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jeudi 30 décembre 2010

Au Maroc le monde agricole est victime de traitements ignobles, inhumains !

A la campagne, l’Etat pratique l’arbitraire le plus abject
Par Ali Fkir 28/12/2010
Rappel historique
Au début des années 70, le régime de Hassan II était chancelant :
- Deux tentatives de coup d’Etat militaire (10 juillet 1971 ; et 16 août 1972)
- Soulèvement des paysans ( en 1970 Ouled Khlifa...)
- Grèves ouvrières (grève illimitée des milliers de mineurs de l’OCP en 1971…)
- Radicalisation des ailes révolutionnaires de l’UNFP (déclenchement de la lutte armée en en 1973…)
- Entrée en scène spectaculaire du mouvement marxiste léniniste marocain : encadrement de la jeunesse à travers tout le Maroc, implantation relative dans le milieu ouvrier et paysan (Gharb, Meknès, Beni Mellal, Tétouan, Casablanca…)
- Naissance des premiers noyaux révolutionnaires du mouvement nationaliste sahraoui (soulèvement de Layoune en juin 1970, participation active des sahraouis à la grève générale de 4 août 1970 organisée par les étudiants au Maroc contre la visite du ministre des affaires étrangères espagnol au Maroc, animation de débats universitaire sur le colonialisme au Sahara Occidentale…)
- Radicalisation des slogans scandés au cours des sit in et marches (1er mai par exemple) : appel à la lutte armée, sur la république, sur la personne de Hassan II….
- Refus des partis de la Koutla Al watania de cautionner les « constitutions » imposées par Hassan II (été de 1970 et début 1972), et de participer aux mascarades électorales
Réponses du régime:
- Féroce répression : enlèvements, assassinats, emprisonnement collectif, châtiment collectif (des tribus entières ont été victimes de l’arbitraire le plus aveugle)
- Dissolution du puissant syndicat estudiantin, l’UNEM
- Suspension de la publication des journaux de l’opposition
- Interdiction des activités associatives non inféodées à l’Etat
- Nouvelles lois qui punissent les personnes au nom des « valeurs sacrées » telle que « l’atteinte à la personne du roi » (minimum 5 ans de prison)
- « Fermeture » des bases américaines (Kénitra, Sidi Yahya, Sidi Slimane)
- Envoi d’un détachement militaire au Golan pour « combattre » (1973)
- « Marocanisation » de l’économie : interdit aux étranger de détenir 50% ou plus du capital d’une entreprise au Maroc, et de diriger une entreprise en tant que directeur ou gérant…
- « récupération » du Sahara en livrant une guerre contre, non pas le colonialisme mais contre le mouvement nationaliste sahraoui (arrestation des militants sahraouis au Maroc en 1972…)
- « Réforme agraire » : à partir de 1972, une partie (qui reste insignifiante) des terres « récupérées » est distribuée à des paysans « pauvres », avec un cahier de charges : l’organisation impérative des bénéficiaires en coopératives, le versement obligatoire annuellement d’une somme fixée (rente foncière) à l’Etat…La surface varie entre 4 et 6 ha, selon les régions, selon la qualité de la terre…
C’est cette dernière mesure qui nous intéresse ici.
Quarante ans après, beaucoup de bénéficiaires de « la révolution verte » se sont retrouvés paysans sans terre, « expropriés ». Comment ?
Avec la complicité des autorités locales, certains « prédateurs » ont pu s’emparer de certaines fermes, en recourant à des pressions sur les « bénéficiaires » initiaux pour qu’ils renoncent au « don royal » (les parcelles de terre sont l’objet de dahirs), ou à l’ignorance des paysans pour les pousser à ne pas respecter une ou plusieurs clauses du cahier de charge…
Les victimes perdent automatiquement leur droit d’exploitation, et au lieu que la terre revient à l’Etat, elle « tombe entre les bras » des prédateurs . Le malheur des uns fait le bonheurs des autres ! C’est la loi de la division de la société en classes sociales conflictuelles.
Dans la région de Benslimane et Mohammedia, des dizaines de victime de ce type de racket se présentent fréquemment aux sections de l’AMDH.
Exemple des 6 familles de la coopérative « hassania deux » à une quinzaine de km de La ville de Mohammedia, qui se voient perdre les parcelles qu’elles exploitaient depuis 38 ans, ainsi que leurs habitations (« bâties sur la terre d’autrui » ???!!!).
Le lundi 27 décembre 2010, deux membres de l’AMDH, section de Mohammedia ont assisté (sur demande des victimes) à une scène cauchemardasse.
Des dizaines de gendarmes , des élément des « forces auxiliaires », accompagnés d’individus en civil (ces derniers avaient pour tâche de jeter dans la rue les biens de la famille et de détruire les baraques)… ont investi le douar, encerclé la maison de la 1ère victime. Des propos indignes d’un représentant de la « loi » furent proférés à l’encontre des femmes…le caïd de Ben Yakhlef s’est distingué par son comportement provocateur.
Tous les biens des victimes devraient être transportés et entassés par la suite dans un dépôt de la caïdat (genre de fourrière pour les biens des citoyens). C’est scandaleux de déposséder des citoyen-nes (sans droits de citoyenneté) de leurs biens et de jeter des innocents (femmes, enfants, personnes âgées, malades) à la rue en plein hiver.
LA CONDAMNATION DE CES AGISSEMENTS DÉGRADANTS ET LA SPOLIATION DES FAMILLES PAYSANNES NOUS INTERPELLENT.
LA SOLIDARITÉ AVEC LES VICTIMES DE ARBITRAIRE EST UN DEVOIR POUR TOUT ET POUR TOUTE DéMOCRAT-E CONSÉQUENT-E



On sort, sans ménage aucun, les biens des paysans, on les entasse en attendant l'arrivée du camion de la "fourrière"
Des individus sur le toit: on détruit les baraques. Les baraques sont encerclées.
Nous "volons"" quelques photos au risque de perdre l'appareil. C'est l'arbitraire, quoi!


Cette petite ne réalise pas qu'on lui confisque ses "jouets". Inconsciente du danger elle s'approche et s'asseoit sur la "hsira" pour jouer. Juste derrière, il y a des sans-sentiments. L'Etat, c'est l'ordre! c'est la sécurité! c'est la matraque! c'est la baïonnette! Pas de place à l'humain.
L'innocence personnifiée en cette petite, la méchanceté personnifiée dans les représentant de l'Etat, constituent un tableau "artistique" qui nous rappelle à la réalité: au Maroc on vit encore dans les ténébres moyenâgeuses

Le désarroi ...

