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vendredi 1 octobre 2010

Mineurs chiliens, les 33 damnés de la terre

Par Anaëlle Verzaux, Bakchich,1/10/2010
Depuis le 5 août et l’éboulement d’une mine de cuivre, 33 mineurs chiliens sont prisonniers à 700 mètres sous terre. Notre reporter s’est rendue sur place.
A la fin septembre, le printemps arrive au Chili. On l’oublierait presque. On fonce sur la route qui traverse le désert d’Atacama depuis Copiapo jusqu’à la mine de San José où les 33 mineurs les plus célèbres du monde sont toujours bloqués à 700 mètres sous terre. Les médias du monde entier qui scrutent chaque seconde de la vie et de la survie des 33 et de leurs familles en ont fait un reality show planétaire. Au Chili, on connaît chaque mineur, sa vie, sa famille, ses blagues et le nom de son chien. Un formidable élan solidarité, mais aussi une revanche pour tous les prolos chiliens et d’abord les mineurs, figure emblématique de ce cuivre qui fait la richesse du Chili et des multinationales. [1]
Mais sur la route, c’est le printemps qui nous arrête. L’Atacama, est un des déserts les plus arides au monde, mais voilà des fleurs, des tapis de fleurs roses à l’infini, roses et mauves, avec, vues de près, d’étranges feuilles délicates et charnues. Au bout de onze années de sécheresse, il a plu. Et le désert a fleuri pour quelques jours.
Le désert d'Acatama

« Mina San José fuerza ! » - « Fuerza mieneros ! ». Banderoles et pancartes annoncent le camp « esperanza », le campement bariolé autour de la mine, comme une grosse fête foraine tombée de la lune en plein désert. Sur la montagne, des drapeaux dessinent les visages des 33. Drapeaux, ballons, guirlandes, ex-voto, caméras, familles, tentes, enfants, mineurs, cheval, gardes civiles, camions, antennes, clowns, journalistes, soleil, poussière et sous nos pieds, à 700 mètres les 33 dans la nuit de la terre.

Soixante-dix centimètres pour faire passer un corps
L’entrée de la mine est interdite aux médias. C’est de loin qu’on aperçoit les trois foreuses qui creusent pour remonter les hommes. Pour quand ? Pas avant début novembre, peut-être plus tard. Le sauvetage est une affaire d’Etat et le gouvernement ménage ses effets. Mais pour Pablo Ramines (29 ans), le chef de la deuxième équipe qui devait, le 5 août, remplacer les 33 pour le travail de nuit, ce sera beaucoup plus tôt : « Dans dix jours, tout au plus ! ». La veille, le 17, le jour du bicentenaire, un premier excavateur, le T-130, est arrivée jusqu’aux mineurs en creusant un conduit de 25 centimètres de diamètres. Une réussite technique qui rassure tout le monde. Mais Pablo rappelle que c’est eux, les autres mineurs qui font ce boulot. C’est écrit sur son badge « Equipo Rescate » (« Equipe de secours »). « Nous creusons jour et nuit pour sauver nos copains. On les appelle les ninos, les enfants ». C’est vrai que tout ça fait inévitablement penser à un accouchement. La terre va remettre au monde ses trente trois enfants.
La prochaine opération consiste a agrandir le conduit jusqu’aux 70 centimètres nécessaires pour faire passer le corps d’un homme. Mais comment se fera le sauvetage ? « D’abord, avant la remontée, deux secouristes vont descendre. Les plus habiles puis les moins costauds passeront en premier. Les gars remonteront un par un dans des capsules. Comme en plongée sous-marine, la remontée se fera par paliers de 100 mètres et durera entre une demie heure et une heure et demie par personne. Chacun portera des lunettes noirs pour ne pas être éblouis pas le soleil. A la sortie, une seule personne de leur famille pourra les embrasser. Puis ils passeront au moins une journée à l’hôpital, en fonction de leur état de santé ».
Miracle
Le soleil brûle, c’est l’heure du goûter. Les enfants filent vers la grande tente, qui sert de cantine. Najita a trois ans et sa mère s’appelle Angelica. « Angelica Alvarez, je suis la compagne d’Edison Fernando Pena, l’un des 33, le fan d’Elvis Presley. Je tiens une auberge à Copiapo, c’est là que j’ai rencontré Edison. Il m’a fait la cour, c’était infernal. Quand j’ai appris qu’il était vivant, après 17 jours d’incertitude, c’était comme si je revivais, une deuxième naissance ». Et maintenant ? Angelica croque dans un empanadas réchauffé à la braise. « J’ai confiance, Dieu est le chef de chantier ». Elle montre au fond un grand autel fleuri, plein d’ex-voto, de Saints, de Vierges, de Mère Theresa, à côté de la vierge de la Guadalupe et de San Lorenzo, le Saint patron des mineurs.
Pour les familles et pour le Chili tout entier, la survie des mineurs est un miracle, la preuve ils sont 33 comme l’âge du Christ à sa mort ! D’ailleurs Benoît XVI leur a fait parvenir 33 chapelets garantis bénis par lui-même. C’est avec ces chapelets autour du cou que les mineurs, la main sur le cœur, ont chanté tous ensemble l’hymne national, à l’occasion de l’énorme célébration du bicentenaire de l’Indépendance, le 17 septembre.
San Lorenzo, le Saint patron des mineurs
"Le Président exploite les mineurs"
Sebastian Pinera, à gauche
Si vous êtes français ou Italien le Chili ne va pas beaucoup vous dépayser en matière de président. Sebastian Pinera, le nouveau président chilien est un pur croisement de Sarkozy et de Berlusconi. Certains le surnomment le « Berlusconi du Chili », à cause de son côté bling bling : sa fortune est estimée à 2 milliards de dollars, de ses dents blanches, de ses paupières et de sa bouche refaites. D’autres lui préfèrent le surnom plus modeste de « Playmobil ». Dimanche 19 septembre, à midi, Sebastian Pinera et sa charmante épouse arrivent à San José, accompagnés du ministre des mines, Laurence Golborne, et des deux Isabel Allende. La sénatrice socialiste, fille de l’ancien président Salvador Allende, et l’écrivain réputée, nièce de Salvador.
Pablo nous fait signe d’entrer discrètement dans la baraque des mineurs. De là on verra tout. Devant une bonne cinquantaine de caméras, Pinera déguisé en mineur félicite les courageuses familles puis donne quelques précisions sur la nouvelle perforeuse, arrivée – un hasard sans doute ! – à la mine ce matin. Les familles applaudissent. Mais dans le cabanon, les mineurs-sauveteurs ne sont pas ravis. « Nous sommes des héros de l’ombre. C’est nous qui faisons tout le boulot, et Pinera ne nous a même pas salués. Le Président exploite les mineurs pour remonter sa cote dans les sondages ». Pinera s’intéresse moins aux 34 Mapuches en grève de la faim depuis plus de 70 jours. Ils demandent seulement à ne plus être soumis à la loi anti-terroriste, qui permet à la justice de les emprisonner jusqu’à un an, sans qu’ils aient été jugés.
Indemnités
Autre motif d’agacement, les messages écrits adressés aux mineurs sont contrôlés par des psychologues et des spécialistes de la survie en confinement. Certains messages envoyés ne leurs parviennent pas. Du coup les copains restés en surface ont fabriqué un système parallèle clandestin. Pablo nous sort un portable de sa poche et fait défiler des images. C’est une conversation téléphonique filmée avec ceux d’en bas. « Tu as de la chance Pablo, là haut, tu as des gonzesses ! ». Les deux amis échangent encore quelques blagues potaches. Pablo sourit : « Les journalistes s’intéressent aux femmes et aux enfants, mais il y a aussi toute leur vie autour, et je peux te dire qu’elle est riche ! » Récemment, une centaine de femmes, épouses, ex et maîtresses, sont venues sur le camp pour réclamer les salaires et surtout les indemnités des 33 mineurs.
Il faut dire que les indemnités valent le déplacement. Jugeant le groupe propriétaire de la mine, San Esteban, responsable de l’accident [2], la justice chilienne a bloqué 1,8 million de dollars qu’auraient sinon empochés les directeurs de l’entreprise. Cet argent doit être reversé aux 300 ouvriers de San José. Le milliardaire chilien Leonardo Farkas a, quant à lui, signé des chèques de 5 millions de pesos (76 224 euros) que chacun des 33 mineurs devrait percevoir à leur sortie. « Farkas est un peu clown, personne ne touchera rien ! », pronostiquent certains.
Des femmes se sont battues sur le camp, pour toucher cet argent. Ça a fait jaser tout le monde… « Je ne vois pas de quoi tu veux parler, il y a une grande misère ici ! Quand les mineurs seront libérés, on ne sait pas ce qu’ils vont devenir », s’énerve subitement Angelica. Pendant ce temps-là, la petite Najita court, grimpe sur les genoux d’une inconnue et dessine à grands traits de stylo Bic son père d’adoption sur un morceau de papier.
Le chômage au bout du tunnel
33 chômeurs...
Un peu plus tard, on a l’explication. A la sortie des 33, la mine San José va fermer. Plutôt que de faire des travaux de réhabilitation, San Esteban s’est mis en faillite. Les 300 mineurs de San José vont se retrouver au chômage. « C’est un vrai coup de balai ! », s’exclame, furieuse, Isabel Allende. La sénatrice est interrompue par l’hélicoptère de Pinera qui s’en va. La semaine passée, le président du Chili, soucieux de l’avenir des travailleurs de San José, a organisé une foire à l’emploi. Vingt six entreprises ont déployé leur talent sur des stands. Mais l’initiative n’a pas eu un franc succès. « Pinera a tapé à côté. Nous attendons d’avoir reçu nos indemnités de licenciement avant de chercher un nouveau travail. Autrement, le directeur de San Esteban va nous licencier sans indemnités ! »
« Les mineurs auront du mal à retrouver un travail à salaire équivalent, surtout ceux qui ont plus de 50 ans », poursuit la sénatrice.
Car par rapport aux autres ouvriers, les mineurs du cuivre sont assez bien payés. En moyenne, ils perçoivent 450 000 pesos par mois (686 euros) (le salaire d’un instituteur), plus, parfois, une prime de dangerosité, qui s’élève à San José à 150 000 pesos (228 euros). Le salaire minimum est, lui, de 180 000 pesos (274 euros).
 « Je ne crois pas que ce soit un bon salaire, si lorsqu’on entre dans la mine, on ne sait pas si on va en sortir vivant. Avant l’éboulement de San José, on le disait, dans la mine, on entendait la terre rugir. Mais les directeurs de l’entreprise n’ont pas réagi », raconte Javier Castillo, le secrétaire du seul syndicat de la compagnie minière San Esteban. Par ailleurs, la mutuelle de santé n’est pas prise en compte et la retraite ne dépasse pas 40 % du salaire. « On devient mineur par nécessité », conclue Pablo.
A tel point que le Don Juan et son collègue Francisco Picon (33 ans) s’apprêtent à chercher du travail ailleurs. Pablo probablement dans les transports, et Francisco pourquoi pas en France, à la Légion étrangère… C’est toujours moins risqué.
Photos : Anaëlle Verzaux[1] Comme 77 % des mines de cuivre au Chili, San José est une mine privée, en violation de la Constitution en vigueur.
[2] A San José, la cheminée de ventilation, utilisée comme une issue de secours, n’a pas d’échelle de secours, comme l’exige pourtant la réglementation. Et il n’y a qu’une seule rampe d’accès.

