Archives 2009-2017 du blog du Réseau de solidarité avec les peuples du Maroc, du Sahara occidental et d'ailleurs(RSPMSOA), créé en février 2009 à l'initiative de Solidarité Maroc 05, AZLS et Tlaxcala. Rejoignez-nous!
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Le roi duMarocs’intéresse aux questions climatiques. Et pas seulement à laCOP21. Ce vendredi 11 décembre, toutes les mosquées du royaume accomplissent la prière de l’Istisqa pourconjurerla sécheresse.
En avril 2013, en pleine tempête Cahuzac,François Hollandeeffectuait une visite d’Etat au Maroc. Devant la communauté française de Casablanca, il se livrait à son exercice favori, l’autodérision :« Je viens, il pleut. Je perpétue donc là aussi une tradition. Tout à l’heure, un membre de lafamilleroyale–je ne dirai pas lequel–m’a dit qu’il y avait une formule de Lyautey selon laquellegouverner, c’étaitpleuvoir. »L’hôte de Mohammed VI semblaitdécouvrircet adage attribué au maréchal, résident général du protectorat français au Maroc de 1912 à 1925. Ce qui n’avait pas manqué d’agacer certains officiels marocains, convaincus que ce président, décidément, manquait deculturemarocaine.
Un siècle après Lyautey, la pluie demeure une donnée première de l’agendapolitiquedu royaume chérifien. Par définition capricieuse et résistante aux outils d’une gestion rationnelle dupouvoir, la pluie continue donc derythmerla vie des ruraux. Et dans une économie restée dépendante de l’agriculture (environ 15 % du PIB), elle est une préoccupation constante du palais. Mohammed VI vient d’endonnerune preuve supplémentaire, en convoquant pour ce jour, depuis Abou Dhabi où il effectue une visite privée, la Salat Al-Istisqa, la prière rogatoire pour la pluie.
Ensemencement des nuages
Dans un ouvrage emblématique de la littérature coloniale, préfacé par le maréchal Lyautey,Essai de folklore marocain : croyances et traditions populaires(1926), la doctoresse Françoise Légey rapportait ainsisesimpressions :« La grande prière de l’Istisqa, du verbeska [il a arrosé],est une prière pour la pluie qui est prescrite par le sultan, quand le manque de pluie est une vraie calamité publique. Pourparticiperà la prière, il fautêtreen état de pureté etjeûnerle jour où elle doit être dite. Il faut être pieds et tête nus, dans l’attitude des suppliants. (…) Quand la prière est terminée, tous les fidèles doiventretournerleur djellaba à l’envers, pour bienindiquerau ciel que le temps doittourner. »
La prière est donc prévue à la dixième heure de ce 29ejour du mois de safar de l’an 1437 du calendrier de l’Hégire,« dans toutes les régions, provinces et préfectures du Royaume, sur ordre de Sa Majesté le roi Mohammed VI, Amir Al-Mouminine »,précise un communiqué du ministère des habous et des affaires islamiques. Le ministère, chargé derelayerl’appel à la prière dans toutes les mosquées du royaume, se réfère explicitement à une tradition prophétique et cite un verset coranique« Et c’est Lui[Dieu]qui fait descendrela pluie après qu’on en a désespéré, et répand Sa miséricorde ».
Pour conjurer la sécheresse, Hassan II – le père de Mohammed VI – avait aussi lancé, dans les années 1980, un programme d’ensemencement des nuages baptisé « Al-Ghaït » (la pluie) mobilisant les forcesarmées royales de l’air et la coopération bilatérale américaine afin de« provoquer ». Mais le recours à cette technologie avancée ne prive pas le « commandeur des croyants » d’enappelerà Dieu pour les mêmes fins.« Une majorité de Marocains croit aux vertus de la prière, même s’ils regardent aussi avec attention les bulletins météorologiques à la télévision »,avance le politologue marocain Mohammed Tozy.
