Chers amis lecteurs de solidmar,

Solidmar est fatigué ! Trop nourri ! En 8 ans d’existence il s’est goinfré de près de 14 000 articles et n’arrive plus à publier correctement les actualités. RDV sur son jumeau solidmar !

Pages

Affichage des articles dont le libellé est Campagne de parrainages des détenus politiques au Maroc. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Campagne de parrainages des détenus politiques au Maroc. Afficher tous les articles

mercredi 12 novembre 2014

ASDHOM : en présence de Gilles Perrault, soirée de soutien aux détenu-e-s politiques et d’opinion au Maroc.

Bonjour,

Comme chaque année, dans le cadre de la semaine de la solidarité internationale (SSI), l’ASDHOM organise une soirée de soutien aux détenu-e-s politiques et d’opinion au Maroc.
Cette soirée aura lieu le vendredi 21 novembre 2014, en présence de l’écrivain Gilles Perrault, parrain de la campagne de parrainage que l’ASDHOM a lancée en 2012.
L’ASDHOM saisira cette occasion pour donner un nouveau souffle à cette campagne en lançant une carte postale (voir pièce jointe) en solidarité avec les détenu-e-s d’opinion au Maroc et pour interpeller les autorités marocaines sur le problème de la détention politique.

Cordialement,
Ayad Ahram
Président de l’ASDHOM


samedi 15 juin 2013

Hassan Dah, Sahraoui, prisonnier politique à Salé au Maroc, condamné à 30 ans pour ses opinions

Par Apso Lument, Amis du peuple du Sahara Occidental, 9/6/2013

Media
Hassan - au premier plan -, 26 ans, un prisonnier politique sahraoui parmi d’autres, condamné à 30 ans de prison lors du procès de Gdeim Izik. Au deuxième plan Ahmed Esbaai, autre Sahraoui prisonnier politique.

Né le 18 janvier 1987 à El Aaiun au Sahara Occidental Hassan Dah est un militant de droits de l'Homme  pour le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui. Il est aussi journaliste. Ce n’est pas la première fois qu’il se fait arrêter, torturer et jeter en prison. Depuis ses 18 ans il est souvent victime de répression de la part des autorités coloniales marocaines. 

Marie-Jo, sa marraine française explique.
Pourquoi ces si lourdes peines ?
 
Début octobre  2010, quelques jeunes Sahraouis, exaspérés par leur vie de sous-citoyens sans cesse réprimés par le colonisateur marocain, ont monté les premières tentes à Gdeim Izik, à une trentaine de km d’El Aaiun, en territoire occupé du Sahara Occidental, en signe de protestation.
D’autres Sahraouis se sont joints à eux et c’est bientôt un énorme campement de plus de 4000 tentes et de plus de 20 000 personnes, hommes, femmes enfants, bébés, qui s’étend à perte de vue dans cette partie du désert. Un formidable espoir gagne la population sahraouie. Un camp tour à tour appelé camp de protestation, camp de l’espoir, puis camp de la liberté et de l’indépendance… 

Mais le 8 novembre au milieu de la nuit, l’armée et toutes les forces de police marocaine démantèlent  le camp avec une violence inouïe : gaz lacrymogènes, aspersion à l’eau chaude, sirènes, hélicoptères sèment la panique…. On apprend que des militaires sont tués. 24 Sahraouis sont arrêtés, pour la plupart des militants des droits de l’Homme, présents ou pas au moment des évènements.
Pas des tueurs. Hassan en fait partie.
Les 24 restent plus de 2 ans en détention préventive à Salé, fréquemment torturés pour arracher des aveux de crimes qu’ils n’ont pas commis. Jugés dans un tribunal militaire. Le verdict, préparé d’avance, sans rapport avec les plaidoiries qui affirment le manque total de preuves, tombe comme une bombe. De lourdes peines allant de 20 ans de prison à la  perpétuité. Hassan est condamné à 30 ans de prison. 

Le 17 novembre 2012  l’ASDHOM  lance  une campagne de parrainages de prisonniers politiques marocains et sahraouis, victimes du régime marocain. C’est ainsi que je suis devenue « marraine » de Hassan Dah.  Je lui ai écrit plusieurs fois, j’ai eu la chance de recevoir une réponse, grâce à un réseau d’amis : il se dit « inébranlable en dépit de la condamnation injuste et des honteuses exactions que nous recevons ici.»... Il « remercie une fois de plus pour le message encourageant »
J'encourage tous les militants des droits de l'Homme à prendre contact avec l'ASDHOM pour demander à parrainer un des ces jeunes hommes et leur envoyer des bouffées d'espoir et d'amitié. http://www.asdhom.org/
Marie-Jo
Les témoignages de Hassan et le texte complet sont la : lhttp://apsoinfo.blogspot.fr/2013/03/hassan-dah-sahraoui-prisonnier.html

samedi 23 mars 2013

Point intermédiaire consacré à la campagne de parrainage




Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc
ASDHOM 79, rue des Suisses  92000 Nanterre

Point intermédiaire consacré à la campagne de parrainage

Ce point traite exclusivement la campagne de parrainage des prisonniers politiques et d’opinion au Maroc que l’ASDHOM a lancée, le 17 novembre 2012, à l’occasion de la Semaine de la Solidarité Internationale.
Nous vous donnons rendez-vous la semaine prochaine pour un point double (numéros 16 et 17). L’ASDHOM participe du 26 au 30 mars au Forum Social Mondial (FSM) de Tunis. Elle fera partie de la délégation de la CMODH (Coordination Maghrébine des Organisations des Droits Humains) et du FALDI (Forum des Associations de Lutte Démocratique de l’Immigration), qui animent des ateliers de discussion ayant trait aux droits de l’Homme dans la région et à la situation inhumaine et dégradante faite aux migrants tant au Maghreb qu’en Europe.

