Chers amis lecteurs de solidmar,

Solidmar est fatigué ! Trop nourri ! En 8 ans d’existence il s’est goinfré de près de 14 000 articles et n’arrive plus à publier correctement les actualités. RDV sur son jumeau solidmar !

Pages

mardi 26 octobre 2010

Maroc : Campagne contre la disparition forcée

INVITATION

Dans le cadre de la semaine de campagne contre la disparition qu’organise la FEMED (dont le FMVJ est membre) et l’ACAT ,  nous vous invitons à participer à la soirée de témoignages qui aura lieu le mercredi 27 octobre 2010 à partir de 19h30 à laquelle participera le Président National du FMVJ au SIDI 12 rue Guy de la Brosse Paris 5 . Métro JUSSIEU
Soirée « Témoignages de familles de disparus »
Témoignages de proches de disparus,
« disparus, ils survivent dans nos mémoires »-Semaine de mobilisation autour des disparitions forcées-
 Venez ! Participez !

Invitez vos proches !
  ACAT-France (Action des chrétiens pour l’abolition de la torture) – www.acatfrance.fr
 FEMED (Fédération euro-méditerranéenne contre les disparitions forcées) - http://federation-euromed.blogspot.com/

Maroc : Appels pour la ratification de la convention sur les disparitions

Par AFP, 26/10/2010

Amina Bouayach

Cinq ONG marocaines ont appelé le gouvernement à ratifier la convention internationale de protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées, a-t-on appris mardi auprès de l'une d'elles.
Fassi", a déclaré mardi à l'AFP Amina Bouayach présidente de l'Organisation marocaine des droits de l'Homme.
La convention contre les disparitions forcées a été adoptée par l'Assemblée générale de l'Onu en 2006 et signées par près de 90 états. Dix neuf l'ont jusqu'à présent ratifiée.
Outre l'OMDH, les autres signataires sont l'Association marocaine des droits humains (AMDH), le Forum vérité et justice (FVJ), la Ligue marocaine de défense des droits de l'Homme et l'association Addala.
"Le Maroc a déjà signé en 2006 cette convention mais nous espérons qu'il dépose ses instruments de ratification pour qu'il devienne le 20ème pays ouvrant la voie à la mise en oeuvre de cette importante convention", a ajouté Mme Bouayach.
Selon cette dernière, "cette convention ne peut entrer en vigueur que si elle est ratifiée par au moins 20 pays".
Les cinq ONG ont également appelé le gouvernement à appliquer toutes les recommandations de l'Instance équité et réconciliation (IER).
L'IER, créé par le roi Mohammed VI au sein du Conseil consultatif des droits de l'Homme (CCDH/public), avait pris en 2005 une série de résolutions pour éviter la répétition des violations des droits de l'Homme commises entre 1960 et 1999.

Sahara Occidental :Témoignage d'un militant mexicain installé dans le camp de l'indépendance.

Territoires occupés au Sahara occidental: 20.000 Sahraouis menacés
Par la Rédaction de Donne ton avis, 26 /10/2010
Des dizaines de colons marocains et des policiers en civil se sont installés au camp de Gdeim Izik près d’El-Ayoun pour « provoquer et justifier » l’intervention des forces armées et incendier les kheïmas abritant plus de 20.000 Sahraouis, a constaté un militant mexicain des droits de l’homme, Antonio Velazquez.
La population sahraouie avait quitté la ville le 9 octobre dernier pour protester contre ses conditions de vie « précaires » et son insécurité du fait de l’occupation marocaine. Le militant mexicain, cité par le journal espagnol ABC qui l’a joint par téléphone, a précisé qu’une « caravane de 30 véhicules transportant des familles est entrée dans le camp s’en être autrement inquiétée par le poste de contrôle des forces armées marocaines ».
Le militant mexicain a précisé que les colons « cherchent à provoquer l’intervention des forces de sécurité » et s’est alarmé sur l’intention des colons d’ »utiliser de l’essence pour incendier les kheïmas installées en plein désert ». « La situation est grave, parce que l’armée empêche l’entrée de nourriture et de l’eau dans le camp », a poursuivi le militant, rappelant que la dernière action de répression des forces marocaines est « la levée d’un mur de terre autour du camp, avec des bulldozers, visant à empêcher l’entrée des aides alimentaires et la circulation des personnes souhaitant se joindre à la manifestation » qui est une forme pacifique de lutte contre la colonisation.
« Il y a un hélicoptère qui survole le camp en permanence. Dans la soirée, il ne nous laisse pas dormir. D’autres hélicoptères et de petits avions survolent les lieux pour intimider la population sahraouie, simulant des atterrissages sur les kheïmas. Les troupes au sol entrent aussi dans la nuit pour harceler la population sahraouie », a rapporté le militant mexicain qui vit dans ce camp depuis une semaine. « La tension est à son paroxysme depuis la mort d’un jeune sahraoui de 14 ans fauché par les tirs de mitraillette avec sept autres de ses compatriotes, gravement blessés, actuellement isolés dans un hôpital militaire à El-Ayoun, a par ailleurs indiqué à l’agence sahraouie de presse SPS l’un des coordinateurs de l’administration du camps.

Sahara Occidental : La communauté internationale appelée à intervenir

 Par Diaspora Sahraui,26/10/2010
COMMUNIQUÉ
Le Front Polisario a appelé la communauté internationale à intervenir pour sauver «la vie de milliers de Sahraouis innocents» installés dans des camps isolés près de la ville occupée d'El-Ayoun (capitale du Sahara Occidental occupée par le Maroc) depuis le début du mois en cours pour dénoncer la politique colonialiste et exprimer leurs refus de la présence de «l'occupant marocain».
Le Secrétariat national du Front Polisario «appelle à une intervention urgente de la communauté internationale pour sauver la vie de dizaines de milliers de vies humaines innocentes et éviter une catastrophe imminente», indique le communiqué sanctionnant les travaux d'une réunion extraordinaire du Secrétariat 
 national du Front Polisario repris dimanche par l'Agence de presse sahraouie (SPS).
http://diasporasaharaui.blogspot.com/
Le communiqué a mis en garde contre «une catastrophe humanitaire imminente en raison de l'état de siège maintenu par les forces d'occupation marocaines autour des camps, situés à 12 km à l'Est d'El-Ayoun, afin d'empêcher l'accès des moyens les plus élémentaires pour la survie, notamment en eau, nourriture et en médicaments».

La mort de Najem, les campements de l'indépendance, la presse internationale interdite

Par APSO, 26/10/2010

Les campements de l'indépendance, 
la mort de l'enfant. 
vidéo, commentaires, explications.
Najem
vidéo resistenciasaharaui. commentaires en français.
http://apsoinfo.blogspot.com/2010/10/la-mort-de-najem-les-campements-de.html

Maroc : Grave entrave à la liberté de la presse !

