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mercredi 16 décembre 2009

Annesty International demande le retour d'Aminatou chez elle

Par Annie Delay, 15/12/2009
Aminatou Haidar


Qui est- elle ?
Agée de 42 ans et mère de deux enfants, elle a reçu de nombreuses récompenses prestigieuses pour son inlassable action pour la défense des droits humains.
Elle vient de recevoir le prix du courage civil 2009, octroyé par la "John Train Fondation" américaine.
Elle a également reçu en 2008, le prix de la fondation Robert Kennedy , le prix Silver Rose de Solidar, une alliance internationale indépendante, (Autriche, 2007), le prix Juan Maria Bandres Humain Rights (Espagne, 2006).
Elle a également reçu le prix Andreï Sakharov pour les droits de l'homme, de la part du Parlement européen et le prix Ginetta Sagan Fund de Amnesty International (section Etats unis).Elle a été proposée pour le prix Nobel de la Paix.
Les faits
Présidente du Collectif des défenseurs sahraouis des droits de l’homme (CODESA), Aminatou Haidar a été interceptée par des responsables de la sécurité marocaine à son arrivée à l’aéroport de Laayoune le 13 novembre 2009, alors qu’elle rentrait d’un voyage d’un mois à l’étranger, notamment aux Etats-Unis.
Ces agents de la sécurité se sont offensés de ce qu’elle ait indiqué sur sa carte de débarquement «Sahara occidental» et non «Sahara marocain» comme lieu de résidence, et qu’elle n’ait pas fait mention de sa nationalité marocaine.
Elle a été interrogée en présence du procureur général du roi à Laayoune par un groupe d'une quinzaine d'agents de la police judiciaire et de responsables de la sécurité.
Des questions lui ont été posées sur ses convictions politiques et ses activités en faveur des droits humains, sur ce qu'elle avait fait au cours de son séjour à l'étranger, on lui a demandé qui avait payé son voyage et quels soins médicaux lui avaient été prodigués en Espagne..
Elle a été retenue à l’aéroport jusqu’au lendemain.
La police lui a alors demandé de reconnaître officiellement la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental, ce qu’elle a refusé de faire.

Aminatou Ali Ahmed Haidar, défenseure des droits des sahraouis.
Le 14 novembre 2009, elle était placée dans un avion à destination de Lanzarote, aux Canaries, où elle se trouve actuellement.
D’après les autorités marocaines, Aminatou Haidar a en fait «renoncé» à sa nationalité marocaine.

Depuis son arrivée à Lanzarote, Aminatou Haidar n’a pas quitté l’aéroport et demande à pouvoir rentrer à Laayoune. Elle a entamé une grève de la faim le 15 novembre 2009 à minuit pour protester contre son expulsion forcée.Elle souffre d’anémie, d’un ulcère et de troubles oculaires.
Les défenseurs des droits humains sahraouis et le roi du Maroc Mohamed VI
L'expulsion d'Aminatou Haidar est la dernière en date d'une série de mesures prises par les autorités marocaines contre des défenseurs sahraouis des droits humains et des partisans de l'autodétermination pour le Sahara occidental.
En octobre 2009, les autorités marocaines ont confisqué les documents de voyage de six militants sahraouis – Sidi Mohamed Daddach, Ahmed Sbai, Laarbi Massoud, Atig Brai, Ibrahim Ismaili et Sultana Khaya – les empêchant ainsi de se rendre en Mauritanie et en Espagne.
Sept prisonniers d'opinion sahraouis sont incarcérés à la prison civile de Salé depuis le 16 octobre 2009.
Ils ont été arrêtés le 8 octobre 2009 à l'aéroport Mohammed V de Casablanca, à la descente de l'avion qui les ramenait d'Algérie.
Ahmed Alnasiri, Brahim Dahane, Yahdih Ettarouzi, Saleh Labihi, Dakja Lashgar, Rachid Sghir et Ali Salem Tamek sont membres de plusieurs organisations de défense des droits humains et groupes de la société civile, notamment l'Association marocaine des droits humains, AMDH), l'Association sahraouie des victimes des graves violations des droits de l'homme commises par l'État du Maroc, ASVDH) et le Collectif des défenseurs sahraouis des droits de l'homme, CODESA).
Plusieurs d'entre eux se consacrent depuis très longtemps à la situation au Sahara occidental et à la collecte d'informations sur les violations des droits humains qui y sont perpétrées.
Le 6 novembre 2009, à l'occasion d'un discours commémorant l'anniversaire de la Marche verte à l'issue de laquelle le Maroc a pris possession de l'ancien territoire espagnol du Sahara occidental en 1975, le roi Mohamed VI a déclaré que remettre en question «l'intégrité territoriale»du Maroc – référence au rattachement du Sahara occidental – ne serait pas toléré.
«On ne peut jouir des droits de la citoyenneté et les renier à la fois en complotant avec les ennemis de la patrie», a averti le roi, laissant entendre ainsi que les Sahraouis qui réclament l'autodétermination pourraient être privés de leur citoyenneté marocaine pour avoir exprimé leur opinion.
Recommandations d'Amnesty International
Amnesty International demande instamment aux autorités marocaines de s'acquitter de ses obligations internationales au titre de l'article 12.4 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP).
Celui-ci précise que « Nul ne peut être arbitrairement privé du droit d'entrer dans son propre pays ».
Le Maroc a ratifié le PIDCP.
Aminatou Haidar doit être autorisée à regagner Laayoune immédiatement sans condition et les autorités marocaines doivent lui restituer ses documents de voyage et papiers d'identité.
Les autorités marocaines doivent également restituer aux six militants sahraouis les documents de voyage et papiers d'identité qui leur ont été confisqués en octobre et respecter leur droit de circuler librement.

SIGNEZ NOTRE PETITION EN LIGNE adressée au Premier ministre marocain
http:///www.amnesty.fr/aif_petitions?petition=161

Faisant fi de l'ultimatum climatique,les organisateurs programment la croisière blanche 2010


Organisée et annoncée du 26 au 29 janvier,la croisière blanche 2010 est en route.
Conforme grâce au décret Sarkozy de 2006, ( nouvelle formule juridique) à condition de ne pas dépasser 400 participants)l'autorisation préfectorale ne sera plus attaquable,

Un certificat est délivré aux "véhicules propres". Un sapin est offert à chaque participant par la pépinières Robin,"compensation carbonne" par l'association de Yann Arthus-Bertrand !

Source : podcast infos alpes 1
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Pour mieux comprendre : croisière blanche 2008
 "Venus de toute l'Europe, les passionnés du pilotage hivernal affluent pour participer à cette rando mythique au coeur des Hautes-Alpes. Ce raid reste néanmoins une épreuve sportive où il ne faut pas

Non à la Croisière Blanche illégale !
Communiqué de presse Moutain Wilderness
Du 27 au 30 janvier 2009, les Grands randonneurs motorisés souhaitent organiser une nouvelle édition de la "Croisière Blanche", cette manifestation rassemblant 400 équipages de 4x4, quads et motos sur plus de 300 km d’itinéraires situés en zone périphérique du Parc national des Ecrins. Ils ont pour cela demandé au Préfet des Hautes-Alpes une énième autorisation dérogatoire exceptionnelle au principe général d’interdiction de circulation motorisée dans les espaces naturels posé par la loi. Les récentes condamnations juridiques obtenues tant au pénal que devant la juridiction administrative démontrent cependant que la "Croisière Blanche" est illégale. Nos associations s’opposent vigoureusement à la tenue d’une nouvelle édition de cette manifestation.
Le 23 décembre dernier, le Tribunal administratif de Marseille a rendu son verdict dans l’affaire n°0601683-7 «Association Mountain Wilderness contre Préfet des Hautes-Alpes.» Mountain Wilderness France attaquait l’arrêté préfectoral autorisant l’organisation de l’édition 2006 de la "29ème Croisière Blanche Vulco" au motif que cet arrêté ne satisfaisait pas aux exigences de protection de l’environnement que le Préfet doit obligatoirement prendre en considération.

