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lundi 23 janvier 2017

Nouveau procès des prisonniers politiques sahraouis du groupe de Gdeim Izik le 23 janvier 2017 : aidez-nous à financer leur défense !

 Sahara Info n°106
Les détenus sahraouis du groupe de Gdeim Izik ont été condamnés à de très lourdes peines en février 2013, au cours d'un procès inique devant un tribunal militaire marocain, parce qu'ils sont des militants favorables à l'autodétermination et à l'indépendance du Sahara occidental.
Lors de leur nouveau procès, qui reprend le 23 janvier et qui pourrait durer une dizaine de jours, nous devons soutenir fortement leur défense. Pour cela, il nous faut rassembler des moyens financiers auxquels nous vous demandons de participer.

jeudi 22 décembre 2016

43 avocats internationaux en soutien aux militants sahraouis de Gdeim Izik

Déclaration publique du Collectif international d’avocats en soutien aux prisonniers politiques de Gdeim Izik
Le 26 décembre débutera le procès en appel des
prisonniers politiques sahraouis de Gdeim Izik poursuivis par la justice marocaine. 24 militants et défenseurs des droits de l’homme Sahraouis arrêtés, torturés et condamnés en raison de leur participation présumée au camp de protestation de Gdeim Izik en 2010, une mobilisation collective spectaculaire destinée à protester contre les discriminations économiques et sociales dont les Sahraouis s’estiment victimes de la part du gouvernement marocain.

Le 16 février 2013, les 24 accusés avaient été condamnés par un tribunal militaire à de très lourdes peines à l’issue d’un procès inéquitable. Les juges avaient refusé d’entendre les témoins cités par la défense, d’ordonner une expertise médico-légale concernant les allégations de torture et n’avaient pas mentionné les noms d’agents des forces de l’ordre marocains supposément tués par les accusés. 

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samedi 17 décembre 2016

Nouveau procès pour les prisonniers de Gdeim Izik


ACAT - L'ONG CHRÉTIENNE CONTRE LA TORTURE ET LA PEINE DE MORT

Sahara OccidentalMaroc
Actualité


Alors que leur nouveau procès débutera devant la Cour d’appel de Rabat le 26 décembre, les accusés demandent à être transférés et jugés au Sahara occidental occupé, comme l’exige le droit international humanitaire.
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Crédits : Daniel Bobadilla / Flickr Creative Commons
 
Le 16 / 12 / 2016 Alors que leur nouveau procès débutera devant la Cour d’appel de Rabat le 26 décembre, les accusés demandent à être transférés et jugés au Sahara occidental occupé, comme l’exige le droit international humanitaire.
Les 24 accusés ont été arrêtés, torturés et condamnés à de lourdes peines sur la base d’aveux signés sous la torture en raison de leur participation au camp de protestation sahraoui de Gdeim Izik en 2010. Les condamnations ont été prononcées le 16 février 2013 par le tribunal militaire à l’issue d’un procès inique marqué notamment par le refus d’entendre les témoins cités par la défense et d’ordonner une expertise médico-légale concernant les allégations de torture. Les noms des victimes que les accusés sont présumés avoir tuées n’ont même pas été mentionnés lors du procès. 
 Le Comité contre la torture des Nations unies vient d'ailleurs de condamner le Maroc à la suite d'une plainte déposée par Naâma Asfari, l'un des détenus de Gdeim Izik. 

lundi 3 octobre 2016

Les prisonniers politiques de Gdeim Izik réprimés par l’administration la prison marocaine d’El Arjat

Sahara Press Service, 3/10/2016
Rabat (Maroc), 03 oct 2016 (SPS)
 
 Les prisonniers politiques sahraouis du groupe de Gdeim Izik ont été réprimés par les agents  de l’administration pénitentiaires de la prison marocaine d’El Aarjat pour avoir protesté contre les dures conditions dans cette prison et la confiscation de tous leurs biens, a indiqué une source médiatique sahraouie.
 
