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mardi 27 décembre 2016

La Cour de justice de l'Union européenne a confirmé mercredi 21 décembre, que le Sahara occidental ne faisait pas partie du Maroc

La Cour de justice de l'Union européenne a confirmé mercredi 21 décembre, que le Sahara occidental ne faisait pas partie du Maroc et par conséquent, aucun des accords d'association ou ceux portant sur l'agriculture, la pêche ou d'autres secteurs conclus avec Rabat et l'UE ne pouvaient y être appliqué, sans le consentement des populations concernées !
Un verdict passé sous silence par les autorités marocaines et leurs porte-voix officiels !
Tout ça pour vous dire que le régime marocain persiste et signe avec ses dissimulations, ses mensonges et ses manipulations de la vérité, lorsqu'il s'agit de ses fonds de commerce traditionnels.

Sahara occidental. Le procès qui dérange les amis du roi du Maroc

Rosa Moussaoui,26/12/2016
L'Humanité

Condamnés en 2013 par la justice militaire à de lourdes peines, vingt-quatre militants sahraouis de la société civile sont rejugés, ce lundi, à Rabat. La torture et les mauvais traitements qu’ils ont subis valent au Maroc une condamnation onusienne.
Ce matin doit s’ouvrir à Rabat le procès en appel de vingt-quatre Sahraouis, des militants de la société civile, des défenseurs des droits de l’homme arrêtés et torturés, en 2010, après l’assaut des forces de sécurité marocaines contre le « camp de la fierté et de la dignité » de Gdeim Izik. 
 Dressé à une douzaine de kilomètres de Laâyoune, au Sahara occupé, ce camp était devenu, entre octobre et novembre 2010, un haut lieu de la protestation contre la dégradation des conditions de vie et de la revendication du peuple sahraoui à faire valoir son droit à l’auto-détermination. Il comptait des milliers tentes et de personnes.
  Pour contenir ce mouvement populaire, les autorités marocaines avaient fait évacuer le camp par la violence

Adala UK, a appelé le Maroc à permettre aux observateurs internationaux l’accès au Sahara occidental


mardi 27/12/2016

Procès en appel des prisonniers politiques sahraouis de Gdeim Izik : ­Vaste élan de solidarité

L’organisation britannique de défense des droits de l’homme au Sahara occidental, Adala UK, a appelé  le Maroc à permettre aux observateurs internationaux l’accès au Sahara occidental, condamnant le blocus imposé aux territoires sahraouis.

D.R
L’organisation britannique de défense des droits de l’homme au Sahara occidental, Adala UK, a appelé le Maroc à permettre aux observateurs internationaux l’accès au Sahara occidental, condamnant le blocus imposé aux territoires sahraouis.
L’ONG a relevé, dans un message publié, hier, sur son site web, que des centaines de militants internationaux des droits de l’Homme, des journalistes et des observateurs ont tenté d’accéder aux territoires sahraouis occupés par le Maroc et qu’en 2016 seulement, 89 ont été refoulés vers des villes marocaines, ou carrément expulsés vers leur pays. "Ils étaient partis en réponse à l’appel des sahraouis et des ONG qui veulent mettre un terme au blocus imposé sur la région par l’occupant marocain qui empêche la participation de la population aux activités pacifiques contre l’occupation", souligne Adala UK. L’ONG rapporte que le 20 décembre, des représentants du Conseil général juridique espagnol, les avocats José Calabuig et Nieves Cubas, qui devaient assister au procès de l’activiste sahraoui, Ali Saadouni, et ses camarades militants à El Aâyoun le 21 décembre, pour leur apporter leur soutien, ont été expulsés sans explications par les forces marocaines. L’ONG britannique avait déjà appelé l’ONU à la mise en place immédiate d'un mécanisme international et impartial de surveillance des droits de l'homme dans les territoires sahraouis, dans le cadre de la mission de la MINURSO.

