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mercredi 12 novembre 2014

Maroc : Libération imminente d’un rappeur emprisonné injustement



HRW, 11 novembre 2014
Le gouvernement marocain a envoyé un mauvais message en poursuivant un rappeur comme ‘Mister Crazy’ pour avoir exprimé pacifiquement ses opinions. Le fait d'incarcérer un jeune de 17 ans pour ses chansons n'a guère de sens dans un pays qui accueille régulièrement des festivals internationaux de musique et des conférences sur les droits humains.
Sarah Leah Whitson, directrice de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord(Casablanca) – Othmane Atik, un rappeur marocain âgé de 17 ans connu sous le nom de « Mister Crazy », est censé être libéré par les autorités marocaines le 12 novembre 2014, après avoir purgé une peine de trois mois de prison pour « insulte à corps constitué », « propos immoraux », ainsi que d'autres infractions liées aux paroles de ses chansons.

Atik, dont les chansons et les clips dépeignent la vie difficile des jeunes chômeurs de Casablanca, est le deuxième interprète de la scène florissante du rap marocain à être envoyé en prison pour les paroles de ses chansons, en violation des normes internationales de liberté d'expression.

« Le gouvernement marocain a envoyé un mauvais message en poursuivant un rappeur comme Mister Crazy pour avoir exprimé pacifiquement ses opinions », a déclaré Sarah Leah Whitson, directrice de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord. « Le fait d'incarcérer un jeune de 17 ans pour ses chansons n'a guère de sens dans un pays qui accueille régulièrement des festivals internationaux de musique et des conférences sur les droits humains. »...(et le forum mondial des ddH! NDLR)

Atik, qui chante en arabe marocain, a été placé en détention depuis qu’il s’est rendu à une convocation du procureur de Casablanca le 8 août. Le 12 août le tribunal l'a transféré dans un établissement de détention pour mineurs à Ain Sbaa, où il a été détenu depuis lors. Le 17 octobre, une chambre des mineurs de la cour de Casablanca l’a condamné pour « insulte à corps constitué » en vertu du code pénal, « incitation à la consommation de drogue » en vertu de la loi sur les stupéfiants du 15 novembre 1958, et pour la production et la diffusion de contenu qui est « contraire à la moralité publique » dans le cadre du code de la presse, a déclaré Saâdia Harrab, l'avocate d’Atik, à Human Rights Watch.

Dans « Aqliya Mhabsa » (« État d’esprit de prisonnier »), Atik chante : « Dans mon pays / tu voles ou tu trafiques / un braquage par ci, une vente de drogue par là / tout préparé à l'avance / je me suis arrangé avec la police / acheté le marché dans mon quartier / fait du policier mon chien. »

Le clip de la chanson « Fatcha M’absa » (« Visage renfrogné ») montre des jeunes hommes se prélassant dans les rues de Casablanca : il contient des mots obscènes en anglais et des images de pilules et de cigarettes roulées.

Le clip pour « Aqliya Mhabsa » dépeint un jeune homme dans un milieu de trafic de drogue et de délinquance qui finit derrière les barreaux. Dans « Hyati naqsa » (« Ma vie est incomplète »), Atiq rejette comme « de simples mots » et « un rêve » les références de l'hymne national au Maroc comme un pays d’« hommes libres » et « une source de lumière ».

Saâdia Harrab, l'avocate d’Atik, a déclaré que « Hyati Naqsa », « Fatcha M'absa » et « Aqliya Mhabsa » faisaient partie des chansons produites par Atiq en tant que clips qui figuraient parmi les éléments de preuve du procureur, ainsi que « Brika Ma3ksa » (« Un briquet têtu »), « Casa Mkarfsa » (« Casa est sale »), Passé noir et « Amrek Tansa » (« Tu n’oublies jamais »). La plupart des clips sont disponibles sur la chaîne YouTube d’Atik.

Le délit d'outrage à une institution de l'État (« corps constitué ») figure dans les articles 263 et 265 du code pénal marocain. Le tribunal a ignoré l'affirmation d’Atik qu'il n'a pas insulté l'institution en question – les forces de police – mais critiquait plutôt les agents de police individuels qui étaient corrompus.