Ces mêmes forces sont intervenues brutalement contre ces prisonniers politiques sahraouis causant plusieurs blessés parmi eux  et confisquant leurs propres biens.
Les méthodes de répression menées par l’administration pénitentiaire de la prison marocaine sont en contradiction avec les principes internationaux sur le traitement des prisonniers et des détenus d’opinion et avec les engagements de l’État marocain vis-à-vis du  respect des droits de l’homme et l’interdiction de toutes les formes de torture et de traitements cruels.
 
Pour rappel, les autorités marocaines ont  procédé en août dernier au transfert de 21 prisonniers politiques sahraouis du groupe de Gdeim Izik depuis la prison de Salé vers celle d’El Aarjat, après l’annonce de la Cour de Cassation marocaine le 27 juillet 2016 du  renvoi de l’affaire des 23 prisonniers politiques  sahraouis condamnés par une cour martiale marocaine à de lourdes peines allant de 20 ans à la perpétuité, devant une juridiction pénale de droit commun.
En novembre 2010, des affrontements ont éclaté au Sahara occidental, lorsque les forces de sécurité marocaines ont démantelé un camp sahraoui à Gdeim Izik où des milliers de Sahraouis manifestaient pour des revendications sociales et économiques.
Des centaines de sahraouis ont été arrêtés et 25 d’entre eux ont été condamnés par un tribunal militaire à des lourdes peines d’emprisonnement allant de 20 ans à la perpétuité.
Les prisonniers politiques sahraouis avaient mené plusieurs fois, des grèves de la faim pour protester contre leur incarcération arbitraire et leur jugement inéquitable.
Des organisations internationales, ainsi que les familles des prisonniers avaient, à plusieurs occasions demandé un procès équitable, conformément au droit international dans ce dossier, puisqu’il s’agit de détenus politiques. (SPS)
 


mercredi 3 août 2016

Le président de la RASD salue la résistance des prisonniers politiques sahraouis (groupe Gdeim izik)


 Le Président de la République, SG du Front Polisario, Brahim Ghali a affirmé que les prisonniers politiques conduisent aujourd’hui la résistance pacifique dans les territoires occupés et au sud du Maroc.
Dans une lettre adressée aux prisonniers politique sahraouis de Gdeim Izik, le président de la République a souligné qu’”ils brossent les tableaux de gloire et écrivent des pages de l’histoire qui resteront gravés dans la mémoire collective du peuple sahraoui, pour lequel  vous donnez le meilleur exemple de fidélité aux martyrs”.
“Vous avez affirmé à travers votre résistance incomparable et votre défi à l’arrogance et à la tyrannie de la force d’occupation marocaine, vos grèves de la faim, ainsi que votre refus de se soumettre au colonisateur, malgré les formes d’abus, de torture et de harcèlement”, a estimé le président de la République.
 “Les manœuvres de l’État d’occupation marocaine ne tromperont pas les Sahraouis, elles reflètent la confusion de tortionnaires marocains après leur échec de briser la volonté du peuple sahraoui. Ces  nouvelles manœuvres du Maroc  visent à prolonger la tragédie de ce peuple, mais en même temps est une défaite pour le Maroc”, a-t-il souligné.
“Le fait de transférer les prisonniers sahraouis devant un tribunal civil est une reconnaissance de l’illégalité du jugement des prisonniers politiques sahraouis (groupe de Gdeim Izik) et par conséquent ils doivent être libre”, a-t-i ajouté.
Le jugement de ces prisonniers politiques sahraouis devant une cour martiale est “injuste et constitue une violation flagrante de la loi et de la légitimité,  dont le Maroc doit payer le prix”, a-t-il dit, appelant à la libération immédiate et inconditionnelle des prisonniers politiques sahraouis.
La légalité de la cause, votre résistance et celle de vos compagnons dans les prisons marocaines et le soutien des masses de l’intifada de l’indépendance et du peuple sahraoui dans son ensemble, les efforts des organisations et associations des droits de l’homme et des amis de la juste cause sahraouie dans le monde ont imposé aux autorités marocaines de revoir le procès illégal de prisonniers politiques sahraouis.
La lutte du peuple sahraoui, conduite par le Front Polisario, est une lutte pour la liberté et le parachèvement de décolonisation de la dernière colonie en Afrique,  le Sahara occidental, a rappelé le président de la République, exprimant l’attachement du peuple sahraoui aux principes pour lesquels se sont voués les martyrs et dont le dernier était le président de la République, Mohamed Abdelaziz en date du 31 mai 2016.(SPS)

