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mercredi 7 août 2013

Union Marocaine du Travail
Syndicat National des Petits Paysans et Employés Forestiers
Région du Souss Massat Drâa 

Bureau Syndical Régional

Association Timilte d’usagers d'eau spécifique aux agriculteurs
Aoulouz
   Conseil administratif
Par Lahoucine Amal, Taroudant ,Bureau Syndical, Régional, 5/8/2013

 

A Monsieur l’ambassadeur d’Allemagne   au Maroc  Rabat


Objet : Revendication contre la constitution d’une association concurrente le 06/08/2013.



Nous avons l'honneur de vous écrire, Monsieur l’ambassadeur, à propos du projet R1 (irrigation par goutte à goutte) d’Aoulouz qui est un projet de votre État. On avait déjà signalé dans une lettre destinée à vous en avril 2013, que ce projet n'est pas adapté à la situation des terres et des cultures des petit(e)s et pauvres paysan(ne)s. L'irrigation par canaux bien modernes est la seule façon de développer les récoltes d'olivier et de blé. 



Le programme G1 n’a pas pris en considération la situation sociale des paysan(ne)s marginalisé(e)s par les autorités marocaines, dans des groupements de populations sans voies de communication, réseaux d’eau potable, couverture de la santé de la femme et d’enfant, centres d’éducation et culture des enfants, et en plus ;  l’exploitation des femmes et leurs enfants dans les champs des survivances du féodalisme sans SMIG, CNSS, vacances… Le travail dans des conditions proches du féodalisme. Une municipalité exploitée par les survivances du féodalisme dans une  ville dite sans infrastructures et avec des biens publics volés, surtout les terres de domaine d’Aoulouz (50% des terres d’Aoulouz) vendus aux paysans par le président de la commune par des contrats falsifiés légalisées à la municipalité. 



En décembre 2011 l'association d'Aoulouz qui avait exploité l’eau d’Aoulouz en faveur des survivances du féodalisme depuis 2001, a été dissoute d'une façon illégale, sans compte rendu moral et financier sachant que, leur président et président de la municipalité d’Aoulouz a volé une sommes de 07 millions de dirhams de cette association, raison de plainte des paysan(ne)s de Timilte  chez le procureur de première instance de Taroudant au sujet de vol de biens publics.



Après leurs luttes pour leur doit à l’eau d’irrigation violé par cette association, les paysans de Timilte ont créé leur propre association qui a son reçu de dépôt de dossier chez les autorités d’Aoulouz. Depuis avril 2010 l’association Timilte a géré la distribution de l’eau d’irrigation avec une bonne compétence sans problèmes entre les paysan(ne)s. 



Depuis le 05 juin 2013 les survivances du féodalisme d’Aoulouz  constitués d' une bande de gens criminels qui ont violé le doit des paysan(ne)s à l’irrigation (détournement de l’eau par forces et distribution par des normes  de discrimination raciale). Tout cela, pour ouvrir le chemin aux autorités, le bureau régional du développement agricole et la chambre agricole, pour constituer une autre association soumise aux survivances du féodalisme d’Aoulouz le 06 aout 2013. Pour vous dire :" voilà vous avez devant vous une association qui signera la convention de G1 pour voler les biens publics une deuxième fois."



Le syndicat et l’association des paysan(ne)s ont déposé des plaintes auprès du procureur de première instance de Taroudant.



Le 06 août 2013 sera donc une occasion de violation des droits de l’association Timilte par les survivances du féodalisme. Les paysan(ne)s ont décidé de lutter pour leurs droits à leur association propre jusqu’à la mort.


Pour cela nous vous demandons votre intervention pour sauver le droit des paysans.



Conseil Administratif de L'association  Mustapha Essaidi


Lotissement Monir Taflagt Taroudant

GSN 0668584636 

http://syndicatpetitpaysan2012.blogspot.com/

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Keltoum la femme de Fer !

http://www.youtube.com/watch?v=pb7nGK5IaIk&feature=youtu.be

http://youtu.be/pb7nGK5IaIk
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et Employés Forestiers                                                                       d’usagers d'eau spécifique 
Région du Souss Massat Drâa                                                                 aux agriculteurs
Lotissement Monir Taflagt Taroudant                       Aoulouz
GSN 0668584636                                                    
                                               Conseil administratif
http://syndicatpetitpaysan2012.blogspot.com/
Bureau Syndical Régional


A Monsieur l’ambassadeur de l’Allemagne  au Maroc                  
Rabat


Objet : Compte-rendu de la réunion du 06/08/2013.



Nous avons l'honneur de vous écrire, Monsieur l’ambassadeur, sur la réunion du 06 aout 2013 à Aoulouz qui concerne le programme G1 sur les terres de Timile qui est un projet de votre État. Cette réunion s'est passée dans des conditions de répression contre les revendications des vrais paysan(ne)s de Timilte. Ceci est bien observé par ce qui suit :

-               L’intervention du Pacha, ses forces de répression et les gendarmes dès la première minute des préparations à la réunion.
-       L’intervention du Pacha, ses forces de répression et les gendarmes dans la salle de la réunion au moment des revendications des vrais paysans de Timilte.

