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vendredi 13 décembre 2013

Vote scandaleux au Parlement européen


Marie-Christine VERGIAT, Députée Européenne

Vote scandaleux au Parlement européen

Communiqué de Marie-Christine Vergiat députée européenne Front de Gauche 10/12/2013 - En cette journée anniversaire de la déclaration universelle des droits de l'Homme qui proclame l'égalité de tous les êtres humains en droits et en dignité, le moins qu'on puisse dire c'est que le Parlement européen n'a pas été à la hauteur de ses responsabilités. Le rapport de Mme Edite Estrela sur les droits sexuels et génésiques en débat au Parlement européen depuis quelques semaines, vient d'être mis à bas par le groupe PPE (où siège l'UMP) associé à la droite extrême et souverainiste de l'hémicycle.
Ce rapport faisait un état des lieux de la situation des femmes et des droits sexuels et génésiques de l'UE en y apportant certaines recommandations, comme le respect de la liberté de chacun de maîtriser sa contraception et la nécessité de services de santé accessibles à toutes et tous.
La droite de l'hémicycle a prétexté un argument de subsidiarité pour refuser de voter ce rapport progressiste qui ne faisait que réaffirmer des positions traditionnelles du Parlement européen en ce domaine.
Il s'agit d'une excuse sans aucun fondement puisque ce texte était un rapport d'initiative. Ce qui signifie qu'il s'agit de recommandations qui ne remettaient pas en question la souveraineté des États membres de décider de leurs politiques de santé. Les députés européens le savent bien, puisqu'ils votent ce type de texte en permanence.
Mme Estrella a demandé lors du vote de ce rapport que les électeurs se souviennent de ce vote honteux lors des élections européennes, je la rejoins pleinement dans cet appel.

C'est un vote purement électoraliste sous la pression des lobbies les plus réactionnaires qui soient, proches en France de ceux et celles qui se sont opposés au mariage pour tous.
Au Front de Gauche, nous saurons nous en souvenir et continuerons de placer les droits de femmes au centre de nos revendications.

dimanche 14 juillet 2013

France : Un mariage algéro-marocain cible d'un journal d’extrême droite

Dix jours après la célébration de leur mariage, deux militaires français d’origine marocaine et algérienne ont malheureusement été la cible d’un journal d’extrême droite. Lequel s'est servi de la manière dont l'évènement s'est déroulé pour remettre en question l'immigration en France. Article « traumatisant et choquant », le Front de Gauche et le Mrap(Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples) dénoncent.



  C’est ainsi que le Front de Gauche du Vaucluse et la fédération départementale du Mrap (Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples) a qualifié, hier lors d’une conférence de presse, le récent article de l’hebdomadaire Minute, sur la célébration du mariage de Sofiane Ben Ahmed et Yamina El Attari, tous deux militaires français d’origine marocaine et algérienne, rapporte l'AFP.

« Le mariage qui fait honte à la France » ?

Ils se sont mariés, le 22 juin dernier, à la Mairie d’Orange
en présence de la famille et des amis. Quelques jours plus tard, le 2 juillet, le journal d’extrême droite publie, en une, une photographie du couple tirant la langue et titrée : « Le mariage qui fait honte à la France ».

L’article, dont une copie a été publiée sur le site Citoyens et Français, a été écrit sur un ton dénigrant et dégradant. Il fait état, entre autres, du déploiement « des drapeaux marocains et algériens », des infractions routières telles le blocage d’un carrefour par des « voitures archipleines » avec des invités « assis ou debout, nez au vent, aux portières grandes ouvertes, sur le capot et même sur un pare-brise ».


L'article annonce également qu’une plainte a été déposée auprès de l’officier du ministère public avec les noms et qualités des mariés, des vidéos, et un « descriptif détaillé des faits. L’identité du dépositaire n’a pas été révélée, mais son objectif est de faire coller une amende à Sofiane et Yamina. Et ce, en vertu de la « Charte du bon déroulement de la cérémonie » en vigueur depuis 2011 et qu’ils ont signé avant la célébration de leur union.

Le Front de Gauche et le Mrap dénoncent le contenu de cette publication qui reproche aux mariés, « le souk » créé par leur cortège après la cérémonie à la mairie. Selon Fabienne Haloui, conseillère municipale à Orange et conseillère régionale du Front de Gauche du Vaucluse, les convives ayant contrevenu aux règles de sécurité routière ont été verbalisés et « les mariés ne peuvent endosser juridiquement les infractions de leurs invités ».

Pour l’honneur de la France, Sofiane a perdu un pied au Mali

« C'est un traumatisme, c'est choquant à 23 ans de se voir salir comme ça quelques jours après leur mariage », a déclaré Fabienne Haloui. De plus, ajoute-t-elle, les photographies illustrant l'article ont été prises sur les profils Facebook des deux jeunes gens sans leur consentement. Pour cette élue, l'objectif poursuivi est évident. « Au-delà du fait que l'article déforme la réalité, bafoue le droit à l'image et détourne une photo n'ayant rien à voir avec ledit mariage,  il y a une volonté de contester leur appartenance à la nation française avec des propos stigmatisants, racistes et xénophobes ».

La chose est d’autant plus choquante que les deux militaires sont présentés par Minute comme étant des « Français de ''la France d’après''». Des propos qui, selon Mme Haloui, ont suscité des « commentaires injurieux sur les sites et blogs d’extrême droite ». Pourtant, Sofiane en service à Rennes faisait partie des troupes françaises envoyées au Mali. Il y a perdu un pied et marche depuis avec une prothèse.

D'après Fabienne Haloui, tout ceci n’est qu’« une manipulation de plus de l'extrême droite ». « L'immigration est constitutive de l'identité française, avec d'abord les Belges, les Suisses….. et aujourd’hui, les Algériens, les Comoriens, …, les Marocains,… », dit-elle.

