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lundi 14 janvier 2013

La terreur c'est ce que j'ai vu aujourd'hui à Casa

  Pourquoi cette journée de protestations ?

Pensez vous que sacrifier une majorité de citoyens est aussi une solution ? Soyons réalistes ,une bonne partie du peuple est sacrifiée ! abandonnée ! réduite au néant ! Vous vous réveillez chaque jour sans aucun espoir que celui de manger un bon morceau de pain, du thé, une gamelle avec les légumes les moins chers et il n y en a plus ! l'espoir d'arriver à payer ce maudit loyer, les factures d'électricité et eau, d'attendre que votre patron veuille bien vous payer vos 1000 dhs . au plus 1800 dhs ....pas de retraite ! pas de couverture sociale ... Vous n'avez pas le droit de rêver , ni de vous déplacer ... vos enfants n'ont aucune bonne éducation et n'ont droit à aucune activité sauf 2M et compagnie ... Aucun avenir et vous leur souriez quand même ...vous restez dans votre cité cloîtré ... sauf 2M et compagnie ......! les transports nous coutent de plus en cher !.... , c'est tout simplement une mort lente ! que les forces vous préservent de la pauvreté et de cette douleur quotidienne alors que tu t'acharnes à travailler du matin jusqu’au soir ! Désolée ,ce régime ne m'a pas épargnée ma douleur et celle des miens ............!!.On est dans la merde et tout le monde s'en fiche ! On a le droit de le crier Fort !
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Ifni, ce jour !

Par Greta Alegre via Radouane Baroudi
MAROC : Répression totale des manifestations pacifiques.
 Selon Hespress, un responsable de la police aurait sous-entendu que le ministère de l'Intérieur avait émis des directives strictes quand aux manifestations de ce dimanche. D'ailleurs, les protestations à Oujda, Nador, Tanger , Marrakech et le samedi à Rabat ont eu droit au même traitement réservé aux militants à Casablanca. En ce moment-même, les protestations à Sidi Ifni se sont transformées en véritables affrontements entre la population et les forces de l'ordre.
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Khadija Bagri, fb
Je viens de rentrer : A Inezgane aussi ....C'est presque un état de siège je me suis fait piquer par derrière sur mon épaule par Trois flics en civil avec Rachid Taoutaou , ils nous ont demandé de regarder vers l’appareil photo que tenait un autre flic pour nous prendre en photo ! J'ai absolument rien compris à ses manœuvres de flics débiles .....!!
Samira Kinani, fb
 La terreur c'est ce que j'ai vu aujourd'hui à Casa
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Actualité marocaine 

Écrit par O.R, 13/1/2013

Protestations. Week-end matraque

    Encerclement de maisons, patrouilles musclées, rafles et arrestations... Tel est l'accueil réservé à plusieurs mouvements sociaux ayant protesté ce week-end. Le point.
    Ce dimanche après-midi, le M20 de Casablanca s'est donné un rendez-vous protestataire dans le quartier de Sbata. Avant 16h, pendant que les activistes se rassemblent et s'organisent pour le début de la manifestation, ils sont surpris par un impressionnant arsenal policier, venu les accueillir. Les deux endroits d'ou la manifestation allait probablement se déclencher sont tout de suite encerclés par la police, qui découvre par la suite que les organisateurs sont réunis dans la maison d'un activiste habitant dans le quartier. Immédiatement, la porte de la maison fut « sécurisée », plus personne n'a le droit d'entrer, ni de sortir. A l'intérieur, Abderrahman Benameur le leader du Parti de l'avant-garde démocratique socialiste (PADS) a eu beaucoup de mal à accéder au quartier. « Un commissaire de la police m'a demandé de m'éloigner du périmètre et face à ma résistance il m'a menacé de me déplacer par ses propres moyens » a-t-il expliqué à Lakome, dans une appel téléphonique. Mounaim Ouhetti, militant du PADS également raconte que les militants ont fini par se rassembler dans un sit-in, ayant mobilisé quelque 800 personnes, et qui a duré une demi-heure avant d'être violemment dispersé par les forces de l'ordre. Une membre du Comité central de l'Association marocaine des droits humains (AMDH), Samira Kinani, affirme « n'avoir jamais vu autant de forces de répression venus interdire une aussi insignifiante protestation en termes de nombre ». Cette journée du 13 janvier a également connu le retour de ceux que les activistes qualifiaient de « Baltagias », des casseurs protégés par les autorités. Ces derniers ont poignardé l'activiste du M20 Casablanca, Hamza Itaoui, qui est en ce moment aux urgences du CHU Ibn Rochd, également encerclé par les forces de l'ordre. Par ailleurs, les rafles se sont poursuivies et trois militants ont été arrêtés par les forces de l'ordre. L'avocat Mohamed Messaoudi témoigne également de la présence policière et du caractère musclé des interventions « Pour disperser le sit-in, les motards de la police ont foncé droit dans le sit-in et visaient les militants ».

    Ça ne rigole pas à Ouarzazate

    A Ouarzazate, les autorités n'ont pas été tendres avec les syndicats. Un simple sit-in organisé par la Confédération démocratique du travail, a été attaqué par les forces de l'ordre. Les personnes présentes attestent que l'intervention a été très violente. Selon Nabila Mounib, leader du Parti socialiste unifié, « Omar Oubouhou, Secrétaire général du PSU à Ouarzazate a reçu un coup de brodequin dans le rein, il est hospitalisé actuellement ». Quatre autres syndicalistes ont dû être transportés à l'hôpital suite à la répression de leur sit-in. Selon un communiqué de la CDT, les autorités n'ont pas eu recours qu'aux méthodes réglementaires de la dispersion, « les autorités ont utilisé des armes blanches pour déchirer les pneus des voitures des militants », l'indignation des passants a également été un motif pour se faire passer à tabac, toujours selon le communique du syndicat.

    Des directives d'en haut ?