-       L’exclusion des femmes paysannes des listes préparées par le bureau d’étude.
-               L’exclusion de certains vrais paysans de Timilte de ces listes par des raisons pseudo-politiques par l’intervention du président de la municipalité soutenu par le président de la chambre agricole. 
-       Les vrais paysans de Timilte convoqués à la réunion ont protesté
leurs revendications et quitté la salle de la réunion pour rejoindre leurs camarades qui ne sont pas convoqués, à cause de ces actes injustes qui touchent leurs droits à leur propre association constituée il y a trois ans.

En plus de tout ce qu’on a cité en haut, les vrais paysan(ne)s de Timilte vivent aujourd’hui sous la répression d’une bande de criminels constituée par le président de la municipalité objet d’un ensemble de plaintes au tribunal de Taroudant. Cette bande qui détourne l’eau de Timilte par forces et empêche l’association Timilte de ne pas compléter ses charges envers les paysan(ne)s.

Pour cela , nous voulons vous mettre sur la vraie situation des paysan(ne)s de Timilte en déclarant notre position sur le conflit de l’eau d’Aoulouz. Ensuite, nous portons à votre connaissance connaissance que nous restons relié à notre droit à l’organisation dans notre propre association constituée il y a plus de trois ans et qui gère la distribution de l’eau de Timilte avec une bonne compétence. Et que, toute convention avec les paysan(ne)s de Timilte doit être passée par notre association. Nous sommes à votre disposition pour vous organiser des contactes avec les vrais paysan(ne)s de Timilte.

Nous sommes avec toute charte établie par vous et 
 qui va vraiment dénouer la situation critique des paysan(ne)s de Timilte.

Pour plus de renseignements voir ces vidéos :








Aoulouz : le 08/08/2013

Conseil Administratif de L'association             Bureau Syndical Régional

Mustapha Essaidi                                                    Lahoucine Amal         



mardi 6 août 2013

Comportement ignoble des policiers marocains à l'égard des migrants subsahariens : décès d'un Congolais, viol d'une mineure ivoirienne

 Maroc : poussé hors d’une fourgonnette en marche par un policier Maroc, un Congolais décède

AFRIK ONLINE, 5/8/2013



Triste sort que celui d’un Congolais tombé d’une fourgonnette de la police Marocaine en pleine autoroute en direction d’Oujda pour une reconduite à la frontière.

Nous apprenons qu’il est décédé suite à une commotion cérébrale sévère avec hémorragie interne après avoir été admis dans un établissement hospitalier pendant presque une semaine.

Une source sure que nous avons jointe ce jour au téléphone depuis Tanger nous a transmis le poignant témoignage qui va suivre :

La victime qui aurait fêté son quarantième anniversaire le 02/11/1973 s’appelait Toussaint-Alex MIANZOUKOUTA et était enseignant de Français dans une école privée à  Rabat. Il laisse derrière lui une femme et deux enfants vivant en Espagne.

Il était allé rendre visite à ses amis dans la ville de Tanger, plus précisément au quartier Boucalès connu pour abriter de nombreux migrants subsahariens en situation irrégulière. C’est donc dans ce contexte qu’il s’est retrouvé le Mercredi 24 Juillet au cœur d’une descente de la police qui effectuait des contrôles d’identité.

Il était pourtant régulièrement immatriculé à la sûreté nationale depuis le 20/02/2012, sa date d’entrée sur le territoire Marocain.  Sa carte de séjour porte le numéro A045872F.

Pendant l’interpellation, les agents de  police ne lui ont pas laissé le temps de présenter ses papiers et l’ont sommé de monter dans la fourgonnette  séance tenante pour être conduit au poste avec les autres interpellés. Il s’est exécuté sans protester.

C’est pendant leur transfèrement que les personnes interpelées se sont rendues compte de leur vraie destination, le désert d’Oujda, à la frontière avec l’Algérie d’où de nombreux autres raflés ne sont pas revenus depuis plus d’un mois maintenant sans avoir été présentés au procureur de la république devant statuer sur le motif de leur arrestation.

Sur l’autoroute d’Oujda, plus précisément au niveau d’Asilah donc, une dispute s’engage entre les policiers et un groupe de prévenus qui protestent violemment contre un traitement aussi brutal que déshumanisant. La dispute va très vite dégénérer et tourner en violent affrontement physique entre les prévenus et les policiers. La portière de la fourgonnette est défoncée et les fugitifs prennent la fuite. Pendant ce temps, d’autres restent sagement assis à leur place. Parmi eux, un Congolais de la RDC qui a requis l’anonymat et le défunt Alex.