jeudi 30 septembre 2010

Gaza: un bateau de pacifistes juifs intercepté par Israël et conduit au port

Par AFP, 28 septembre 2010
ASHDOD (Israël) — La marine israélienne a intercepté mardi un voilier de pacifistes juifs qui tentaient de briser symboliquement le blocus maritime de la bande de Gaza et l'a ramené de force au port israélien d'Ashdod. "
Dix navires de guerre israéliens ont forcé le bateau à faire route vers Ashdod", a déclaré à l'AFP un des organisateurs, Amjad al-Shawa, qui se trouvait à terre à Gaza."Ils se sont rendus parce qu'ils étaient encerclés, ils n'avaient pas le choix", a-t-il ajouté."La marine a pris le contrôle du voilier pour l'amener au port d'Ashdod", a confirmé l'armée israélienne dans un communiqué, ajoutant que l'interception n'avait donné lieu à aucune violence de part et d'autre." Avant l'abordage, la marine a lancé deux avertissements au capitaine", selon l'armée israélienne, qui a qualifié l'opération de "provocation"."Ils ont dit que nous approchions une zone soumise à un blocus maritime et nous ont demandé de changer de cap", avait auparavant indiqué à l'AFP un membre de l'équipage du bateau Irene, Yonatan Shapira, par téléphone satellitaire.A ce moment, le voilier se trouvait à 20 milles nautiques de la bande de Gaza a précisé M. Shapira, ancien officier israélien.

