الأخيرة

حيث تحت المغرب على سن تشريع خاص بالعنف اتجاه النساء
للنشر

الرباط 25 نونبر 2011

بكل ارتياح تلقى المكتب الجهوي بالرباط للمنظمة الدولية Global Rights مع من الجمعيات الغير حكومية المحلية، الملاحظات الختامية للجنة مناهضة التعذيب التابعة للأمم المتحدة، التي نشرت اليوم، الذي يتزامن مع اليوم العالمي للقضاء على العنف ضد النساء.
من بين الملاحظات، خصصت الفقرة 22 للعنف اتجاه النساء، حيث جاء فيها: " تعلن اللجنة عن قلقها لغياب إطار قانوني خاص و شامل يهدف لتدارك و ردع جزائيا العنف تجاه النساء مع ضمان حماية الضحايا و شهودهم من مثل هذه الأفعال" و كخلاصة فإن اللجنة " يحث (المغرب) على سن، في أقرب الآجال، تشريع يستهدف العنف اتجاه النساء و الفتيات لتجريم جميع أشكال العنف اتجاه النساء و يضمن تمكن جميع النساء و الفتيات ضحايا العنف، بشكل فوري، من جميع وسائل الحماية"
للتذكير فقد قدمت تنسيقية الجمعيات النسائية المحلية المغربية بشراكة مع منظمة Global Rights تقريرها الموازي حول العنف الممارس تجاه النساء بالمغرب أمام لجنة مناهضة التعذيب التابعة للأمم المتحدة في بداية نونبر 2011 بجنيف حيث تدارست اللجنة التقرير الرابع للحكومة المغربيةـ المتعلق بإعمال اتفاقية مناهضة التعذيب، في دورتها 47.
هذا التقرير متوفر بالعربية و الإنجليزية على الموقع الإلكتروني للجنة مناهضة التعذيب http://www2.ohchr.org/english/bodies/cat/cats47.htm
بالإضافة للموقع الإلكتروني لمنظمة Global Rights: http://www.globalrights.org/site/PageServer?pagename=www_africa_morocco

تحالف المنظمات غير الحكومية المغربية يضم: جمعية أمل للمرأة والتنمية (الحاجب)، جمعية الأمان لتنمية المرأة (مراكش)، جمعية تاوزة لمناصرة المرأة (مارتيل)، جمعية تفعيل المبادرات (تازة)، جمعية تافوكت سوس لتنمية المرأة (أكادير)، جمعية صوت المرأة الأمازيغية (الرباط)، فضاء درعه للمرأة والتنمية (زاكورة)، جمعية باديس (الحسيمة)، جمعية المحامين الشباب (الخميسات) وفضاء واحة تافيلالت للتنمية (الريصاني).

للمزيد من المعلومات المرجو الإتصال بمكتب Global Rights بالرباط على49/ 0537.66.04.10 أو النقال 06.55.65.60.33 (العربية) أو 06.58.53.29.54 (الفرنسية)
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Le Comité contre la Torture des Nations Unies publie ses Observations finales et exhorte le Maroc de promulguer une loi sur les violences faites aux femmes
(POUR DIFFUSION IMMÉDIATE)

Rabat le 25 novembre 2011. C’est avec la plus grande satisfaction que le bureau à Rabat de l’ONG internationale Global Rights et une alliance d’associations partenaires locales ont lu les Observations finales du Comité contre la Torture des Nations Unies, qui ont été publiées aujourd’hui, la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes.

Parmi les Observations, dans le Paragraphe 22 s’agissant des violences faites aux femmes, le Comité « se déclare vivement préoccupé par l’absence d’un cadre juridique spécifique et compréhensif visant à prévenir et réprimer pénalement les violences envers les femmes ainsi qu’à protéger les victimes et les témoins de telles violences » et en conséquent le Comité « exhorte (le Maroc) à promulguer au plus vite une législation visant la violence à l’égard des femmes et des filles pour ériger en infraction pénale toutes les formes de violence à l’égard des femmes et veiller à ce que les femmes et les filles victimes de violence aient immédiatement accès à des moyens de protection. »

Pour rappel, Global Rights et une alliance d’associations locales des droits des femmes ont présenté son rapport parallèle sur les violences faites aux femmes au Maroc au Comité contre la Torture des Nations Unies au début de novembre à Genève. Le Comité a examiné le 4e rapport périodique du gouvernement lors de sa 47e session.