En avril 2013, un autre rappeur, Mouad Belghouat, connu sous le nom d’« Al-Haqed » (l’Indigné), a purgé une peine d'un an de prison pour une vidéo sur YouTube produite pour une de ses chansons, « Kilab ed-Dowla » (« Chiens de l'État »), que le tribunal a considérée comme insultante pour la police. Al-Haqed a également fait valoir en vain que sa chanson critiquait des agents de police individuels plutôt que la police en tant qu'institution.

Al-Haqed a également purgé deux peines plus courtes pour des délits de droit commun, notamment une peine de quatre mois de prison plus tôt en 2014, pour s’être prétendument trouvé en état d’ébriété sur la voie publique, ainsi que pour coups et blessures et outrage à agents des forces de l’ordre.

L’article 19 (2) du Pacte international relatif aux droits civils et politiques stipule : « Toute personne a droit à la liberté d'expression ; ce droit comprend la liberté de rechercher, de recevoir et de répandre des informations et des idées de toute espèce, sans considération de frontières, sous une forme orale, écrite, imprimée ou artistique, ou par tout autre moyen de son choix. »

Le Comité des Nations Unies pour les droits de l'homme, l'organe d'experts indépendant qui veille au respect du pacte par les États, a déclaré dans une observation générale sur la liberté d'expression que les pouvoirs publics « sont légitimement exposés à la critique et à l'opposition politique. Par conséquent, le Comité s’inquiète de lois régissant des questions telles que ... l’outrage à l’autorité publique. ... [Les gouvernements] ne doivent pas interdire la critique à l’égard d'institutions telles que l'armée ou l'administration. »

La constitution du Maroc, dans l'article 25, garantit la liberté d'expression « sous toutes ses formes » et les « libertés de création, de publication et d'exposition en matière littéraire et artistique... » Cependant, depuis l’adoption de cette constitution en 2011, les autorités n’ont pas encore modifié une série de lois qui imposent des peines de prison pour des délits d'expression non violents, tels que ceux utilisés pour poursuivre Atik en justice.


http://www.hrw.org/fr/news/2014/11/11/maroc-liberation-imminente-d-un-rappeur-emprisonne-injustement
 

CAN 2015. Colère des dirigeants Africains


Le Maroc risque de lourdes sanctions

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Hassan Moali, 12/11/2014


 
 
 

 

 
 Issa Hayatou et le comité exécutif de la CAF, hier au Caire.
© AFP
Issa Hayatou et le comité exécutif de la CAF, hier

 En froid avec l’ONU et les Etats-Unis, n’ayant pas voix au chapitre à l’Union africaine et désormais exclu de la CAN, le cauchemar continue pour le Maroc.

Est-ce la fin d’un règne pour le Maroc en Afrique ? La décision du comité exécutif de la Confédération africaine de football de lui retirer l’organisation de la CAN et d’en disqualifier son équipe nationale constitue, assurément, un camouflet. Sportif d’abord, mais aussi et surtout diplomatique. Le royaume, qui était jusque-là en territoire acquis et conquis sur le continent noir, s’en trouve subitement chassé…
Le mot est fort, mais la sentence de la CAF et ses implications le sont tout autant. Le royaume, qui a maintenu les dessertes de sa compagnie aérienne, la RAM, vers de nombreuses destinations africaines malgré Ebola, n’a pas réussi à convaincre l’instance continentale de reporter la compétition de foot de peur précisément de ce fameux virus. L’argument du «cas de force majeure sanitaire» s’est avéré insuffisant pour faire plier la CAF.