Itamar Shapira, un ex soldat israélien membre de
l'équipage pacifiste du voilier Irene, 
le 26 septembre 2010 à Chypre

Les passagers non israéliens devaient être interrogés avant leur expulsion, selon une porte-parole du ministère de l'Intérieur. Le bateau, battant pavillon britannique, avec à son bord sept militants juifs pro-palestiniens, dont une Américaine, une Allemande, un Britannique et quatre israéliens, avait appareillé dimanche de Famagouste, dans le nord de Chypre.
A bord se trouve une petite cargaison de jouets, livres, matériel de pêche ou encore médicaments, "une aide symbolique" pour la population de Gaza.L'opération, dont le budget dépasse les 20.000 livres (23.500 euros), a été financée par des dons récoltés notamment par différentes branches de l'organisation "Juifs européens pour une paix juste".
   Le 31 mai, des commandos israéliens avaient donné l'assaut à un convoi humanitaire, baptisé "flottille de la liberté", tuant 9 passagers turcs à bord du principal navire, le Mavi Marmara.
L'ancien député britannique George Galloway, qui dirige un convoi terrestre d'une quarantaine de véhicules parti de Londres à destination de Gaza a salué mardi à Istanbul les "familles des martyrs qui sont tombés le 31 mai lors d'un massacre en haute mer par l'État terroriste d'Israël".
Depuis, deux bateaux ont tenté en vain de forcer le blocus.
-  Israël avait arraisonné le 5 juin et conduit à Ashdod le cargo irlandais Rachel Corrie, avant d'expulser les passagers, dont Mairead Maguire, lauréate nord-irlandaise du Prix Nobel de la Paix.Mardi, Mme Maguire s'est vu interdire l'entrée en Israël à l'aéroport de Tel Aviv, en raison de cette expulsion.
Le cargo libyen Amalthéa, affrété par la Fondation Kadhafi, avait été contraint de se dérouter vers le port égyptien d'Al-Arich le 14 juillet après avoir subi une avarie pendant qu'il était encerclé par la marine israélienne.
Après la vague de réprobation internationale soulevée par l'assaut du Mavi Marmara, Israël a allégé le blocus qu'il impose à Gaza depuis juin 2006, renforcé à la suite de la prise de contrôle de ce territoire par les islamistes du Hamas en juin 2007.
Il maintient toutefois un strict blocus maritime pour empêcher l'importation de matériel à usage militaire dans le territoire.
source : info-Paix n° 319

AMDH Mohammedia : formation des formateurs

Sans formation pas de combat
Par Ali Fkir, 30/9/2010
Dans le cadre du projet de Formation des formateurs en matière des droits humains, la 3ème phase : Formation des adhérents de l'AMDH, a démarré pour la section de Mohammedia (qui fait partie de la région de Casablanca), le 29 septembre. Elle s'achèvera le 2 octobre (4 jours de formation).
La formation se déroule dans une agréable salle de Dar Attakafa (la maison de culture), et dans une ambiance de camaraderie. Les bénéficiaires ont comme formatrice pour la 1ère journée, la militante fFtiha Mesbahi (membre du BC de l'AMDH) qui a superbement réussi sa mission.
Pour le thème de l'application, les bénéficiaire ont choisi "la justice, entre l'approche universaliste et l'approche religieuse"
Bon courage militantes et militants de l'AMDH
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Mohamed Al Durrah in memoriam

par Agustín Velloso, 30/9/2010. Traduit par Fausto Giudice, Tlaxcala 
Il y a dix ans, jour pour jour, le 30 septembre 2000, l'enfant palestinien Mohamed Al Durrah était tué par un sniper de l'armée israélienne.

Les sionistes ont fait des milliers de victimes palestiniennes comme ce garçon de douze ans, certains plus jeunes (y compris dans le ventre de leur mère), d'autres plus âgés (y compris dans leur lit), et tous méritent qu'on s'en souvienne.
Sans aucun doute, la mort d'Al Durrah, qui survint au second jour de la seconde Intifada,  peut être vue ajourd'hui, en ces temps de conversations de paix à coup de "oui, mais" et sans nouvelles intifadas, comme un condensé de la situation des Palestiniens dix ans après l'événement.
Peu importent combien de conversations similaires auront lieu, quelle sera la contribution de la "communauté internationale" à la solution du conflit du Moyen-Orient, ce que dit l'Autorité palestinienne de Ramallah,  puisque les sionistes continueront à tuer, à mutiler,  à détruire, à voler, bref, à pratiquer le génocide rampant à Gaza et le nettoyage ethnique en Cisjordanie avec tous les moyens à leur disposition.
Combien d'autres Mohamd Al Durrah connaîtront-ils le même sort dans les dix années à venir ?
Depuis le début de la seconde Intifada en septembre 2000 jusquà la fin de ce mois de septembre 2010, Israel a tué 1859, mille-huit-cent-cinquante-neuf enfants de moins de 18 ans.
Même si les chifres à venir se monteront à plusieurs milliers, seuls leurs êtres chers se souviendront des victimes. Les autres, s'ils arrivent à chercher à s'informer, ne sauront que ce racontent les wikipédias du moment et les autres médias prosionistes et proimpérialistes : ce qu'ils appellent “l'incident de "Mohamed Al Durrah", qui “fut pris dans un tir croisé entre des soldats israéliens et les forces de sécurité palestiniennes", disculpant l'armée israélienne : "une enquête de l'armée israélienne d'octobre 2000 a conclu que celle-ci n'avait probablement pas tiré sur Al Durrah", ou encore : "il s'agissait d'une mise en scène des manifestants palestiniens", pour ne pas parler de ceci :  "les communautés juives et israéliennes ont déclaré que les allégations palestiniennes ne sont que l'actualisation d'une vieille difffamation, la vieille accusation antisémite de sacrifices d'enfants par les juifs".
Grace à l'amitié US, Israël retourne ainsi le couteau dans la plaie.
Espérons que la résistance inversera la vapeur avant que cette situation se prolonge dix ans de plus.
 Carlos Latuff