Maroc : Le Mouvement Alternatif pour les Libertés Individuelles dénonce les rafles d'enfants

Appel du groupe M.A.L.i : rafle d'enfants, 
Consigne anti immigration de l'Europe à son chien de garde le Maroc
Par le M.A.L.I,(Mouvement Alternatif pour les Libertés Individuelles), Rabat,28/12/2010
N.M. CALVIN enfant d'origine congolaise âgé de 14 ans, qui jouait au foot ball avec des jeunes Marocains dans le quartier R'bati de Hay Nahda, fut enlevé par des éléments de police en tenue civile le 28 décembre 2010 vers 14H00. Plusieurs autres personnes ont été raflées dans les quartiers populaires de Sidi Moussa (Salé), Douar Kora, G3, G5, Kamra et Takdoum, elles seraient une centaine de personnes, dont plusieurs enfants et des femmes, à se trouver dans les commissariats de Rabat, notamment dans les sous-sol de la wilaya de police au centre ville de Rabat en instance de refoulement vers la frontière algérienne fermée depuis 1994.
Les autorités marocaines mènent, depuis 2004, une politique dite de "gestion des flux migratoires" en procédant périodiquement à des arrestations dans les rangs des ressortissants de pays frères et amis, notamment durant les fêtes de fin d'année. Cette politique répond à des injonctions européennes d'empêcher les migrants de s'approcher des portes de l'Union européenne. Les chiffres des refoulements de l'année 2010 destinés aux "bailleurs" seraient-ils insuffisants pour qu'il soit nécessaire d'organiser des rafles de grande envergure dans les derniers jours de l'année pour les gonfler ? Les accords incluent-ils des "performances" chiffrées ou les autorités marocaines font-elle preuve d'un zèle particulier?
Le GADEM (Groupe Antiraciste de Défense et d'Accompagnement d' Étrangers et de Migrants ) et les organisations de défense des droits Humains n'ont cessé de démontrer que les droits des personnes arrêtées ne sont pas respectés, que les procédures théoriquement garanties par la législation en vigueur, ne sont pas mises en œuvre et que les arrestations sont généralement suivies par des reconduites à la frontière dans les heures qui suivent le passage au commissariat.
Le GADEM exige la libération immédiate des enfants et des femmes et demande aux autorités policières de mettre en œuvre les conditions nécessaires pour que l’ensemble des personnes arrêtées puissent bénéficier d'une instruction en bonne et due forme de leur dossier et qu'elles puissent avoir accès à un interprète et au soutien d'avocats et à l'ensemble des droits de défense.
Le GADEM considère que le Ministre de l’intérieur marocain est personnellement responsable de la sécurité des personnes arrêtées, et que le Ministre de la justice est personnellement responsable des conséquences du non-respect des procédures garanties par la loi en vigueur, notamment la loi 02-03 relative au séjour des étrangers.

mercredi 29 décembre 2010

Hadjila doit pouvoir rester en France avec ses parents

Qui est Hadjila ?
Par RESF, 29/12/2010
Elle est née en Algérie en 1997
Son grand-père paternel est arrivé en région parisienne en 1959 (c'était avant l'indépendance de l'Algérie ). Il y a construit sa vie ici et est devenu propriétaire d'un restaurant. Ayant l'âge de prendre sa retraite, il a cédé son entreprise à ses 4 garçons ( dont le papa d'Hadjila )
C'est dans le cadre de ce projet familial qu'Hadjila est venue en France avec ses parents.
Pour bien préparer cette venue elle a été scolarisée en Algérie dès le CP dans des structures suivant les programmes français ; c'est cela qui lui a permis de suivre dans de bonnes conditions ses études CM1, CM2 et 6ième à Houilles (78), là où la famille habite. Son sérieux, tant dans son travail que dans sa vie ( elle était déléguée de sa classe l'année dernière) l'a amenée à suivre sa cinquième au collège Louis Lumière de Marly-le-Roi ( internat d'excellence)
Que lui arrive-t-il ?
Ses parents ont fait les démarches nécessaires pour avoir le droit de séjourner en toute légalité dans notre pays. Ils viennent de recevoir un avis défavorable de la préfecture et une OQTF ( Obligation de Quitter le Territoire Français ).
Comment accepter qu'Hadjila ne puisse pas finir ses études qu'elle a si bien commencées ?
Comment accepter que l'état français l'expulse hors de France alors que ce même état a pris en charge sa formation à Marly ?
Comment accepter que monsieur, propriétaire d'une partie du restaurant familial et possesseur d'une promesse d'embauche, soit considéré comme indésirable sur notre territoire ?
Comment accepter que cette famille, parfaitement intégrée, soit rejetée, alors que tous les autres membres de cette même famille ont des titres de séjour ?
Avec le Réseau Éducation Sans Frontières, nous demandons à la préfecture des Yvelines de revenir sur ses conclusions, d'abroger les OQTF et de délivrer aux deux parents d'Hadjila des titres de séjour « Vie Privée et Familiale »               Signer la pétition sur :
source : Ligue des droits de l'Homme - Section de Saint Germain en Laye et environs

Tinghir : La situation s'aggrave, la résistance se consolide

Par Ali Fkir, 27/12/2010
Chronologie des événements:
- Des dizaines d'associations avaient décidé d'organiser le dimanche 26 décembre 2010 une marche vers la préfecture (siège de la province nouvellement créée) de Tinghir. Objectif principal: protester contre le pacha de la ville qui refuse de délivrer les "reçus de dépôt légal" , ce qui veut dire que le pacha interdit pratiquement les activités des associations dans la région
- Des associations proches des courants islamistes et amazighs se sont jointes aux organisateurs.
- A 100 mètres du siège de la province, les organisateurs ( y compris les islamistes et les amazighs), et devant l'arrivée des milliers de personnes annoncent la fin de la marche et quittent les lieux. Les citoyens ( les diplômés chômeurs, les démunis, les exclus...) ne l'entendirent pas de cette oreille et décident de continuer la marche en scandant des slogans relatifs à la cherté de la vie, au chômage, à l'injustice, à la corruption...
- Les différentes forces de répression chargent les protestataires: bombes lacrymogènes, matraques...
- Les manifestants répliquent par des jets de pierres.
Résultat:
* dégâts matériels
*Des dizaines de blessés
* Des arrestation: 10 selon la déclaration officielle, 22 selon une source plus fiable, plus selon d'autres sources
Le "wali al amne" de Ouarzazate qui se trouve actuellement à Tinghir a reçu une délégation de l'AMDH (section de Tinghir) et a donné sa version des faits, version contredite par des témoignages.
Les problèmes ne peuvent en aucun cas être résolus par la matraque et les arrestations
Les autorités seront amenées, tôt ou tard, à dialoguer avec les véritables représentant-es des victimes des politiques impopulaires des décideurs . Les créatures enfantées par des mascarades électorales makhzaniennes ne feront partie que du décor , et constitueront toujours des antennes de relais makhzanien dans les douars et quartiers.
La résistance populaire ne peut que s'amplifier, se consolider, car la situation qui l'engendre ne fait que s'aggraver
LA SOLIDARITÉ NOUS INTERPELLE