Le jour du lancement de cette campagne, l’ASDHOM avait recensé 172 détenu-e-s à parrainer, réparti-e-s sur les groupes suivants : UNEM-Fès (5), UNEM-Taza (2), Sahraouis (64 dont 24 du groupe de Gdeim Izik, récemment condamné par le tribunal militaire de Rabat), Mineurs-Ouarzazate-Imider (23), Chlihat-Ksarelkébir-Tanger (9), Agadir-Mouvement social (8), Mouvement 20-Février (38), Islamistes (23).

Ces détenu-e-s n’appartiennent pas forcément à un parti ou un courant politique. Le qualificatif de « prisonniers politiques et d’opinion » prête à confusion. S’il est vrai que nous l’utilisons dans notre littérature pour les désigner, nous préférerions dire qu’ils sont plutôt « victimes de violation des droits ». Nous y englobons ainsi toutes celles et tous ceux qui n’ont pas eu droit à un procès équitable, ou qui ont subi des tortures et des violences pendant les interrogatoires, ou encore ceux dont le procès a été monté de toutes pièces.
L’ASDHOM ne partage pas tous leurs points de vue, si tant est qu’ils en aient une, mais elle estime de son devoir que de se solidariser avec celles et ceux dont les droits ont été violés. C’est pour cette raison que nous avons mis en place cette campagne de parrainage.

Depuis son lancement, le 17 novembre 2012, neuf ont été libérés à la fin de leurs peines (4 du 20-Février de Casablanca et 5 militants de l’UNEM à Fès). Deux ne sont toujours pas jugés (Amina Mourad et Bennacer Smaini de Ouarzzate). Huit ont été jugés de deux mois à quatre mois de prison avec sursis (Groupe d’Agadir).
Sur les 172, restent donc en prison 153. Mais nous avons malheureusement ajouté d’autres à la liste. Tous ceux qui ont été arrêtés à Meknès (7 militants de l’UNEM), à Marrakech fin décembre 2012 (10, à ce propos, l’ASDHOM un publié un communiqué ci-joint pour dénoncer le verdict de la Cour d’appel), à Rabat (1 militant du 20février, Driss Boutarada), à Zayou début mars (7), et éventuellement à Tanger (21 militants du 20-Février qui repassent de nouveau devant un tribunal) ou à Taza avec la dernière arrestation de Azzedine Erroussi.
Au total, nous nous retrouvons avec 177 détenu-e-s à parrainer, plus qu’au lancement de la campagne.
Sur ces 177, nous avons réussi à faire parrainer 67 parmi eux. Soit environ 40% de la liste proposée au parrainage.
Nous en sommes donc encore loin du compte. Nous ne devons pas baisser les bras.
Nous devons tout faire pour mobiliser et sensibiliser plus à la solidarité avec ces victimes de violation des droits.
Nous continuons à recevoir des copies de lettres envoyées par les parrains et marraines et nous vous encourageons à continuer à le faire.
Nous vous informons que Mme Claude Mangin, la femme de Naâma Asfari, un des détenus du groupe Gdeim Izik qui a écopé de 30 ans de prison ferme, compte lui rendre visite prochainement. L’occasion pour les autres parrains et marraines du même groupe de se mettre en contact avec elle à travers l’ASDHOM pour faire passer des messages…
Pour clore ce point réservé à la campagne, nous nous réjouissons du parrainage de tout le groupe de l’UNEM-Meknès par Gilles Deloustal, un démocrate français qui a choisi aussi d’interpeller les autorités marocaines sur la situation carcérale du groupe. (Voir rubrique Témoignages et lettres)

Le devoir de la solidarité nous interpelle tous.

Pour le CA de l’ASDHOM
Ayad Ahram
Paris, le 22 mars 2013

Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc
ASDHOM 79, rue des Suisses 92000 Nanterre
asdhom@asdhom.org www.asdhom.org

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------
L'ASDHOM dénonce les sévères condamnations de
Marrakech

La Cour d'appel de Marrakech a confirmé, lundi 18 mars 2013, le verdict du tribunal de première instance à l'encontre des 10 citoyens arrêtés suite aux événements
qu'avait connus le quartier populaire Sidi Youssef Ben Ali à Marrakech en décembre dernier.
Huit d’entre eux ont été condamnés à 2 ans et 6 mois de prison ferme et les deux autres à 1 an et 6 mois de prison ferme. Les chefs d’accusation retenus contre eux ne différent pas de ceux auxquels ont droit les autres manifestants à travers tout le pays depuis le déclenchement du mouvement 20-Février en 2011: Manifestation non autorisée, coups et blessures contre des agents de l’autorité publique dans l’exercice de leur fonction, dégradation de biens privés et publics, incitation des personnes mineurs à la violence, etc.
Ces condamnations ont provoqué l'indignation des familles des prisonniers et des personnes éprises de justice, notamment les défenseurs des droits de l’Homme qui sont venus les soutenir.
Le 29 décembre 2012, l’ASDHOM avait publié, dans son point hebdomadaire n°5 sur la campagne de parrainage, les noms des douze personnes arrêtées suite aux protestations pacifiques qu’avait connues la ville de Marrakech la veille contre la hausse des prix de l’eau et de l’électricité.
Parmi les interpellés, deux mineurs ont été jugés le samedi 12 janvier 2013 à deux mois de prison ferme. Les dix autres ont été traduits lundi 14 janvier devant le tribunal de première instance qui les a condamnés de 1 an et 6 mois à 2 ans et 6 mois, verdict que la Cour d’appel vient de confirmer.
La défense des condamnés a qualifié le verdict de très sévère et injustifié. Elle estime que les faits pour lesquels ont été poursuivis ne sont pas fondés. C’est la violence
policière qui serait à l’origine des incidents constatés. Il est à noter que durant ce procès, toutes les requêtes de la défense ont été rejetées par la présidence de la Cour d’appel.
L'ASDHOM condamne cette nouvelle escalade et le recours abusif à des peines d’emprisonnement à l’encontre de citoyens qui n’ont usé que de leur droit à la liberté d’opinion en manifestant pacifiquement.