Le Tribunal administratif a reconnu les dommages occasionnés à l’environnement au cours de cette manifestation, prenant notamment en compte les tracés adoptés, la nature de l’épreuve et des engins motorisés concernés, la période d’hivernage pendant laquelle elle se déroule ainsi que le nombre élevé de participants.
S’appuyant également sur la richesse faunistique et floristique de la zone concernée (zone périphérique du Parc national des Ecrins, comprenant un grand nombre de zones naturelles d’intérêt écologique, faunistique et floristique et de sites d’intérêt communautaire, refuges de nombreuses espèces protégées comme le tétras-lyre, le lynx, l’aigle royal ou la truite Fario), le Tribunal a jugé que «le préfet des Hautes-Alpes a fait une insuffisante appréciation des intérêts écologiques à protéger» et a annulé l’arrêté d’autorisation de la "Croisière Blanche" 2006.
L’instruction du recours en annulation déposé par Mountain Wilderness France pour l’éditions 2005 de la "Croisière Blanche" est encore en cours ; le Tribunal administratif de Marseille a clôt l’instruction le 5 janvier dernier. L’arrêté préfectoral autorisant l’édition 2005 étant quasiment identique à celui pris en 2006, nul doute que là aussi le Tribunal jugera, comme pour 2006, que les préfets successifs ont fait une erreur d’appréciation en autorisant une aussi grosse manifestation d’engins nuisibles à l’environnement dans un espace naturel fragile et de très grande qualité.
Le 24 octobre 2008, c’est le Tribunal de police de Gap qui condamnait l’association "Les Grands randonneurs motorisés", organisatrice de l’événement, ainsi que son président, M. Jean-Louis Milelli, à de fortes peines d’amende et à verser des dommages et intérêt à Mountain Wilderness pour avoir envoyé, lors des éditions 2007 et 2008, les participants circuler dans les espaces naturels, hors des itinéraires autorisés.
Cette condamnation faisait suite à la plainte déposée par Mountain Wilderness France, sur la base d’un constat d’huissier mandaté sur place par ses soins et de procès verbaux de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage. Les organisateurs, bien qu’ayant reconnu les faits, ont souhaité faire appel de ce jugement ; une décision de la Cour d’appel devrait intervenir en cours d’année.
Ces décisions judiciaires confortent l’opposition de nos associations contre cette "Croisière Blanche" illégale : c’est non seulement l’esprit, mais aussi la lettre de la loi qui est bafouée à chacune des éditions de la "Croisière Blanche".
Tandis que la communauté scientifique toute entière s’alarme de l’accélération des conséquences redoutées de la production de gaz à effet de serre et des dégradations de notre environnement, une minorité s’entête à revendiquer leur «droit», été comme hiver, de sillonner pistes et chemins d’un bout à l’autre du territoire avec des engins motorisés bruyants, polluants et dévastateurs.
Les organisateurs des précédentes éditions de la "Croisière Blanche" en Valgaudemar et Champsaur ont en effet déposé auprès des services de la préfecture des Hautes-Alpes une énième demande d’autorisation dérogatoire à l’interdiction générale de circulation des véhicules à moteur dans les espaces naturels pour l’organisation d’une énième édition en janvier 2009, afin d’envoyer 400 équipages de 4x4, quads et motos, venant d’aussi loin que la Scandinavie, la Russie ou Israël, saccager plus de 300 km d’itinéraire en montagne.
Autoriser cette 32ème "Croisière Blanche" nous semble tout à fait impossible dans un tel contexte juridique et politique. Car le contexte politique a lui aussi évolué vis à vis de ces questions :


• le 30 novembre 2007, le Comité de Massif des Alpes a adopté à l’unanimité une motion reconnaissant que « le développement des loisirs motorisés —motos-neige, quads, circulation des véhicules tout terrain, manifestation autour de ces véhicules— est contradictoire avec les efforts effectués pour valoriser le paysage et le milieu naturel » et recommandant « la limitation des manifestations autour des engins motorisés qui sont des occasions de promouvoir ces pratiques » ;
l’Assemblée nationale vient d’adopter, en première lecture, et à la quasi-unanimité, le projet de loi relatif à la mise en œuvre du Grenelle de l’environnement dont l’article 1er dispose «Pour les décisions publiques susceptibles d'avoir une incidence significative sur l'environnement, les procédures de décision seront révisées pour privilégier les solutions respectueuses de l'environnement, en apportant la preuve qu'une décision alternative plus favorable à l'environnement est impossible à un coût raisonnable.»
Pour toutes ces raisons, nos associations ont demandé à Madame Nicole Klein, Préfet des Hautes-Alpes, de privilégier dans sa décision les solutions respectueuses de l’environnement et, à ce titre, de refuser la caution de l’État à une entreprise commerciale de promotion d’activités en contradiction choquante avec les recommandations en faveur de comportements plus économes en énergie et plus respectueux de l’environnement qui sont légitimement demandées à l’ensemble des français.
Cette position a été réitérée en Préfecture de Gap le 5 janvier dernier lors d’une réunion de nos représentants avec M. Hervé Demai, Directeur de Cabinet de Mme le Préfet, et M. Rémi Alberti, Secrétaire général de la Sous-préfecture de Briançon, en charge de tous les dossiers concernant les évènements sportifs du département.

La Préfecture se doit en effet de montrer l'exemple et ne saurait prendre d'actes manifestement illégaux.
Nos associations ne pourront tolérer qu’une énième édition de la "Croisière Blanche" soit autorisée de manière tout aussi illégale que les éditions précédentes.
Mountain Wilderness France
Commission internationale pour la protection des Alpes
Fédération française des clubs alpins et de montagne
France Nature Environnement
Paysages de France
Société alpine de protection de la nature
SOS Environnement Haute-Durance
CALME - Coordination pour l'Adaptation des Loisirs Motorisés à l'Environnement
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Un autre point de vue. Les randonneurs (à pied) amateurs d'air pur apprécieront !
[Codever]Sondage: randonnée motorisée bien vue des Français, de Autoweb » 19 Oct 2009,  ( extrait)
Question 2 : Selon vous, la randonnée motorisée pratiquée sur les voies ouvertes à la circulation publique en respectant un code de bonne conduite est-elle une activité qui évite que des chemins disparaissent faute de fréquentation suffisante ?
53 % des personnes interrogées répond par l’affirmative. Une majorité de Français considère donc que l’activité est utile à la préservation des chemins.
Là encore, les habitants des zones rurales et des plus petites agglomérations sont les plus convaincus du rôle joué par la randonnée motorisée dans la sauvegarde du patrimoine des chemins (58%).
Ces chiffres confortent le discours du CODEVER depuis 22 ans, qui valorise le rôle des randonneurs motorisés dans la préservation et l’entretien des chemins.