Possible déposition de plainte

Dépassé par la situation, le couple à l’intention de saisir la justice. Avec la fédération départementale du Mrap, il a déjà étudié la possibilité de déposer plainte pour « propos mensongers et incitation à la haine raciale », a affirmé Jean-Jacques Longuenesse, co-président de la fédération. Selon un militant du Mrap, Sofiane et Yamina pourraient également déposer plainte pour « atteinte à la carrière professionnelle ».

 C’est ainsi que le Front de Gauche du Vaucluse et la fédération départementale du Mrap (Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples) a qualifié, hier lors d’une conférence de presse, le récent article de l’hebdomadaire Minute, sur la célébration du mariage de Sofiane Ben Ahmed et Yamina El Attari, tous deux militaires français d’origine marocaine et algérienne, rapporte l'AFP.

dimanche 5 mai 2013

5 mai -Jean-Luc Mélenchon :Beau dimance "NOUS SOMMES 180 000!"

Ceux qui prétendront qu'il n'y avait pas 100.000 personnes le 5 mai en sont pour leurs frais. Images en direct de la Bastille.



"La période d'essai est terminée, le compte n'y est pas", a lancé dimanche 5 mai  Jean-Luc Mélenchon, le président du Parti de gauche, dans un discours d'une demi-heure prononcé sur un podium dressé place de la Bastille à Paris à l'occasion du premier anniversaire de l'accession de François Hollande à l'Elysée. "Si vous ne savez comment faire, nous, nous savons", a ajouté l'ex-candidat à la présidentielle de 2012 à l'adresse de la majorité socialiste au pouvoir.
Deux oeillets rouges à la boutonnière, un foulard rouge autour du cou, Jean-Luc Mélenchon a accusé François Hollande et les siens de ne pas respecter leurs engagements de la campagne présidentielle. "Nous n'avons pas changé d'avis, nous ne voulons pas de la finance au pouvoir, nous n'acceptons pas les politiques d'austérité", a-t-il dit.

Sans citer le nom du président de la République, le fondateur du Parti de gauche a brocardé le "petit monarque hors de tout contrôle" mis en place par les institutions de la Ve République, symbole d'une "monarchie verticale qui permet à la finance d'étendre ses tentacules". "C'est pour en finir avec ce système que nous appelons à une assemblée constituante" pour instaurer une VIe République, a-t-il dit.




Jean-Luc Mélenchon place de la Bastille, à Paris, le 5 mai 2013.
Jean-Luc Mélenchon en appelé à une "insurrection" pour "mettre un terme à ces politiques" d'austérité "qui nous conduisent au désastre (...)", et a mis en avant le principe de "la souveraineté du peuple français" qui doit prévaloir face aux institutions européennes et au Fonds monétaire international. "Vive la République, vie la sociale, vive la France", a lancé en conclusion le coprésident du Parti de gauche, avant que la foule n'entonne l'Internationale.
"NOUS SOMMES 180 000!"
Le parti de gauche, dont Jean-Mélenchon est le coprésident, a revendiqué la participation de "180 000" personnes à la manifestation parisienne du Front de gauche "contre l'austérité et pour la VIe République". "Nous sommes 180.000! #5mai #Bastille #6eRépublique", a écrit le parti de gauche sur son compte twitter, en joignant au message une photo de la place de la Bastille, noire de monde. M. Mélenchon avait dit à plusieurs reprises que si le défilé rassemblait 100 000 personnes, ce serait "un triomphe".

"ANNÉE GÂCHÉE POUR LE CHANGEMENT"
"Nous le disons avec force, une année gâchée pour le changement, c'est déjà trop (...) trop dur à supporter pour les millions de nos concitoyens qui souffrent et trop dangereux pour notre pays", a pour sa part lancé Pierre Laurent, secrétaire national du PCF et co-leader du Front de gauche.

"Il y a un an, la majorité de la France (...) a clairement choisi la voie du changement, de la rupture avec dix années de reculs sociaux, d'autoritarisme, de racisme. Un an plus tard, c'est le gâchis et la colère", a-t-il insisté, exprimant le refus du Front de gauche "d'en rester là, de nous rallier à l'idéologie de la défaite face aux forces de l'argent".
Pour le numéro un communiste, qui parlait avant Jean-Luc Mélenchon, cette "marche citoyenne" est "un appel à la remobilisation, un appel à reprendre le combat là où le gouvernement a trop vite renoncé".
Selon lui, les faits ont donné raison aux avertissements lancés par le Front de gauche: "le pacte budgétaire d'austérité ratifié sans le renégocier, le pacte de compétitivité et ses cadeaux fiscaux dans aucune contrepartie, l'ANI négocié sous la dictée du Medef sans avoir le droit d'en changer une virgule", a-t-il énuméré. "Eh bien, on en voit aujourd'hui les résultats!".




Des militants et sympathisants EELV à la manifestation "contre l'austérité" à Paris, dimanche 5 mai.
Auparavant, première à s'exprimer sur le podium, Eva Joly, dont le parti, Europe Ecologie - Les Verts (EELV), ne s'est pas associé à ce rassemblement, s'était déclarée heureuse d' être ici avec "les dizaines de milliers de militants de la gauche et de l'écologie qui veulent que ça change maintenant, qui veulent que ça change vraiment".

"Nous avons la tête dure. Nous ne céderons ni aux menaces, ni aux flatteries, aux intimidations, aux rappels à l'ordre. Nous avons chacun nos histoires, nos traditions politiques, nos réflexes. Nous avons chacun notre vocabulaire et il est parfois très différent. Mais nous ne nous laisserons pas diviser", a affirmé la candidate des écologistes d'EELV à la présidentielle de 2012.
Elle répliquait ainsi à ceux, membres du gouvernement et dirigeants du PS, qui accusent les organisateurs de cette manifestation de "diviser la gauche" et s'en prennent notamment à Jean-Luc Mélenchon, qui avait donné pour mission à cette initiative de donner "un coup de balai" après le scandale Cahuzac. "Pour nous écologistes, la manifestation du 5 mai n'est pas une mobilisation antigouvernementale, elle doit être un point d'appui pour mener une autre politique", a aussi affirmé Mme Joly.
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  le 6 Mai 2013