Le bureau exécutif de l’ASDHOM
Paris, le 21 mars 2013

dimanche 10 février 2013

Point hebdomadaire n°10 sur la campagne de parrainage des prisonniers politiques au Maroc


Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc
ASDHOM 79, rue des Suisses  92000 Nanterre

La campagne de parrainage des prisonniers politiques au Maroc, initiée par l’ASDHOM en novembre dernier, a enregistré 5 nouveaux parrainages cette semaine. Trois mineurs du groupe d’Imider (Ouljihad Mohamed, Faska Laâdad, Taïeb Omar), un étudiant ainsi qu’un Sahraoui sont désormais parrainés par des démocrates français, membres de l’association Maroc Solidarités Citoyennes de Grenoble. Laquelle association organise, souvent en partenariat avec le CIIP de Grenoble, des rencontres-débats sur la situation des droits de l’Homme au Maroc. Sa prochaine soirée consacrée au Maroc aura lieu le 20 mars.
L’occasion aux organisateurs de sensibiliser à plus de parrainage comme moyen efficace de solidarité avec les victimes de violations et d’atteintes aux droits au Maroc.
C’est l’objectif que l’ASDHOM s’est fixé aussi en acceptant de se rendre à Dijon, le 23 février, sur invitation de l’ATMF-Dijon pour débattre de la situation des droits de l’Homme au Maghreb en général et au Maroc en particulier après l’adoption de la nouvelle Constitution, le 1er juillet 2011.
Et c’est aussi dans ce cadre que l’ASDHOM a été invitée par les responsables de l’ATMF d’Argenteuil (95) pour venir exposer, le 1er mars 2013, les lignes de la campagne de parrainage.
Notre détermination à l’ASDHOM d’aller encore plus loin dans cette campagne est à la hauteur de notre volonté à briser l’enfermement dont souffrent les victimes de la détention politique au Maroc. Nous en faisons un devoir auquel aucun démocrate ne doit dérober comme l’a dit Gilles Perrault qui parraine cette campagne de solidarité.
Nos points hebdomadaires sont l’occasion d’informer et de tenir les parrains et les marraines au courant de l’évolution de cette campagne. Nous publions également sur la rubrique « Campagne de parrainage » du site de l’ASDHOM (www.asdhom.org) tous les témoignages et les lettres échangées sur le sujet.
Nous vous demandons régulièrement de nous faire parvenir toutes vos contributions pour nourrir cette belle aventure solidaire.
Voici dans ce cadre les informations relatives aux droits de l’Homme au Maroc et que nous pouvons partager avec vous :

Groupe 20-Février Casablanca : Le rappeur Mouad Belghouat, alias Elhaqed, entame une grève de la faim à partir de ce lundi pour dénoncer le harcèlement dont il est victime avec ses compagnons de détention de la part des fonctionnaires de la prison Oukacha de Casablanca. Ses conditions de détention se sont dégradées ces derniers temps après l’avoir baladé de cellule en cellule pour l’exposer aux violences physiques et psychologiques de la part de détenus de droit commun. Rappelons que Mouad a été arrêté au mois de mai 2012 pour « ses chansons portant atteinte au corps de police » après avoir déjà purgé une peine de 4 mois depuis janvier 2012 pour « coups et blessures ».

Casablanca-Prison Oukacha : Nous avons appris le 2 février que Mme Zakia Salmi, arrêtée et incarcérée à Oukacha depuis une semaine, a été libérée provisoirement en attendant son procès. Mme Salmi s’est élevée contre la mafia de l’immobilier qui agit à Casablanca et qui l’a chassée de chez elle. Elle ne fait que réclamer son droit le plus élémentaire à un logement décent.

Groupe UNEM-Fès : Après la mort de l’étudiant Mohamed Fizazi (voir point n°9), suite à l’intervention violente des forces de l’ordre en janvier dernier pour disperser le rassemblement étudiant à la cité universitaire de Fès à l’appel du syndicat l’UNEM, les détenus politiques entament une grève de la faim à la prison Aïn Kadous. Ils réclament sinon leur libération, du moins un procès équitable et rapide et l’amélioration de leurs conditions de détention.
Toujours à Fès et en lien avec le mouvement de protestation connait le campus universitaire de Fès, les autorités marocaines ont empêché, le 6 février, une caravane de soutien d’entrer en ville. Cette caravane, venue de Rabat et organisée par le syndicat national de l’enseignement (affilié à l’UMT), voulait se rendre à la cité universitaire pour apporter son soutien aux étudiants et aux enseignants qui réclament l’amélioration des conditions de vie. Seul le secrétaire national et une autre responsable du syndicat ont été autorisés à poursuivre leur route.

Groupe Ouarzazate (mineurs et microcrédits) : Le jeudi 7 février, s’est tenu devant le tribunal d’Ouarzazte un rassemblement de soutien à Amina Mourad et Bennacer Ismaini, les deux coordinateurs du mouvement des victimes des microcrédits de la région d’Ouarzazate. Leurs procès qui s’est ouvert ce 7 février a été reporté pour la 13ème fois au 4 avril 2013. Raison invoquée : la partie adverse et ses avocats ne sont pas présentes au tribunal. Le rassemblement a connu la participation des membres de l’AMDH, de la CDT et du PADS.

