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vendredi 13 novembre 2015

Maroc : Le ministre du Tourisme pour la dépénalisation de l'homosexualité et des relations sexuelles hors mariage


Lahcen Haddad, ministre du Tourisme / Ph. CNN

Le ministre du Tourisme appelle à la dépénalisation de l’homosexualité et des relations sexuelles consenties hors institution du mariage. Lahcen Haddad a affirmé que le Mouvement populaire, un parti traditionaliste, défend les libertés individuelles, lors d'un entretien pour la chaine CNN arabe.
Il a déclaré que le débat sur la question de l’homosexualité au Maroc « n’a pas encore été ouvert ». Se voulant résolument moderniste, Haddad a exprimé son opposition à toute réduction de peines des auteurs de crimes dit d’honneur, invitant les magistrats à appliquer la loi à lettre.
Ce membre du gouvernement Benkirane dit comprendre l’opposition des milieux conservateurs à une éventuelle abrogation des textes condamnant certaines libertés individuelles. Néanmoins, Lahcen Haddad a émis le vœu que l’avant-projet du code pénal propose des voies alternatives au lieu des peines d’emprisonnement en vigueur actuellement.

mercredi 8 juillet 2015

Le ministre de la Justice du Maroc affirme être contre l’abolition de la peine de mort ...et encourage la délation



Le ministre de la Justice affirme être contre l’abolition de la peine de mort et que la rupture du jeûne en public est un texte à « portée sociale et non religieuse ».

Le ministre de la Justice Mustapha Ramid était l’invité du ftour-débat de L’Economiste tenu le 29 juin pour s’expliquer sur l’avant-projet du code pénal. Face à un parterre de magistrats et de membres de la société civile, Ramid s’est montré intraitable sur des articles qu’il considère comme « des lignes rouges ». Ces articles concernent la peine de mort, les relations sexuelles hors-mariage, la rupture du jeûne en public pendant le ramadan et l’homosexualité.

« Non à la dépénalisation des relations sexuelles hors-mariage »

Le ministre de la Justice est très clair : « Je ne vais pas changer des lois afin de dépénaliser les relations sexuelles hors-mariage. Si elles sont légalisées, je démissionne ». Toutefois, le ministre précise qu’il n’existe aucun article de loi qui poursuit les relations sexuelles hors-mariage si aucune plainte n’est déposée. « Nous n’allons pas commencer à entrer dans des maisons où il y’a un couple qui vit. Si les voisins ne se plaignent pas à la justice parce qu’un couple non-marié les dérange, ces derniers ne seront jamais incriminés ».
Ramid a également profité de l’occasion pour parler de l’homosexualité. Aux personnes qui étaient présentes à ce forum et qui sont contre la criminalisation de celle-ci, le ministre leur a simplement dit qu’il n’était pas prêt à dialoguer avec elles dans la mesure où « l’homosexualité est criminalisée et qu’elle le restera ». Il poursuit en affirmant que « la commanderie des croyants et la constitution sont intraitables sur ce sujet ».

« Certains crimes nécessitent la peine de mort »

Au sujet de la peine de mort, le ministre est contre son abolition. « Certains crimes comme l’assassinat des mineurs et le viol, nécessitent l’existence de cette sanction », a-t-il entonné. Et d’ajouter que « la peine de mort ne sera pas abolie dans ce code pénal même si on me traite de rétrograde ». La seule concession que le ministre s’apprête à faire est de limiter le nombre de crimes concernés par la peine de mort.

Niet à la rupture du jeûne en public

Là encore, le ministre de la Justice est ferme à ce sujet. Il considère que le texte de loi sur la rupture du jeûne en public est à « portée sociale et non religieuse » car « la majorité ne peut pas céder aux revendications d’une minorité au nom du progrès ». Le ministre ne veut même pas négocier sur cette question. Selon lui, c’est une ligne rouge à ne pas franchir.
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lundi 22 juin 2015

Ramid insiste : pour les non-jeûneurs et les relations sexuelles hors mariage, c’est la prison