L’amorce d’une espérance, l'éditorial de Patrick Apel-Muller


Une foule immense, une vraie colère, une espérance qui se lève. La manifestation appelée hier par le Front de gauche amorce une nouvelle période. Un an après l’élection de François Hollande, le désenchantement a envahi ses électeurs et gagne au cœur du Parti socialiste.
La rengaine de l’austérité obligatoire est répétée par les gouvernants comme un puissant anesthésiant. « Cette fatalité promulguée, écrivait Jaurès, éveille, avec toutes les inquiétudes, tous les appétits et toutes les insolences. » Celles des hiérarques sarkozystes, qui tentent de se refaire une virginité sur le dos des échecs du ministère Ayrault. Pire, le Front national avoue ses ambitions, tirer profit des renoncements du pouvoir et du désespoir de ceux qui rêvaient de changement, pour mettre en place une politique bleu-blanc-brun… 
Les dirigeants du PS qui agitaient hier le spectre des années 1930 devraient se souvenir sur quels fonds de démissions politiques et de troubles relations avec l’argent se sont construites les ascensions fascistes.
 Et puis voilà qu’une nouvelle fois les foules de la Bastille rejoignent la Nation, qu’ainsi la République sociale se dresse comme une incarnation de l’intérêt général, de l’intérêt national. 
Ne nous y trompons pas : on parle ici de départ et non point d’arrivée. Le rassemblement des forces vives de la gauche, visible hier avec Eva Joly et des responsables écologistes, appréciable avec des militants ou sympathisants du PS, doit prendre une ampleur bien supérieure pour faire pièce à la coalition des bénéficiaires de dividendes, des propriétaires du CAC 40, des oligarques européens, et des grands prêtres 
de l’austérité. Mais c’est désormais à l’ordre du jour.
 

« Une vague rouge qui déferle », notait en direct I-Télé hier. Autre chose que les troupes maigrelettes des homophobes regroupés place Vauban et même que les rangs clairsemés du FN, le 1er Mai. C’est une démonstration que le peuple français n’est pas fourbu, harassé et éteint. La force qui s’est exprimée en 2012 
pour renvoyer Nicolas Sarkozy ne s’est pas évanouie ; 
elle peut à nouveau se retrouver. C’est à quoi rêvait 
à haute voix Eva Joly, hier. C’est ce que prédisait 
Jean-Luc Mélenchon. C’est à quoi Pierre Laurent veut destiner des assises pour le changement, le 16 juin. Lorsque la foule criait hier « résistance », ce n’était pas dos au mur, réduite à se défendre, mais en dessinant les chemins qui briseraient la domination de la finance internationale, les cercles vicieux de l’austérité, l’autoritarisme des cercles dirigeants de l’Union européenne. La VIe République pour laquelle il faut désormais rassembler une majorité en tracera les cartes.
Patrick Apel-Muller


vendredi 31 août 2012

France-Rentrée : la mobilisation contre le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) devient l’axe du combat de la gauche de la gauche

ReSPUBLICA 
 Par Évariste , 30/8/2012

François Hollande ayant décidé de faire voter le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) de l’Union économique et monétaire au pas cadencé dès le mois d’octobre, la gauche de gauche s’organise. Le Front de Gauche a déclaré dimanche dernier que c’était l’objectif central de la rentrée. ATTAC a décidé de faire de même. Avec ce traité c’est le traité de Lisbonne puissance 10 car il y aura avec ce traité un cadenassage complet de la souveraineté populaire. Aucun déficit ne sera permis (maximum 0,5 %). Cela empêchera tout investissement de long terme visant au développement économique social et écologique. Or seuls ces investissements de long terme peuvent nous éviter le chaos & l’austérité et préparer le changement nécessaire de paradigme.

Le TSCG ne permet donc aucun autre modèle économique et supprime encore un peu plus la souveraineté populaire déjà écornée depuis que l’UMP et les socialistes ont décidé en 2008 d’aller contre la volonté du peuple rassemblé le 29 mai 2005 dans un Non au Traité constitutionnel européen. Seules les banques privées à but lucratif pour les actionnaires ont le droit de se faire prêter de l’argent par la Banque centrale européenne (BCE) à un taux inférieur à 1 %. Elles pourront ensuite faire des profits en prêtant aux États, collectivités territoriales y compris à des taux usuriers et avec des prêts toxiques. La BCE ne sera toujours pas prêteur en dernier ressort vers les institutions publiques.
Pendant ce temps-là, trois intellectuels allemands utilisent leur renom pour fixer l’objectif néolibéral. Peter Bofinger, Jürgen Habermas et Julian Nida-Rümelin ont publié dans Le Monde du 27 août 2012 un texte intitulé « Plus que jamais, l’Europe ». Il faut installer une discipline de fer fiscal dans toute l’Europe et de ce fait, supprimer la souveraineté populaire des États pour les sujets importants en terminant le travail engagé des transferts de souveraineté vers une entité européenne sans démocratie.
Pourtant le fait que la crise continue de plus belle montre bien que l’analyse des élites ordo-libérales de la zone euro de droite et de gauche est erronée. Il ne s’agit pas d’une crise de la dette en provenance de dépenses trop fortes ni d’une simple crise financière due à des spéculateurs peu scrupuleux qu’il faudrait réguler. Il s’agit d’une triple crise économique, financière et de la dette publique qui prend sa source dans la crise de profitabilité du capitalisme lui-même avec l’inconvénient supplémentaire que la zone euro s’est construite avec des économies divergentes et trop inégalitaires. D’abord, nous sommes dans une crise de surproduction du capitalisme qui après avoir fait baisser la part des salaires dans la valeur ajoutée a tenté par l’endettement de remplacer le manque de salaires. Deux écueils attendaient les élites néolibérales mondiales et ordo-libérales européennes, la résistance des couches populaires et moyennes intermédiaires d’une part, et la crise de l’accumulation du capital lui-même. Ils n’ont donc de cesse de tenter de regagner de nouvelles marges en baissant encore la part des salaires dans la valeur ajoutée et en continuant de supprimer les droits démocratiques et sociaux. La fuite en avant dans l’économie financière de la dette publique est en fait le seul moyen des néolibéraux mondiaux et ordo-libéraux européens de tenter de se maintenir au pouvoir. Il n’y a que les peuples et donc les couches populaires et moyennes intermédiaires qui peuvent y mettre fin.
Même les économistes « nouveaux chiens de garde » de l’ordo-libéralisme européen comme Élie Cohen mettent le doigt sur la faillite du système. Lisons Élie Cohen : « La France a connu de loin depuis vingt ans la pire désindustrialisation de tous les pays d’Europe occidentale. Tout le monde aurait applaudi si nous avions remplacé les emplois industriels par des emplois high-tech, mais nous les avons remplacés par des femmes de ménage. »
On voit là que la solution résiderait dans un changement de modèle culturel, économique et politique et dans un processus conjoint de réindustrialisation et de transition écologique. Voilà ce que nous devons imposer !