Par Diaspora sahraui, 26/10/ 2010
Des journalistes espagnols empêchés d'aller au Sahara Occidental
Le blocage pour l'étouffement du camp de la protestation dans les territoires occupés du Sahara Occidental continue. Les autorités marocaines empêchent les étrangers d'accéder au territoire.
Hier, la ligne aérienne maocaine Royal Air Maroc (RAM) a empêché sept journalistes de cinq médias espagnols d'embarquer dans le vol d'El Aaiún (Sahara Occidental) pour lequel ils avaient acheté des billets afin de couvrir la mort d'un mineur sahraoui tué par la police marocaine. La RAM a annulé sans donner aucune explication les billets de six journalistes pour le vol AT0483 entre Casablanca et El Aaiún et a empêché l'autre, dont le billet n'avait pas été annulé, d'embarquer dans l'avion.
Les correspondants accrédités à Rabat de TVE et TV3, du journal El Mundo et de l'Agence EFE, après leur arrivée à l'aéroport de Casablanca se sont trouvés avec le fait que leurs billets avaient été annulés l'après-midi et que la ligne aérienne ne leur donnait pas la possibilité de rejoindre El Aaiún jusqu'au vendredi prochain. Après avoir réclamé dans le bureau de la RAM de l'aérodrome on les a dit seulement que "quelqu'un avait annulé les réservations", sans donner aucun détail à ce sujet.
En attendant, le correspondant de la Cadena SER, dont le billet n'avait pas été annulé, a pu accéder à la salle d'embarquement, où, comme il a raconté, les forces de sécurité lui ont retiré la carte d'embarquement et le personnel de la RAM lui a empêché d'accéder à l'avion sans elle.
http://diasporasaharaui.blogspot.com/2010/10/des-journalistes-espagnols-empeches.html

Maroc : La résistance des ouvriers et ouvrières agricoles s'intensifie

Par Ali Fkir, 25/10/2010

Des centaines d'ouvriers et d'ouvrières agricoles ( de la région du Gharb) se sont déplacé-es en masse à Rabat (et cela malgré les difficiles conditions ) pour protester devant le l'agence nationale du développement agricole et devant le ministère de travail contre l'indifférence des responsables vis à vis de leurs légitimes revendications.
Rappelons que la région du Gharb est une des régions les plus fertile du Maroc. Les riches terres étant concentrées entre les mains d'une dizaine d'individus sans scrupule.
Ces grands propriétaires terriens représentent les "grands partis politiques" parlementaires dans la région (de la droite et de la gauche):
- Le président du parlement étant de l'USFP
- Le président du groupe de l'UC ( il s'agit de l'individu qui avait proposé et obtenu la suspension des travaux de la deuxième chambre pour protester contre l'AMDH qu'il accusait (et accuse toujours comme tant d'autres) d'atteinte aux valeurs sacrées du « bled »
- Le président du groupe PPS+...
Les autres bonnets sont liés au MP, RNI, PJD, PI, PAM....Des membres de la famille royales et des généraux se sont bien servis
-  Le mercredi 20 octobre 2010, les victimes des rapports de production moyenâgeux avaient décidé de crier haut leur colère dans la capitale du pays.
A Agadir, autre région agricole, les ouvriers et les ouvrières agricoles, organisé-es au sein de la FNA/UMT, se préparent à organiser le 4 novembre 2010 un sit in devant l'administration des fermes de Kabbaj, président du conseil d'Agadir et l'un des grands propriétaires de la région.Il est un cadre de l'USFP, il piétine délibérément les droits des ouvriers et des ouvrières comme son patron du parti, Abdelwahad Radi, premier secrétaire de l'USFP, président de la 1ère chambre du parlement et grand propriétaire terrien dans la région du Gharb-Kénitra
Rappelons que ces luttes ouvrières sont organisées dans le cadre de la puissante fédération nationale (secteur agricole) de l'UMT
NOUS SOMMES INTERPELÉ-ES PAR :
- LA SOLIDARITÉ AVEC LES VICTIMES DE L’ARBITRAIRE
- L’ENGAGEMENT AVEC LES FORCES POPULAIRES DE RÉSISTANCE
- LA CONTRIBUTION EFFECTIVE A L’ÉDIFICATION DES ORGANISATIONS DE COMBAT DES TRAVAILLEURS
 
 نفد ازيد من 500 عاملة و عامل زراعي القادمين من منطقة الغرب  وقفة رمزية امام الوكالة الفلاحية للتنمية صباحا ثم امام وزارة التشغيل زوالا احتجاجا على اوضا عهم المزرية بسبب استغلالهم و قهرهم من طرف الباطرونا الفلاحية التي استولت على اخصب الاراضي التي هي في الاصل ملك جماعي للقبائل و التي قدمها النظام للمعمرين الجدد هدية تحت شعارات فارغة و غطاءات واهية. هده الوقفة شكلت دليلا واضحا على نضج الطبقة العاملة واستعدادها لبدل المزيد من النضال و التضحية رغم ظروف عيشها الماساوية. الشرط الاساسي و الوحيد الدي ينقصها لتتوحد و تفرز ممثلين حقيقيين لها يدافعون عن مصالحها هو تاطيرها وتكوينها و تسليحها بادوات التحليل و الوعي با السبب الحقيقي لمشاكلها و قهرها من طرف المناضلين الاشتراكيين المبدايين الدين يتواجدون مع العمال يوميا في قلب معاركهم المستمرة مع عدوها الطبقي
فتحية عالية للرفيق ادريس عدة و لجميع الرفاق في اللجنة العمالية لمنطقة الغرب 
   الحسين الهناوي
 أحد أطر الجامعة الوطنية للقطاع الفلاحي التابعة للاتحاد المغربي للشغل
------------------------------------------
    الإتحاد المغربي للشغل
الجامعة الوطنية للقطاع الفلاحي
فرعي القنيطرة و سيدي سليمان
بلاغ
نجاح كبير لمعركة العمال الزراعيين بمنطقة الغرب
يوم الأربعاء 20 أكتوبر 2010 
خاض العمال الزراعيون و العاملات الزراعيات المنضوون تحت لواء الجامعة الوطنية للقطاع الفلاحي بمنطقة القنيطرة وسيدي سليمان إضرابا ناجحا عن العمل لمدة 24 ساعة يوم الأربعاء 20 أكتوبر الجاري في عدد من الضيعات، مع تنظيمهم لوقفتين احتجاجيتين بالرباط أمام مقر وكالة التنمية الفلاحية ووزارة التشغيل، شارك فيها أزيد من 500 عامل وعاملة.
فبالإضافة إلى عدد من المطالب الملحة وعلى رأسها وضع حد لواقع العار الفاضح لما يتغنى به المسئولون من احترام لحقوق الإنسان، و التمثل في إصرار الدولة على  التمييز القانوني ضد العمال الزراعيين في الحد الأدنى للأجور و ساعات العمل، فضح المحتجون والمحتجات استقالة الحكومة ووزاراتها و أجهزتها المسئولة (وزارة التشغيل، وكالة التنمية الفلاحية...) من مهامهم و مسئولياتهم في الحرص على تطبيق قانون الشغل و متابعة التزامات المستثمرين الخواص المستفيدين من أراضي الدولة المفوتة سواء فيما يخص عقود الاستثمار أو دفاتر التحملات.
كما عملوا على فضح واقع الاستغلال المكثف السائد بالضيعات الفلاحية و الهجوم على الحريات النقابية و مختلف المتواطئين في تكريس ذلك ممن تنكروا للمهام النبيلة التي من المفترض أن ينهض بها جهاز القضاء وجهاز تفتيش الشغل.
و إننا في فرعي الجامعة الوطنية للقطاع الفلاحي بالقنيطرة وسيدي سليمان، إذ نهنئ كافة العاملات و العمال الزراعيين بمنطقة الغرب على النجاح الكبير لمعركة يوم الأربعاء 20 أكتوبر 2010، نحيي عاليا كل القطاعات العمالية  و مناضلي الاتحاد المحلي لسيدي سليمان و الاتحاد الجهوي بالربط و كل القوى الديمقراطية والتقدمية التي عبرت عن مساندتها لمعركة العمال العادلة والمشروعة. ونؤكد مرة أخرى للجميع، وخاصة للجهات المعنية بهذا الملف، عن عزمنا الثابت للاستمرار في معركة العمال المشروعة هذه عبر كافة الأشكال النضالية التصاعدية  حتى تحقيق كامل أهدافها و من أجل هدا نعلن عن تشكيل لجنة للمتابعة ولتنسق مواقف الفرعين و خطواتهما النضالية المستقبلية في إطار التوجهات الوحدوية و الخط الكفاحي للجامعة الوطنية للقطاع الفلاحي  التابعة لاتحاد المغربي للشغل. 
عاشت الوحدة العمالية
عاشت الجامعة الوطنية للقطاع الفلاحي
عاش الاتحاد المغربي للشغل
لجنة المتابعة
 