Groupe Sahraouis-Gdeim Izik : Les 24 militants sahraouis du groupe Gdeim Izik avaient de nouveau un rendez-vous le 8 février devant le tribunal militaire permanent de Rabat. Plusieurs observateurs internationaux étaient présents à Rabat après avoir déjà effectué un premier voyage le 1er février lors de l’ouverture du procès. Rappelons que ces 24 Sahraouis, tous des civils, ont passé en détention provisoire plus de deux ans, excepté Mohamed El Ayoubi pour des raisons de santé. L’ASDHOM a reçu le premier rapport établi par les observateurs ayant assisté à la première audience. Il sera mis en ligne sur le site de l’association. Amnesty International a publié, comme d’ailleurs plusieurs ONG, un communiqué sur le sujet (Voir pièce jointe).
Nous informons également que l’étudiant sahraoui Amar Abdellaoui, arrêté à Zak (voir point n°9) a été présenté au juge d’instruction du tribunal d’appel d’Agadir, le 4 février, qui a ordonné sa mise en détention à la prison locale d’Aït Melloul. Ses deux camarades, arrêtés en même temps que lui, ont quant à eux, été libérés provisoirement en attendant le procès.

Tata (nouveau au point 9) : Nous avons signalé dans nos points hebdomadaires la série d’arrestations dont sont victimes des militants de la ville de Tata. L’AMDH de cette ville nous informe que le militant Badri Abdelkhalek a été, à son tour, arrêté le 4 février 2013 à Rabat. Sa famille reste au jour d’aujourd’hui sans nouvelles de lui et ne connait pas le lieu de sa détention ce qui l’amène à penser que c’est plutôt d’un enlèvement qu’il s’agit. Plusieurs militants de l’AMDH, de l’ANDCM (Diplômés chômeurs) et du 20-Février font face à des intimidations et arrestations répétées. Les autorités locales refusent tout dialogue avec la population et lui préfèrent violenter tout rassemblement pacifique.

Par ailleurs et concernant la liberté d’association, l’ASDHOM ne cesse de déplorer et de condamner l’interdiction opposée par les autorités marocaines à quelques associations qui font la demande de récépissés légaux de constitution. C’est le cas la section de l’AMDH de Laâyoune au Sahara, de l’Association Nationale des Diplômés Chômeurs au Maroc (ANDCM) dont l’interdiction dure depuis presque 20 ans maintenant ainsi que l’association ATTAC-Maroc qui a publié le 5 février un communiqué pour dénoncer la décision de la Wilaya de Rabat de se pourvoir en appel du jugement du tribunal administratif du 24 octobre 2012 en faveur de la délivrance du récépissé légal à ATTAC. Nous pouvons ajouter à cela l’interdiction faite aussi aux associations de Sahraouis. Les pratiques des autorités marocaines, contrastent fortement, on le voit, avec le discours sur l’Etat de droit et les réformes démocratiques dont se vantent les responsables marocains.

Pour le bureau exécutif
Ayad Ahram
Secrétaire général de l’ASDHOM
Paris, le 10 février 2013

dimanche 27 janvier 2013

Point hebdomadaire n° 8 sur la campagne de parrainage des prisonniers politiques au Maroc (endeuillé par la mort de Mohamed Fizazi à Fès)


Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc
ASDHOM 79, rue des Suisses  92000 Nanterre

Les arrestations et les poursuites judiciaires se poursuivent sur tout le territoire marocain. Et il ne se passe pas une semaine sans que l’on soit informés de procès intentés aux militant(e)s de différents mouvements : 20 février, syndical, associatif, etc. Les autorités marocaines ne sont pas allées loin pour trouver les chefs d’accusation. Ils ne semblent pas différer d’un procès à l’autre : Rassemblement non autorisé et armé, offense et violence à l’encontre des agents de l’autorité dans l’exercice de leurs fonctions. A la différence avec le début du mouvement du 20 février en 2011 où les caméras étaient braquées sur le Maroc, les forces de l’ordre, sachant que les caméras ont, depuis, tourné le dos au Maroc pour d’autres régions du monde, n’hésitent pas à intervenir violemment pour disperser ou arrêter les manifestants.
C’est ce qui s’est passé par exemple à la cité universitaire de Fès la semaine dernière quand les forces de l’ordre ont chargé les étudiants qui se sont rassemblés pour protester contre leurs conditions d’études et réclamer leur amélioration et la libération de leurs camarades détenus à la prison Aïn Kadouss. L’étudiant et militant de l’Union Nationale des Etudiants du Maroc (UNEM), Mohamed Fizazi, a été passé à tabac et abandonné, baignant dans son sang. Transporté d’urgence à l’hôpital Hassan II, il y succombe le samedi 26 janvier suite aux traumatismes crâniens subis lors de l’intervention violente des forces de l’ordre. Mohamed Fizazi, originaire de Taounat, avait 22 ans et poursuivait ses études en 2ème année anglais à la faculté de droit.
L’ASDHOM présente toutes ses condoléances à sa famille et à tous ses amis et camarades. Elle demande qu’une enquête impartiale soit diligentée pour déterminer les responsabilités de ce crime et traduire devant la justice ceux qui en sont derrière.

Concernant les groupes de prisonniers politiques et syndicaux, proposés au parrainage par l’ASDHOM depuis novembre dernier, nous pouvons signaler :

Groupe UNEM-Fès : Les quatre militants de l’UNEM, incarcérés à la prison Aïn Kadouss, ont entamé une grève de la faim de 48h et ce, à partir du mercredi 23 janvier. Ils entendent alerter sur leurs conditions de détention et réclamer leur libération. L’ASDHOM a reçu des témoignages ainsi que leurs fiches d’identité complètes que vous pouvez retrouver sur le site de l’ASDHOM, rubrique « Liste des prisonniers politiques ».