Ce rapport se trouve en arabe et en anglais sur le site du Comité contre la Torture au http://www2.ohchr.org/english/bodies/cat/cats47.htm 
ainsi que sur le site web de Global Rights au :
http://www.globalrights.org/site/PageServer?pagename=www_africa_morocco

Les fiches de plaidoyer en arabe et en français qui résument ce rapport parallèle et qui contiennent les recommandations de Global Rights et ses partenaires qui ont été adoptées par le Comité contre la Torture dans ses Observations finales, se trouvent ci-jointes.

L’alliance des ONGs marocaines comprend l’Association Amal pour la femme et le développement (El Hajeb), l’Association El Amane pour le développement de la femme (Marrakech), l’Association Tawaza pour le plaidoyer de la femme (Martil), l’Association Tafiil Moubadarat (Taza), l’Association Tafoukt Souss pour le développement de la femme (Agadir), La Voix de la femme amazighe (Rabat), Espace Draa de la femme et du développement (Zagora), l’Association Bades (Al Hoceima), l’Association des jeunes avocats (Khemisset), and Espace Oasis Tafilalet pour le développement (Rissani).
Pour plus de renseignements contactez le bureau de Global Rights au Maroc au 0537.66.04.10/49, ou aux GSMs 06.55.65.60.33 (arabe) ou 06.58.53.29.54 (français).

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Cri d'alarme de mon amie l'écrivaine Françoise Lalande:

Françoise Lalande à Tunis.
Aujourd'hui, c'est la journée où les violences faites aux femmes sont dénoncées.
Des femmes ont été frappées et violées Place Tahrir, hier et précédemment.
"Se payer" des femmes parce qu'elles sont journalistes ou (et) occidentales est l'acte de voyous et non de révolutionnaires progressistes.

Je les dénonce avec fureur et je dirai ma fureur au monde entier!

dimanche 6 novembre 2011

Intervention de Mme Ghalia Djimi vice présidente de l' ASVDH à la 47 ème session à Genève devant le comite contre la torture


ParSaharaDoc, 6/11/2011
Au nom des Ongs Sahraouis présentant le Rapport alternatif au comité contre la torture Monsieur le président, Mesdames et Messieurs, dans le territoire non autonome du Sahara Occidental et depuis 1975, la torture est liée aux convictions politiques des Sahraouis qui subissent la disparition forcée, la détention arbitraire, la torture et autres pratiques dégradantes.

Aujourd'hui les mêmes pratiques persistent et il s'en rajoute d'autres, comme la torture contre les manifestants qui revendiquent l'autodétermination du peuple sahraoui et leurs droits socio-économiques.

A titre d'exemple le camp de Gdeim Izik qui a été violemment démantelé le 08/11/2010 et a été suivi d' une vague d'emprisonnement, meurtres et tortures contres les Sahraouis civils. Le problème est en fait le non respect de la législation marocaine et internationale dans le territoire du Sahara Occidental par les différentes forces et autorités qui ne sont pas sanctionnées.

Le 06/novembre 2010 le Roi Med 6 a qualifié tout Sahraoui qui ne soutient pas la version marocaine officielle est un ennemi de l'intégrité territoriales ou un traître, ce discours ne fait que renforcer la répression et la torture auxquelles personne n'échappe. Prenant l'article 13 de la convention contre la torture qui dit : « toute victime soumise à la torture a le droit de porter plainte devant les autorités qui procéderont immédiatement à l'examen de sa cause ».

La réalité au Sahara Occidental est que cet article comme plusieurs  autres n'est pas du tout respectée, les centaines de plaintes déposées par les victimes sahraouis, par les prisonniers politiques ou leurs familles restent sans suivi, et j'ai des dizaines d'exemples avec moi pour prouver mes allégations.
Pour finir, j'attire votre attention que nous, Ongs Sahraouies ne nous étions pas concertées comme le prétend le Maroc dans son 4 ème Rapport, au sujet des cas de la torture au Sahara Occidental.