Pour l’auteur deMonarchie etislampolitique(Presses deSciencesPo, 1999), l’appel à la miséricorde divine fait partie de« la panoplie du commandeur des croyants », letitrede guide religieux revendiqué par le roi du Maroc depuis Hassan II. Quand la prière est suivie de la pluie, la baraka du roi, chérif, descendant du prophète est réaffirmée.« Mais,souligne Tozy,la prière rogatoire n’est pas assortie d’une obligation de résultat. Si la pluie ne survient pas, c’est que la communauté n’a pas expié tous ses péchés. »En janvier 2012, à peine son cabinet installé, le chef du gouvernement islamiste Abdelilah Benkirane avait participé, avec ferveur et force larmes, à une précédente prière de l’Istisqa.
« Concurrence dans le champ religieux »
A longueur d’interviews, Benkirane explique, depuis, que son équipe est bénie de Dieu. Mais, après une succession de bonnes campagnes agricoles, le royaume enregistre actuellement un déficit pluviométrique sévère, qui inquiète particulièrement dans les régions céréalières. Les cultures du blétendre, de l’orge et du blé dur sont le baromètre de l’agriculture, elles ont aussi un impact immédiat sur la balance commerciale du Maroc. En 2014, la récolte avait culminé à 115 millions de quintaux, un record qui n’avait pas empêché le Maroc dedevoirimportermassivement des céréales, notamment du maïs et du blé. Pour la campagne en cours, les professionnels anticipent déjà une récolte, au mieux, moyenne.
« Oui, la prière rogatoire obéit à une croyance populaire, largement partagée,confirme l’historien marocain Mohammed Ennaji (Le Sujet et le mamelouk,Mille et une nuits, 2007).La spécificité marocaine réside dans l’usagepolitiqueest symbolique qu’en fait la monarchie. »Ces derniers temps, l’Istisqa a été accomplie enArabie saouditeou enIndonésie. « Au Maroc, précise Ennaji,la pratique n’est pas autonome. Elle est initiée par le pouvoir, dans le cadre d’une concurrence dans le champ religieux entre la monarchie et les islamistes. »
Par-delà la superstition, il s’agit donc d’une question politique, puisque la monarchie n’entend pascéderle monopole de la tradition aux islamistes.« La même logique est à l’œuvre lors du ramadan,ajoute Ennaji.Alors que les calculs astronomiques permettent dedétermineravec certitude le début du mois sacré, le pouvoir privilégie encore l’observation à l’œil nu du croissant. »Pour Tozy,« la prière rogatoire est un atour de l’islam populaire marocain. Dans ce registre, le pouvoir n’abandonne rien ».
L'impuissance onusienne se précise. L'avenir s'ouvre sur tous les possibles.
Mon inquiétude se confirme, le calvaire des réfugiés se prolonge à Tindouf et
le retour à la guerre est possible. Christopher Ross parle littéralement d'une
bombe à retardement.
C'est sur le site de "Inner City Press" que le rapport de Ross est
visible depuis hier tard dans la nuit.
Sa lecture est déprimante. Les négociations sont à l'arrêt. La situation des
réfugiés est la même. les jeunes dans les camps se
radicalisent. Tout le monde est impuissant.
Le Maroc quitte les négociations, le Polisario
colle à l'esprit du plan de règlement onusien.
Vingt quatre ans d'efforts de paix sont sur le
point de partir en fumée! Souvenons nous que la civilisation repose sur les
négociations et que la barbarie est faite de violence, de haine et de guerre.
Triste.
Mohammed Jaabouk 9/12/2015
Christopher Ross a présenté hier soir ses observations au Conseil de
sécurité sur le dossier du Sahara occidental. Le médiateur onusien a reconnu
son échec à convaincre les parties à s’engager dans de véritables pourparlers.
Le diplomate a averti les Quinze du fossé séparant les positions du Maroc de
celles du Polisario. Il a rappelé que le premier exige que les négociations
portent essentiellement sur son initiative d’autonomie proposée en 2007, alors
que le Front revendique l’organisation d’un referendum menaçant d'une
reprise de la guerre contre le royaume dans le cas contraire.
Face à cette impasse, Christopher Ross a appelé la communauté internationale
à œuvrer pour un règlement urgent du conflit qu’il a qualifié de « bombe à
retardement ».