Le mauvais diagnostic de Rabat
De fait, le Maroc se prive d’une immense occasion de s’offrir une publicité gratuite et dans le monde entier pendant trois semaines, soit la durée de la compétition africaine. Mais, plus grave, c’est l’image du royaume qui se trouve sérieusement écornée par cette exclusion, sans gloire, d’une compétition aussi prestigieuse que la CAN. Vu d’Afrique, c’est un manque de solidarité de la part du Maroc à l’égard des pays touchés par le virus Ebola qui ont plus besoin d’être soutenus que d’être fuis comme des pestiférés.  
En abattant sa main lourde, la CAF, présidée par le Camerounais Issa Hayatou, a sans doute voulu faire payer au royaume son attitude pour le moins inappropriée. Diplomatiquement, c’est une gifle pour un pays qui prétend être le porte-drapeau du continent, même s’il s’est auto-exclu des instances de l’Union africaine depuis 1984. Le Maroc a clairement perdu la main sur le continent, malgré les périples réguliers et autres safaris de son roi, qui ouvre une banque par-ci et une mosquée par-là.
Le fait est que de nombreux pays africains soutiennent le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et reconnaissent la RASD. En juin dernier, au terme de son 23e sommet à Malabo, en Guinée équatoriale, l’Union africaine a nommé l’ex-président du Mozambique, Joaquim Chissano, envoyé de l’UA pour le Sahara occidental. Une nomination qui a fait très mal au royaume, au point de protester auprès de Ban Ki-moon. Mais ce n’était qu’un début. Le cauchemar allait crescendo pour le royaume qui faisait face à une série de déconvenues sur le seul sujet inscrit à son agenda diplomatique, à savoir le dossier du Sahara occidental.
A commencer par les rapports décapants sur les violations des droits de l’homme dans les territoires occupés et les simulacres de procès expéditifs contre les activistes sahraouis. Signe de la grosse panique qui s’est emparée du royaume, sa mission à New York ne sait plus sur quels amis s’appuyer maintenant que les Etats-Unis assument publiquement le statut du Sahara occidental en tant que «territoire non autonome», conformément aux résolutions pertinentes des Nations unies.
El Watan, qui a consulté des documents confidentiels envoyés par le représentant du makhzen à l’ONU à sa tutelle à Rabat, a pris toute la mesure du malaise du Maroc face à l’érosion de ses soutiens au Conseil de sécurité. Déjà qu’il a échappé de justesse à un projet de résolution américain élargissant le mandat de la Minurso à la protection des droits de l’homme en 2013, le Maroc s’inquiète plus que jamais d’un lâchage définitif des Américains. Et pour cause, Washington a très mal apprécié le refus du Maroc d’accueillir l’envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU, Christopher Ross, au prétexte que ses rapports sur le Sahara occidental seraient subjectifs.
De même que les Etats-Unis ainsi que le secrétaire général de l’ONU ne comprennent pas que Rabat s’oppose à la nomination du nouveau chef de la Minurso, la diplomate canadienne Kim Bolduc. Alors qu’elle devait rejoindre son poste début septembre à El Ayoun, le Maroc ne lui a pas donné son feu vert, arguant qu’il n’a pas été «consulté». C’est dire que le royaume du Maroc se retrouve en porte-à-faux avec les Nations unies, l’Union africaine et, depuis hier, avec la Confédération de football. Il est clair qu’il lui sera difficile de se sortir d’un tel guêpier. En diplomatie, il n’est jamais de bon ton de hausser le ton et de bomber le torse, a fortiori contre des adversaires avec lesquels on ne boxe pas dans la même catégorie. Le Maroc et son roi risquent d’y laisser des plumes…
 

Hassan Moali

Un parlementaire russe exprime son soutien au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination


Moscou,9/11/2014 (SPS)

 Le parlementaire russe, membre du comité pour la législation constitutionnelle de la Douma, M. Dmitry Gudkov a exprimé son soutien à la lutte légitime du peuple sahraoui à la liberté et à l’indépendance, lors de sa réception du représentant du Front Polisario en Russie, Dr. Ali Salem Mohamed Fadel. 

M. Gudkov a dénoncé la manipulation marocaine contre  la légitimité internationale, réitérant sa volonté d’œuvrer pour sensibiliser l’opinion publique russe autour de l’occupation marocaine illégale du Sahara occidental et la nécessite d’exercer des pressions sur le Maroc  afin de se conformer à la légitimité internationale.

Le responsable russe a également dénoncé l’inertie de la communauté internationale pour la décolonisation du Sahara occidental, rappelant également que les politiques coloniales se ressemblent  et le Maroc ne fait pas exception.

M. Gudkov a en outre indiqué que le peuple sahraoui arrachera son droit  quelle que soit la faiblesse de tout le monde et viendra le jour où il réalisera son rêve.