ALGERIE / MAROC ET SAHARA OCCIDENTAL. LA VOLONTÉ DE COMBATTRE LES DISPARITIONS FORCÉES DOIT SE TRADUIRE EN ACTES


Par Françoise Guillitte, A.I., 27/9/2010
À l’approche de la 27ème Journée internationale des personnes disparues le 30 août 2010, Amnesty International a adressé aux autorités algériennes et marocaines un courrier leur demandant instamment de ratifier sans plus de délai la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées.
Dans ses lettres aux ministres des Affaires étrangères algérien et marocain, Mourad Medelci et Taib Fassi Fihri, Amnesty International leur demande instamment de se souvenir des victimes de disparitions forcées et d’honorer leur mémoire en prenant des mesures concrètes afin que ne soient plus jamais tolérées les disparitions forcées.
En Algérie, des milliers de personnes ont été victimes de disparition forcée aux mains des forces de sécurité ou des milices armées par l’État au cours du conflit interne qu’a connu le pays dans les années 1990 et qui a été marqué par de graves atteintes aux droits humains perpétrées tant par les forces de sécurité que par les groupes armés. Si la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’homme (CNCPPDH) estime à 7 000 le nombre des victimes, les familles de victimes, les associations les représentant, ainsi que plusieurs organisations non gouvernementales (ONG) pensent qu’elles seraient en réalité plus de 8 000. Beaucoup de victimes étaient soupçonnées d’être membres du Front islamique du salut (FIS), un parti interdit. Au lieu d’enquêter sur ces disparitions et de traduire en justice les responsables présumés de tels actes, les autorités algériennes ont pris une série de mesures d’amnistie depuis 1999 qui ont institutionnalisé un climat d’impunité, au nom « de la paix et de la réconciliation nationale ».
Les forces de sécurité marocaines sont également responsables de centaines de disparitions forcées qui se sont produites entre le milieu des années 1960 et le début des années 1990 – les « années de plomb », caractérisées par des atteintes généralisées aux droits humains, notamment des disparitions forcées. Parmi les victimes marocaines de disparition forcée, on compte des militants de partis d’opposition, des syndicalistes et même des paysans ayant organisé des manifestations anti-gouvernementales. Les Sahraouis ont été frappés de manière disproportionnée par ce phénomène. Beaucoup ont été victimes de disparition forcée en raison de leur soutien réel ou supposé à l’indépendance du Sahara occidental, territoire annexé par le Maroc en 1975. Les autorités marocaines ont pris des mesures importantes pour mettre fin aux disparitions forcées, notamment en créant l’Instance Équité et Réconciliation (IER). Toutefois, à ce jour, toute la lumière n’a pas été faite sur les disparitions forcées et justice n’a pas été rendue.
L’absence de détermination des autorités algériennes et marocaines à aborder la question du sombre héritage des disparitions forcées laisse des milliers de familles dans l’incertitude en ce qui concerne le sort exact de leurs proches. Amnesty International soutient ces familles dans leur recherche de la vérité, de la justice et de réparations adéquates incluant des garanties de non-répétition.
Alors que les autorités algériennes et marocaines proclament qu’une nouvelle page a été tournée, une manière très concrète de combattre les disparitions forcées est de ratifier la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées que l’Assemblée générale des Nations unies a adoptée en 2006. Il ne manque aujourd’hui qu’une ratification pour que la Convention entre en vigueur. Elle deviendra alors un instrument efficace pour aider à empêcher les disparitions forcées, établir la vérité sur les crimes commis, sanctionner les auteurs de tels actes et fournir des réparations aux victimes et à leurs familles.
Bien que l’Algérie et le Maroc aient signé la Convention il y a plus de trois ans, ils n’ont pris aucune mesure en vue de la ratifier. Amnesty International renouvelle son appel aux autorités algériennes et marocaines pour qu’elles fassent preuve de leur engagement réel à combattre les disparitions forcées, en faisant en sorte que la Convention entre en vigueur.
Pour plus d’informations concernant les disparitions en Algérie, voir :
Amnesty International, Algérie. Un legs d’impunité. Une menace pour l’avenir de l’Algérie (index AI : MDE 28/001/2009), avril 2009
Amnesty International, Algérie. Un legs d’impunité. Une menace pour l’avenir de l’Algérie (index AI : MDE 28/003/2009
Pour plus d’informations concernant les disparitions au Maroc et au Sahara occidental, voir :
Amnesty International, Maroc et Sahara occidental. Assez de demi-mesures. Faire face aux disparitions forcées au Maroc et au Sahara occidental (index AI : MDE 29/005/2009), août 2009
Amnesty International, Maroc et Sahara occidental. Des promesses non tenues. L’Instance équité et réconciliation et le suivi de ses travaux (index AI : MDE 29/001/2010), janvier 2010