Groupe 20 février-Casablanca : Tarik Rochdi, Assal Abderrahman, Nouressalam Kartachi et Samir Bardly, tous militants du 20 février, arrêtés et condamnés après leur participation à la marche de Bernoussi à Casablanca, ont été libérés le mercredi 23 janvier 2013. L’ASDHOM leur présente, ainsi qu’à leurs familles, ses sincères félicitations. Nous demandons à celles et à ceux qui avaient parrainé ces détenus de porter leur choix désormais sur d’autres prisonniers de la liste.

Groupe Ouarzazate (mineurs et syndicalistes) : Les cinq militants et syndicalistes (Omar Oubouhou, Hassan Akarkab, Abdelamajid Boumlik, Imad Abdallah et Mohamed Jamili, tous membres de CDT, AMDH, ANDCM, PSU, PADS, voir le point hebdomadaire n°7), arrêtés le samedi 12 janvier suite au rassemblement de soutien à ceux qui sont déjà emprisonnés formant le groupe d’Ouarzazate, ont été condamnés à une amende de 4000 DH chacun pour « rassemblement non autorisé ». Ils ont été libérés le mercredi 23 janvier 2013. Ils ont été défendus par 80 avocats venus de tout le Maroc, à leur tête Me Ben Amrou, secrétaire national du PADS. Rappelons que plusieurs organisations de la société civile se sont constituées en Comité National de Soutien aux syndicalistes et à tous les licenciés d’Ouarzazate. Ce comité a vu le jour au local de l’AMDH de Rabat le jeudi 24 janvier 2013.

Tata (nouveau) : L’AMDH-section de Tata dans le sud du Maroc, nous apprend que deux de ses militants, Ammi Fadili et Abdellatif Belkaid, font face en ce moment à des poursuites judiciaires pour les empêcher de faire leur travail de défense des droits de l’Homme à Tata. La ville connait ces derniers temps un mouvement de protestation contre la corruption et la prévarication qui gangrènent l’administration locale. Les défenseurs des droits de l’Homme sont présents à tous les rassemblements pour appuyer la population et la protéger de toute exaction. Ce qui ne plait pas aux autorités locales.

Groupe UNEM-Meknès : Un sixième militant de l’UNEM (courant de la Voie Démocratique Bassiste) est arrêté le 22 janvier 2013 à Meknès après une course poursuite sur la route menant à El Hajeb. Il s’agit de Rachid Machkour. Il a déjà été arrêté en 2009 lors d’un mouvement de protestation qu’a connue la faculté des sciences de Meknès. Le groupe (nouveau) est désormais composé de : Soufiane Esseghir, Hassan Ahmouch, Mohamed El Oualki, Hassan Koukou, Mounir Aït Khoufou et donc Rachid Machkour. Hassan Koukou (numéro d’écrou 6851) nous a fait parvenir un témoignage en arabe. Il sera traduit et publié sur la rubrique « Témoignages et lettres » du site de l’ASDHOM.

Groupe Gdeim Izik (Sahraouis) de salé 1 : Nous rappelons que le procès du groupe des 24 Sahraouis est fixé finalement au 1er février. Sur les 24, seul un, Mohamed El Ayoubi, est poursuivi en liberté pour des raisons médicales. Les 23 autres ont passé plus de deux ans en prison, dépassant ainsi la durée légale de la détention provisoire prévue par le code pénal marocain. Une conférence de presse sera organisée, le 31 janvier 2013 au local de l’AMDH de Rabat, par le Comité des familles des Prisonniers Politiques Sahraouis de Gdeim Izik. Une délégation française de six observateurs (civils et juristes) participera aux côtés d’autres délégations européennes à ce procès. Samedi 26 janvier à Paris, un rassemblement de soutien au groupe Gdeim Izik a été organisé au Parvis des droits de l’Homme de Trocadéro par des associations de soutien sahraouies.
L’ASDHOM sera présente par ailleurs à la conférence internationale qui aura lieu au Palais du Luxembourg, le samedi 2 février, sur le respect des droits de l’Homme dans la région.

Guercif (nouveau) : Un défenseur des droits de l’Homme et syndicaliste de la ville de Guercif (province de Taza), Mohamed Chouiya, fait face à une poursuite judiciaire qui date de 2009 pour « participation à un rassemblement non autorisé ». Il risque de subir le même sort que d’autres militants à travers le Maroc. C’est ce que nous apprend le communiqué de la section locale de l’AMDH. Mohamed Chouiya a été innocenté en première instance, mais le parquet général a fait appel et la prochaine audience est prévue au tribunal d’appel de Taza pour lundi 28 janvier 2013.

Groupe Marrakech (les douze de Sidi Youssef Ben Ali) : Après avoir condamné les deux mineurs du groupe, le 4 janvier, à 2 mois de prison ferme chacun pour « outrage à des fonctionnaires publics, le tribunal de première instance de Marrakech a condamné, le 21 janvier 2013, les dix autres manifestants à des peines de prison ferme allant jusqu’à 2 ans et demi. Toujours les mêmes chefs d’accusation : Rassemblement non autorisé, coups et violence à l’encontre des agents de l’autorité, destruction de biens d’autrui et de biens publics, etc. (Voir les noms sur les points hebdomadaires précédents sur le site de l’ASDHOM)

La recrudescence des arrestations et des procès nous incitent à redoubler d’efforts et à accentuer notre mobilisation pour parrainer le plus possible de détenu(e)s victime de violations de droits….c’est notre devoir auquel nous ne dérobons pas.
L’ASDHOM vous invite à faire de même. Parrainer quelqu’un, victime d’emprisonnement pour ses opinions, est un devoir qui doit nous interpeller toutes et tous.