Publié le 20 avril 2015


Le ministre de la Justice et (presque) des Libertés Mustapha Ramid a présenté ce matin l’avant-projet de loi sur le Code pénal. Il s’est dit disposé à discuter des amendements proposés ici et là pour tels ou tels autres articles, à l’exception des relations sexuelles hors mariage et de la rupture publique du jeûne sans motif légitime.
Son avant-projet est en réalité un grand écart, entre des articles réellement novateurs et innovateurs sur la corruption dans le secteur privé, le harcèlement sexuel et les peines alternatives, mais il est aussi passéiste et rigoriste dans d’autres cas, comme par exemple les crimes d’honneur. Si, si, les crimes d’honneur. En effet les articles 418 et 420 prévoient des circonstances atténuantes en cas de coups et blessures, et même de mort (s’il n’y avait pas initialement intention de la donner) si un mari surprend sa femme dans les bras d’un autre et si le membre d’une famille surprend un parent en train de copuler illégitimement chez lui.
Mais tout cela est discutable, selon notre ministre des Libertés… En revanche, ce qui ne l’est pas, c’est l’article 222 qui prévoit une peine d’un à six mois de prison et/ou d‘une amende de 2.000 à 10.000 DH pour tout individu, « réputé » musulman, qui rompt ostensiblement le jeûne, dans un lieu public, sans motif légitime. Dans notre réalité carcérale, la peine pourrait être bien pire…
De même que les relations sexuelles hors mariage sont proscrites, aux termes de l’article 490, et la chose est également indiscutable selon Ramid. Un à trois mois de prison et/ou 2.000 à 20.000 DH d’amende si on décide de s’aimer sans penser à se marier… Pour l’application de cet article, il va y avoir du travail pour police et justice…
Par ailleurs, interrogé sur l’avortement, le ministre a indiqué avoir remis dans les délais ses propositions au Cabinet royal, tel que cela lui avait été demandé directement par le roi le 16 mars. Et bien, entendu, on n’en saura pas plus. Ramid aurait-il prévu dans ses propositions une mesure sur l’avortement d’un enfant conçu hors des liens sacrés du mariage ?...

vendredi 10 avril 2015

Maroc : Réprimer le sexe hors mariage? «Il faudra construire des prisons»

Josette Breton et Mohammed Qnouch ont partagé un lien.

Pour Nouzha Skalli, il est « complètement aberrant » que l’avant-projet de réforme du Code pénal marocain continue de réprimer les relations sexuelles hors mariage.

mercredi 19 septembre 2012

Aïcha Chenna : 50% des enfants qui naissent au Maroc sont des enfants naturels


un commentaire parmi d'autres...

Hamil al Amani
J’admire votre abnégation et votre courage, Mme Aïcha Chenna et j’abomine l’hypocrisie sociale et la bêtise arriérée qui prédominent dans la société marocaine. Il n’y a pas de soi-disant culture judéo-chrétienne d’une part, arabo-musulmane ou orientalo-bouddhiste de l’autre. Il y a l’être humain et sa nature. Le besoin sexuel est une pulsion essentielle chez tous les êtres vivants, parmi lesquels les mammifères et les primates, dont nous faisons partie, de façon indubitable. La solution aux grossesses non désirées et non assumées? Une éducation sexuelle libérée et responsable et l’apprentissage de la prévention, par l’usage du préservatif masculin (moyen le plus sûr, pour éviter les MST) ou tout autre moyen contraceptif. Nous avons des lois surannées, obsolètes et caduques, qui sont les causes de ce mal-être social dans lequel nous nous débattons.La voie à suivre n’est certes pas l’abstinence et la privation, qui sont antinaturelles. Le mariage n’est pas non plus le droit légal de copuler et de faire des enfants, il n’est qu’une forme de contrat social, parmi d’autres, tout aussi légitimes. Des adultes consentants et responsables sont libres d’user de leur corps ainsi que bon leur semble. Vous appelez ça hédonisme, libertinage, débauche? Libre à vous, mais laissez les autres vivre leur vie comme ils l’entendent.

jeudi 21 juin 2012

Maroc : Peine de prison pour toute relation sexuelle hors mariage

Par Au fait Maroc, 19/06/2012 

 Un mois à un an de prison pour toute relation sexuelle en dehors du mariage entre deux adultes, c'est la peine que prévoit l'article 490 du code pénal marocain. Mardi, l'Association marocaine des droits humains a demandé une annulation de cette loi, alors qu'au sein du parti au pouvoir (PJD) il n'en est pas question. 

Qu'en pense le Marocain lambda ? Réactions. 

 Amour-mosquee_19062012155429_a_la_une Le débat sur la liberté sexuelle au Maroc est remis sur la table par l'Association marocaine des droits humains (AMDH). Mardi, elle a demandé une abrogation pure et simple de l'article 490 du code pénal qui prévoit une peine de prison allant d'un mois à un an pour toute relation sexuelle en dehors du mariage entre deux adultes. Pour le parti islamiste au pouvoir, le PJD (Parti de la justice et du développement), il n'est pas question d'annuler une telle loi car tout acte sexuel en dehors du mariage est une “débauche”, un “crime”. 