Un des policiers qui ne comptait pas laisser passer cet affront, les nerfs à vif, s’en prend violemment à Alex qui se trouve en face de lui et le projette hors de la fourgonnette. Réalisant la gravité du forfait qui vient d’être commis par son coéquipier, le chauffeur démarre en trombe mais l’autre Congolais de la RDC qui vient d’assister à l’insoutenable scène le roue de coups, l’obligeant à s’arrêter afin de récupérer la victime au sol baignant dans son sang et de le transporter d’urgence à l’hôpital. Le sang lui sort par les oreilles et les yeux.

Un temps admis dans un petit hôpital, le blessé est vite transféré à l’hôpital Mohamed V de Tanger où il est gardé en observation dans un état comateux avec un diagnostic vital très engagé. Il décèdera au 6è jour, vers 10 heures du matin. C’était le mardi 30 Juillet.


Au moment où je discutais en ligne avec mon informateur, ce dernier se trouvait aux pompes funèbres et faisait partie de la délégation venue récupérer l’acte de décès afin de le faxer au ministère des affaires étrangères qui prendra en charge les frais de rapatriement du corps.

Un adolescent aurait aussi été tabassé, et 5 demandeurs d’asile avec deux bébés ont été placés dans un centre à Berkane.

Le lieu de la veillée mortuaire n’a pas encore été désigné. De toute évidence, elle devra se tenir à Rabat, ville où résidait le défunt.

L’Ambassadeur du Congo actuellement en déplacement à Brazzaville a été prévenu par son cabinet.

Cette version rapportée par un proche du défunt met à mal la version officielle rapportée selon lui sur le PV de la police, laquelle établirait que les policiers auraient recueilli le défunt dans un piteux état après qu’il ait été visiblement agressé par des voyous.

Une militante australienne des droits de l’homme à Tanger, dont le prénom est Helena s’est saisie de cette affaire.

La communauté Congolaise est indignée par des traitements humiliants réservés à ses ressortissants et déplore la non implication des autorités congolaises pour défendre les droits de leurs concitoyens hors du pays.

Devant des scandales répétés d’actes de racisme primaire des policiers Marocains à l’égard des étrangers et notamment des subsahariens, une enquête devrait être ouverte pour rétablir la vérité et situer les responsabilités.

C’est avec le cœur serré que nous avons après la triste nouvelle. Les conditions du décès nous laissent perplexes quant au professionnalisme des agents de l’ordre censés faire respecter la loi.

C’est tout naturellement que nous présentons nos vives condoléances à la famille éprouvée et aux proches du défunt. Puisse Dieu, dans son infinie bonté lui réserver le repos dans le royaume des morts.

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Et… n’oubliez pas que « … la rétention de l’information est une forme de constipation du savoir… »

Vous pouvez à tout moment contacter notre rédaction en écrivant ici : van_manchette@afrik-online 

 http://www.afrik-online.com/?p=20287
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Un autre scandale : viol d’une mineure ivoirienne 
par 5 policiers


Tina Melon, une jeune  ivoirienne mineure de 16 ans , le jeudi 01/08/2013 à 16h a été arrêtée dans la Medina de Tanger par 5 policiers, agressée, et volée de son portable, son argent, ses papiers. Après elle a été amenée à un endroit dehors de la ville où elle fût sauvagement violée par les 5 policiers jusqu’à 23h de la nuit.

Ce crime sauvage à l’encontre d’une mineure migrante subsaharienne constitue un témoignage et preuve flagrante contre les allégations diffusées par le ministère de l’Intérieur, selon lesquelles les reconduites de migrants subsahariens opérées la semaine passée, se seraient produites dans le respect de la dignité humaine et de la loi.
Face à ce nouveau scandale monstrueux, l’association CHABAKA enregistre et exprime ce qui suit :

· Nous demandons au Procureur de Roi de donner l’ordre pour l’ouverture d’une enquête sur ce crime sauvage et de prendre les mesures légales nécessaires, sachant que les matricules des voitures utilisées lors de cette arrestation, agression, vole, et viol d’une mineure migrante sont 141359 et 156057.

· Nous exigeons l’arrêt définitif des rafles, arrestations, tabassages, vols, refoulements collectifs, et le respect des droits des migrants au Maroc.

