Chers amis lecteurs de solidmar,

Solidmar est fatigué ! Trop nourri ! En 8 ans d’existence il s’est goinfré de près de 14 000 articles et n’arrive plus à publier correctement les actualités. RDV sur son jumeau solidmar !

Pages

Affichage des articles dont le libellé est nombreux morts. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est nombreux morts. Afficher tous les articles

dimanche 25 décembre 2016

Au moins 15 Marocains ont été brûlés par le feu cette année pour protester contre le comportement de l'administration de la makhzen

Par Francisco Peregil, Rabat 25/12/2016
Traduit de : Espagnol
 
Chaîne d'immolations au Maroc contre les humiliations du makhzen
Au moins 15 marocains ont mis le feu cette année seulement pour protester contre le traitement de l'administration

Après que le vendeur tunisien Mohamed Bouazizi se soit suicidé en décembre 2010, s'immolant par le feu et déclenchant avec sa mort le printemps arabe, au Maroc, il y a eu plus de 30 cas de personnes qui ont été brûlées immolées. La plupart de ces suicides a enlevé la vie dans un espace public, en signe de protestation devant une prétendue injustice, violation par l'administration. Il n'y a pas de chiffres officiels sur le phénomène, mais le site numérique  Desk a comptabilisé au total 15 personnes au moins qui ont été brûlées "à la bonze" cette année au Maroc.

Au cours des quatre premiers mois de cette année, le Desk énumérait neuf cas de suicides avec le feu, ce qui dépassait en deux les enregistrés en 2011, l'année de printemps arabe. Et depuis avril jusqu'à maintenant ce journal a dit plus de six cas, dont au moins quatre se terminèrent par la mort. Vos données indiquent qu'il y a eu jusqu'à 29 immolation depuis 2011 jusqu'en avril 2016. Et je pensais que le chiffre était très en deçà de la réalité, car il n'étudie pas les faits reflétés dans la presse électronique, où presque jamais ne sont publiées les tragédies qui ont eu lieu dans les endroits les plus isolés.

Le Président de l'association marocaine des droits de l'homme (amdh), Ahmed El Haij, affirme que la plupart d'entre eux se sont suicidés pour protester contre l'humiliation de la hogra, terme que l'arabe dialectal marocain désignant les vexations qu' inflige l'administration vers le citoyen du monde. Les cris contre la hogra se répandirent sur tout le pays en novembre, à la suite de la mort du vendeur de poisson Mouhcine Fikri, qui est mort écrasé dans un camion-poubelle à Al Hoceima quand il essayait d'empêcher la destruction de la  demi-tonne de poissons-épée qui lui avaient été confisqués.

Mais avant cette mort déjà il y a eu un autre cas a été dénoncé. Le 9 avril, un fonctionnaire de Kenitra, à 40 km de Rabat, a confisqué le chariot de petits bonbons pour les enfants à la vendeuse ma Fatiha Fatiha (mère) et lui a arraché aussi le mouchoir de la tête. Les bonbons coûtaient deux centimes d'euro et la valeur de sa marchandise ne dépassait pas les trois euros. Fatiha a pris feu devant le bureau du fonctionnaire qui a pris le charriot  et le foulard. Depuis le bâtiment municipal quelqu'un a filmé de manière impassible l'agonie de la vendeuse qui criait et se tordait dans le sol. Deux jours plus tard, Fatiha mourait dans un hôpital de Casablanca en disant à sa fille : "ils m' ont humiliée". Sa mort a déclenché des manifestations à Kenitra et la révocation d'un fonctionnaire.

Le 3 juin, un imam a été soigné avec des blessures de troisième degré après la brûlure à Sidi Kacem après avoir été viré de son poste par les autorités religieuses. Quelques semaines plus tard, une nouvelle tragédie bouleversait le pays. Khadidja Essouid, une Marocaine de 17 ans, avait été agressée par huit hommes en Nzalet le Adam, un petit village au nord de Marrakech. Elle a été violée et les violeurs ont filmé la scène en vidéo. Elle les a dénoncés, mais pendant le procès, l'un des violeurs l'a menacée de diffuser la vidéo pour qu'elle retire la plainte. Leurs agresseurs sont sortis en liberté conditionnelle et Khadidja a brûlé en pleine rue le 29 juillet. Elle est morte deux jours plus tard. L'autopsie a révélé qu'elle était enceinte.