mardi 2 août 2016

Après la cassation de leur jugement de 2013, libération immédiate et sans condition des 23 prisonniers sahraouis du groupe de Gdeim Izik


 Sahara Info n° 99 - aout 2016

Après la cassation de leur jugement de 2013, libération immédiate et sans condition des 23 prisonniers sahraouis du groupe de Gdeim Izik

Il aura fallu presque 6 ans depuis leur incarcération à Rabat-Salé, à plus de 1000 km de leur pays, le Sahara occidental occupé par le Maroc, il aura fallu plus de 3 ans depuis leur condamnation à de très lourdes peines (de 20 ans à perpétuité) par un tribunal militaire, au cours d'un procès qui les a condamnés sans preuve, si ce n'est des aveux extorqués sous la torture, alors que les pourvois en cassation ont été déposés au lendemain même du jugement du 17 février 2013, pour qu'enfin la Cour de Cassation marocaine annonce, ce mercredi 27 juillet 2016, la cassation du jugement des 23 condamnés du groupe de Gdeim Izik et le renvoi de l'affaire devant une juridiction pénale de droit commun, la cour d'appel de Rabat.
C'est un premier succès dont nous ne pouvons que nous féliciter, même si nous ne sommes pas naïfs, le moment choisi n'est pas anodin : à deux jours du rituel discours du Trône, gageons que l'annonce de cette cas-sation sera mise à profit par le roi pour faire valoir l'excellent fonction-nement de la justice du royaume, la juste mise en œuvre de la loi, etc.

vendredi 29 juillet 2016

Prisonniers politiques sahraouis de Gdeim Izik: l’AI pour un procès civil équitable



  28/7/2016 

LONDRES - L’organisation des droits de l’Homme, Amnesty International (AI) a plaidé, mercredi, pour un procès équitable, conforme aux normes internationales, pour les prisonniers politiques sahraouis du groupe de Gdeim Izik, détenus arbitrairement par les autorités d’occupation marocaines.
Après un premier procès en 2013, entaché d’irrégularités, devant un tribunal militaire, le nouveau procès devant un civil devrait être "équitable, conforme aux normes internationales, basé sur une enquête impartiale", a souligné l’ONG.

mercredi 20 juillet 2016

La CEAS lance un appel au respect des droits des prisonniers politiques sahraouis dans les prisons marocaines

19/7/2016
 
MADRID - La coordination espagnole des associations amies avec le Sahara Occidental (CEAS) a lancé un appel à la communauté internationale pour veiller au respect des droits des prisonniers politiques sahraouis détenus dans les prisons marocaines.
 