lundi 7 mai 2012

France : Notre impératif catégorique : gérer, en même temps, le court et le long terme


Par Évariste, Respublica, 6/5/2012

  Dégager Nicolas Sarkozy, le peuple français vient d’y parvenir. Nous ne pouvons que nous réjouir de ce choix souverain tant la souffrance des citoyens, et en particulier des salariés ainsi que de leurs familles, a été forte dans la période de ce règne monarchique. 
Mais nous ne pouvons pas rester l’arme au pied. Une nouvelle bataille nous attend dès le lundi 7 mai au matin. Une bataille complexe qui ne peut pas se régler rapidement. Après ce dégagement tant souhaité, nous devons travailler aux conditions nécessaires et suffisantes de la transformation sociale et politique sans laquelle tout enthousiasme finit dans la déception voire la fatalité. Et pour cela, il nous faut démarrer en même temps la politique de temps court et celle du temps long. Faire l’un sans l’autre reviendrait à croire qu’il suffit de boire sans manger ou de manger sans boire pour assurer l’avenir. 

Impératifs de temps court 
Bien que nous menions une critique radicale de la Ve République en tant que monarchie élective (qui d’ailleurs a très bien servi la contre-révolution néolibérale depuis la fin des années 70 pour le monde et depuis le tournant libéral de 1983 pour la France), notre bataille de fin de printemps doit s’effectuer dans le cadre de ce carcan. Il n’est un secret pour personne qu’un président de la République ne peut rien faire de nouveau dans ce cadre s’il n’a pas une majorité franche au Parlement et principalement à l’Assemblée nationale. Il faut donc une majorité de députés de gauche au soir du 17 juin. Ne pas y travailler rendrait inconséquent le renvoi à ses chères études du monarque sortant. Mais nous savons aussi que la solution aux problèmes de notre temps réside dans la capacité du peuple et de ses élus à engager les ruptures nécessaires avec le modèle politique néolibéral. Plus il y aura de députés Front de Gauche à l’Assemblée nationale, plus grande sera la capacité du législatif de porter les ruptures nécessaires à l’ordre établi. 
 Décrétons donc la mobilisation générale pour le vote Front de Gauche le 10 juin, date du premier tour des législatives, et continuer le travail le 17 juin autour du candidat de gauche le mieux placé au soir du premier tour. Rien ne doit nous départir de cette ligne. Laisser les rancœurs aux vestiaires, car on n’avance dans l’histoire comme dans la vie qu’en mettant un pied devant l’autre. Toute volonté de vouloir atteindre le bout du chemin sans marcher sur le chemin lui-même est contre-productive et fait à court terme le jeu de nos ennemis et adversaires. Au sein du mouvement ouvrier, nous avons trop souffert de ceux qui ont souhaité aller directement à la dernière marche du podium sans les monter une à une avec détermination. Doit-on rajouter qu’il serait incompréhensible qu’un responsable du Front de Gauche participe à un gouvernement désigné sur des bases qui présentent des divergences programmatiques aussi importantes ? 

Plusieurs impératifs de temps long 
 D’abord, utilisons nos connaissances du mouvement social et politique français. Est-ce que la semaine de 40 heures et les quinze jours de congés payés étaient présents dans la campagne électorale du Front populaire en 1936 ? La réponse est non ! Est-ce que l’augmentation du SMIC de 30 % et les droits syndicaux étaient présents dans les débats électoraux de 1967 ? La réponse est non ! Et pourtant l’articulation de la victoire politique de juin 1936 et de la grève générale a permis un acquis non prévu et qui n’existe toujours pas dans de nombreux pays du monde. Dans le deuxième cas, la plus grande grève de l’histoire de France a permis une avancée qui a surpris jusqu’aux élus les plus radicaux. 

1/ S’il n’y a pas une mobilisation sociale autour du mouvement syndical dès la rentrée, aucune avancée ne se fera, car les promesses déjà très insuffisantes n’engagent que ceux qui y croient. 
La victoire électorale n’est qu’un passage nécessaire, mais jamais suffisant. Il n’y a jamais d’avancée que dans l’unité et la mobilisation autour du mouvement syndical. Le mouvement social des retraites de 2010 autour de l’Intersyndicale unie a montré la voie. Reportez-vous à notre analyse de l’époque qui montrait que, bien que le but du mouvement social n’ait pas été obtenu, ce mouvement qui n’a pas été vaincu, qui a été soutenu par plus de 60 % des Français, n’est pas pour rien dans la victoire du 6 mai 2012. C’est dans la lutte continuée que se construisent les victoires. Aux salariés, aux travailleurs, de s’appuyer sur cette dernière mobilisation pour cette fois-ci sortir vainqueurs et voir les revendications salariales et populaires satisfaites. La mobilisation exceptionnelle du 1er mai 2012 doit nous conduire vers une mobilisation encore plus forte autour du mouvement syndical dès la rentrée. 