Le goutte à goutte tragique a continué. Le 4 septembre, deux jeunes ont mis le feu devant le domicile du ministre de la fonction publique, Mohamed Moubdii, Fkih Bensaleh. Le 15 septembre, une femme de 56 ans a succombé à ses blessures, après une semaine à l'hôpital, après avoir brûlé devant le tribunal de première instance de Larache. Le 2 novembre, un homme de 50 ans, père de quatre enfants et sans emploi,  s'est suicidé avec le feu devant la préfecture de Laayoune. Deux jours plus tard, un autre homme a également essayé d'enlever sa vie dans une station-service de la même ville. Le 14 novembre, quelqu'un a mis le feu après un arrêté de 25 ans à Berkane et il est mort deux jours plus tard. Le 29 novembre est décédé un employé
d'environ 60 ans de l'institut spécialisé du cinéma et de l'audiovisuel à Rabat,  qui a été brûlé dans le bâtiment de l'institut pour protester contre son licenciement.
 
Cette liste ne comprend pas le cas du Marocain qui a pris feu le 7 décembre, devant l'ambassade du Maroc à Madrid pour protester contre sa situation en Espagne. D'autres tentatives dont a à peine  la presse en arabe n' a qu'à peine  parlé.

Le politique Mounia Chaïbi-Bennani et la directrice de l'œuvre collective "Résistance et protestations dans les sociétés musulmanes", expliquent que les victimes sont généralement des personnes isolées, sans ressources sociales pour organiser une protestation  ou une manifestation. " cette augmentation de l'immolation peut être influencée par le suicide de Bouazizi, en Tunisie, qui a provoqué le printemps arabe. Mais il ne suffit pas d'une immolation par le feu pour déclencher une révolution. Derrière la mort et ces émeutes il y a toujours beaucoup d'autres éléments ".

Chaïbi-Bennani estime que bien que les manifestations qui ont eu lieu au Maroc à la suite du printemps arabe n'ont pas réussi à changer le régime politique, elles ont réussi à tisser un réseau de protestations qui est latent dans la société et qui peut être effective à tout moment. " C'est ce qu'on a mis en évidence dans les protestations de alhucema, à la suite de la mort du vendeur ambulant de poisson ", ajoute Chaïbi Bennani." Le régime marocain a réussi à affaiblir les partis politiques, mais  n'a pas affaibli les mouvements qui se déplacent en marge de la politique institutionnelle ".

Seulement quand l'injustice est très flagrante, comme dans le cas de la jeune femme violée ou la vendeuse à la qu'on lui a enlevé le poste et le foulard, les gens sortent dans la rue et l'administration prend des mesures. Pendant ce temps, ces suicides continuent, et sont traités  par la presse et de l'administration, comme des événements isolés et non pas comme un problème social.
 
Le Roi a également dénoncé les abus de pouvoir

La Hogra, le sentiment d'impuissance face à des injustices des autorités devient parfois si évidente au Maroc que le roi Mohamed VI a dénoncé dans son discours d'ouverture du Parlement le 14 octobre, la négligence et l'abus d'autorité de certains fonctionnaires qui ne parviennent pas à comprendre quel est leur devoir. Le Roi a fait allusion aux citoyens qui ont recours à lui au milieu de tout acte officiel dans la rue pour lui faire parvenir leurs plaintes ou demandes. En effet, en juin, un Marocain a été condamné à un an de prison pour s'être jeté sur la décapotable en marche du monarque dans un quartier de Rabat.

" Mais, est-ce que les gens me demanderaient d'intervenir si l'administration ne  s'acquitte pas de son devoir ?", demandait le roi dans son discours. "Ils se tournent vers moi parce qu' ils se trouvent face à huis clos ou parce que l' administration agit avec négligence ou même pour se plaindre d' une injustice dont ils ont souffert".

http://internacional.elpais.com/internacional/2016/12/20/actualidad/1482193796_926096.html
Voir l’original

internacional.elpais.com|Par Francisco Peregil

samedi 19 juillet 2014

Maroc: Drame de Bourgogne à Casablanca :Une chaîne de défaillances



Maroc: Drame de Bourgogne Une chaîne de défaillances

Par Fatima Moho, le 360
 
La police a arrêté deux autres personnes dans le cadre de l'enquête sur l’effondrement des trois immeubles de Bourgogne ayant fait 23 morts.
L’enquête sur les causes de l'effondrement des trois immeubles de Bourgogne avance lentement, mais la justice est décidée à élucider cette affaire. Jusqu’à maintenant, trois personnes ont été interpellées et elles seraient directement impliquées dans le drame qui a endeuillé la métropole économique. Et c'est Assabah qui annonce en exclusivité, dans son édition de ce mardi 15 juillet, que deux autres personnes ont été arrêtées. Il s’agit, selon le quotidien, du propriétaire d’un appartement de l’un des immeubles qui se sont affaissés, ainsi que de son frère qui aurait été chargé de superviser des travaux de réfection. