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mardi 21 mars 2017

La chronique du Tocard : Amine


Je m'appelle Amine Bentounsi, je suis mort à 28 ans. C'est jeune, je sais. Au début d'une vie. J'aurais pas dit Non à quelques années de plus, même si mon existence, c'était pas l'Eldorado tous les jours. 

Au fond de moi, j'ai toujours su que ça se finirait mal. Mais, jamais, je n'aurais pensé que j'allais crever de la sorte. Comme un chien, sur le bitume. Ma vie, je l'ai vécue en pointillés. Par bribes. Une vie à essayer de trouver une porte de sortie.

J'ai bien aimé la phrase du juge me concernant : "Il n'y a pas de bonne et de mauvaise victime. Il y a juste la mort d'un homme". C'est vrai : personne ne mérite de mourir comme ça.

J'ai été abattu d'une balle dans le dos par un gardien de la paix qui n'avait rien à faire dans la police, le 21 avril 2012 à Noisy-le-Sec, alors que j'étais posé dans un café. Aujourd'hui, après ses deux procès, j'en sais un peu plus sur lui. J'ai été tué par un looser. Mal noté à l'école de police, il avait raté deux fois son CAP. Merde. Manquait plus que ça ! Ça change rien au fond, mais quand même. En même temps, qui d'autre qu'un minable peut abattre quelqu'un de dos ? Filer une arme à un mec comme lui, en fait, c'était totalement irresponsable.

Ce 21 avril 2012, le flic a paniqué. Il voyait bien qu'il n'allait pas pouvoir me rattraper alors il a tiré. Un peu n'importe comment. Il a tiré quatre balles. Il y en a une qui est partie se loger dans le bas d'une voiture. Elle aurait pu être fatale au conducteur. Je suis heureux qu'elle ne l'ait pas touché. Il y en a deux autres dont on n'a jamais retrouvé la trace. Il paraît qu'elles se sont perdues dans le ciel. Mais l'une d'entre elles m'a été fatale. Les toubibs ont dit qu'à quelques millimètres près, je serais toujours en vie. C'est souvent le cas. Ça tient à rien, la mort. Ce jour-là, il aurait dû me laisser partir. Mais je suis sûr qu'il pense que j'ai eu ce que je méritais.

Ce jour-là, j'ai préféré m'enfuir que de me rendre en les voyant arriver. Ils étaient trois flics. Celui qui m'a tué attendait dans la voiture. Ses collègues lui avaient dit : "Tu bouges pas". A l'école de police, ils apprennent qu'il faut intervenir en équipe. Ça se comprend. Mais, lui, il n'en a fait qu'à sa tête.

LIRE LA CHRONIQUE

http://www.lecourrierdelatlas.com/la-chronique-du-tocard-amine-7675


Maroc/UE : L’Espagne se range finalement à la décision de la CJUE



La crise des relations Maroc-UE est appelée à durer. Rabat vient de perdre le soutien d’un de ses alliés traditionnels. En effet, Madrid déclare se conformer -actes à l'appui- au verdict de la CJUE du 21 décembre. Une position qui risque de faire tâche d’huile.

L’Espagne a donné les gages de sa volonté de se conformer pleinement, et de surcroît avec des actes, au verdict du 21 décembre de la Cour de justice de l’Union européenne concernant l’accord agricole. Le gouvernement Rajoy a mis de côté la langue de bois et les expressions confuses pour adopter une position claire et directe exprimée, qui plus est, par le chef de la diplomatie.
Dans une réponse à une question écrite d’un député de Podemos, Alphonso Dastis a repris à son compte le passage de la décision de la CJUE affirmant que «le Sahara occidental ne fait pas partie du Maroc». Pire, le ministre des Affaires étrangères assure au parlementaire que Madrid a pris des mesures concrètes contre le passage du navire «Key-Bay» qui transportait de l’huile de poisson de Laâyoune vers le port de Fécamp.
Dastis révèle que les autorités de son pays ont informé «les services douanières de la France et du Danemark -pays destinataires de la cargaison- des faits constatés dans le cadre de l’assistance mutuelle entre les autorités douanières des Etats membres de l’Union».
Depuis le «Key-Bay», aucun navire en direction du Sahara n’a fait escale aux Iles Canaries
La mise en conformité de l’Espagne ne s’arrête pas là : «les faits ont été portés à la connaissance» d’un tribunal de Las Palmas, souligne le ministre. Rappelons que le «Key Bay» avait effectué une escale au port de Las Palmas pour se ravitailler en carburant avant de prendre la destination de Laâyoune.
Depuis aucun navire marchand en direction du Sahara n’a jeté l’ancre provisoirement dans les Iles Canaries. 