2/ Les quatre points du dernier édito de ReSPUBLICA restent pertinents : la nécessaire continuation de la pénétration des idées du Front de Gauche dans les couches populaires — ouvriers et employés —, la question de la forme parti, la question des alliances et le nécessaire développement de l’éducation populaire tourné vers l’action. 
 Ce faisant, nous devons nous poser la question du comment sortir du cycle « enthousiasme politique, déception, défaitisme » qui caractérise la pensée de gauche depuis quelques décennies. N’y a-t-il pas nécessité de travailler à un réalisme révolutionnaire comme antidote ? Drôle d’époque. Les acteurs sociaux et politiques passent très vite de l’état d’enthousiasme à celui de la déception. Les gauches mitterrandienne et jospinienne avaient déjà alimenté dans toute la gauche le passage entre ces deux états. Le gouvernement Jospin a même alimenté en plus le défaitisme de gauche. Une cure de réalisme a donc été nécessaire. La recrudescence des luttes sociales a largement aidé à cette cure. La gauche social-libérale et la gauche de gauche ont donc vécu une relance. Mais si cette relance de la gauche de gauche ne s’accompagne pas d’un nouveau travail culturel pour une transformation sociale et politique ou dit autrement, si cela ne s’accompagne pas d’un développement sans précédent de l’éducation populaire tournée vers l’action, le cycle « enthousiasme, déception, défaitisme » peut revenir d’actualité.

3/ Nous avons déjà suffisamment dit dans ces colonnes qu’il serait souhaitable de rompre avec l’idée de surplombance qui pousse des responsables et des militants à faire croire au peuple qu’une seule idée peut régler tous les problèmes de la planète et se suffit à elle-même pour entraîner les peuples vers le paradis. C’est à un ensemble globalisé de politiques qu’il faut s’atteler et donc à la proposition d’un nouveau modèle politique alternatif sans lequel toute volonté de sortir de la crise n’est qu’une simple déclaration d’intention sans suite. C’est bien à une révolution citoyenne vers une République sociale que nous sommes conviés et non à une bataille de slogans autour d’une seule proposition qui se suffirait à elle-même pour entraîner toutes les autres. Si le non au traité de Lisbonne, le mouvement des retraites ou la percée du Front de Gauche ont eu lieu, c’est bien parce que leur lien avec la globalisation des combats a été acté. C’est la condition pour que les couches populaires — ouvriers et employés — engagent leurs mobilisations. Rappelons que ces couches sociales (que d’aucuns appellent déjà la nouvelle classe ouvrière et populaire) représentent 53 % de la population qui travaille ou qui a déjà travaillé. Ou dit autrement, la surplombance n’intéresse elle qu’une partie des couches moyennes (couches moyennes qui ne représentent que 24 % pour les intermédiaires et 15 % pour les supérieurs d’après les études de l’INSEE). Avec des idées erronées ou avec une idée surplombante, ou avec le refus de considérer la dialectique du temps court et du temps long, ou en s’appuyant sur des couches sociales en voie de disparition, on obtient Éva Joly, Dupont-Aignan, Poutou, Cheminade et Artaud. À gauche, deux dynamiques globalisantes ont eu lieu, celle du “mieux que la droite dans le même modèle politique” (François Hollande) et celle de la rupture vers la République sociale (Jean-Luc Mélenchon). Comment passer de la densité des meetings à la densité militante pour aller vers la densité électorale ? Cette campagne a montré la capacité de mobilisation des meetings et rassemblements du Front de Gauche. À cet égard, le Front de Gauche est le n°1 avec Jean-Luc Mélenchon. Mais cette densité en meetings et rassemblements n’a pas pour corolaire une densité militante de même niveau et le ratio entre la densité électorale rapportée à la densité des meetings et rassemblements est plus faible que pour les autres grandes organisations. C’est d’ailleurs la faiblesse de ce dernier ratio qui a conduit les militants du Front de Gauche à une légère déception, peu justifiée. Réunir plus de monde dans les meetings et rassemblements que tous des candidats destinés à obtenir plus de voix a surpris les militants du Front de Gauche eux-mêmes. Pour que le ratio de la densité militante rapportée à la densité des meetings et rassemblements soit fort, il aurait fallu permettre l’adhésion directe au Front de Gauche. À la demande d’adhésions directes au Front de Gauche formulée dans de nombreuses réunions publiques du Front de Gauche, les propos balbutiants des dirigeants locaux du PCF et du Parti de gauche proposant d’intégrer une des organisations du cartel ont peu convaincu. Certains le feront, mais la plupart n’adhéreront pas. Pour que le ratio de la densité électorale rapporté à la densité des meetings et rassemblements soit à la hauteur des grandes organisations, il faut d’abord comprendre que c’est plus dur pour le Front de Gauche, car il faut expliquer les ruptures nécessaires aux citoyens et aux salariés et cela ne se fait pas par les médias. L’utilisation quasi exclusive des médias par les trois premiers du scrutin du premier tour est compréhensible, car les deux premiers ne souhaitent pas de rupture et la troisième s’appuie sur les instincts primaires sans argumentation raisonnée. Pour ceux qui souhaitent une rupture, cela ne peut se faire que par une éducation populaire de proximité au minimum dans tous les cantons, dans toutes les grandes entreprises sans exception. Même la réunion de type « Tupperware » peut avoir son utilité, mais il faut des militants de terrain formés. Tant que le Front de Gauche n’aura pas compris la nécessité d’engager la formation interne de qualité et l’éducation populaire de proximité, ce ratio restera faible.
 Voilà la réponse aux militants qui se posent la question juste suivante: comment après une campagne exemplaire de Jean-Luc Mélenchon, peut-on faire pour être la première force de gauche ? Eh bien oui, il faut vaincre la timidité et la peur des militants de développer des thèses politiques au sein du peuple. Mais pour cela, il faut engager une mutation en termes d’éducation populaire et de formation. Il ne vous reste qu’à en discuter entre vous, avec ou sans nous. 