Liste des manifestations du Samedi 2 Octobre 2010

 Dernière mise à jour mercredi 29 à 21h36
 * 01 - Ain
Bourg en Bresse -> Champ de Foire 14h30
Belley : à la Mairie 10h00
* 02 - Aisne
Château-Thierry -> Place Paul Doumer 15h
Soissons -> Place de la République 10h
Laon -> Pont de Vaux 15h
Chauny -> devant la mairie 10h
St Quentin -> place Carnot 10h
Hirson -> maison des travailleurs (rue Dinant) 10h
Villers Cotterêts -> Place Aristide Briant 10h00
* 03 - Allier
Moulins -> devant le lycée Banville 10h
Montluçon -> Place Jean Dormoy (St Paul) 15h
Vichy -> Place de la Poste 15h
* 04 - Alpes-de-Haute-Provence
Digne -> Place du Général de Gaulle 11h
Manosque -> Porte Saunerie 11h
* 05 - Hautes-Alpes
Gap Rond-Point de l’Europe 10h30
06 - Alpes-Maritimes
Nice Gare Thiers 10h00
* 07 - Ardèche
Privas -> devant la préfecture 10 h 30
Aubenas -> rond-point Ponson Moulon 14h
Annonay -> Champ de mars 14h
Le Cheylard -> 10h, devant la mairie
* 08 - Ardennes
Charleville Mézières -> Place Ducale 10h30
* 09 - Ariège
Pamiers départ manifestation au Rond-Point Leclerc à 10h00
* 10 - Aube
Troyes -> place de l’hôtel de ville 10h30
11 - Aude
Narbonne -> Portail des Jacobins 10h30
Carcassonne -> Parvis de la Sous-Préfecture 10h30
* 12 - Aveyron
Rodez Jardin public 10h00
Saint Affrique Jardin public 10h00
Millau Gare 10h00
Decazeville Maison des syndicats 10h00
Villefranche Mairie 10h00
13 - Bouches-du-Rhône
Pré-rassemblements dans les villes du département
Marseille -> départ de Castellane à 14h30 jusqu’au Vieux Port (meeting intersyndical) en 2 cortèges
* 14 - Calvados
Caen -> Place Saint Pierre 14h30
Lisieux -> Place François Mitterrand 10h00
Vire -> Porte de l’horloge 10h00
* 15 - Cantal
Aurillac -> Place du 8 mai 14h30
Saint-Flour -> allées Pompidou 10h
* 16 - Charente
Angoulême -> devant la gare 10h00
Chasseneuil-sur-Bonnieure :
Cognac :
17 Charente-Maritime
La Rochelle -> Place de Verdun 10h 30
Saintes -> devant le palais de Justice 10h 30
Rochefort -> place Colbert 10h 30
Jonzac -> rendez-vous au jardin public 16h ?
Royan :
* 18 - Cher
Bourges -> Place Séraucourt 14h30 -
Vierzon -> Forum République 10h30 - ?
Saint Amand -> Place Jean Girault 10h30 - ?
Saint Florent-sur-Cher -> Place de la République 10h30 - ?
La Guerche-sur-l’Aubois -> Place du Général de Gaulle 11h00 - ?
19 - Corrèze
Brive -> Espace des 3 provinces devant le Cinéma ( Av. du Président John Fitzgerald Kennedy )10h00
Tulle -> Place Albert Faucher (rond point de Souilhac) 10h00
Ussel :
Arnac-Pompadour :
* 20A - Corse-du-Sud
Ajaccio -> carrefour—Préfecture 10H
Porto-Vecchio -> 4 chemins 18h
* 20B - Haute-Corse
Bastia -> 10h, devant le Palais de Justice
21 - Côte-d’Or
DIJON 14h30 -> place de la Libération
BEAUNE 10h00 -> porte Saint Nicolas
MONTBARD 10h00 place GAMBETTA
22 - Côtes-d’Armor
Saint Brieuc -> Place de la liberté 10h30
Dinan -> Place de l’Hôtel de ville 10h30
Lannion -> parking de La Poste 10h30
Guingamp -> l’Echiquier (place du Champ-au-Roy) 10h30
23 - Creuse
Guéret -> 10h00, devant la CCI
La Souterraine -> Gare 10h
Aubusson -> devant la sous-préfecture 10h
24 - Dordogne
Périgueux -> Palais de Justice 10h
Sarlat -> Place Grande Rigaudie 10h
Bergerac -> devant le Palais de Justice 10h30
25 - Doubs
Montbéliard -> Champ de Foire 14h00
Besançon -> Place de la Révolution 10h30
Pontarlier -> Place d’Arçon 10h30
26 - Drôme
Valence – Départ champ de mars 10h00
Montélimar – Départ du théâtre 10h00
27 - Eure
Evreux Pré du Bel Ebat 10h30
* 28 - Eure-et-Loir
Chartres , Manifestation Nocturne en Lumière "Retraites aux flambeaux" 19h Place des halles
* 29 - Finistère
Brest : Place de la liberté 14h30
Morlaix : place de la mairie 14h30
Quimper : place de la résistance 14h30
Quimperlé : place de Coat Kaer 14h30
Carhaix : 14h30
30 - Gard
Nîmes, Place St Charles, départ 14h30
Alès : 15h Place de la Mairie.
Manifestations unitaires et rassemblements préalables dans les localités :
Le Vigan : 10h30 devant la Mairie.
Bagnols sur Cèze 10h devant la Poste (Final de la manif grandiose au Mont Cotton).
Uzès : Rassemblement à 11h Esplanade (Départ 13h Bus Manif à Nîmes).
Beaucaire : 10h à la passerelle du canal.
Villeneuve-Lès-Avignon : Manifestation en Avignon – Gare centrale à 14h.
* 31 - Haute-Garonne
Toulouse Allées Charles de Fitte Métro Saint-Cyprien 10h
Saint-Gaudens Place Jean Jaurès à 10h
* 32 - Gers
Auch Patte d’Oie vers Préfecture 10h00
33 - Gironde
Bordeaux : au Jardin public 14h30
Blaye :Place des Cônes à la Citadelle 10h30 -
Gujan-Mestras : devant la Mairie 10h00 -
34 - Hérault
Montpellier : Rives du Lez 13 h 30
Béziers , Bourse du travail (Boulevard F. Mistral) 10h
Balaruc, pavillon Sévigné 11h00
Bédarieux le matin
* 35 - Ille-et-Vilaine
Rennes , Avenue Janvier 10h
Redon , devant la Sous Préfecture 10h
Saint Malo , Place de l’ancienne gare 10h30
Fougères , devant la Sous Préfecture 17h30
Vitré , Place de la Gare 10h30
* 36 - Indre
Châteauroux , Place de la République 10h
* 37 - Indre-et-Loire
Tours : Manifestation unitaire - Place de la Liberté 15h00
38 - Isère
Grenoble : Cours Jean Jaurès 14 h30
Bourgoin-Jallieu : parking Diederichs 10 h
La Tour du Pin : Gare SNCF 10 h
Roussillon : Place de la République 10h
39 - Jura Villes et heures sûres, lieux incertains
Dole Avenue de Lahr 10 H
St Claude sous-préfecture 10H
Lons le Saunier place de la Liberté 10h00
* 40 - Landes
Dax : Boulevard des Sports ( au stade .. ) 10h30
* 41 - Loir-et-Cher
Blois , Parc des Expositions 14h30
* 42 - Loire
Roanne bourse du travail 10h15
Saint-Etienne , bourse du travai, 10h00
* 43 - Haute-Loire
Puy-en-Velay , place du Breuil 10h00
Brioude, place de Paris 10h30
44 - Loire-Atlantique
Nantes , devant le CHU 14 h30
St Nazaire, place de l’Amérique Latine 15h00
Châteaubriand, place de la mairie 15h00
Ancenis, station Esso 15h00
* 45 - Loiret
Orléans : Place du Martroi 14h 30
Montargis : place du Pâtis 14h 30
Gien : place de la Victoire (champ de foire) 14h 30
* 46 - Lot
Cahors Place Charles de Gaulle 10h00
Figeac rendez-vous devant le lycée Champollion 10h00
* 47 - Lot-et-Garonne
Agen , Place de la Préfecture 10h
Marmande , Esplanade du Maré 9h30
48 - Lozère
Mende , Place de la Chicanette 10h
* 49 - Maine-et-Loire
Angers : place Leclerc 10h00
Cholet : place Travot 10h00
Saumur : avenue du général de Gaulle 10h00
Segré : place du Port 10h00
* 50 - Manche