Lire l'article :
  https://www.yabiladi.com/articles/details/52040/maroc-l-espagne-range-finalement-decision.html

Une autre preuve de l’engagement total de l’Espagne à se conformer donc au verdict de la CJUE ordonnant à l’UE d’exclure les produits agricoles (terre et mer) du Sahara de l’accord agricole de 2012.
La position défendue par Alphonso Dastis est identique à celle exprimée, début février, par Miguel Arias Cañete, le commissaire européen au Climat et à l’Energie, en réponse à une question d’eurodéputés pro-Polisario.
Le 13 février en voyage officiel à Rabat, Dastis s’était prononcé en faveur d’une «solution technique» à même de préserver les intérêts bilatéraux entre le Maroc et l’UE.
Portrait de Mohammed Jaabouk
Mohammed Jaabouk
Journaliste Yabiladi.com
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Publié Il y a 8 heures

Maroc/UE : L’Espagne se range finalement à la décision de la CJUE

La crise des relations Maroc-UE est appelée à durer. Rabat vient de perdre le soutien d’un de ses alliés traditionnels. En effet, Madrid déclare se conformer -actes à l'appui- au verdict de la CJUE du 21 décembre. Une position qui risque de faire tâche d’huile.
Alfonso Dastis, ministre des Affaires étrangères espagnol / DR
L’Espagne a donné les gages de sa volonté de se conformer pleinement, et de surcroît avec des actes, au verdict du 21 décembre de la Cour de justice de l’Union européenne concernant l’accord agricole. Le gouvernement Rajoy a mis de côté la langue de bois et les expressions confuses pour adopter une position claire et directe exprimée, qui plus est, par le chef de la diplomatie.
Dans une réponse à une question écrite d’un député de Podemos, Alphonso Dastis a repris à son compte le passage de la décision de la CJUE affirmant que «le Sahara occidental ne fait pas partie du Maroc». Pire, le ministre des Affaires étrangères assure au parlementaire que Madrid a pris des mesures concrètes contre le passage du navire «Key-Bay» qui transportait de l’huile de poisson de Laâyoune vers le port de Fécamp.
Dastis révèle que les autorités de son pays ont informé «les services douanières de la France et du Danemark -pays destinataires de la cargaison- des faits constatés dans le cadre de l’assistance mutuelle entre les autorités douanières des Etats membres de l’Union».
Depuis le «Key-Bay», aucun navire en direction du Sahara n’a fait escale aux Iles Canaries
La mise en conformité de l’Espagne ne s’arrête pas là : «les faits ont été portés à la connaissance» d’un tribunal de Las Palmas, souligne le ministre. Rappelons que le «Key Bay» avait effectué une escale au port de Las Palmas pour se ravitailler en carburant avant de prendre la destination de Laâyoune.
Depuis aucun navire marchand en direction du Sahara n’a jeté l’ancre provisoirement dans les Iles Canaries. Une autre preuve de l’engagement total de l’Espagne à se conformer donc au verdict de la CJUE ordonnant à l’UE d’exclure les produits agricoles (terre et mer) du Sahara de l’accord agricole de 2012.
La position défendue par Alphonso Dastis est identique à celle exprimée, début février, par Miguel Arias Cañete, le commissaire européen au Climat et à l’Energie, en réponse à une question d’eurodéputés pro-Polisario.
Le 13 février en voyage officiel à Rabat, Dastis s’était prononcé en faveur d’une «solution technique» à même de préserver les intérêts bilatéraux entre le Maroc et l’UE.