Pour réagir aux articles, écrire à
evariste@gaucherepublicaine.org

mardi 17 avril 2012

Le Front de Gauche : un espoir pour le Maghreb

Des Maghrébin-es: Avec le Front de gauche, une autre Europe, une autre mondialisation 

Universitaires, écrivains, artistes, dirigeants de mouvements politiques ou sociaux, Européens, citoyens du monde arabe, Américains du Sud et du Nord: 165 personnalités de 36 pays, engagées contre «les ravages sociaux et écologiques du capitalisme mondialisé», s'engagent avec cet appel international pour le succès du mouvement mené par Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle. 
 Nous, universitaires, intellectuels, écrivains, artistes, dirigeants de forces politiques, de syndicats, de mouvements sociaux et citoyens, sommes engagés dans la construction de fronts politiques et sociaux, démocratiques et populaires, pour combattre les ravages sociaux et écologiques du capitalisme mondialisé et ses oligarchies. Et ce, aussi bien dans nos pays respectifs qu’à l’échelle internationale. Nous constatons que, partout, les résistances et les luttes se multiplient et s’organisent. Elles contribuent à l’émergence d’un vaste mouvement planétaire des idées ; celui qui inspire déjà, en Amérique latine, des formes de construction régionale fondées sur la solidarité et la souveraineté populaire, ainsi que des mesures gouvernementales de rupture avec le néolibéralisme. 
 Depuis la crise financière de 2008, l’Europe, pilier du capitalisme mondialisé et de son ordre globalitaire, est devenue l’épicentre de la crise mondiale. Ses peuples subissent de brutales politiques d’ajustement structurel en tous points semblables à celles que les pays du Sud, entre autres, ont connues dans les années 1990 et au début des années 2000. Les acteurs sont en partie les mêmes : gouvernements conservateurs ou sociaux-démocrates et Fonds monétaire international (FMI). Se sont adjoints à ce dernier, la Commission européenne et la Banque centrale européenne pour former la sinistre et toute-puissante « troïka » qui administre désormais ses remèdes cruels aux populations. L’histoire nous enseigne que lorsque l’Europe est prise de convulsions, c’est le monde entier qui peut vaciller. 
  Pour l’empêcher de sombrer dans l’austérité à perpétuité, la récession généralisée et dans un projet politique autoritaire et réactionnaire, la montée en puissance, en France, du Front de gauche, aux côtés des autres forces progressistes européennes, est une bonne nouvelle, en même temps qu’une nécessité. Car la voix de la France compte dans le monde, lorsqu’elle s’inscrit dans la tradition des Lumières, de la Révolution de 1789, de la Commune, du Front populaire, de la Résistance. Le Front de gauche incarne tout le potentiel renouvelé de cette grande tradition du socialisme historique, de l’émancipation sociale, du progrès et de la construction d’un intérêt général humain. Il prend aussi en compte l'enjeu du XXIe siècle que constitue la compréhension de l'unicité de notre écosystème et l'urgence de le préserver par une reconversion écologique à l'échelle mondiale qui tienne compte de la dette écologique que les pays industrialisés ont à l'égard des autres pays. Grâce au Front de gauche, la France peut contribuer de manière significative à la construction d’une autre Europe et d’une autre mondialisation. C’est pourquoi l’enjeu d’y construire une autre gauche ayant tiré le bilan de l’échec et de l’écroulement du communisme d’Etat, en même temps que celui de la conversion de la social-démocratie à un social-libéralisme d’accompagnement et de rafistolage du système capitaliste globalisé, est crucial. Crucial pour la France et l’Europe, mais aussi pour le reste du monde Nous pensons que la réussite du Front de gauche et de son candidat à l’élection présidentielle des 22 avril et 6 mai 2012, Jean-Luc Mélenchon, peut concourir au renouveau et au renforcement d’un internationalisme de combat contre la finance mondialisée. C’est pourquoi nous souhaitons un plein succès au Front de gauche et exprimons notre solidarité avec son candidat. 