Déclarations provocatrices du président d’El-Istiqlal

Le gouvernement sahraoui a condamné les déclarations «provocatrices» du secrétaire général du  parti marocain «El Istiqlal», Hamid Chabat, qualifiant ces propos de tentative du régime marocain de légitimer son occupation illégale du Sahara occidental. Le gouvernement sahraoui a estimé que «les déclarations du parti nationaliste  marocain El Istiqlal sont destinées uniquement à créer des tensions dans la région», selon un communiqué rendu public dimanche en réaction aux propos du SG du parti marocain. L’exécutif sahraoui rappelle le Maroc que «l’ère du colonialisme, de l’expansion et de l’occupation ne peut plus avoir lieu au sein de l’organisation africaine et ses Etats membres dans le plein respect de la Charte de l’UA et de ses principes, en particulier le respect des frontières héritées de l’ère coloniale et le respect de la souveraineté des Etats membres». Il a également salué l’engagement des pays africains à défendre la Charte de l’Union africaine et ses décisions, rappelant la position de l’Afrique contre les tentatives du Maroc de nuire à l’organisation continentale, comme c’était le cas lors du sommet arabo-africain à Malabo. De son côté, le parti mauritanien l’Union pour la République (UPR),  au pouvoir, a dénoncé les déclarations du secrétaire général du parti marocain  El Istiqlal, dans lesquelles il considère que «la Mauritanie fait partie des territoires marocains», qualifiant ces déclarations «d’atteinte à la souveraineté  et à l’indépendance de la Mauritanie». Dans un communiqué aux termes très sévères publié dimanche, le parti au pouvoir mauritanien a estimé que «l’atteinte à la souveraineté et à l’indépendance  de la Mauritanie n’est pas la meilleure des façons de traiter les questions et les dossiers épineux et ne mènera pas à la résolution du conflit au Sahara  occidental», ajoutant que la ressuscitation des procédés provocateurs et visées  occultes ne servait pas les aspirations communes des peuples et pays de la région. Le communiqué de l’UPR intervient en réponse aux déclarations du secrétaire général du parti marocain El Istiqlal, Hamid Chabat, qui a estimé samedi que «la Mauritanie est une terre marocaine et que les frontières de son pays s’étalent de Ceuta au nord jusqu’au fleuve du Sénégal», s’étonnant «comment la Mauritanie  avait obtenu son indépendance du royaume». Pour l’UPR les propos de Hamid Chabat dénotent «la médiocrité politique d’une élite marocaine en faillite et qui a enfoncé le Maroc dans l’isolement et dans un état de tension avec tous ses voisins». Les déclarations de Chabat interviennent après celles faites par des «analystes» politiques marocains qui ont accusé la Mauritanie sur une chaîne de télévision marocaine officielle, d’exporter le terrorisme au Sahel. Les déclarations du secrétaire général du parti marocain El Istiqlal a suscité des réactions d’indignation des forces politiques et des médias en Mauritanie.