Merci

mardi 1 novembre 2011

Maroc : Alkarama présente son rapport alternatif au Comité contre la torture


Alkarama, 26/10/2011

Alkarama a soumis un rapport alternatif au Comité contre la torture en vue de l’examen du Royaume du Maroc les 1er et 2 novembre prochains par l’organe onusien. Ce rapport intitulé Le Maroc devant de nouveaux défis a été préparé en collaboration avec nos partenaires de la société civile marocaine, en particulier le Forum Mountada Alkarama basé à Casablanca.

Le 31 octobre prochain, la veille de l’examen du Maroc par le Comité, Alkarama pourra s’entretenir avec les experts du Comité pour soulever ses principaux sujets de préoccupation.

L’examen de l’Etat-partie sera pour le Comité l’occasion d’engager un dialogue avec l’Etat-partie sur les moyens de mettre un terme à la pratique de la torture, aux autres atteintes de la dignité humaine ainsi qu’aux dysfonctionnements de la justice. Dans son projet de sensibilisation de la société civile aux mécanismes onusiens des droits de l’homme, Alkarama prévoit de filmer les sessions qui seront retransmises en direct afin de rendre publiques les questions soulevées lors de l’examen ainsi que les observations finales du Comité.
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Maroc : Examen de l'Etat par le CAT: une opportunité pour la société civile de soulever toute question relative au problème de la torture
Alkarama, 02 Septembre 2011

Etat partie à la Convention contre la torture, le Maroc sera examiné par le Comité contre la Torture (CAT) au début du mois de novembre prochain, l'occasion pour la société civile de soulever toute question relative au problème de la torture dans le pays et de fournir des informations au CAT relatives à l'application de la Convention par l'Etat partie.

En vertu de la Convention contre la torture, traité international visant à combattre la torture à travers le monde, les États parties sont tenus de prendre des mesures pour mettre un terme à cette pratique dans leur pays et sont examinés par le CAT tous les quatre ans. L'examen a pour but d'évaluer la mise en œuvre du traité par l'Etat partie.

En vue de cet examen, les États préparent un rapport national faisant état de l'avancée de cette mise en œuvre du traité sur le terrain, rapport qu'ils soumettent au Secrétariat du Comité. Le CAT prépare alors une liste de questions sur les points qui nécessitent clarification ou complément d'informations. A cette occasion, les ONG peuvent soumettre des informations et suggérer des questions à poser aux autorités. (Voir la liste de questions envoyée par Alkarama). Peu avant la tenue de la session, les ONG peuvent préparer un rapport alternatif au rapport national qui résume l'état de la mise en œuvre du traité dans le pays du point de vue de la société civile. Alkarama présentera son rapport, préparé avec d'autres ONG marocaines, deux semaines avant l'examen. Une fois finalisé, ce rapport sera disponible sur les sites web du Comité et d'Alkarama.

Au cours de l'examen, qui aura vraisemblablement lieu début novembre, le Comité aura l'opportunité de s'entretenir avec les représentants des autorités marocaines sur les informations contenues dans le rapport national et de leur poser des questions relatives à la mise en œuvre du traité.
La veille de l'examen, les ONG qui ont soumis des informations au Comité auront l'opportunité de s'entretenir avec le Rapporteur du Comité pour le Maroc, à huis-clos. Alkarama invitera des défenseurs des droits de l'homme marocains à présenter des informations au Comité et prendra la parole au cours de cet entretien.

Ce dernier est d'autant plus important que, durant l'examen qui consiste en un dialogue entre la délégation du pays examiné et le CAT, les ONG ne sont pas autorisées à prendre la parole. L'examen est public; aussi, Alkarama aura l'occasion de filmer la session afin de rendre publiques les questions soulevées lors de l'examen.

La session se conclut par les observations finales du CAT qui définit les étapes à suivre pour que l'Etat se conforme à ses obligations. Dans ces observations, le CAT demandera aussi à l'Etat de lui fournir des informations dans un délai d'un an afin de pouvoir juger de l'avancée de la mise en œuvre des recommandations prioritaires.