...Suite : https://www.yabiladi.com/articles/details/52040/maroc-l-espagne-range-finalement-decision.html
Publié Il y a 8 heures

Maroc/UE : L’Espagne se range finalement à la décision de la CJUE

La crise des relations Maroc-UE est appelée à durer. Rabat vient de perdre le soutien d’un de ses alliés traditionnels. En effet, Madrid déclare se conformer -actes à l'appui- au verdict de la CJUE du 21 décembre. Une position qui risque de faire tâche d’huile.
Alfonso Dastis, ministre des Affaires étrangères espagnol / DR
L’Espagne a donné les gages de sa volonté de se conformer pleinement, et de surcroît avec des actes, au verdict du 21 décembre de la Cour de justice de l’Union européenne concernant l’accord agricole. Le gouvernement Rajoy a mis de côté la langue de bois et les expressions confuses pour adopter une position claire et directe exprimée, qui plus est, par le chef de la diplomatie.
Dans une réponse à une question écrite d’un député de Podemos, Alphonso Dastis a repris à son compte le passage de la décision de la CJUE affirmant que «le Sahara occidental ne fait pas partie du Maroc». Pire, le ministre des Affaires étrangères assure au parlementaire que Madrid a pris des mesures concrètes contre le passage du navire «Key-Bay» qui transportait de l’huile de poisson de Laâyoune vers le port de Fécamp.
Dastis révèle que les autorités de son pays ont informé «les services douanières de la France et du Danemark -pays destinataires de la cargaison- des faits constatés dans le cadre de l’assistance mutuelle entre les autorités douanières des Etats membres de l’Union».
Depuis le «Key-Bay», aucun navire en direction du Sahara n’a fait escale aux Iles Canaries
La mise en conformité de l’Espagne ne s’arrête pas là : «les faits ont été portés à la connaissance» d’un tribunal de Las Palmas, souligne le ministre. Rappelons que le «Key Bay» avait effectué une escale au port de Las Palmas pour se ravitailler en carburant avant de prendre la destination de Laâyoune.
Depuis aucun navire marchand en direction du Sahara n’a jeté l’ancre provisoirement dans les Iles Canaries. Une autre preuve de l’engagement total de l’Espagne à se conformer donc au verdict de la CJUE ordonnant à l’UE d’exclure les produits agricoles (terre et mer) du Sahara de l’accord agricole de 2012.
La position défendue par Alphonso Dastis est identique à celle exprimée, début février, par Miguel Arias Cañete, le commissaire européen au Climat et à l’Energie, en réponse à une question d’eurodéputés pro-Polisario.
Le 13 février en voyage officiel à Rabat, Dastis s’était prononcé en faveur d’une «solution technique» à même de préserver les intérêts bilatéraux entre le Maroc et l’UE.


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Ghali/Guterres : Le Polisario pose ses conditions en échange d'un retrait de Guerguerate

 
 18/03/2017
Antonio Guterres, secrétaire général de l'ONU / DR
La réunion entre la délégation du Polisario conduite par Brahim Ghali et le secrétaire général de l’ONU a duré presque une heure et demi, sans néanmoins enregistrer de réels progrès.
En échange de retirer ses milices de la zone Guerguerate, le Front a exigé des Nations Unis deux conditions : une reprise des rounds de négociations avec le Maroc en rade depuis cinq ans et un élargissement du mandat de la Minurso à la surveillance des droits de l’Homme au Sahara occidental.
Des exigences que le Maroc rejette catégoriquement. La balle est désormais dans le camp de l’ONU.
La rédaction
Journaliste Yabiladi.com

Politique Publié Le 18/03/2017 à 00h30

Réunion Ghali/Guterres : Le Polisario pose ses conditions en échange d'un retrait de Guerguerate