A cette occasion, le diplomate sahraoui a présenté un exposé détaillé sur la résistance nationale du peuple sahraoui, les violations graves des droits de l’homme commises par l’occupant marocain contre les civils sahraouis et son pillage illégal des ressources naturelles au Sahara occidental occupé. (SPS)

Sahara occidental - Gdeim Izik : quatre ans déjà

  quatre ans déjà

Par Mariam Ali, 9/11/2014
On l’a surnommé le camp de la Liberté, c’était la plus grande manifestation sociale au Sahara occi- dental depuis 1975. Entre 15 000 et 20 000 Sahraouis y vivaient sous des tentes, à une douzaine de kilo- mètres d’El Ayoun, capitale occupée du Sahara occidental, pour protester contre la politique du Maroc et réclamer leurs droits. 
 Lundi 8 novembre 2010 à l’aube, la barbarie marocaine a précédé le réveil des Sahraouis. Le campement a été démantelé de force par l’armée marocaine. Le bilan 
officiel de la tuerie demeure à ce jour méconnu, même si, de part et d’autre, l’on parle de 36 morts, une centaine de détenus et autres disparus. Ce qui est sûr et même certain, c’est que ce jour-là, les Marocains ont tenté un génocide. Dans un bref entretien qui nous avait été accordé, la militante espagnole Isabel Terraza et son ami Antonio Velazquez, témoins oculaires des événements, rencontrés dans les camps des réfugiés sahraouis de Tindouf, n’ont jamais cru qu’un humain pouvait, en aucun cas, faire preuve d’une telle violence envers un autre. « Franchement moi, personnellement, il m’est trop difficile de revenir sur ce qui s’est passé ce jour-là. En un mot, c’était un génocide. Cela restera gravé dans ma mémoire tant que je serai vivante. Oui, nous étions témoins du démantèlement du camp de Gdeim Izik, moi et mon ami. Nous y étions depuis les premiers jours de son installation, soit depuis le 20 octobre 2010 plus exactement. Disons que nous avons beaucoup appris bien avant l’installation du campement en dehors d’El Ayoun par les jeunes Sahraouis et là un fait nous a marqués », a-t- elle témoigné. Quatre ans se seront déjà écoulés. Et rien n’a changé. La situation dans les territoires occupés demeure la même face à un royaume marocain qui fait fi de toutes les condamnations de la communauté internationale, imposant ainsi son diktat à des populations meurtries, affamées et pourchassées au quotidien. La hantise humaine de gouverner a fait du Sahara occidental un coin où tous les maux sont réunis. Les violations des droits humains au Sahara occidental ne dont pas un vain mot. La situation perdure au vu et au su de la communauté internationale. Les exemples ne manquent nullement. Ils sont édifiants. La découverte récente de fosses communes dans les territoires sahraouis occupés remet, en effet, à l’ordre du jour la question des crimes que commettent les autorités marocaines à l’encontre du peuple sahraoui, au mépris de la légalité internationale concernant le respect des droits de l’homme. Les dépassements marocains ont été ainsi mis à nu par la découverte, début 2013, de deux fosses communes dans la localité de Mkala, près de Smara, et non loin du « mur de la honte », selon les révélations d’Omar Abdesslam, président de l’Association des familles des prisonniers et disparus sahraouis (Afapredesa). Les restes de 60 corps au moins, dont des enfants, y ont été trouvés et l’identification de neuf d’entre eux a permis d’établir qu’il s’agissait de civils sahraouis exécutés par les forces ma- rocaines lors de l’invasion puis l’occupation du Sahara occidental. Le gouvernement sahraoui a appelé, à maintes reprises, à casser le blocage médiatique imposé par le Maroc dans les territoires sahraouis occupés, où des violations systématiques des droits de l’Homme et une répression aveugle et sauvage sont commises à l’égard des populations locales. Les violations marocaines concernent aussi le non- respect des lois internationales, en entravant notamment le travail des organisations de défense des droits de l’Homme.

mardi 11 novembre 2014

«La région a besoin que la décolonisation du Sahara occidental s'accomplisse»

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Le temps dz, 9/11/2014 
Le ministre des Affaires étrangères  réplique aux attaques du roi du Maroc :


«La région a besoin que s'accomplisse la décolonisation du Sahara occidental», une déclaration faite hier par le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, qui ne souffre d’aucune ambiguïté, en réponse aux attaques récentes du roi du Maroc qui accuse l'Algérie d'être impliquée dans le conflit qui oppose le Sahara occidental au royaume chérifien.