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تنغيــــــــــــر تنتفــــض
عبدالصمد عبدالفاضل
إندلعت صبيحة يوم الاحد 26 دجنبر2010 مواجهات عنيفة بين سكان مدينة تنغير و قوات القمع/الامن على خلفية تجمع سكاني إحتجاجي دعت إليه فيدرالية الجمعيات التنموية و فعاليات الحركة الأمازيغية بالمنطقة والتي تضم حوالي 90 جمعية تتوزع على مختلف المجال الترابي لبلدية تنغير، حيث  جابت المسيرة شوارع المدينة إنطلاقا من ساحة البلدية وصولا  إلى أمام مقر عمالة الإقليم ؛ رفضا للأوضاع المزرية التي تعيش على حافتها ساكنة المنطقة ككل و رداً على الإجرات الصارمة للسلطة في تعليق تسليم رخص البناء و التعمير مند أزيد من عشرة أشهر مما نتج عنه شلل شبه تام للإقتصاد المحلي عموماً و للقطاعات المتصلة بمجال البناء خصوصا لتتضاعف بذلك أفواج المعطلين وِلتنضاف إلى حوالي 2000 معطل حاملي الشواهد و خريجي المعاهد و الجامعات، و ضمنت الفيديرالية دعوتها للوقفة الصادرة يوم 07دجنبر2010  مجموعة نقاط أخرى تزحف تحتها المنطقة منها:
تردي  الخدمات الصحية العمومية إذ وصلت حد فقدان الساكنة ثقتهم بالمؤسسة الصحية الوحيدة (مستشفي تنغير الذي أنشأه المستعمر و الذي لا يقدم سوى بعض الخدمات الهزيلة كتضميد الجراح الطفيفة أو ما شابه)في مقابل ذلك تكتظ عيادات الطب الخاص التي يغتني فاتحوها بشكل مهول .
غياب البنيات التحتية الضرورية (طرق، قناطر، )حيث أن أي تساقط طفيف للأمطار ينتج عنه شلل المدينة ،إضافة إلى غياب كلي للمرافق الاجتماعية كالنوادي الرياضية و الترفيهية و دور الشباب باستثناء حي الدعارة الذي يراه المسؤولون متنفساً إجتماعياً
خنق المجتمع المدني و محاولة حصاره بعدم تسليم وصلات الإيداع للجمعيات
عدم تمكين طلبة المنطقة والجنوب الشرقي الذين يتابعون دراستهم  الجامعية بمدن بعيدة من منح دراسية تساعدهم على سد جانب من رمقهم خصوصا مع الارتفاع المهول لأسعار المواد الضررية أما الثانوية فالله كريم
غض الطرف عن بؤر الفساد الأخلاقي إذ على بعد 400 متر من مقر البلدية يتواجد حي خاص للدعارة و لتجارة الجسد والمخدرات بجميع أصنافها أمام أعين بل  بحراسة سماسرة/رجال الأمن مع الدفع بالإتاوات.
إلى آخره من قائمة المطالب التي تعاملت معها السلطة بسياسة الأذان  الصماء ،وقد اندلعت شرارة المواجهات حوالي ساعة و نصف من بداية المسيرة بعدما أقدمت قوات الجيش و عناصر القوات المساعدة بمحاولة تفكيك المتظاهرين الأمر الذي زاد الطينة بلة والغضب غضباً حيث قامت جموع المحتجين برشقهم بالحجارة و بكل الوسائل المتاحة أمامهم و اعتبروا  الاحتجاج و المطالبة بحقوقهم الاجتماعية أشياء يكفلها لهم الدستور كما يكفلها للصحراوين كما جاء على لسان وزير الإتصال والناطق الرسمي  باسم الحكومة على خلفية احداث العيون
للعلم و حسب شهود عيان فقد إستُقدمت قوات الجيش و وحدات القوات المساعدة التابعتين للثكنتين العسكريتين لماركز النيف 75كلم شرق جنوبي المدينة و دائرة بومالن دادس 50كلم في اتجاه مدينة ورزازات مند يوم الأربعاء الماضي أي أربعة أيام على موعد الحدث و شوهدت شاحنات الجيش التابعة للثكنتين بإحدى المستودعات  التابعة للعمالة وهي محملة عن آخرها بعتاد التدخل السريع مما يعني الرفض القاطع و المسبق للسلطة للدخول في أي محاولة حوار مع المحتجين ،وإلى حدود الساعة لازال عدد المعتقلين الذين تم على الفور ترحيلهم إلى معتقلات مدينة ورزازات مجهولا،  كما ان المستشفى بدوره عرف إستنفاراً لعدد الجرحى الوافدين إليه.
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Retour en arrière : Article publié le 13/12/2010 par "mountada biladi", et cela avant le soulèvement du 26 décembre 2010

Les habitants montent au créneau : Marche populaire à Tinghir contre l'exclusion
La société civile voit rouge à Tinghir. Un appel à une marche populaire le 26 décembre vient d'être lancé par la Fédération des associations de développement de Tinghir (FADT), un regroupement de 80 associations œuvrant dans la région, suite aux recommandations de son dernier conseil de coordination.
Les membres de la FADT entendent protester contre la régression de plusieurs indicateurs sociaux dans la région et l'aggravation d'une série de problèmes suite à l'indifférence des autorités locales et à l'absence de toute volonté de dialogue pour leur trouver des solutions appropriées.
Selon un communiqué de la FADT, les contestataires sont en colère contre l'aggravation des pressions exercées sur les habitants des oasis dans le domaine de l'urbanisme et qui consiste à leur imposer des lois et des conditions irréalisables qui ne prennent compte ni des particularités locales, ni de la nature de la région, ni du manque d'infrastructures à même de leur permettre de remplir ces conditions exigées.
Cette situation a créé, précise le communiqué, une récession sans précédent dans les métiers du bâtiment qui figure comme une source de revenus pour beaucoup de familles. Elle impacte gravement la stabilité sociale dans la région menacée notamment par la montée en puissance de l'habitat anarchique qui a engendré chez les habitants un sentiment flagrant d'injustice.
La société civile à Tinghir est aussi en colère contre la détérioration continue des services de santé dans la région et l'absence des infrastructures nécessaires à l'accès aux services sociaux et administratifs (routes, ponts, maisons de jeunes...), ainsi que contre le refus de fournir des certificats de dépôt légal à de nombreuses associations et la mise à l'écart de celles-ci des comités de développement humain et de l'égalité des chances.
Sombre tableau qui devrait se noircir davantage si on ajoute l'aggravation constante de nombreux phénomènes sociaux, notamment le chômage et la vulnérabilité sociale, la propagation de la corruption et du favoritisme dans les administrations publiques, la flambée continue des prix, la régression du pouvoir d'achat et celle des transferts de MRE qui ont constitué pendant longtemps une ressource non-négligeable pour la région, l'éloignement des établissements universitaires et la privation de beaucoup d'étudiants de bourses d'études,
La FADT a également mis à l'index l'accumulation continue de plusieurs dossiers comme celui des travaux d'assainissement, qui a été mis en œuvre sans aucun respect de la population locale et en l'absence de toute communication autour de ce projet ainsi que l'exclusion de plusieurs circonscriptions urbaines et douars du droit d'en bénéficier.
L'exclusion de centaines de familles de leur droit d'accéder aux réseaux de distribution de l'électricité et de l'eau potable à des tarifs qui soient à leur portée et la non-régularisation par Al Omrane de la situation de plusieurs bénéficiaires de lotissements du pôle urbain, figurent aussi parmi les dossiers chauds
Les associations de la FADT évoquent également le dossier de l'exclusion de 100 personnes parmi les victimes des inondations de 2006, l'opération de relogement des familles de Douar Atabout
Aberqi med
مقال منشور على منتدى بلادي بتاريخ 13-12-2010
Les gorges de Todgha, en amont de Tinghir
http://www.youtube.com/watch?v=uKXHowR2ZKU