    Selon le site d'information Hespress, un responsable de la police aurait sous-entendu que le ministère de l'Intérieur avait émis des directives strictes quand aux manifestations de ce dimanche. D'ailleurs, les protestations à Oujda, Nador, Tanger (vidéo http://youtu.be/7_Pkj8CQUUA), Marrakech et le samedi à Rabat ont eu droit au même traitement réservé aux militants à Casablanca. En ce moment-même, les protestations à Sidi Ifni se sont transformés en véritables affrontements entre la population et les forces de l'ordre. Selon un militant d'ATTAC Sidi Ifni, la coordination locale du 20 février a décidé de rester en sit-in ce soir dimanche, « mais tout de suite, les forces de l'ordre ont violemment réprimé le rassemblement, et maintenant il y a des affrontements entre les habitants et la police, les deux parties se jettent des pierres ».
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    A Rabat 
    Par Soufiane Boujnane
    droits de lhomme héhéhéhéhéhé
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    À  Tanger
      photo de Said Ziani.


    الان من طنجة
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    Par Younes Derraz 
     photo de M20fcasaمناضلو حركة 20 فبراير البيضاء الامنتمون.
    Libération de 2 militants du M20 Casa suite à la manif de Sbata aujourd'hui ! On remarque qu'ils ont été très bien traités et ils ont même eu droit à un verre de thé à la menthe makhzénienne !!!


    خروج المناضلين حموة عيطاوي و جمال جبارة بعد الاعتداء الهمجي عليهما من طرف قوة القمع البوليسي 


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    Tanger
     حصار و منع مسيرة حركة 20 فبراير طنجة ... صورة من ساحة التغيير قبل قليل
    حصار و منع مسيرة حركة 20 فبراير طنجة ... صورة من ساحة التغيير قبل قليل



    dimanche 13 janvier 2013

    A lire et diffuser ! Centre de détention secret de Témara, lettre ouverte à Abdelilah Benkirane



    Portrait de Ali El-Gazi
    Par Ali El-Gazi, 13/1/2013
    Ali El Gazi, ancien commissaire à la DGST, revient sur l'existence du centre de détention de Témara, un lieu dont la classe politique nie bien volontiers l'existence malgré l'insistance des ONG internationales.


    Monsieur,
    En tant que citoyen marocain et en ma qualité d’ancien commissaire de police ayant servi dans les rangs de la DGST pendant plus de 19 ans et compte tenu du vent de changement qui a soufflé sur le Maroc,  je me fais un devoir de briser le silence ou plutôt mon silence autour de la question des violations des droits de l’homme au Maroc et du centre de détention secret de Témara, véritable symbole des atteintes aux droits et à la dignité de l’homme.
    Les événements qu’a connus le Maroc au cours de l’année 2011 à savoir l’organisation du référendum (1er juillet 2011) et la tenue d’élections législatives (25 novembre 2011) ont suscité en moi beaucoup d’espoirs auxquels j’ai cru naïvement. Mais le silence complice de plus d’un responsable qui entoure cette prison secrète et les sévices qui y ont été perpétrés a brisé tous mes espoirs d’un lendemain qui chante en matière des droits de l’homme.

    Les autorités marocaines ont beau nier l’existence de ce tristement célèbre centre, la première fois c’était en 2004, l’année où le procureur général du Roi auprès de la Cour d’appel de Rabat a effectué une visite d’inspection au siège de la DGST et à l’issue de laquelle il a affirmé n’avoir constaté l’existence d’aucun local pouvant servir d’un lieu de détention secret. Après une deuxième visite effectuée sous la pression de la rue le 18 mai 2011, le procureur général du Roi a réaffirmé les mêmes conclusions à savoir que les locaux de ce siège n’abritaient aucun lieu de détention. Cette visite a été suivie par celle du Président et du Secrétaire général du CNDH et de celle des parlementaires, dont Lahcen Daoudi, qui ont tour à tour fait le même constat. Un constat d’autant plus surprenant qu’il émane, entre autres, d’anciens détenus politiques et défenseurs des droits de l’homme qui ont eux‑mêmes subi, au cours des années de plomb, les affres de la détention et de la torture. Le 2 novembre 2011, une délégation marocaine s’est fait l’écho, devant les experts du Comité contre la torture réunis à Genève, des résultats de ces visites et a tenté en vain de nier l’existence de ce centre de détention. Et depuis lors le Maroc n’a eu de cesse d’en nier l’existence chaque fois que l’occasion se présentait.

    Par ces dates, j’avoue que je ne vous apporte rien de nouveau puisqu’il s’agit là d’un secret de Polichinelle, sauf qu’en ma qualité d’ancien commissaire de police à la DGST, je déclare en mon âme et conscience que ce centre a bel et bien existé.
    Dire que ce centre n’a jamais existé ou qu’il s’agit d’une légende qui n’a que trop duré comme l’a déclaré l’ancien ministre de la Communication et porte‑parole du gouvernement Al Fassi, M. Khalid Naciri dans un entretien à RFI relève de la distorsion de la réalité et de la désinformation. Ce haut lieu de torture a été, par excellence, un lieu de torture et de violation des droits de la personne les plus élémentaires où les détenus ont enduré les traitements et les sévices les plus dégradants.

    Pire encore, ce centre a servi de lieu de détention où la DST a pratiqué la torture sur des détenus étrangers pour le compte d’autres pays. Là encore, je ne vous apporte rien de nouveau, M. Mustapha Ramid, pour ne citer que celui‑là, alors député du PJD n’a‑t‑il pas un jour déclaré urbi et orbi que dans ce centre on pratiquait la torture « par procuration » au profit d’autres pays? Ce même député n’a‑t‑il pas annoncé avoir rassemblé de nombreux témoignages de citoyens qui auraient été victimes d’actes de torture dans ce centre de détention? Des actes abominables pratiqués dans ce centre et dans d’autres endroits au Maroc que je dénonce et auxquels j’ai toujours refusé de participer. Mon refus d’y participer n’a pas été sans me valoir de gros ennuis qui m’ont contraint à signer mon départ « in » volontaire en 2005 et à quitter mon pays.