Communiqués - 02/09/11
Maroc : Détention de Mohammed Hajib, accusé de terrorisme
Communiqués - 30/07/11
Maroc: Libération de M. Karim Khadir
Communiqués - 01/07/11
Maroc : M. Karim Khadir, arrêté le 24 juin 2011, risque d'être torturé
Communiqués - 29/06/11
Maroc : Le journaliste Rachid Niny condamné à un an de prison
Communiqués - 24/06/11
Maroc : Mme Doha Aboutabit victime de sévices à la prison de Salé
Communiqués - 23/05/11
...et suivants 2010-2011

mercredi 12 octobre 2011

Alerte droits de l’homme : le Maroc ignore une décision des Nations unies

Communiqué ACAT France et OMDH

12/9/2011

Le Maroc s’apprête à extrader un ressortissant français vers l’Algérie, en violation d’une décision rendue par le Comité contre la torture des Nations unies demandant l’annulation de l’extradition en raison du risque de torture qu’il encourt en Algérie. 

Rappel de l'affaire :
Djamel Ktiti, ressortissant français, est détenu à la prison de Salé depuis son arrestation par la police marocaine le 14 août 2009, sur la base d’un mandat d’arrêt international publié par l’Algérie où il est poursuivi pour trafic de stupéfiants.

D’après les informations obtenues par l’ACAT-France, au moins l’un des autres prévenus poursuivis dans cette affaire a été soumis à plusieurs formes de tortures et de mauvais traitements pendant sa garde à vue en Algérie. C’est pourquoi en avril 2010, l’ACAT-France a saisi le Comité contre la torture des Nations unies pour empêcher l’extradition.

Le 26 mai 2011, le Comité contre la torture a rendu une décision dans laquelle il demande au Maroc d’annuler l’extradition, en raison du risque de torture pesant sur M. Ktiti.

Début septembre 2011, le Maroc a effectué un revirement aussi surprenant qu’inquiétant en annonçant au Comité son intention de passer outre sa décision en procédant à l’extradition.

« Au-delà du risque de torture encouru par le détenu s’il est livré aux autorités algériennes, l’extradition de ce dernier vers l’Algérie serait d’autant plus grave que, ce faisant, le Maroc affirmerait clairement son mépris pour ses engagements internationaux en matière de droits de l’homme », estime Jean-Etienne de Linares, Délégué général de l’ACAT-France.

« Il s’agit de la première décision rendue par le Comité contre la torture à l’encontre du Maroc et nous interpellons les autorités marocaines pour qu’elles protègent les victimes de torture, actuelles ou potentielles, ce qui réconfortera les défenseurs des droits de l’homme sur le fait que la ratification de la Convention contre la torture n’est pas que de la poudre aux yeux », confirme Amina Bouayach, Présidente de l’OMDH.

A ce jour, malgré les fermes protestations manifestées par le Comité contre la torture, le Maroc persiste à vouloir fouler au pied ses engagements internationaux.

Le 7 octobre au matin, Djamel Ktiti a ainsi reçu la visite de deux policiers marocains qui lui ont demandé de signer un document relatif à son extradition vers l’Algérie, ce qu’il a refusé de faire. Toutefois, les policiers lui ont annoncé que son refus de signer n’empêcherait en rien son extradition.

L’ACAT-France et l’OMDH demandent instamment au gouvernement marocain qu’il honore ses engagements internationaux en matière de droit de l’homme et respecte la décision du Comité contre la torture en renonçant à extrader Djamel Ktiti.

Contacts :
· ACAT France : Hélène Legeay, Responsable des programmes Maghreb et Proche-Orient helene.legeay@acatfrance.fr – 01 40 40 02 10
· OMDH : Amina Bouayache, Présidente de l’OMDH – 00212 537 77 00 60

Relire sur solidmar 24/9/2011: action de l'ACAT et lettre de l'ASDHOM (ndlr)

samedi 24 septembre 2011

Actions ACAT et ASDHOM pour le respect de la décision du Comité contre la torture concernant Djamel Ktiti.