 Kader Abderrahim, politologue, Algérie Ben Hida Abderrahmane, membre du secrétariat national du Parti de l’action démocratique socialiste (PADS), Maroc Moumen Abib médecin, membre du Conseil national du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), Algérie Dalal Abu Saud, universitaire et membre du Forum social Palestine, Palestine Amina Aetab, militante du Mouvement du 20 Février et de l’Organisation pour la liberté d’information et d’expression (OLIE), Maroc Vittorio Agnoletto, ancien député européen et porte parole du Forum social de Gênes, Italie Samir Aita, rédacteur en chef du Monde diplomatique éditions arabes, président du cercle des économistes arabes, Syrie Zahra Ajaram, militante associative, Maroc Sanhadja Akrouf, militante féministe, Algérie Tariq Ali, écrivain, Royaume-Uni Tewfik Allal, éditeur, président de l’Association du Manifeste des libertés (AML), Algérie Samir Amin, économiste, Président du Forum mondial des alternatives, Egypte Samia Amour, militante féministe, Algérie Antônio Carlos Andrade, président du Partido Socialismo e Liberdade (PSOL) Parti Socialisme et liberté, Brésil Julio Anguita ancien maire de Cordoue, ancien secrétaire général de Izquierda Unida (Gauche unie), Espagne Ana Maria Araujo Freire, éducatrice et successeur légale de Paulo Freire, Brésil Luis Araujo, membre de la direction nationale du PSOL, Brésil Jorge Arrate, membre du Movimiento Amplio de Izquierda (MAIZ) (Mouvement élargi de gauche), candidat de la gauche aux présidentielles de 2009, Chili Valmir Assunção, député du Parti des travailleurs (PT), Brésil Alexandra Ayala-Marín, journaliste «El Hoy», Equateur Mohand Bakir, journaliste, blogueur, Algérie André Bansart universitaire, Université Simon Bolivar de Caracas, Venezuela Houcine Bardi, docteur en droit, avocat au barreau de Paris, Secrétaire général et porte-parole du Parti du travail tunisien - France (PTT-F), Tunisie Ariel Basteiro, ancien député Nuevo Encuentro, Argentine Abdeljalil Bedoui, coordinateur et porte-parole du Parti tunisien du travail, Tunisie Aymen Belhadj, syndicaliste étudiant, Tunisie Tarek Ben Hiba, ancien membre de la Haute instance pour la réalisation des objectifs de la Révolution, de la réforme politique et de la transition démocratique, ancien conseiller régional d’Ile-de-France, militant associatif de l’immigration, Tunisie Ahmed Benani, politologue et anthropologue des religions, Maroc Rosa Bofill Benet, responsable du secteur femmes de la Confédération syndicale des commissions ouvrières (CCOO) de Catalogne, Espagne Ghizlane Benomar, militante du Mouvement du 20 Février, Maroc John Berger, écrivain et critique d'art, Royaume-Uni Thierry Bodson, secrétaire général de la Fédération générale du travail de Belgique, Belgique Carmen Bohórquez, historienne, philosophe, Venezuela Carl Boileau, conseiller d'arrondissement du District de De Lorimier (Projet Montréal), Québec Blanca Flor Bonilla, maire d'Ayutuxtepeque, Salvador Afrânio Bopré, ancien député du Parti Socialisme et liberté (PSOL), Brésil Mustapha Bouaziz, universitaire, historien, Maroc Leonor Bravo, écrivain, Equateur Marinor Brito, ancienne sénatrice du Parti Socialisme et liberté (PSOL), Brésil Monica Bruckmann, sociologue, Université fédérale de Fluminense, Brésil Alberto Burgio, philosophe et homme politique, Italie Pilar Bustos, peintre, Equateur Julio C. Gambina, Fondation de recherche en sciences sociales et politiques, Argentine Rodrigo Cabeza, membre de la direction nationale du Parti socialiste unifié du Venezuela (PSUV) et du Parlement latino-américain, Venezuela Marcelo Roman Campana, membre de la direction nationale du Pôle démocratique d'Equateur, Equateur Daniel Campiones, Fondation de recherche en sciences sociales et politiques, Argentine Luiz Arnaldo Campos, Fondation Lauro Campos Parti Socialisme et liberté (PSOL), Brésil Javier Diez Canseco, député Parti socialiste, Pérou Teresa Carballeira, professeure de droit, Université de Saint-Jacques de Compostelle, Espagne Luis Casado, responsable des relations internationales Partido de Izquierda (PAIZ), Chili Bernard Cassen, journaliste, membre du Conseil international du Forum social mondial, France Carmen Castillo, écrivain, cinéaste, Chili Ramon Chao, journaliste et écrivain, Espagne Lakbira Chater, syndicaliste, Union marocaine du travail, Maroc Carlos Nelson Coutinho, professeur, intellectuel, Université fédérale de Rio de Janeiro, Brésil Ángel Crespo Sánchez, secrétaire général de la Confédération syndicale des commissions ouvrières (CCOO) de Barcelone, Espagne Norberto Crivelli, président du Parti suisse du travail, Suisse Erik de Bruyn, porte-parole de Rood! Belgique Armando de Souza, ancien secrétaire général de la Confédération générale des travailleurs portugais, Portugal Diether Dehm, député, producteur, auteur-compositeur Die Linke (La Gauche), Allemagne Jean-Maurice Dehousse, ancien bourgmestre de Liège, ancien vice-président du groupe socialiste au Parlement européen, ancien ministre, Belgique Demba Moussa Dembélé, directeur du Forum, économiste, chercheur, Forum africain des alternatives, Sénégal Nidia Diaz, députée du Front Farabundo Marti de libération nationale (FMLN) au Parlement centre-américain, Salvador Héctor Díaz-Polanco, anthropologue, Mexique Abderrezak Dourari, professeur des sciences du langage, Université d’Alger 2 (Tamazight), Algérie Benjamin Durand, professeur de réalisation cinématographique et responsable du département de formation intégrale de Vive TV Université nationale expérimentale des arts, Venezuela, Mohamed Elaouni journaliste, coordinateur du Conseil national pour l’appui au Mouvement du 20 Février, coordinateur du mouvement pour une constitution démocratique au Maroc, membre du secrétariat du conseil national du PSU, Maroc Klaus Ernst, co-président de Die Linke, Allemagne Saul Escobar, membre du Parti de la révolution démocratique (PRD), Mexique Lindbergh Farias, sénateur, Parti des travailleurs, Brésil Saïd Fawzi, ancien président de l’Association de défense des droits de l’homme au Maroc (Asdhom), Maroc Heloísa Fernandes, sociologue, Université de Sao Paolo, enseignante à l' École nationale Florestan Fernandes du Mouvement des sans terre (MST), Brésil Paolo Ferrero, secrétaire général du Parti de la refondation communiste, Italie Fernando Ferro, député Parti des travailleurs, Brésil Carlos Figueroa syndicaliste Fédération médicale d'Equateur, Equateur Giorgos Gavrilis, membre du Conseil exécutif et ancien vice-président de la Confédération centrale des travailleurs grecs, Grèce Mohamed Ghafri, militant du Mouvement du 20 Février, Maroc Paula