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samedi 16 mars 2013

Florina, bébé rrom de 7 mois séparé de sa maman une deuxième fois ; expulsion de Rroms à Vimeux


"Ne parlons plus de la France comme pays des droits de l'homme." 

Un bébé Rom de 7 mois arraché brutalement au sein maternel, Valls récidive !
 Par RESF Urgent et important
Il ne fait décidément pas bon d'être un bébé Rom de nos jours en France.... Florina n'a que 7 mois mais a connu déjà deux épisodes douloureux de séparation d'avec sa mère qui la nourrit au sein. Une première fois à la fin de l'année 2012 dans les mêmes circonstances : contrôlée à Gare du Nord, le préfet de police place la mère de Florina en rétention sur la base d'une Obligation de Quitter le Territoire Français en date de juillet 2012, soit antérieure à la naissance de sa fille.  

Depuis vendredi 8 mars, alors que nous célébrons la journée de la femme, Florina et sa mère Florentina souffrent de nouveau psychologiquement et physiquement de cette séparation arbitraire causée par une politique du chiffre qui consiste à expulser n'importe qui, n'importe comment, sans se soucier le moins du monde de l'intérêt supérieur de l'enfant qui doit pourtant prévaloir dans toutes les décisions administratives comme indiqué dans la Convention Internationale des droits de l'Enfant, ratifiée par la France. C'est d'ailleurs à ce titre que Florentina avait pu être libérée sur décision préfectorale, le 28 décembre dernier. 

Alors pourquoi trois mois après, les mêmes horreurs se reproduisent-elles contre cette maman et son bébé ? Florina refuse les biberons que lui donne son père depuis 3 jours. Remettre en liberté cette maman est une question de bon sens, rien de plus car il y va de sa santé et de celle de son enfant.

Pour protester auprès des responsables de si glorieux faits :
Préfet de police de Paris : Bernard BOUCAULT

 A l'Elysée :
Secrétaire général :
pierre-rene.lemas@elysee.fr

 Directrice de cabinet :  sylvie.hubac@elysee.fr 

Matignon : premier-ministre@cab.pm.gouv.fr

A l'Intérieur :
Dircab thierry.lataste@interieur.gouv.fr
Conseiller yves.colmou@interieur.gouv.fr

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  Trois jours plus tard...

Témoignage d'une expulsion à Vimeux


"Nous étions sur place à Vigneux avec Marie-France Rivasseau, Robi et moi vers 6h30 hier matin et nous avons assisté aux expulsions ; nous ne commenterons pas cette horreur maintenant terriblement ordinaire, regardez la vidéo ci-jointe de Christian.


UNE VIDEO DE CHRISTIAN IONASCU DE L'ASEFRR* sur l'expulsion des familles ROMS DU11 MARS 2013

Merci à lui pour ces images superbes ..... et TERRIBLES à la fois. A voir absolument !
http://www.youtube.com/watch?v=DdoS2Sd4v_8

  Sachez seulement que ces scènes étaient insupportables à de vieux militants pourtant aguerris. Ne parlons plus de la France comme pays des droits de l'homme.  Mais surtout sachons qu'elle avait ce 11 mars le visage de cette policière rencontrée hier aux aurores: encore plus agressive que ses collègues masculins, aboyant, ameutant ses hommes, elle poussait rageusement sans vague à l'âme, hors de leur logis, une jeune femme et son petit enfant, pressée qu'elle était, de le détruire et de les expulser ! La Croix Rouge était là. Des jeunes gens bien propres sur eux, agréables à regarder. Mais pourquoi étaient-ils là ? Pas un moment ils n'ont donné la main à un enfant, aidé à porter un bagage, empêché de tomber dans la boue, partagé un café. Leur mission les en empêchait-elle ? Quelle était-elle au juste ?




(...) La famille dont les cinq enfants sont scolarisés a été traitée en dernier et envoyée dans un hôtel vraiment minable de Malakoff mais elle a un rendez-vous jeudi au SIAO pour que sa situation soit examinée, un dossier va être réalisé afin que la famille soit rapprochée et les enfants puissent faire leur rentrée lundi prochain comme leurs camarades. (Mais avec quelles vacances !  ) Finalement, ça, c'est tout de même positif si cela ne reste pas lettre morte. 



Par rapport à l'hôtel nous remarquerons que la famille compte sept personnes donc que nous nous attendions à trouver sept couchages et que c'est pour cela que cette situation avait été  réglée en dernier. Mais que nenni ! Il n'y avait que six couchages dans une seule pièce. Le patron de l'hôtel à qui je faisais la remarque, répondant qu'un des enfants -ils sont trois garçons en primaire et deux jeunes filles vont être en collège- pouvait dormir avec leurs parents ! Mais combien facture-t-il de couchages au Conseil général de l'Essonne ? 



A ses réponses globalement dérisoires face à de telles détresses,  enfants et parents serrent les dents et font face avec dignité.  On sentait chez la police une grande brutalité la plupart du temps contenue, grâce, je crois, à notre présence. A part quand même quand  un policier a donné un coup de pied dans une valise qu'il a fait dévaler dans la boue ...

* Association de Solidarité en Essonne aux Familles Rroms


mercredi 29 décembre 2010

Hadjila doit pouvoir rester en France avec ses parents

Qui est Hadjila ?
Par RESF, 29/12/2010
Elle est née en Algérie en 1997
Son grand-père paternel est arrivé en région parisienne en 1959 (c'était avant l'indépendance de l'Algérie ). Il y a construit sa vie ici et est devenu propriétaire d'un restaurant. Ayant l'âge de prendre sa retraite, il a cédé son entreprise à ses 4 garçons ( dont le papa d'Hadjila )
C'est dans le cadre de ce projet familial qu'Hadjila est venue en France avec ses parents.
Pour bien préparer cette venue elle a été scolarisée en Algérie dès le CP dans des structures suivant les programmes français ; c'est cela qui lui a permis de suivre dans de bonnes conditions ses études CM1, CM2 et 6ième à Houilles (78), là où la famille habite. Son sérieux, tant dans son travail que dans sa vie ( elle était déléguée de sa classe l'année dernière) l'a amenée à suivre sa cinquième au collège Louis Lumière de Marly-le-Roi ( internat d'excellence)
Que lui arrive-t-il ?
Ses parents ont fait les démarches nécessaires pour avoir le droit de séjourner en toute légalité dans notre pays. Ils viennent de recevoir un avis défavorable de la préfecture et une OQTF ( Obligation de Quitter le Territoire Français ).
Comment accepter qu'Hadjila ne puisse pas finir ses études qu'elle a si bien commencées ?
Comment accepter que l'état français l'expulse hors de France alors que ce même état a pris en charge sa formation à Marly ?
Comment accepter que monsieur, propriétaire d'une partie du restaurant familial et possesseur d'une promesse d'embauche, soit considéré comme indésirable sur notre territoire ?
Comment accepter que cette famille, parfaitement intégrée, soit rejetée, alors que tous les autres membres de cette même famille ont des titres de séjour ?
Avec le Réseau Éducation Sans Frontières, nous demandons à la préfecture des Yvelines de revenir sur ses conclusions, d'abroger les OQTF et de délivrer aux deux parents d'Hadjila des titres de séjour « Vie Privée et Familiale »               Signer la pétition sur :
source : Ligue des droits de l'Homme - Section de Saint Germain en Laye et environs