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lundi 9 février 2015

Le Front Polisario réitère sa coopération avec la Représentante spéciale du SG de l’ONU

Smara (Camps de réfugiés sahraouis),07 fev 2015 (SPS) 

Le premier ministre, Abdelkader Taleb Oumar a réitéré la coopération du Front Polisario avec la Représentante spéciale du SG de l’ONU et chef de la MINURSO , Mme Kim Bolduc en vue de faciliter sa mission qui consiste en l'organisation d'un référendum pour l'autodétermination du peuple sahraoui.
Dans une déclaration à la presse  à l’issue d'un entretien avec la Représentante spéciale du SG de l’ONU , M. Taleb Oumar a souligné qu’il a fait part à la responsable onusienne, au nom du président sahraoui, Mohamed Abdelaziz, du rejet par la partie sahraouie de la politique d'atermoiement adoptée par les forces d'occupation marocaines affirmant qu'il était temps pour l'ONU de faire pression sur le Maroc.

Il a également a souhaité que l'ONU prenne des mesures concrètes pour préserver les droits de l'Homme dans les territoires sahraouis occupés et mettre un terme à la spoliation des richesses du Sahara Occidental par le Maroc, une pratique contraire au Droit international.

La visite de la responsable onusienne s'inscrit dans le cadre d'une tournée dans la région qu'elle a entamée vendredi par le Maroc et la ville sahraoui occupée d’El-Aaiun. (SPS)

La police française empêche des dissidents marocains de manifester devant l’Elysée


Demain, 9/2/2015

Mustapha Adib accompagné d’Abdallah Baroudi, près de l’Elysée (Photo DR)
Mustapha Adib accompagné d'Abdallah Baroudi, près de l'Elysée (Photo DR)
                                  Mustapha Adib accompagné d’Abdallah Baroudi, près de l’Elysée (Photo DR)

                                              A l’occasion de la visite du roi Mohamed VI au président français François Hollande, vers 17h de cet après-midi, l’ex-capitaine Mustapha Adib avait fait savoir qu’il allait manifester devant le Palais de l’Elysée pour marquer sa désapprobation.
Mais arrivé sur les lieux, Adib, accompagné d’Abdallah Baroudi, un vieux dissident marocain qui réside en France depuis une cinquantaine d’années, a eu la désagréable surprise de se retrouver littéralement encerclé par la police du Premier ministre Manuel Valls, un détenteur d’un wissam alaouite, qui a tout fait pour l’empêcher de se diriger vers l’Elysée et même de se mouvoir.
Pourtant, la liberté de manifester pacifiquement dans la rue est reconnue par la constitution française.
Le 7 février dernier, Adib, Zakaria Moumni et d’autres dissidents marocains avaient manifesté tranquillement devant le château « royal » de Betz, une résidence secondaire du souverain alaouite dans le département de l’Oise, sans aucun incident.
Manif devant le château "royal" de Betz (Photo DR).
Manif devant le château « royal » de Betz (Photo DR).

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 http://www.demainonline.com/?p=38161

Titres sur http://solidmar.blogspot.com du 1 au 8/2/2015

 
La France et le Maroc sont réconciliés. Les relations diplomatiques vont reprendre et éviteront de nombreuses tracasseries aux bi-nationaux. Tant mieux. Mais le prix à payer ne met-il pas à mal l’indépendance de la justice de la France ?  La France doit au Maroc “respect et considération”, et, lit-on,  ne pourra plus dénoncer les actes tortures, qui pourront continuer en toute impunité !  Lire absolument l’étude de texte que fait Niko (blog Médiapart) de l’article du Monde : Salaheddine Mezouar, ministre des Affaires étrangères exige le respect et la considération pour son pays
 
1 févr. - 8 févr.

L’UA condamne le Forum Crans Montana au Sahara Occidental occupé



L’UA condamne le Forum Crans Montana au Sahara Occidental occupé
au_flag.jpg

L'Union Africaine a publié une déclaration condamnant fermement les projets de l'organisation suisse de Crans Montana à tenir son forum à Dakhla, au Sahara Occidental occupé, "car c’est une violation grave du droit international". Lire la Déclaration complète ici.
Mis à jour le: 09.02 - 2015
crans_montana_dakhla_meeting_200.jpgForum Crans Montana, une organisation internationale basée à Monaco qui rassemble les dirigeants du monde pour discuter l'actualité de la politique internationale, tient un Forum sur «la coopération Sud-Sud et la dimension africaine" du 12 au 14 mars à Dakhla, au Sahara Occidental occupé. Le Forum se tiendra sous le haut patronage du roi du Maroc, le pays qui occupe une grande partie du Sahara Occidental, dont la ville de Dakhla, sous occupation illégale depuis 1975. Cliquez sur la photo de la publicité de l'événement pour l’agrandir.