Investissements illégaux

L’observatoire des ressources naturelles du Sahara occidental, Western Sahara Ressource Watch (WSRW), s’est dit préoccupé par les investissements illégaux franco-britanniques au Sahara occidental occupé par le Maroc, et appelle au respect de l’arrêt de la Cour de justice de l’Union Européenne (CJEU) interdisant l’implication du territoire sahraoui dans les relations commerciales entre l'UE et le Maroc. L’observatoire souligne dans un communiqué qu’une filiale marocaine de l’entreprise franco-britannique, Vigeo Eiris, a certifié des obligations qui assurent le financement nécessaire de l’énergie "verte" marocaine. Il affirme que ces investisseurs internationaux n’ont pas financé l’énergie "verte" mais "sale" du Maroc au Sahara Occidental.
L’entreprise franco-britannique Financera les projets solaires de l’agence marocaine pour l’énergie solaire (MASEN), construits sur deux sites au Sahara Occidental, est-il souligné. Le 21 décembre, un arrêt de la CJUE avait conclu que les accords d’association et de libéralisation établis entre l’UE et le Maroc ne sont pas applicables au Sahara occidental en raison de son statut spécifique garanti par la charte des Nations Unies. Selon les projets marocains, en 2020, "plus d'un quart de toute l'énergie verte produite par le Maroc devrait provenir de l'extérieur de ses frontières internationalement reconnues", souligne WSRW. L’observatoire relève que Vigeo Eiris a répondu à sa lettre demandant des explications sur ses financements des projets au Sahara Occidental, que "l’approche marocaine est crédible", s’indignant que l’entreprise présente sur son site web "des cartes erronées sur lesquelles le territoire occupé fait partie du Maroc".
WSRW affirme que financer des projets sur le sol du Sahara Occidental est contraire au droit international, et demande à Vigeo Eiris d’annuler la certification, sur la base des principes énoncés dans l’arrêt de la CJUE. Il relève, par ailleurs, la divergence des positions de la France et du Royaume Uni sur la question du Sahara Occidental Uni, notant que pendant que la France "fait pression pour ses propres intérêts politiques et ses alliances avec le Maroc", le Royaume Uni insiste sur le respect du droit international, qui a primé dans la décision de la CJUE. Le Sahara Occidental est la dernière colonie africaine occupée depuis 1974 par le Maroc, soutenu par la France.
Report du procès au 23 janvier
Le procès en appel des prisonniers politiques sahraouis de «Gdeim Izik», condamnés arbitrairement à de lourdes peines par une juridiction militaire marocaine, a été reporté au 23 janvier 2017. Le procès en appel s’était ouvert devant un tribunal civil à Rabat,  sous la pression d’organisations internationales de défense des droits de l’Homme. Le 27 juillet dernier, la Cour de cassation marocaine a annulé, sous la pression d’organisations internationales de défense de droits de l’Homme, la condamnation injuste prononcée par le tribunal militaire à l’encontre de 24 militants et défenseurs des droits de l’Homme sahraouis, arrêtés dans le  cadre du démantèlement par la force par les militaires marocains du camp de Gdeim Izik en novembre 2010.

Sahara occidental. Le procès qui dérange les amis du roi du Maroc

Sahara occidental. Le procès qui dérange les amis du roi du Maroc

Rosa Moussaoui,26/12/2016
L'Humanité
au moment de son évacuation, le 8 novembre 2010, le camp de Gdeim Izik, près de laîyoune, comptait des milliers de personnes. PHOTO AFP/MAP
au moment de son évacuation, le 8 novembre 2010, le camp de Gdeim Izik, près de laîyoune, comptait des milliers de personnes. PHOTO AFP/MAP

Condamnés en 2013 par la justice militaire à de lourdes peines, vingt-quatre militants sahraouis de la société civile sont rejugés, ce lundi, à Rabat. La torture et les mauvais traitements qu’ils ont subis valent au Maroc une condamnation onusienne.
Ce matin doit s’ouvrir à Rabat le procès en appel de vingt-quatre Sahraouis, des militants de la société civile, des défenseurs des droits de l’homme arrêtés et torturés, en 2010, après l’assaut des forces de sécurité marocaines contre le « camp de la fierté et de la dignité » de Gdeim Izik. 
 Dressé à une douzaine de kilomètres de Laâyoune, au Sahara occupé, ce camp était devenu, entre octobre et novembre 2010, un haut lieu de la protestation contre la dégradation des conditions de vie et de la revendication du peuple sahraoui à faire valoir son droit à l’auto-détermination. Il comptait des milliers tentes et de personnes. Pour contenir ce mouvement populaire, les autorités marocaines avaient fait évacuer le camp par la violence.

dimanche 25 décembre 2016

Au moins 15 Marocains ont été brûlés par le feu cette année pour protester contre le comportement de l'administration de la makhzen

Par Francisco Peregil, Rabat 25/12/2016
Traduit de : Espagnol
 
Chaîne d'immolations au Maroc contre les humiliations du makhzen
Au moins 15 marocains ont mis le feu cette année seulement pour protester contre le traitement de l'administration