Abroger ou maintenir l'article 490 du code pénal? Les avis des Marocains sont partagés sur la question.  

“Je ne suis pas d'accord que cette loi soit appliquée et d'ailleurs, j'ai l'impression qu'elle ne s'applique qu'à certains et pas à d'autres, car je vois autour de moi des appartements loués pour des ébats et personne ne bronche”, soutient Rachid Bahri, célibataire (42 ans), ancien militaire devenu vendeur détaillant de cigarettes. Citant en exemple les couples que se laissent aller au gré de la brise marine, des caresses et autres câlins près de la mosquée Hassan II de Casablanca, Rachid, confie être favorable à une application de l'article 490 du code pénal aux personnes qui s'adonnent à des relations sexuelles en public. 
 Pour Hanane, 31 ans, employée dans un magasin de prêt-à-porter, “la loi condamnant les relations sexuelles hors mariage mérite d'être maintenue parce que l'islam interdit déjà ce genre de rapports”. La jeune fille y voit même un moyen de dissuader d'éventuels actes d'infidélité. “Une telle loi permet aussi aux hommes mariés de rester fidèle”, pense-t-elle. 
 Partageant l'avis de sa voisine, Karima, une commerçante voilée (31 ans), ajoute qu'en dehors de la loi, c'est une question de principe religieux que “la femme doit d'abord s'appliquer pour que son homme en fasse de même.” 

Liberté et islam 

 Quant à Nissam, une professionnelle en communication, elle hésite entre l'abrogation et le maintien de la loi: “j’hésite à dire non parce que tout être humain a le droit de faire ce qu'il veut, et oui parce qu'on est dans un pays musulman, les familles ne tolèrent pas ça”, confie-t-elle dubitative. 
 Pour Soundouss, journaliste (42 ans), il n' y a point de doute. L'article 490 du code pénal est “ridicule”. “ C'est une atteinte à ma liberté et une telle loi ne mérite pas d'exister”. Mais, assure-t-elle, inquiète: “je ne crois pas que l'article va être abrogé”. 
 Abderrazak propose, quant à lui, de réformer l'article 490 du code pénal et d'en enlever la condamnation. Ce propriétaire d'une pizzeria, marié et âgé de 42 ans, affirme que les relations sexuelles hors mariage donnant naissance même à des enfants “ça arrive” mais au lieu de condamner, il propose de modifier la loi. Les islamistes au pouvoir l'entendront-ils de cette oreille? C'est la question qui taraude l'esprit des défenseurs des libertés humains _http://m.aufaitmaroc.com/maroc/societe/2012/6/19/liberte-versus-legalite#___1__

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L’AMDH veut la liberté sexuelle au Maroc
Par Yabiladi, 21/6/2012

Le débat sur la liberté sexuelle refait encore une fois surface au Maroc, mais la particularité cette fois-ci c’est que le pouvoir est aux mains des islamistes du PJD, attachés aux préceptes de l’Islam.

Au Maroc, les relations sexuelles hors mariage entre adultes sont passibles d’une peine de prison allant d’un mois à un an d’après le code pénal du pays.

Samedi, l’association marocaine des droits humains (AMDH) a proposé au gouvernement d’abroger cette loi, jugée hypocrite par Khadija Ryadi, présidente de l’AMDH, pour qui les relations sexuelles hors mariage étant fréquentes au Maroc.

Khadija Ryadi, intervenant lors d’un forum organisé à Rabat sous le thème "Les libertés et les mouvements des droits humains au Maroc", considère cette loi comme une atteinte aux libertés individuelles, car la liberté sexuelle est un droit consacrée par la législation internationale.

Les participants ont ensuite invité le gouvernement à appliquer la laïcité et la liberté de religion, mais aussi le droit de disposer librement de son corps.

Chez les islamistes le discours est bien différent. Ceux qui revendiquent la liberté sexuelle sont accusés de vouloir détruire la famille, socle de la société. Aussi, la recrudescence inquiétante des enfants abandonnés est attribuée aux libertés individuelles, qui, quand elles ont un impact négatif sur les libertés publiques, nuisent à la société toute entière.


http://www.bladi.net/amdh-liberte-sexuelle-maroc.html