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dimanche 20 février 2011

Le 20 février, Khénifra, la capitale du Moyen-Atlas n'a pas raté son rendez-vous avec l'histoire.

Par Aziz Akkaoui, 20/2/2011
 
كما كان منتظرا ورغم بلطجية اعوان النظام المغربي من مقدمين وبوليس ومسخرين من كل الأنواع و الذين حاولوا ترهيب الشباب بالاتصال بآبائهم وأمهاتهم لترهيبهم وتهديدهم وإطلاق إشاعات مفادها أن التظاهرة قد ألغيت
فقد لبت جماهير مدينة خنيفرة وخاصة الشباب منهم نداء الشباب
ويقدر الحاضرين بين 3000 و4000 متاظهر الذين رفعوا شعارات تطال بتغيير الدستور
إسقاط البرلمان
إسقاط الحكومة
إسقاط المجالس
محاسبة ناهبي المال العام
إقرار الأمازيغية كلغة رسمية
وانتهت التظاهرة بيان شباب 20 فبراير بخنيفرة
De 3 à 4000 personnes ont bravé toutes les intimidations et la déisnformation pour manifester à Khénifra.

 
 
 
le camarade Abdelhak coordinateur du mouvement 20 fevrier Khénifra prononce l'allocution du mouvement
 
le camarade Abdelhak coordinateur du mouvement 20 fevrier Khénifra prononce l'allocution du mouvement



La manifestation du 20 février à Essaouira

Par Mohamed Hifad, 20/2/2011
Quelques 6000 participants(es) malgré toutes les désinformations qui faisaient croire qu'elle n'aurait plus lieu , ce qui serait annoncé par ses propres initiateurs(trices) Parmi les slogans intéressants : le Roi doit régner et non gouverner(yassoud wa la yahkoum), continuer le combat de Bouazizi,contre la corruption,contre le gouvernement de abbas El Fassi qualifié de celui de tous les malheurs,(houkoumat 3abbas el fasi houkoumat al maasi) le peuple veut supprimer la pourriture(acha3b youridou is9at al fasad), voici la jeunesse mais il n'y a pas de travail(chabab ha houwa ou lkhdma fina hiyya)l'intention de continuer jusqu'à la réalisation de leurs objectifs.
Quelques incidents à la fin à cause d'un débordement par les jeunes une fois que les organisateurs ont décidé de changer l'itinéraire vers le milieu. Ils avaient annoncé qu'ils allaient passer par l'avenue al massira, lkhddara, lhddada, la casbah, le long de la plage et aller vers le siège de la province. Cette déviation a mis en colère les jeunes qui ont finalement continué jusqu'à la province en saccageant un car de touristes et ils continuent en  ce moment leur marche à travers la ville, devenus incontrôlables!
La police n'a fait aucune intervention et sa présence est très discrète.A suivre!
Photos:(voir sur : mogador7.forumactif.com)

Maroc 20 février-URGENT : Affrontements violents en fin de manifestations

 Par Ali Fkir, 20/2/2011
URGENT URGENT URGENT
AL HOUCEIMA
  17h30 : Affrontements ( à partir de 16h environ) entre les citoyens et les forces de répression à Alhouceima, capitale du Rif. Utilisation de bombes lacrymogènes et balles à caoutchouc. Plusieurs blessés
Incendie du commissariat + estafettes + destruction des locaux du PAM et du parti de l’Istiqlal.
  19h10 Les affrontements entre citoyens et forces de répression continuent
- Des dizaines de blessés
احفاد عبد الكريم يصنعون ملحمة التحرير
الحسيمة تجدد العهد مع قلعة المقاومة
الثورة هي سبيل النصر
مزيدا من الصمود يا اشراف الوطن يا اشبال الانتفاضة ، وليعلم الجميع أن النصر لا محالة في النهاية للشعب .
على خطى ثوار الريف يا شرف الامة
المجد للاحرار و الابطال في الحسيمة وامزورن وايث بوعياش وكل مداشير الريف
لجنة المقاومة الشعبية بالريف
Reprise ( à partir de 10h du matin du 21 février 2011) des affrontements dans la région 'Elhouceima: à Aït Bouayach, à Imzourne...
TANGER
Affrontements violents à Tanger (toujours en cours: 20h50 GMT), incendies, blessés...un adolescent serait mort  (pas de précisions sur cette victime éventuelle)
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Incidents à Marrakech