L'Union africaine (UA) a publié une déclaration appelant Crans Montana Forum à annuler ses projets à Dakhla. L'Union Africaine représente tous les pays africains, y compris la République Arabe Sahraouie Démocratique, la République en exil du Sahara Occidental. Pour cette raison, le Maroc n’est pas membre de l'UA, le seul pays sur le continent africain.


UNION AFRICAINE
SC14052
CONFÉRENCE DE L'UNION
Vingt-quatrième session ordinaire 30 – 31 janvier 2015
Addis-Abeba (Ethiopie)


DÉCLARATION SUR L’ORGANISATION D’UN FORUM CRANS MONTANA
DANS LA CITE OCCUPÉE DE DAKHLA DANS LE SAHARA OCCIDENTAL

Nous, chefs d’États et de gouvernement de l’Union africaine, étant réunis en notre vingt-quatrième session ordinaire de la Conférence de l’Union africaine tenue du 30 au 31 janvier 2015 à Addis-Abeba (Éthiopie) ;

Prenant note de la recommandation du Conseil exécutif de publier une déclaration sur l’organisation d’un Forum Crans Montana dans la cité occupée de Dakhla (Sahara occidental) du 12 au 14 mars 2015 ;

Rappelant toutes les décisions et résolutions adoptées par l’OUA/UA et l’ONU sur la Situation au Sahara occidental ;

Gardant à l’esprit les efforts entrepris par l’ONU et l’UA pour parvenir à une solution juste et durable de la question du Sahara occidental en conformité avec la Charte des Nations Unies et la Résolution 1514 adoptées en 1960 relative à la décolonisation ;

1.            CONFIRMONS la Décision EX.CL/Dec.758 (XXII) approuvée par la Conférence de l’Union qui, entre autres, « Demande à la Commission de prendre toutes les dispositions nécessaires pour l’organisation d’un référendum d’autodétermination du peuple du Sahara occidental en application des décisions de l’OUA/UA et des Résolutions pertinentes des Nations Unies » et la Décision (Assembly/AU/Dec.536 (XXIII) adoptée par la vingt-troisième session ordinaire de la Conférence tenue en juin 2014 à Malabo ;

2.            EXPRIMONS notre soutien aux efforts déployés par la Présidente de la Commission de l’UA et l’Envoyé spécial de l’UA, l’ancien président du Mozambique, S.E. Joaquim Chissano, en coordination et en complémentarité avec les efforts fournis par l’Envoyé personnel du Secrétaire général des Nations Unies sur le Sahara occidental, S.E. l’Ambassadeur Christopher Ross ;

3.            CONSIDÉRONS que l’organisation de toute conférence internationale dans les circonstances actuelles au Sahara occidental est en contradiction avec les efforts fournis par la communauté internationale pour résoudre le conflit au Sahara occidental et ne peut engendrer qu’un climat de confrontation sur ce territoire ;

4.            DEMANDONS INSTAMMENT à l’Organisation internationale suisse « Crans Montana » et à toutes les autres organisations d’annuler la réunion prévue dans la cité occupée de Dakhla (Sahara occidental) qui constitue une grave violation du droit international ;

5.            LANÇONS UN APPEL aux États membres de l’UA, à la société civile et à toutes les organisations pour qu’ils ne participent pas à ce Forum prévu du 12 au 14 mars 2015 dans la cité occupée de Dakhla (Sahara occidental) ;

6.            DEMANDONS à la Commission de prendre toutes les dispositions nécessaires pour assurer le suivi de la présente déclaration.

  
  

dimanche 8 février 2015

Décès d'un jeune Sahraoui à Agadir


(SPS), Agadir (Maroc), 8/2/2015, (SPS)

 Le jeune Sahraoui Mohamed Lamine Haidalla est décédé dimanche suite à une attaque à son encontre de la part cinq colons marocains mercredi dernier provoquant une commotion cérébrale et des blessures au niveau du cou, a indiqué une source du ministère des Territoires occupés et des communautés sahraouies établies à l'étranger.