 
 نفد ازيد من 500 عاملة و عامل زراعي القادمين من منطقة الغرب  وقفة رمزية امام الوكالة الفلاحية للتنمية صباحا ثم امام وزارة التشغيل زوالا احتجاجا على اوضا عهم المزرية بسبب استغلالهم و قهرهم من طرف الباطرونا الفلاحية التي استولت على اخصب الاراضي التي هي في الاصل ملك جماعي للقبائل و التي قدمها النظام للمعمرين الجدد هدية تحت شعارات فارغة و غطاءات واهية. هده الوقفة شكلت دليلا واضحا على نضج الطبقة العاملة واستعدادها لبدل المزيد من النضال و التضحية رغم ظروف عيشها الماساوية. الشرط الاساسي و الوحيد الدي ينقصها لتتوحد و تفرز ممثلين حقيقيين لها يدافعون عن مصالحها هو تاطيرها وتكوينها و تسليحها بادوات التحليل و الوعي با السبب الحقيقي لمشاكلها و قهرها من طرف المناضلين الاشتراكيين المبدايين الدين يتواجدون مع العمال يوميا في قلب معاركهم المستمرة مع عدوها الطبقي
فتحية عالية للرفيق ادريس عدة و لجميع الرفاق في اللجنة العمالية لمنطقة الغرب 
   الحسين الهناوي
 أحد أطر الجامعة الوطنية للقطاع الفلاحي التابعة للاتحاد المغربي للشغل
------------------------------------------
 
 
 
الإتحاد المغربي للشغل
الجامعة الوطنية للقطاع الفلاحي
فرعي القنيطرة و سيدي سليمان
 
بلاغ
 
نجاح كبير لمعركة العمال الزراعيين بمنطقة الغرب
يوم الأربعاء 20 أكتوبر 2010 
خاض العمال الزراعيون و العاملات الزراعيات المنضوون تحت لواء الجامعة الوطنية للقطاع الفلاحي بمنطقة القنيطرة وسيدي سليمان إضرابا ناجحا عن العمل لمدة 24 ساعة يوم الأربعاء 20 أكتوبر الجاري في عدد من الضيعات، مع تنظيمهم لوقفتين احتجاجيتين بالرباط أمام مقر وكالة التنمية الفلاحية ووزارة التشغيل، شارك فيها أزيد من 500 عامل وعاملة.
فبالإضافة إلى عدد من المطالب الملحة وعلى رأسها وضع حد لواقع العار الفاضح لما يتغنى به المسئولون من احترام لحقوق الإنسان، و التمثل في إصرار الدولة على  التمييز القانوني ضد العمال الزراعيين في الحد الأدنى للأجور و ساعات العمل، فضح المحتجون والمحتجات استقالة الحكومة ووزاراتها و أجهزتها المسئولة (وزارة التشغيل، وكالة التنمية الفلاحية...) من مهامهم و مسئولياتهم في الحرص على تطبيق قانون الشغل و متابعة التزامات المستثمرين الخواص المستفيدين من أراضي الدولة المفوتة سواء فيما يخص عقود الاستثمار أو دفاتر التحملات.
كما عملوا على فضح واقع الاستغلال المكثف السائد بالضيعات الفلاحية و الهجوم على الحريات النقابية و مختلف المتواطئين في تكريس ذلك ممن تنكروا للمهام النبيلة التي من المفترض أن ينهض بها جهاز القضاء وجهاز تفتيش الشغل.
و إننا في فرعي الجامعة الوطنية للقطاع الفلاحي بالقنيطرة وسيدي سليمان، إذ نهنئ كافة العاملات و العمال الزراعيين بمنطقة الغرب على النجاح الكبير لمعركة يوم الأربعاء 20 أكتوبر 2010، نحيي عاليا كل القطاعات العمالية  و مناضلي الاتحاد المحلي لسيدي سليمان و الاتحاد الجهوي بالربط و كل القوى الديمقراطية والتقدمية التي عبرت عن مساندتها لمعركة العمال العادلة والمشروعة. ونؤكد مرة أخرى للجميع، وخاصة للجهات المعنية بهذا الملف، عن عزمنا الثابت للاستمرار في معركة العمال المشروعة هذه عبر كافة الأشكال النضالية التصاعدية  حتى تحقيق كامل أهدافها و من أجل هدا نعلن عن تشكيل لجنة للمتابعة ولتنسق مواقف الفرعين و خطواتهما النضالية المستقبلية في إطار التوجهات الوحدوية و الخط الكفاحي للجامعة الوطنية للقطاع الفلاحي  التابعة لاتحاد المغربي للشغل. 
عاشت الوحدة العمالية
عاشت الجامعة الوطنية للقطاع الفلاحي
عاش الاتحاد المغربي للشغل
لجنة المتابعة
 
 