Par l'ACAT, 23/9/2011 

Risque d'extradition dangereuse
Intervenir avant le 30 septembre
Situation
Dans un courrier envoyé au Comité contre la torture le 9 septembre 2011, le Maroc a annoncé son intention de ne pas respecter la première décision rendue par le Comité à l'encontre du royaume chérifien depuis que ce dernier a reconnu la compétence du Comité pour examiner les plaintes déposées contre lui par des individus victimes de torture ou exposés à un risque de torture.
Le Maroc a ainsi décidé d'extrader vers l'Algérie Djamel Ktiti, ressortissant français, arrêté à Tanger par la police marocaine, le 14 août 2009, sur la base d'un mandat d'arrêt international lancé par la justice algérienne, le 19 avril 2009.
Le 7 octobre 2009, la Cour suprême marocaine avait rendu un arrêt autorisant l'extradition de M. Ktiti vers l'Algérie, arrêt confirmé en appel six mois plus tard.
D'après les informations obtenues par l'ACAT-France, au moins l'un des autres prévenus poursuivis dans cette affaire a été soumis à plusieurs formes de tortures et de mauvais traitements pendant sa garde à vue en Algérie. C'est pourquoi en avril 2010, l'ACAT-France a saisi le Comité contre la torture des Nations unies pour que ce dernier demande aux autorités marocaines de ne pas extrader M. Ktiti en raison du risque sérieux de torture qu'il encourt en Algérie.

Le 26 mai 2011, après plus d'un an de procédure, le Comité contre la torture a rendu une décision définitive dans laquelle il reconnaît le risque de torture encouru par Djamel Ktiti en cas d'extradition vers l'Algérie et conclut que le Maroc violerait l'article 3 de la Convention contre la torture si le requérant était extradé vers l'Algérie. Le Comité ajoute que M. Ktiti étant en détention depuis 21 mois, alors qu'aucune charge ne semble peser à son encontre au Maroc, le Maroc est tenu de le libérer ou de le juger si des charges étaient portées contre lui.

Malgré la décision explicite du Comité et en violation de la Convention contre la torture, le Maroc déclare aujourd'hui vouloir procéder à l'extradition de Djamel Ktiti. Au-delà du risque de torture encouru par le détenu, l'extradition de ce dernier vers l'Algérie serait d'autant plus grave que, ce faisant, le Maroc affirmerait son mépris pour ses engagements internationaux en matière de droits de l'homme.

Nous vous appelons à intervenir immédiatement auprès des autorités marocaines pour les inciter à affirmer leur respect des droits de l'homme en mettant en œuvre la décision du Comité contre la torture concernant Djamel Ktiti.

Rappel des faits
Le 14 août 2009, Djamel Ktiti, ressortissant français, a été arrêté à Tanger par la police marocaine, à la demande d'Interpol, en application d'un mandat d'arrêt international lancé par la justice algérienne, le 19 avril 2009. Suite à son arrestation, M. Ktiti a été placé en garde à vue jusqu'au 15 août 2009, puis déféré devant le Procureur du Roi du tribunal de première instance de Tanger qui l'a informé du motif de son arrestation, à savoir la publication, par l'Algérie, du mandat d'arrêt international.
Le 7 octobre 2009, la Cour suprême marocaine a rendu l'arrêt n°913/1, autorisant l'extradition de M. Ktiti vers l'Algérie. La Cour a confirmé cette décision, le 7 avril 2010, suite à l'appel interjeté par l'avocat de M. Ktiti.
D'après les informations recueillies par le consulat de France en Algérie, auprès du ministère de la Justice algérien, un tribunal algérien a jugé M. Ktiti par contumace et l'a condamné, le 28 janvier 2010, à la réclusion criminelle à perpétuité pour trafic de drogue, sur la base des aveux obtenus sous la torture d'un de ses complices présumés.
D'après les informations communiquées à l'ACAT-France, au moins l'un des autres prévenus poursuivis dans cette affaire a été soumis à plusieurs formes de torture et de mauvais traitements pendant sa garde à vue en Algérie. L'ACAT-France et la famille de M. Ktiti craignent que ce dernier soit, lui aussi, torturé en cas d'extradition vers l'Algérie. C'est pourquoi nous avons saisi le Comité contre la torture des Nations unies qui a pris, le 19 avril 2010, une mesure provisoire de protection enjoignant aux autorités marocaines de surseoir à l'extradition de M. Ktiti en attendant que le Comité ait examiné le dossier.
Le Maroc a ainsi sursis à l'extradition et le Comité a rendu sa décision définitive le 26 mai 2011. Le Comité n'ayant pas de pouvoir de police, il doit s'en remettre à la bonne volonté des États pour la mise en œuvre de ses décisions. Bien plus que le Maroc, c'est avant tout l'Algérie qui est montrée du doigt dans cette décision, en raison de ses pratiques tortionnaires. Ce faisant, le Comité confirme une jurisprudence établie qui place la préservation de l'intégrité physique et psychologique de l'individu au-dessus de toute obligation qui pourrait lui incomber, comme celle de comparaître en justice. Ce type de décision a une vertu pédagogique qui vise à faire comprendre aux États que la justice est un principe indivisible qui oblige autant les dirigeants que les citoyens, la police que les détenus.