Témoignage hallucinant sur les arrestations à Copenhague


Arrestations arbitraires, coups, gazage dans des cages depuis le plafond...
Par indymédia, Copenhague, 14/12/2009

12 décembre,14:00 grosse manif avec partis et orgas en tète du cortège manif où beaucoup ont montré leur créativité . (…) En queue de cortège une partie de manif de personnes toutes en noir sans que l’on puisse appeler un black bloc n’étant pas du tout un bloc. Ici ambiance détendue aucune action directe ...


15:30 cette partie du cortège est attaquée par la police depuis une rue latérale dans le but de bloquer l’arrière du cortège. Il s’en suit l’arrestation de 300 à 400 personnes. La foule est divisée en petits groupes entourés chacun de flics matraque à la main et petit à petit chaque personne est menottée avec serflex et assise par terre (à savoir la nuit est tombée, la température proche de 0) en file d’une trentaine de personnes, chacun entre les jambes de celui de derrière (impression bobsleigh), position extrêmement inconfortable et obligeant le contact des mains nues avec le sol et je vous jure ça fait mal assez vite ! Quelques slogans sont lancés "voici à quoi ressemble votre démocratie !!" "A A anticapitalista" et aussi des pluies d’insultes contre les keufs dans des langues qu’ils ne comprenaient pas ( le français en est une). Petit à petit nous sommes emmenéEs dans des bus de police et de la ville réquisitionnés. Certain attendront jusqu’ à 18h30 les bus et certaine personnes disent s’être pissés dessus durant l’attente… Vous pouvez imaginer le résultat avec la température !

Nous sommes emmenés dans un endroit créé pour l’événement : bureau dans des containers, un grand hangar divisé par des paroi en bois en 3 parties, une immense salle avec des cages au sens propre 3x3x2 mètres, alignés. Une salle de fouille avec une dizaine (ou plus )de bureaux alignés et une salle d’attente où on était réassis comme dans la rue, mais moins strictement
L’attente entre le moment de l’arrivé du bus et l’entrée dans le hangar était d’environ 1 heure et demi (lors de ma sortie à 21 heures il y avait encore 6 bus)
Le seul moment où aller aux toilettes a été possible était entre le bus et le hangar, pas avant pas après.
Dans un des bus garé a côté de nous, une personne a demandé a aller aux toilettes durant plus d´une heure et a fini par s’énerver, il a alors été emmené dehors, matraqué et jeté au sol, frappé jusqu’à ce qu’il se pisse dessus. Les keufs l’ont fait rester allongé un petit peu dans sa pisse avant de le ramener dans le bus.
Dans la salle d "attente " les toilettes ont aussi été la principale revendication ("lets us pee on you" laissez nous pisser sur vous ) l’autre revendication était le desserrage des serflex qui étaient très souvent très serrés. Il y avait une grande solidarité entre les interpellés dans cette salle.
Après, dans la salle de fouille 4 flics par personne et c’est la première fois où il m’ ont enlevé les serflex 6 heures après les avoir posés, après avoir dû enlever chaussures, manteau, bijoux, foulard et signé la fouille, une de mes connaissance a été relâchée. J’ai pris mon air le plus innocent et idiot que possible pour leur demander après sa disparition pourquoi mon ami a été relâché et pas moi, il m’ont alors expliqué que cela avait un rapport avec le fait de rébellion ou non rébellion durant l’arrestation (en gros on t’arrête, on te traite mal et si tu te rebelles c’est que tu es coupable et donc on avait raison de t’ arrêter sinon t’avais qu’à pas être là) , avant de décider de me relâcher tout en me demandant de ne pas faire trop de bruit dans la rue et que si j’en faisais je serais puni.

Dimanche 13, manif pour bloquer le port. Durant la manif de 400 mètres tout le cortège a été arrêté. Ils sont restés 6 heures dehors et emmenés au lieu de détention. Des cages ont été brisées et pour prétexte de bruit intempestif, ils ont gazé par le plafond des cages les personnes présentes à l’intérieur.
Bilan : tout va bien dans le meilleur des mondes, là- bas on s’amuse comme des fous
Source : Mouvement de la Paix- Hautes Alpes
A quand un sommet pour améliorer le climat humain ? (NDLR)

Le 14 décembre 2009 : Une journée historique dans les tribunaux de Tunisie

Par le Comité de soutien aux militants de l'UGET, 15/12/2009
Fidèle à une tradition veille de cinq décennies, les tribunaux tunisiens ne cessent d’accueillir des étudiants coupables d’avoir eu des revendications syndicales ou des opinions politiques.
Le 14 décembre 2009 ont comparu à Sfax les étudiants Néjeh Saghrouni, Secrétaire général du Bureau fédéral de l’UGET à la Faculté des Sciences économiques et Ayyoub Amara militant de l’UGET à l’Institut supérieur des Etudes technologiques. Condamnés par contumace à deux mois de prison, ils n’avaient jamais reçu de convocation au tribunal et n’avaient pas été informés de la sentence jusqu’à ce que des policiers viennent le 04 décembre 2009 enlever Néjeh Saghrouni à son arrivée à la Faculté. Quant à Ayyoub Amara il était resté en état de fuite jusqu’au 14 décembre. Le Tribunal a rejeté, sur la forme, la requête de la défense de faire opposition au jugement considérant que les accusés auraient été informés de la sentence depuis deux mois. Par ailleurs, un "comité d’Accueil" a réservé à Ayyoub Amara à son arrivée au Tribunal un passage au tabac au sein même du Palais de la Justice.

Le 14 décembre 2009 le Tribunal de Manouba a tenté d’examiner l’affaire n° 6922 et l’affaire n° 6921 inculpant 19 étudiants et étudiantes de la Faculté de Manouba et un lycéen quand les forces de l’ordre ont voulu faire taire les accusés à coup de matraque. Les avocats de la défense n’ont pas été épargnés. Le tribunal a reporté le verdict pour le 21 décembre 2009 et les avocats ont été évacués de la salle.
Le 14 décembre 2009 le Tribunal confirme le jugement de première instance condamnant Mohamed Soudani à 6 mois de prison ferme. Lors du procès du 30 novembre Soudani a été empêché de bénéficier de son droit de désigner un avocat.
Comité de Soutien aux Militants de l'UGET
P.S. Vous trouverez en Pièce-jointe une mise à jour de la Pétition internationale en faveur des militants de l’UGET. Merci de nous signaler les éventuels oublis ou erreurs. Pour signer la pétition: http://www.jesigne.fr/petitioninternationale

mardi 15 décembre 2009

Des nouvelles d’ « effet papillon » qui devient « Ô Racines »

Par Cécile Couraud, 13/12/2009

Chers Souscripteurs,


Il y a très longtemps, pour certains, vous avez souscrit au DVD du film documentaire
alors intitulé Effet Papillon sur le problème de l'eau chez les nomades
dans la Vallée du Drâa au Maroc.
Et depuis, pour la plupart, vous n'avez plus eu de nouvelles.
En voici donc...
Tout d'abord, je tiens à tous vous remercier pour votre soutien,
sans lequel tout cela n'aurait pu se faire;
et à vous faire part de l'adresse du site Internet du film,
sur lequel vous pourrez visionner la bande annonce du film, rebaptisé "Ô Racines!" :
http://www.oracines.org
Comme ce site est tout récent et peut donc encore comprendre quelques "bugs",
voici également la bande annonce :

