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samedi 23 août 2014

Nouzha Skalli et Aïcha Ech-Channa vont-elles rendre leur légion d’honneur à la France ?

Nouzha Sqalli légion d'honneur
Nouzha Skalli recevant sa légion d’honneur   des mains de l’ambassadeur français  Charles Fries (Photo DR)













Des personnalités marocaines qui ont reçu récemment la légion d’honneur française songeraient à la rendre, suivant ainsi l’exemple d’Abdelaziz Nouaydi, avocat et ex-conseiller de l’ex-Premier ministre Abderrahman Youssoufi.
URL courte: http://www.demainonline.com/?p=33429
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Rappel : Un avocat marocain refuse la Légion d’Honneur en raison du soutien de la France à Israël

 Oumma 

Par cet acte hautement symbolique, le président de l’association marocaine Adala ou "Justice" s’insurge contre les liaisons dangereuses qui rapprochent dans un asservissement alarmant la patrie des droits de l’Homme et Israël (...)

vendredi 15 août 2014

Ces mères courage qui bravent le conservatisme

👤 Par Omar Brouksy/AFP. Editing: Telquel.ma, 15/8/2014

Elles ont fait le choix de garder leur enfant dans une société impitoyable avec les mères célibataires. Aujourd’hui, elles témoignent à visage découvert et racontent leur calvaire, mais aussi leur victoire sur les difficultés de la vie.

« Je me bats pour mon fils malgré les regards et les jugements impitoyables », lance avec détermination Khadija, une mère célibataire de 27 ans, dans un rare témoignage sur le combat quotidien contre l’exclusion que mènent chaque année des milliers de Marocaines.

 Du siège de l’association « Solidarité féminine », à Casablanca, la capitale économique, Khadija semble connaître chaque recoin. Pour cause: elle y a vécu avec son fils, âgé aujourd’hui de six ans, pendant plus d’une année.
« J’ai rencontré le père biologique dans ma région d’Agadir. Lui habitait à Casablanca », confie à l’AFP la jeune femme.
Ce que nous avions appris à l’école sur la sexualité était limité. J’étais encore trop jeune, j’avais à peine 20 ans, j’étais sans expérience.
Khadija se retrouve enceinte, dans un pays où les relations sexuelles hors mariage sont officiellement proscrites.

Elle affirme en avoir informé « le père biologique », comme elle le nomme. « Mais il m’a répondu, moi je ne t’ai rien fait, et a disparu. Je me suis retrouvée seule ».
Selon une étude publiée en 2011 par l’association de défense des femmes Insaf et l’ONU, dans le cas de grossesses hors-mariage, plus de 7 futurs pères sur 10 sont informés, mais la plupart refusent de reconnaître l’enfant. 

D’après ce même rapport, près de 30 000 accouchements de mères célibataires sont recensés chaque année. Ces mères « sont amenées à vivre l’exclusion, le rejet, la discrimination voire l’exploitation », est-il souligné.

Pour éviter ces situations dramatiques, certaines ont recours à l’avortement, pourtant interdit par la loi, qui prévoit des peines d’un à cinq ans d’emprisonnement.

Entre 600 et 800 avortements clandestins seraient ainsi pratiqués chaque jour dans le royaume, selon l’Association de lutte contre l’avortement clandestin (Amlac).

 « Bouée de sauvetage »

En apprenant sa grossesse, Khadija décide pour sa part de garder l’enfant mais de quitter son village afin d’accoucher à Casablanca, où elle pense pouvoir « se fondre » parmi les cinq millions d’habitants de cette mégapole « où les gens sont trop occupés » pour prêter attention à son cas.

 « Je suis arrivée en fin de journée dans une gare routière sinistre », se rappelle-t-elle. « C’est une amie qui m’a informée de l’existence de Solidarité féminine. Ce fut ma bouée de sauvetage ».
Aïcha Chenna, fondatrice de l’ONG et figure emblématique du combat pour les mères célibataires, prend place dans la grande salle qui lui sert parfois de bureau.

 « Khadija a eu le courage d’assumer ce qui lui est arrivé », déclare-t-elle. « Plus de 150 enfants naissent hors mariage chaque jour au Maroc. C’est énorme », poursuit celle que la presse locale a surnommée « Mère courage ».

 »Il faut que l’Etat reconnaisse ce phénomène », souligne encore Mme Chenna, critiquant la « politique de l’autruche » des autorités.

Sollicité par l’AFP, le ministère de la Femme et de la Famille n’a pas donné suite.

 
« Enormément à faire »


D’après Aïcha Chenna, la société marocaine a un peu évolué. « A l’époque où j’ai commencé à militer, dans les années 1970, il n’était pas question de prononcer les mots ‘mères célibataires’ ». Ce que confirme la directrice de l’Insaf, Houda El Bourahi en relevant qu’on « parle plus de la mère célibataire qu’il y a 10 ou 20 ans ».

 « Mais il reste encore énormément à faire », s’exclament les deux militantes.
Après l’accouchement, Khadija dit avoir retrouvé le père biologique, qui « a fini par reconnaître son fils… avant de disparaître à nouveau dans la nature ».

Elle travaille aujourd’hui dans un salon de coiffure de Casablanca, parvenant -souvent difficilement- à subvenir seule à leurs besoins.

 « Je me bats tous les jours pour mon enfant », répète la jeune femme. Comme au moment de l’inscription à l’école, ou pour trouver un logement décent.

 « Les quartiers populaires sont moins chers mais les gens vous jugent souvent plus facilement. (…) Je veux que mon fils ne se sente pas différent », avance-t-elle.

En tant que mère célibataire, « les situations blessantes, on les vit presque chaque jour », lâche Khadija. « Je refuse que mon fils les vive à son tour ».

mercredi 19 septembre 2012

Aïcha Chenna : 50% des enfants qui naissent au Maroc sont des enfants naturels


un commentaire parmi d'autres...

Hamil al Amani
J’admire votre abnégation et votre courage, Mme Aïcha Chenna et j’abomine l’hypocrisie sociale et la bêtise arriérée qui prédominent dans la société marocaine. Il n’y a pas de soi-disant culture judéo-chrétienne d’une part, arabo-musulmane ou orientalo-bouddhiste de l’autre. Il y a l’être humain et sa nature. Le besoin sexuel est une pulsion essentielle chez tous les êtres vivants, parmi lesquels les mammifères et les primates, dont nous faisons partie, de façon indubitable. La solution aux grossesses non désirées et non assumées? Une éducation sexuelle libérée et responsable et l’apprentissage de la prévention, par l’usage du préservatif masculin (moyen le plus sûr, pour éviter les MST) ou tout autre moyen contraceptif. Nous avons des lois surannées, obsolètes et caduques, qui sont les causes de ce mal-être social dans lequel nous nous débattons.La voie à suivre n’est certes pas l’abstinence et la privation, qui sont antinaturelles. Le mariage n’est pas non plus le droit légal de copuler et de faire des enfants, il n’est qu’une forme de contrat social, parmi d’autres, tout aussi légitimes. Des adultes consentants et responsables sont libres d’user de leur corps ainsi que bon leur semble. Vous appelez ça hédonisme, libertinage, débauche? Libre à vous, mais laissez les autres vivre leur vie comme ils l’entendent.