La source a souligné que le jeune Sahraoui a été attaqué sauvagement par des colons marocains. La victime a été évacuée à "hôpital Hassan II"  à Agadir, où il a succombé à ses blessures.

La famille du jeune sahraoui a demandé aux autorités marocaines d'ouvrir une enquête sur les circonstances de l'incident, afin de traduire les responsables devant la justice, mais les autorités marocaines n’ont pas encore réagi, a déploré la même source.

Ce ne est pas la première fois que les autorités marocaines auraient dissimulé volontairement les crimes commis par les colons marocains contre les Sahraouis. (SPS)
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Ce n'était qu'intox ! Pas de prisonnier sahraouis séquestrés dans les camps !

Le rapport mondial de Human Rights Watch l’affirme : «Pas de prisonnier pour délit d’opinion dans les camps sahraouis»

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El Watan 7/2/2015

Le rapport mondial de Human Rights Watch l’affirme : «Pas de prisonnier pour délit d’opinion dans les camps sahraouis»

 

Aucune personne n’a été emprisonnée pour ses opinions politiques dans les camps des réfugiés sahraouis de Tindouf. C’est ce qu’affirme l’ONG Human Rights Watch, dans son dernier rapport mondial, daté du 29 janvier 2015.

«Les personnes critiques à l'égard du Polisario ont pu tenir de petites manifestations publiques sporadiques en 2014. Aucune de ces personnes n'a été emprisonnée pour ses opinions politiques», selon HRW, qui précise néanmoins, que «quelques-unes au moins ont fait l'objet de harcèlement pour avoir critiqué ouvertement le Polisario». Mais, l'ONG ne fait cas d'aucune poursuite pour délit d’opinion politique.
Ce qui contredit ainsi la version propagandiste des autorités marocaines qui ont souvent eu à recourir à des accusations de «séquestration», par le Front Polisario, des Sahraouis vivant dans les camps des réfugiés.
Le rapport de l’ONG américaine atteste également de la liberté de mouvement des réfugiés, que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur, à l’étranger notamment. «Les réfugiés ont été généralement libres de quitter les camps pour la Mauritanie ou de retourner définitivement ou temporairement au Sahara occidental sous contrôle marocain», souligne HRW.
Des chercheurs de HRW se  sont rendus fin décembre 2013 dans les camps des réfugiés sahraouis pour enquêter sur la situation des droits de l’homme. Une enquête qu’ils avaient menée d’ailleurs en toute liberté et «sans entrave», selon le directeur adjoint chargé du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, Eric Goldstein.
Si par ailleurs, dans son rapport de mission, HRW avait fait état de «restriction de droits» des réfugiés, elle avait affirmé clairement que ses chercheurs «n’ont pas trouvé de preuve sur un quelconque genre d’atteinte grave».

Sahara Occidental : Le sommet de Crans-Montana à Dakhla, «une violation du droit international», selon le président sahraoui


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El Watan, 8.02.15

Le président de la République sahraouie (RASD), Mohamed Abdelaziz, a déclaré, dans une lettre adressée au Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, que la tenue du Forum Crans-Montana dans la ville de Dakhla occupée est «une violation flagrante du droit international», a rapporté hier l’agence de presse sahraouie, SPS.

La même source soutient qu’«à travers son soutien actif , les dispositions et autres facilités qu’il accorde à la tenue d’un forum dans ce qu’il appelle Dakhla (Maroc), d’une manière malveillante et trompeuse, le Maroc s’engage de nouveau dans des activités qui violent le droit international et la position claire de la communauté internationale aux côtés de l’autodétermination du peuple sahraoui». Mohamed Abdelaziz a rappelé, dans sa lettre, la position de l’Union africaine quant au déroulement prévu de ce forum (12-14 mars 2015) dans la ville de Dakhla occupée.
«Nos amis africains prennent la chose très au sérieux, au point que les dirigeants, lors du Sommet de l’Union africaine tenu à Addis-Abeba du 30 au 31 janvier dernier, considèrent que l’organisation d’une conférence internationale dans les circonstances actuelles au Sahara occidental occupé est en contradiction avec les efforts de la communauté internationale pour résoudre le conflit au Sahara occidental», écrit le président Abdelaziz.
L’Union africaine qui a «conseillé» au forum suisse «l’annulation» de la réunion prévue dans la ville occupée de Dakhla (Sahara occidental), a considéré le choix comme étant «une violation flagrante du droit international». Le président Abdelaziz, qui invite Ban Ki-moon «à veiller à ce qu’aucun fonctionnaire de l’ONU ne participe à ce forum», estime que «l’organisation de cette réunion en ce moment, transformera en farce le slogan de la promotion d’un monde plus humain et plus juste, thème sous lequel l’organisation prétend tenir ses activités».
Par ailleurs, le président de la RASD a expliqué au Secrétaire général de l’ONU que «la tenue d’une réunion comme celle-là risquerait également de saper les efforts déployés par votre envoyé personnel, l’ambassadeur Christopher Ross, pour l’avènement d’une paix juste, durable et mutuellement acceptable entre les deux parties, à même d’assurer une solution politique juste, garantissant l’autodétermination du peuple du Sahara occidental, conformément aux nombreuses résolutions du Conseil de sécurité».

