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mercredi 8 mars 2017

Tribunal d’application des peines: donneur de sens ou de leçons?


Justice
© Baptiste de Dree, le Taille crayon https://letaillecrayon.wordpress.com/

Tribunal d’application des peines: donneur de sens ou de leçons?

13 février 2017 Caroline Van Pée 
 
Le tribunal d’application des peines (TAP), siégeant au sein des prisons, est chargé d’évaluer si un prisonnier peut être libéré sous conditions. À un tiers de sa peine, chaque détenu est admissible à la liberté conditionnelle et doit préparer son plan de reclassement. Un dossier construit pendant l’incarcération avec des travailleurs sociaux et des psychologues. Le mot d’ordre: endiguer la récidive.
«On fait croire à la société civile que les détenus peuvent sortir à un tiers de leur peine. Mais ça n’arrive jamais. Moi j’avais pas le choix, j’étais condamné à 51 ans de prison.» Comme le prévoit la loi, à un tiers de sa peine, Jean-Marc Mahy, ancien détenu à la prison de Marneffe, s’est présenté devant le tribunal d’application des peines. C’est au TAP, comme on l’appelle dans le milieu, que le juge et ses assesseurs décident de l’octroi ou non d’une libération conditionnelle.

Lire l'article : 

samedi 22 octobre 2016

Le Crieur : C’est la sixième saison du spectacle Un homme debout, de Jean-Marc Mahy



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Jean-Marc Mahy : “Quand l’État s’est demandé comment démolir quelqu’un sans le frapper, il a inventé l’isolement” (interview dans Le Crieur, Journal participatif de La Villeneuve)

Interview dans Le Crieur, Journal participatif de La Villeneuve
SOURCE
Benjamin Bultel et MF 7 octobre 2016 (photo au-dessus : Intervention de Jean-Marc Mahy au lycée Marie Curie, à Échirolles, lundi 3 octobre, par Cindy Drogue, Villeneuve Debout)

Jean-Marc Mahy est né en 1967 en Belgique. 

Par deux fois il tue, d’abord un vieil homme au cours d’un cambriolage puis un gendarme lors d’une évasion, deux fois par accident, « sans intention de donner la mort ». Il raconte en détail son histoire sur son site. Condamné à la prison à perpétuité en 1988, il passe 19 ans derrière les barreaux, dont trois en isolement. En 2003, il obtient une libération conditionnelle, avant d’être définitivement libéré en 2013. 

Depuis 2010, il participe au spectacle Un homme debout, créé et écrit par Jean-Michel Van den Eeyden à partir de la vie de Jean-Marc Mahy.
Dans le cadre de la journée internationale de la non-violence (organisée, à Grenoble, par un collectif d’associations (1)), le comédien vient présenter Un homme debout, dont il partage la scène avec Stéphane Pirard, à l’Espace 600, pour deux représentations, les 6 et 7 octobre. Le spectacle avait déjà été joué à la Villeneuve, en 2012. Jean-Marc Mahy multiplie aussi les interventions dans les établissements scolaires. 

mercredi 13 avril 2016

Je viens de passer deux jours aux côtés de Jean Marc Mahy,

Aline Baudouin à Bouillon de profs, 16/3/2016

Je viens de passer deux jours aux côtés de Jean Marc Mahy, à la rencontre des jeunes et adultes, qui verront, avec leurs profs, classes et groupes, le 14 avril prochain, le spectacle "un homme debout" à Soignies.

Petit florilège de messages que Jean Marc transmet avec intensité, énergie et extrême humanité. Encore des pointes de colère aussi ...
Entre anecdotes incroyables de dedans la cellule et de l'après .... Cette fameuse tranche de vie passée dans 10 prisons différentes dont 3 ans en isolement, après avoir été jugé deux fois aux assises "pour avoir donné la mort sans intention de la donner".
Le parcours de résilience hors du commun d'un éducateur spécialisé "très spécial ", sorte de " grand frère" que l'on sort de son chapeau comme dernière carte à jouer auprès de jeunes déjà en ippj pour fait de mœurs... Jean Claude, que je cite quand il cite :
"Puisses tu marcher dix lunes dans les mocassins d'un autre avant de pouvoir percevoir une infinité de sa réalité"
"Les hommes construisent trop de murs et pas assez de ponts"
"La violence est le bruit d'une souffrance qui n'est pas entendue "
Et que je cite tout court :
"La première chose que j'ai fait quand je suis sorti ? Aller embrasser un arbre. "
"Il y a trois types de violence: la violence physique...., la violence psychologique....et la violence du temps perdu."
"Vous êtes, chacun d'entre vous est, une histoire sacrée".
Etc. Etc. Etc.
Une nouvelle version du spectacle à découvrir. Un homme à connaître. Merci Jean Marc !
"Un homme debout", une production du Theatre de l'Ancre. À voir partout (y compris à Edimbourg l'été prochain !) et il n'y aura pas de la place pour tout le monde ...et bientôt à Grenoble.