Selon les statistiques officielles du ministère de la Justice et des
libertés, le nombre de mariages de mineurs a atteint 35.000 en 2013
contre 18.341 cas en 2004. Et ces chiffres ne représentent que la partie
visible de l’iceberg. à travers tout le Maroc, de nombreux mariages de
petites filles sont encore aujourd’hui conclus par simple lecture de la
fatiha. Des vies entières sont sacrifiées pour garantir l’honneur de la
famille. Voyage au cœur du Sahara marocain, dans les régions de Zagora
et de Tinghir.
En juillet 2015, comme chaque été, près d’une quarantaine de personnes
– médecins, juristes, assistantes sociales, étudiants et militants -,
venus des quatre coins du Maroc, de France, d’Algérie et du Tchad, ont
parcouru le pays pour dénoncer les violences faites aux femmes et aux
petites filles. La 17ème caravane “Touda Khatoune”, organisée par la
Fondation Ytto pour l’hébergement et la réhabilitation des femmes
victimes de violences, a cette année ciblé les régions de Zagora et de
Tinghir. Objectif : sensibiliser les populations au Code de la famille,
briser le silence autour des violences faites aux femmes et les doter de
moyens pour s’émanciper. “Notre principale mission est de lutter contre
les mariages des mineurs et les mariages coutumiers qui constituent des
obstacles majeurs au développement du pays. Malgré la promulgation du
Code de la famille, les populations des régions de Zagora et de Tinghir
n’y sont toujours pas sensibilisées et continuent de constituer des
unions en toute impunité, ce qui a des conséquences tragiques pour les
épouses et leurs enfants”, explique Najat Ikhich, présidente de la
Fondation Ytto. A chacune des étapes de la caravane, à El Merja, Timtic, Taghbalt,
Anlif, M’cissi et tous les douars environnants, le constat est le même :
des femmes violentées et abandonnées par leur mari, des filles mariées à
13 ans, un nombre important de mariages coutumiers et forcés et une
généralisation de la polygamie. La violence à l’égard des femmes y est
omniprésente.
Manuel Valls a passé un sale « quart d’heure » vendredi sur France Inter. « Lundi matin (après le second tour des régionales. Ndlr), il va se passer quoi ? » lui demande Léa Salamé. « D’abord, la lutte contre le terrorisme », répond le Premier ministre, avant d’ajouter : « Ensuite, la priorité des priorités, la lutte pour l’emploi. »
Curieuse entame : la « priorité des priorités » ne vient
qu’« ensuite ». Tout un programme ! Et ce sera tout pour l’emploi et le
social.
De cette réponse, la journaliste tire la conclusion qui s’impose : « Rien ne changera, comme après les européennes, comme après les municipales ? » Réponse : « Nous avons la menace terroriste, nous avons un ennemi Daech… »
A croire que cette menace ne sert qu’à éluder la question du bilan de
la politique économique du gouvernement.
Comme d'autres anonymes, Andréa Fichot, avocat au
Barreau de Paris, a bravé l'interdiction pour participer ce dimanche 29
novembre à la manifestation contre l'Etat d'urgence. Interpellé par les
forces de l'ordre, il raconte les événements place de la République et
ses 23 heures de garde à vue.
Je ne suis pas communiste,
je ne suis pas écologiste. Pourtant, échaudé par l'appel de Manuel
Valls aux députés afin qu'ils ne soulèvent pas l'inconstitutionnalité
manifeste de la loi sur l’État d'urgence, choqué par la facilité avec
laquelle la France compte s'affranchir de la Convention européenne des
droits de l'Homme, je me suis retrouvé place de la République, dimanche
29 novembre, aux côtés des militants du NPA pour manifester contre
l’État d'urgence. J'ai assisté dans le cortège aux affrontements
entre casseurs et forces de l'ordre; et je l'ai suivi quand il s'est
désintéressé de ces scènes où policiers et jeunes cagoulés aiment à
jouer à la guerre, pour continuer à faire entendre son principal slogan :
« État d'urgence, État policier, on nous enlèvera pas notre droit de manifester ». Je l'ai suivi jusqu'à cette souricière mise en place par les policiers qui, sans doute déçus d'avoir si peu interpellé de « black bloc », comme
ils les appellent, ont trouvé en ce cortège pacifique et bien organisé,
une cible facile, avec des vieux, des couples, des mères de famille,
des militants qui ne se cagoulent pas, qui ne brûlent pas leur affaires
pour se camoufler, et qui n'ont pas de sérum anti lacrymogènes. Il
est 15h45 quand nous sommes définitivement bloqués et que commence
officiellement, comme nous l'apprendrons plus tard, notre garde à vue.