Après que le vendeur tunisien Mohamed Bouazizi se soit suicidé en décembre 2010, s'immolant par le feu et déclenchant avec sa mort le printemps arabe, au Maroc, il y a eu plus de 30 cas de personnes qui ont été brûlées immolées. La plupart de ces suicides a enlevé la vie dans un espace public, en signe de protestation devant une prétendue injustice, violation par l'administration. Il n'y a pas de chiffres officiels sur le phénomène, mais le site numérique  Desk a comptabilisé au total 15 personnes au moins qui ont été brûlées "à la bonze" cette année au Maroc.

Au cours des quatre premiers mois de cette année, le Desk énumérait neuf cas de suicides avec le feu, ce qui dépassait en deux les enregistrés en 2011, l'année de printemps arabe. Et depuis avril jusqu'à maintenant ce journal a dit plus de six cas, dont au moins quatre se terminèrent par la mort. Vos données indiquent qu'il y a eu jusqu'à 29 immolation depuis 2011 jusqu'en avril 2016. Et je pensais que le chiffre était très en deçà de la réalité, car il n'étudie pas les faits reflétés dans la presse électronique, où presque jamais ne sont publiées les tragédies qui ont eu lieu dans les endroits les plus isolés.

Le Président de l'association marocaine des droits de l'homme (amdh), Ahmed El Haij, affirme que la plupart d'entre eux se sont suicidés pour protester contre l'humiliation de la hogra, terme que l'arabe dialectal marocain désignant les vexations qu' inflige l'administration vers le citoyen du monde. Les cris contre la hogra se répandirent sur tout le pays en novembre, à la suite de la mort du vendeur de poisson Mouhcine Fikri, qui est mort écrasé dans un camion-poubelle à Al Hoceima quand il essayait d'empêcher la destruction de la  demi-tonne de poissons-épée qui lui avaient été confisqués.

Mais avant cette mort déjà il y a eu un autre cas a été dénoncé. Le 9 avril, un fonctionnaire de Kenitra, à 40 km de Rabat, a confisqué le chariot de petits bonbons pour les enfants à la vendeuse ma Fatiha Fatiha (mère) et lui a arraché aussi le mouchoir de la tête. Les bonbons coûtaient deux centimes d'euro et la valeur de sa marchandise ne dépassait pas les trois euros. Fatiha a pris feu devant le bureau du fonctionnaire qui a pris le charriot  et le foulard. Depuis le bâtiment municipal quelqu'un a filmé de manière impassible l'agonie de la vendeuse qui criait et se tordait dans le sol. Deux jours plus tard, Fatiha mourait dans un hôpital de Casablanca en disant à sa fille : "ils m' ont humiliée". Sa mort a déclenché des manifestations à Kenitra et la révocation d'un fonctionnaire.

Le 3 juin, un imam a été soigné avec des blessures de troisième degré après la brûlure à Sidi Kacem après avoir été viré de son poste par les autorités religieuses. Quelques semaines plus tard, une nouvelle tragédie bouleversait le pays. Khadidja Essouid, une Marocaine de 17 ans, avait été agressée par huit hommes en Nzalet le Adam, un petit village au nord de Marrakech. Elle a été violée et les violeurs ont filmé la scène en vidéo. Elle les a dénoncés, mais pendant le procès, l'un des violeurs l'a menacée de diffuser la vidéo pour qu'elle retire la plainte. Leurs agresseurs sont sortis en liberté conditionnelle et Khadidja a brûlé en pleine rue le 29 juillet. Elle est morte deux jours plus tard. L'autopsie a révélé qu'elle était enceinte.