Un film de Serge Challon et Vartan Ohanian

jeudi 18 février 2016

Vers une inconditionnelle LIBERTÉ sera diffusé au festival Millenium de Bruxelles

SOURCE  (photo :  Un homme debout, écrit et mis en scène par Jean-Michel Van den Eeyden, retrace les années de prison et d’isolement de Jean-Marc Mahy qui interprète son propre rôle,  Leslie Artamonow/Théâtre de l’Ancre)
Propos recueillis par Emilie Tôn, publié le 

 Jean-Marc Mahy est encore adolescent lorsqu’il plonge dans l’univers carcéral. Condamné à perpétuité pour le meurtre de deux personnes, il passe dix-neuf années derrière les barreaux dont trois en isolement au Luxembourg. De ces trois années, il en sort transformé. Il raconte.

Jean-Marc Mahy n’a que 17 ans et demi lorsqu’il est condamné pour un vol avec violence, coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Il entre en prison en décembre 1984 et s’évade deux ans plus tard, avant de se faire arrêter une nouvelle fois, pendant sa cavale, au Luxembourg. Cette fois, il prend la perpétuité et est emprisonné dans le grand-duché -dont trois ans en isolement- jusqu’en 1992, puis en Belgique jusqu’en 2003.
Depuis sa sortie de prison, Jean-Marc milite en faveur de l’abolition des cellules d’isolement. Educateur, comédien et défenseur des droits de l’homme, il revient sur son expérience, sa reconstruction et tente de tirer des leçons du passé.
“Trouver de tout, sauf de l’aide”
Quand je suis arrivé à la prison de Schrassig (à quelques kilomètres de la ville de Luxembourg, NDLR), j’ai bien senti que l’évasion et les coups que j’avais portés au gardien pour m’enfuir n’étaient pas oubliés. A ce moment, je ne savais pas encore que j’avais tué un gendarme. Escorté par six surveillants à travers un dédale de couloirs, je suis amené dans “le bloc E”. Les fouilles se multiplient. J’arrive devant une affiche sur laquelle est inscrit: “Vous rentrez comme un lion, vous sortirez comme un mouton.” Une autre affiche, beaucoup plus grande, s’impose avec son fond orange et ses lettres noires: “Vous pouvez trouver de tout ici, sauf de l’aide.” J’allais bientôt en comprendre la signification.
La cellule était très moderne et totalement aseptisée. Dès mon entrée dans ce qui sera mon unique lieu de vie pendant les trois années à venir, les gardiens me tapent la tête contre la table et préviennent: “Si tu dis un mot, on te fracasse.” Je suis encore fier lorsqu’ils m’amènent au palais de justice le lendemain matin. Je me prends pour Jacques Mesrine jusqu’à ce que le juge m’explique que j’ai tué un représentant des forces de l’ordre dans l’exercice de ses fonctions. Je suis abasourdi, comme si un poids d’une tonne m’était tombé dessus. Je comprends mieux le traitement auquel j’ai eu droit depuis vingt-quatre heures, et déduis aussi que ce traitement va s’intensifier et durer.

samedi 13 février 2016

Vers une inconditionnelle liberté au Festival Millenium de Bruxelles

samedi 13 février 2016

Vers une inconditionnelle liberté au Festival Millenium de Bruxelles (25 mars 18h CIVA Ixelles)

Sélection officielle du documentaire "Vers une inconditionnelle liberté" de Serge Challon et Vartan Ohanian au festival MILLÉNIUM de Bruxelles.

Projection le vendredi 25 mars à 18h au CIVA (Le Centre international pour la ville, l'architecture et le paysage), situé Rue de l'Ermitage 55,1050 Ixelles.

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jeudi 17 décembre 2015

Vers une inconditionnelle liberté . Film à ne pas manquer, ce soir sur RTBF...et quand en France ?

A ne pas manquer : ce soir à la RTBF 22.15h !



Vers une inconditionnelle liberté : Inédit




  • Entré en prison à 17 ans et demi, il a passé près de 20 ans derrière les barreauxet 10 ans en libération conditionnelle. il raconte son parcours face aux jeunes etsur les planches,  il joue sa pièce. Eviter aux jeunes de connaître comme luil’enfer de l’univers carcéral. C’est ce que l’on découvre dans ce documentaireréalisé par Serge Challon et Vartan Ohanian à ne pas manquer sur la Une lemercredi 16 décembre à 22h15.