    N’est‑il pas donc grand temps, Monsieur le Chef du gouvernement, que M. Mustapha Ramid, aujourd'hui ministre de la Justice et des Libertés ordonne l’organisation d’une visite en bonne et due forme à ce siège en présence d’anciens pensionnaires de ce centre de détention, de leurs avocats et d’experts internationaux pour recueillir tout indice susceptible de révéler l’existence de cette prison? N’est‑il pas urgent qu’il ordonne l’ouverture d’une enquête sur les violations des droits de la personne et sur la torture pratiquée systématiquement dans ce centre de détention et ailleurs?
    Les auteurs de ces violations tiennent toujours les commandes et ils ont même bénéficié de plusieurs promotions. Faut‑il donc attendre des années ou des décennies pour que leur responsabilité soit établie, qu’il soit mis fin à l’impunité dont ils bénéficient, que la justice soit faite et que l’existence de ce centre de détention soit reconnue?
    On a beau nier, des années durant, l’existence de Tazmamart, d’Agdz et de Kelaat Magouna pour ne citer que ceux‑là, mais on a fini par reconnaître leur existence. Qu’on le veuille ou non, le centre de détention de Témara subira tôt ou tard, le même sort que ceux‑là, car tout finira, un jour, par se savoir.

    Maintenant que le ministère de la Justice est échu à votre parti et que la nouvelle constitution vous accorde des pouvoirs élargis, vous n’avez pas le droit de vous trouver des excuses pour ne pas faire diligenter des enquêtes sur les exactions commises. Vous n’avez pas non plus le droit d’être insensible et sourd aux nombreux témoignages sur la torture, pratiquée dans ce centre, relayés par des associations nationales et internationales de défense des droits de l’homme.
    Sachez, Monsieur le Chef du gouvernement, que nier l’existence de ce centre de sinistre mémoire revient à nier les cruels sévices infligés à ses anciens pensionnaires dont les aveux, qui leur ont été extorqués, ont souvent été utilisés, devant les tribunaux, comme preuves pour leur condamnation. Sachez aussi que nier cette existence est une injustice flagrante à leur égard, puisque, ce faisant, vous leur déniez un droit élémentaire à savoir celui d’être rétablis dans leurs droits et de poursuivre en justice les responsables des violences qu’ils ont subies.
    Je ne doute nullement de votre volonté ni de vos bonnes intentions, mais la seule volonté et toutes les bonnes intentions du monde ne suffisent pas. Seule une bonne dose de courage moral et politique, une qualité, je n’en doute pas, dont vous ne manquez pas, vous permettra de veiller à une bonne gouvernance sécuritaire. Et la bonne gouvernance, un principe qui vous est très cher, passe par une gestion transparente du dossier des violations des droits de l’homme.
    Certes, vous avez hérité de plusieurs dossiers et leur traitement ne se réalise pas d’un coup de baguette magique, je vous le concède, mais ma plus grande crainte est de vous voir traiter le dossier des droits de l’homme avec votre fameuse formule سلف عما الله اعف (faire table rase du passé) ou de le mettre aux oubliettes.

    Enfin, permettez‑moi, Monsieur le Chef du gouvernement, de saluer, à travers cette lettre ouverte, le courage et la persévérance des jeunes et des moins jeunes du Mouvement du 20 février, toutes tendances confondues, grâce auquel votre parti a gagné les élections, qui ont bravé toutes les interdictions et ont tenté d’organiser le 15 mai un pique‑nique devant le siège de la DST pour dénoncer les violations des droits de l’homme qui y ont été perpétrées. L’histoire retiendra surtout la persévérance et la détermination de ces jeunes qui ne désarment pas en dépit de la répression qui continue à s’abattre sur eux et les procès iniques dont ils sont l’objet. 

    Permettez-moi, Monsieur le Chef du gouvernement, de vous exprimer mes vœux de succès les plus sincères et j’espère que vos promesses électorales relatives à la bonne gouvernance ne restent pas de vœux pieux. 

    Première "UNIVERSITE"des enseignants-chercheurs


    Ali Fkir, 13/1/2013


    L'AMDH, la grande AMDH, vient de clôturer ce dimanche matin (13 janvier 2013) sa première "UNIVERSITÉ" où s'étaient retrouvé les enseignants-chercheurs venus de toutes les universités du Maroc. La séance d'ouverture a eu lieu le jeudi 10 janvier 2013. Les professeurs de l'enseignement supérieur ont eu le temps de débattre, de discuter des grands thèmes relatifs aux droits humains dans leur globalité.... J'étais agréablement surpris par la valeur et la qualité du produit (conclusions, recommandations....) des ateliers qui avaient travaillé jour et nuit. Ce fut, pour moi, une occasion de retrouver un certain nombre d'amiEs et de camarades BRAVO NOS PROF ! GLOIRE à l'AMDH !

    Intervention militaire française au Mali : des avis très différents...


    La France intervient au Mali et réaffirme son rôle de gendarme en Afrique

    Par Association Survie Communiqué, le 14 janvier 2013

    C’est finalement le 10 janvier 2013 que la France est entrée en guerre au Mali. La communication du gouvernement français, reprise sans questionnement par les principaux médias, tend aujourd’hui à légitimer par tous les moyens et tous les arguments cette nouvelle intervention militaire française sur le sol africain et son rôle de "gendarme de l’Afrique". Pour Survie, association qui dénonce depuis longtemps l’ingérence et la domination de la France envers ses anciennes colonies africaines, il est important de rappeler quelques éléments de contexte et d’analyse critique sur cette intervention française, sans minimiser l’ampleur de la crise que connait le Mali.
    La menace que font peser ces groupes armés sur la population et l’intégrité du Mali est indéniable. Leurs exactions sont connues et ont provoqué la fuite de centaines de milliers de personnes. Après le calvaire vécu par les populations dans le Nord, le soulagement des Maliens en ce moment est compréhensible. Si l’intervention française semble effectivement avoir mis un coup d’arrêt à l’offensive vers le sud du pays de mouvements armés qui se revendiquent d’un islam radical, il existe cependant d’autres motifs, militaires et politiques, à l’opération Serval rendant la conduite française des opérations critiquable.  