Le Maroc accusé de détentions illégales par Human Rights Watch

Par Reuters, publié le 25/10/2010
Le Maroc détient fréquemment des activistes islamistes présumés dans des lieux secrets, où ils risquent de livrer de faux aveux sous la torture, accuse l'ONG Human Rights Watch (HRW).
Le gouvernement marocain a rejeté cette accusation de l'organisation de défense des droits de l'homme et assure que les arrestations et les détentions se font conformément à la loi.
Le Maroc a été salué par la communauté internationale pour l'amélioration de son bilan en matière de respect des droits de l'homme depuis l'accession au pouvoir en 1999 du roi Mohammed VI. Sous le règne de son père Hassan II, des centaines de personnes sont mortes aux mains du gouvernement.
Human Rights Watch fait cependant état d'une détérioration de la situation dans ce domaine dans le cadre d'une politique sécuritaire engagée en 2003 après la mort de 45 personnes dans des attentats suicide à Casablanca.
"Si le Maroc a manifesté une volonté politique de se doter d'une législation éclairée en matière de droits de l'homme, il lui manque la volonté politique de la mettre en oeuvre dès lors qu'il s'agit de suspects de terrorisme", écrit Sarah Leah Whitson, directrice du département Proche-Orient et Afrique du Nord au sein de HRW, dans un communiqué publié lundi.
D'après Human Rights Watch, des personnes soupçonnées de liens avec des organisations islamistes sont régulièrement enlevées par des agents en civil puis transférées les yeux bandés dans des lieux secrets de détention.
Ces suspects sont ensuite souvent détenus pendant plus de 12 jours, la durée maximale de la détention préventive, sans être présentés devant un juge ni avoir accès à un avocat ni pouvoir dire à leurs familles où ils se trouvent.
Ce rapport fondé sur les témoignages de détenus, de leurs avocats et de leurs proches, ajoute que des suspects disent avoir fourni de faux aveux sous la torture ou sous la contrainte durant leur détention.
Dans sa réponse contenue dans ce rapport, le gouvernement marocain assure qu'il lui est impossible de détenir quelqu'un au secret car le parquet supervise toutes les arrestations. Il ajoute que les accusations de torture ou de contrainte ne sont pas crédibles car les détenus ou leurs avocats ne se plaignent pas auprès des autorités comme ils en ont pourtant le droit.
Les mesures antiterroristes sont appliquées conformément à la loi et dans le respect des droits de l'homme, y compris le droit à un procès équitable, écrit encore le gouvernement.

La MINURSO, à quoi ça sert ? même pas à empêcher l'assassinat d'un enfant ?

JAMAIS acceptable  !
Nous aurions voulu ne jamais plus écrire cela.
La gendarmerie marocaine tue un enfant sarhaoui en territoire occupé. 
Où sont les casques bleus ?
Assassinat d’un enfant sahraoui, le prix de la paix ?
Par APSO, 265/10/2010
Hier 24 octobre, la gendarmerie royale marocaine a ouvert le feu sur une voiture 4x4 Nissan pick up de civils sahraouis qui tentaient de rejoindre les campements des exilés sahraouis, à 25 km de El Aaiun pour apporter de l'eau et de la nourriture.
Elgarhi Nayem Foidal Mohamed Sueid, un enfant de 14 ans a été tué, 7 autres personnes sont blessées et ont été transportées à l'hôpital militaire de El Aaiun, et placées sous haute surveillance. Elgarhi Zubeir (frère de l'enfant mort), Alaoui Lagdaf, Alaoui Salek, Dawdi Ahmed, Mohamed Hamoudi Rueimi, Hmeidi Edaf, Hemdaiti Abay Ahmed Hammadi. Ils ont été blessés par balle.
Depuis 1975, le Sahara Occidental est occupé par la force par le Maroc qui en est le colonisateur, en pille les ressources naturelles et refuse d'appliquer le droit international des peuples colonisés à leur autodétermination. Depuis cette date, les sahraouis vivent réfugiés en exil dans les campements proches de Tindouf avec leur république, ou sous la discrimination ou les violences de l'occupation.
Depuis 1991, la mission de l'ONU, la MINURSO est sur place pour : surveiller le cessez-le-feu, vérifier la réduction des troupes marocaines sur le territoire, (…), veiller à la libération de tous les prisonniers et détenus politiques sahraouis, (…), exécuter le programme de retour des réfugiés (Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés), (…), organiser un référendum libre et équitable et en proclamer les résultats.
Depuis 20 ans bientôt, cette mission de l'ONU, dépourvue du mandat de surveillance des droits de l'homme du fait des pressions de la France, et des pays détenteurs du droit de veto au conseil de sécurité, assiste tous les jours aux exactions faites sur les Sahraouis par les autorités marocaines.
Depuis début octobre 2010, pour protester, pour résister, pour se libérer de l'oppression, les Sahraouis des villes occupées du Sahara Occidental sortent vers le désert pour s'installer sous la tente. Les premières tentatives en juillet avaient été brutalement réprimées par les autorités marocaines. Cette fois ce sont plus 4000 tentes qui sont maintenant plantées vers El Aaiun. Les effectifs militaires marocains sur place sont disproportionnés. Les forces sécuritaires royales dressent des barrages et donnent la chasse aux Sahraouis qui veulent rejoindre les campements, interdisent les approvisionnements en eau et nourriture.
La première revendication des exilés volontaires était simple. Ils avaient dit aux autorités locales marocaines, Wali et Chioukh, qu’ils voulaient la moitié des toutes les ressources naturelles tirées de leur terres. « Nous voulons la moitié », « Celui qui prend une sardine nous en donne la moitié, pareil pour le phosphate, le sable, le sel… », « Nous sommes nés ici, nous sommes Sahraouis, et nous vivons comme des miséreux, alors que les Marocains qui viennent ont tous les avantages et le travail… »
La réponse dans la provocation militaire marocaine avait fait évoluer les revendications. Comment faire confiance à un gouvernement qui méprise le respect du droit national comme international, qui méprise la démocratie ? C’est donc la revendication primordiale pour leur autodétermination et leur indépendance qui est maintenant celle des Sahraouis exilés sur leurs propres terres.
Cette revendication est l’objet de la mission de l’ONU sur place, et que font les casques bleus ?
Ont-ils pu approcher des campements ? Sont-ils sortis de leur hôtel entouré de l’ostensible drapeau rouge marocain ? Que peuvent-ils faire sans le mandat clair de protection des civils sahraouis ?
Que va faire Christopher Ross, envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU pour la décolonisation du Sahara Occidental, et en visite au Maroc. Il avait en juin adressé au groupe des amis son constat de l’absence de réelles pressions faites sur le Maroc pour qu’il respecte la bonne foi nécessaire aux négociations.
Comment le Maroc, et la France parmi les 5 amis au conseil de sécurité, vont-ils assumer leur responsabilité de la mort de cet enfant ? Combien vont-ils en supporter avant d’assumer leurs responsabilités et cesser d'entraver les efforts d'une solution pacifique du conflit ?