APS

Mezouar, un fieffé faussaire du Makhzen



Samedi,7/2/2015
Mezouar, un fieffé faussaire du MakhzenDécidément le ministre marocain des affaires étrangères, étranges plutôt, nourrit une haine tenace voire maladive à l’égard de l’Algérie. A croire qu’elle est responsable de tous les maux du royaume qu’il tente de servir de manière…servile. 

Ce week-end, il en a rajouté une couche de fiel à son réquisitoire à l’occasion de sa prestation devant le parlement. A défaut de décliner une feuille de route pour la diplomatie de son pays, Salaheddine Mezouar qui porte bien son nom (faussaire en arabe) s’est acharné sur l’Algérie, sa meilleure ennemie.
«L’Algérie est un pays incroyable qui n’a aucun autre agenda diplomatique sinon son inimitié au Maroc», a-t-il lancé toute honte bue.
Pour lui, l’Algérie «n’a pour seul projet politique que d’être contre le Maroc et ses responsables tentent de tromper la jeunesse en institutionnalisant l’opposition au royaume».
Pour ce faire, il affirme aux députés que le Makhzen a décidé de «changer de stratégie pour faire face aux crises qui touchent les intérêts supérieurs».
Il fait évidemment allusion à la question du Sahara occidental qui est élevée au rang de «cause nationale».

Son métier ? S’épancher contre l’Algérie !
Il avoue que son pays a subi des «pressions multiples» pour reprendre les négociations durant neuf mois mais qu’il n’a pas cédé et qu’il a même «pu casser ces pressions». Waouh !
 Mezouar invite les responsables onusiens a faire preuve «d’objectivité et de respecter le mandat de la Minurso sans intervenir dans des dossiers qui ne la concerne pas comme celui des droits de l’homme».
Le MAE marocain avoue que la cause sahraouie a connu ce qu’il a appelé des «dérives dangereuses»  dans le sillage du dernier rapport de l’envoyé spécial Christopher Ross et même le Secrétaire général de l’ONU Ban Ki Moon.
Ces derniers ont pointé clairement les violations massives des droits de l’homme dans les territoires occupés et ont appelé à l’élargissement du mandat de la Minurso. Celles-ci est en effet la seule mission de maintien de la paix qui n’est pas investie de la protection des droits de l’homme.

Panique à bord du navire «El makhzen»
Il a aussi fait référence à la nouvelle approche de l’ONU pour qui le Sahara occidental est un territoire «qui ne relève pas de la souveraineté marocaine ». Mezouar a également souligné le refus de l’ONU d’imputer la responsabilité à l’Algérie et de l’impliquer dans le conflit comme le souhaite son pays.
Mais le pire des cauchemars du chef de la diplomatie marocaine reste la proposition du Polisario sur le pillage des richesses naturelles du Sahara occidental.
C’est pourquoi, Mezouar pense qu’il faut faire preuve de «vigilance» pour faire face «aux pressions multiples et les vaines tentatives» de changer les paramètres du conflit. Aux yeux de Mezouar, l’approche marocaine de l’affaire du Sahara devra s’appuyer le principe de refuser que ce territoire soit décrété «non autonome» ou encore que le royaume soit «un pays colonisateur».
C’est pourtant le nouveau langage adopté au Conseil de sécurité et même par les américains qui sont très en colère contre le Maroc qui refuse d’accueillir Christopher Ross et la nouvelle responsable de la MINURSO.
Une certitude : le discours haineux contre l’Algérie ne sera d’aucune utilité à Mezouar et consort en avril prochain au Conseil de sécurité.

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Manif à Betz en France, à proximité du Chateau du roi du Maroc...