    Le camouflage multilatéral d’une opération française

    Cette intervention ne s’inscrit pas dans le cadre des résolutions de l’ONU. Des mois de négociations ont permis de faire voter trois résolutions du Conseil de Sécurité, ouvrant la voie à une intervention internationale sous responsabilité africaine et pouvant faire usage de la force, mais officiellement sans implication directe des militaires français. En informant simplement le Conseil de Sécurité sur le fait que son intervention urgente "s’inscrit dans le cadre de la légalité internationale" eu égard aux dispositions de la Charte de l’ONU, elle a finalement pu justifier une décision bilatérale. Ce changement majeur, qui met ses « partenaires » devant le fait accompli, est complaisamment occulté afin de laisser à nouveau croire que la France met en œuvre une volonté multilatérale actée au sein de l’ONU. Il est donc nécessaire qu’elle respecte au plus vite les résolutions de l’ONU.  

    Une fois de plus, la France joue le rôle de gendarme de l’Afrique, en appuyant sa stratégie sur ses relations bilatérales avec des "régimes amis" africains, sur la présence permanente de son armée dans la région et sur sa capacité de projection de forces. Ainsi, les hélicoptères utilisés pour stopper l’offensive adverse sont ceux des forces spéciales françaises de l’opération Sabre, présentes au Burkina Faso voisin (et en Mauritanie) depuis deux ans et renforcées au mois de septembre. C’est surtout le dispositif Epervier, en place au Tchad depuis 1986 alors qu’il était supposé provisoire, qui est mobilisé. À travers l’opération baptisée Serval, ce sont donc les liens que Paris entretient avec des régimes totalement infréquentables, ceux d’Idriss Déby et de Blaise Compaoré, qui se trouvent une nouvelle fois renforcés. Le rôle phare de la France est reconnu par la plupart de ses partenaires occidentaux qui lui emboitent le pas timidement dans cette intervention (Royaume-Uni, Etats-Unis, Allemagne) sans pour autant engager de troupes combattantes, tandis que d’autres restent en retrait.  

    Une intervention directe décidée dans l’ombre

    Ce scénario rentre dans la logique développée par le nouvel exécutif français, prônant l’intervention militaire comme un "préalable" à la restauration de la paix dans le pays (également en proie à une crise institutionnelle grave). Ces derniers mois, la France n’avait en rien contribué à l’émergence d’une solution collective discutée par l’ensemble des Maliens et de nature à favoriser un consensus politique, préalable à une réorganisation rapide des forces de sécurité. Aujourd’hui, la présence de soldats français jusque dans Bamako - sous couvert de protection des ressortissants - représente une pression importante sur les autorités maliennes en état de grande faiblesse.
    L’option d’une intervention directe et rapide des forces françaises était déjà prévue, au vu de la rapidité de mise en œuvre, et ce bien avant que l’offensive ne se rapproche de Sévaré-Mopti. L’aval du Parlement n’est pas nécessaire à l’Élysée pour déclencher une opération extérieure, ce qui marque l’insuffisance de la modification constitutionnelle de juillet 2008 relative au contrôle parlementaire des opérations extérieures. De rares réactions critiques dans la classe politique soulignent cette absence de concertation. La nature préméditée de cette intervention armée aurait indiscutablement dû susciter une prise de décision parlementaire.
    Dans l’immédiat, l’opération Serval a déjà basculé dans une phase offensive et semble devoir se prolonger dans la durée. Cette logique occulte délibérément les risques pour la population malienne et les Etats de la région, de même que les perspectives politiques et la période post-conflit. Le bilan accablant des récents antécédents français en Afrique montre pourtant que ces risques sont bien réels. Les interventions de 2011 en Côte d’Ivoire et en Libye ont en effet débouché sur des situations internes explosives, passées sous silence.

    En conclusion, la crise malienne et cette nouvelle intervention militaire française en Afrique révèlent l’échec de 50 années de "coopération" avec l’Afrique : armées incapables de protéger leurs populations, chefs d’Etat médiateurs de crises eux-mêmes putschistes, accords de défense et bases militaires qui ont perpétué le rôle de gendarme de l’Afrique que la France s’est historiquement octroyé. 
    On ne peut que constater l’incapacité des institutions africaines et multilatérales à organiser la moindre opération de sécurisation dans la région sans avoir recours au poids lourd français, qui a tout fait pour se rendre incontournable. Ces événements appellent une fois de plus à une remise en cause de l’ensemble du cadre des relations franco-africaines.         contact@survie.org>;
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    Contact presse :
    Association Survie
    107, Boulevard de Magenta
    75010 Paris
    Tél : 01 44 61 03 25
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    COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU MOUVEMENT DE LA PAIX
    13/1/2013

     


    Condamnons l’état de guerre, exigeons l’état de Paix !



    Le gouvernement français a décidé une intervention militaire au Mali ce vendredi 10 janvier, sans consultation du Parlement.


    Le Mouvement de la Paix refuse l’argumentaire permanent du caractère inéluctable des interventions militaires. Celui-ci place les citoyens devant une politique du fait accompli, induit par l’urgence d’une situation pour laquelle la communauté internationale ne s’est pas dotée des moyens de préventions nécessaires.

    Le Mouvement de la Paix exprime toute sa solidarité avec le peuple malien qui souffre depuis plusieurs mois d’inacceptables violences perpétrées par des groupes armés se réclamant de l’islam radical.

    L’histoire récente démontre clairement que rajouter la guerre à la guerre n’apporte aucune solution à un quelconque conflit. L’exemple libyen, grandement responsable de l’actuelle situation au Mali, oblige la France et la communauté internationale à repenser leurs stratégies, en vue de réellement protéger les populations.