Le goutte à goutte tragique a continué. Le 4 septembre, deux jeunes ont mis le feu devant le domicile du ministre de la fonction publique, Mohamed Moubdii, Fkih Bensaleh. Le 15 septembre, une femme de 56 ans a succombé à ses blessures, après une semaine à l'hôpital, après avoir brûlé devant le tribunal de première instance de Larache. Le 2 novembre, un homme de 50 ans, père de quatre enfants et sans emploi,  s'est suicidé avec le feu devant la préfecture de Laayoune. Deux jours plus tard, un autre homme a également essayé d'enlever sa vie dans une station-service de la même ville. Le 14 novembre, quelqu'un a mis le feu après un arrêté de 25 ans à Berkane et il est mort deux jours plus tard. Le 29 novembre est décédé un employé
d'environ 60 ans de l'institut spécialisé du cinéma et de l'audiovisuel à Rabat,  qui a été brûlé dans le bâtiment de l'institut pour protester contre son licenciement.
 
Cette liste ne comprend pas le cas du Marocain qui a pris feu le 7 décembre, devant l'ambassade du Maroc à Madrid pour protester contre sa situation en Espagne. D'autres tentatives dont a à peine  la presse en arabe n' a qu'à peine  parlé.

Le politique Mounia Chaïbi-Bennani et la directrice de l'œuvre collective "Résistance et protestations dans les sociétés musulmanes", expliquent que les victimes sont généralement des personnes isolées, sans ressources sociales pour organiser une protestation  ou une manifestation. " cette augmentation de l'immolation peut être influencée par le suicide de Bouazizi, en Tunisie, qui a provoqué le printemps arabe. Mais il ne suffit pas d'une immolation par le feu pour déclencher une révolution. Derrière la mort et ces émeutes il y a toujours beaucoup d'autres éléments ".

Chaïbi-Bennani estime que bien que les manifestations qui ont eu lieu au Maroc à la suite du printemps arabe n'ont pas réussi à changer le régime politique, elles ont réussi à tisser un réseau de protestations qui est latent dans la société et qui peut être effective à tout moment. " C'est ce qu'on a mis en évidence dans les protestations de alhucema, à la suite de la mort du vendeur ambulant de poisson ", ajoute Chaïbi Bennani." Le régime marocain a réussi à affaiblir les partis politiques, mais  n'a pas affaibli les mouvements qui se déplacent en marge de la politique institutionnelle ".

Seulement quand l'injustice est très flagrante, comme dans le cas de la jeune femme violée ou la vendeuse à la qu'on lui a enlevé le poste et le foulard, les gens sortent dans la rue et l'administration prend des mesures. Pendant ce temps, ces suicides continuent, et sont traités  par la presse et de l'administration, comme des événements isolés et non pas comme un problème social.
 
Le Roi a également dénoncé les abus de pouvoir

La Hogra, le sentiment d'impuissance face à des injustices des autorités devient parfois si évidente au Maroc que le roi Mohamed VI a dénoncé dans son discours d'ouverture du Parlement le 14 octobre, la négligence et l'abus d'autorité de certains fonctionnaires qui ne parviennent pas à comprendre quel est leur devoir. Le Roi a fait allusion aux citoyens qui ont recours à lui au milieu de tout acte officiel dans la rue pour lui faire parvenir leurs plaintes ou demandes. En effet, en juin, un Marocain a été condamné à un an de prison pour s'être jeté sur la décapotable en marche du monarque dans un quartier de Rabat.

" Mais, est-ce que les gens me demanderaient d'intervenir si l'administration ne  s'acquitte pas de son devoir ?", demandait le roi dans son discours. "Ils se tournent vers moi parce qu' ils se trouvent face à huis clos ou parce que l' administration agit avec négligence ou même pour se plaindre d' une injustice dont ils ont souffert".

http://internacional.elpais.com/internacional/2016/12/20/actualidad/1482193796_926096.html
Voir l’original

internacional.elpais.com|Par Francisco Peregil

Que vaut le « prix Mandela » décerné à Mohammed VI ?