Des incidents se sont produits dimanche à Marrakech à l'issue des manifestations. Un groupe de 150 à 200 personnes étrangères aux manifestations ont attaqué et pillé des magasins et lancé des pierres contre un édifice public ainsi qu'un établissement de restauration rapide McDonalds. L'incident s'est produit après la dispersion du cortège qui avait rassemblé environ 1 500 personnes.
Face à ces troubles, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon, a appelé dimanche à "ne pas faire usage de la force et à respecter les libertés fondamentales" dans les pays d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient. "Le temps est venu pour un dialogue élargi et pour des réformes politiques et sociales", a informé un communiqué d'un porte-parole de l'ONU, qui précise que M. Ban est entré en contact avec les chefs d'État de la région.
( le Monde – 20/2/2011)

Maroc, 20 février, heure par heure, le début des manifestations

Par Larbi, Comme une bouteille jetée à la mer!

Revivez la journée de manifestations du 20 Février au Maroc (extraits)


Le point avant la journée du Dimanche
Le ministre de l’intérieur marocain s’est réuni avec les organisations marocaines de droits de l’homme , qui participent à la journée de mobilisation, en leur demandant d’assurer l’organisation dans l’ordre et promettant une non-intervention de la police. Les organisations présentes lui ont rétorqué qu’elles tiendront les forces de l’ordre responsables de tout dérapage.
Pendant ce temps-là, les médias officiels, l’agence Map en tête, ont tenté de monter une grosse tentative de manipulation en annonçant l’annulation des manifestations de dimanche. Les manifs sont maintenues, il s’agissait du renoncement d’un des jeunes qui aurait été à l’origine de l’appel, et qui est actuellement logé dans un grand hôtel de Rabat.
Si la gauche marocaine et les islamistes ont annoncé leur participation, la majorité des partis politiques marocains ont annoncé qu’ils n’y participeront pas. Cette position officielle est contredite par certains de leur dirigeant qui participeront à titre individuel. Habib Choubani a un des dirigeants du PJD (Islamiste-modéré) a annoncé sa démission de la secrétariat de son parti . Mustapha Ramid un autre dirigeant du PJD présenterait aussi sa démission de la direction du parti. Les deux participeront à la mobilisation d’aujourd’hui.
Sur son blog, Khalid ELHARIRY , député de l’USFP (majorité gouvernementale) annonce qu’il participe aussi. Parmi les ralliés au mouvement Karim Tazi, grande figure du patronat marocain qui participe pour « une Monarchie neutre ».
Le publicitaire marocain, proche du palais, Noureddine Ayouch , annonce dans uneentretien à Goud, que le roi Mohammed VI vendra les participations de la holding royal ONA-SNI dans l’industrie alimentaire.

9h39. A Rabat les manifestants commencent à se réunir à « Bab El Hada » . A Casablanca à la place Mohamed V.
10h07. A Casablanca et Rabat les manifestants devraient faire face à un adversaire inattendu : il pleut dans les deux villes.
10h11. Première photo de manifestations à Bab El Had à Rabat. Sous la pluie :
10h14. Des barrages de police ont été instaurés sur le pont reliant Rabat à sa ville jumelle Salé pour « filtrer » les slawis qui veulent se rendre aux manifs de rabat.
10h16. Il est 10h, il y a déjà au moins 2000 personnes à rabat et 3000 à Casablanca selon les bloggeurs présents dans les deux villes.
10h27. A Marrakech , Nab Doukalla, les manifestants commencent à se rassembler:
10h40. A Rabat la société FC COM (propriété de Mounir Majidi secrétaire particulier du roi ) a déployé en masse des affiches « Touche pas à mon pays ». Ces affiches ont été faites à l’origine après les attentats terroristes de mai 2003
11h16. Rabat les manifestants se dirigent vers Bab El Had

11h39. Photo de la manif de rabat  contre les « Les Baltajiyas ». On y voit les membres de la famille du premier ministre Fassi qui occupent les fonctions gouvernementales,  le secrétaire particulier du roi, les dirigeants du parti de l’ami du roi.