Bien cordialement,
Ayad Ahram
Secrétaire général de l’ASDHOM   
Paris, le 27 janvier 2013

lundi 21 janvier 2013

ASDHOM - Point hebdomadaire n°7 sur la campagne de parrainage des prisonniers politiques au Maroc




Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc
ASDHOM 79, rue des Suisses  92000 Nanterre


Comme nous l’avons annoncé lors du point hebdomadaire n°6, une rencontre a réuni à Paris, jeudi 17 janvier, l’ACAT (Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture) et l’ASDHOM pour discuter de la campagne de parrainage des prisonniers politiques et des victimes de violations, initiée par l’ASDHOM en novembre dernier et parrainée par l’écrivain Gilles Perrault.
La discussion a porté sur la situation des droits de l’Homme au Maroc en général et sur les victimes de violations de droit en particulier. Nous vous ferons parvenir un rapport sur cette rencontre fructueuse, mais on peut dire d’ores et déjà qu’il a été mis en place un accord de principe sur un plan de travail en commun sur la question de parrainage.
D’autres rencontres sont à programmer avec d’autres structures pour les saisir du dossier du parrainage. Tout en sollicitant la solidarité des organisations de défense des droits de l’Homme, nous continuons à lancer notre appel à toutes celles et à tous ceux qui, à titre individuel, peuvent contribuer à cette campagne de parrainage. Celle-ci a besoin de nous tous pour apporter le soutien nécessaire à celles et ceux qui sont victimes de violations et qui croupissent dans les geôles marocaines.
Concernant les groupes de prisonniers proposés au parrainage, les nouvelles qui nous parviennent du Maroc sont inquiétantes :

Groupe Ouarzazate (nouveau groupe) : L’union locale de la Confédération Démocratique du Travail (CDT) avait appelé, le samedi 12 janvier, à un rassemblement pour protester contre l’exclusion de quelques 300 ouvriers de la ville d’Ouarzazate et réclamer leur intégration ainsi que l’arrêt des poursuites judiciaires lancées contre les militants syndicalistes. La police a dispersé violemment le rassemblement en blessant quelques manifestants, poursuivi les militants jusque dans les locaux du syndicat et procédé à l’arrestation de 5 militants qui seront traduits devant un tribunal le lundi 21 janvier pour « violences, rassemblement non autorisé et outrage à fonctionnaire dans l’exercice de ses fonction ». Il s’agit de Omar Oubouhou, secrétaire général de l’union locale (UL) et membre du PSU et de l’AMDH, Hassan Akarkab, membre de la CDT, Abdelmajid Boumlik, membre de la CDT, de l’AMDH et secrétaire général du PADS de la région d’Ouarzazate, Imad Abdallah, membre de la CDT et Mohamed Jamili, vice-secrétaire général de la section de l’Association Nationale des Diplômés Chômeurs au Maroc (ANDCM). Ce nouveau groupe vient s’ajouter malheureusement à deux autres groupes de prisonniers déjà signalés et sont incarcérés à la prison locale de la ville d’Ouarzazate.
Rappelons que l’un de ces groupe (17 personnes, essentiellement des mineurs syndicalistes) est parrainé par l’ATMF-Paris. Des lettres leur ont été envoyées début janvier et les autorités marocaines ont été interpellées à ce sujet (voir rubrique Témoignages et lettres).
S’agissant du groupe d’Immider (prison d’Ouarzazate toujours), trois d’entre eux viennent d’être parrainés cette semaine par des citoyens et démocrates français.
Ce soutien louable, s’ajoute à celui opéré par les différentes organisations locales (syndicats, associations DDH, partis politiques) constituées en collectif pour lancer une initiative nationale de soutien.

Groupe 20 février : Plusieurs arrestations ont été opérées le dimanche, 13 janvier, lors e rassemblements appelés par le mouvement 20 février à Casablanca, Marrakech, Ouarzazate. Nour Idrissi, Jalal Hdidan, Karim Rasd, Youssef Idrissi et Brahim ont été enlevés à Casablanca. Nous n’avons aucune nouvelle d’eux. Trois enlèvements au même moment à Marrakech et un autre à Ouarzazate. A Rabat et à Agadir, les rassemblements ont été dispersés en usant de la violence et des personnes ont été arrêtées puis relâchées. Un dispositif impressionnant des forces de l’ordre a encerclé l’endroit des rassemblements et le siège de quelques organisations de soutien à Agadir telle ATTAC.

Groupe d’Ifni : Le groupe des prisonniers d’Ifni se trouvant à la prison d’Agadir risque de grossir de jour en jour. En effet, la ville d'Ifni a connu, dimanche 13 janvier au  soir, des affrontements entre manifestants et force de l’ordre devant le commissariat où un sit-in pour demander la libération des détenus a été dispersé dans la violence. On compte plusieurs blessés. Des renforts en forces de l’ordre avaient quitté la caserne de Tiznit pour se déployer à Ifni.
Les manifestants ont repris lundi 14 janvier devant le commissariat pour exiger la libération des détenus: 3 enfants mineurs arrêtés la veille. La ville d’Ifni est restée en ébullition durant toute la journée du lundi.
On a appris par la suite que 2 enfants de 11 ans ont été relâchés après avoir passé la nuit au commissariat et violentés. Le 3ème qui répond au nom d’Ayoub Tili, a14 ans, il est diabétique et les autorités ont empêché sa mère de lui faire parvenir de l'insuline. Les manifestants ont maintenu la pression jusqu’à sa libération intervenue le mardi 15 janvier. La ville reste sous tension et un nouveau groupe de prisonniers se profile..
Groupe UNEM-Fès (nouveau) : De nouveau, des arrestations ont été opérées au sein des militants de l’Union Nationale des Étudiants du Maroc lors de l’intervention violente des forces de l’ordre, le lundi 14 janvier, à l’intérieur de l’université de Fès. Les quatre militants arrêtés ont été conduits à la prison Aïn Kadous où se trouve déjà un groupe de cinq prisonniers proposés au parrainage. Il s’agit de Youness Erroufi, membre du parti la Voie Démocratique, Tarek Jaïbi, Khaled Ben Nacer, Hicham Boughlad, membres du courant de la Voie Démocratique Bassiste. L’ASDHOM travaille sur leurs fiches pour les proposer au parrainage s’ils venaient à être condamnés. Nous n’avons pas encore la date du procès.
Groupe des Sahraouis : A la prison d’Aït Melloul, le prisonnier Mohamed Biza a été mis au cachot le 18 janvier sans qu’il sache ce que lui reproche l’administration pénitentiaire. Il a déjà été transféré sans aucune raison de la prison de Laâyoune après avoir écopé  en appel, le 19 mai 2012, d’un an et demi de prison ferme.
Yahya Mohamed El hafed Aâza, condamné à 15 ans de prison ferme, a été transféré à l’hôpital d’Inzgane pour des douleurs au  niveau de son genou droit.
Cheikh Banga, du groupe de Gdeim Izik, incarcéré sans jugement encore à la prison de salé 1, a été transféré également à l’hôpital Avicenne de Rabat pour une opération chirurgicale sur l’œil droit. Il sera traduit avec son groupe devant un tribunal militaire de Rabat le 1er février 2013.
Restons mobilisés pour répondre à l’appel de solidarité par le parrainage lancé par l’ASDHOM et faisons de cette action un devoir comme l’a si bien dit Gilles Perrault, le parrain de la campagne.
Bien cordialement,
Ayad Ahram
Secrétaire général de l’ASDHOM
      