Maroc: un Français et son épouse marocaine jugés pour "terrorisme" le 27 janvier

(AFP), 20/12/2010
Khalid Etefia
RABAT — Un ressortissant français et son épouse marocaine, accusés de "terrorisme" en relation avec l'Irak, seront jugés à partir du 27 janvier, a-t-on appris lundi de source judiciaire.
Khalid Etefia, 34 ans, employé au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) à Paris, a été arrêté en février au Maroc où il affirme s'être rendu "pour voir son épouse" Doha Aboutabit. Celle-ci est accusée d'être liée à une présumée "cellule chargée de collecter des fonds pour aider les combattants au voyage pour l'Irak".
M. Etefia et son épouse, ainsi que 38 autres accusés dont un est en liberté provisoire, ont brièvement comparu en septembre devant le tribunal antiterroriste de la Cour d'appel Salé, ville jumelle de Rabat.
Selon l'accusation, M. Etefia et son épouse sont soupçonnés d'avoir "aidé le frère" de celle-ci à se rendre en Irak pour y "commettre des actes terroristes" en lui versant un montant de 5000 euros, mais la famille de Mme Aboutabit réfute "catégoriquement" ces accusations.
M. Etefia demande pour sa part une intervention de la France et dit ignorer les motifs de son interpellation.
Mme Aboutabit, mère d'un enfant, exerçait la médecine au Maroc depuis juillet 2009 après avoir obtenu son diplôme en Espagne.
Relire la lettre adressée au Consul Général... 21/2/2010

Assemblée Générale de l'ASDHOM





Convocation

 Par l'ASDHOM, 26/12/2010
Cher(e) ami(e),
Cher(e) camarade,
Conformément aux statuts de 
l’Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc 
le Conseil d’Administration (CA) vous convie à son
Assemblée Générale élective

qui aura lieu le samedi 22 janvier 2011 de 15h à 18h.
Salle Foyer Le Picoulet 59 rue de la Fontaine au Roi 75011 Paris
(Métro : Goncourt, Couronnes ou Parmentier)
Ordre du jour :
- Présentation, discussion et adoption du :
1. Rapport d’activités
2. Rapport moral
3. Rapport financier
- Programme d’actions et recommandations
- Élection des membres du Conseil d’Administration
Nous comptons vivement sur votre participation.
Adresse Postale : 79, rue des Suisses 92000 Nanterre
asdhom@asdhom.org www.asdhom.org

Collectif pour un Maghreb sans Frontières : Non aux frontières de la honte !!!

Par Dr Amina Guednaoui Abdelyazid Sadat Présidente fondatrice de l'AMIPEFJ Maroc Initiateur du N.I.F Nous Immigrés de France, 25/12/2010
Aujourd’hui, plus que jamais, il est urgent d’agir pour mettre fin à l’inacceptable fermeture des frontières algéro-marocaines qui s’apparentent désormais à un nouveau mur de la honte érigé au mépris de l’éternel et profonde volonté des deux peuples frères combien soucieux de construire un destin commun.
Nous ne pouvons davantage demeurer insensibles et inactifs devant les répercussions négatives engendrées par cette situation de crise que nulle cause et nulle raison ne peuvent justifier.
Fiers de leur histoire glorieuse, les peuples du Maghreb qui ne cessent de cultiver l’espoir du meilleur pour tous, ne peuvent que dénoncer avec véhémence les attitudes agressives que distillent les tristes et sinistres partisans de la tension et de la discorde afin d’assouvir exclusivement des intérêts occultes.
Ainsi, l’heure est venue pour faire entendre la voix de nos deux peuples frères, cette voix de la raison qui ne cesse de nous dicter la seule voie pour être au rendez-vous avec l’histoire.
Le Collectif pour Maghreb Sans frontières qui se veut apolitique dans son fondement, claire dans sa philosophie et démocratique dans son articulation appelle l’ensemble des citoyens du Maghreb à une grande et permanente mobilisation autour de notre collectif afin d’imposer sans délai la réouverture des frontières algéro-marocaines au bénéfice de nos peuples respectifs qui n’aspirent qu’à vivre en paix, en sécurité et en parfaite harmonie
Contact :
Dr GUEDNAOUI Amina
Porte parole du collectif
Adresse : Avenue de la Grande Armée ENSET – Al Irfane Institut - Rabat
Tél : 066 1105 018 / 0661 261 404
E-mail : amipefj@yahoo.fr






France

Contact : Abdelyazid Sadat

Adresse : 28, bise rue de l'église. 59650 Villeneuve d'Ascq - France

Tél : 06 38 53 04 78

E-mail : collectifmaghrebsansfrontieres@live.fr

Casablanca : Les démunis contre le conseil des affairistes…

Par Ali Fkir, 25/12/2010
Le vendredi 24 décembre a eu lieu la réunion du "conseil de la ville" de Casablanca, conseil composé essentiellement d'affairistes, de spéculateurs fonciers, d'arrivistes sans scrupule aucun, de grands bonnets complètement étrangers à ce que vivent les masses populaires, totalement insensibles au drame humain engendré dans les quartiers populaires par les dernières pluies torrentielles et par l'exclusion sociale dont la responsabilité incombe entièrement aux politiques de l'Etat, le dit Etat qui n'est là que pour imposer l'impunité de ces potentats, et assurer la pérennité d’un système de classe basé sur des institutions régies par des pratiques moyenâgeuses.
A cette occasion, des centaines de citoyen-nes (sans droits de citoyenneté) des principaux quartiers populaires de Casablanca ont répondu présent-es à l'appel du « comité de suivi du dossier de l'habitat à Casablanca", composé des représentant-es des quartiers populaires de la ville et de la section de Casablanca de l'AMDH, et cela pour organiser un sit in devant la wilaya de Casablanca pour protester contre la politique de la sourde-oreille et de tergiversations, contre la politique de dilapidation des deniers publics, contre le délogement forcé des milliers de personnes, contre les arrestations arbitraires des sans-logement, des protestataires...
Les autorités locales ont tout fait pour faire échouer ce sit in légitime: campagne d'intimidation dans les quartiers populaires, mobilisation des forces de répression, provocations...
Bravant ces obstacles, les victimes ont organisé avec succès leur sit in.
Les militant-es des droits humains et surtout les militant-es progressistes doivent s'impliquer sans hésitation aucune, dans le mouvement de la résistance populaire. Nous devons "exorciser les démons de la peur de tout ce qui est en rapport avec le makhzen", peur ancrée en nous suite aux siècles de la tyrannie. Cette exorcisation ne peut se faire en aucun cas par " des prières et autres pratiques religieuses", mais par la lutte et dans la lutte. La lutte ferme des masses conscientes et organisées.
L’organisation/mobilisation des masses dans le cadre des options "électoralistes" malhzeniennes constitue un attrape-nigaud, qui ne diffère en rien des options élitistes ou terroristes.
L’Etat, ses appendices politiques, syndicaux, associatifs, les défaitistes de tous bords, les dénigreurs de tous poils et autres « bras cassés », ne font, chacun à sa manière, que tenter de saper la résistance populaire, que tenter d’affaiblir les forces actives de cette résistance : la traque des militant-es marxistes à l’université, l’emprisonnement des protestataires des quartiers populaires (Casablanca, Mohammedia…), licenciement des ouvriers syndicalistes, répression quotidienne des militant-es de l’ANDCM, poursuites en « justices « des syndicalistes conséquents…campagne de dénigrement contre les forces militantes engagées activement dans le brasier de la lutte des classes, au nom des « valeurs sacrées » par les uns, au non de la » pureté idéologique » par d’autres. Trop radicales pour les uns, réformistes pour d’autres. Antinationales pour les uns, conciliatrices pour les autres.
Malgré les feux croisés de la critique, et à travers tout le Maroc, les militant-es s’aguerrissent de plus en plus dans la tourmente de la lutte des classes, le mouvement de la résistance prend petit à petit de l’ampleur, le militantisme organisé et conscient n’est plus l’affaire des seules couches petites-bourgeoises. La résistance populaire enfante ses cadres , ses représentant-es, ses porte-parole, jetant ainsi dans des « corbeilles » les « élus » du makhzen. 
N’oublions jamais la militante Aziza Brehhou, ouvrière licenciée, habitant un taudis de 14 mètres carrés, avec sa mère et ses six frères et sœurs ( 2 viennent d’être chassés de l’orphelinat de Aïn Chok, suite à la décision inhumaine de jeter les « pensionnaires » à la rue). Aziza s’était engagée dans le combat, dans la lutte pour un habitat salubre. Aziza nous a quitté suite à une infection (méningite) mal soignée, faute de moyens.
Aziza avant sa maladie
Au sein du « comité de suivi de dossier de l’habitat à Casablanca », composé essentiellement des représentant-es des quartiers populaires, on ne voit pas de différence entre « l’intellectuel » et « l’analphabète », l’organisé politiquement et le non organisé, entre l’Homme et le Femme, entre le pratiquant et le non pratiquant. Le seul critère de «l’estimation » reste l’engagement effectif, le sérieux, l’accomplissement des tâches, le respect des autres, la défenses des causes justes…
L’ENGAGEMENT EFFECTIF NOUS INTERPELLE