14h14. Large couverture des manifs dans les médias français :


14H44- On a manifesté à Tétouan aussi au nord du Maroc et en masse:

14h57- Le 20 février se prolonge en Europe. A Paris la manif qui a commencé est organisée sous le titre « Assez d'injustice, assez de misère ... Liberté, démocratie pour le peuple marocain »:
15h01- Impressionnante mobilisation à Tanger ou les manifestants se comptent par milliers
15h27- Beaucoup de slogans contre Fouad Ali El Himma (chef du parti de l'ami du roi) et Mounir Majidi (sécrétaire particulier du roi):

15h34 - Mohammed VI devrait intervenir demain dans un discours, prévu de longue date, à l’occasion de l’instauration du Conseil Economique et Social.
16h14 - Manifestations très suivies dans presque toutes les villes. Pacifiques et sans incident. A l’exception de  Marrakech où des vitrines ont été saccagés à Gueliz (Mac Do, Zara,… ). A Larache et à Guelmimi des heurts signalés entre manifestants et forces de police. Dans les autres villes situation calme, les manifestants commencent à disperser  et réfléchir sur les prochaines mobilisations.
16h36- Incidents à Marrakech (1ere photo) et à Larache (2eme), ville dont le premier ministre Abbas El Fassi est le député et où la situation est la plus tendue ce soir:


16h47- La mobilisation a été particulièrement forte au nord du Maroc: lire le compte-rendu des manifs à El Hoceima, et à Nador. Impressionnant. 


16h57 revendications politiques

Libye: soulèvement à Benghazi-Témoignages

Nahnou Horr : Nahnou Ahfad Omar Mokhtar
Nous sommes libres : Nous sommes les petits-enfants d'Omar Mokhtar (héros de la résistance libyenne contre l'occupant italien au début du XXème siècle)

 La population de Benghazi, la deuxième ville de Libye (700 000 habitants) s'est soulevée depuis plusieurs jours. Devant le black out imposé par le régime du colonel sur les communications, on ne sait pas exactement ce qui s'y passe. Ce qui est sûr, c'est que la population a enterré dimanche les 60 victimes de la répression de samedi, au cours de laquelle les forces de répression ont tiré à l'arme lourde sur les manifestants. Aujourd'hui, ce sont les hélicoptères qui sont entrés en action contre des manifestants désarmés. Ceux-ci confectionnent des cocktails Molotov pour se défendre. Le siège du journal Quryna, de Saif El Islam, le fils du colonel, a été occupé par des manifestants qui en ont délogé le personnel. Les forces de répression se seraient retranchées dans le "centre de commandement", d'où elles tirent sur  tout ce qui bouge.  Il y a eu en moins d'une semaine au moins 200 morts en Libye. Kadhafi n'en a plus pour longtemps. Il a déjà envoyé sa femme en Allemagne.
Écoutez ces témoignages, recueillis par la Télévision suisse romande aujourd'hui, selon lesquels il y a eu 400 morts.

Lire aussi

Kadhafi réprime violemment la contestation, les premiers témoignages

Libye: Al Bayda libérée par un soviet senoussi ?

Maroc : manifestations dans les principales villes du pays

Par lePost, 20/02/2011 à 15h39
Les manifestations qui ont lieu aujourd'hui à Rabat et à Casablanca, où des milliers de personnes sont sortis dans la rue pour réclamer des réformes démocratiques, y compris un changement de la Constitution, se sont étendues à d'autres villes importantes du Maroc, comme Fès, Marrakech et Tanger.

À Tanger environ 6.000 manifestants, selon des estimations des organisateurs (450 selon des sources officielles), se sont réunis sur la place Beni Makada et ont crié des consignes contre la corruption et en faveur de plus de liberté. Abdelmunaim Musaui, dirigeant de la Coordinatrice Nationale de la Lutte Contre l'Augmentation des Prix et Détérioration du Service Public, qui participe à la protestation de Tanger, a souligné la présence dans la manifestation de nombreuses organisations de tendances politiques variées.