        Cette coordination a, dans une déclaration publiée lundi sur son site à l'occasion de la journée mondiale "Nelson Mandela", rappelé le cas des prisonniers politiques sahraouis "injustement emprisonnés par le régime marocain pour la défense pacifique de leur droit légitime à l'autodétermination". Pour ce faire, la coordination espagnole des amies avec le Sahara occidental demande à ce que ces prisonniers doivent "avoir accès à des normes minimales universellement acceptées notamment le respect dans leur traitement et dans leurs conditions de détention".
        La CEAS a particulièrement tenu à rappeler dans cette optique, la situation injuste des 24 militants sahraouis qui ont été arrêtés après le démantèlement violent (8 novembre 2010) du camp de Gdeim Izik pour avoir protesté contre la marginalisation continue et persistante de la population sahraouie dans son propre pays et condamnés par le tribunal militaire de Rabat en février 2013 à de longues peines. 
        La CEAS adhère à l'occasion de cette journée internationale (Nelson Mandela) aux appels internationaux pour la mise en œuvre rapide des "règles révisées Mandela" dans le traitement des détenus, version adoptée le 17 décembre 2015, a-t-on ajouté avant de préciser que "son adoption est une étape historique et l'une des plus importantes réalisations dans le domaine des droits de l'homme au cours des dernières années".
        L'assemblée générale des Nations unies avait décidé que cette résolution soit connue sous le nom de "règles Mandela" afin d'honorer l'héritage de l'ancien président de l'Afrique du sud. Elle a également établi la journée Mandela qui coïncide avec le 18 juillet de chaque année pour promouvoir les conditions humaines de détention.
        De nombreuses manifestations regroupant des élus et citoyens espagnols faisant partie des associations de soutien au peuple sahraoui ont été organisées au cours de ces derniers mois dans différentes villes espagnoles pour exiger la libération des prisonniers politiques détenus injustement dans les prisons marocaines et parmi eux les prisonniers du camp de Gdeim Izik.
        Ces manifestations ont été clôturées par l'organisation, d'un grand rassemblement devant le siège du ministère espagnol des Affaires étrangères et de la coopération, le 16 avril 2016 à Madrid durant lequel, les manifestants ont exigé la libération de tous les prisonniers politiques sahraouis.
        Une délégation de huit juristes internationaux composées d'avocats espagnols, Français et belge, partie au Maroc en avril dernier dans le but de rencontrer des avocats marocains et sahraouis assurant la défense des prisonniers politiques sahraouis a été, rappelle-t-on, arrêtée puis expulsée du territoire marocain.
        Les juristes espagnols en l'occurrence, Fransisco Serrano et Juan Carlos Gomez avaient affirmé lors de leur retour en Espagne "leur détermination à continuer à défendre les droits des prisonniers politiques sahraouis".

jeudi 7 avril 2016

Les prisonniers de Gdeim Izik suspendent leur grève de la faim après que les autorités marocaines ont promis de satisfaire leurs demandes.

Maroc/ Sahara Occidental: Les prisonniers de Gdeim Izik suspendent leur grève de la faim 

 


                                     COMMUNIQUÉ

Après 37 jours de grève de la faim, en raison des conséquences connues de la détérioration de la santé des prisonniers,
A la demande de nos familles, du peuple sahraoui, d’organisations amies qui soutiennent notre cause à travers le monde, et de l’Association marocaine des droits de l’homme, pour sauvegarder la vie des prisonniers, et partant de l’engagement pris par l’État marocain, à travers le Conseil marocain des droits de l’homme, lors de la rencontre qui a eu lieu aujourd’hui 5 avril 2016, d’accélérer le processus judiciaire devant la Cour de cassation, et de respecter totalement nos droits comme prisonniers politiques.

Nous déclarons l’interruption de notre grève de la faim jusqu’à l’obtention de notre demande principale : notre libération inconditionnelle.
Nous réaffirmons notre détermination à exercer tous nos droits garantis par la légalité internationale.
Nous appelons à un exercice accru de pression politique sur l’État marocain pour obtenir notre libération et pour qu’il respecte ses obligations internationales.
Nous saluons la lutte de notre peuple, le peuple sahraoui, et son engagement en faveur de la liberté et de la dignité.

Comité de grève des prisonniers de Gdeim Izik



mercredi 6 avril 2016

Appel á la constitution d'un collectif de juristes pour soutenir les prisonniers politiques sahraouis

Appel á la constitution d'un collectif de juristes pour soutenir les prisonniers politiques sahraouisL’ACAT participe à la constitution en urgence d’un collectif de juristes pour soutenir 13 détenus sahraouis qui mènent une grève de la faim depuis le 1er mars pour dénoncer leur torture, leur détention arbitraire et l’inertie de la justice marocaine.