Cherbourg , Mairie 10h30
Saint-Lô , Plage Verte 10h30
Coutances , Hôtel de Ville 10h30, fin de manif place Saint-Nicolas avec apéro
Granville , Mairie 10h30
Avranches , devant la mairie 14h30
* 51 - Marne
Reims : Maison des syndicats 14h00
Chalons en Champagne : Maison des syndicats (place de Verdun) 10h00
Epernay : Place Carnot 10h00
Vitry le François : Espace Lucien Herr 10h00
* 52 - Haute-Marne
Saint-Dizier , place de la mairie 10h30
Chaumont , place de l’Hôtel de ville 10h30 ?
* 53 - Mayenne
Laval : place de la Cathédrale 10h00
* 54 - Meurthe-et-Moselle
Nancy : Place Dombasle 14h
Longwy :
* 55 - Meuse
Verdun
Bar le Duc Place de la Gare 14h30
* 56 - Morbihan
Lorient Maison des Syndicats (place Cosmao Dumanoir) 10h
Vannes : La Rabine (près du Kiosque à Musique) 10h00
Lorient : Place de la mairie 10h00
Pontivy : La Plaine 10h00
Belle Ile en mer : Embarcadère 10h30
* 57 - Moselle
Metz : départ devant le Centre Pompidou 10h30
Thionville départ devant la Sous-préfecture 10h30
Forbach départ devant la Mairie 10h30
Sarrebourg départ devant la Mairie 10h30
* 58 - Nièvre
Cosne-sur-Loire , départ de la Poste 14h30
Nevers , départ de la gare 14h30
* 59 - Nord
Lille : Porte de Paris 14h30 -
Maubeuge : Espace rive gauche mail de la Sambre 14h30
* 60 - Oise
Chantilly : 10h00 Place de la Gare
Compiègne : 10h00 - Cours Guynemer
Beauvais : 10h30 - Place du Jeu de Paume
* 61 - Orne
Alençon , devant le siège du Conseil Général (boulevard de Strasbourg) 14h 00
* 62 - Pas-de-Calais
Boulogne : quai Gambetta 9h30
Calais : place Crèvecoeur 14h30
Lille : manif régionale porte de Paris 14h30
St Omer, Bourse du travail 9h30
Bruay, Porte Nord 10h00
Lens, place du Cantin 10h00
Lens :
Arras :
Auchel :
Béthune :
Isbergues :
Lillers :
63 - Puy-de-Dôme
Clermont-Ferrand : Place DeLille Manifestation en direction de la Préfecture 10h00
Ambert : devant la Sous-préfecture 10h00 -
Issoire : Place de la Montagne 10h00 -
* 64 - Pyrénées-Atlantiques
Pau , place Clemenceau 10h30
Bayonne , place de la Mairie 10h30
65 - Hautes-Pyrénées
Tarbes : 10h00 - Bourse du Travail
66 - Pyrénées-Orientales
Perpignan : 10h00 - Place de la Catalogne
* 67 - Bas-Rhin
Strasbourg : place de la République 14h30
68 - Haut-Rhin
Mulhouse , place de la Bourse 14h30
69 - Rhône
Lyon : Place Jean Jaurès 14h00
70 - Haute-Saône
Vesoul : Place Renet 14h
Gray : Quai Mavia 14h00
* 71 - Saône-et-Loire
Chalon sur Saône : maison des syndicats 10h00
Macon : Place Genèves 10h00
Le Creusot : L’Alto 10h00
Montceau : place de la Mairie 10h00
Paray le Monial place de la mairie 10h00
* 72 - Sarthe
Le Mans Place du marché de Pontlieue (Henri Vaillant) 14h30
73 - Savoie
Chambéry Place Caffe 10h00
Albertville Mât olympique (prés patinoire) 14h30,
Saint-Jean-de-Maurienne Place du Champ de Foire 10h00,
74 - Haute-Savoie
Annecy : Préfecture 13h30
Bonneville, Mairie 14h00
Thonon, place de l’Etoile 14h00
75 - Paris Région parisienne 75, 77,78, 91, 92, 93, 94, 95
PARIS : départ 14h30 Place de la République Arrivée Place de la Nation.
Deux parcours :
Parcours principal : République-Bastille-Nation Carré de tête - Solidaires - UNSA - FSU
Deuxième parcours : République - Bd Voltaire - Nation devrait concerner CFTC - CGT - CGC - CFDT
76 - Seine-Maritime
Rouen, cours Clémenceau 14h00
Le Havre, espace Coty 15h00
Dieppe, devant la gare SNCF 14h00
Fécamp, devant l’hôtel de ville 10h00
Eu :
Lillebonne :
* 77 - Seine-et-Marne
PARIS : départ 14h30 Place de la République Arrivée Place de la Nation.
Deux parcours :
Parcours principal : République-Bastille-Nation Carré de tête - Solidaires - UNSA - FSU
Deuxième parcours : République - Bd Voltaire - Nation devrait concerner CFTC - CGT - CGC - CFDT
* 78 - Yvelines
PARIS : départ 14h30 Place de la République Arrivée Place de la Nation.
Deux parcours :
Parcours principal : République-Bastille-Nation Carré de tête - Solidaires - UNSA - FSU
Deuxième parcours : République - Bd Voltaire - Nation devrait concerner CFTC - CGT - CGC - CFDT
* 79 - Deux-Sèvres
Parthenay 10H30 Esplanade du palais des congrès
Bressuire ?
Niort place de la Brèche 10h30,
* 80 - Somme
Amiens : Maison de la Culture 14h30
Friville Escarbotin : place Jean Jaurès 14h30
Abbeville : Hôtel de Ville 15h00
Doullens : Hôtel de Ville 17h30
Ham place du Château d’eau 14h30 * 81 - Tarn
ALBI : place du Vigan 10h00
Castres devant la Sous-préfecture 10h00
* 82 - Tarn-et-Garonne
Montauban : Esplanade des Fontaines 10h30,
83 - Var
Toulon place de la Liberté 14h30
Draguignan sous-préfecture 10h30
* 84 - Vaucluse
Avignon : Gare Centre 14 h
* 85 - Vendée
La-Roche-sur-Yon , place Napoléon 10h30
Fontenay le Comte Sous préfecture 10h
86 - Vienne
Poitiers : Promenade des cours 10h30
87 - Haute-Vienne
Limoges : Place de la République 14h30
* 88 - Vosges
EPINAL Gare 14h30 89 - Yonne
Auxerre : 10h
Sens : 10h
* 90 - Territoire de Belfort
Belfort Maison du Peuple 14h00
91 - Essonne
PARIS : départ 14h30 Place de la République Arrivée Place de la Nation.
Deux parcours :
Parcours principal : République-Bastille-Nation Carré de tête - Solidaires - UNSA - FSU
Deuxième parcours : République - Bd Voltaire - Nation devrait concerner CFTC - CGT - CGC - CFDT
92 - Hauts-de-Seine
PARIS : départ 14h30 Place de la République Arrivée Place de la Nation.
Deux parcours :
Parcours principal : République-Bastille-Nation Carré de tête - Solidaires - UNSA - FSU
Deuxième parcours : République - Bd Voltaire - Nation devrait concerner CFTC - CGT - CGC - CFDT
93 Seine St Denis
PARIS : départ 14h30 Place de la République Arrivée Place de la Nation.
Deux parcours :
Parcours principal : République-Bastille-Nation Carré de tête - Solidaires - UNSA - FSU
Deuxième parcours : République - Bd Voltaire - Nation devrait concerner CFTC - CGT - CGC - CFDT
94 - Val-de-Marne
PARIS : départ 14h30 Place de la République Arrivée Place de la Nation.
Deux parcours :
Parcours principal : République-Bastille-Nation Carré de tête - Solidaires - UNSA - FSU
Deuxième parcours : République - Bd Voltaire - Nation devrait concerner CFTC - CGT - CGC - CFDT
95 - Val-d’Oise
PARIS : départ 14h30 Place de la République Arrivée Place de la Nation.
Deux parcours :
Parcours principal : République-Bastille-Nation Carré de tête - Solidaires - UNSA - FSU
Deuxième parcours : République - Bd Voltaire - Nation devrait concerner CFTC - CGT - CGC - CFDT