En effet, relevant que la stabilité de la région est sous-tendue par le recouvrement de l'indépendance de l'ancienne colonie espagnole,  le chef de la diplomatie algérienne a réaffirmé, selon l’APS, la nécessité de l'application des résolutions de l'ONU pour que le Sahara occidental recouvre son indépendance :

«Notre région a besoin également que s'accomplisse la mission de décolonisation du Sahara occidental qui incombe à l'ONU, en application des résolutions de l'Assemblée générale et du Conseil de sécurité des Nations unies et à la veille du quarantenaire de l'avis de la Cour internationale de justice qui a consacré l'autodétermination comme passage obligé de la solution à promouvoir au bénéficie du peuple de ce territoire.»

Dans un contexte régional, et à l'occasion de la célébration de la Journée mondiale des Nations unies, Ramtane Lamamra a mis l'accent sur la nécessité de promouvoir la stabilité, la paix et le développement, qui constituent l'axe central de la démarche de l'Algérie.

«L'urgente nécessité de promouvoir la stabilité, la paix et le développement figure au centre de la démarche de l'Algérie. Dans cet esprit, l'Algérie se réjouit du nouvel acquis démocratique que constituent les récentes élections législatives en Tunisie, une excellente nouvelle pour les pays du Maghreb et au-delà», a-t-il précisé. Occupé depuis 1975 par le Maroc avec le soutien de la France et de l'Espagne, le Sahara occidental est la dernière colonie en  Afrique. Il est inscrit depuis 1966 sur la liste des territoires non autonomes, et donc éligible à l'application de la résolution 1514 de l'Assemblée générale de l'ONU portant déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et peuples coloniaux.

Faisant le parallèle avec la question de l'occupation de la Palestine par Israël, le chef de la diplomatie algérienne a souligné que «le moment était venu de mettre fin à la politique d'occupation, de colonisation et d'agression militaires à répétition d'Israël dans la région, dont Ghaza, devenue champ de ruines, est le témoignage accablant».

Enfin, le ministre des Affaires étrangères saluera la désignation par l'ONU de l'année 2014 «année de la solidarité avec le peuple palestinien». «Nous saluons la pertinence de la décision de l'ONU, décrétant 2014 ‘’année de la solidarité avec le peuple palestinien’’ en ce qu'elle traduit la volonté de la communauté internationale pour que soit faite la quête légitime des Palestiniens de vivre libres dans un Etat souverain, reconnu dans les frontières de juin 1967», a-t-il conclu.

http://www.letempsdz.com/content/view/135531/1/   M. B.
 

Arrestation et répression de 2 militants et responsables du Syndicat National des Marins Pêcheurs à TanTan

 Par Souad G, 11/11/2014

 Répression à Tan Tan. Arrestations  de 2 militants Aboughaz Mohamed , militant actif et responsable  du Syndicat National des Marins Pêcheurs en haute Mer, et Mustafa Akram.

Ce mardi 11 novembre 2014, plus de 200 marins se sont rassemblés dès 16 h dans le port de Tan Tan suite aux tentatives de la délégation maritime de faire appliquer  et d’imposer les nouveaux règlements du programme Halieutis.
Ce programme Halieutis vise à préparer la  « compétitivité  et l’ouverture des marchés »  dans le secteur de la pêche comme programmé dans le « Plan Maroc Vert » dans le secteur de l’agriculture et de la Pêche.
Les marins se sont rassemblés dès 16 h dans le port de Tan Tan pour débattre des conséquences et graves répercutions sur leurs conditions de travail  dans le secteur de la pêche  livré à la concurrence internationale.
C’est alors que les forces de répression sont intervenus pour disperser le rassemblement puis ont procédé à l’arrestation de Aboughaz Mohamed et Mustafa Akram.
Une manifestation s’est organisée dans le port de Tan Tan :
Après une heure trente de protestation et face à la combativité et de la détermination de leurs camarades marins pêcheurs, les deux militants ont été relâchés.
Solidarité avec les luttes des marins pêcheurs.
Affaire à suivre…
Le 11 novembre 2014

Nouveaux éléments, nouvelle pétition pour la libération des 3 Français arrêtés, emprisonnés et torturés au Maroc !