Sahara Occidental : Hans Corell condamne le pillage des richesses

« La commission Européenne a mal interprété mon avis »
Par La Rédaction de Donne ton avis,28/12/2010
L’ancien conseiller juridique de l’ONU et expert en droit international, Hans Corell, a déclaré mardi à la radio suédoise, que l’Union européenne a mal interprété son avis juridique au sujet de l’exploitation des ressources naturelles du Sahara occidental, occupé illégalement par le Maroc depuis plus de trois décennies.
« Je crois que l’on a mal interprété mon avis juridique au Conseil de sécurité et d’une manière très incroyable », a déclaré l’ancien conseiller juridique de l’ONU, Hans Corell, à la radio suédoise. « Il est important que l’Europe n’agisse pas à entraver la voie de l’ONU pour trouver une solution au conflit », a-t-il déclaré à propos de la pêche de l’UE sur le territoire en attente de décolonisation.
Il a « sévèrement » critiqué la pêche de l’Union Européenne au Sahara Occidental, précisant « qu’aucun pays du monde ne reconnait la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental et que le peuple sahraoui doit s’exprimer par la voie d’un référendum d’autodétermination sur l’avenir du territoire ».
Le Conseil de sécurité en 2002 m’a demandé de faire une déclaration sur des accords d’exploration pétrolière au large des côtes du Sahara Occidental. Ma conclusion « était que si les entreprises de ce type agissaient sans l’autorisation préalable du peuple du Sahara Occidental, et à l’encontre de ses intérêts, une telle activité serait en violation du droit international », a-t-il rappelé.
La même chose s’applique à l’accord de pêche: « si l’accord n’est pas signé avec l’avis du peuple du Sahara Occidental, ou après une consultation avec lui, et que les avantages ne vont pas à la population du territoire, il est alors en violation du droit international. Je crains que nous soyons dans cette situation, dans ce cas présent », a-t-il ajouté.
Lire aussi :
1. Sahara Occidental: la RASD dénonce une « vaste entreprise de pillage » de ses richesses naturelles
2. Sahara Occidental: la Gauche Européenne appelle à l’autodétermination du peuple sahraoui
3. Sahara occidental: la résolution européenne, un revers pour la politique marocaine
http://www.donnetonavis.fr/actu/news/sahara-occidental-hans-corell-commission-europeenne-avis-ressources_3146.html/

Intifada de Sidi Bouzid, 11ème jour : déjà 4 suicides - pénurie alimentaire à Menzel Bouazayne - les pêcheurs de Kerkennah s'y mettent- le régime tente d'acheter des chômeurs à Gabès

Tunis, 27 décembre 2010 - Après dix jours d’intifada consécutifs, les manifestations des habitants de la région de Sidi Bouzid se poursuivent, et ce malgré l’état d’urgence décrété dans plusieurs villes, et le siège imposé par un important dispositif de forces de sécurité et de troupes de l’armée. Les manifestants exigent une meilleure répartition des retombées du développement économique, notamment des emplois pour résorber le chômage, et ils condamnent la corruption et la tyrannie.
Kalima a appris qu’une marche de femmes a eu lieu le dimanche 26 décembre, dans la ville de Mezouna, à l’initiative d’une association locale. Des centaines de femmes ont pris part à cette marche pour protester contre les raids et les fouilles dans les maisons qu’a connu la ville dans la nuit de samedi, et pour demander la levée de l'état de siège et la libération des manifestants arrêtés.
Toujours dans la ville de Mezouna, des centaines de manifestants sont sortis dans les rues dimanche soir, défiant le couvre-feu. Ils ont mis le feu à des pneus et dressé des barricades sur les routes, ce qui a poussé la police à lancer des bombes lacrymogènes et à tirer sur la foule à balles réelles. Les manifestants auraient jeté des pierres sur les forces de sécurité, tout en clamant des slogans contre la corruption et la tyrannie.
Des affrontements entres des manifestants et les forces antiémeutes ont également eu lieu au village Al Itizaz, mais aucune information n’a pu filtrer à cause du siège qui frappe le village.
D'autre part, les habitants de la délégation de Djelma ont organisé une marche pacifique encadrée par l’Union Générale du Travail. La police s’est contentée d’observer la marche sans intervenir pour l’empêcher.
Au siège de l’Union Régionale du Travail à Sebala, des chômeurs ont organisé un sit–in. Ils étaient venus se joindre au mouvement de solidarité avec les habitants de Sidi Bouzid. Des sources ont confirmé que des renforts importants sont arrivés à Sidi Bouzid, tandis que des informations circulent sur un mouvement de grève générale dans la région dans les prochains jours.
Signalons que les opérations de pillages et de fouille des maisons et des commerces sont commises par des milices du parti au pouvoir et des policiers. Ainsi, le citoyen Salah Ayoune, propriétaire d’une cafétéria, a déclaré que des policiers avaient saccagé son établissement. Un autre citoyen, Mohammed Salah Mahfoudhi, s’est plaint d’avoir été agressé par des policiers à l’intérieur de sa maison, ainsi que ses filles. Les agents ont aussi saccagé sa voiture.

Selon des sources médicales à l’hôpital Houcine Bouziane, le cadavre d’un jeune homme, Lotfi Kadiri, âgé de 34 ans et originaire de Touila, a été admis à la morgue. Nos sources ont confirmé que ce jeune a mis fin à ses jours, ce qui porte le nombre des suicides depuis le début des événements à quatre.
Des marches et des sit-in de solidarité ont eu lieu dans différentes régions du pays, comme Sfax, Kairouane, Siliana, Sousse, Tunis, Gafsa, Kasserine…
 A l’étranger aussi, un élan de solidarité avec les habitants de Sidi Bouzid est en train de se constituer. A Paris, un rassemblement a eu lieu devant l’ambassade de Tunisie.