En bref :
Le projet suit donc son cours : les repérages ont eu lieu en mai 2009 et le tournage vient de s'achever le 23 novembre 2009. Comme c'était à prévoir, nous avons pris du retard et le film ne sortira ni en décembre (grossière erreur qui a infiltré l'appel à souscription) ni en février 2010... mais fin MARS 2010.
Si, toutefois, vous ne receviez votre DVD qu'en avril 2010, je vous prie, d'avance, de
m'en excuser. Il est très difficile de tenir les délais d'un projet à si faible budget.
Car, si j‘ai effectivement obtenu le soutien de nombreux partenaires - ce qui a permis le financement des repérages et du tournage -, le film n‘est cependant pas terminé et les financements font cruellement défaut pour la post-production (traductions, montage, composition de la bande son, mixage, étalonnage, impression DVD ...)
Pour ceux qui ont demandé des reçus pour leurs souscrptions,
vous les recevrez vendredi 18 décembre par e-mail.
Pour ceux qui ont fait un don - ou souhaiteraient le faire! -,
sachez qu'il me sera possible de délivrer un reçu fiscal (déduction des impôts)
à partir de février 2010, date de naissance de notre future association.
Enfin, je profite de ce message pour relancer l'appel à souscription;
merci de faire circuler l'information au maximum...
Encore merci pour votre soutien !
Cécile Couraud
Réalisatrice indépendante
cecile.realisations@yahoo.fr
http://www.oracines.org

Extrait du courriel d’avril 2009
Le film – Extrait du synopsis :
« […] Dans ce film, la caméra racontera l’histoire d’une tribu de nomades sahraouis en quête d’eau, un liquide retenu par les puissantes dents du barrage El Mansour Eddahbi près de Ouarzazate, la porte du Grand Sud marocain. […]
Ce récit n’est pas seulement une histoire d’eau ; dans ce conte, des humains cherchent à préserver leurs racines, leur identité. L’eau et les racines. Tandis que la France fait face au « déracinement » de certaines populations -des « expatriés marocains » notamment- il semble aujourd’hui essentiel de penser cette question en amont et de remonter à la source : pour grandir, les racines ont besoin d’eau. […] »

La souscription – Prix de soutien : 20 €
 Une souscription vous permettra de réserver votre DVD que vous recevrez en mars 2010 :
  • Souscription à 20€ l'unité
  • Tout complément financier sera le bienvenu !
Pour souscrire à ce DVD, merci de remplir ce bulletin (ou de le copier sur papier libre) :
Nom / Prénom : ...........................
Adresse :....................................
Courriel : ...................................

o Je souscris à...(nombre de  DVD "O Racines" en remplissant ce bulletin (ou en le copiant sur papier libre)et j'y joins un chèque de ………… € à l'ordre de Cécile Couraud
o Je souhaite recevoir un reçu du montant de ma souscription : (à cocher éventuellement)
Date et signature :
A renvoyer à Cécile COURAUD – 24 rue de la République - 89150 SAINT-VALERIEN

Trois poids, trois mesures

Par L'Expression Edition OnLine - 14 /12/ 2009

«Quelle différence cela fait-il aux morts, aux orphelins et aux sans-abri que la destruction aveugle ait été amenée au nom du totalitarisme ou au nom sacré de la liberté et de la démocratie?» «Il y a beaucoup de causes pour lesquelles je suis prêt à mourir mais aucune cause pour laquelle je suis prêt à tuer.»
Le Mahatma Gandhi
Barack Obama a reçu officiellement, ce 10 décembre 2009 à Oslo, son prix Nobel de la paix. Empêtré dans deux conflits en Irak et en Afghanistan, il est néanmoins distingué par l’académie norvégienne du prix Nobel. C’est, dit-on, une héroïque infirmière militaire britannique, qui convainquit Alfred Nobel de créer un prix de la paix pour compenser le mal fait par la dynamite dont il était l’inventeur. Or, parmi les lauréats qui ont reçu le prix depuis sa création, en 1901, quelques-uns ne s’étaient pas montrés particulièrement rétifs à l’utilisation militaire des explosifs. À commencer par le président américain Théodore Roosevelt, prix Nobel en 1906 qui, en dépit de son aimable sobriquet de «Teddy», était un militariste avéré, de même que certains en vrac: l’Egyptien Anouar al-Sadate, l’Israélien Menahem Begin, le Palestinien Yasser Arafat, l’Américain Henry Kissinger, ou encore le Vietnamien Le Duc Tho, qui devait, lui, prudemment le décliner. Avec 21 prix Nobel de la Paix à ce jour, les Etats-Unis détiennent le record du genre, devant le Royaume-Uni et la France. Mais de Jimmy Carter à Barack Obama, Washington aura initié nombre d’opérations militaires dans le monde entier, parfois comme en Irak, sans motifs justifiables a posteriori. Les archives du comité Nobel s’ouvrant au bout de 50 ans, on connaît maintenant les finalistes auxquels le prix a échappé dans la dernière évaluation. Ainsi Adolph Hitler a-t-il été proposé en 1939, Mussolini en 1935 et Staline par deux fois, en 1945 et 1948.(…)
Le Nobel de la paix au pays de la guerre.
Relevant l’ironie qu’un président d’un pays «au milieu de deux guerres» reçoive le Nobel de la paix, le démocrate a souligné «la dure vérité qui veut que les conflits armés ne seront pas éradiqués de notre vivant». «Dire vouloir la paix ne suffit pas à l’obtenir», a asséné le président américain, ancien professeur de droit . (…)
Obama a défendu le concept de «guerre juste». Il se prend pour saint Thomas qui, dans «La Somme Théologique», définit les principes d’une guerre juste: «Si la paix est l’objectif, la guerre est parfois justifiée», a-t-il insisté. «Avec le sang de nos citoyens nous avons œuvré à un monde plus juste de l’Allemagne à la Corée. Nous avons amené la démocratie dans les Balkans. Nous n’agissons pas par intérêt mais nous voulons un avenir meilleur pour nos enfants.» «Même confronté à un adversaire qui ne respecte aucune règle, les Etats-Unis doivent rester la référence en matière de respect du droit dans la conduite de la guerre.» (…)
On l’aura compris: Obama étend sa guerre juste à l’Afghanistan et au Pakistan. «Il y a une semaine, écrit Barry Grey dans son discours de l’Ecole militaire de West Point, le président Obama cherchait à présenter son escalade de la guerre en Afghanistan comme un prélude à un retrait rapide des troupes américaines. Il est de plus en plus clair aujourd’hui que ce discours n’était rien de moins qu’un exercice visant à tromper la population. (…)
Pourquoi Gandhi n’a jamais eu le Nobel?
«À vrai dire, on ne sait ce qui doit le plus surprendre: l’attribution d’une si prestigieuse distinction à Barack Obama, la mise en scène grotesque qui l’accompagne, ou encore la méthode utilisée pour corrompre le jury et détourner ce prix de sa vocation initiale. (...) Ainsi, Barack Obama aurait été le plus méritant des militants de la paix en 2008 et n’aurait commis aucune atteinte majeure au droit international en 2009. Sans parler des personnes toujours détenues à Guantanamo et Bagram, ni des Afghans et des Irakiens confrontés à une occupation étrangère, qu’en pensent les Honduriens écrasés par une dictature militaire ou les Pakistanais dont le pays est devenu la nouvelle cible de l’Empire?» Il faut lire l’article de Thierry Meyssan pour comprendre les liens de l’administration avec le Comité Nobel, on ne sera pas alors surpris de cette attribution comme l’est Obama qui a beaucoup travaillé au Ghana avec le président du Comité Nobel...
Que penser alors de la politique de Obama si l’on se réfère à la non-violence de Gandhi qui a perturbé l’Occident au point de ne pas lui attribuer le prix Nobel? «Dès que nous perdons la base morale, écrit Gandhi, nous cessons d’être religieux.» «Les paroles de Mahomet sont un trésor de sagesse, pas seulement pour les musulmans mais pour l’humanité entière.» «Je suis hindouiste, je suis aussi un chrétien, un musulman, un bouddhiste et un juif.» (…)
Gandhi pouvait admirer les avancées technologiques et le bien-être économique que donnait la civilisation occidentale moderne, mais pointait également ses lacunes et les nouveaux risques et besoins qu’elle apportait à l’individu.(…). Pour lui, ce type de civilisation est sans issue: «Cette civilisation est telle que l’on a juste à être patient et elle s’autodétruira.» (…)