    Les interventions militaires extérieures ont des effets directs sur la population française, prise en otage par l’instauration d’un climat de peur permanente de l’ennemi invisible, et donnant lieu au maintien et au renforcement du plan Vigipirate avec le dévoiement continuel de la présence de l’armée sur le territoire impliquant une situation de guerre sans fin.

    Pour le Mouvement de la Paix, l’urgence absolue est de permettre le déploiement d’une force d’interposition internationale mandatée par les Nations unies pour mettre fin aux conquêtes des groupes armés et protéger les populations civiles en proie à la terreur des combats.

      
    Le Mouvement de la Paix

    Saint-Ouen, le 13 janvier 2013
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    La guerre vue de Montreuil et de Kayes

    Soutenir la guerre au Mali, et donc risquer d'accepter que notre armée parte tuer des civils, ou se dire contre et accepter l'instauration de la charia et de systèmes mafieux, dans des territoires maliens toujours plus étendus ? Cruel dilemme… même si, de ce côté-ci de la Méditerranée il n'est qu'intellectuel (et donc confortable). Témoignages d'amis Maliens, ici et là-bas pour tenter d'éclairer le débat.
    Que penser de l'entrée en guerre de la France au Mali ? Entrer en guerre n'est jamais anodin. La guerre n'est jamais “propre” ni “rapide” et ce que l'on nomme désormais les “dégâts collatéraux” ne sont ni plus ni moins que des civils qui meurent – hommes, femmes et enfants sans distinction. La guerre est toujours l'aveu d'un échec, celui de la politique et de la recherche de solutions négociées.
    Amie de longue date de camarades maliens, vice-présidente d'une ONG, l'Ader, développant des programmes de coopératives d'habitants au Mali et au Sénégal, j'ai recueilli les témoignages d'amis maliens qui vivent ici (à Montreuil) ou là-bas (région de Kayes). Il n'est pas question ici de revendiquer une quelconque vérité universelle, mais de livrer les réactions à chaud de vrais démocrates Maliens, engagés de part et d'autre du Sahara et de la Méditerranée, depuis plusieurs décennies, dans des projets où le sens de l'intérêt collectif prime sur tout le reste.

    L'urgence d'agir
    Moussa*, à Montreuil : « L'engagement de la France aux côtés de l'État malien était nécessaire ! L'armée malienne ne parvenait pas à empêcher seule la progression d'Aqmi, du Mujao et d'Ansar Eddine vers le sud. La chute de Konna ouvrait la voie à l'entrée dans Mopti et juste après c'était une autoroute vers Bamako. Si la communauté internationale avait encore attendu longtemps, nous avions la Charia chez nous ! L'islam, ce n'est pas çà ! Lapider les femmes, couper les mains des voleurs, enrôler de forces de jeunes garçons dans la guerre et violer les jeunes filles, ce n'est pas çà la religion de nos pères. »

    Deux pays amis qui se retrouvent
    Demba, à Montreuil : « Depuis un an, nous avons vécu l'incapacité de notre gouvernement à répondre aux appels au secours des militaires d'Aguelhok, finalement massacrés en janvier 2012, puis le coup d'État de Sanogo, l'incapacité de l'État malien à empêcher les prises de Kidal, de Gao, de Tombouctou, les horreurs des lapidations et des amputations dans le Nord, puis l'éviction du premier ministre Cheick Modibo Diarra en décembre… : nous étions meurtris dans nos cœurs de Maliens et très très inquiets. Les appels de notre Président Dioncounda Traoré avaient été écoutés par la communauté internationale, mais tout çà était très lent.
    Le discours du Président François Hollande a été vécu ici comme un véritable soulagement. D'abord parce que grâce à la France, nous allons stopper l'avancée d'Aqmi et du Mujao. Ensuite, parce qu'en disant “Il en va aujourd'hui de l'existence même d'un État ami, le Mali”, François Hollande nous reconnaît et reconnaît la force de nos liens. Ce n'est pas la France qui se bat au Mali, c'est la France et le Mali qui combattent ensemble un ennemi commun. »

    Reconstruire ensemble
    Karounga, à Kayes : « Il faut dire que ce n'est pas une guerre tribale, ce n'est pas une guerre de Blancs contre Noirs, ou même une guerre de religion. Ce n'est pas, non plus, une guerre civile : les indépendantistes Touaregs du MNLA ont été décimés par les terroristes islamistes et beaucoup nous rejoignent maintenant. C'est la guerre contre un nouvel expansionnisme terroriste, qui cherche à se construire un camp de base pour poursuivre sa conquête.
    L'engagement militaire de la France, qui rappelle l'amitié entre nos deux peuples, doit être pour nous tous une opportunité. Si nous nous battons ensemble, alors ensuite, il faudra que nous puissions reconstruire, ensemble. Nous aurons besoin de remettre en marche un État démocratique et des institutions qui fonctionnent bien. Et nous aurons besoin de travailler ensemble pour un nouveau développement de notre pays : équitable, durable et solide. J'espère que juste après la guerre, une nouvelle période va s'ouvrir entre nos deux pays. »
    * Les prénoms ont été changés.
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    Le conflit du Mali ou l'indigence de la réponse africaine

    par Salah Elayoubi, mardi 15 janvier 2013
     
    Un Président bien normal
    François Hollande a enfin accompli son dessein, de devenir un Président normal.
    Il n’aura, en effet, pas tenu une année complète, avant que, comme tous ses prédécesseurs, il n’ait à entreprendre campagne militaire en Afrique, pour y défendre les intérêts français.
    On se souvient pourtant de ses paroles : « La France agira différemment quelle n’avait l’habitude de le faire dans le passé ». Le pays qui comptait, en ces temps de crise, faire l’économie d’une guerre lointaine, n’a même pas achevé de lever son dispositif d’Afghanistan, que le rattrape la menace d’un nouvel embourbement en Afrique. Exit donc, le simple appui aérien et logistique aux forces de la CEDEAO.
    Officiellement, il s’agissait de répondre à une demande du président malien par intérim,  et protéger les français du Mali. Mais l’ancienne puissance occupante qui avait taillé ses protectorats à coups de serpes, dans l’ignorance de la réalité africaine, faite de tribalisme et d’ ethnies transfontralières, ne pouvait d’autant pas faire l’économie d’une intervention, qu’ elle possède d’énormes intérêts dans cette région du monde, où se trouvent concentrés d’abondantes richesses du sous-sol, particulièrement au Niger voisin, où le conflit menace de s’exporter et mettre en danger l’exploitation des mines de fer, d’argent, de platine, de titane, et de l’uranium tant convoité par le français Areva.