Mini-rassemblement sous surveillance contre le roi du Maroc

Cinq manifestants se sont retrouvés coincés à environ 400 m de la résidence du souverain chérifien Mohamed VI. La commune était encerclée de gendarmes.

Florent Hélaine, 8/2/2015

Betz, hier. Les manifestants protestent à l’encontre des gendarmes. Ils espéraient pouvoir se rassembler devant le château de Mohamed VI. La préfecture les a seulement autorisés à tenir leur discours devant le château… d’eau de la commune.
Betz, hier. Les manifestants protestent à l’encontre des gendarmes. Ils espéraient pouvoir se rassembler devant le château de Mohamed VI. La préfecture les a seulement autorisés à tenir leur discours devant le château… d’eau de la commune. (LP/F.H.)
Ambiance surréaliste, hier, à Betz. Cette petite commune du sud-est de l'Oise, proche de Crépy-en-Valois, était encerclée de gendarmes dès la matinée. Et chaque axe routier, soigneusement contrôlé.
Difficile de comptabiliser les forces de l'ordre en présence. Le colonel Marc Boget, chef départemental des gendarmes, se refusait d'ailleurs à fournir l'information.


Car le déploiement paraissait surréaliste pour l'événement surveillé : une manifestation de quelques opposants au roi du Maroc, Mohamed VI, qui dispose d'un château dans la commune où il séjournerait actuellement.
Si le rassemblement était annoncé à midi, il a fallu attendre quarante minutes de plus pour voir les participants à la mobilisation arriver sur place à bord de trois voitures. Ils ne sont que cinq à s'être finalement déplacés depuis Paris. Pour une grande déception à l'arrivée.

« Cette manifestation, nous l'attendions depuis deux ans et demi, explique Mustapha Adib, responsable du Collectif marocain pour la dénonciation de la dictature au Maroc. En octobre 2012, le préfet de l'Oise nous avait interdit de manifester pour ne pas créer de troubles à l'ordre public. Nous avons attaqué cette décision en justice. Le tribunal nous a autorisés, en décembre, à venir. Et voilà que l'on nous empêche de manifester devant le château du roi. »

Car la préfecture a autorisé la tenue de ce rassemblement, mais uniquement devant le château... d'eau de Betz, situé à 400 m de la résidence de Mohamed VI. Une décision à remettre dans un contexte national tendu après les attentats perpétrés en France. De là, les manifestants ont donc crié leur mécontentement à l'encontre d'un roi qui « profite de biens mal acquis en France aux dépens du peuple marocain ».

Parmi eux se trouvait Zakaria Moumni. Cet ancien champion du monde de boxe thaï dénonce son « enlèvement en septembre 2012 et la torture que j'ai subie, le tout orchestré par des proches de Mohamed VI. J'ai encore été menacé dernièrement », assure-t-il. Plusieurs plaintes ont été déposées. Trop éloignés du centre-ville, personne n'a pu toutefois entendre leur discours.

Déjà, le collectif annonce la saisine de la justice pour pouvoir se rassembler devant le château du roi lors de leur prochaine manifestation, le 20 février.




Apso Lument, 8/2/2015

 Il parait que le Président de la République François Hollande, après avoir laissé son Premier Ministre Manuel Valls autoriser son Préfet de l'Oise à déplacer sans notre consentement le lieu de notre manifestation d'hier, de devant la porte du Château à plus de 300m de celle-ci, va carrément recevoir le Dictateur de Rabat en grande pompe demain lundi 9 février 2015 à lÉlysée –
 Présidence de la République française.
Le Collectif Pour la Dénonciation de la Dictature au Maroc (CPDDM) dénonce avec force cette décision de Monsieur le Président de la République qui, par ce geste, donne carte blanche au dictateur et roi du Maroc pour continuer dans ses politiques de tortures, d'injustices de toutes sorte, d'appauvrissement du peuple marocain, analphabétisation de ce peuple, de détournement de fonds, d'acquisition de bien mal acquis et compte bancaires illégaux et illégitimes à l'étranger. 
Tout ceci survient à un moment où d'autres Chef d’État africains sont poursuivis en France pour leurs biens mal acquis comme le sont notamment (source: Transparency International):
1- Omar Bongo, ancien président du Gabon, et son entourage : 19 véhicules pour un montant total estimé de 2 751 586 euros, une quarantaine d’appartements ou maisons à Paris et dans le sud de la France, dont 18 au nom d’Omar Bongo, ainsi que 70 comptes bancaires.
2- Teodoro Obiang, président de la Guinée équatoriale, et son entourage: un appartement luxueux à Paris, des comptes bancaires dont un compte au nom de Théodorin Nguema (fils du Président et Ministre de l’Agriculture et des Forêts) ouvert en 1999 à la Barclays de Paris. D’autres biens ont été découverts postérieurement au dépôt de la plainte. Ont notamment été saisis : 26 voitures de luxe importées et 18 millions d’euros dépensés lors de la vente aux enchères de la collection d’Yves Saint Laurent et de Pierre Bergé en mars 2009.
3- Denis Sassou Nguesso, président du Congo-Brazzaville, et son entourage : 24 appartements, 112 comptes bancaires et deux voitures appartenant à Wilfrid Nguesso, fils du président congolais, d’un montant de 200 000 euros.
Il parait que Monsieur le Président de la République fait dans les deux poids deux mesures et attendrait vraisemblablement des retours d’ascendeurs du dictateur de Rabat que les autres Chefs d’États lui auraient refusé ? Le CPDDM utilisera tous ses moyens pour que la République ne perde pas ses valeurs qui devraient être protégées par son Président qui doit lui même  en être le bon exemple.A suivre.