Perchés sur une corniche surplombant le cortège qui s'est transformé en
môle, deux policiers en civil se révèlent à leurs collègues et quittent
nos rangs. Les interpellations commencent.
Tanger
– Quelque 38.318 cas de violence ont été enregistrés en 2014 au Maroc,
dont 14.400 cas ont subi des “violences psychologiques”, 8.743 cas de
“violence physique”, 1.770 cas de “violence juridique”, 12.561 cas de
“violence économique” et 844 cas de “violence sexuelle”, selon le 7ème
rapport annuel de l’Observateur marocain des violences faites aux femmes
“Oyoune Nissaiya”, dévoilé jeudi à Tanger.
Je
suis en pleine préparation des masques d'Ali Aarrass pour l'action du
mardi... J'espère
que nous y serons nombreux à l'honorer lui qui symbolise de tas d'autres détenus
arbitraires... Parce
qu'à l'hôtel, malgré le prix onéreux à payer par leurs convives (260 €/personne)
ils seront tout plein !*********************************************************************************
Appel
à toutes celles
et ceux qui aimeraient participer à une toute prochaine action prévue dans le
programme de campagne freeali. L'action consiste à simplement et de manière
symbolique se partager le repas du prisonnier, du pain et de l'eau (que vous
prendrez avec vous) en portant un masque d'Ali, que je vous remettrai sur
place. Nous vous invitons à nous rejoindre le mardi 15 décembre à 18.30h
devant le Radisson Blu Royal Hotel, Rue du Fossé-aux-Loups- Wolvengracht 47,
1000 Bruxelles. Didier Reynders y est l’invité d’honneur au Annual Dinner de la
Chambre de commerce américaine à 260 euros la place. (Zone piétonnière, on ne
peut s'y rendre en voiture) Aidez moi à poursuivre le combat pour la
libération de mon frère !
La cour
européenne de justice met fin au pillage des ressources naturelles du Sahara
Occidental. L’accord agricole UE-Maroc annulé
De notre
bureau de Bruxelles, Aziouz Mokhtari
Face à une salle bourrée de journalistes, Gilles Devers, barreau de
Lyon, principal avocat du Polisario auprès de la Cour européenne de justice,
explique, en détails, pourquoi l’arrêt des juges du Luxembourg ne permet
plus aucune tergiversation par
l’Union européenne. Les magistrats européens renvoient Rabat et Bruxelles aux
fondamentaux.
Maître Devers
décortique le pourquoi et le comment les juges du Luxembourg ont balayé les
exégèses «bidon» de l’UE pour piller avec le Maroc, les richesses d’autrui,
celles du peuple sahraoui.
La Commission
européenne, le gouvernement économique des 28, en définitive, est dans de sales
draps après l’arrêt rendu par la Cour européenne de justice annulant, avec effet
immédiat, l’Accord agricole conclu avec le Maroc sur des territoires considérés
comme «non autonomes» et relevant de la doctrine des Nations-Unies en matière de
décolonisation.
Le 8 mars 2012,
les «commissaires» européens, à leur tête, alors, le Portugais José Manuel
Barroso, franchissaient une ligne rouge en piétinant le droit international,
celui des États membres ainsi que la morale publique. Barroso et les siens
s’inventent, alors, pour piller les richesses naturelles du Sahara occidental,
un statut «bidon» qui n’existe
nulle part en gratifiant le Maroc de
«puissance de fait».
Les juges
européens balaient cette exégèse de la rapine en renvoyant l’Europe à trois
fondamentaux. La puissance administrante du Sahara occidental est
l’Espagnejusqu’au jour
où le statut définitif de ce territoire sera résolu.
A ce niveau, il
n’y a aucune alternative au «référendum» d’autodétermination tel qu’édicté par
l’ONU et pour lequel le Maroc et le Polisario s’étaient engagés.