Vous pouvez retrouver l'appel urgent à l'adresse suivante :

Agir
Vous pouvez télécharger la lettre à l'adresse suivante :

Vous pouvez envoyer la lettre ci-jointe (et ci-dessous) au Roi du Maroc :

Sa Majesté le Roi Mohammed VI Ibn Al Hassan
Roi du Maroc
Palais Royal
Rabat
MAROC
Fax : 212 537 76 85 15

Adressez une copie de votre lettre :
- au ministre marocain de la Justice (timbrée à 0,87 €) :
M. Mohamed Taib Naciri
Ministère de la Justice
Place Mamounia
Rabat
MAROC
Fax : 00212.537.72.37.10 / 212 537 73 47 25
- à l'Ambassade du Maroc en France :
5 Rue Le Tasse - 75116 Paris
Fax : 01 45 20 22 58 / e-mail : info@amb-maroc.fr
********************

Sa Majesté le Roi Mohammed VI Ibn Al Hassan
Roi du Maroc
Palais Royal
Rabat
MAROC
 
Majesté,

Sur la base d’informations communiquées par l’ACAT-France, je souhaite attirer votre attention sur la situation de Djamel Ktiti, ressortissant français détenu à la prison de Salé depuis son arrestation, le 14 août 2009, sur la base d’un mandat d’arrêt international lancé par la justice algérienne.
D’après les informations recueillies par l’ACAT-France, au moins l’un des autres prévenus poursuivis dans la même affaire que M. Ktiti a été torturé pendant sa garde à vue en Algérie. C’est pourquoi en avril 2010, l’ACAT-France a saisi le Comité contre la torture des Nations unies. Le 26 mai 2011, ce dernier a rendu une décision définitive dans laquelle il conclut que le Maroc violerait l’article 3 de la Convention contre la torture si le requérant était extradé vers l’Algérie. Le Comité ajoute que M. Ktiti doit être libéré si aucune charge n’est portée contre lui au Maroc.
Dans un courrier envoyé au Comité contre la torture le 9 septembre 2011, le Maroc a annoncé son intention de ne pas respecter la décision du Comité et de procéder à l’extradition de Djamel Ktiti. Une telle extradition constituerait une violation grave des engagements internationaux du Maroc en matière de droits de l’homme.

Jusqu’à présent, les autorités marocaines ont respecté leurs engagements vis-à-vis du Comité contre la torture en acceptant de surseoir à l’extradition de Djamel Ktiti. Je vous demanderais de bien vouloir à présent mettre en œuvre les recommandations formulées dans la décision du Comité en :
·        annulant la décision d’extradition de M. Ktiti vers l’Algérie ;
·        libérant M. Ktiti, détenu depuis plus de deux ans, dans la mesure où il ne fait l’objet d’aucune poursuite au Maroc.