Si le conflit du Sahara occidental intéressait l’Occident, si Aminatou Haïdar était chrétienne, toutes les foudres du monde s’abattraient sur le royaume chérifien. La militante des droits de l’homme, qui eut plusieurs distinctions, a été persécutée et réprimée par les autorités marocaines à plusieurs reprises. En 1987, alors âgée de 21 ans, elle a participé à une manifestation dont le but était de demander l’organisation d’un référendum pour l’indépendance du Sahara. Elle a alors été mise en détention dans la prison pour une durée de 4 ans. En 2005, elle a été condamnée par la justice marocaine à un séjour de 7 mois dans une prison à Laâyoune. Pour les indépendantistes du Polisario, cette femme de 42 ans est «la Gandhi sahraouie». Une chose est sûre: Aminatou Haïdar, refoulée sans ménagement le 13 novembre de l’aéroport de Laâyoune - ville où elle habite avec ses deux enfants - en direction des îles Canaries, et, depuis, déclarée persona non grata au Maroc, est une militante déterminée.(...) La militante sahraouie est très affaiblie par ses 25 jours de grève de la faim. Elle a réaffirmé jeudi sa «revendication» de rentrer au Sahara occidental, «morte ou vivante, avec ou sans passeport», lors d’une conférence de presse à l’aéroport de Lanzarote. A l’occasion de la Journée internationale des droits de l’Homme, elle a lancé «un appel urgent en faveur des droits de mon peuple, en faveur du peuple sahraoui». Mme Haïdar «ne peut être laissée mourir à petit feu sur un territoire européen», écrit Mohamed Abdelaziz dans une lettre adressée à M.Sarkozy. En 2008, l’Afsc, (Américain Friends Service Committee) a proposé sa nomination au prix Nobel de la paix.
La lutte du peuple saharaoui est complètement escamotée au point de demeurer un conflit oublié. Il est à craindre que la militante meure et l’Occident portera à la fois dans cette mort injuste pour la paix et plus largement, une responsabilité quant aux souffrances du peuple sahraoui depuis 1975.

Bonne nouvelle : acquittement des quatre ouvriers de SMESI

Communiqué
Par Ali Fkir, coordinateur du Comité de solidarité avec les ouvriers de SMESI (CSOS), 15/12/2009

Les 4 ouvriers de SMESI poursuivis en "justice" à Khouribga, vient d'être acquittés
Rappelons que ces 4 ouvriers dont un membre du bureau syndical- UMT font partie des 850 prolétaires licenciés abusivement par l'OCP. Ce géant groupe étatique marocain a licencié ces ouvriers qui étaient recrutés par SMESI ( sa filiale 100%) à partir de 2001.
Notons que l'OCP:
- A exporté durant le 3ème trimestre 2009, 6,3 milliards soit une augmentation de 32,5% en comparaison avec la même période de 2008 (voir lejournal HEBDOMADAIRE N°421 (du 12 au 18 décembre 2009)
- Il est de loin le premier groupe marocain, et vient de décrocher la 6ème place à l'échelle de l'Afrique, alors qu'il était classé auparavant 45ème.
- Il est leader mondial en exportation dans le commerce international du phosphate
- Le Maroc renferme les 2/3 des réserves phosphataires mondiales. L'OCP détient le monopole de l'extraction
- L'OCP traite une partie pour produire de l'acide phosphorique d'un côté et de l'engrais d'un autre, et exporte le reste sans traitement.
- Le phosphate contient de l'uranium

Souhaitons que l'acquittement des 4 ouvriers soit le début de la solution du "conflit", le dit conflit qui n'a d'autres solutions que:
* La réintégration des 850 ouvriers victimes de l'arbitraire
* leur titularisation
* Le respect des libertés syndicales

Abdellatif Laâbi : des mots contre les maux

Par Hinde Taarji,14/12/2009
«Le poète a toujours raison»