Cette
«baliverne» de «puissance de
fait» a été enterrée rapidement par les magistrats à
Luxembourg.
Le deuxième
point à relever dans l’arrêt est la reconnaissance du Front Polisarioen tant
que représentant unique et légitime du peuple sahraoui en attendant les
résultats du processus référendaire.
bonne nouvelle (une fois n'est
pas coutume) : la Cour européenne de Justice annule l'accord de commerce avec le
Maroc. Elles estime que ni le Maroc ni l'UE n'ont le droit de vendre les
ressources naturelles du peuple Saharaoui.
La Cour de justice de l'Union européenne a annulé
l’accord de commerce entre l’Union européenne et le Maroc, ce jeudi 10 décembre,
à cause de l’inclusion des produits du Sahara Occidental illégalement exploité
par le Maroc.
En effet, cet arrêt de la haute juridiction européenne est
un cinglant désaveu infligé au Maroc. « La décision 2012/497/UE du Conseil, du 8
mars 2012, concernant la conclusion de l’accord sous forme d’échange de lettres
entre l’Union européenne et le Royaume du Maroc relatif aux mesures de
libéralisation réciproques en matière de produits agricoles, de produits
agricoles transformés, de poissons et de produits de la pêche, au remplacement
des protocoles nos 1, 2 et 3 et de leurs annexes et aux modifications de
l’accord euro-méditerranéen établissant une association entre les Communautés
européennes et leurs États membres, d’une part, et le Royaume du Maroc, d’autre
part, est annulée en ce qu’elle approuve l’application dudit accord au Sahara
occidental », précise aujourd’hui La Cour de justice de l’Union
européenne.
En outre, le paragraphe 114 du verdict précise que « dès lors
que le Front Polisario est directement et individuellement concerné par la
décision attaquée, il n’existe de ce point de vue aucun doute quant à la
recevabilité du recours, contrairement à ce que font valoir le Conseil et la
Commission ». En octobre 2014, cette même Cour avait déclaré illégal l’accord de
pêche entre l’Union européenne et le Maroc.
Il convient de rappeler que
le Bureau du Conseiller Juridique de l’Union africaine avait adopté un Avis
Légal très clair en ses conclusions, qualifiant le Maroc de force d’occupation
illégale du Sahara Occidental, et soulignant que toute exploration ou
exploitation des ressources de ce pays africain occupé est illégale.
Personne ne
s’étonnera des appels criminels des Nations Unies au "statu quo", c’est à
dire au maintien de l’occupation et de la colonisation, mais avec
"moins de violence palestinienne". La jeune génération palestinienne en a
marre d’être en cage, humiliée et volée tous les jours, avec la
collaboration de certains Palestiniens qui n’ont d’autre "Autorité" que
celle de les réprimer. Seule notre solidarité peut leur apporter la
liberté qu’ils méritent. AMPLIFIONS LE BOYCOTT D’ISRAËL ! VOICI UN
NOUVEAU MOYEN DE LE FAIRE :
CHOISISSEZ D’ACHETER CHEZ LES PETITS COMMERÇANTS QUI AFFICHERONT CE LABEL DE QUALITÉ ET D’ETHIQUE
PRIVILÉGIEZ LES COMMERÇANTS QUI NE VENDENT PAS DE PRODUITS DE L’OCCUPATION. FÉLICITEZ-LES ET FAITES-LEUR DE LA PUB !
Quelle que soit l’allégeance du gouvernement français à
l’occupant israélien, nous femmes et hommes de conscience dans le monde
entier nous pouvons soutenir les Palestiniens dans leur lutte pour la
liberté et la justice.
Celles et ceux d’entre nous qui donnent par inadvertance leur argent à
un État criminel en faisant leurs courses se rendent complices de ses
crimes. NOUS VOUS APPELONS A ÊTRE VIGILANTS ET A BIEN REGARDER CE QUE VOUS ACHETEZ.
Netanyahou peut toujours essayer de diaboliser les Palestiniens, au
point de dédouaner Hitler pour ses crimes, la violence ne cessera pas
tant que durera l’occupation.