Pénurie des produits alimentaires à Menzel Bouzayane

Tunis,  26 décembre 2010 - Suite au siège policier et au couvre-feu imposés à la ville de Menzel Bouzayaane, et tous les débordements qui ont accompagné les évènements, comme le pillage des magasins par les milices, l’impossibilité pour les fournisseurs de produits d’atteindre la ville, les produits alimentaires commencent à manquer sérieusement dans la ville.
Des citoyens ont déclaré que les familles peinent à subvenir aux besoins quotidiens en nourriture.
 Un appel de détresse a été lancé par des syndicalistes de la région pour venir en aide aux habitants de la ville menacés par la famine.
Par ailleurs, nous avons appris qu’une délégation de l’union régionale de Sidi Bouzid à la tête d’un convoi de solidarité composé de véhicules transportant des produits alimentaires, est arrivée ce samedi à Menzel Bouzayaane.
La délégation a lancé un appel aux autorités pour la levée du siège de la ville pour permettre à la vie économique de reprendre normalement.

 Même les pêcheurs s'y mettent: le Festival du Poulpe de Kerkennah annulé !
A l’occasion du lancement du Festival annuel du poulpe (Al karnit) dans l’île de kerkennah, celle-ci a étéle théâtre d’une vague de protestations sociales organisées par les marins -pêcheursde l'île pour dénoncer l’incurie des autorités face à la pêche par « Al karkara » (pêche au chalut).
Une méthode utilisée par des marins-pêcheurs de la région et même par ceux venant d’ailleurs.
Selon des témoins oculaires, les marins-pêcheurs se sont rassemblés à 15h devant le siège de la délégation juste avant le lancement du festival, puis devant la maison de la culture à 18h, brandissant des banderoles qui dénoncent la poursuite de la pêche à la « Alkarkara » qui a un effet dévastateur sur la reproduction des ressources halieutiques, avec la complicité des autorités locales.
Les forces de l’ordre ont tenté de disperser les marins, mais la solidarité de la population qui s’est jointe au rassemblement a rendu la tâche difficile.
Ce qui a contraint les autorités locales à annuler le festival qui devait être inauguré par une caravane qui devait sillonner les rues de la ville.

Des actions au profit des chômeurs à Gabès pour éviter des manifestations

Tunis,  26 décembre 2010 - Les autorités locales de Gabès ont proposé, le 23 décembre, des emplois à une centaine de diplômés chômeurs dans le secteur de l’éducation et celui de la mairie, dans le cadre du dispositif qui prévoit la prise en charge des salaires par le Gouvernorat pour une durée de 18 mois, à condition que ces derniers ne dépassent pas les 150 dinars (= 77€).
Dans le même cadre, les délégations de Gabès-est et sud ont lancé un appel aux jeunes diplômés à prendre part aux réunions qui auront lieu le début du mois prochain , sous l’égide des responsables gouvernementaux.
Des sources bien informées ont déclaré à Kalima que ces actions font suite aux ordres venant du président de la République pour éviter d’autres manifestations , surtout après la circulation sur facebook des vidéos des manifestations des jeunes de Sidi Bouzid qui exigent leur droit au travail et une meilleure répartition géographique des projets de développement .