Dans l’attente de votre réponse, je vous prie d’agréer, Majesté, l’expression de mes salutations distinguées.
******************************************************
Action ASDHOM : Lettre ouverte au ministre marocain de la Justice à propos de Djamel Ktiti qui risque d'être extradé par le Maroc vers l'Algérie
                    
ASDHOM
Adresse postale : 79, rue des Suisses 92000 Nanterre

Monsieur Mohamed Taib Naciri
                                                                              Ministre de la Justice
                                                                              Place Mamounia
                                                                              Rabat    MAROC


 Monsieur le Ministre,

Alertée par l’ACAT-France, l’Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc (ASDHOM) vous fait part de sa préoccupation quant à la situation de M. Djamel Ktiti, ressortissant français détenu à la prison de Salé depuis son arrestation, le 14 août 2009, suite à un mandat d’arrêt international lancé par la justice algérienne.
D’après les informations recueillies par l’ACAT-France, au moins un des prévenus poursuivis dans la même affaire que M. Ktiti a été torturé pendant sa garde à vue en Algérie. C’est pourquoi en avril 2010, l’ACAT-France a saisi le Comité contre la torture des Nations Unies. Le 26 mai 2011, ce dernier a rendu une décision définitive dans laquelle il conclut que le Maroc violerait l’article 3 de la Convention contre la torture si M. Ktiti venait à être extradé vers l’Algérie. Le Comité ajoute que M. Ktiti doit être libéré si aucune charge n’était portée contre lui au Maroc.
Dans un courrier envoyé au Comité contre la torture le 9 septembre 2011, le Maroc a annoncé son intention de ne pas respecter la décision du Comité et de procéder à l’extradition de M. Djamel Ktiti. Une telle extradition constituerait une violation grave des engagements internationaux du Maroc en matière de droits de l’Homme et précisément de l’article 3 de la Convention contre la torture qui stipule qu’ « aucun État partie n'expulsera, ne refoulera, ni n'extradera une personne vers un autre État où il y a des motifs sérieux de croire qu'elle risque d'être soumise à la torture. »

Nous nous permettons de vous rappeler, Monsieur le ministre, que le Maroc est non seulement partie à la Convention contre la torture, adoptée le 10 décembre 1984 et entrée en vigueur le 26 juin 1987, mais il est également représenté à titre individuel au Comité contre la torture par Mme Essadia Belmir qui occupe le poste de vice-présidente depuis le 26 avril 2010.   

Les autorités marocaines ont, jusqu’à présent, accepté de surseoir à l’extradition de M. Djamel Ktiti. L’ASDHOM vous demande de bien vouloir à présent mettre en œuvre les recommandations formulées par le Comité en :
·         annulant la décision d’extradition de M. Ktiti vers l’Algérie ;
·         libérant M. Ktiti, détenu depuis plus de deux ans, dans la mesure où il ne fait l’objet d’aucune poursuite au Maroc.

Dans l’attente de votre réponse, nous vous vous prions d’agréer, Monsieur le ministre, l’expression de nos salutations distinguées.

Paris, le 23 septembre 2011
Bureau Exécutif de l’ASDHOM

mardi 24 août 2010

Expulsion d'un Franco-Tunisien: Tunis dénonce des "allégations infondées"

Par Atlasinfo, 23/8/2010
Les autorités tunisiennes ont dénoncé lundi "des allégations infondées" de l'Action des chrétiens pour l'abolition de la torture (Acat) contre l'expulsion d'un Franco-Tunisien vers la Tunisie où il risque, selon cette association d'être torturé.
"Nous exprimons notre étonnement quant aux allégations infondées véhiculées par cette association au sujet du prétendu mauvais traitement qui serait réservé aux détenus dans notre pays, allégations contredites par la réalité et les législations en vigueur", a précisé à l'AFP une source officielle.
Onsi Abichou, qui réside en France depuis son enfance, a été condamné en juin 2009 en son absence à la prison à perpétuité par le tribunal de première instance de Tunis qui l'accuse d'avoir participé à un trafic de drogue.
Il a été arrêté en Allemagne où il se rendait depuis la France lors d'un contrôle d'identité le 17 octobre 2009, sur base d'un mandat d'arrêt international émis par la Tunisie.
Selon l'Acat, M. Abichou, 27 ans, a été condamné, à tort et à son insu, "sur la base d'aveux (de tiers) obtenus sous la torture" .
Tous les recours ayant été épuisés en Allemagne, Onsi Abichou, "peut à tout moment être envoyé en Tunisie où il risque d'être torturé", avait dénoncé l'Acat.
Tunis accuse "cette association d'instrumentaliser le droit pour défendre un individu dont la justice a prouvé l'implication dans la formation d'une bande de trafic de stupéfiants opérant à l'intérieur et à l'extérieur du pays ainsi que dans de activités criminelles dans ce cadre".
Tunis condamne également "pareilles démarches douteuses exprimées par des parties qui réagissent rarement lorsqu'il s'agit de droits de citoyens tunisiens et maghrébins bafoués en Europe au vu et au su de tous".
Interrogé par l'AFP, le ministère français des Affaires étrangères a indiqué vendredi suivre "avec attention la situation de M. Abichou, ressortissant français".
(Source AFP)