Dans la ville de Marrakech, d'autres 7.000 personnes, selon les organisateurs (800 selon des sources officielles), se sont concentrées sur la place Bab Doukala et ont fait chorus des consignes réclamant des réformes démocratiques profondes au Maroc.

Dans la ville de Fès, selon les organisateurs, autour de 4.000 personnes ont manifesté à la Place de Florence malgré les pluies et la tempête.Selon le président de la section locale de l'Association Marocaine des Droits de l'homme (AMDH), Mohamed Ulad Ayad, "les manifestants, parmi lesquels il y a une présence massive de jeunes,  ont demandé des réformes économiques, sociales et constitutionnelles".

Revendications sociales au Maroc Un sit-in dégénère en émeute vendredi soir à Tanger

Par Aufait Maroc, 19/2/2011
Des manifestants ont lancé des pierres contre un commissariat de police et endommagé une agence de distribution d'eau et d'électricité vendredi soir à Tanger pour protester contre des tarifs jugés excessifs, a-t-on appris samedi de sources concordantes.
Ses émeutes surviennent à un jour de la manifestation pour la réforme politique prévue dimanche, mais il n'existerait aucun lien entre eux.
Le porte-parole du gouvernement et le ministère de l'Intérieur n'ont pas encore commenté les faits.
La police antiémeutes est intervenue pour briser la manifestation qui, de sit-in en face de la préfecture de Tanger, s'est transformée en "une marche de plusieurs centaines de manifestants" comme l'explique l'organisation Attac sur son site internet.
Selon une source à la wilaya de Tanger, "l'association Attac organise de tels rassemblements pratiquement chaque semaine".
Le sit-in était organisé par la branche locale du groupe altermondialiste pour réclamer l'annulation de la concession accordée par les services municipaux à la société Amendis, en raison de "ses tarifs excessifs".
Chargée de la distribution d'eau et d'électricité à Tanger, Amendis est une filiale marocaine de l'entreprise française Veolia.
Plusieurs résidents, s'exprimant anonymement, ont confirmé qu'une manifestation initialement prévue pour contester les tarifs élevés d'Amendis a évolué rapidement en une marche qui s'est heurtée aux forces de police qui voulaient l'empêcher d'atteindre le centre-ville.
"Pas de gaz lacrymogènes, pas de coup de feu. Ils ont utilisé de longues matraques pour disperser les foules" affirme un Tangérois.
Une agence d'Amendis a aussi été la cible de jets de pierre de la part des manifestants, a indiqué un autre habitant joint par téléphone.
Le site Tanjanews a publié plusieurs vidéos et photos montrant des actes de vandalisme sur les locaux du poste de police, d'Amendis et d'une succursale de la banque Société Générale à laquelle a été mis le feu.
On peut voir, dans les vidéos du site Tanjanews, les manifestants scander des slogans pour la "chute d'Amendis", filiale de Veolia. /DR

20 février : ATTENTION ! le Makhzen inquiet fait diffuser une fausse information

Le Makhzen est très inquiet devant l'appel lancé à manifester aujourd'hui au Maroc. 
Il a fait donc diffuser la fausse information suivante:
Le "mouvement liberté et démocratie maintenant au Maroc" annule la manifestation de dimanche
Rabat, 19/02/2011- Le "mouvement liberté et démocratie maintenant au Maroc" a annoncé, samedi dans un communiqué sur le Web, l'annulation de l'appel à la manifestation de dimanche 20 février.
MM. Antit Rachid, Hicham Ahalla et Ahmed Qatib du groupe des jeunes fondateurs de ce mouvement ont annoncé cette annulation dans plusieurs réseaux sociaux du Web.
19/02/2011 15:43.(MAP) Maghreb Arabe Presse

Cette "information" de la MAP est FAUSSE !
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20 février 2011