Antonio Guterres, secrétaire général de l'ONU / DR
La réunion entre la délégation du Polisario conduite par Brahim Ghali et le secrétaire général de l’ONU a duré presque une heure et demi, sans néanmoins enregistrer de réels progrès.
En échange de retirer ses milices de la zone Guerguerate, le Front a exigé des Nations Unis deux conditions : une reprise des rounds de négociations avec le Maroc en rade depuis cinq ans et un élargissement du mandat de la Minurso à la surveillance des droits de l’Homme au Sahara occidental.
Des exigences que le Maroc rejette catégoriquement. La balle est désormais dans le camp de l’ONU.


...Suite : https://www.yabiladi.com/articles/details/52003/reunion-ghali-guterres-polisario-pose.html

lundi 20 mars 2017

Témoignage de torture barbare du prisonnier Houcein Zawi

Barbara Weingartner
"la raison de notre désir de liberté, c' est la prison"


Au quatrième jour le premier accusé à témoigner devant le tribunal était Houcein Zawi qui a réaffirmé son innocence et son statut de prisonnier politique. Il a refusé de répondre à toute question avant qu'on lui permette de montrer des marques de torture et de raconter sa souffrance. 
" J'ai été torturé pendant des jours, violé, battu, on m'a arraché les ongles des pieds et des mains, ils m'ont cassé le bras et j'ai passé des jours sans manger ni boire ! Ils m'ont emmené dans une couverture jusqu'à l'endroit où ils m'ont forcé à signer avec une Impression numérique. ... Je ne connais ni le contenu d'aucune déclaration ni d'aucun aveu, personne ne me lit rien ou ne m'informe de mes droits ! La richesse du Maroc provient du pillage des ressources naturelles du Sahara Occidental !... Ils m'ont arrêté à laâyoune, au Sahara occidental "




Zawi a dénoncé les noms de tous les tortionnaires qu'il a été capable d'identifier.
Lire le témoignage complet :
http://porunsaharalibre.org/2017/03/reiniciou-se-3a-sessao-do-julgamento-gdeim-izik/

Le Maroc sans gouvernement ? Le FMI assure le job jusqu’en 2021

par Salaheddine Lemaizi CADTM 20/3/2017

 

Essaouira, Maroc ( CC - Flickr - Juan Antonio F. Segal )

Dans la lutte des places, en cours, pour la formation du prochain gouvernement marocain, la politique économique du pays pour les cinq prochaines années semble décidée d’avance par le FMI. A ATTAC Maroc, nous refusons cette servitude économique volontaire.
Le Maroc est sans gouvernement depuis plus de cinq mois. Les tractations pour la formation du prochain exécutif sont au point mort. Le Parti justice et développement (PJD) [Islamiste, pro-monarchie], est sorti vainqueur des élections législatives du 7 octobre 2016. Depuis ce jour-là, ce parti fait face à un chantage de la part de partis affiliés au Makhzen |1|. Pendant que les négociations s’enlisent, un acteur habitué aux situations de crise politique s’immisce dans la gestion économique du pays. Le Fonds monétaire international (FMI) s’offre un boulevard pour « accélérer le rythme des réformes structurelles ».
Aidé par un ministre des Finances par intérim |2| aligné sur les positions du FMI et de la Banque mondiale et un directeur de la Banque centrale, artisan de l’ajustement structurel permanent au Maroc depuis trois décennies |3|, ainsi que par la haute technocratie du département des Finances, le FMI obtient gain de cause sur quasiment toutes ses demandes. Ainsi tout le processus de démocratie électorale se trouve vidé de son sens. Avant d’analyser le contenu de ce programme, deux remarques s’imposent sur le manque de transparence du Maroc et la nature anti-démocratique du FMI.