Gil, initiatrice du mouvement Génération "à l’arrache" contre la précarité, Portugal Manolis Glezos, écrivain et ancien député européen, Grèce Richard Gott, journaliste et historien, Royaume-Uni Juan Goytisolo, écrivain, Espagne Dino Greco, directeur de Liberazione, Italie Mamdouh Habashi, secrétaire national Parti socialiste égyptien (PSE), Egypte Marta Harnecker, sociologue, Chili Tania Hermida, ancien député de l'Assemblée constitutionnelle, cinéaste, Equateur Vilma Ibarra, ancienne députée Nuevo Encuentro, Argentine Abdellaziz Iimoudane, membre du Parti de la voie démocratique, Maroc Francisco Jarauta, professeur, philosophe, écrivain, Université de Murcia, Espagne Fatima Khafagy, membre de la commission des relations internationales, Parti de l’Alliance populaire socialiste (APS), Egypte Hassan Khalil écrivain, docteur-chercheur en philosophie, Liban Mohamed Farid Khemisti, avocat, Algérie Michel Kilo, membre du Forum démocratique syrien, Syrie Leandro Konder, professeur, intellectuel, Brésil Jorge Kreynes, membre du Parti communiste, Argentine Oskar Lafontaine, ancien ministre, fondateur de Die Linke, Allemagne Mehdi Lallaoui, écrivain, cinéaste, Algérie Cayo Lara, secrétaire général de Izquierda Unida (Gauche unie), Espagne Junghee Lee, président Parti progressiste unifié, Corée du Sud Araceli Lemos, ancien député Parti Socialisme et liberté (PSOL), Brésil Felipe López Aranguren, sociologue et poète, Espagne Clara Eugenia López Obregón, présidente du Pôle démocratique alternatif, Colombie Gesine Löszch, co-président de Die Linke, Allemagne Clécio Luis, conseiller Parti Socialisme et liberté (PSOL), Brésil Mohamed Makhlouf, journaliste-écrivain, Syrie Maria José Maninha, ancien député du Parti Socialisme et liberté (PSOL), Brésil Dionilson Marcon, député du Parti des travailleurs, Brésil Citto Maselli, scénariste et réalisateur, Italie Juliano Medeiros, coordination UNAMÉRICA, Parti Socialisme et liberté, Brésil José Luis Mendez, professeur à l'Université de Porto Rico, Porto Rico Youcef Merrouche, secrétaire national à l’immigration, Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), Algérie Samia Messaoudi, journaliste, Algérie Francine Mestrum, universitaire, membre du Conseil international du Forum social mondial (FSM), Belgique Willy Meyer, député européen Izquierda unida (Gauche Unie), Espagne Florent Michelot, directeur général de Option Nationale Québec, Québec Tarik Mira, député de Béjaia, Algérie Juan Carlos Monedero, professeur Université de Somosaguas, Faculté des sciences politiques et de sociologie, Espagne Mohamed Mouhajid, membre du bureau politique du Parti socialiste unifié, ancien secrétaire général, Maroc Nabila Mounib, secrétaire générale du Parti socialiste unifié, Maroc Salvador Muñoz, président de Partido de Izquierda (Parti de Gauche), Chili P.K. Murthy, syndicaliste The Lal Zhanda Coal Mines Mazdoor Union, Inde Roberto Musacchio, ancien député européen, Italie Marie Nacif Debs, secrétaire générale adjointe Parti communiste libanais, Liban Noureddine Najar, économiste, coordinateur d’Ettajdid-France, Tunisie Hassan Nekrache, universitaire, membre du secrétariat du Mouvement pour une constitution démocratique, Maroc Ana Elisa Osorio, membre de la direction nationale du Parti socialiste unifié du Venezuela et du Parlement latino-américain (Parlatino), Venezuela Luis Antonio Pasquetti, professeur Université de Brasilia, Brésil Hélena Pato, universitaire, fondatrice du Mouvement des femmes (MDM), résistante historique au régime de Salazar, Portugal Rodrigo Pereira, membre de la direction nationale Parti Socialisme et liberté, Brésil Orlando Perez, directeur du Journal El Telegrafo, Equateur Gustavo Pérez Ramírez, sociologue et membre de l'Académie d'Histoire de Quito, Equateur Khalid Rahel, militant des droits de l’homme, membre du secrétariat du Conseil national du Parti socialiste unifié, Maroc Carlos Raimundi, député Nuevo Encuentro, Argentine Beatriz Rajland, membre Fondation de recherche en sciences sociales et politiques, Argentine Gloria Inez Ramirez, député Pôle démocratique alternatif/ Parti communiste colombien, Colombie Ignacio Ramonet, directeur du Monde diplomatique en español, Espagne Ariovaldo Ramos, professeur de théologie et prêtre, Brésil Julia Ramos Sanchez, secrétaire exécutif de la Confédération nationale des femmes paysannes indigènes et originaires de Bolivie “Bartolina Sisa”, ancienne ministre du développement rural et des terres, Bolivie Rayhana comédienne, Algérie Alexis Rivas Toledo, anthropologue, ancien ministre du patrimoineh Equateur Randolfe Rodrigues, sénateur Parti Socialisme et liberté, Brésil Edmilson Rodrigues, député Parti Socialisme et liberté, Brésil Najib Saber, universitaire, Maroc Emir Sader, secrétaire général du Conseil latino-américain de sciences sociales (CLACSO) et membre du Conseil international du FSM, Brésil Napoleon Saltos, universitaire, Université centrale d'Equateur, Centre de pensée alternative, Equateur Marta Sanz, écrivain, Espagne Roberto Savio, membre du Conseil international du Forum social mondial, fondateur de l'agence Inter Press Service (IPS), Italie Johanne Schmidt-Nielsen, porte-parole du groupe parlementaire de l’Alliance Rouge-Verte et au Conseil municipal de Copenhague, Danemark Claude Semal, chanteur, auteur et comédien, Belgique Pascual Serrano, écrivain et journaliste, fondateur du site Liberacion, Espagne Ahmed Slimani, universitaire, directeur du centre d’études et de recherches Ben Saïd, Maroc Ahmed Smaoui, ancien ministre, Tunisie Ahmed Snoussi, artiste-humoriste, Maroc Joao Pedro Stedile, membre de la coordination du Mouvement des sans terre et de Vía Campesina, Brésil Niko Swarz, journaliste et écrivain, membre de la Comission des relations internationales du Frente Amplio (Front élargi), Uruguay G.M. Tamás, philosophe et ancien député, Hongrie Amauri Teixeira, député Parti des travailleurs, Brésil Milton Temer, membre de la direction nationale Parti Socialisme et liberté, Brésil Jean-Marie Théodat, professeur Université d'Etat d'Haïti et Université Paris 1, Haïti Alexis Tsipras, président du parti Syriza et de son groupe parlementaire, Grèce Attila Vajnai, président du Parti des travailleurs hongrois 2006, Hongrie Ivan Valente, président du Parti Socialisme et liberté, BrésilMark Weisbrot, économiste et co-directeur du centre de recherche Center for Economic and Policy Research à Washington, Etats-Unis Bernard Wesphael, député (Wallonie), Belgique Fatem Zahra Touzani, avocate de l’Organisation pour les libertés d’information et d’expression (OLIE) et militante du Mouvement du 20 Février, Maroc