Au-delà de la puissance de l’œuvre et de la force créative de l’écrivain et du poète, le Goncourt de la poésie à Laâbi, c’est toute cette histoire et tout ce parcours de vie qu’il salue. Emotion donc et chapeau bas à ce poète qui, malgré toutes les épreuves endurées, a toujours conservé sa capacité à aimer et à croire en l’humain.
Des nouvelles qui apportent du plaisir, il n’en tombe pas tous les jours. Il en est une qui, bien que délivrée dans le froid libellé du communiqué de presse, a dû susciter de l’émotion chez bien des personnes. Des hommes et des femmes appartenant à une génération dont la jeunesse, dans les années 70, s’est dopée à l’utopie d’un monde meilleur, plus juste et plus égalitaire. Reprise ensuite par les médias nationaux et internationaux, une dépêche de la MAP nous a ainsi appris que «le Goncourt de la poésie 2009 a été attribué mardi (1er décembre) à Paris à l’écrivain et poète marocain Abdellatif Laâbi pour l’ensemble de son œuvre». Pour la deuxième fois de son histoire, la prestigieuse Académie Goncourt a ainsi consacré un des nôtres, qui plus est un poète dont toute l’œuvre est un hymne à la liberté et à la justice. Laâbi «goncourdisé», quelle formidable revanche sur «la citadelle de l’exil» !
Le premier Goncourt à un Marocain, celui de la littérature, c’était en 1987 et le lauréat en était Tahar Ben Jelloun. Le plus célèbre des prix littéraires à un écrivain marocain d’expression française, un grand moment que ce fut là ! S’approprier la langue de l’Autre, l’ancien colonisateur, la réinventer, y ciseler des mots à soi, forgés à son histoire collective et atteindre l’excellence jusqu’à forcer la porte du temple, l’auteur de La Nuit sacrée fut le premier à réaliser cette prouesse. Forte de cette reconnaissance, la littérature marocaine d’expression française a vu s’élargir son éventail de lecteurs non marocains. Grâce au Goncourt, un livre tel que La plus haute des solitudes a été relu. Car, il est juste de le rappeler, avec cette langue de l’autre qu’il a faite sienne, Tahar Ben Jelloun a participé à tirer de l’ombre des êtres alors plongés dans un noir absolu. Après Driss Chraïbi et ses Boucs, il fut parmi les tout premiers écrivains à écrire sur la condition des émigrés maghrébins en France, contribuant ainsi à casser leur invisibilité.
L’attribution du prix Goncourt de la poésie à Abdellatif Laâbi est chargée d’une autre symbolique, aussi forte mais de nature différente. Au-delà de l’homme d’écriture, le Goncourt à Laâbi honore l’homme d’engagement. Il consacre une plume qui, toute une vie durant, fut au service de la lutte. Non pas la lutte pour les biens matériels ou pour le pouvoir mais la lutte noble, le combat de l’homme pour l’homme. Les mots contre les maux, telle pourrait être la devise de Abdellatif Laâbi, devise qui lui coûta de ne pas voir ses enfants grandir, privé qu’il fut de liberté pendant huit longues années.
Né à Fès en 1942, Abdellatif Laâbi a 14 ans à l’indépendance. Trop jeune pour participer à la lutte de libération mais suffisamment âgé pour avoir connu la condition humiliante du colonisé. Et donc pour s’éprendre à tout jamais du mot liberté.
Abdellatif découvre la lecture et la langue française à l’adolescence. Très tôt, il est atteint du «mal d’écrire». «Mon premier choc, raconte-t-il, fut la découverte de l’œuvre de Dostoïevski. Je découvrais avec lui que la vie est un appel intérieur et un regard de compassion jeté sur le monde des hommes». A vingt ans, Laâbi s’ouvre à la passion, celle des mots, du théâtre et d’une femme, la compagne rêvée d’une vie, Jocelyne, qu’il épouse à 23 ans. Sa sensibilité est à fleur de peau, réceptive et réactive à l’extrême. En 1965, les émeutes de Casablanca au cours desquelles des milliers d’enfants sont fauchés par les balles marquent son engagement en politique. Un an plus tard, avec d’autres poètes, il crée Souffles, une revue qui va cristalliser autour d’elle toutes les énergies créatrices de l’époque. D’abord lancée dans une perspective de renouveau poétique, la revue attire très vite vers elle des peintres, des cinéastes, des hommes de théâtre, des chercheurs.... Au-delà du poétique, c’est le politique dans toutes ses dimensions qui se donne à penser. «Ce minuscule opuscule contient de la dynamite. Les hommes qui nous parlent ont déjà laissé derrière eux le temps des gammes et des vocalises. Ils ont moins de trente ans, mais, à travers une expérience mouvementée, douloureuse du monde, ils témoignent d’une lucidité, d’une présence rare». (Politique-Hebdo, 1966). Souffles, qui sera interdite en 1972, ce sont trente numéros de questionnement sur la culture et de mise en exergue des maux de la société marocaine. Entretemps, Laâbi est devenu l’un des fondateurs du mouvement d’extrême gauche Ilal-Amam. En 1972, en même temps que la revue est interdite, Laâbi est arrêté. Jugé en 1973, le poète est condamné à dix ans de prison. Les «preuves» de son entreprise de «subversion», du complot fomenté contre le régime : les numéros au complet de Souffles.
Au-delà de la puissance de l’œuvre et de la force créative de l’écrivain et du poète, le Goncourt de la poésie à Laâbi, c’est toute cette histoire et tout ce parcours de vie qu’il salue. «Le poète a toujours raison/qui voit plus loin que l’horizon...». Émotion donc et chapeau bas à ce poète qui, malgré toutes les épreuves endurées, a toujours conservé sa capacité à aimer et à croire en l’humain.

Informations du Comité de Solidarité avec les ouvriers de SMESI


COMMUNIQUE

Par Ali Fkir, coordinateur du CSOS, 14/12/2009

Après le succès du sit in organisé le mardi 8 décembre 2009 devant al  Bachaouia de le ville de Hattane (centre minier situé non loin de Khouribga), les 850 ouvriers licenciés abusivement par l'OCP ont organisé avec succès un sit in devant la bachaouia de Boujinba (autre centre minier non loin de Khourbga).

Le mercredi 10 décembre 2009 (la journée internationale des droits humains), le sit in ouvrier devant la direction d'exploitation minière à Khouribga a été interdit, de même le sit in ouvrier à la place al Massira a été interdit. La ville de Khouribga a été quadrillée par les divers corps de répression.
Programme de la 3ème semaine de décembre 2009:
- Le mardi 15 décembre 2009: les ouvriers se sont donnés le rendez-vous au tribunal de 1ère instance de Khouribga, où sera annoncé le verdict relatif à leurs 4 camarades poursuivis en "justice"...
- Le mercredi 16 décembre 2009: sit in devant le ministère de l'énergie et des mines à Rabat (à environ 250 km de Khouribga) de 11h à 15h
- le jeudi 17 décembre 2009: sit devant le parlement de 11h à 16h

- Le vendredi 18 décembre 2009: organisation d'une conférence de presse conjointement par la bureau syndical des victimes de l'OCP et du comité de solidarité avec les ouvriers de SMESI (CSOS)
Les membres du CSOS, les syndicalistes,
Les journalistes
Les avocats
les militant-es des droits humains,
les démocrates ....
Tous les épris de justice et toutes les éprises de justices...
sont invité-Es à assister aux sit in et à la conférence de presse qui seront organisés par les 850 ouvriers victimes de l'arbitraire.
LA SOLIDARITE NOUS INTERPELLE

Droits humains : Le Maroc isolé


Par Naama Asfari, dans la prison civile de Tiznit (Maroc),10/12/2009
Pourquoi est-il urgent de mettre fin au conflit et à l’occupation du Sahara occidental ?
Le Maroc ressemble à une voiture qui roule à grande vitesse sur une autoroute, mais dans le sens inverse, pensant que toutes les autres voitures qui roulent dans le bon sens sont dans l’erreur. La royauté makhzénienne n’a pas encore compris que si elle veut marcher dans la bonne voie internationale, elle doit faire un pas irréversible pour en finir avec le conflit du Sahara occidental et pour liquider le colonialisme dans cette dernière colonie de l’Afrique, comme l’attestent la communauté mondiale et les Nations unies.
Or, depuis 2006, le royaume du Maroc, par le biais de ce qu’il appelle le « projet de l’autonomie », présumant qu’il cherche ainsi une solution à la question sahraouie et pour la paix dans la région, cherche à repousser la pression internationale. Il écarte le projet légal de l’ONU et de l’OUA, présenté en 1991, qui vise à instaurer le cessez-le-feu en vue de la préparation d’un référendum, et cherche à imposer son projet tactique mort-né, malgré la persistance du soulèvement populaire post-mai 2005 dans les territoires occupés. Face à la résistance civile sahraouie, victime de violations des droits de l’homme exercées contre les civils, le royaume du Maroc se trouve dans une situation difficile. Cette résistance a démontré la fausseté de ses déclarations et de son discours médiatique sur ce qu’il appelle l’ouverture démocratique censée tourner la page du passé. Le monde, le système international ainsi que la présence de la force d’interposition (Minurso) ont été eux aussi contrariés par la fausseté des déclarations et la désinformation véhiculée par le discours politique et médiatique du Maroc au sujet du respect des droits de l’homme en mettant sur pied des institutions censées s’occuper de ces questions. Sans parler des entraves que met ce pays contre l’application des plans, des résolutions onusiennes et contre les tentatives politiques du processus de négociations, fondées, en principe sur une question fondamentale, à savoir le droit à l’autodétermination. Les déclarations et le brouhaha médiatiques au Maroc au sujet du Sahara occidental apparaissent toujours au moment où le régime makhzénien et ses partis politiques tentaculaires sentent l’aggravation de la crise que vit ce pays et qui témoigne de l’échec de ce qu’ils appellent l’ordre nouveau au Maroc post-années de plomb. Le Maroc se trouve maintenant, grâce à la réussite de la résistance civile et diplomatique sahraouie, dans une situation d’isolement qui s’aggrave de jour en jour. Par ailleurs, l’échec du Maroc, à l’intérieur comme à l’extérieur, a conduit au désengagement progressif des grands, comme la France et le gouvernement socialiste espagnol qui le soutenaient. En effet, ni ceux qui défendent le Maroc, ni les politiques, ni l’opinion publique, ni les différents lobbys, en Europe et aux États-Unis n’ont pu le sortir de son isolement accru au niveau international. Or seule une politique réaliste, dans la logique du système international, peut le tirer d’affaire.
Quand Hassan II a compris que son régime était en danger, il a accepté le principe de référendum au Sahara occidental pour prouver au monde qu’il cherche vraiment une solution mais, en réalité, c’était pour la stabilité de son régime. Maintenant il faut que Mohamed VI prenne une décision débouchant sur des négociations afin de mettre fin à son occupation du Sahara occidental avant qu’il n’y ait plus de remèdes aux dégâts produits. Mais continuer à exercer la politique de l’entêtement, cultiver la non-coopération avec la communauté internationale et les Nations unies conduit fatalement à un isolement accru sur la scène internationale. Peut-être les rapports des différentes organisations internationales juridiques et humanitaires au sujet des violations des droits de l‘homme au Sahara occidental occupé ne sont-ils qu’un début dans ce scénario  ?
(Traduit de l’arabe classique par Ali Omar Yara.)