Sur l’absence de transparence gouvernementale
À travers le suivi de la relation FMI-Maroc depuis quatre ans par ATTAC Maroc |4|, nous ne pouvons qu’être scandalisés par le manque de transparence des autorités marocaines sur ce dossier. Au moment de la signature de la première Ligne de précaution et de liquidité (LPL) en juillet 2012, les représentants de l’État marocain ont nié s’être engagés sur des réformes précises. Or, ils seront démentis par leur partenaire, le FMI. L’institution financière publiait la lettre d’intention signée par le ministre des Finances marocain et le directeur de la banque centrale, mentionnant des engagements chiffrés sur quatre ans |5|.
Précisons que le LPL n’est pas un prêt mais simplement « une assurance contre les chocs externes » destinée aux pays « dont l’économie est foncièrement solide et qui ont fait leurs preuves en appliquant une politique économique avisée, mais qui restent exposés à certains facteurs de vulnérabilité », selon le FMI. Ce que ne dit pas cette institution c’est que cette assurance comprend deux niveaux de conditionnalités et a couté aux contribuables 540 millions de DH (dirham marocain) en quatre ans |6|, sans que le Maroc ne reçoive un seul dirham.
Dans un pays qui respecte ses citoyens et leur intelligence, le minimum aurait été de publier ces informations sur les sites officiels marocains, accompagné d’une traduction de ce document vers l’arabe, langue officielle du pays. Au lieu de cela, l’État marocain préfère la stratégie de l’autruche.

De l’anti-démocratique FMI
Il ne faut pas se leurrer non plus sur la nature du FMI. Cette institution est le contraire d’une institution démocratique. « Le FMI s’est vu adjoindre un mode de fonctionnement proche de celui d’une entreprise » |7|, décrivent Damien Millet et Éric Toussaint. Entre les État-actionnaires du FMI les rapports de force sont fortement déséquilibrés. Les États-Unis disposent, à eux seuls, de 17 % des droits de vote au sein du Conseil d’administration du FMI, contrôlant de facto cette institution et ses choix. Ce pouvoir est démesuré si on le compare à celui des Pays en voie de développement dont les droits de vote sont ridiculement réduits eu égard à la taille des populations qu’ils représentent (voir graphique ci-dessous). Les réformes apportées à cette répartition des votes n’ont pas changé l’ADN anti-démocratique du FMI. 

Lire l'article : http://www.cadtm.orghttp://www.cadtm.org/Le-Maroc-sans-gouvernement-Le-FMI/Le-Maroc-sans-gouvernement-Le-FMI

Gdeim Izik: heurs et malheurs d'un procès sordide


Équipe Média Sahara Media Team الفريق الإعلامي
Fausto Giudice Фаусто Джудиче فاوستو جيوديشي




Dans la ville de Salé (Rabat-Maroc) se déroule le procès des  prisonniers sahraouis du campement de  Gdeim Izik, accusés de la mort de plusieurs agents marocains lors du démantèlement violent du camp sahraoui à la périphérie de la ville d'El Ayoune occupée (Sahara occidental). Les autorités d'occupation marocaines veulent faire croire que ce procès est équitable. Alors que les parents des accusés, la société sahraouie et une grande partie de la communauté internationale soulignent disent que ce procès est éminemment  politique, que le Maroc veut donner une leçon à la société sahraouie en montrant ses muscles et en agitant un gros bâton, en couvrant le tout d'un voile de justice.
Tout le monde sait que les héros de Gdeim Izik étaient pour la plupart des représentants confirmés  des 20 000 Sahraouis présents dans le campement : ils ne s'étaient pas autodésignés, mais avaient été désignés en assemblée populaire. Ils étaient en train de négocier au nom des campeurs avec les autorités d'occupation dans la ville d' El Ayoune sur les revendications d'améliorations pour la population sahraouie. Les autorités marocaines avaient été surprises par les revendications logiques et précises des «campeurs en haillons». Constatant que le bivouac grandissait de jour en jour et craignant une contagion à d'autres lieux, elles ont agi de la seule façon qu'elles connaissent et maîtrisent, faisant encercler le camp par la police, les forces auxiliaires et l'armée, le dissolvant par la force.