À l'origine « C'est une belle consécration pour le roi Mohammed VI », écrit le HuffPost Maroc. « Mohammed VI lauréat d’un prestigieux prix en France », renchérit H24. D’autres aussi en ont parlé en des termes laudateurs, parmi eux : Medias24 , Maroc Hebdo, LeSiteInfo, AlYaoum24, Hespress, ChoufTV etc...
mobile.ledesk.ma,
  • « L’institut Mandela », présidé par Paul Kananura qui se présente comme, « expert en géopolitique et politiques publiques, exerçant des fonctions de conseil stratégique auprès des gouvernements et des grandes entreprises », n’a en réalité aucun lien avec la grande figure politique sud-africaine dont il utilise le nom et quelques photographies sur son site, si ce n’est que son président d’honneur, Olivier Stirn est qualifié « d’ami de Mandela»
      Étonnant aussi qu’un institut qui décerne des prix à des personnalités politiques mondiales mette en avant dans son communiqué un compte Facebook désactivé, une simple adresse gmail et un numéro de téléphone mobile pour tout points de contact. Autre anomalie pour un organisme étranger : le nom du roi est suivi de la formule très officielle « que Dieu le garde » que seuls les médias d’Etat marocains et la MAP s'échinent à utiliser. D’ailleurs, l’agence de presse officielle n’a pas fait état de ce prix. Un signe pour le moins alarmant s'agissant d'une distinction dite de prestige.

Rapport 2015/2016 d’Amnesty International

© Leonhard Foeger/REUTERS

Vos droits sont en danger : l’année 2015 a été marquée par des attaques contre les libertés fondamentales dans le monde entier, de nombreux États ayant violé de manière éhontée le droit international et ayant délibérément porté des coups aux institutions créées pour protéger les droits humains

Dans un contexte où la défense des intérêts nationaux à court terme et l’imposition de mesures sécuritaires draconiennes donnent lieu à un assaut massif contre les libertés et les droits fondamentaux, la protection internationale des droits humains est en péril, s’est alarmée Amnesty International lors du lancement de son bilan annuel de la situation des droits humains dans le monde.

Rapport AI : TORTURE ET AUTRES MAUVAIS TRAITEMENTS : sur le cas d’Ali Aarrass et d’autres prisonniers au Maroc…



                                                                                           Rapport Amnesty International 2015/2016  Ali Aarrass et d’autres prisonniers au Maroc…(pg 295-296).

dans ORGANISATIONS POUR LES DROITS DE L'HOMME / FOR HUMAN RIGHTS par
 


                          

« …Les autorités n’ont pas fait en sorte que les détenus soient correctement protégés contre la torture et les mauvais traitements. Elles n’ont notamment pas enquêté dans les meilleurs délais sur les allégations de sévices et n’ont pas obligé les responsables présumés à rendre compte de leurs actes.
Les autorités marocaines ont clôturé en septembre l’enquête sur les allégations de torture formulées par Ali Aarrass, qui avait été ouverte en mai 2014 à la suite d’une décision du Comité contre la torture [ONU]. Bien que le Groupe de travail sur la détention arbitraire [ONU] ait demandé sa remise en liberté immédiate, Ali Aarrass demeurait incarcéré. Trois ans après son pourvoi, il attendait toujours une décision de la Cour de cassation.
Des prisonniers ont observé des grèves de la faim pour protester contre les mauvais traitements qui leur auraient été infligés par les gardiens et contre la dureté de leurs conditions de détention, notamment la surpopulation ainsi que le manque d’hygiène et d’accès aux soins médicaux.
Les autorités ont réagi aux allégations de torture contre des responsables marocains formulées devant des tribunaux français et soumises à des organes des Nations unies en inculpant les plaignants de diffamation, entre autres chefs

Titres sur https://solidmar.blogspot.com du 18 au 25/128/2016

 Titres sur https://solidmar.blogspot.com du 18 au 25 décembre. 



samedi 24 décembre 2016

Alkarama critique le CNDH Conseil national des droits de l'homme au Maroc

Luk Vervaet et Libérez Ali Aarrass ont partagé un lien.