Ces 13 détenus sont parmi les 24 militants et défenseurs des droits de l’homme sahraouis qui ont été arrêtés, torturés et condamnés pour leur participation au camp de protestation sahraoui de GdeimIzik. Vous trouverez ci-dessous une brève présentation de leur affaire.

Condamnés le 16 février 2013 par un tribunal militaire à de très lourdes peines à l’issue d’un procès manifestement inique, ils attendent depuis près de trois ans que leur pourvoi en cassation soit examiné. Leurs tortures, leur détention arbitraire et leur condamnation ont été dénoncées par le Comité contre la torture, le Rapporteur spécial des Nations unies sur la torture et le Groupe de travail sur la détention arbitraire. En 2014, les autorités marocaines ont amendé la loi relative à la justice militaire, pour mettre fin à la compétence des tribunaux militaires sur les civils mais les condamnés de GdeimIzik n’ont pas pour autant été rejugés par un tribunal civil.

En désespoir de cause, 13 de ces détenus ont entamé une grève de la faim illimitée le 1er mars dernier (les autres condamnés les soutiennent mais ne peuvent jeûner en raison de problèmes de santé liés à leurs tortures et aux conditions de détention).. Les autorités marocaines font la sourde oreille alors que leur état de santé se détériore de jour en jour. Leurs avocats marocains et sahraouis sont démunis.

jeudi 31 mars 2016

Rappel ACAT : Maroc- des détenus sahraouis en grève de la faim depuis le 1er mars



ACAT (Action des chrétiens pour l’abolition de la torture)
Communiqué de presse

Le 1er mars, le défenseur des droits de l’homme sahraoui Naama Asfari et 11 de ses codétenus ont entamé une grève de la faim illimitée pour protester contre leur détention arbitraire. Alors que leur état de santé s’est détérioré, l’ACAT appelle la France à faire pression sur le Maroc pour que Naama Asfari et ses codétenus soient libérés.
Le 15 mars, les grévistes de la faim avaient perdu en moyenne 7 kilos chacun. Ils souffrent pour la plupart de douleurs chroniques au cœur et aux intestins ainsi que d’une baisse de la tension artérielle. Après 17 jours de grève, aucun responsable pénitentiaire n’étant  venu s’enquérir des revendications des détenus ces derniers ont décidé d’arrêter les consultations médicales, basées sur des mesures de poids, du pouls et de la tension.
Cela fait trois ans que Naama Asfari et ses coaccusés ont été condamnés pour leur participation présumée au camp de protestation sahraoui de Gdeim Izik en novembre 2010 [1]. Au cours de l’évacuation forcée du camp, des affrontements ont éclaté entre l’armée et des manifestants sahraouis, au cours desquels neuf soldats marocains auraient trouvé la mort. 
Naama Asfari a été condamné pour meurtre alors même qu’il a été arrêté la veille du démantèlement. Torturé, battu, humilié, privé d’eau et de nourriture pendant sa garde à vue en 2010, il avait signé des aveux sous la torture. Ces aveux sont les seuls fondements de sa condamnation inique, dictée par un tribunal militaire : 30 ans de prison. Avec lui, 24 autres militants sahraouis ont subi un sort similaire et ont été condamnés à des peines allant de 20 ans à la réclusion criminelle à perpétuité. Les tortures qu’ils ont subies ainsi que leur procès ont été condamnés par plusieurs instances des Nations unies.
Selon Hélène Legeay, responsable Maghreb/Moyen-Orient à l’ACAT, « la grève de la faim de ces militants sahraouis a déjà trop duré. Après trois ou quatre semaines de grève de la faim, des dégâts parfois irréversibles apparaissent. Comment la France peut-elle rester silencieuse face à des victimes de torture qui mettent leur vie en jeu pour réclamer justice, tout en réaffirmant qu’elle va décorer un responsable marocain soupçonné de complicité de torture ?» |2]
Le mandat de la MINURSO, la mission des Nations Unies au Sahara occidental, sera renouvelé à la fin du mois d’avril. Il s’agit de la seule mission de l’ONU qui ne dispose pas d’un volet concernant les droits de l’homme, notamment du fait de l’opposition du gouvernement français.
En février 2014, l’ACAT a déposé une plainte pour torture en France aux côtés de Naama Asfari et son épouse française, Claude Mangin. L’ACAT a aussi porté plainte contre le Maroc auprès du Comité contre la torture des Nations unies.
Contact presse :
Pierre Motin, 01 40 40 40 24 / 06 12 12 63 94
 pierre.motin@acatfrance.fr
 