À l'attention : Ministre de la justice du Maroc,

et ministre des Affaires Etrangères de France

 

L’affaire des trois Franco-Maghrébins partis au Maroc avec un ami marocain se dévoile petit à petit, à mesure qu’apparaissent de nouveaux éléments. 
L’année dernière une « bande de quatre» malfrats sévissait dans les environs de Tanger, véritable association de malfaiteurs vivement recherchée par la police.
Arrive à Tanger une "bande de quatre" amis qui souhaite passer des vacances tranquilles au Maroc : Abdel-Aziz, un Franco-Algérien qui compte y rencontrer Karima, une jeune Marocaine qu’il a connue sur facebook, Yassine un Franco- Tunisien, Tarek un Franco-Marocain et un ami marocain.
  Le 5 décembre 2013 des membres de la DST les arrêtent brutalement pour "trafic d’armes à feu". Traités comme des malfaiteurs, pendant cinq jours ils sont sauvagement torturés à Casablanca : têtes plongées dans l'eau, crachats, suspension par les pieds, décharges électriques dans les testicules à l'aide de batteries de voiture …
Y a-t-il eu réelle confusion entre les deux bandes ? On en doute lorsque l'on apprend qu’après avoir été torturés, durant leur garde à vue à Casablanca, ils ont été confrontés à une personne qui avait été violemment agressée par une bande de 4 malfrats : aucun des quatre détenus en garde à vue n’est reconnu comme l’un des agresseurs que cette personne avait vue au moment du braquage.
Donc, dès le début de l’affaire, la police sait qu’ils ne sont pas les malfrats recherchés.
Au lieu d’avouer son erreur, n’ayant aucune preuve de leur culpabilité, la police a continué de les torturer, pour les forcer à s'accuser les uns les autres à avouer un trafic de stupéfiants. En les torturant il était facile de faire avouer n’importe quoi ! Ramenés à Tanger, le juge les informe qu’en appel Abdel-Aziz et Yassine sont condamnés à 2 ans de prison ferme. Tarek, condamné à un an de prison, bénéficiera de la grâce royale le 20 août lors de l’Aïd. Quant à l’ami marocain il est libéré deux semaines après l’arrestation.
« Désespéré en apprenant qu’il aura à passer deux ans dans cette prison pour fausses accusations, Abdel-Aziz tente de se suicider, heureusement empêché par ses codétenus. Il est asthmatique il a été traité comme un chien » écrit Souad la sœur d’Abdel-Aziz
Tous les trois mois, une de ses deux sœurs, ou sa mère fait le déplacement pour apporter les médicaments indispensables et soutenir ce fils et frère parti en vacances qui se trouve en prison pour trafic de drogue qu’il n’a avoué que sous la torture, mais sinon qu’ il a toujours nié.
Souad l’ainée des deux sœurs d’Abdel-Aziz compte d’abord sur la justice marocaine pour rétablir la vérité.
«J’en suis au 4ème avocat. Ils ne servent à rien. Ils ont toujours menti en me disant: "Ça y est, il va bientôt passer devant le juge et de là il sortira". Ils nous ont coûté 18 000€. Le consul leur demande d’arrêter la grève de la faim. Maigre assistance consulaire ! Le juge leur demande une caution de 40 000€ "réduite" à 20 000 dont la famille, flairant l’arnaque, n’a payé qu’une partie. Les gardiens volent plusieurs fois l’argent que la famille envoie et lors de chaque visite demandent à être payés pour qu' «il soit bien traité». Et le déplacement en avion coûté cher. La famille Redaouia voudrait bien prendre un avocat français mais elle a dépensé toutes ses économies, pour rien !
Souad finit par s’adresser à Amnesty, à l’ACAT, à des associations de droits de l’Homme, à la presse, au président de la République. Les associations de Droits de l’Homme ne réagissent pas, à part le Comité de soutien aux familles des prisonniers européens détenus au Maroc, et Solidarité Maroc 05.
Début juin 2014 les prisonniers entament une grève de la faim, seul moyen pour crier leur innocence. Depuis plus de 4 mois ils obligent ainsi l’administration pénitentiaire à assurer un minimum de suivi médical et leur fournir ce qu’il faut pour, malgré tout, rester en vie (sucre, un peu d’eau, etc.), ce qui rend furieuse cette administration qui réagit par des menaces : vols de leurs biens, transfert vers une prison plus éloignée s’ils n’arrêtent pas cette grève. Vie misérable pourtant jalonnée d’espoirs (deux grâces royales, transfert en France) mais aussi de désespoirs et d’incompréhension, puisqu'ils sont toujours exclus. 
Le 8 septembre les quatre malfrats de Tanger sont reconnus et arrêtés. Deux de ces malfrats sont des policiers !
(“Arrestation de 4 personnes recherchées dans une affaire d’association de malfaiteurs, d’enlèvements et de tentative d’extorsion” http://www.medias24.com/SOCIETE/14157-Tanger-de deux-policiers-arretes-nouvelle-piste-pour-le-braquage-du-fourgon-blinde.html)
Mais rien ne change pour eux. Ils restent en prison. Ils ne font pas partie des libérés suivants. Pourquoi ? C’est le désespoir !
La police ne chercherait-elle pas à «couvrir» les deux collègues en continuant à « punir » des innocents ?
De quoi Abdel-Aziz et Yassine sont-ils donc coupables alors que leurs compagnons sont libérés ?
 Qu’ont-ils fait que les deux autres n’ont pas fait ? Pourquoi ne sont-ils pas libérés, puisque la vraie bande des quatre, arrêtée, a reconnu les braquages et autres méfaits dont ils sont accusés.
Il faut lever le silence sur cette injustice, partout, par tous les moyens ! Le fait de n’être que de simples citoyens français et non des militants n’est pas une raison pour être oubliés des associations et des militants des droits de l’Homme qui doivent lutter pour la libération de ces deux garçons, en prison depuis plus de 10 mois alors que les vrais coupables, et parmi eux des membres de la police sont arrêtés.
Qu’attend le gouvernement marocain pour appliquer les principes les plus élémentaires de justice et libérer ces deux garçons qui n’ont commis aucun méfait 
!
Pour signer, cliquer sur :