· Nous appelons à toutes les associations de migrants et de soutien aux migrants subsahariens, à une mobilisation massive en défense de la dignité de la jeune mineure cote ivoirienne en exigeant l’arrestation des coupables afin de mettre un terme à l’impunité des responsables quant aux crimes d’abus sexuels sur des mineures et femmes migrantes.
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Que penser après cela des pompeuses déclarations de la presse aux ordres qui loue "l'engagement fort du Souverain à poursuivre Ses efforts inlassables pour garantir la protection de toutes les franges sociales, notamment les enfants et les catégories vulnérables, les prémunir contre toutes les formes d'exploitation vile, et aller de l'avant sur la voie de la consolidation des choix et des grands chantiers conduits par SM le Roi, concernant particulièrement la promotion de la situation de la femme, de l'enfance et de la jeunesse" (par 2Minutes) NDLR
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 Par

Racisme au Maroc : Un homosexuel subsaharien témoigne





Il ne fait pas bon être noir de peau et homosexuel au Maroc. Le récit d’Hervé Obiang, un Camerounais résidant actuellement à Tanger, en témoigne. Ayant quitté son pays dans l’espoir de trouver une vie meilleure en Europe, le jeune homme avoue que ses jours ne sont pas « plus simples » au Maroc où les Subsahariens, candidats à l'immigration, sont souvent cibles d’insultes racistes et de violences policières. Détails.















« J’ai quitté le Cameroun il y a un peu plus d’un an, car ma vie là-bas n’était plus supportable », confie d’emblée Hervé Obiang, un ressortissant camerounais qui vit actuellement à Tanger, en attendant de pouvoir rejoindre l’Europe. A travers son témoignage, publié ce jeudi 8 août par le site web de France 24, ce jeune homme revient sur son « calvaire » quotidien au Maroc, entre discriminations et violences de la part des policer marocains. Son homosexualité ne lui facilite pas non plus les choses.

« Je me prostitue pour vivre »
« J’ai quitté le Cameroun il y a un peu plus d’un an, car ma vie là-bas n’était plus supportable. L’homosexualité est très sévèrement réprimée et je risquais ma vie ou d’être mis en prison pour plusieurs années si je me faisais remarquer. J’ai donc migré vers le Maroc dans l’espoir d’accéder à l’Europe depuis Tanger », raconte-t-il. Au Cameroun, comme au Maroc et dans de nombreux pays africains, l’homosexualité est, en effet, considérée comme un délit, punissable de prison.  
« Depuis que je suis ici, ma vie n’est pas plus simple : comme tous les Subsahariens, je suis victime de racisme en permanence. Par exemple, c’est quasiment impossible de trouver du boulot : j’ai une formation de pâtissier, mais personne n’a voulu m’embaucher parce que je suis Noir. Presque tous les migrants sont au chômage », poursuit-il. Pour subvenir alors à ses besoins, le jeune homme est obligé de se prostituer de temps à autre. « Pour vivre, ils (Ndlr : les migrants subsahariens) comptent sur l’aide de leur famille, ou alors mendient. Pour ma part, je me prostitue de temps en temps, ça me permet d’avoir un peu de sous mais j’ai du mal à joindre les deux bouts », confie-t-il. 

Dépouillés
Hervé Obiang assure également que la police marocaine peut parfois être très violente. Il raconte qu’il y a une semaine, une intervention policière dans le quartier Boukhalef  a mal tourné. Selon lui, les migrants subsahariens qui y résidaient se sont faits tabasser « comme des chiens » par les agents polices. Certains se seraient même faits dépouiller de leur argent.
« La police ne cesse pas de nous harceler. La semaine passée, ils sont venus à 5h30 du matin dans notre quartier de Boukhalef où résident beaucoup de Subsahariens, ont tambouriné aux portes et les ont défoncées lorsque les gens ne voulaient pas ouvrir. Ils nous ont dépouillés du peu d’argent que nous avions, de nos portables, puis nous ont mis violement dans des bus, femmes et enfants compris. Ceux qui résistent se font tabasser comme des chiens. Les bus ont roulé plusieurs dizaines de kilomètres et nous ont lâchés entre Rabat et Oujda. Nous avons alors dû rentrer chez nous soit en stop soit à pied. C’est la cinquième fois que cette opération se produit depuis que je suis ici. Certains ont fini par se décourager et rentrer dans leur pays d’origine, mais la plupart restent, car ce n’est pas bien vu de revenir sans avoir réussi à partir en Europe », explique-t-il.  
Et de poursuivre : « À force de nous faire déloger, nous avons construit nos propres abris à quelques centaines de mètres de Boukhalef, où nous vivons désormais. Ce sont des petits bungalows comme ceux-ci. C’est petit, nous sommes à cinq ou six par habitation, ça permet d’avoir moins froid en hiver. Nous les construisons avec ce qu’on trouve : pierres, cartons, et bâches ».

 « Sales noirs »
Depuis qu’il est au Maroc, Hervé Obiang a, d’ores et déjà, tenté de rejoindre l’Espagne à quatre reprises, en vain.  « Lors de mes quatre tentatives pour rejoindre l’Espagne en bateau, qui m'ont coûté entre 150 et 300 euros selon les passeurs, je me suis aussi fait tabasser par la police : à chaque fois, leur bateau rattrape le nôtre, tourne autour pour provoquer de grosses vagues qui renversent notre zodiac. Puis ils nous embarquent sur leur bateau et nous ramènent à Tanger. Au commissariat, ils nous frappent à coups de matraque, nous disent qu’on a rien à faire là, qu’on doit rentrer chez nous et nous traitent de "sales noirs" », déplore-t-il.
Le jeune homme assure que « ces insultes sont aussi courantes au quotidien de la part des Marocains ». « Très souvent dans la rue, des gens nous traitent de "sales noirs", nous crachent dessus, nous disent qu’on salit leur ville... Plusieurs de mes amis se sont déjà fait bastonner juste à cause de leur couleur de peau. C’est terrible d’être traité comme des chiens sur notre propre continent ».