Notes aux rédactions :
·         [1] À partir du 9 octobre 2010, des milliers de Sahraouis d'El-Ayoun, Boujdour, Dakhla et Smara, des villes situées dans la partie du Sahara occidental sous administration marocaine, ont quitté leur résidence pour s’installer dans des campements temporaires à la périphérie des villes. Il s’agissait là d’une mobilisation collective spectaculaire destinée à protester contre les discriminations économiques et sociales dont les Sahraouis s’estiment victimes de la part du gouvernement marocain.
·         [2] Le 20 septembre 2015, François Hollande a annoncé qu’Abdellatif Hammouchi, le chef de la DGST marocaine, « se fera remettre la distinction d'officier de la Légion d'honneur au moment où ce sera souhaitable et opportun ».

mardi 29 mars 2016

13 prisonniers politiques sahraouis du groupe de Gdeim Izik poursuivent depuis le1er mars leur grève illimitée de la faim dans la prison de Rabat-Salé



Introduction : Ils commencent aujourd'hui leur 29 ème jour de grève et sont décidés à poursuivre jusqu'au bout de leurs forces pour gagner ce qui est strictement leur droit : le recours à la cassation pour obtenir l'annulation du jugement inéquitable prononcé par un tribunal militaire, leur libération au terme d'un procès qui doit se tenir devant une Cour civile ou simplement leur libération.
Dès que nous recevrons d'autres nouvelles nous vous transmettrons un nouveau message !

J 29 (29éme jour de grève de la faim)
Reçu à J28 un message de Naama Asfari

Depuis le 1° mars 2016, la grève de la faim, est notre action à partir de la prison. Nous l'avons décidée, après des débats importants entre nous, les 21 prisonniers, pour élaborer une action et nous mettre d'accord sur les objectifs à atteindre. Notre combat fait partie de la lutte de notre Peuple et se situe dans le cadre du projet national d'action élaboré par le 14° congrès de notre organisation, le Front Polisario, seul représentant de tous les Sahraouis. Ce Congrès a été celui de notre héros et martyr Khalil Sid M'Hamed. C'est grâce à lui, à son engagement, à sa générosité que nous sommes devenus ce que nous sommes aujourd'hui.

Hassan Dah, jeune journaliste sahraoui de 29 ans, condamné à 30 ans de prison au procès de Gdeim Izik




Par Marie-Jo Fressard, solidmar



Depuis que je parraine Hassan, j’ai cherché à connaître son parcours avant cette inhumaine condamnation à 30 ans de détention, basée sur des aveux obtenus au cours de séances de torture, comme c’est le cas des autres prisonniers arrêtés à la suite du démantèlement du camp de Gdeim Izik, en novembre 2010.


 Hassan est sahraoui, et comme tous les enfants sahraouis il a compris très tôt, que dans son pays on ne peut pas faire ce qu’on veut, que les sit-in attirent les forces de l’ordre qui tabassent les manifestants et même ceux qui regardent. 


A partir de 18 ans il va connaitre les arrestations, les séjours de en prison, la torture et il participe à de nombreuses grèves de la faim en guise de protestation.