Appel à manifester au Maroc pour limiter le pouvoir du roi
A Rabat, de jeunes manifestants exprimaient leur soutien au mouvement égyptien, 
le 8 février 2011.
A Rabat, de jeunes manifestants exprimaient leur soutien au mouvement égyptien,
le 8 février 2011.
Par REUTERS/Youssef Boudlal, RFI, 20/2/2011
Les Marocains sont appelés à manifester pacifiquement ce dimanche pour demander au roi Mohammed VI de transférer une partie de ses prérogatives à un gouvernement élu et d'accroître l'indépendance du système judiciaire. L'appel a été lancé par le «Mouvement jeunesse marocaine du 20 février pour un changement démocratique» notamment via le réseau social Facebook.
Les manifestations se multiplient dans le monde arabe et s’apprêtent à toucher le Maroc, jusque-là épargné par la vague de contestation. Ce dimanche, des manifestations sont prévues dans plusieurs villes du royaume chérifien à l’appel du Mouvement pour le changement du 20 Février.
Khadija Ryadi, présidente de l'Association marocaine des droits humains (AMDH) : "Nous considérons, comme les jeunes aussi, que la Constitution marocaine actuelle est un vrai blocage à l'État de droit."

20/02/2011 par Charlotte Idrac
Pour aller plus loin
Les organisateurs du mouvement qui prônent « des actions militantes et pacifiques » ont réuni sur Facebook plus de 19 000 adhésions à ce rassemblement dont l’objectif est de « rétablir la dignité du peuple marocain ». Parmi leurs principales demandes des réformes démocratiques et constitutionnelles ainsi que la dissolution la dissolution du Parlement.
Si les récentes révolutions tunisienne et égyptienne ont remis en haut de l'agenda politique la réforme de la Constitution, les initiateurs du Mouvement du 20 février revendiquent également de meilleures conditions de vie, à l’exemple des protestataires égyptiens et tunisiens. Comme eux,Vraies et fausses informations ils dénoncent aussi le clientélisme, la corruption et l’opacité qui sévissent dans le pays.
Marouane, un manifestant qui participera au mouvement à Rabat : C'est un vent de changement qui souffle sur le monde arabe et nous voulons aussi en profiter.
http://www.rfi.fr/afrique/20110220-appel-manifester-maroc

20 février : Le Maroc à l’heure de la révolution arabe

Trois points de vue sur l’appel au soulèvement populaire prévu le 20 février

PAR STÉPHANIE PLASSE, Afrik.com, 19/2/2011
Au Maghreb, la contestation passe par la toile. En Egypte et en Tunisie, les réseaux sociaux comme Facebook, Twitter sont devenus les fers de lance d’une jeunesse en colère. A l’instar de ces pays, le Maroc lance sur internet un appel à manifester le 20 février contre le régime. Une initiative qui est loin de faire l’unanimité dans le royaume chérifien. Pour Afrik.com, trois jeunes Marocains s’interrogent sur le bien-fondé de ce soulèvement.