dimanche 13 janvier 2013

Point hebdomadaire n°6 sur la campagne de parrainage des prisonniers politiques au Maroc

Bonjour,

Vous trouverez ci-dessous quelques informations relatives à la campagne de parrainage, lancée par l’ASDHOM en novembre dernier, pour se solidariser avec les prisonniers politiques et d’opinion au Maroc. Vous pouvez suivre l’évolution de cette campagne sur le site de l’ASDHOM (www.asdhm.org) en se rendant sur la rubrique « Campagne de parrainage ». Nous vous informons que nous n’avons pas encore couvert toute la liste des candidats au parrainage. La mobilisation doit continuer car le devoir de la solidarité nous interpelle comme l’a annoncé Gilles Perrault, le parrain de cette opération.

Groupe des Sahraouis –prison de Laâyoune- : Mahjoub Ouald Cheikh, convoqué et interrogé le 8 janvier par la police judiciaire de Laâyoune à l’intérieur de la prison après une plainte déposée contre lui par un gardien de la même prison. Il déclare avoir été victime d’agression et de mauvais traitement de la part de ce fonctionnaire lors des visites.
Même sort réservé à Kamel Trayah qui a été convoqué le même jour pour être interrogé sur des « affaires » que l’administration prétend avoir trouvées dans sa cellule lors d’une perquisition d’il y a 3 mois.
Groupe Gdeim Izik –prison de Salé 1- : La date du procès a enfin été fixée au 1er février 2013. Rappelons que ces 24 militants sahraouis ont été arrêtés en novembre 2010, suite au démantèlement du camp Gdeim Izik, non loin de Laâyoune au Sahara. Cela fait plus de 25 mois qu’ils attendent d’être traduits devant un tribunal militaire de Rabat. Cette arrestation provisoire est illégale eu égard du droit pénal marocain qui prévoit une durée maximale de 12 mois.

Groupe Marrakech (nouveau) : Voici le papier de l’AFP suite au procès intenté aux manifestants de Marrakech

« Deux mois de prison pour deux ados marocains… en manif contre la hausse des prix

Deux adolescents poursuivis dans le cadre de violents heurts entre des manifestants et la police fin décembre à Marrakech (sud du Maroc) ont été condamnés à deux mois de prison par un tribunal de la ville, a-t-on appris samedi de source judiciaire. Le jugement contre ces adolescents âgés de 14 et 15 ans a été rendu vendredi par la chambre des mineurs du tribunal. Dix autres personnes, des majeurs, doivent à leur tour être jugées lundi, notamment pour participation à une "manifestation non autorisée" et des "actes de violences et de vandalisme". Ces personnes ont été interpelées après des manifestations contre la hausse des prix de l'eau et de l'électricité qui avaient dégénéré en violents affrontements le 28 décembre dans un quartier populaire de Marrakech, la plus connue des destinations touristiques du royaume. Le bilan officiel de ces heurts est de plus de 60 blessés, dont 52 membres des forces de l'ordre, visés par des projectiles. Selon des témoins, la police a eu recours aux gaz lacrymogènes et à des canons à eau pour disperser la foule. Trente personnes ont été interpelées, mais une vingtaine, des mineurs, ont rapidement été libérées. Lors d'une rencontre avec la presse jeudi, le préfet de la région de Marrakech a imputé ces "évènements" "à de fausses informations et à la mise à profit de certaines parties de cette affaire avec l'intention de semer le chaos et la terreur parmi la population", sans autre précision. » (AFP)
L’ASDHOM a publié, lors du point hebdomadaire n°5, la liste de ces manifestants arrêtés. Elle travaille sur leurs fiches pour les intégrer à la liste des candidats au parrainage.
Casablanca –prison Oukacha- (nouveau): Le 7 janvier 2013, une famille casablancaise, composée de 4 membres, a été expulsée violemment de son logement situé boulevard Abdelmoumen. Le père, la mère et les deux enfants ont été arrêtés et conduits directement à la prison Oukacha.
Le père qui répond au nom de Miloud Matloub a été condamné le 8 janvier à 4 mois de prison ferme pour désobéissance. Le procès de la mère et de ses deux enfants a été reporté au 18 janvier. Le mouvement 20 février de Casablanca s’est mobilisé pour soutenir cette famille et dénoncer son expulsion.
Groupe Ouarzazate (Affaire du microcrédit) : Le procès d’Amina Mourad et Abdennasser Smaïni, animateurs du mouvement des victimes de microcrédits à Ouarzazate, a été encore une fois reporté au 7 février 2013.
Rabat : La Ligue Marocaine pour la Citoyenneté et les Droits de l’Homme nous informe que les cadres  chômeurs, arrêtés lors d’un rassemblement à Rabat en décembre 2012, ont été présentés au tribunal de première instance de Rabat le lundi 7 janvier. Nous n’avons pas connaissance du verdict.
Pour donner un nouveau coup de souffle à cette campagne, l’association Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT) et l’ASDHOM ont convenu d’un rendez-vous, le jeudi 17 janvier à Paris, pour mettre en place un partenariat sur le sujet de la campagne de parrainage, initiée par l’ASDHOM en novembre dernier. Nous comptons mettre à profit la longue expérience de l’ACAT dans le domaine du parrainage de prisonniers politiques à travers le monde. Nous profitons de ce point hebdomadaire n°6 pour vous joindre la dernière communication de l’ACAT concernant la pratique de la torture au Maroc (voir pièce jointe).
Dans le même but, une autre rencontre sera programmée dans les jours qui viennent avec Amnesty International-France.
Bien cordialement,
Ayad Ahram
Secrétaire général de l’ASDHOM
Paris, le samedi 12 janvier 2013    
   