lundi 25 octobre 2010

Maroc: un jeune Sahraoui de 14 ans tué par la gendarmerie

Par AFP, 25/10/2010
Un jeune a été tué et cinq blessés par la gendarmerie marocaine alors qu'ils tentaient d'accéder à un campement près de Lâayoune au Sahara occidental, a-t-on appris hier soir de source proche des autorités locales. Selon cette source, l'incident a eu lieu après une échauffourée entre "les jeunes et la gendarmerie, qui a tiré et tué un jeune âgé de 14 ans". "Les cinq blessés ont été transportés à l'hôpital militaire de Lâayoune", a-t-on ajouté de même source.
Un témoin sur place a précisé à l'AFP que l'incident a eu lieu vers 20 heures locales alors que le groupe de jeunes tentait d'accéder" à un campement" dressé depuis le 19 octobre par plusieurs milliers d'habitants qui protestent contre "la détérioration de leurs conditions de vie sociale". Selon ce témoin, la victime s'appelle Garhi Najem ould Feydel Souidi.
Plus de 5.000 habitants de Lâayoune ont dressé le 19 octobre des tentes à 7km de la ville, dans la direction de Smara (Sahara occidental), pour protester contre la détérioration de leur conditions de vie sociale. Selon plusieurs témoins sur place, le nombre de contestataires dépasse désormais 10.000 personnes. Cet incident est survenu le lendemain d'une visite au Maroc de l'émissaire de l'ONU pour le Sahara occidental Christopher Ross dans le cadre d'une tournée régionale visant à relancer les pourparlers entre ce pays et le Polisario.
Une nouvelle session de pourparlers entre le Maroc et le Front Polisario sur l'avenir du Sahara occidental se tiendra sous l'égide des Nations unies début novembre, avait annoncé à Alger M. Ross. Ancienne colonie espagnole, le Sahara occidental a été annexé en 1975 par le Maroc. Le Polisario, soutenu notamment par l'Algérie, réclame l'indépendance de ce territoire via un référendum d'autodétermination.
Le Maroc propose un plan de large autonomie sous sa souveraineté, refusant toute indépendance.
source : Le Figaro
----------------------------------------------------------------------------------------------------------
Sahara occidental :les forces marocaines tuent un enfant sahraoui
Par Gdim Izik, continentalnews, 25/10/2010
Un enfant sahraoui a été tué et sept autres citoyens sahraouis ont été blessés dans la soirée du dimanche à lundi près du camp des exilés d’El Aaiun, par l’armée marocaine qui a tiré à la mitraillette sur leur voiture afin de les empêcher de faire parvenir de la nourriture, de l’eau et des médicaments à quelques 15 à 20.000 personnes campant dans des tentes de fortune depuis deux semaines, à 12 Kms à l’est de la capitale sahraouie occupée.
"
El Garhi Najem a trouvé la mort sur le champ dans la voiture de type "Nissan Pick-up" qui les transportait et qui a été criblée de balles, alors que les sept autres blessés, dont son frère, un ancien prisonnier politique, El Garhi Daoudi, ont été conduits à l’hôpital".
Les victimes ont été pourchassées par l’armée marocaine depuis leur sortie de la ville pour être immobilisées à deux Kms du camp de exilés de Gdeim Izik, a indiqué la même source.
 Vous avez une info, un scoop, une image, une vidéo ? Inscrivez-vous pour publier sur www.continentalnews.fr

France : Pourquoi tant d'acharnement à vouloir "sauver" les retraites...


