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dimanche 13 décembre 2015

Conflit au Sahara : Vingt quatre ans d'efforts de paix sont sur le point de partir en fumée!

Ross avertit le Conseil de sécurité d'« une bombe à retardement »

Par Aba Dila
C'est acté!
L'impuissance onusienne se précise. L'avenir s'ouvre sur tous les possibles. Mon inquiétude se confirme, le calvaire des réfugiés se prolonge à Tindouf et le retour à la guerre est possible. Christopher Ross parle littéralement d'une bombe à retardement.
C'est sur le site de "Inner City Press" que le rapport de Ross est visible depuis hier tard dans la nuit.
Sa lecture est déprimante. Les négociations sont à l'arrêt. La situation des réfugiés est la même. les jeunes dans les camps se radicalisent. Tout le monde est impuissant.
Le Maroc quitte les négociations, le Polisario colle à l'esprit du plan de règlement onusien.
Vingt quatre ans d'efforts de paix sont sur le point de partir en fumée! Souvenons nous que la civilisation repose sur les négociations et que la barbarie est faite de violence, de haine et de guerre.
Triste.


Mohammed Jaabouk 9/12/2015
Christopher Ross a présenté hier soir ses observations au Conseil de sécurité sur le dossier du Sahara occidental. Le médiateur onusien a reconnu son échec à convaincre les parties à s’engager dans de véritables pourparlers.
Le diplomate a averti les Quinze du fossé séparant les positions du Maroc de celles du Polisario. Il a rappelé que le premier exige que les négociations portent essentiellement sur son initiative d’autonomie proposée en 2007, alors que le  Front revendique l’organisation d’un referendum menaçant d'une reprise de la guerre contre le royaume dans le cas contraire.
Face à cette impasse, Christopher Ross a appelé la communauté internationale à œuvrer pour un règlement urgent du conflit qu’il a qualifié de « bombe à retardement ».

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jeudi 6 mars 2014

Ross peine à trouver des solutions pour la reprise des négociations. Le Maroc bloque la situation


A la une International : Conflit au sahara occidental

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Par Rabah Beldjenna, El Watan 6.3.14

Malgré les efforts de l’envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU, Christopher Ross, pour que les négociations reprennent entre la RASD et le Maroc, les choses n’avancent pas.

Rabouni (camps de réfugiés sahraouis)
De notre envoyé spécial
 


L’envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara occidental, Christopher Ross, a effectué hier une nouvelle visite dans les camps de réfugiés sahraouis, dans le cadre d’une tournée dans la région.
Cette visite, la seconde du genre depuis le début de l’année, et qui s’inscrit dans le cadre de sa mission et en application des différentes résolutions du Conseil de sécurité, vise la reprise de pourparlers suspendus depuis 2010, pour parvenir à «une solution politique mutuellement acceptable et permettant au peuple sahraoui d’exercer son droit à l’autodétermination».
Cependant M. Ross, qui a été reçu hier par les membres de la délégation sahraouie ayant déjà pris part aux précédentes négociations, ne semblait pas avoir été aidé dans sa mission et dans ses efforts pour trouver les voies et les moyens afin que les deux parties (le Maroc et le Front Polisario) reprennent les négociations. Hier d’ailleurs il n’a pas souhaité faire une quelconque déclaration à la presse, se contentant de dire qu’il en avait fait de même lors de son passage au Maroc et en Mauritanie. Après les quelques zooms des caméramans et des photographes, la presse a été priée sine die à quitter les lieux (la maison de réception de la Présidence sahraouie) où il a été reçu par les membres de la délégation sahraouie.
Le silence de M. Ross en dit long. Il nous renseigne surtout sur l’impasse dans laquelle est toujours embourbée la question du Sahara occidental. Si le représentant de l’ONU n’a pas souhaité souffler mot à la presse, c’est que les choses n’avancent pas ! Que le blocage du processus de négociations entre les deux belligérants demeure.Qu’après de vains efforts, il n’a pas réussi, du moins pour l’instant, à faire revenir à de meilleurs sentiments le makhzen, pour le convaincre de reprendre le dialogue.
Mais, si du côté sahraoui, cela ne pose aucun problème, la délégation aux négociations a renouvelé hier «une totale coopération dans sa tâche» pour parvenir à une solution ayant pour finalité le référendum d’autodétermination du peuple sahraoui. Ce n’est pas le cas du côté marocain, pour lequel l’envoyé de l’ONU est, le moins que l’on puisse dire, devenu depuis un certain temps «indésirable».
Christopher Ross peine ainsi à faire avancer le processus de négociations entre les deux parties. Ce que d’ailleurs n’a pas omis d’affirmer le négociateur et représentant du Front Polisario aux Nations unies, Ahmed Boukhari. «Il y a un blocage, on n’a pas pu faire de progrès malgré la présence de M. Ross ici»,  dit-il, invitant le Conseil de sécurité de l’ONU à prendre ses responsabilités pour arriver à une solution «crédible» sur la base de la légalité internationale.
«La responsabilité est toujours celle du Conseil de sécurité et des grands, qui utilisent les deux poids deux mesures bénéficiant au Maroc pour saboter les efforts des Nations unies pour arriver à une solution dans ce conflit», a-t-il indiqué.   Bien sûr, les raisons de ce blocage, comme ne cesse de le répéter M. Boukhari, se trouvent du côté marocain. «Le problème de fond est qu’un pays se pose avec des appétits expansionnistes et qui a foulé aux pieds tous les principes de la Charte, et toutes les résolutions des Nations unies.»
Allusion donc au Maroc qui, selon lui, «bloque les efforts entrepris par les Nations unies pour mettre fin au problème de décolonisation. Et il sait qu’avec le référendum, les Sahraouis vont opter pour l’indépendance», a estimé M. Boukhari à sa sortie de l’entretien avec M. Ross. Et à ce titre, le Front Polisario accuse certains pays, notamment la France, d’aider le makhzen dans «sa tergiversation et son expansionnisme». «Les rapports de force utilisés par le Maroc de certains membres du Conseil de sécurité, notamment la France, expliquent ce statut quo. La crédibilité des Nations unies est alors malmenée», a-t-il soutenu. Le négociateur de la partie sahraouie a saisi cette occasion pour appeler le Conseil de sécurité à «prendre ses responsabilités de la manière la plus sérieuse et la plus tangible pour le futur de toute la région».