  • Luk Vervaet 
    "Dans les cas d'Ali Aarrass, Mostafa Hasnaoui, Abeddesamad Bettar, le CNDH n'a pas suffisamment exigé des autorités qu'ils appliquent les décisions du Groupe de travail sur la détention arbitraire des Nations Unies, qui a déclaré que leur détention était arbitraire et qu'ils devaient être libérés immédiatement"

jeudi 22 décembre 2016

43 avocats internationaux en soutien aux militants sahraouis de Gdeim Izik

Déclaration publique du Collectif international d’avocats en soutien aux prisonniers politiques de Gdeim Izik
Le 26 décembre débutera le procès en appel des
prisonniers politiques sahraouis de Gdeim Izik poursuivis par la justice marocaine. 24 militants et défenseurs des droits de l’homme Sahraouis arrêtés, torturés et condamnés en raison de leur participation présumée au camp de protestation de Gdeim Izik en 2010, une mobilisation collective spectaculaire destinée à protester contre les discriminations économiques et sociales dont les Sahraouis s’estiment victimes de la part du gouvernement marocain.

Le 16 février 2013, les 24 accusés avaient été condamnés par un tribunal militaire à de très lourdes peines à l’issue d’un procès inéquitable. Les juges avaient refusé d’entendre les témoins cités par la défense, d’ordonner une expertise médico-légale concernant les allégations de torture et n’avaient pas mentionné les noms d’agents des forces de l’ordre marocains supposément tués par les accusés. 

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Rétablir la vérité sur la crise des politiques migratoires qui traverse aujourd’hui l’Union européenne (UE).

Tout citoyen européen ayant un logement de + de 60m2 devra accueillir un migrant. Pour en savoir plus lire l’article.

Bien sûr, cette information est totalement fausse. Mais si vous lisez ceci, c’est que vous avez cliqué et peut-être y avez-vous même cru…

Aujourd’hui de nombreuses rumeurs et contre-vérités circulent sur les migrant-e-s. À l’occasion de la Journée internationale des migrant-e-s du 18 décembre, nous avons souhaité dénoncer cette tendance à la désinformation sur une question pourtant si grave.
Des dirigeant-e-s européens et certains médias contribuent à véhiculer des idées reçues sur la politique migratoire européenne et la situation des personnes migrantes qui arrivent ou vivent sur le territoire européen.
Nous souhaitons rétablir la vérité sur la crise des politiques migratoires qui traverse aujourd’hui l’Union européenne (UE).

El Hasnae, morte après un viol, devient un nouveau symbole de lutte

Le viol collectif puis la mort d’El Hasnae, 18 ans, dans des circonstances non élucidées a poussé une association à se mobiliser. Revendication:

 Renforcer l’arsenal juridique pour protéger les femmes victimes de viols.

El Hasnae, 18 ans, est morte des suites du traumatisme d’un viol collectif dont elle a été victime. Sa disparition a marqué la fin d’un supplice qui a duré plusieurs mois, depuis la terrible agression qu’elle a subie. L’association Union féministe libre (UFL) a choisi d’ériger El Hasnae en symbole de la violence contre les femmes au Maroc, à travers une vidéo publiée le 10 décembre sur les réseaux sociaux.

Justice enfin rendue au peuple sahraoui ?

Sahara Info Décembre 2016


Ce 21 décembre 2016, la Cour de Justice de l'Union européenne, a rendu un verdict sans ambiguïté qui rappelle avec clarté et force que le Sahara occidental ne fait pas partie du Royaume du Maroc et qui en même temps protège à terme le Sahara occidental de l'exploitation de ses richesses par l'occupant marocain.
Ce n'est pas la première fois que nous abordons ce sujet de la protection des ressources du Sahara occidental, territoire non-autonome. Mais ce verdict de décembre est une étape formidable pour le peuple sahraoui et un sacré revers pour le Maroc ! 

