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Leslie Carretero
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Depuis
vendredi, plusieurs centaines de migrants ont franchi la frontière
entre l’Espagne et le Maroc. Ce dernier avait menacé l'UE de relâcher
le contrôle exercé sur les migrants, pour mettre l'accent sur la
question du Sahara occidental.

Depuis vendredi, plus de 800 migrants ont forcé la frontière entre le Maroc et l'Espagne. Photo Antonio Sempere, AFP
Conflit au Sahara occidental
Le différend qui oppose le Maroc et l’UE porte sur l’interprétation
d’un accord de libre-échange signé en 2012 sur les produits de
l’agriculture et de la pêche.Depuis l’annexion du Sahara en 1975 [revendiqué par le Front Polisario dès 1976, NDLR], le royaume chérifien exploite les ressources naturelles de ce territoire : ses nappes phréatiques indispensables pour l’agriculture, mais aussi ses eaux considérées comme les plus poissonneuses du continent africain. Les produits issus de la pêche et de l’agriculture sont ainsi exportés vers l’UE.


Je
dors dans une maison en pierre, sur un matelas de mousse élégamment
recouvert d’étoffes tissées, dans le salon. Partout, des tapis couvrent
le sol. À l’extérieur, un cabanon abrite la toilette et la douche. Un
tuyau y conduit l’eau, qui jaillit d’un robinet moderne. Au matin, le
petit-déjeuner nous est apporté sur un plateau. Il y a du thé, du café,
du lait, du sucre, des baguettes et du fromage La Vache Qui Rit. Durant
les quatre jours de notre visite au camp Boujdour, nous ne manquons de
rien. Notre famille d’accueil dort sous une tente, dehors. En été, les
températures y sont par ailleurs bien plus agréables qu’à l’intérieur
des maisons en pierre, qui accumulent beaucoup trop de chaleur.