Solidarité de la fédération du Tarn du PCF avec les 850 ouvriers en grève de l’entreprise nationale marocaine OCP

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Par solidarité avec les 850 ouvriers en grève de l’entreprise nationale marocaine OCP, contre leur licenciement sans raison aucune, sauf tirer profit au maximum par le patronat du travail de ces ouvriers, nous avons réalisé cet entretien afin de donner un éclairage sur les questions ouvrières dans le monde et aussi participer à notre niveau à informer le grand public. Nous remercions le camarade Ali Fkir coordinateur du Comité de solidarité, pour son engagement et à travers lui nous adressons notre soutien à tous les ouvriers en grève et à leurs familles et nous saluons leur courage et leur lutte
Entretien réalisé par Moha OUKZIZ responsable fédéral aux questions internationale du PCF Tarn, 11/12/2009
Ali Fkir, l’OCP, est le premier producteur mondial du phosphate, cet une grande entreprise publique, une fierté nationale. Est ce que vous pouvez nous parler de ce géant.
Son chiffre d’affaires, le nombre du personnel y compris les ouvriers, son capital. Ses sites de production ? Données officielles de 2008 :
Création de l’OCP : 1920
Création du groupe OCP : 1975 - transformé en SA en 2008
Réserve de phosphate : 3⁄4 des réserves mondiales
Production : Phosphates et dérivés phosphatés (acide phosphorique, engrais)
Sites de production : * Phosphate : Khouribga, Benguerir, Youssoufia, Boukraâ-laâyoune : 1 – Khouribga : réserves estimées à 35 milliards de m3 2 – Youssoufia : réserves estimées à 10,2 milliards de m3 3 – Benguerir pas de données 4 – Boucraâ-layoune (Sahara occidental) : réserves estimées à 1,13 milliards * dérivés : Safi, Jorf Lasfar (Eljedida)
ports d’embarquement :Casablanca, Jorf Lasfar, Safi, Laâyoune
effectif : 18 000 dont 6% ingénieurs et équivalents (il s’agit certainement des travailleurs "légaux")
Production marchande de phosphate : 24,45 millions de tonnes - Production de phosphate : 27,16 millions de tonnes - Part du Groupe OCP dans le total des exportations marocaines : 33 % (en valeur) - Chiffre d’affaires à l’export : 6,9 milliards de dollars usa (il s’agit certainement de CA déclaré officiellemen) - Parts de marché à l’international : •Phosphate : 40% •Acide phosphorique : 38.4% • Engrais : 8.4%
La vie syndicale et les conditions de travail des ouvriers au sein du groupe ?
Le syndicalisme au sein de l’OCP est très faible, caractérisé par la division. Il y a au Maroc plus de 20 syndicats nationaux légaux liés aux partis réactionnaires et aux partis de gauche plus au moins domestiquée. Seul l’UMT (Union Marocaine du Travail), le plus ancien syndicat ( et le premier par nombre d’adhérents), garde relativement son autonomie. Le taux de syndicalisation au Maroc ne dépasse pas 10% Les salaires sont relativement élevés, des acquis sociaux importants, et cela grâce à des luttes héroïques dans le passé (des grèves illimitées qui avaient duré des mois.) Dans le temps il n’ y avait que l’UMT. Mais les « charges sociales » de l’OCP restent insignifiante en comparaison de la colossale masse de plus-value extorquée par l’OCP. Il y a une véritable surexploitation des mineurs par l’OCP. Seuls les salariés titularisés bénéficient de ces conditions relativement acceptables ; or l’OCP surexploite les milliers de temporaires. Depuis quelques temps il fait appel aux sociétés d’intérim pour l’exécution d’un certain nombre de travaux dans des conditions précapitalistes.
Dans quelle filière travaillent les 850 ouvriers licenciés et en grève ? et dans quelles conditions ?