En octobre 2007, Hassan et ses amis, arrêtés chez eux pendant la nuit,  se trouvent dans un état lamentable, torturés à l’électricité sur les parties sensibles du corps, les yeux bandés, laissés nus sur le sol et aspergés d’eau de temps à autre. La police veut les contraindre, en les menaçant de viol, à signer le procès-verbal sans qu’ils puissent même en connaitre le contenu. 


En mars 2008, un rapport est fait sur leur état de santé,  après 20 jours de privation de nourriture : Hassan souffre de fortes douleurs à l’estomac.


 En  septembre 2009, il se fait arrêter avec son ami Sidi. Les policiers leur bandent les yeux, les emmènent en voiture au bord de la rivière Sakiat Elhamra, les frappent violemment pendant plus d’une demi-heure, puis les emmènent à la wilaya de la sécurité, pour d’autres coups et insultes....


En aout 2010, Hassan est à nouveau arrêté. Extrait de son long témoignage : « Ils m’ont menacé de me forcer à m’asseoir sur une bouteille en verre, ensuite ils ont ligoté mes mains devant mes tibias. Ils ont passé un bâton sous mes genoux pliés et par-dessus mes bras. Ils m’ont suspendu en hauteur. J’avais la tête en bas, les policiers appellent ça « poulet rôti ». Ils m’ont frappé pendant qu’ils répétaient les mêmes questions auxquelles je ne pouvais pas répondre. Ensuite ils ont versé de l’eau sale sur moi. Ça a coulé jusqu’à ma bouche et mon nez, jusqu’à ce que je me sente étouffer. »


Ce ne sont que de petits extraits de témoignages enregistrés par l’ASVDH, qui prouvent la cruauté des forces de l’ordre envers le « cher peuple » sahraoui de Mohammed VI.


Hassan fait partie du petit groupe de journalistes de l’Équipe Médias, qui diffuse des informations sur les évènements de Gdeim Izik. Ils sont dès le début étroitement surveillés. Hassan est arrêté par la police marocaine à El Ayoun, torturé, psychologiquement et physiquement, violé avec un bâton introduit dans le rectum, les yeux bandés, les mains menottées. On verse sur lui de l’eau froide (on est en décembre …) et de l’urine. Il souffre de blessures sur tout le corps. Les agents du service secret marocain l’accusent d’être le correspondant à la radio et à la TV du Front Polisario, et de leur donner des informations sur le campement de Gdeim Izik. » Ce qui est d’ailleurs exact, mais pas criminel pour un journaliste dont c’est le travail ! 
 Cette équipe de journalistes sahraouis basée dans les territoires occupés a pris beaucoup de risques pour recueillir l’information, l’écrire et la diffuser dans des versions plus objectives que celles des médias du colonisateur. C’est grâce à ces jeunes journalistes bénévoles, s’activant dans les territoires occupés, que l’insurrection de Gdeim Izika fait le tour du monde.



Au scandaleux procès de Gdeim Izik du 17 février 2013, Hassan est condamné à 30 ans de détention.


Les conditions de vie dans les geôles marocaines sont connues pour être inhumaines. Mais lorsque les prisonniers sont sahraouis, la garantie de l’impunité provoque souvent sur le personnel pénitentiaire un insoutenable déchainement de haine et de racisme.


C’est pour espérer obtenir au minimum une amélioration de leurs  conditions de détention, mais surtout pour obtenir un nouveau procès, être jugés suivant des normes légales internationales, un procès civil, une vraie justice, au contraire d'un procès mascarade avec des verdicts préparés d'avance, que Hassan et ses compagnons ont entamé une grève de la faim illimitée le 1 mars. 29 jours plus tard leurs exigences légitimes n’ont eu aucun écho.