Attrapé par les cheveux 

Mis à part la couleur de peau, Hervé raconte avoir été agressé, une fois au marché, à cause de son homosexualité.  « Pour ma part, le fait que je sois homosexuel ne fait que compliquer ma situation. Nous sommes une trentaine à Tanger, venus du Cameroun, de Guinée, du Congo… Nous sommes régulièrement la cible d’insultes, on s’entend dire qu’on ne devrait pas exister, qu’on va nous couper la tête… Un jour, je revenais du marché, et un groupe d’une quinzaine de Marocains m’a lancé "zédé" (homosexuel, en arabe marocain). J’ai eu le malheur de les regarder, et l’un d’eux m’a alors foncé dessus, m’a attrapé par les cheveux et m’a frappé, aidé par les autres. Plusieurs semaines après, je porte encore les traces de cette agression, cicatrices et hématomes », se souvient-il.
Hervé Obiang espère à présent trouver de l’aide auprès du haut commissariat aux réfugiés des Nations unis. « Je viens de déposer mon dossier au Haut Commissariat aux réfugiés de l’ONU. J’espère qu’il sera accepté, et que cela facilitera mes démarches pour aller en Europe, où j’espère, je pourrais mener une vie plus apaisée ».
Selon un récent rapport de l’Association marocaine des droits humains (AMDH), publié mercredi 31 juillet, 6406 migrants clandestins, dont la majorité d’origine subsaharienne, ont été expulsés du territoire marocain, entre début 2013 et le 1er juillet dernier. « Les mauvais traitements et les brutalités contre les migrants n'ont pas cessé depuis le début de l'année en cours », a alors déclaré Hassan Aammari, responsable de la commission de l'immigration de l'AMDH. Des violences et brutalités » de la part de la police marocaine sont également signalés dans le rapport. 

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 Par Aziz Enhaili, fb

Un jour ou l'autre le Maroc dans son ensemble devra répondre de cette politique inhumaine
Je me dis qu'un jour ou l'autre le Maroc dans son ensemble devrait répondre de cette politique inhumaine menée depuis des années contre les migrants illégaux subsahariens se trouvant sur son sol. Il devrait payer les pots cassés de cette politique autiste et inconsciente et en assumer les conséquences. N'oublions pas que sa véritable profondeur stratégique est située non en Europe, mais en Afrique et dans la partie ouest de l'Asie.

Loin des poses convenues et des poignées de mains de dirigeants dont raffolent les caméras de télévision et autres journalistes carte-poste, quelque chose a profondément changé en Afrique subsaharienne à l'égard du Maroc. Un sentiment d'hostilité sourde à l'endroit des Marocains est en train de se développer, tranquillement, mais sûrement, là-bas. Les Marocains vivant sur place ou en déplacement pour affaires le sentent déjà, s'ils ne le voient pas. Si d'aventure les Marocains n'en prennent pas compte, rapidement, alors ils pourraient dire ''adieu'' à des décennies de présence marocaine sur place et se condamner à des relations froides avec le reste de la partie noire du continent arc-en-ciel. Menaçant du même coup l'intérêt national du pays dans cette partie du monde.

Cela dit, si le Maroc a tout à fait le droit de gérer les flux migratoires sur son territoire, il n'a en revanche nullement le droit de traiter de manière inhumaine des étrangers sous prétexte qu'ils sont clandestins.

Des hommes ordinaires engagés dans l'humanitaire.

GSCF


Des hommes ordinaires engagés dans l'humanitaire.

Des hommes ordinaires...
 
En France, 250 000 hommes et femmes sapeurs-pompiers servent notre pays avec un sens remarquable du devoir et du sacrifice. Leurs missions sont toujours difficiles et souvent périlleuses.

En plus de leur engagement, certains d'entre eux interviennent dans des missions de secours ou humanitaires sur le plan national et international au sein du Groupe de Secours Catastrophe Français (GSCF).

Loin des regards, ils mesurent les risques et périls des missions qu'ils accomplissent. Chaque jour, ils démontrent que solidarité et altruisme ne sont pas de vains ...

Ces hommes et femmes sapeurs-pompiers engagés au GSCF ont besoin de votre soutien.

L'affaire Hiba & Jihane attendra la fin des vacances

Par Salaheddine Lemaizi
L'affaire de Jihane et Hiba est passée inaperçue suite à ‪#‎Danielgate‬. Ne les oublions pas. Leur cause est la notre. Big up pour leur courage.