jeudi 29 avril 2010

La France sur le gril devant le Comité contre la torture de l'ONU


GENÈVE, 27 AVR 2010 | La France a été mise sur le gril mardi à Genève par dix experts onusiens du Comité contre la torture, qui ont questionné ses représentants sur la surpopulation carcérale, les droits des demandeurs d'asile ou les bavures policières.
AFP | 27/04/2010
Sur la surpopulation carcérale, avec un taux d'occupation des prisons françaises de 110,9%, l'ambassadeur de France auprès des Nations unies, Jean-Baptiste Mattéi, a affirmé que le nombre accru d'aménagements de peine et le placement de condamnés sous surveillance électronique avait permis d'améliorer la situation.
"Je reste un peu perplexe sur les chiffres. Ne faudrait-il pas accélérer un peu ces mesures alternatives ?", s'est toutefois demandé l'expert italien Bruno Alessio.
L'experte américaine Felice Gear a pour sa part réclamé des détails sur les fouilles corporelles intégrales lors de gardes à vue et en prison.
Des questions ont aussi été posées sur les suicides en prison, l'usage du pistolet à impulsions électriques Taser par les forces de l'ordre ou la technique d'immobilisation dite du "decubitus ventral" qui a provoqué des décès lors d'arrestations.
"La législation pénale est aujourd'hui orientée vers (...) une approche qui met en premier lieu la sécurité, la prévention, la lutte contre la criminalité", a regretté Essadira Belmir, une juge marocaine qui siège au Comité.
"On dirait que chaque fois qu'il y a un fait divers, on réglemente", a-t-elle ajouté, regrettant "une inflation législative où domine en fait l'aspect sécurité sur les droits de la personne".
Mme Belmir s'est aussi inquiétée de la protection des droits des mineurs demandeurs d'asile dans les zones d'attente des aéroports. "Souvent ils sont menacés, ils doivent signer des PV. Des enfants de 6 à 12 ans, signer des PV, vous vous rendez compte!", s'est-elle exclamée.
Alors que la France a reçu en 2009 48.000 demandes d'asile dont plus de 10.000 ont été accordées, les droits et la protection des requérants d'asile, la possibilité de faire appel des rejets et décisions d'éloignement par exemple, ont également fait l'objet de nombreuses questions.
Enfin, les droits pendant la garde à vue des personnes suspectées de terrorisme, trafic de drogue ou criminalité organisée ont été examinés.
"Les personnes accusées de terrorisme sont pratiquement tenues au secret parce qu'elles n'ont accès ni à un avocat, ni à leur famille ni à un médecin" pendant 72 heures, a souligné l'experte chypriote Myrna Kleopas.
Or s'ils devaient se produire, "la plupart des cas de torture et de mauvais traitements se produiraient pendant les trois premiers jours justement", s'est-elle inquiétée.
"L'enregistrement vidéo est justement une garantie contre la torture alors pourquoi le rendre exceptionnel dans le cadre des interrogatoires de suspects de terrorisme ?", a demandé M. Alessio.
"Les difficultés qui persistent, dont nous avons conscience, ne font que renforcer notre volonté de poursuivre le combat exigeant contre la torture", a affirmé l'ambassadeur Mattéi, en présentant un rapport qui fait état "d'avancées substantielles" depuis 2005.
Le Comité contre la torture émettra des recommandations en mai.