    Cinquante ans d'opérations militaires en Afrique
    Le Président français était apparu emprunté et crispé, dans son nouveau costume de Chef des armées, dans lequel l’avait précipité le franchissement par les islamistes, le jeudi 10 janvier, de la ligne de démarcation. Une entreprise qualifiée par beaucoup d’observateurs, comme l’erreur que les islamistes devaient éviter, car si jusque là, l’attentisme de la communauté internationale pouvait être mis sur le compte de la lenteur des procédures onusiennes, la menace directe de Bamako et le délitement de l’Etat malien, devenaient proprement insupportable. L’intervention unilatérale de la France aura eu le mérite de la rapidité, pour stopper l’offensive jihadiste.
    En cinquante ans d’indépendance des pays africains, la France sera intervenue pas moins de cinquante fois, la dernière en date, étant celle de 2011, en Côte d’Ivoire. L’« Opération Licorne » avait eu pour but, d’extirper du palais présidentiel un Laurent Gbagbo récalcitrant, pour y installer son opposant  Alassane Outtara.

    Haro consensuel sur les terroristes 
    Si certains n’hésitent pas à argumenter, pour dénoncer un complot visant à justifier l’invasion du Mali et son occupation par la France, il n’en demeure pas moins que la classe politique française semble unanime à considérer que l’opération était devenue  incontournable, face à la déferlante jihadiste, qui, après avoir enveloppé le Nord du pays de ses exactions, promettait d’en faire autant du Sud, avec, à la clé, le risque d’y voir s’établir un état terroriste.  D’autant qu’une simple opération visant à regrouper les ressortissants français en lieu sécurisé, ou organiser leur exfiltration, se serait révélée particulièrement périlleuse avec la proximité immédiate des colonnes jihadistes.
    Parmi les soutiens inconditionnels de l’  « Opération Serval », Marine Lepen était montée au créneau lundi, légitimant l’action française et égratignant au passage le traitement par la France des dossiers libyen et syrien. La Présidente du Front National avait déploré  « un paradoxe extrêmement cruel où les armes contres lesquelles nous nous battons aujourd'hui sont peut-être les nôtres, puisque ce sont celles que nous avons parachutées notamment en Libye….. »

    Seules quelques voix dissonantes  déplorent l’absence de consultation du parlement, comme celle de Noël Mamère, pour les Verts ou de Jean-Luc Mélenchon, pour le Parti de gauche. Mais c’est à Dominique de Villepin qu’on doit les mots les plus sévères pour exprimer sa désapprobation de l’intervention française. L'ancien ministre français des Affaires Etrangères, qui s’exprimait dans une tribune du « Journal du dimanche », s’en est pris à ce qu’il a appelé « l’unanimisme des va-t-en guerre », rappelant, au passage, que « Jamais ces guerres n’ont bâti un État solide et démocratique. Au contraire, elles favorisent les séparatismes, les États faillis, la loi d’airain des milices armées. Jamais ces guerres n’ont permis de venir à bout de terroristes essaimant dans la région. Au contraire, elles légitiment les plus radicaux. »

    L'Algérie, cette grande muette !
    C’est à l’Algérie, puissance régionale qui partage plus de mille deux cents (1200) kilomètres avec le Mali que revenait pourtant, la primeur  d’une implication. C’est, en effet, à l’échec des services de sécurité de l’Etat algérien à éradiquer définitivement les groupuscules terroristes et à la porosité de sa frontière, qu’on doit l’exportation et la dissémination de sa menace islamiste, avec le Groupement Salafiste pour la Prédication et le Combat, le GSPC, devenu depuis 24 janvier 2007, AQMI, Al-Qaïda au Maghreb islamique,  sous la férule de son Emir Abdelmalek Droukdel cet Algérien de 42 ans, licencié en chimie et ancien du GIA.
    Pourtant,  le pays reste rétif à toute idée d’une intervention militaire et sa classe politique observe un étrange mutisme.  Lors de la visite de François Hollande, le Président Bouteflika avait plaidé pour une solution négociée.  Le fait que l’Algérie ait ouvert son espace aérien aux avions français, n’a nullement valeur de changement d’optique. Ce geste à minima, dans la discrétion absolue, découle d’une crainte légitime, de voir les colonnes jihadistes dispersées par les frappes de l’aviation françaises se replier en territoire algérien, pour y poursuivre la guerre et y faire ainsi, voler en éclat la « drôle de paix », conclue entre l’Etat algérien et les islamistes du GIA.
    Alger se garde donc bien, pour le moment, de déclarer ouvertement la guerre aux islamistes du Mali, pour s’éviter un casus belli susceptible de raviver le spectre de la guerre civile, à ses portes,  sans oublier le risque encouru par les installations pétrolifères, à un « jet de pierre » de la frontière malienne.  Et si la diplomatie algérienne plaide si chaudement en faveur de négociations avec les touaregs maliens, c’est qu’elle redoute d’être rattrapée par la contestation des siens, qui lui reprochent sa centralisation excessive, ses parachutages des cadres du FLN et son déni de leur identité. Les milliards injectés par le gouvernement central ne font pas oublier la militarisation du Sud, l’ostracisme politique,  les filières de formation inadaptées au marché du travail, l’interdiction des circuits touristiques, les logements inadaptés aux conditions climatique…………