mercredi 29 septembre 2010

Cycle de conférences sur la République : L'UFAL "remet le couvert" en Ile-de-France

Par l'Union des familles laïques, Paris, 27/9/ 2010
  1. Cycle de conférences sur la République
Avec le cycle de 10 conférences "La République : pour quoi faire ?" organisé au premier semestre 2010 par l'UFAL en collaboration avec l'Université conventionnelle, université populaire basée dans le XIe arrondissement de Paris, nous avons pu constater le succès de la formule. Nous avons donc décidé de « remettre le couvert » dans chaque département qui en ferait la demande par l'intermédiaire d'une équipe militante. Nous vous tiendrons au courant au fur et à mesure de tous les départements dans lesquels cette initiative sera dupliquée. 
 D'ores et déjà, nous vous annonçons la reprise de cette thématique en deux départements de la couronne parisienne, la Seine-Saint-Denis et l'Essonne :
l'Université populaire à Bondy (Bibliothèque Denis Diderot - 23 rue Roger Salengro Bondy), dans le cadre d'un cycle "La République, pour quoi faire ?"
l'Ecole de la République de la MJC de Ris-Orangis (10 place Jacques Brel, 91130)
Tout (re)commence en octobre !
Mardi 5 octobre 2010 - Qu'est-ce que la République ? : Jean-Marie Kintzler
18h 30 à 20h 30 à l'Université populaire à Bondy
Il faut penser la République à partir de ses éléments structurels : mettre en évidence les "marqueurs" permettant de distinguer l'Etat de droit de l'Etat totalitaire ; ainsi que les ruptures permettant de distinguer ces deux figures de l'Etat de droit que sont l'Etat communautaire et la République laïque. Et donc, quelles ruptures il est nécessaire d'opérer pour faire la révolution républicaine nécessaire à la transformation sociale.
Jeudi 7 octobre 2010 - La laïcité, principe républicain et combat actuel : Monique Vézinet
20h 30 à 22h 30 à la MJC de Ris-Orangis
La laïcité s'incarne en France dans un ensemble de textes qui permettent de distinguer les domaines de l'intimité, de la société civile et la sphère de l'autorité publique. Comment s'y retrouver pour préserver la liberté des croyances et des cultes tout en refusant les intégrismes et les communautarismes ? Outre ceux de l'école ou de la rue, la laïcité touche à tous les domaines de la vie sociale (féminisme, politique familiale, services publics, hôpitaux, politique économique et financière, etc.).
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La "République" n'est peut-être, le plus souvent, qu'un mot, jeté aux vents de tous les débats politiques et médiatiques, masquant toutes les hypocrisies et toutes les ignorances. Nous nous efforcerons de construire le concept de République.
Proclamée le 22 septembre 1792, la République moderne est une forme de gouvernement qui fut édifiée sur les ruines de la Monarchie. Mais la République peut aussi être envisagée à partir d'une perspective résolument théorique. Telle est la perspective que nous privilégierons. Notre projet est de déployer le dispositif intellectuel qui sous-tend le régime républicain.
Il s'agira, en premier lieu, de penser la République comme un modèle original d'association articulant Etat, société civile et corps politique. Nous montrerons que le modèle républicain apporte une solution inédite à une question qui est au centre de la philosophie politique moderne : comment produire, à partir d'une multiplicité atomique, un peuple de citoyens ? L'originalité du modèle d'association politique que la République institue réside dans la façon dont est pensé le lien politique : la République ne crée pas une communauté d'appartenance, mais une forme paradoxale d'association qui lie entre eux des sujets libres et n'ayant d'autre motif de s'associer que la préservation de leur singularité.
Il conviendra ensuite d'approfondir ce modèle par l'ensemble des concepts républicains (liberté, égalité, fraternité, laïcité, solidarité, démocratie, souveraineté populaire, sûreté, développement écologique) qui seront repris dans les séances suivantes.
Union des Familles Laïques - 27 rue de la Réunion, 75020

Maroc : le tri sélectif à Ben Slimane

Propreté publique: Un système pilote de collecte sélective à encourager!
Par Othmane Zakaria, l'Economite, 29/9/2010
· Papier, verre, plastique et déchets organiques auront chacun leur bac à Benslimane
· Ozone, le délégataire, y investit 14,5 millions de DH sur 3 ans
Aux côtés des grands groupes européens tels Véolia, Pizzorno ou encore Sita, des entreprises marocaines commencent à se frayer un chemin dans la gestion déléguée de la propreté publique. Parmi ces entreprises, figure Ozone Environnement et Services. Entreprise 100% marocaine, Ozone vient de remporter un marché de 70 millions de dirhams. 
 Il s’agit en l’occurrence de la gestion concédée de la propreté urbaine de la ville de Benslimane (cf. L’Economiste du lundi 27 septembre 2010), pour une durée de 7 années (10 millions de DH/an). Ozone compte investir 14,5 millions de DH sur les trois premières années, principalement en matériel roulant. Un marché d’autant plus important pour la société qu’il sera une vitrine sur la qualité de sa gestion. Principalement en lui permettant de faire ses preuves en matière de protection de l’environnement et de développement durable, dans une localité en quête du label «Ville verte». L’ambition pour Benslimane est de devenir le «Fribourg africain».
En plus des prestations classiques de propreté publique, l’offre d’Ozone inclut la mise en place d’un système de collecte sélective des déchets ménagers, combiné à un centre de tri et de traitement prévu par le département de l’environnement. Avec ce projet pilote, c’est la première fois au Maroc qu’un opérateur s’engage à instaurer un tri chez l’habitant, comme cela se fait depuis longtemps dans les pays européens! Quatre bacs de couleurs différentes seront désormais destinés à collecter les ordures: jaune pour le papier et carton, vert pour les déchets organiques, gris pour le plastique et bleu pour le verre. «Il est clair que mettre en œuvre un tel système est un vrai défi que nous relevons. Nous sommes contractuellement engagés à l’appliquer», insiste Aziz El Badraoui, PDG d’Ozone. Le patron a créé son entreprise après avoir occupé des postes dans d’autres groupes, notamment en tant que directeur d’exploitation à Véolia. Aujourd’hui, introduire de tels réflexes dans les habitudes des citoyens est un défi colossal. C’est la condition sine qua non de cet enjeu. «Nous avons élaboré un plan de sensibilisation en partenariat avec l’Education nationale et les Affaires islamiques, pour impliquer les écoles et les imams», poursuit El Badraoui. Aussi, une agence de communication a-t-elle été mandatée pour sensibiliser l’ensemble des citoyens (flyers, affichage, porte-à-porte…).
Créée en 2007 avec un effectif de 4 techniciens de surface, Ozone emploie aujourd’hui près de 1.400 salariés, pour un chiffre d’affaires de 47 millions de DH à fin 2010. L’entreprise ne cache pas son ambition de concurrencer les grands groupes européens, notamment dans les grandes villes. En attendant, elle est en lice pour décrocher l’appel d’offres portant sur la concession de Skhirat, dont les résultats devraient être rendus publics au cours de la semaine prochaine.