    Adolescent délinquant, Jean-Marc Mahy a plongé dans l’enfer carcéral à l’âge de dix-sept etdemi. Pour avoir entraîné la mort de deux personnes, il a été condamné à perpétuité et passé 19ans derrière les barreaux, dont trois ans en isolement total. Un long séjour dans un autre monde,un monde parallèle, qui vit et respire à son propre rythme, avec ses propres lois. Un mondeoublié par la communauté.
    Au bout de près 20 ans de détention, il a obtenu sa libération conditionnelle un jour deseptembre 2003. Jean Marc Mahy a alors franchi la porte de la prison de Namur pour ne plusjamais y retourner. Il a continué son lent marathon vers la liberté pendant dix ans, dehors, maischaque jour occupé à parler de dedans, partout, et à tout le monde. 10 années pendantlesquelles il est devenu éducateur et comédien. Son obsession: témoigner pour faire en sorteque les jeunes ne connaissent jamais son expérience et pour que les ex-détenus ne replongentpas une fois " sortis ". Sur scène, il joue " Un homme debout ", une pièce qu’il a coécrite avecJean Michel van Den Eeyden, metteur en scène et directeur du Théâtre de l’Ancre à Charleroi,pour parler de son histoire. Il raconte la prison, les humiliations, l’isolement, la folie qui le guette et ces petits riens auxquels il s’accroche pour ne pas sombrer.
    Les réalisateurs français Serge Challon et Vartan Ohanian ont découvert l’histoire de Jean-Marcpar l’intermédiaire d’un policier de l’ancienne Brigade des Stups à Paris venu voir sa pièce. Leurfilm documentaire Vers une inconditionnelle liberté nous fait vivre les six derniers mois de saliberté conditionnelle en nous emmenant dans son quotidien et au théâtre. Se dessine alors leportrait d’un " homme debout " qui nous parle du droit à exister après avoir payé sa dette à laJustice même si elle ne pourra jamais l’être à la société. Un véritable hymne à l’espoir et audialogue qui fait particulièrement du bien par les temps qui courent.

    Vers une inconditionnelle liberté


    Un documentaire
    Voir

" Vers une inconditionnelle liberté " un film a voir absolument et a montrer aux plus jeunes.
" Où qu’il aille, Jean Marc Mahy n’a de cesse de témoigner de son expérience et des conclusions qu’il en a tirées : à ceux qui le croiraient encore, il explique que la prison ne rend pas homme ; à ceux qui en ont fait l’expérience, il assure qu’une vie est possible après la prison.
 

Toutes les portes ne sont jamais définitivement fermées, chacun est en mesure de remonter la pente de la vie, marche après marche. "
Et comme le dit notre frère commun Luk Vervaet " Stay Human "

rtbf.be
 
mais ce beau film a été inaccessible aux Français, rien que pour les Belges  ...pourquoi ? Trouverons-nous la vidéo sur facebook ?

vendredi 11 décembre 2015

Un film sur Jean-Marc Mahy : "Vers une inconditionnelle liberté" de Serge Challon et Vartan Ohanian

dimanche 29 novembre 2015

Serge Challon :
 
"Vers une inconditionnelle liberté, un film que j’ai eu le plaisir d’écrire et réaliser avec Vartan Ohanian. Jean Marc Mahy est entré en prison à l’âge de dix sept ans et demi. Il en est sorti dix-neuf ans plus tard après un long séjour dans un autre monde, un monde parallèle, qui vit et respire à son propre rythme, avec ses propres lois. Un monde oublié par la communauté.
Un jour de septembre 2003 Jean Marc Mahy a franchi la porte de la prison de Namur pour ne plus jamais y retourner et il a continué son lent marathon vers la liberté pendant dix-ans, dehors, mais chaque jour occupé à parler de dedans, partout, et à tout le monde. Dire des choses qu’on n’a pas envie de dire avec des mots, et pourtant … Parler du droit à l’oubli en n’oubliant jamais. Il parle de lui, de son histoire, à ceux qui sont déjà à la lisière de la prison comme à ceux qui décideront de leur sort, pour les aider tous à choisir.
Ce film évoque le droit d’exister après avoir purgé la peine, de n’être jugé ensuite que pour ce que l’on est aujourd’hui, ici et maintenant.
Dehors Jean Marc Mahy a écrit une pièce avec Jean Michel Van Den Eeyden, metteur en scène et directeur du Théâtre de l’Ancre à Charleroi, pour raconter une partie de son histoire, probablement la plus dure, celle de l’isolement dans une prison du Grand Duché du Luxembourg, son titre est son programme, son obsession, son inquiétude quotidienne : Un homme debout. Mahy est resté debout malgré la prison.
Pendant les six derniers mois de sa libération conditionnelle les auteurs de ce film l’ont vu s’approcher avec inquiétude d’un 16 septembre, une date attendue depuis 29 ans, comme si elle n’existerait jamais, trop difficile à atteindre, trop belle pour lui. Ce documentaire ne refait pas le procès de cet homme condamné deux fois pour avoir provoqué la mort sans intention de la donner, ce n’est pas son objet, il propose la rencontre d’un homme et, à travers ses paroles, quelques questions… Serge Challon et Vartan Ohanian reconstituent un visage, comme un puzzle, malgré les pièces perdues et désormais manquantes."
 
(photo : Jean-Marc Mahy donne un cours à l'Institut Cardijn)