Et n'oublions pas l'affaire Ali Aarrass (ndlr)

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L'affaire Hiba & Jihane attendra la fin des vacances

Par Le360 le 05/08/2013 à 11h09 (mise à jour le 05/08/2013 à 14h03)
Affaire Hiba et Jihane - Manifestation devant tribunal - Cour d'appel
© Copyright : DR
 
Le tribunal n'a pas statué sur le sort des deux prévenus comme prévu. Le procès est reporté à la rentrée.
L'affaire des deux jeunes filles violées Hiba et Jihane n'est pas près d'être résolue. Alors que le verdict devait être prononcé aujourd'hui au cours d'une séance à huis clos, la Cour d'appel de Rabat a décidé le report de l'audience au 7 octobre prochain en raison des vacances judiciaires. Néanmoins, le tribunal devrait statuer ce lundi sur la requête de la défense concernant la libération provisoire des deux prévenus.

Pendant ce temps, plusieurs personnes, notamment la société civile, témoignent leur soutien aux familles des deux victimes Hiba et Jihane en participant à une manifestation devant les portes du tribunal, élevant des panneaux et des banderoles comportant des messages de solidarité.

lundi 5 août 2013

AMDH conférence de presse : mensonges sur les reconduites de migrants subsahariens


                 Conférence de presse

Mardi 06 Aout 2013
Au siége de L’AMDH
Appt N°1, Imm 6, Rue Aguensous, Av. Hassan II , Les Orangers (Près de Auto-Hall), Rabat

En réaction aux allégations diffusées par le ministère de l’Intérieur, selon lesquelles les reconduites de migrants subsahariens opérées la semaine passée, se seraient produites dans le respect de la dignité humaine et de la loi, nous voulons affirmer que ces rafles de grande ampleur, dans plusieurs villes du Nord du Maroc, ont violé toutes les règles légales et de respect des droits de l’homme.

En effet, ces opérations ont vu des arrestations arbitraires massives, dans les quartiers où vivent les migrants subsahariens à Tanger, Ksar El Kébir et Nador, y compris de femmes, d’enfants, et de personnes en règle, disposant d’un statut de réfugié reconnu. Au cours de ces arrestations, dans les commissariats, de nombreux migrants ont été frappés, agressés, se sont vu voler leur portable, leur argent, leurs papiers. Les migrants arrêtés et refoulés n’ont pas fait l’objet d’une présentation devant un juge, selon la procédure légale. Certains parmi eux, dont des mineurs et des femmes, ont été abandonnés dans une forêt à 35 km de Meknès. Une de ces femmes avait été contrainte de laisser ses enfants à Tanger. 

 Parmi ceux qui avaient essayé de passer le grillage de Melilla, femmes et enfants compris, certains ont été refoulés à Oujda, alors que tabassés et blessés, ils n’avaient pas été envoyés à l’hôpital et soignés. Dans les opérations de répression intervenues après Melilla, à Nador, on relèverait deux morts et plusieurs blessés graves. Parmi ceux qui étaient parvenus à passer le grillage de Melilla, certains ont été livrés illégalement à la police marocaine. Les refoulements collectifs et massifs ont été effectués vers la frontière fermée de l’Algérie, où les migrants ont été abandonnés dans la forêt entre les deux pays.

A cours de la conférence de presse à laquelle nous vous invitons, nous fournirons des preuves, photos et témoignages directs, de ces nombreux faits très graves.
Nous, associations de migrants et de soutien aux migrants(tes) subsahariens,
- Dénonçons cette répression aveugle contraire à toutes les règles et lois nationales et internationales, approuvée et soutenue par les politiques migratoires sécuritaires de l’Europe.
 
- Dénonçons le lynchage médiatique pro pouvoir envers ces migrants subsahariens persécutés.
Nous exigeons l’arrêt définitif des rafles, arrestations, tabassages, vols, refoulements collectifs, et la mise en œuvre d’une politique conforme au respect des droits de l’homme.

Initiateurs (trices) et signataires
ALECMA, Conseil des Migrants Subsahariens au Maroc , le Collectif des Communautés Sub-sahariens CCSM, Voix des Femmes Migrantes au Maroc, GADEM , SOS migrants , Association des Marocains en France, Associations des Travailleurs Maghrebin en France, AMDH-Maroc, ATTAC-Maroc, Chabaka des associations de développement démocratique au Nord, Paters de la vie…

Comment l’UE peut-elle en conscience faire confiance au Maroc ?