Des détenus sahraouis du groupe Gdeim Izik en grève de la faim depuis le 1er mars



Le 1er mars, le défenseur des droits de l’homme sahraoui Naama Asfari et 11 de ses codétenus ont entamé une grève de la faim illimitée pour protester contre leur détention arbitraire. L'’ACAT appelle la France à faire pression sur le Maroc pour que Naama Asfari et ses codétenus soient libérés. 
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Crédits : Daniel Bobadilla / Flickr Creative Commons

 29 / 3 / 2016
Le 1er mars, le défenseur des droits de l’homme sahraoui Naama Asfari et 11 de ses codétenus ont entamé une grève de la faim illimitée pour protester contre leur détention arbitraire. Alors que leur état de santé s’est détérioré, l’ACAT appelle la France à faire pression sur le Maroc pour que Naama Asfari et ses codétenus soient libérés.
Le 15 mars, les grévistes de la faim avaient perdu en moyenne 7 kilos chacun. Ils souffrent pour la plupart de douleurs chroniques au cœur et aux intestins ainsi que d’une baisse de la tension artérielle. Après 17 jours de grève, aucun responsable pénitentiaire n’étant  venu s’enquérir des revendications des détenus ces derniers ont décidé d’arrêter les consultations médicales, basées sur des mesures de poids, du pouls et de la tension.
Cela fait trois ans que Naama Asfari et ses coaccusés ont été condamnés pour leur participation présumée au camp de protestation sahraoui de Gdeim Izik en novembre 2010 [1]. Au cours de l’évacuation forcée du camp, des affrontements ont éclaté entre l’armée et des manifestants sahraouis, au cours desquels neuf soldats marocains auraient trouvé la mort. Naama Asfari a été condamné pour meurtre alors même qu’il a été arrêté la veille du démantèlement. Torturé, battu, humilié, privé d’eau et de nourriture pendant sa garde à vue en 2010, il avait signé des aveux sous la torture. Ces aveux sont les seuls fondements de sa condamnation inique, dictée par un tribunal militaire : 30 ans de prison. Avec lui, 24 autres militants sahraouis ont subi un sort similaire et ont été condamnés à des peines allant de 20 ans à la réclusion criminelle à perpétuité. Les tortures qu’ils ont subies ainsi que leur procès ont été condamnés par plusieurs instances des Nations unies.
Selon Hélène Legeay, responsable Maghreb/Moyen-Orient à l’ACAT, « la grève de la faim de ces militants sahraouis a déjà trop duré. Après trois ou quatre semaines de grève de la faim, des dégâts parfois irréversibles apparaissent. Comment la France peut-elle rester silencieuse face à des victimes de torture qui mettent leur vie en jeu pour réclamer justice, tout en réaffirmant qu’elle va décorer un responsable marocain soupçonné de complicité de torture ?» |2]
Le mandat de la MINURSO, la mission des Nations Unies au Sahara occidental, sera renouvelé à la fin du mois d’avril. Il s’agit de la seule mission de l’ONU qui ne dispose pas d’un volet concernant les droits de l’homme, notamment du fait de l’opposition du gouvernement français.
En février 2014, l’ACAT a déposé une plainte pour torture en France aux côtés de Naama Asfari et son épouse française, Claude Mangin. L’ACAT a aussi porté plainte contre le Maroc auprès du Comité contre la torture des Nations unies.
Contact presse :
Pierre Motin, 01 40 40 40 24 / 06 12 12 63 94 
Notes aux rédactions :
  • [1] À partir du 9 octobre 2010, des milliers de Sahraouis d'El-Ayoun, Boujdour, Dakhla et Smara, des villes situées dans la partie du Sahara occidental sous administration marocaine, ont quitté leur résidence pour s’installer dans des campements temporaires à la périphérie des villes. Il s’agissait là d’une mobilisation collective spectaculaire destinée à protester contre les discriminations économiques et sociales dont les Sahraouis s’estiment victimes de la part du gouvernement marocain.
  • [2] Le 20 septembre 2015, François Hollande a annoncé qu’Abdellatif Hammouchi, le chef de la DGST marocaine, « se fera remettre la distinction d'officier de la Légion d'honneur au moment où ce sera souhaitable et opportun ».