mardi 28 décembre 2010

Surveillance des droits de l’homme au Sahara Occidental

 Par APSO, 23/12/2010

Introduction
Les deux dernières réunions du Conseil de Sécurité consacrées à l'extension de la Mission de l'ONU pour un référendum au Sahara Occidental [MINURSO] ont été dominées par des discussions sur l'inclusion d'une composante de surveillance des droits de l'homme dans le mandat de la mission. Malgré le soutien ferme du Mexique et du Royaume-Uni, la proposition a été rejetée à chaque fois en raison de l'opposition ardente de la France. Les plus récents événements dans les territoires occupés du Sahara Occidental - y compris la construction et la destruction du camp de protestation sahraoui à l'extérieur de la ville de El Aaiun et les batailles de rues qui ont suivi dans la capitale – ont convaincu de nombreux gouvernements auparavant neutres de la nécessité de la surveillance des droits de l'homme au Sahara Occidental. L'analyse qui suit propose des recommandations générales suivies de trois options spécifiques pour un organe de surveillance des droits humains, qui doit être mis en œuvre par le Conseil de Sécurité lors de sa prochaine réunion en avril 2011.
Dispositions générales relatives à la structuration de l’organe
Pour répondre aux préoccupations des deux parties, l’organe doit être soigneusement structuré. De façon générale, il doit :
• Avoir un mandat de l'ONU : Pour éviter l'obstruction par les deux parties, l’organe doit être mandaté par le Conseil de Sécurité des Nations Unies, le Conseil des Droits Humains, ou un autre corps de l'ONU (1)
• Rendre ses comptes au Conseil de Sécurité : Bien qu'il existe plusieurs options pour la structuration de l'organe de surveillance, les rapports doivent finalement être présentées au Conseil de Sécurité, afin que les parties soient tenues responsables et le Conseil de Sécurité informé de la situation des droits humains au Sahara Occidental;
• Opérer de façon égale : Les droits humains doivent être surveillés dans les deux territoires occupés du Sahara Occidental et les camps de réfugiés de Tindouf gérés par le Polisario(2) et
• Être permanent : les organismes temporaires ou périodiques des missions d'enquête au Sahara Occidental et les camps de réfugiés seraient inefficaces et non fiables(3). Le Front Polisario en particulier, ne peut envisager des missions temporaires comme suffisante pour protéger les droits des Sahraouis dans les territoires occupés.
Responsabilités générales de l'Organe
Les fonctions de l'organe de surveillance des droits de l'homme doivent également être bien définies, afin d’éviter toute confusion et des oppositions à ses activités. Bien que les détails de ces responsabilités devraient être décidées par le Maroc, le Front Polisario, et le Groupe des amis du Sahara Occidental(4), afin de prendre en compte les circonstances actuelles, ils devraient au moins comprendre :
• Un processus de revendication qui permet aux particuliers de soumettre des témoignages ou plaintes de violations des droits humains à l'organisme et qui fournit un mécanisme spécifique d'enquête et de réaction à de telles affirmations;
• Des enquêtes régulières dans les prisons, dans les camps de Tindouf et les territoires occupés. C'est dans ces prisons que la plupart des violations présumées des droits de l'homme se produisent, ainsi les prisonniers doivent être interrogés régulièrement ; et
• Des visites périodiques et inopinées dans les maisons sahraouies des deux zones. Ces visites doivent être à la fois fréquentes et aléatoires, pour s'assurer que les sources ne sont pas intimidées ou préparées par les fonctionnaires de chaque lieux.
Options spécifiques pour la structuration du Mécanisme
Un certain nombre d'options possibles pour l'organe de surveillance des droits humains ont été présentées au Groupe des Amis et sont actuellement examinées. Les trois options les plus appropriées sont analysées et développées ci-dessous :
1) Le mandat de la MINURSO
C'est l'option privilégiée par le Front Polisario et nombre de ses soutiens internationaux. Les arguments qui suggèrent que l’adjonction de la fonction au mandat de la MINURSO pourrait entacher l'image d'impartialité et l'efficacité de la mission sont nuls, puisque le Polisario et la population sahraouie considère la mission comme partiale et inefficace. En outre, la responsabilité des droits de l'homme est inclue dans les mandats des dizaines d'autres missions de paix de l'ONU - la Mission des Nations Unies au Darfour [MINUAD], la Mission des Nations Unies au Liberia [MINUL], la Mission de Stabilisation de l'Organisation des Nations Unies en République Démocratique du Congo [MONUSCO], et la Mission de stabilisation des Nations Unies en Haïti [MINUSTAH], pour n'en nommer que quelques-unes - il est difficile de penser que la mission de la MINURSO serait entravée par cette responsabilité supplémentaire(5). Le Royaume du Maroc considère l'attribution des responsabilités supplémentaires à la MINURSO comme une menace pour sa souveraineté, alors qu’aucun pays étranger ou organisme international ne reconnaît de souveraineté au Maroc sur le Sahara Occidental.
Si la surveillance des droits de l’homme était inclue dans le mandat de la MINURSO, il conviendrait d’inclure deux dispositions de base. Tout d'abord, une surveillance constante et des rapports réguliers doivent être effectués. Il faut pour cela du personnel civil international supplémentaire, du personnel civil local, et/ou des Volontaires(6) des Nations Unies. Deuxièmement, la MINURSO devra travailler directement avec les organisations locales des droits de l'homme - officielles et non gouvernementales - pour améliorer leurs capacités et compétences dans le suivi et la protection. Des exemples de telles organisations existent, dont l’Association Sahraouie des Victimes des droits de l'homme [ASVDH], l'Association marocaine des droits de l'homme [AMDH](7), le Conseil consultatif des droits de l'homme [CCDH], et l’Association pour les familles des prisonniers et disparus sahraouis [AFAPREDESA]. La Fonction de contrôle des droits de l'homme pourrait être transféré progressivement à ces organisations, qui ferait directement leur rapport à la MINURSO.
La difficulté de cette option réside dans la surveillance des droits de l'homme dans les campements de réfugiés de Tindouf, puisque la MINURSO n'a pas actuellement de présence là-bas. Cet obstacle peut être surmonté par l’installation d’une petite équipe de la MINURSO dans les camps, élargissement du bureau de liaison de la MINURSO à Tindouf, ou par l'utilisation des services de l'Office du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés [UNHCR], qui maintient une petite contingence dans les camps.
La MINURSO est l'institution préférable pour le contrôle des droits, du fait de son incapacité à organiser le référendum au Sahara Occidental, les représentants sahraouis et la population doutent de son efficacité. Un contrôle effectif des droits de l'homme prouverait son utilité pour les Sahraouis. Puisque le Maroc continuera à s'opposer à cette option, le Conseil de sécurité - ou, plus probablement, le Groupe des Amis - devra être prêt à faire pression sur le Royaume pour qu’il accepte. La plupart des décisions prises par l'ONU sur la façon de procéder dans le Sahara Occidental ont jusqu'à présent été motivées par le désir d'apaiser les deux parties, mais en particulier le Maroc.
L’apaisement n’aidera pas à briser le statu quo, et des décisions difficiles, parfois abrasives doivent être prises pour faire avancer le processus de paix.
2) Le Haut Commissariat aux réfugiés HCR
Si un accord n'est pas trouvé pour l'inclusion de la surveillance des droits de l’homme dans le mandat de la MINURSO, le Bureau du Haut Commissaire des Nations Unies pour les Droits de l'Homme [HCDH] est la deuxième option la plus appropriée. Il y a deux possibilités par lesquelles le Haut Commissariat peut s’impliquer efficacement. Tout d'abord, un bureau régional peut être ouvert dans le Royaume du Maroc(8). Ce bureau pourrait couvrir l’Afrique du Nord et de l'Ouest, et cette présence prouverait l'engagement du Maroc à l'amélioration de son bilan droits de l’homme. Le bureau régional pourrait alors maintenir des bureaux satellites à la fois dans les territoires occupés et dans les camps de réfugiés de Tindouf. Deuxièmement, sans ouvrir un nouveau bureau régional, le Haut Commissariat pourrait déployer des équipes pour travailler aux côtés de la MINURSO en territoires occupés et du HCR dans les camps de réfugiés. Ces équipes seraient chargées de recevoir les plaintes, surveiller les institutions, faciliter le travail des organisations locales, et offrir une formation officielle pour les institutions des droits de l'homme. Les autres tâches parfois entreprises par le Haut Commissariat - la nomination d'un conseiller en droits de l'homme ou le déploiement d’une équipe d’intervention rapide - ne sont pas appropriées pour le cas du Sahara Occidental, puisqu’une présence permanente est nécessaire pour vraiment répondre aux préoccupations des parties.
3) Une commission bi-partisane
La création d'une commission de contrôle bi-partisane servirait le double rôle de mécanisme de surveillance des droits de l'homme et de mesure de confiance [CBM]. Selon cette option, le Conseil du Haut Commissariat aux droits de l'homme pourrait nommer un Rapporteur spécial temporaire ou un expert indépendant qui aurait, avec l'aide du personnel Haut Commissariat, à créer et former une commission d’observateurs sahraouis et marocains des droits de l’homme. La commission serait composée d'un nombre égal de représentants d’organisations des droits de l'homme existantes - ASVDH, AMDH, CCDH, et AFAPREDESA - ainsi que de civils marocains et sahraouis, mais serait présidée par le Rapporteur spécial ou l’expert indépendant. La commission conduirait des enquêtes permanentes et présenterait des rapports réguliers au Haut Commissariat, au Conseil de Sécurité, au Groupe des Amis, et à l’Envoyé spécial M.Ross.
Encore une fois, les commissions doivent être établies dans les territoires occupés et les camps de réfugiés de Tindouf. Deux ONG sahraouies opèrent déjà dans les camps - le Croissant Rouge Sahraoui et l’AFAPREDESA – et pourraient représenter les Sahraouis, tandis que la présence marocaine devrait être négociée avec les deux parties. Les journalistes marocains ont, dans le passé, été autorisés à entrer dans les camps, de sorte qu'il est possible que des observateurs indépendants marocains soient autorisés à participer à la commission. Si le Royaume du Maroc, l'Algérie ou le Front Polisario refuse de permettre aux citoyens marocains de rester de façon permanente hors des camps, des individus tiers - de la France, la Suisse, l'Argentine, ou d'un autre pays de confiance pour le Maroc - peuvent être nommé pour prendre leur place sur le Commission. Des représentants de la Commission africaine des droits des hommes et des peuples peuvent également remplir ce rôle.
Le financement de la commission pourrait incomber au Maroc et au Polisario (qui reçoit déjà du soutien d’ONG étrangères pour les activités de droits de l'homme), mais devrait de préférence être à la charge du Haut Commissariat ou du Groupe des Amis.
Bien que cette option puisse sembler improbable, elle ne doit pas être immédiatement rejetée.
Réunir des membres marocains et sahraouis de la société civile servirait l'importante fonction des mesures de confiance. Jusqu'à présent, les seules mesures de confiance mises en œuvre ou considérées sérieusement par les parties sont celles visant à augmenter la communication entre les réfugiés sahraouis et ceux qui vivent sous l’occupation marocaine, ce qui a très peu soutenu le processus de résolution du conflit. L'utilité du débat des droits humains pour favoriser la confiance entre les parties ne doit pas être oubliée. Le Maroc peut en outre saisir cette occasion pour prouver à la communauté internationale la sincérité de ses efforts à améliorer les droits de l'homme dans le Royaume en engageant directement les Sahraouis vivant de facto sous son contrôle.
Conclusion
Même si ce n’est pas idéal, à défaut, si un examen périodique de la situation des droits humains au Sahara Occidental et dans les camps de réfugiés en Algérie - par la nomination d'un Rapporteur spécial du Conseil des droits de l'homme ou par des envois de missions d'enquête ponctuelle par le Haut Commissariat - est la seule option acceptée, c’est une première étape nécessaire vers la protection des droits de l'homme des victimes du conflit du Sahara Occidental. Cet objectif est impératif à la fois pour assurer la sécurité des Sahraouis et pour améliorer l'atmosphère des négociations. Régler la question du suivi des droits de l'homme va supprimer un point de discorde de la table des négociations, ce qui obligera les parties à se concentrer plus sérieusement sur les questions politiques. Enfin, si l'ONU ne peut trouver un moyen pour protéger les Sahraouis qui vivent sous occupation, le Front Polisario pourrait bientôt devenir incapable de résister aux appels de son peuple à le faire par l’usage de la force.
Ressources Internet utiles
Liens des Nations Unies
1) la MINURSO
minurso.unmissions.org / Default.aspx? tabid = 3949
2) Le Haut-Commissariat aux réfugiés - Dans le monde
www.ohchr.org / FR / Pays / Pages / WorkInField.aspx
3) Rapport du Conseil de sécurité - avril 2010 - Sahara occidental
http://www.securitycouncilreport.org/site/c.glKWLeMTIsG/b.5888497/k.36C2/April_2010brWestern_Saraha.htm
4) HCR - Protection
www.unhcr.org/pages/49c3646cc8.html
5) Mission des Nations Unies au Darfour [MINUAD] - Droits de l'Homme
unamid.unmissions.org / Default.aspx? tabid = 2491
6) Mission des Nations Unies au Libéria [MINUL] - la protection des droits de l'homme
unmil.org/1content.asp? ccat humanrights = & zdoc = 1
7) Mission des Nations Unies au Soudan [UNMIS] - Fiche des droits de l'homme
unmis.unmissions.org / LinkClick.aspx? Fileticket = jGNvKgHVdY8% & tabid = 561v
Organisations marocaines ou sahraouies des droits de l’homme
8) Association pour les familles des prisonniers et disparus sahraouis [AFAPREDESA]
www.afapredesa.org
9 Le Conseil marocain Consultatif des Droits de l'Homme [CCDH]
www.ccdh.org.ma
10 Association marocaine des Droits de l'Homme [AMDH]
www.amdh.org.ma
11) Association Sahraouie des Victimes des Droits de l'Homme [ASVDH]
asvdh.net / Anglais /
En soutien de la surveillance des droits de l'homme
12) Parlement européen
http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//NONSGML+MOTION+P7-RC-2010-0675 +0 + DOC + PDF + V0 / / FR
13) Human Rights Watch
http://www.hrw.org/en/news/2009/04/17/letter-unsc-urging-human-rights-suivi-Sahara Occidental
14 Centre RFK pour la justice et les droits de l'homme
www.rfkcenter.org/node/323
Notes :
(1) Bien que le bureau de l'Envoyé spécial pour le Sahara occidental du Secrétaire général des Nations Unies doive recevoir des copies des rapports sur les droits de l'homme produits par l'organisme de surveillance, tant que l’envoyé spécial est principalement responsable de la médiation dans le processus de négociations, il ne devrait pas être chargé de surveillance des droits de l'homme. Faire de l'Envoyé spécial Ross le responsable direct de l'organe de contrôle effacerait la neutralité apparente dont il jouit actuellement et compliquerait davantage sa mission.
(2) Le Front Polisario a accepté de permettre que les droits de l'homme soient contrôlés dans les camps, si une surveillance similaire est mise en place dans les territoires occupés du Sahara occidental.
(3) Par exemple, le bureau du Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme [HCR] a envoyé une mission d'enquête au Sahara occidental en 2006. Le rapport ultérieur n'a jamais été rendu public, en raison d’opposition à ses conclusions, principalement en provenance du Royaume du Maroc.
(4) Le Groupe des Amis : France, Russie, Espagne, U.S., et le Royaume-Uni.
(5) MINURSO a actuellement trois responsabilités : surveillance du cessez-le-feu de 1991, réduction de la menace posée par les mines terrestres et munitions non explosées, et à soutenir les mesures de confiance [CBM].
(6) Actuellement, la MINURSO emploie seulement 20 Volontaires des Nations Unies, par opposition à la Mission des Nations Unies au Soudan [UNMIS], qui en a 422. La possibilité dépasse largement la demande pour les postes de Volontaire des Nations Unies, c'est un moyen abordable d'accroître la capacité de la MINURSO pour lui permettre de surveiller les droits de l'homme.
(7) L'AMDH est une option particulièrement intéressante, car c’est la plus grande organisation des droits humains au Maroc, (avec plus de 10.000 membres), a le soutien du trône, et a acquis une certaine crédibilité auprès des Sahraouis qui vivent sous occupation.
(8) Actuellement, les bureaux régionaux du HCDH les plus proches sont à Addis-Abeba (Afrique de l'Est) et à Beyrouth (Moyen-Orient).
OSF 13 décembre 2010
Traduction APSO, publication autorisée par l'auteur.