Sevriena, l’entreprise sarkozyste de démolition des retraites
  • Par Thierry Brun, POLITIS, 24/10/2010 
  • Sevriena, une nouvelle société d’assurance spécialisée dans la retraite par capitalisation, créée par Guillaume Sarkozy, entend bien profiter de la réforme des retraites. Histoire d’une opportune naissance destinée à rafler un juteux pactole compris en 40 et 110 milliards d’euros.
    « Je garantirai la pérennité du régime de retraite… Je ne changerai pas le régime par répartition (…) par un régime où chacun épargnerait de son côté… Il faudra que tout soit mis sur la table : l’âge de la retraite, la durée de cotisation et la pénibilité. La seule piste que je ferme tout de suite, c’est celle de la diminution des pensions… La réforme des retraites concernera tout le monde… Les pensions sont trop basses... » Nicolas Sarkozy sur TF1 le 25 janvier 2010.
    Nicolas Sarkozy veut-il vraiment sauver le régime de retraite par répartition ? Plusieurs faits récents contredisent cette profession de foi présidentielle. Nicolas Sarkozy est arc-bouté sur le projet de loi réformant les retraites pour d’autres raisons : la future loi contient quelques articles destinés à booster la retraite par capitalisation [1] au détriment de l’actuel système par répartition. Du sur mesure pour les banques et sociétés d’assurance, en particulier Malakoff Médéric, un groupe issu de la fusion en 2008 de Malakoff et de Médéric, qui est devenu dès sa création le premier groupe paritaire de protection sociale en France, avec plus de 3 milliards d’euros de chiffre d’affaires.
    Ce groupe dirigé par Guillaume Sarkozy, frère du chef de l’État, a le vent en poupe et a misé gros sur l’adoption de la réforme des retraites. Car il a récemment créé avec la Caisse nationale de prévoyance (CNP Assurances), premier assureur de personnes en France avec un chiffre d’affaires de 31,5 milliards d’euros en 2007, une société d’assurance du nom de Sevriena dont le destin programmé consiste à développer massivement la retraite par capitalisation. Cette société a déjà prévu une forte croissance de ses résultats : un document confidentiel (voir plus bas) estime le potentiel de création de valeur de cette entreprise à 634 millions d’euros dans 10 ans et à 1,2 milliards dans 20 ans.
    Peu de citoyens en seront informés : les principales banques et sociétés d’assurance guettent avec impatience l’adoption définitive du projet de réforme des retraites, notamment parce qu’il contient un dispositif que Nicolas Sarkozy et le gouvernement se gardent bien d’ébruiter. En effet, si l’on examine attentivement le texte de la réforme, les préoccupations réelles de Nicolas Sarkozy sont très éloignées du sauvetage de l’actuel système de retraite. Les dernières pages du projet de réforme des retraites adoptés le 15 septembre à l’Assemblée nationale contiennent un « titre V » entièrement consacré à la retraite par capitalisation, comme nous l’écrivions dans Politis (numéro du jeudi 23 septembre 2010).
    Certes, ce n’est pas le cœur de la réforme, mais cette partie du projet de loi, nommée : « Mesures relatives à l’épargne retraite », décline une série de mesures dans un article 32 de cinq pages, qui va profondément modifier la réglementation de la retraite par capitalisation, jurent les spécialistes de l’épargne retraite. Pour les assureurs et les banques, un grand pas est désormais franchi : cet article 32 permettra de dynamiter le système de retraite par répartition, un souhait depuis longtemps exprimé par le groupe mutualiste Malakoff Médéric du frère de Nicolas Sarkozy.
    Pendant la procédure parlementaire accélérée, qui a débuté en juin 2010 par l’audition d’Eric Woerth à l’Assemblée nationale, dans un parfait timing, Malakoff Médéric a lancé avec la Caisse nationale de prévoyance (CNP) la nouvelle société d’assurance Sevriena. « Guillaume Sarkozy a engagé son entreprise dans une politique visant à en faire un acteur majeur de la retraite complémentaire privée. Et il a trouvé des alliés autrement plus puissants que lui, en l’occurrence la Caisse des dépôts et consignations (CDC), le bras armé financier de l’Etat, et sa filiale la Caisse nationale de prévoyance (CNP). Ensemble, tous ces partenaires vont créer, le 1er janvier prochain, une société commune qui rêve de rafler une bonne part du marché qui se profile », a rappelé récemment Médiapart (ici). En clair, la réforme est un formidable outil qui conduira à « l’asphyxie financière des grands régimes par répartition » et sera donc « propice à l’éclosion de ces grands fonds de pension qui n’étaient pas encore parvenus à s’acclimater en France, à quelques rares exceptions près ».
    D’ores et déjà sur les rangs, le groupe Malakoff Médéric a pris une longueur d’avance. Réunie à Paris le lundi 21 juin 2010, écrit Emmanuel Cogos, directeur adjoint du développement de l’agence de presse AEF, qui traite quotidiennement des questions de Protection sociale, de Ressources humaines (ici), « l’association sommitale du groupe de retraite et de prévoyance Malakoff Médéric a donné son feu vert à la réalisation du « projet M », nom de code du projet d’épargne retraite que prépare ce groupe, dirigé par Guillaume Sarkozy, avec la CNP, filiale de la Caisse des dépôts » (ici).
    Selon l’Agefi, agence économique et financière, le conseil d’administration de l’assureur coté « a approuvé les modalités de création de cette coentreprise, baptisée Sevriena » et le « démarrage opérationnel de Sevriena, qui héritera des portefeuilles de ses deux maisons mères, est prévu pour janvier 2011 » (ici) L’affaire est désormais bien engagée.
    L’autorité de la concurrence a officiellement enregistré le 18 juin 2010 l’opération de concentration en cours entre le Groupe Malakoff Médéric et le groupe CNP. Le document fourni par les parties indique que les deux groupes envisagent la création d’une société commune dont les activités seront « la création, la gestion, la distribution de produits de retraite complémentaire par capitalisation, à titre collectif ou individuel, principalement à destination des entreprises et de leurs salariés, des associations et de leurs adhérents, des travailleurs non salariés et des retraites ; la création, la gestion et la distribution de produits d’épargne salariale à destination des entreprises et des salariés des entreprises ainsi que la tenue de compte et conservation ; et, à titre accessoire, la distribution de services liés à la retraite ».
    Le document officiel du Bulletin des annonces obligatoires (Balo) daté du 23 juin 2010 a formalisé les opérations de capitalisation de Sevriena, qui se sont achevées fin juillet 2010. Et l’on apprend de source syndicale que Guillaume Sarkozy devrait en occuper le poste de président du conseil de surveillance.
    Notons ici la simultanéité des événements : la mise en place de la future société d’assurance, qui proposera ses produits de retraite par capitalisation en 2011, se fait dans la période pendant laquelle le gouvernement lance son projet de réforme des retraites. En fait, dès 2008. La caisse des dépôts et consignations (CDC), l’assureur public CNP et le groupe de protection sociale mutualiste Médéric veulent créer une filiale commune spécialisée dans le financement des retraites. Leur idée est de compenser l’érosion des taux de remplacement, c’est-à-dire du niveau des pensions versées par les régimes obligatoires, en proposant des solutions de retraite complémentaires aux salariés cadres et non-cadres.
    Médéric compte profiter de l’expérience de la CNP, un partenaire de premier plan d’entreprises de toutes tailles pour les retraites complémentaires. La CNP assure notamment la gestion des régimes Préfon (fonds de pension destiné aux agents de la fonction publique) et Fonpel (fonds de pension destiné aux élus locaux). Et la joint venture Sevriena promet de belles perspectives avec la réforme des retraites.
    Un document confidentiel daté de mars 2009, intitulé : « Projet de regroupement des activités d’épargne retraite et d’épargne salariale de CNP assurance, de Malakoff Médéric et de Quatrem »
    PDF - 724.3 ko
    Document CNP-Médéric
    souligne qu’à l’horizon 2020, « une baisse du taux de remplacement de l’ordre de 8 % est attendue pour une carrière complète. Cette baisse est toutefois variable selon le niveau du salaire et le profil de carrière ». Le document note ainsi que « Pour les salariés qui auront subi des « trous » de carrière et pour les générations qui prendront leur retraite après 2020, la baisse du taux de remplacement sera plus forte » et a estimé le montant potentiel de collecte d’épargne retraite « qui est nécessaire pour financer le maintien du niveau de vie des futurs retraités » en 2020.
    Ainsi un juteux gâteau est convoité, « compris entre 40 milliards d’euros et 110 milliards d’euros, suivant les hypothèses de comportement des individus ». Ce document de 2009 exprime aussi « la nécessité de développer une nouvelle offre d’épargne retraite » qui a quelques similitudes avec l’actuelle réforme.
    Rien n’a donc été laissé au hasard. L’émergence prochaine de Sevriena montre que Nicolas Sarkozy et son gouvernement sont loin d’avoir tourné la page de la capitalisation. Ainsi, le document confidentiel de 2009 révèle que « la structure née d’un partenariat équilibré entre la CDC, CNP Assurances et le Groupe MM [Médéric] aura une action décisive dans la prise de conscience du marché et une contribution majeure au financement des besoins de retraite des salariés, cadres et non cadres. En dix ans, elle s’imposera comme le leader des solutions d’épargne retraite collective et individuelle avec une part de marché de plus de 17% en retraite collective et 4% en retraite individuelle » .
    La réforme Sarkozy vise justement à renforcer l’épargne retraite créée par la réforme Fillon de 2003. Elle répond aussi à une demande expresse du Medef qui, en mai, avait rencontré le ministre du Travail, Eric Woerth. Laurence Parisot, présidente du Medef, avait alors réclamé « un nouveau dispositif très incitatif, voire obligatoire, de système par capitalisation ». Avant sa rencontre avec le ministre, la patronne du Medef avait vanté les « vertus » de la capitalisation, qui « crée des richesses et n’en ponctionne pas », et estimé que, « sur le long terme, l’évolution des marchés est toujours gagnante ». On comprend désormais pourquoi le Medef, dont Guillaume Sarkozy a été un temps son vice-président, trouve tant de vertu à la capitalisation.
    Les discussions autour du projet de loi les incitent à aller vite. Le vœu de l’administratrice de la BNP Paribas, une des banques très favorables à la retraite par capitalisation, a été exaucé haut la main par les députés UMP proches des banques et des assureurs. Les amendements déposés par Xavier Bertrand, Arnaud Robinet et surtout par le très libéral Yannick Paternotte, secrétaire général des réformateurs, ont servi de base au texte adopté par l’Assemblée nationale.
    Xavier Paternotte a présenté pas moins de 15 amendements relatifs à l’épargne retraite, et en a cosigné pas moins de 90 autres avec ses collègues. Et en fervent promoteur du « second pilier de la capitalisation », le député a réussi son coup en obtenant, en juillet 2010, le feu vert de la commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale et la bénédiction des assureurs.
    La logique du texte adopté est claire : « Nous voulons inscrire l’épargne retraite comme un appui [à la retraite par répartition] et non comme un tabou », a plaidé Arnaud Robinet. Ainsi, le projet de réforme des retraites prévoit que la moitié des sommes perçues par un salarié au titre de la participation aux résultats de l’entreprise sera, sauf avis contraire dudit salarié, obligatoirement versée sur le plan d’épargne pour la retraite collectif (Perco).
    Les députés UMP ont étendu cette mesure à d’autres formes de capitalisation qui bénéficient d’avantages fiscaux : le plan d’épargne retraite d’entreprise (Pere) et le plan d’épargne retraite populaire (Perp). Enfin, pour renforcer l’attractivité de la retraite par capitalisation, l’homme lige de Nicolas Sarkozy, secrétaire général de l’UMP, Xavier Bertrand, est coauteur d’une mesure qui permet une sortie en capital, certes limitée à 20 %, lors du départ en retraite.
    Xavier Paternotte n’hésite pas à reprendre à son compte les arguments du Medef pour expliquer ce volet de la réforme des retraites : « Relancer l’épargne retraite constitue une urgence sociale et un gage de compétitivité du tissu économique, favorable à l’emploi de demain ». C’est oublier le caractère très inégalitaire et la logique de ces fonds d’épargne retraite qui cherchent à maximiser les rendements et prennent des risques sur les marchés financiers. La crise a par ailleurs infligé un cinglant démenti à ceux qui juraient que le rendement du système par capitalisation était supérieur à celui du système par répartition.
    Mais peu importe. Le recul de la retraite par répartition depuis les premières grandes réformes, qui ont commencé dans les années 1990 (voir l’encadré ci-dessous), s’est accompagné de la mise en place progressive des fonds de pension « à la française » qui sont un enjeu de taille pour les compagnies d’assurance et le capital financier. Laisser un champ de plusieurs centaines de milliards hors des marchés financiers leur est insupportable. Sevriena se chargera de récupérer cette manne.
    La montée de la capitalisation
    On doit au très libéral Alain Madelin l’instauration en 1994 de la première retraite par capitalisation, un an après la réforme de 1993. Elle concerne les non salariés (industriels, professions libérales, commerçants) et son encours est de 19 milliards d’euros en 2009. Il faudra attendre 1997 et l’adoption de la loi Thomas (qui sera abrogée en 2002) pour que naissent les plans d’épargne retraite, autre nom de la retraite par capitalisation. En 2003, la réforme de François Fillon favorise le développement de l’épargne retraite individuelle, avec la création du plan d’épargne retraite populaire (Perp), qui s’adresse aux 9,2 millions de salariés du privé imposables et du plan d’épargne retraite collectif (Perco) qui remplace le plan partenarial d’épargne salariale volontaire (PPESV), créé par la gauche en 2001. Le Perp a drainé 5,3 milliards d’euros en 2009 et le Perco, 3 milliards, jugés nettement insuffisant par les sociétés d’assurances qui convoitent les quelque 100 milliards d’euros de la retraite par répartition.
    Rappelons que le Perp et le Perco ont été institués par des amendements déposés par Hervé Novelli, chef de file des libéraux au sein de l’UMP, et par un certain… Eric Woerth. Au total, tous produits confondus, l’encours de l’épargne retraite est de 123,8 milliards d’euros en 2009.
    _T.B.