S.O. Incontestables vérités


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Par Mohammed Larbi, El Watan7/2/2015
Comme un puzzle qu’il faut sans cesse reconstituer – et cela renseigne de manière éloquente sur la détermination de ceux qui refusent toute forme de résignation –, le conflit du Sahara occidental n’échappe pas à cette règle. Tout compte fait, cela est révélateur de l’enjeu d’une telle bataille, celle des droits de l’homme, dont le premier d’entre eux, celui de l’existence. On ne cherche pas à déplacer des personnalités du monde entier dans la ville de Dakhla rien que pour parler affaires comme le prétend le Forum de Crans Montana. 

Et à un tel niveau, nul ne doit ignorer que cette localité se situe au Sahara occidental, lequel figure dans la liste de l’ONU des territoires et pays non autonomes, autrement dit sous occupation étrangère, rappelant conséquemment que le Maroc en est l’occupant.
C’est ce qui est rappelé avec constance depuis 1975 et même le Maroc y a souscrit en concluant, en 1988, un accord avec le Front Polisario, prévoyant l’autodétermination du peuple du Sahara occidental. Ainsi donc, en acceptant le principe même de l’autodétermination, le Maroc reconnaissait au moins implicitement qu’il occupait un territoire et privait un peuple de choisir librement son destin.

  Étantpartie au conflit, il venait aussi de reconnaître le Front Polisario comme l’autre partie, cessant d’affirmer qu’il s’agissait de l’Algérie. Toutefois, le Maroc a bien renié son engagement, sans que la communauté internationale ne le suive. Celle-ci, au contraire, a fait preuve de continuité et s’apprête, au mois d’avril prochain, à revoir son approche sans rien toucher dans le fond. Le Maroc le sait et c’est pourquoi il recherche les appuis qu’il peut, uniquement, et non pas ceux qu’il voudrait, ce qui est fondamentalement différent. A vrai dire, le dossier est parfaitement bouclé et bien protégé par l’ONU et autres organisations internationales.
Comme l’américaine Human Rights Watch (HRW) qui a affirmé, dans son dernier rapport, qu’il n’existe pas de «séquestrés» dans les camps des réfugiés sahraouis à Tindouf. Bien avant elle, l’ancien secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, avait, en 2005, souligné avec force que les réfugiés sahraouis n’étaient pas des séquestrés, renvoyant bien au contraire le Maroc à sa guerre au peuple sahraoui avec des attaques de son aviation visant les populations sahraouies, contraignant ces dernières à fuir les massacres et se réfugier en Algérie.
Voilà donc l’histoire des camps de réfugiés de Tindouf, jamais contestée par une quelconque organisation internationale, l’ONU notamment s’en faisant un point d’honneur de le rappeler.
Une vérité historique que le Maroc tente régulièrement de pervertir pour en faire un élément en sa faveur, mais sans le moindre succès, le monde auquel il s’adresse n’étant pas atteint d’amnésie.

Plus que cela, HRW indique que les personnes vivant dans les camps de réfugiés à Tindouf sont libres de leurs mouvements à l’intérieur des camps et vers l’étranger et qu’aucun cas d’emprisonnement ou de poursuite pour des délits politiques n’a été enregistré. La réponse marocaine est connue, mais mieux vaut attendre la prochaine réunion du Conseil de sécurité.