Par APSO, 4/8/2013


Vacances saupoudrées d'un peu de canicule et de gros orages en France,  46° C en moyenne tous les jours dans les campements de réfugiés sahraouis, près de Tindouf, 29° au plus frais de la nuit. L'Europe au ralenti des vacances... une nouvelle épreuve de leur résistance pour les Sahraouis.
Et dans cette période où trouver des interlocuteurs dans les institutions relève de la coïncidence, l'Union Européenne fait avancer des dossiers très polémiques, en catimini.
Le protocole pour l'accord de pêche entre l'UE et le Maroc, en panne depuis novembre dernier pour de multiples désaccords a été signé entre ces deux larrons ce 24 juillet 2013. Le précèdent accord de pêche 2006-2010, avait été clos et non renouvelé après la décision des eurodéputés en décembre 2011. L'accord coûtait trop cher - 36 millions d'euros par an - au regard de son rapport, il avait des conséquences néfastes sur les réserves halieutiques déjà bien saccagées, en plus d'être illégal, s'il était nécessaire d'ajouter des arguments à celui-ci qui devrait être rédhibitoire.
Les ressources naturelles du Sahara Occidental appartiennent aux Sahraouis, et leur utilisation ne peut en droit international être possible qu'à deux conditions : que cela corresponde à la volonté, la décision du peuple sahraoui, et, que ce soit pour son bénéfice. Payer au Maroc pour pêcher au Sahara Occidental, sans avoir jamais consulté les Sahraouis, c'est donc illégal.
Et pourtant, le nouvel accord coûte plus cher à l'UE, 40 millions d'euros par an, pour moins de permis de pêche - mais toujours principalement pour les Espagnols.
Il semble aussi qu’il ait encore été écrit par des adeptes de la géographie évasive parce que les frontières du Maroc, telles qu'elles sont internationalement reconnues, c’est-à-dire le pays sans la terre que son régime dictatorial occupe partiellement par la force et bien sûr côté mer, ne sont pas indiquées. Il n'est pas écrit que la zone d'application de l'accord s'arrête au sud à la latitude -12.885834 N, soit la frontière du Sahara Occidental.
Il se dit ici et là que le texte fait mention d'une obligation de respect des droits humains des Sahraouis. Autant parler clair alors, respecter le premier de ces droits serait pour le Maroc de mettre en place le référendum d'autodétermination. Étant donné que ce referendum doit être mis en place depuis 1991 par ce même Maroc et qu'il ne le fait pas... la petite clause est qualifiable de ce que l'on veut, au choix. On pourrait dire poétiquement que c'est du pipi de chat dans un violon, par exemple. De toute façon, ce n’est toujours pas demander l’avis des Sahraouis, ni, ce qui serait plus simple, leur payer leur dû pour pêcher selon leurs règles écologiques dans leurs eaux.
Autre aspect du paradoxe, le 16 juillet, cette même Union de nos pays européens annonçait que « tout organisme israélien basé au-delà de la Ligne Verte sera inéligible pour les programmes de coopération avec l’UE à partir de 2014. Les futurs accords UE-Israël contiendront également une clause spécifique qui exclura les territoires palestiniens occupés. » Israël donc, mais pas le Maroc. Et la raison de cette différence de traitement ? C’est une vraie question.
Soyons sérieux encore. Le Sahara Occidental est à décoloniser depuis 1963. Et depuis 1991, face à la violence, le peuple sahraoui a choisi la lutte pacifique pour faire respecter ses droits.
Les faits bruts et sans concession sont là : les militants Sahraouis qui ont protesté pacifiquement notamment contre cet accord de pêche UE - Maroc ont été condamnés par le tribunal militaire marocain à des peines abjectes, de 20 ans de réclusion à la perpétuité. Ces civils sont les prisonniers politiques du groupe de Gdaim Izik, ils ont tous été frappés et torturés.
Le Maroc vient de décorer un américain lobbyiste pro-israélien, dont l'agence AIPAC (American Israel Public Affairs Committee) travaille à persuader les dirigeants des USA du bien fondé de la mainmise du Maroc sur le Sahara Occidental.  À ce niveau de collusion avec l’Israël colonisateur, aucun signe ne permet d'imaginer une quelconque clairvoyance ou honnêteté éthique de la part du Maroc. Renouvellement de la Minurso, accords UE-Maroc sur la pêche ou l’agriculture, ALEAC, bon voisinage et autres ne sont que des trahisons du droit et des Sahraouis, l’évidence du dédain du royaume marocain pour le droit international.
Et s'il fallait une autre preuve par l'ignoble du caractère moyenâgeux et voyou de ce même État, le roi du Maroc vient de gracier un pédophile espagnol, le tortionnaire d'enfant de 2 à 14 ans qui n’avait purgé que 18 mois sur les 30 ans de sa peine. De la gronde populaire face à cet acte qui sature la conscience, le roi fait une démonstration de son mépris, matraque le peuple marocain, ne s’excuse pas, et ne s’assure pas que la punition de cet homme sera effectuée en Espagne où il est déjà sûrement bien caché…
APSO, le 4 août 2013
 

Sahara Occidental, après les élus français, au tour des Américains !