Titres des publications de la semaine du 2/au 9/11/2014 sur http://solidmar.blogspot.com

Les informations se ressemblent de semaine en semaine. Le roi et son Maghzen continuent d’étaler leur incohérence : le forum mondial des droits de l’Homme se prépare à Marrakech alors que la violation des droits de l’Homme au Maroc progresse depuis l'avènement de M VI ! Son acharnement haineux contre le Sahara Occidental pour marquer l’anniversaire de la Marche Verte est basé sur le de fantaisistes mensonges. La “justice” se complait toujours dans la corruption. Lire l’affaire de deux des Franco-Maghrébins toujours en prison alors que la bande de malfrats, dont 2 policiers, avec lesquels ils ont (peut-être) été confondus, a  été arrêtée.
Mais rassurons-nous. La pluie ne manquera pas au Maroc, grâce aux prières rogatoires conduites par le petit prince, courageux malgré le risque de pluie annoncée ! Mais la fin du Moyen Age n’est pas encore annoncée...


   Point n°66 sur la campagne de parrainage des prisonniers politiques et d’opinion au Maroc

Les Sahraouis en manif devant l'ambassade marocaine à Oslo.

Les Sahraouis en manif contre l'exploitation pétrolière au Sahara Occidental occupé, devant l'ambassade marocaine à Oslo.
Le 8 novembre est la date anniversaire de la destruction du campement de la méga manif de Gdaim Izik en 2010. Elle avait réuni par loin de 20 000 Sahraouis sous la tente dans le désert pendant un bon mois. Leurs revendications étaient le respect de leurs droits, notamment à l'indépendance, et l'arrêt du pillage par le Maroc et des étrangers des ressources naturelles de la partie occupée de leur pays.