LA CONFÉRENCE INTERNATIONALE D'ALGER SUR LE SAHARA OCCIDENTAL ADOPTE SA DÉCLARATION FINALE

Déclaration finale
L'ultime appel avant la rencontre d'Eucoco
Par Elias Melbouci, 26/9/2010
La conférence internationale d'Alger portant sur thème
«le droit des peuples à la résistance : le cas du peuple sahraoui» 
a rendu publique hier, au terme de deux jours de débats, une déclaration finale où il est appeler à «bannir le colonialisme sous toutes ses formes».La conférence a été, selon les participants, une réussite totale.
L'événement qui a drainé la participation de 304 personnes de renom venues de quatre continents du globe et représentant 33 pays «ne veut pas uniquement dire que la conférence a atteint ses objectifs», a déclaré à la fin des travaux Mahrez Lamari, président du Cnasps. La journée d'hier a vu le défilé d'une multitude de militants sahraouis et autres ayant embrassé la cause pour raconter leur cauchemar dans les territoires occupés. «Les militants sahraouis mènent une vie dure. Ils vivent au milieu des coyotes militaires marocains qui ne ratent aucune occasion pour les intimider», a dit un jeune militant sahraoui ayant passé deux ans de prison dans les geôles marocaines.
Un autre militant enchaîne : «nous vivons en enfer, mais nous préférons être brûlés que d'être arrosés des soi-disant biens du régime dictatorial marocain». Hasna a à son tour tenu à apporter à l'assistance son témoignage.
Une femme qui a vécu des années en prison, torturée, malmenée et persécutée au quotidien. «Nous subissons les affres du régime de marocain. Nous sommes brutalisés devant nos familles et nos enfants, mais je dois dire que ces pratiques barbares du régime marocain ne feront que renforcer encore plus notre détermination et notre volonté de vivre libres ; notre combat pour l'indépendance du Sahara occidental viendra et le sang des martyrs jamais ne se perdra».
La personnalité politique et du monde associatif présente à cette conférence en la personne de Pierre Galand, président de la coordination européenne de soutien au peuple sahraoui (Eucoco) a déclaré :
«Nous allons exercer notre pression sur les Nations unies pour inviter le Maroc dans le cadre du traité de Genève pour se mettre à table et en finir avec le problème de la colonisation de ce peuple meurtri depuis 36 ans».
Concernant la déclaration finale, celle-ci a recommandé aux coorganisateurs de la conférence d'Alger de saisir les souverains et présidents des États du monde, les organisations multilatérales et les ONG internationales pour user de leur pouvoir afin que cesse le calvaire du peuple sahraoui, et qu'il puisse lui être permis de choisir librement son destin.
La déclaration finale réaffirme aussi la légitimité de la résistance populaire pacifique du peuple sahraoui dans les territoires du Sahara occidental face à l'occupation marocaine.
Tout en insistant sur la lutte pacifique où il est dit clairement «nous encourageons les sahraouis à continuer la lutte pacifique pour leur liberté et leur dignité». Signalons par ailleurs qu'une rencontre internationale se tiendra à Paris à la fin du mois d'octobre sur initiative de Eucoco sur la question sahraouie.

La fourmi de dix-huit mètres du désert

par Ayman El Kayman, Coups de dent n° 133, 28/9/2010
Qui a enlevé les sept employés d’AREVA et de SATOM au Niger ? Officiellement, un groupe terroriste répondant au joli nom poétique d’Al Qaïda au Maghreb islamique, ou, comme le disent tous les « experts » invités sur les plateaux de télévision, AQMI (prononcer « akmi »). Tous ces « experts » nous parlent d’ « akmi » comme de vieilles connaissances, avec lesquelles ils auraient gardé les chameaux dans leur enfance. Bref, ils ont l’air de bien les connaître. Où les ont-ils rencontrés ? Dans les brasseries du Faubourg  Saint-Germain ?
Moi, AQMI, j’connais pas. « Abou Zeid » – leur chef , paraît-il -, je ne sais pas à quoi il ressemble, sous son chèche et derrière sa barbe. Pour moi, donc Al Aqäida au Maghreb islamique, c’est comme  la « fourmi de 18 mètres » de Robert Desnos  : « ça n’existe pas, ça n’existe pas ».
Diverses hypothèses ont été émises sur les auteurs de ces enlèvements et leurs motivations. J’en ajoute une à la liste :
Et si « Abou Zeid » n’était, tout comme Djamel Zitouni, ou « Abderrazk El-Para » ou « Tarek » ou bien d’autres encore, qu’un vulgaire officier du DRS algérien ? Comment, vous ne savez pas ce qu’est le DRS ? Et si je vous dis : la SM, ça vous aide ? Allez, je donne ma langue au chat : le DRS, c’est le Département de renseignement et de sécurité algérien, l’ex-Sécurité militaire, bref les moukhabarat. Cet organe, comme le KGB dans la défunte Union soviétique, fait la pluie et le beau temps en Algérie depuis presque 50 ans. Il fait et défait  -et parfois assassine – les présidents, les élections, les affaires en tous genres. Djamel Zitouni, le marchand de poulets censé avoir enlevé en 1996 les moines français de Tibéhirine, finalement assassinés – on ne sait toujours pas par qui -, était l’un de leurs agents. Tout comme le fameux « Tarek », le grand artisan des attentats du métro et du RER à Paris en 1995. Zitouni comme Tarek, ont disparu sans laisser de traces. Officiellement, morts au combat ou en détention.  Ou peut-être en goguette à travers le Sahara, comme « Abderrazak El-Para », prédécesseur de « Abou Zeid » dans le rôle du MBD (méchant barbu du désert)…
L’Algérie des généraux, des colonels et des commandants du DRS, qui sont tous des hommes d’affaires (juteuses) a décidé depuis plusieurs années d’établir une alliance stratégique militaire - et économique - avec les USA  et, secondairement, la Chine. Un des objectifs de cette alliance est de balayer définiivement la présence et l’influence française dans la région sahélo-soudanaise, de la Mauritanie au Tchad, en passant par le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Les multinationales anglo-américano-australo-sudafricaines lorgnent sur l’uranium du Niger , le pétrole de Mauritanie et du Tchad et les autres richesses du sous-sol. Les multinationales chinoises aussi. AREVA, qui exploite l’uranium du Niger, est une épine dans leur pied. Tout est bon, donc, pour faire fuir les Français. Par exemple, des enlèvements.
Scénario : d’ici quelques jours, vous allez voir que l’armée algérienne va annoncer triomphalement avoir « libéré les sept otages » au cours d’une brillante opération où non seulement tous les preneurs d’otage ont trouvé la mort (il vaut mieux éliminer ce genre de témoins gênants), mais aussi les otages, malheureusement (ce genre de témoins peut aussi être gênant). Pas difficile de libérer – et de tuer, par inadvertance - des gens qu’on a capturé.
Ayman El Kayman, Président du Comité Sauvons la Françafrique !
Bonne semaine, quand même !
Que la Force de l’esprit soit avec vous !
...et à mardi prochain !