La majorité de ces 850 victimes travaillaient dans la production directe (dans les galeries ou à ciel ouvert), mais il y a des chaudronniers, des mécaniciens, des chauffeurs, des soudeurs, des informaticiens, des comptables,…
Depuis quand la grève a commencé ?
Le bureau syndical a été constitué légalement en avril 2009, licenciement de 150 en juillet dont les membres du bureau syndical non reconnu par la direction de l’OCP. En Août, licenciement du reste.
Quand et pourquoi le comité de soutien ?
Le comité de solidarité avec les ouvriers de SMESI (CSOS) a été constitué officiellement en octobre 2009, son objectif principal se résume dans les points suivants :
La solidarité morale
Faire connaître les soubassements de la décision arbitraire de l’OCP
Mobiliser l’opinion publique contre ce licenciement abusif
Dénoncer la connivence OCP-Etat marocain
Appuyer les décisions des 850 victimes et se mobiliser pour les faire réussir
De qui est composé ce comité ?
Le comité comprend 20 personnes dont 5 représentants des ouvriers licenciés (4 font partie du bureau syndical de SMESI-UMT), des journalistes, des avocats, des syndicalistes (UMT et CDT), des militants des droits humains et des militants associatifs. Les membres du comité sont là à titre personnel. Il n’y a pas de représentativité organisationnelle.
Quelle est la réaction du patronat et de l’Etat marocain ?
Le patronat en général fait comme s’il n’est pas concerné. Chaque patron a ses conflits sociaux personnels : c’est la « saison » des pratiques illégales dont les victimes ne sont autres que les travailleurs et travailleuses qui ont trimé pendant des années et qui se voient aujourd’hui jeté-es à la rue comme de simples machines amorties
Est ce que vous coordonnez avec le syndicat local représentant des ouvriers ? Le syndical des ouvriers est représenté dans le comité de solidarité (5 victimes parmi les 20 membres du comité). La coordination avec les camarades responsables de l’UMT à Khouribga est continue. Car c’est grâce à eux que les 850 prolétaires ont pu gagner à travers tout le Maroc le soutien et la solidarité des militants épris de justice.
Quelle implication/soutien des syndicats et partis politiques aux grévistes ?
A part l’UMT et quelques sections de la CDT , la solidarité syndicale n’a pas fonctionné. Des calculs mesquins empêchent le développement du mouvement solidaire au sein de la classe ouvrière. Quant aux forces politiques et à part ANNAHJ ADDIMOCRI ( la Voie démocratique), elles ont brillé par leur mutisme. La VD exprime sa solidarité avec les victimes de l’arbitraire de l’OCP dans ses communiqués, assure la couverture de leur résistance par son « journal officiel », par son « journal électronique »… L’AMDH (l’association marocaine des droits humains) joue un rôle important dans le mouvement de solidarité avec les ouvriers de SMESI. Elle a interpellé officiellement les différents responsables de l’Etat concernés par ce conflit.
Quelles sont les réactions du maire de Khouribga et des acteurs de la ville et de la région ?
Au Maroc, le maire (le président du conseil municipal de Khouribga), les autres « élus », les notables, les autorités locales, tout ce beau monde « bouge sur commande » (c’est-à-dire selon les instructions) du ministère de l’intérieur qui, lui-même fonctionne sur ordres qui viennent du palais. La ville est quadrillée. Les persécutions, les intimidations constituent le pain quotidien des ouvriers, et de toutes les autres victimes du système en place.
Les familles des ouvriers sont présentes sur les lieux des manifs, est ce qu’elles sont soutenues dans leur démarche. Sinon quels sont les besoins ?
Les familles des 850 prolétaires, victimes de l’arbitraire vivent économiquement et socialement un véritable drame. Les enfants sont perturbés dans leurs études, les bébés sans lait, les malades sans soins ( les 850 ne bénéficient pas de couverture sociale, ni d’assurance maladie). Des milliers de personnes vivent à Khouribga la situation décrite par Emile Zola dans GERMINAL.
Les medias marocains traitent-ils la grève ou alors le silence radio ?
La presse indépendante et certains journaux partisans tels « ANNAHJ ADDIMOCRATI » de la VOIE DEMOCRATIQUE , « Bayane Alyoume", version arabophone du PPS (parti du progrès et du socialisme » assurent relativement bien la couverture de la résistance ouvrière. Pas un mot dans les medias officiels.
Est ce que les syndicats envisagent et étudient les possibilités d’élargir l’action de grève aux autres ouvriers du groupe OCP par exemple, qui sont pour le moment en dehors de l’action. ?
C’est difficile pour le moment
L’unité syndicale et l’engagement auprès des ouvriers est une réelle problématique…Quoique ces derniers temps, les salariés fassent preuves de courage et de combativité et manifestent une résistance non négligeable ?
L’esprit de solidarité n’est pas développé. On peut expliquer cela par la précarité du travail (l’armée de réserve en force de travail dépasse de loin les besoins potentiels de l’économie nationale dans le cadre du système capitaliste dominant), la faiblesse du taux de syndicalisation (moins de 10%), les blocages bureaucratiques, la faiblesse/l’hésitation d’une partie de la gauche, la méfiance qui caractérise les rapports de la classe ouvrière avec la « politique », la faiblesse de la prise de conscience de classe…
La crise du capitalisme accentue l’exploitation et le licenciement au sein des salariés, quelle réflexion syndicale et politique portez-vous en tant que militant communiste ?
Les militants épris de justice en général, les militants communistes en particulier doivent se mobiliser pour développer chez les travailleurs l’esprit du syndicalisme ( dans le cadre des syndicats militants :UMT et CDT), l’esprit de solidarité, pour cultiver l’idéologie de la classe ouvrière…Tout ce travail nécessite un travail de longue haleine, de persévérance, un travail de profondeur, loin des dérives de l’attentisme d’un côté et de l’aventurisme de l’autre. Mais il ne faut pas hésiter à soutenir énergiquement les luttes des travailleurs, des exploités et de tous les opprimés. La solidarité active doit être une constante dans notre pratique quotidienne. D’un côté, c’est la raison de notre existence, et d’un autre côté, c’est le meilleur moyen de gagner la confiance des travailleurs qui ont été trahis par plus d’un.
Est ce que les communistes marocains et la gauche dans son ensemble travaillent pour changer le rapport de force et quelles sont les difficultés ?
La gauche est traversée par deux grands courants : une gauche qui mise sur le makhzen, et sur la stratégie du changement de l’intérieur des institutions mises en place par le palais. Cette gauche joue le rôle des pompiers : elle est là pour secourir le makhzen chaque fois que « sa maison prend feu » ; il y a une autre gauche qui mise essentiellement sur la lutte déterminée des masses conscientes et organisées. Le salut ne peut venir que par là. Tout le monde prétend vouloir changer les rapports de forces. Le problème qui se pose, c’est comment, "Que faire" selon Lénine.
D’autres entreprises et lieux de travail et production connaissent des mouvements de grève et de protestation, quel bilan pouvez-vous dresser ?
Au Maroc d’aujourd’hui la résistance populaire s’intensifie. Mais globalement cette résistance reste spontanée. Les semi-prolétaires (les journaliers, les marchands ambulants, les paysans pauvres, les petits métiers, les travailleurs du secteur informel…) constituent la majorité des travailleurs, ces semi-prolétaires et avec les associations des chômeurs diplômés, mènent des combats dures et sont à l’origine des Intifadas de ces dernières années : Sefrou en 2007, Sidi Ifni en 2008…Ils faut que les marxistes (au Maroc on parle plus de marxistes et de marxistes léninistes que de communistes. Bine sûr que ces marxistes et marxistes léninistes se réclament du communisme. C’est une tautologie ! ), soient conscients de cette réalité. C’est pourquoi au niveau d’ANNAHJ on parle de forger dans le feu de la lutte de classe le parti de la classe ouvrière et de l’ensemble des travailleurs La formation sociale marocaine diffère beaucoup de celle de la France par exemple.
La crise mondiale du capitalisme est bien visible et réelle chez vous ?
Elle est visible surtout au niveau des exportations (textile, les agrumes, les primeurs…), au niveau du tourisme, au niveau des « envois financiers » des marocains résidants à l’étranger, au niveau des investissements étrangers au Maroc.
Force est de constater que la solidarité internationale fait défaut au plan syndical et politique, qu’est-ce vos suggérez et quels sont vos souhaits ?
Effectivement, le mouvement ouvrier international traverse actuellement une crise qui est due à plusieurs facteurs que je ne peux aborder ici. A mon avis, ce n’est qu’une crise conjoncturelle qui peut durer des décennies si les militants n’arrivent pas à diagnostiquer dialectiquement selon la méthode du matérialisme historique, les causes de ce relâchement et à trouver les moyens de relancer la solidarité internationaliste, syndicale et politque. Mais les initiatives ponctuelles, partielles… peut retisser petit à petit des liens prometteurs. Ce que nous faisons actuellement ( au Maroc, en Espagne, en France, en Italie…) avec les ouvriers de SMESI constitue des grains de semence pour un avenir meilleur.


Message de soutien envoyé par courrier électronique
Au Camarade Ali Fkir Coordinateur du Comité de solidarité des 850 ouvriers en grève de l’entreprise OCP Maroc,
Cher camarade,
La Section du Parti Communiste d’Albi du département du Tarn, région Midi-Pyrénées (France), est solidaire des 850 ouvriers en grève de l’entreprise nationale marocaine OCP, qui luttent contre leur licenciement ; Nous adressons notre soutien au comité de solidarité et surtout à tous les ouvriers en grève et à leurs familles et nous les saluons pour leur courage et leur détermination.
Le secrétaire de la section du Parti Communiste d’Albi
Jo. Hernandez
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