Saharawis demonstrate in front of the Moroccan embassy in Oslo - in protest over the upcoming illegal oil drilling. The oil platform arrives Western Sahara in few days from now.

lundi 10 novembre 2014

Cyberaction en complément d'information à l'affaire des jeunes Franco-Maghrébins en "vacances" au Maroc


L’affaire des trois Franco-Maghrébins partis au Maroc

Solidmar avait déjà publié des informations sur cette affaire invraisemblable de ces jeunes Franco-Magrébins partis en vacances avec un ami marocain (cyberaction n°634), arrêtés, sauvagement torturés et emprisonnés.. Ce que nous ne savions pas, c'est qu'il y avait confusion avec une bande de quatre  malfrats dont deux policiers !
A lire et signer !
solidmar

Complément d’information à la Cyber @ction 634
et nouvelle pétition: 
Nous vous proposons d'écrire à l'Ambassadeur de France au Maroc pour obtenir la libération des 2 derniers inculpés à tort (courrier compris dans la cyberaction)

Les militants disent NON à la campagne de répression et d'interdictions !

Aymane Aouidi
Aymane Aouidi 10 novembre 10:35
Partagez SVP !
TOUS/TES dans la rue, 
le 16 novembre ,
 pour dire NON à la campagne de répression et d'interdiction dont l'AMDH est victime.

Dimanche 16 novembre, 
11:00 (UTC)
ous avez été invité(e) par Samira Kinani
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 L'AMDH par Ali Fkir 

La noble AMDH est grande , elle est invincible grâce aux hautes qualités de ses militant-Es et aux valeurs humaines qu'elle véhicule. A défaut de valeurs démocratiques, les faibles n'ont que la répression et l'intrigue comme armes.
Ci-dessous les véritables problèmes. Les scribouilleurs à la solde du makhzen se veulent aveugles.
Pour 2015, l'Etat prévoit:
- de dépenser 22% du budget général de l'Etat pour faire face aux amortissements et intérêts des dettes.
- 25,36% des recettes seront comblées par des emprunts
Le makhzen a hypothéqué l'avenir des futures générations. Celle d'aujourd'hui patauge déjà dans le marécage (à sables mouvants) des conséquences du conflit du Sahara, de l'endettement...Savez-vous que la surfacturation de l'électricité s'inscrit dans le cadre de la préparation de la privatisation de l'ONE? Les acquéreurs n'auront qu'à ramasser les milliards. Le terrain sera déjà "pacifié". Certains avancent que l'ONA royal sera l'un des bénéficiaires. Rien n'est officiel.

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15/11/2014


AZIZ AKKAOUI, de l'AMDH EXPRIME SA COLÈRE A RABAT LE 16 NOVEMBRE 2014

L'AMDH la plus grande et la plus importante association des droits humains au Maroc ,en Afrique du nord et dans le monde arabe - avec 96 sections réparties sur le territoire national et en Europe- fait l'objet d'interdictions et de harcèlement systématique et délibéré des services du ministère de l'intérieur marocain! Rien que pour la journée du 1er novembre 2014 , le ministère de l'intérieur a interdit 20 activités de l'AMDH !

Cette déclaration de guerre contre l'AMDH a été annoncée officiellement par le ministre de l'intérieur devant les "représentants" de la nation pendant le mois de juillet de l'année en cours sans que nos honorables "représentants" ne s'interrogent sur les raisons de cette offensive des troupes de l'intérieur sur les positions de l'AMDH !

Mais contrairement à lui, monsieur le ministre de l'intérieur et ceux qui sont derrière lui,  nous, militantes et militants de l'AMDH , savons trop bien que l'AMDH se refuse de répéter en chœur la cacophonie qui écorche et les esprits et les oreilles du peuple marocain, laquelle cacophonie a pour titre " Goulou laam zine" "dites que le Maroc dans lequel nous vivons est le meilleur des Marocs possibles"! Nous répétons en revanche à son excellence monsieur le ministre que les volontés sont libres et que nous avons choisi au sein de l'AMDH de haut et fort que nous sommes aux antipodes des politiques impopulaires de votre gouvernement! Continuez votre sale guerre comme bon vous semble, nous continuons notre noble lutte pour la liberté, la démocratie, la dignité et l'égalité !!!