Répression d'une manifestation à Tunis : photos

 Hier lundi 27 décembre, la police a réprimé une grande manifestation d'ouvriers organisée au centre-ville de Tunis par des syndicats de travailleurs répondant à l'appel de l'Union Générale Tunisienne du Travail, pour exprimer leur solidarité avec les habitants du Gouvernorat de Sidi Bouzid où des manifestations ont lieu depuis 11 jours pour protester contre ce qui a été qualifié de propagation du chômage et de la corruption.
Des accrochages ont opposé des centaines de manifestants à la police près du siège de l'UGTT, après que les manifestants avaient essayé de briser le cordon sécuritaire pour aller manifester sur l'avenue du 7-Novembre (ex-avenue Bourguiba) au centre de la capitale, ce qui a fait quelques blessés.
Les manifestants ont essayé de briser les cordons de police qui les ont encerclés et  empêchés de défiler dans les rues de la capitale.

Les accrochages entre les policiers et les manifestants ont fait quelques blessés
Les manifestants ont scandé des slogans "Non à la prolongation (Tamdiid)-Non à l'héritage dynastique (Tawrit)" (allusion au changement de la Constitution imposé par Ben Ali pour pouvoir se représenter à l'élection de 2014 et à ses projets de choisir un successeur parmi ses proches) 

Les grands renforts policiers ont réussi à empêcher les manifestants de gagner l'Avenue Habib Bourguiba



Les manifestants n'ont pas réussi à briser le barrage des forces de sécurité qui se spnt déployées en grands nombres devant le siège de l'UGTT


Ces manifestations ont été décrites comme une intifada des pauvres et des affamés (Intifadat al fouqarrae oual joua'a)
Les forces de police ont utilisé des matraques pour disperser les manifestants
Slogans contre la corruption et demandant des emplois
Les femmes ont participé à la manifestation
Les manifestants sont restés  pacifiques
La police surveillait les mouvements des manifestants

Source:  Al-Jazeera et Tlaxcala