On sait ce qui est arrivé en suite : l'exode à pied à travers le désert vers la ville d'El Ayoune occupée (20 km), des femmes, des personnes âgées et des enfants, tandis que les hommes et les jeunes résistaient dans le camp, essayant de freiner les militaires et policiers marocains avec ce qu'ils avaient sous la main, pour donner le temps à ceux qui s'étaient mis en marche de s'éloigner des forces militaires qui les agressaient. 


« J’ai le cœur gros, la tristesse me l’a ravagé », récit d’une visite à Ali Aarrass à la prison de Tiflet



dans ACTIONS/Evénements/LA PRISON AU MAROC par

Résultat de recherche d'images pour "farida aarrass"Dimanche 26 février 2017

Nous voilà arrivés à Salé  dans l’après midi.
Dans la ville de Salé….
Une fois à l’hôtel, Maître Nicolas Cohen dit devoir passer des coups de fils afin d’établir contact avec les différentes personnes qui pourraient nous aider aux démarches que nous allons entreprendre.
Nicolas travaille déjà.  Il prépare le programme tandis que moi… et bien je me prépare psychologiquement à la rencontre qui aura lieu dès demain lundi, avec mon frère.  
J’appréhende son état, sa condition… J’ignore quel est son état après ces presque 5 mois d’isolement total.  Je n’ai que les informations qu’il me transmet lors de son unique coup de fil hebdomadaire, les mardis.  Coup de fil qui ne dure que 5 minutes et qui ne lui permet jamais d’aller jusqu’au bout de ce qu’il voudrait ou aimerait dire, puisque le garde chargé de la surveillance, l’interpelle dès que la 5ème minute est là.
Je sais qu’il est capable de nous cacher toute réalité qui pourrait nous attrister ou nous inquiéter d’une quelconque manière.  Il l’a toujours fait, et il est dans la capacité de maintenir cette même attitude pendant aussi longtemps qu’il l’estimerait nécessaire.
Nicolas et moi avons été dans la Médina, à la recherche d’une boutique pour acheter des recharges, pour les coups de fils.
Il fait beau, le soleil brille et l’air est doux…. 
Je remets tant de choses en question et à la fois me résous à presque renouer avec ce pays qui finalement est celui de mes origines. 
C’est sûrement la joie à l’idée de retrouver Ali qui me rend si euphorique.  Suis-je vraiment prête à me réconcilier avec l’ensemble.  Je ne sais pas…. C’est une question que je reporte à plus tard.
La question qui m’interpelle pour l’instant c’est comment vais-je retrouver Ali demain ?
Je l’ignore… Je ne sais pas du tout répondre et me dis qu’il vaut mieux attendre de le voir pour savoir. 
Que peut être sa condition n’est pas si catastrophique que je l’imagine.
Je vais donc faire preuve de patience et attendre de voir, pouvoir constater…

Lundi 27 février 2017

Nous nous levons tôt car il faut aller au Parquet et plus précisément chez le procureur afin de demander une autorisation de visite pour Maître Cohen.
Maître Dadsi nous a donné rendez-vous à la gare de Rabat Ville, à 9h30.  A cause de la densité de la circulation, il n’arrive qu’à 10h15. 
Nous prenons immédiatement la route pour le parquet.  L’autorisation est faite rapidement par le procureur et nous en allons ensemble vers Tiflet 2.
Je suis discrètement impatiente et surexcitée à l’idée de retrouver Ali mon cher frère qui me manque tellement.
Les deux avocats discutent entre eux, de différentes choses, moi je ne pense qu’au moment de retrouvailles avec mon frère. 

Lire le récit complet de cette visite d'une inhumanité insupportable :







dimanche 19 mars 2017

Titres sur https://solidmar.blogspot.com du 12 au 19 mars 2017


Une semaine sous le signe du nouveau procès de Gdeim Izik, qui ne semble malheureusement pas plus équitable que les précédents.