mercredi 21 décembre 2016

Ali Aarrass, on n’oublie pas ! Chants et lettre(s) au Ministère des Affaires étrangères (21 décembre 2016)


dans ACTIONS/AU PARLEMENT par
 
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Monsieur le Ministre,
Monsieur Reynders,
Je vous écrivais le 2 août 2013 pour  “vous supplier” d’intervenir auprès de vos homologues marocains pour que cessent les mauvais traitements et les tortures à l’encontre d’Ali Aarrass, ce compatriote, innocent – et vous ne pouvez l’ignorer, victime d’une terrible erreur judiciaire “kafkaïenne” qui a fait basculer sa vie et celle de sa famille dans l’horreur absolue, il y a 8 ans.
Votre cabinet n’a jamais même daigné m’envoyer un accusé de réception. Trois ans et trois mois plus tard, la situation d’Ali a encore empiré.
Je reviens donc vers vous, vous qui avez le pouvoir et même le devoir d’intervenir pour que cet homme ait droit à une protection consulaire (un des droits humains):  qu’il soit enfin entendu, soigné, respecté et traité humainement…

Avant qu’il ne soit trop tard

L’épouse d’Ali, Houria qui a pu lui rendre visite le 8 novembre dernier décrit les conditions de détention actuelles de son mari absolument abominables. Sa soeur, Farida exprime du reste les plus vives inquiétudes pour sa santé physique mais  aussi “mentale”.  Selon ses dires, lors de son dernier entretien avec lui (de quelques minutes, une fois par semaine), il “s’éteint mentalement”. L’isolement total est une torture insupportable.
Il est enfermé dans une cellule 23h/24 dans un long couloir où il y a plus de 30 cellules, toutes vides. Son lit est en béton. On lui a remis 2 couvertures militaires toutes fines. Celles qu’il avait avant, il a du me les remettre car interdites, ainsi que les draps et tous les objets qui lui servait pour cuisiner. Ainsi que les réserves qu’il avait encore en pâtes, café, infusions… Il a droit à 1 heure de promenade toujours tout seul. Il en profite pour faire un peu de sport, pour se maintenir tant bien que mal, en forme…. Nourriture abjecte fournie sans échange, pas le moindre mot. Privation de tout contact humain et cela même lors de son heure de préau !
Les tortures, morales ou physiques, sont une monstruosité, une insulte à l’Humanité.
Par votre silence et votre non-intervention, la Belgique se rend complice et serait responsable si par malheur Ali ne survivait pas.


Vous qui prétendez défendre les droits humains, svp, Monsieur Reynders,  intervenez, vite
C’est urgent.

Recevez mes salutations,
Mireille Péromet
(Photos EVER)
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L'enfermement en isolement ou la mise à mort sociale d'Ali Aarrass : une réponse à Monsieur Tamek de la DGAPR Du Maroc

Une réponse à Monsieur Tamek de la DGAPR Du Maroc

Par Luk Vervaet

Les témoignages de Farida, sa sœur,[1] et de Houria, son épouse,[2] les deux personnes avec qui Ali Aarrass a eu un contact depuis son transfert à la prison de Tiflet, il y a plus de deux mois, sont sans appel. Ali Aarrass est bel et bien enfermé en isolement total, dans des conditions inhumaines. Aucune raison n’a été donnée, ni pour son transfert, ni pour sa mise en isolement.
Les autorités marocaines veulent-elles contraindre définitivement au silence un homme qui n’a pas cessé de revendiquer ses droits et de dénoncer les conditions de détention, les abus et la violence au sein des prisons marocaines ?
Son transfert à Tiflet est survenu deux mois après la sortie de petites vidéos sur les abus au sein de la prison de Salé II en juillet et août 2016.[3] A défaut de trouver le(s) coupable(s) pour ces publications clandestines, les autorités ont accusé Ali d’en être l’auteur. L’homme, qui a toujours assumé la responsabilité pour ses actes et ses propos, quel que soit le prix à payer, a nié.