samedi 5 janvier 2013

Point hebdomadaire n°5 de la campagne de parrainage des prisonniers politiques au Maroc-ASDHOM

 Bonjour,

Le fait marquant cette semaine qui coïncide avec la fin de l’année 2012 est celui du mouvement de protestation qui a secoué la ville de Marrakech le vendredi 28 décembre 2012. Plusieurs blessés et arrestations parmi les manifestants qui dénonçaient la cherté de la vie et surtout la hausse des prix et des factures d’eau et d’électricité.
Douze manifestants dont des mineurs ont été présentés devant le juge et à la demande de la défense, leur procès a été reporté au 7 janvier. Voici la liste des noms :
1)    Majid Nouadri
2)    Tarik Taghzid
3)    Mohamed Farkad
4)    Omar Oukhni
5)    Rida Mousoulti
6)    Mohamed El Âbraki
7)    Miloud Siyati
8)    Abderrahim Nkouti
9)    Tarik Hansani
10)  Azzedine Haloui
11)  Imad Bakouch
12   Abdessamad Hatim

Inutile de dire que ce sont des candidats potentiels au parrainage. L’ASDHOM travaille sur leurs fiches. Ils seront ajoutés à la longue liste de détenu-e-s à parrainer dès qu’on aura regroupé tous les éléments les concernant.
Nous publions sur le site de l’ASDHOM (rubrique Campagne) des témoignages qui nous sont parvenus sur ce mouvement de protestation populaire de Marrakech.

Concernant les groupes déjà proposés au parrainage, nous vous informons que :

-         S’agissant du groupe d’Ouarzazate (Mineurs syndicalistes), l’ATMF-Paris a interpellé les autorités marocaines. Je rappelle que l’ATMF parraine tout le groupe. Vous trouverez les courriers sur la rubrique Campagne du site de l’ASDHOM.
-         S’agissant du groupe Chlihat, deux nouveaux condamnés. Il s’agit de Salam El Horch et Khalil Hitouti. Ils ont été condamnés le 12 novembre 2012 par le tribunal de Laksar Lakbir à 6 mois de prison ferme pour désobéissance, coups et blessures et offense envers des fonctionnaires dans l’exercice de leur fonction.
-         S’agissant de Driss Boutarada, alias Almoukanaâ Ould Lâkari, l’ASDHOM a reçu le témoignage de sa femme que vous pouvez visionner sur le lien suivant. Rappelons que Driss a été condamné le 27 décembre à un an de prison ferme et 5000 DH d’amende. Dris est un militant actif du mouvement 20 février de Rabat. http://www.youtube.com/watch?v=Vv8YxA4NNUg&feature=em-share_video_userhttp://www.youtube.com/watch?v=Vv8YxA4NNUg&feature=em-share_video_user
-         S’agissant du groupe de Sahraouis, Gdeim Izik, pour la troisième fois maintenant, les 23 membres du ce groupe, incarcérés à la prison locale Salé 1 (transférés dernièrement de Salé 2), viennent d’être informés par l’administration de la prison que leur procès se tiendra devant un tribunal militaire de Rabat le 1er février 2013. Rappelons que ce groupe est en détention provisoire sans procès depuis maintenant 25 mois et que Mohamed El Ayoubi, le 24ème membre du groupe, est, lui, poursuivi en état de liberté pour des raisons médicales.
-         S’agissant du groupe des étudiants de l’UNEM, les cinq militants incarcérés à la prison Aïn Kadous de Fès continuent leur grève de la faim qu’ils ont entamé le 25 décembre dernier et ce pour 20 jours. Leurs nouveaux camarades de la prison Toulal Meknès (nouveau groupe, voir point hebdomadaire n°4) ont entamé, eux aussi, une grève de la faim de trois jours pour les soutenir et dénoncer leurs conditions de détention ainsi que pour réclamer leur libération.


Vous constatez donc que la liste des candidats au parrainage risque malheureusement de s’allonger encore plus. Nous n’avons pas encore couvert tous les détenu-e-s politiques et d’opinion et nous avons donc besoin de parrains et marraines pour relever ce défi.
www.asdhom.org toute la procédure à suivre pour parrainer un ou une détenu-e politique au Maroc. Nous rappelons qu’il n’y a qu’un seul engagement à prendre, c’est celui d’écrire pour briser l’isolement et l’enfermement injustes qui frappent des citoyens qui aiment la liberté, la dignité et la justice sociale….

Très bonne année 2013 à vous tous.

Cordialement,
Ayad Ahram
Secrétaire général de l’ASDHOM
Paris, le 5 janvier 2013