En France, on salue aujourd’hui les résistants à 4 ans d’occupation
allemande. Quels monuments faut-il élever à la gloire des Palestiniens
qui résistent à l’occupation israélienne depuis plus de 60 ans ?
Il ne peut y avoir un "statu quo" de la barbarie qui consiste à
mettre tout un peuple en prison, à voler ses terres, démolir ses
maisons, torturer ses enfants, envoyer des colons les agresser
quotidiennement et les bombarder massivement quand cela ne suffit pas.
La cour supérieure de l’Etat de
Washington, aux Etats-Unis, vient de rendre une décision favorable aux
enfants. Ceux-ci attaquaient le ministère local de l’Environnement. Le
juge confirme que les lois de l’Etat sur le CO2 sont insuffisantes. Cette décision s’inscrit dans un mouvement international de justice pour le climat.
« Je
ne vais pas rester assise et regarder mon gouvernement ne rien faire.
Nous n’avons pas de temps à perdre. Je pousse mon gouvernement à prendre
des mesures concrètes sur le climat, et je ne m’arrêterai pas jusqu’à
ce qu’ils changent d’attitude », C’est
ce qu’a dit Zoe Foster, 13 ans, l’une des enfants qui viennent de gagner
un procès contre l’État de Washington, aux États-Unis. Les États ne réussissant à se mettre d’accord sur le climat et
traînant les pieds pour agir lorsqu’ils ont décidé quelque chose, les
citoyens saisissent depuis quelques années, la justice. En 2015,
plusieurs procès ont été gagnés et d’autres commencent. En juin dernier, le Tribunal de La Haye donnait raison aux neuf cents
citoyens néerlandais et à la fondation environnementaliste Urgenda, qui demandaient au gouvernement des Pays-Bas de réduire ses émissions de gaz à effet de serre.
"Vers une inconditionnelle liberté, un film
que j’ai eu le plaisir d’écrire et réaliser avec Vartan Ohanian. Jean
Marc Mahy est entré en prison à l’âge de dix sept ans et demi. Il en est
sorti dix-neuf ans plus tard après un long séjour dans un autre monde,
un monde parallèle, qui vit et respire à son propre rythme, avec ses
propres lois. Un monde oublié par la communauté. Un jour de septembre 2003 Jean Marc Mahy a
franchi la porte de la prison de Namur pour ne plus jamais y retourner
et il a continué son lent marathon vers la liberté pendant dix-ans,
dehors, mais chaque jour occupé à parler de dedans, partout, et à tout
le monde. Dire des choses qu’on n’a pas envie de dire avec des mots, et
pourtant … Parler du droit à l’oubli en n’oubliant jamais. Il parle de
lui, de son histoire, à ceux qui sont déjà à la lisière de la prison
comme à ceux qui décideront de leur sort, pour les aider tous à choisir.
Ce film évoque le droit d’exister après avoir
purgé la peine, de n’être jugé ensuite que pour ce que l’on est
aujourd’hui, ici et maintenant. Dehors Jean Marc Mahy a écrit une pièce avec
Jean Michel Van Den Eeyden, metteur en scène et directeur du Théâtre de
l’Ancre à Charleroi, pour raconter une partie de son histoire,
probablement la plus dure, celle de l’isolement dans une prison du Grand
Duché du Luxembourg, son titre est son programme, son obsession, son
inquiétude quotidienne : Un homme debout. Mahy est resté debout malgré
la prison. Pendant les six derniers mois de sa
libération conditionnelle les auteurs de ce film l’ont vu s’approcher
avec inquiétude d’un 16 septembre, une date attendue depuis 29 ans,
comme si elle n’existerait jamais, trop difficile à atteindre, trop
belle pour lui. Ce documentaire ne refait pas le procès de cet homme
condamné deux fois pour avoir provoqué la mort sans intention de la
donner, ce n’est pas son objet, il propose la rencontre d’un homme et, à
travers ses paroles, quelques questions… Serge Challon et Vartan
Ohanian reconstituent un visage, comme un puzzle, malgré les pièces
perdues et désormais manquantes."
(photo : Jean-Marc Mahy donne un cours à l'Institut Cardijn)
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