Après la Tunisie et Égypte, c’est au tour du Maroc de manifester son mécontentement vis à vis du régime en place. Un groupe de Marocains a appelé sur Facebook à se rassembler le 20 février pour une large réforme politique dans le pays. Dans son sillon, une vidéo postée lundi sur Youtube et Facebook, mettant en scène quatorze Marocains mécontents de la monarchie, a déjà recueilli plusieurs milliers de signatures pour appeler à manifester dimanche à travers le royaume. Au Maroc, les jeunes semblent vouloir en découdre avec les autorités et rêvent d’une révolution comme en Tunisie, et en Égypte. Si certains souhaitent le départ de Mohammed VI, d’autres ont des aspirations plus modérées telles que la mise en place d’une monarchie parlementaire. Mais un tel scénario est-il possible ? Quoi qu’il en soit, les Marocains ne veulent pas être « les laissés-pour-compte de la révolution arabe ». Regards croisés de trois Marocains sur cette manifestation du 20 février.
Oussama El Khlifi, 23 ans, à l’initiative de l’appel à la manifestation du 20 février sur Facebook
Pourquoi avez-vous décidé de lancer ce mouvement de contestation ?
Le Maroc comme les autres pays doit accéder à la démocratie. Il fait partie intégrante de l’Afrique du Nord et doit lui aussi lutter. Le régime refuse d’écouter les revendications du peuple. Pourtant, des mesures doivent être prises. Notre message est clair, l’appel du 20 février est un mouvement de jeunes marocains qui souhaitent accéder à la démocratie. Il appelle à la poursuite des fonctionnaires corrompus. Il est indépendant et ouvert. Toutes les personnes qui le souhaitent, islamistes, de gauche ou libéraux peuvent y participer.
Une révolution est-elle possible au Maroc ?
La jeunesse marocaine et beaucoup d’autres mouvements et associations ont témoigné leur soutien aux manifestants tunisiens (et égyptiens). Les revendications sociales et/ou politiques commencent à émerger. La "bénalisation" du Maroc est une expression courante ces dernières années. La comparaison se situe au niveau du pouvoir économique, politique, de la corruption, du rôle de la police, de l’espace de liberté de plus en plus réduit, des diplômés chômeurs, de la domination du pouvoir sur l’économie, et enfin d’une réelle demande de démocratisation. Toutefois, au Maroc, il ne s’agit pas de renverser un chef d’État, c’est une revendication en faveur d’un changement de Constitution limitant les pouvoirs du roi et la mise en place d’une monarchie parlementaire.
Sans Internet, l’apparition de réseaux sociaux, ce genre d’actions auraient-elles eu lieu ?
Il ne faut pas oublier que ce ne sont pas les médias officiels qui informent le "sujet" marocain. Ceux-ci se focalisent sur les déplacements du roi et des inaugurations qu’il effectue. Les Marocains se nourrissent d’informations sur les chaînes étrangères mais surtout sur le Web et les réseaux sociaux (FB et Twitter notamment). Internet est une réelle alternative de communication dans un pays où la liberté d’expression est muselée. Nous avons de la chance de ne pas voir celui-ci censuré, ce qui permet des échanges et la "fièvre" qui saisit des individus (ou groupes) partageant les mêmes idées, les mêmes combats. De plus, les réseaux sociaux permettent facilement et rapidement la mobilisation d’individus autour d’un "thème" ou d’une cause donnée.
Anas El Filali, fondateur de Big Brother Maroc, élu meilleur blog 2010.
Que pensez-vous de ce mouvement ?
Une majorité de Marocains, et surtout les plus jeunes qui n’ont pas connu l’époque de Hassan II ou les libertés étaient quasi inexistantes, sont en colère contre l’injustice sociale, les partis politiques, qui n’offrent aucune voix à la jeunesse, et le clanisme qui règne au sein de notre gouvernement. C’est une colère que je partage. J’ai moi aussi envie d’apporter le changement nécessaire pour que cela n’arrive plus. Sauf que pour résoudre ces problèmes, il faut bien plus qu’une manifestation : un travail quotidien sur tous les plans. D’autant plus qu’une manifestation dans le contexte actuel de soulèvement populaire en Égypte ou en Tunisie risque de prendre une tournure assez négative qui ne sert pas le but noble du changement.
On sent dans vos propos une certaine appréhension face à ce genre d’actions...
Non, je ne suis pas contre la manifestation, mais je suis pour une manifestation qui soit utilisée en dernier lieu après avoir essayé toutes les autres méthodes démocratiques. Sauf que dans ce cas, les jeunes Marocains ne se sont jamais mobilisés de façon démocratique pour faire valoir leurs droits. Le Maroc compte de nombreux groupes radicaux d’anarchistes, d’extrême gauche... qui ont et continuent à utiliser la violence pour faire passer leurs messages : chaque semaine connait son lot d’affrontements violents entre les radicaux Anars et de gauche avec les islamistes et les libéraux dans les universités marocaines. Certains des organisateurs font partie de ces groupements, ce qui constitue un risque de passage à la violence qui corrompra tout acte de changement dans le futur. En plus, ce que ce groupe réclame, c’est notamment la dissolution des partis. On va faire un grand bond en arrière si cela est appliqué : plus de pluralité... Retour au parti unique ? Pas possible. Même si les partis sont incompétents, on n’a nullement le droit de les dissoudre. Je me battrai jusqu’au dernier souffle contre un mouvement aussi totalitaire.
Lire aussi :
[1] Elle s’était fait connaître en 2009, lors de sa prise de position contre l’obligation de jeûner pendant le ramadan.

samedi 19 février 2011

L' AMBDH soutient le mouvement du 20 février pour l'intauration d'un régime démocratique au Maroc