Notes

[1] Dans un système de retraite « par répartition », on prélève des cotisations sociales qui sont immédiatement reversées aux retraités. Dans un système de retraite « par capitalisation », l’épargne individuelle est placée dans des institutions financières (fonds de pension, compagnies d’assurances…). En France, les fonds de pension ont pris le nom d’ « épargne retraite », sans doute pour ne pas effrayer les salariés trop bien informés.

_______________________________________________
Sd mailing list
http://lists.sud-sante.org/mailman/listinfo/sd

dimanche 24 octobre 2010

Chut ! Le Roi est là !

Par Ali Fkir, 24/10/2010
Les services du ministère de l'intérieur ont interdit au comité de suivi du dossier de l'habitat à Casablanca, comité composé des représentantes des quartiers populaires de Casablanca et de l'AMDH (section de Casablanca), d'organiser les activités prévues (tente des droits humains, conférence de presse et  sit in). Le conseil des "élus" à qui incombe le devoir de dresser la tente sur la demande du comité de suivi n'a fait que suivre les instructions des autorités administratives.
Rappelons qu'au Maroc, les "élus" sont avant toute autre chose les préférés/sbires des services du ministère de l'intérieur, et que la quasi totalité de ces individus sont liés à des activités douteuses. Rappelons aussi que presque 80% des Marocain-es en âge de voter ne s'étaient pas rendu-es aux urnes makhzaniennes au cours des dernières mascarades électorales (2007 - 2009).
Les votant-es étaient composés de "militant-es" des forces politiques ( le nombre des "militant-es" des partis électoralistes - 33 formations - ne dépasse pas les 500 000 ) et les démuni-es qui ont été contraint-es à vendre leurs voix au plus offrant.
Rappelons aussi que toutes les "institutions représentatives des citoyen-nes" se trouvent subordonnées aux services étatiques et malhzaniens.
Le fonctionnaire et le nommé par dahir se trouvent placés au dessus du "mandaté du peuple". C'est là la démocratie marocaine, la démocratie héritée de l'ère de Hassan II, c'est pourquoi la plupart des officiels la dénomment la démocratie Hassanienne.
Au Maroc d'aujourd'hui, aller aux urnes makhzaniennes, voter, c'est cautionner purement et simplement le despotisme, c'est accepter une réalité de non droit, c'est accepter le rôle de figurant, c'est accepter d'être manipulé comme une marionnette
Malgré ces interdits (Les autorités ont invoqué comme justification - oralement- la présence du Roi à Casblanca) les habitant-es des quartiers populaires et les militant-es de l'AMDH ont organisé un sit in de protestation le samedi 23 octobre 2010 face à la wilya de grand Casablanca.
En démocratie, les citoyen-nes ont le droit de faire entendre directement au chef de l'Etat leurs légitimes revendications.
Les sans-droits à un logement salubre, ont bravé les obstacles et ont fait entendre leur voix. Le sit in n'a connu aucun incident majeur à part l'hospitalisation (en urgence) de Aziza, l'une des représentantes de Derb Ghalef, suite à un malaise. Elle est rentrée chez elle sans conséquence grave.
Bravo les Casablancaises et les Casablancais!
Bravo les militant-es de l'AMDH (section de Casablanca)!
Quelques photos du sit in du 23 octobre 2010, organisé par le comité de suivi du dossier de l'habitat à Casablanca
 
 PHOTO DE LA SEMAINE: des femmes avec leurs bébés se sont rangées derrière la banderole de l'AMDH. Mes dames vous êtes la fierté de la femme marocaines ! vous êtes notre fierté ! l'AMDH est la conscience de notre société, conscience toujours éveillée malgré les coups-bas qui sont tirés de diverses bases