    Le Maroc, aphasique, apathique !
    Au Maroc, cette autre puissance régionale, on se tait tout autant qu’à Alger.
    C’est que Rabat tient une sorte de revanche objective sur l’OUA, qui l’avait acculée, le 12 novembre 1984 à quitter l’organisation,  pour cause d’admission de la République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD). Ces bandes armées jusqu’aux dents, qui sillonnent impunément le désert, renvoient, par le modus operandi de leurs « Rezzous », à ceux du Polisario, qui ont coûté tant de vies et de déconfitures, à l’armée marocaine, avant la construction du mur de défense.
    En ces temps où la contestation sociale s’amplifie, une action extérieure aurait pourtant détourné l’attention des uns et des autres, sur les méthodes du régime, très peu conformes à la démocratie dont il se revendique. La diplomatie marocaine, prérogative traditionnelle du roi, apathique depuis le décès de Hassan II, semble, également aphasique, depuis que le palais a imposé une dichotomie paralysante, aux affaires étrangères, suite à la victoire des islamistes aux élections.
    Aujourd’ hui donc, plus qu’ hier, hormis quelques déclarations sans conséquence, on préfère laisser la préséance et le droit de parole au voisin algérien, dont on connaît la susceptibilité, lui reconnaissant, de facto, un rôle hégémonique dans la région.
    Pourtant, dans la capitale marocaine il y aurait tout lieu de s’inquiéter du bruit de bottes au Mali. Ils pourraient bien en susciter d’autres, au Sahara, face aux échecs des rounds successifs des négociations avec le Polisario. D’autant que si d’aventure,  l’Algérie, protecteur de ce dernier devait s’impliquer dans les opérations militaires en cours, elle en sortirait, à coup sûr, renforcée politiquement au niveau africain et prendrait également un ascendant militaire certain au niveau régional. Il est loin le temps où le Maroc intervenait pour sauver un Mobutu, cantonné qu'il est, aujourd’hui à fournir ici ou là, des casques bleus à l’ONU, pour ses opérations de maintien de l’ordre ou d’observation.

    L'Afrique, son insoutenable indigence ! 
    L’absence d’images et la censure de l’information ne doit pas nous faire oublier que ce conflit sera coûteux en vies humaines et en destructions. Il va sans doute, se poursuivre plusieurs semaines durant, le temps pour l’aviation française de démanteler, frappe après frappe, les concentrations des jihadistes, d’annihiler leur capacité à riposter et de détruire leurs troupes !  Puis, viendra l’heure de l’offensive terrestre, afin de récupérer les territoires du Nord, arrachés de la souveraineté du mali, par la coalition islamo-touareg. Un moment où l’Afrique se retrouvera de nouveau, face au cruel constat de sa propre indigence à apporter une réponse africano-africaine, aux périls qui menacent le continent. L’appel de l’Organisation de l’Unité Africaine pour une solidarité n’aura pratiquement trouvé aucun écho. Un pur flop. Pour preuve, pas moins de six pays ( Bénin, Burkina Faso, Niger, Nigéria, Sénégal et Togo)  se sont ligués, après avoir traîné les pieds des mois durant,  pour aligner un misérable contingent de trois mille hommes, sous équipés qui s’en remettent à la France miséricordieuse,  pour leur appui aérien, leur logistique et la conduite à tenir, pour la suite des opérations.

    Chaque jour que l’ancienne puissance occupante passera à guerroyer sur le terrain, pour sauver le Mali des griffes du terrorisme, sera l’expression la plus éclatante de l’immaturité des régimes africains et de l’incompétence de leurs dirigeants à construire autre chose que des fortunes personnelles colossales, au lieu d’entrer dans l’histoire, en bâtissant des Etats de droit viables. La solution à tout ce gâchis se trouve ailleurs que dans les armes. Lorsque celles-ci se seront tues, il faudra bien que le Mali fasse sa propre introspection, se réconcilie avec lui-même et écoute enfin les siens, les touaregs, ces hommes venus du nord et dont la colère et la révolte, nourries de misère, de désespoir et d'exclusion, ont failli tout emporter.
     https://www.facebook.com/notes/salah-elayoubi/le-conflit-du-mali-ou-lindigence-de-la-r%C3%A9ponse-africaine/480347825345235
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    La Françafrique pas morte : la France intervient militairement en Afrique

    AFP, 12/1/2013Des militaires français en Afrique (Photo AFP)
    Des militaires français en Afrique (Photo AFP)
    Les forces françaises se sont engagées vendredi au Mali, en soutien de l’armée malienne et contre les groupes armés islamistes, au lendemain de l’offensive des jihadistes dans le centre du pays, qui a bouleversé les plans de la communauté internationale.
    lire la suite :
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    Plus d'informations :

    Best-of Hassan II : quarante ans de tartuferies

    Rétrospective de quarante ans de tartuferies, qui me font penser que nous sommes toujours en dictature, mais qu'un sombre ignorant a remplacé un salaud magnifique !
     

      Best Of Hassan II أجمل أقوال الحسن الثاني

    http://youtu.be/UYtw61uuk8A 

     (arabe et français)



    Ça n’arrive qu’au Maroc : le Makhzen empêche Mohamed Abbadi de rentrer chez lui


    Même les voisins du nouveau chef de la plus importante association islamiste marocaine ont été molestés par la police. Et ce devant tout le monde, des personnalités marocaines et étrangères.
    Les autorités marocaines ont même eu l’outrecuidance de procéder à l’encerclement d’une mosquée proche de la résidence d’Abbadi et ont interdit aux fidèles de se joindre à la caravane.
    Mais cela n’a pas empêché Abbadi de faire une déclaration dans laquelle il a affirmé qu’en dépit de la cosmétique la mentalité répressive du Makhzen restait la même.
    La caravane de soutien à Mohamed Abbadi organise aujourd’hui une conférence de presse à partir de 10h, au siège de la Ligue marocaine de défense des droits de l’homme, près du lycée Hassan II , quartier Hassane– Rabat.