A. M. B. D. H.
Association des Marocains de Belgique pour la défense des Droits de l’Homme
Rue Nicolas Doyen, 74 / B4 – 1080 Bruxelles

COMMUNIQUE
Par le Conseil d'Administration, Bruxelles, le 19 février 2011
La « rue arabe » se réveille. Enfin! Un vent, un cyclone de soif de liberté balaie l'ensemble du monde arabe et emporte, dans la tourmente, les régimes totalitaires qui oppriment leurs peuples depuis plus de quarante ans.
Hier, la Tunisie et l'Egypte. Aujourd'hui, le Yemen, Bahrein, la Jordanie, l'Algérie et la Libye. Demain, le Maroc et le reste des autres pays arabes?
A l'exemple de la jeunesse des autres pays arabes, les jeunes démocrates marocains lancent un appel à manifester pacifiquement ce 20 février 2011, dans l'ensemble du pays, pour exiger des changements radicaux dans le mode de gouvernance corrompu des autorités marocaines et l'instauration d'un véritable régime démocratique.
Ils réclament:
- La dissolution du Parlement actuel issu d'élections truquées;
- La désignation d'une « assemblée constituante » pour la rédaction d'une constitution réellement démocratique, garantissant la séparation effective des différents pouvoirs accaparés actuellement par le roi, seul.
- Des élections libres et honnêtes respectant la volonté du peuple;
- Le respect de la dignité humaine et des droits de l'homme bafoués au quotidien par le régime actuel.
L'AMBDH se réjouit de ce bouillonnement populaire et de cette soif de démocratie des peuples arabes et marocain. Elle joint sa voix à celles de l'ensemble des organismes de défense des droits de l'homme au Maroc et appelle les autorités marocaines à respecter la volonté du peuple marocain à manifester pacifiquement ce 20 février 2011 pour le respect de sa dignité et de ses droits bafoués.
L'AMBDH met en garde les autorités marocaines contre toute utilisation de la violence et des provocations de son appareil répressif auxquelles il a habitué le peuple marocain.
Tél : 02 410 48 42
courriel : ambdh.2@skynet.be

Dernier message avant la manifestation

Dernier message, peut être d'adieu, avant la manifestation!
Par Mohamed Hifad, 19/2/2011
Je prie tous les amis (es) où qu'ils/elles soient au Maroc de nous tenir au courant ici de ce qui se passe là il/elle est pour une bonne coordination et un témoignage pour l'Histoire de notre Révolution.(solidmar05@gmail.com)
Je sais que la majorité y vont avec un esprit pacifique mais il ne faut pas se faire d'illusion car nous sommes en face d'une dictature implacable restée intacte malgré le léger maquillage superficiel sur médiatisé par ses alliés de toujours ! C'est vrai que la plupart rêvent d'instaurer une monarchie parlementaire, avec une vraie séparation des pouvoirs, avec un roi qui règne et ne gouverne pas mais ce sera peine perdue face à un jeune roi habitué depuis son enfance à être adoré comme un dieu et dont le père avait dit dans son discours lors de la dernière révolte à laquelle s'étaient jointes huit grandes villes, qu'il était capable de sacrifier les deux tiers de sa population en cas de besoin. Et tous les hypocrites de son entourage le considèrent aujourd'hui comme un saint homme et certains commencent même à le regretter par les temps qui courent. Je vous garantis que nous passerons très vite du slogan "acha3bou youridou attaghyir" à celui de "acha3bou youridou isqat a nnidam" dès les premiers blessés ou morts, (le peuple veut changer le système puis le peuple veut abattre le système) car même s'il le veut, les généraux de son père et les fassis ne le laisseront pas.
Ce sera là tout le drame et le mal nécessaire mais rien ne nous fera reculer après avoir accepté l'humiliation des chaînes pendant 54 ans. La liberté a toujours été partout et à toutes les époques très chère en vie humaine. Ce serait de la folie que de s'opposer à la volonté de tout un peuple qui retrouve son unité, ses forces et sa détermination à retrouver sa liberté et sa dignité. Notre armée, notre police et notre gendarmerie ont eu suffisamment d'exemples édifiants en ce qui concerne le cas de la Tunisie, de l'Égypte et de tous les pays qui sont en train de les rejoindre et j'espère qu'elles ne commettront pas l'erreur de sous-estimer un peuple qui se réveille et qui va leur demander des comptes pour ce qu'elles avaient fait par le passé et ont donc intérêt à limiter les dégâts et ne pas en rajouter. Il y a déjà parmi elles des têtes qui vont tomber les premières pour ce qu'elles avaient déjà fait par le passé. Le roi peut choisir entre la monarchie laissée par son père, c'est-à-dire une dictature, et le peuple en tant que citoyen marocain. Les oulémas risquent, s'il les suit, de faire disparaitre la monarchie à jamais du Maroc. J'espère qu'il sera assez sage pour ne pas ajouter l'ultime goutte qui va faire déborder notre verre déjà top plein du temps de son père. Une chose est sûre: chaque homme, chaque femme dans la manifestation est prêt(e) à mourir pour sa dignité et sa liberté ici et maintenant!
Nous avons trop enduré!