Campements sahraouis de la résistance, pacifisme contre violence

Par APSO, 23/10/2010
 Nouvelles des campements :
-  Les campements de Sahraouis exilés, de 20 à 30 tentes et installés en dehors des villes de Boujdour et Smara occupées ont été violemment dispersés par des interventions répétées de la gendarmerie marocaine.
-  Les campements situés à 25 kilomètres de El Aaiun (territoires occupés du Sahara Occidental) sont organisés très efficacement par les jeunes sahraouis.
Selon un recensement fait le 19 octobre, 2200 tentes étaient plantées. Des familles et des jeunes arrivent tous les jours et toutes les nuits malgré les barrages de la gendarmerie. L’estimation aujourd’hui est de plus de 4000 tentes.
Les violentes attaques des forces de sécurités marocaines sont régulières contre les Sahraouis qui veulent accéder aux campements pour apporter l’eau les ravitaillements, ou conduire de nouveaux exilés. Les attaques à coup de pierre contre les voitures, des interpellations et enlèvements pour tabassages, les tirs à balles réelles, ont fait une quarantaine de blessés hier, dont des femmes des enfants et des vieillards.
Le comité d’organisation des camps, composés de jeunes Sahraouis pour beaucoup diplômés chômeurs, comporte un groupe de protection qui veille sur les campements 24h sur 24, un groupe d’information et d’organisation des concertations, un groupe attaché à l’organisation de le distribution de l’eau.
Il manque sur place du personnel de santé. Il n’y a en effet pas de jeunes sahraouis médecins à El Aaiun.
Après une rencontre du comité d’organisation des campements avec les autorités marocaines, il ressort que les revendications des Sahraouis qui ont ainsi choisi de s’exiler sur leur propre terre en dehors de leur ville occupée ne sont pas, ou plus, d’ordre socio-économiques. À l’exigence des autorités d’un recensement exact des campements et de l’identification précise des participants pouvant prétendre à un emploi ou autre avantage, les Sahraouis exilés ont déclaré qu’ils revendiquaient l’application du droit international à l’autodétermination de leur peuple sur sa terre et ses ressources naturelles, et pas autre chose. Il serait bon en effet que le Maroc respecte ses engagements devant la communauté internationale et appuie les revendications sahraouies par la mise en place du referendum d’autodétermination comportant les choix rattachement ou indépendance.
La stratégie marocaine habituelle consistant à casser les mouvements de revendication par des promesses semble avoir fait long feu. D’autant qu’à bien les examiner, ces promesses d’emploi ou autres jamais tenues, coûtaient cher à la population sahraouie qui devaient fournir à chaque fois les photocopies de ses diplômes et identité dûment légalisées (contre paiement auprès des autorités marocaines…).
http://ap-so.blogspot.com

samedi 23 octobre 2010

Maroc : Protection de la biodiversité, une urgence mais pas encore une priorité

Par Salma Bakri, 20/10/2010
193 pays en débattent ces jours-ci à l'occasion de la conférence de l’ONU sur la diversité des espèces. La biodiversité est un enjeu majeur au niveau mondial, mais aussi au Maroc. Au royaume, le sujet est discuté, mais ne figure pas encore en première position des priorités nationales.
L'autruche à cou rouge a disparu du Maroc au 20è siècle
Plus de 15 000 personnes provenant de 193 pays signataires participent à la conférence des pays membres de la convention sur la biodiversité. Les travaux qui ont débuté ce lundi 18 octobre pour s'étendre jusqu'au 29, visent à formuler un nouveau plan stratégique pour la période 2011-2020 ainsi qu'une vision de la biodiversité en 2050.
« Nous allons discuter sincèrement de l'avenir de la Terre pour trouver une solution », a déclaré le ministre japonais de l'Environnement, Ryu Matsumoto, dans son discours d'ouverture. « Transmettre une Terre, belle, avec une biodiversité riche, aux prochaines générations est le désir partagé partout dans le monde », a-t-il ajouté.
Des questions budgétaires et stratégiques vont être au cœur des débats.
De plus, les avancées constatées jusqu’à présent seront évaluées, de nouveaux objectifs seront fixés afin de limiter la perte constante d'espèces, et au final aura lieu la signature du protocole « ABS ». Ce protocole devrait mettre en place un meilleur cadre juridique pour répartir équitablement les bénéfices tirés de l'exploitation des ressources génétiques.
Au Maroc, diversité biologique exceptionnelle – et enjeux de taille
Le Maroc a signé la convention sur la biodiversité en 1992 pour la ratifier en 1995. Depuis, un suivi régulier de la biodiversité a lieu, le dernier rapport national datant de 2009. Quelques constats s'imposent.
La biodiversité au Maroc est d’une variété et diversité remarquable. Comme l'explique le Centre d'Echange d'Information sur la Biodiversité du Maroc, cela est dû à sa situation géographique entre la Méditerranée et l’Atlantique ainsi qu'à la diversité de ses écosystèmes. Les espèces animales et végétales recensées dépassent les 32 000 (dont plus de 24 000 sont animales); un chiffre qui démontre la richesse du pays en la matière.
Mais la faune et la flore sont de plus en plus en danger à cause de l’activité humaine. Parmi les espèces disparus tout au long du XXème siècle, on peut citer le crocodile d’Afrique de l’Ouest et l’autruche à cou rouge (voir photo)… Et aujourd’hui encore, de nombreux mammifères, poissons et oiseaux font partie des espèces menacées.
Quelques exemples d’espèces menacées et leurs caractéristiques
Comme le mentionne Telquel dans un article dédié à la faune marocaine, la tortue mauresque est une espèce lente et vulnérable. C’est la seule tortue terrestre du Maghreb qui supporte bien le climat chaud et sec. Elle est victime du développement agricole et la construction de routes sans passages aménagés pour la faune.
Autre exemple d'espèce menacée, le singe magot est le seul primate à vivre au nord du Sahara. En 30 ans, la population marocaine de magots est passée d’environ 17 000 à 8 000 individus, et ils ne seraient plus que 3000 d’après une étude en 2009. Les estimations montrent que 300 jeunes singes sont capturés chaque année pour être exportés vers l’Europe ou exposés aux touristes. Cette espèce est également menacée par la surexploitation forestière et la diminution de la diversité végétale.
Pour protéger sa biodiversité, le Maroc a mis en place plusieurs initiatives, telles que l’élaboration de la charte environnementale, des journées nationales de sensibilisation et des conférences pour le grand public ainsi que les étudiants. Il y a également plusieurs parcs naturels pour préserver le patrimoine biologique naturel. Les principaux sont : Le parc d'Al Hoceima, le parc d'Ifrane, le parc de Souss-Massa, le parc de Tazekka et le parc de Toubkal.
Une chose est sûre, même si ce n'est pas une priorité, la population -notamment rurale- est de plus en plus consciente de la problématique de la biodiversité. Le nombre d'associations dans ce domaine ainsi que leurs actions ont permis d'attirer l'attention des pouvoirs publics sur la menace qui pèse sur telle ou telle espèce. Les autorités marocaines gagneraient à appuyer ce mouvement de la société civile afin de protéger sa principale richesse naturelle : sa biodiversité.
La panthère de l’Atlas n’a pas disparu !
La Maroc avait déclaré l’extinction totale de l'espèce autochtone de panthère, chose qui vient d'être réfutée par une équipe de chercheurs espagnols. Ils ont révélé l'existence d’une colonie d’une trentaine de panthères dans un endroit inhabité de l’Atlas marocain.
Leur découverte a fait l'objet d'un ouvrage publié en mai 2010 : «El leopardo del Atlas » (Le léopard de l’Atlas) du professeur, zoologue, Francisco Purroy.
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Peut-on protéger la biodiversité et en même temps inviter des chasseurs qataris à la détruire ?
Lire : dimanche 17 octobre 2010, Destruction de la biodiversité : le Maroc invite les Qataris à chasser les oiseaux rares au Sahara Occidental (ndlr)