    Point hebdomadaire n°6 sur la campagne de parrainage des prisonniers politiques au Maroc

    Bonjour,

    Vous trouverez ci-dessous quelques informations relatives à la campagne de parrainage, lancée par l’ASDHOM en novembre dernier, pour se solidariser avec les prisonniers politiques et d’opinion au Maroc. Vous pouvez suivre l’évolution de cette campagne sur le site de l’ASDHOM (www.asdhm.org) en se rendant sur la rubrique « Campagne de parrainage ». Nous vous informons que nous n’avons pas encore couvert toute la liste des candidats au parrainage. La mobilisation doit continuer car le devoir de la solidarité nous interpelle comme l’a annoncé Gilles Perrault, le parrain de cette opération.

    Groupe des Sahraouis –prison de Laâyoune- : Mahjoub Ouald Cheikh, convoqué et interrogé le 8 janvier par la police judiciaire de Laâyoune à l’intérieur de la prison après une plainte déposée contre lui par un gardien de la même prison. Il déclare avoir été victime d’agression et de mauvais traitement de la part de ce fonctionnaire lors des visites.
    Même sort réservé à Kamel Trayah qui a été convoqué le même jour pour être interrogé sur des « affaires » que l’administration prétend avoir trouvées dans sa cellule lors d’une perquisition d’il y a 3 mois.
    Groupe Gdeim Izik –prison de Salé 1- : La date du procès a enfin été fixée au 1er février 2013. Rappelons que ces 24 militants sahraouis ont été arrêtés en novembre 2010, suite au démantèlement du camp Gdeim Izik, non loin de Laâyoune au Sahara. Cela fait plus de 25 mois qu’ils attendent d’être traduits devant un tribunal militaire de Rabat. Cette arrestation provisoire est illégale eu égard du droit pénal marocain qui prévoit une durée maximale de 12 mois.

    Groupe Marrakech (nouveau) : Voici le papier de l’AFP suite au procès intenté aux manifestants de Marrakech

    « Deux mois de prison pour deux ados marocains… en manif contre la hausse des prix

    Deux adolescents poursuivis dans le cadre de violents heurts entre des manifestants et la police fin décembre à Marrakech (sud du Maroc) ont été condamnés à deux mois de prison par un tribunal de la ville, a-t-on appris samedi de source judiciaire. Le jugement contre ces adolescents âgés de 14 et 15 ans a été rendu vendredi par la chambre des mineurs du tribunal. Dix autres personnes, des majeurs, doivent à leur tour être jugées lundi, notamment pour participation à une "manifestation non autorisée" et des "actes de violences et de vandalisme". Ces personnes ont été interpelées après des manifestations contre la hausse des prix de l'eau et de l'électricité qui avaient dégénéré en violents affrontements le 28 décembre dans un quartier populaire de Marrakech, la plus connue des destinations touristiques du royaume. Le bilan officiel de ces heurts est de plus de 60 blessés, dont 52 membres des forces de l'ordre, visés par des projectiles. Selon des témoins, la police a eu recours aux gaz lacrymogènes et à des canons à eau pour disperser la foule. Trente personnes ont été interpelées, mais une vingtaine, des mineurs, ont rapidement été libérées. Lors d'une rencontre avec la presse jeudi, le préfet de la région de Marrakech a imputé ces "évènements" "à de fausses informations et à la mise à profit de certaines parties de cette affaire avec l'intention de semer le chaos et la terreur parmi la population", sans autre précision. » (AFP)
    L’ASDHOM a publié, lors du point hebdomadaire n°5, la liste de ces manifestants arrêtés. Elle travaille sur leurs fiches pour les intégrer à la liste des candidats au parrainage.
    Casablanca –prison Oukacha- (nouveau): Le 7 janvier 2013, une famille casablancaise, composée de 4 membres, a été expulsée violemment de son logement situé boulevard Abdelmoumen. Le père, la mère et les deux enfants ont été arrêtés et conduits directement à la prison Oukacha.
    Le père qui répond au nom de Miloud Matloub a été condamné le 8 janvier à 4 mois de prison ferme pour désobéissance. Le procès de la mère et de ses deux enfants a été reporté au 18 janvier. Le mouvement 20 février de Casablanca s’est mobilisé pour soutenir cette famille et dénoncer son expulsion.
    Groupe Ouarzazate (Affaire du microcrédit) : Le procès d’Amina Mourad et Abdennasser Smaïni, animateurs du mouvement des victimes de microcrédits à Ouarzazate, a été encore une fois reporté au 7 février 2013.
    Rabat : La Ligue Marocaine pour la Citoyenneté et les Droits de l’Homme nous informe que les cadres  chômeurs, arrêtés lors d’un rassemblement à Rabat en décembre 2012, ont été présentés au tribunal de première instance de Rabat le lundi 7 janvier. Nous n’avons pas connaissance du verdict.
    Pour donner un nouveau coup de souffle à cette campagne, l’association Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT) et l’ASDHOM ont convenu d’un rendez-vous, le jeudi 17 janvier à Paris, pour mettre en place un partenariat sur le sujet de la campagne de parrainage, initiée par l’ASDHOM en novembre dernier. Nous comptons mettre à profit la longue expérience de l’ACAT dans le domaine du parrainage de prisonniers politiques à travers le monde. Nous profitons de ce point hebdomadaire n°6 pour vous joindre la dernière communication de l’ACAT concernant la pratique de la torture au Maroc (voir pièce jointe).
    Dans le même but, une autre rencontre sera programmée dans les jours qui viennent avec Amnesty International-France.
    Bien cordialement,
    Ayad Ahram
    Secrétaire général de l’ASDHOM
    Paris, le samedi 12 janvier 2013