Des parents d'élève préfèrent le chant guerrier de notre Marseillaise à une pacifique berceuse arabe...

Berceuse arabe enseignée dans une école provoque  une lettre anonyme de parents mécontents
 Par SudOuest.fr, 16/2/2011

 Une enseignante d'une école primaire du Gard a reçu un courrier de protestation anonyme de la part de parents d’élèves pour avoir enseigné une berceuse arabe à ses élèves : "Pourquoi pas notre Marseillaise?"
Lorsque la maîtresse de l’école du Pin, dans le Gard, a entrepris d’apprendre à ces élèves de CP-CE1 une berçeuse franco-arabe, son initiative a été accueillie par un courrier anonyme de protestation.
Selon le Midi Libre, certains parents d’élèves du regroupement pédagogique intercommunal des communes de Pin et Saint-Pons-la-Calm se disent « étonnés que leurs enfants apprennent une chanson arabe à l’école » et certains refuseraient de les voir chanter cet air. Pourtant le film « Azur et Asmar » de Michel Ocelot dont elle est tirée parle de tolérance, de l’histoire de deux enfants de couleurs différentes élevés par la même nourrice.
« Nous parents à l’heure où certaines catégories d’individus sifflent la Marseillaise, nous posons la question :"Pourquoi ne pas, plutôt que des chants arabes, enseigner notre Marseillaise à nos enfants ?" demandent-ils dans leur lettre.
L’équipe enseignante a répondu non sans ironie à ces propos. « Soyez également rassurés quand à l’apprentissage de la Marseillaise par vos enfants, Notre hymne national est enseigné chaque année », affirme t-elle dans sa lettre publiée par le site internet Objectif Gard.
Mais elle souligne que " ce chant est violent […] : aux armes citoyens, des étendards sanglants, égorger vos fils, qu’un sang impur abreuve nos sillons…" Des paroles qui tranchent avec la pacifique berceuse d’Azur et Asmar.
« Nous ne sommes ni fermées, ni retranchées, nous sommes professionnelles et ouvertes à toutes les différentes », affirment-elles.
Dans une interview au Midi libre, le maire de la commune Francis Rouzaud a rappelé que « les parents n’ont pas à intervenir dans le contenu pédagogique. S’ils traitent du respect, de la tolérance en plus des savoirs, c’est très bien […] Que ce choix pédagogique ne plaise pas, je peux le concevoir mais les préférences politiques et culturelles doivent rester à l’extérieur de l’établissement". L’inspecteur de l’éducation nationale Marcel Lotito a quant à lui précisé que cette étude autour du film de Michel Ocelot s’inscrit dans le cadre de l’opération nationale baptisée « école et cinéma et que la berceuse figure dans la fiche pédagogique officielle. Certains parents ont également tenus à soutenir la maîtresse.
Le réalisateur du film Michel Ocelot lui-même a réagit publiquement à cette nouvelle. Toujours selon le Midi Libre, il s’est dit « effaré par cet incident » et a invité les plaintifs à venir découvrir le vrai message de son film lors d’une projection gratuite.

http://www.sudouest.fr/2011/02/16/berceuse-arabe-enseignee-dans-une-ecole-une-lettre-anonyme-de-parents-mecontents-320032-4828.php