Par Philippe Leclercq,  Président de l'Association de Solidarité avec le Peuple Sahraoui, 4/8/2013

Nous avions annoncé ici la création, au parlement français, d'un groupe d'étude qui allait permettre de donner une information plus précise sur l'état actuel de la question de l'indépendance du Sahara Occidental.
Ce groupe s'est mis au travail et nous aurons l'occasion de publier le fruit de ses travaux !
Et nous apprenons maintenant que c'est au tour du congrès de constituer un "caucus" sur la question !
Coprésidé par l'élu républicain de Pennsylvanie, M. Joseph R. Pitts, et par l'élue démocrate du Minnesota, Mme Betty McCollum, ce caucus se compose de plusieurs autres élus démocrates et républicains de la Chambre basse du Congrès.
Pour les deux vice-présidents, ce caucus bipartisan a été formé dans le but de “mettre en lumière la nécessité et le besoin du droit à l'autodétermination et de la surveillance des droits de l'homme au Sahara occidental"
D'après les médias internationaux, "Le “Western Sahara Caucus” a été créé au Congrès américain pour défendre le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination et la protection des droits de l'homme des Sahraouis dans les territoires du Sahara occidental, au grand dam du Makhzen, qui perd du terrain aux Etats-Unis."
Mohamed Yeslem Beissat, le représentant du Front Polisario à Washington, a déclaré que cette initiative du Congrès américain, qui intervient après la création à New York du groupe américain de solidarité avec le peuple sahraoui, “témoignent d'une attention de plus en plus grandissante de la part des milieux officiels et de l'opinion publique américains pour la question sahraouie”.

dimanche 4 août 2013

Titres complétés des articles publiés sur http://solidmar.blogspot.com, du 28/7 au 4/8/201

Semaine du 28 juillet au 4 août 2013 : 
Deux très graves “affaires” : la grâce accordée à un pédophile condamné à 30 ans de prison pour avoir violé onze enfants marocains, et le maintien en prison d’un innocent en grève de la faim et de la soif. 
La première ne doit pas faire oublier la seconde, pour laquelle on souhaiterait le même soulèvement populaire indigné ! Ali Aarrass risque de mourir d’un moment à l’autre !
Fête du trône : le DanielGate

Sahara Occidental : Amener le Maroc à respecter la légalité internationale (gouvernement sahraoui)

Par APS, 31/7/2013
 Le gouvernement sahraoui a lancé un appel à la communauté internationale en vue d’amener le Maroc à se conformer à la légalité internationale et à respecter les décisions de celle-ci, suite au discours prononcé par le roi du Maroc, à l’occasion de la fête du trône, a indiqué mercredi l’Agence de presse sahraouie (SPS).
Le discours prononcé par le roi Mohamed VI à l’occasion de la fête du trône "fait ressortir une obstination et un entêtement à consacrer l’occupation illégale du Sahara Occidental à tout prix", selon la même source qui cite un communiqué du ministère sahraoui de l’Information, soulignant que le discours "ne comporte aucune volonté politique en vue de soutenir les démarches de l’ONU pour trouver une solution juste et permanente à ce conflit".
Le recours dans ce discours "à l’interprétation de la dernière décision du Conseil de sécurité tout en ignorant l’appel franc de ce dernier aux deux parties au conflit (Maroc et front Polisario) à coopérer en vue de trouver une solution concertée, garantissant le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, traduit l’absence d’une volonté politique chez le Maroc de soutenir les démarches de l’ONU et du conseil de sécurité et les efforts du secrétaire général et de son envoyé spécial", souligne le communiqué.
Le roi du Maroc a "ignoré" dans son discours les rapports des organisations internationales et régionales des droits de l’Homme qui "ont mis à nu l’atrocité des violations des droits de l’Homme dans les régions occupés du Sahara Occidental, et qui ont annoncé leur soutien à la création d’un mécanisme onusien de contrôle des droits de l’Homme et la rédaction de rapports sur ces violations", poursuit la même source.
Cette position reflète "la volonté du Maroc de maintenir le siège imposé aux régions occupées du Sahara Occidental et de poursuivre les violations des droits de l’Homme", a souligne le communiqué. 

Face "à la volonté de consacrer l’occupation par la force du Sahara Occidental", les Sahraouis poursuivent leur résistance et leur lutte, tout en refusant catégoriquement l’occupation marocaine, selon la même source, qui affirme que les Sahraouis "ne reculeront pas devant les intimidations du Maroc".
Le communiqué a appelé le Maroc à revoir sa politique avant qu’il ne soit trop tard, car l’occupation du Sahara Occidental "du fait de sa logique d’extension, représente une menace aussi bien pour la souveraineté des Etats voisins que pour les peuples de ces Etats, à travers les drogues, ainsi que pour les économies et pour la sécurité de ces peuples à travers la contrebande et le soutien des réseaux du crime organisé, d’immigration clandestine et de terrorisme, tout en constituant une entrave devant l’unité des peuples aspirant à l’édification d’une union maghrébine".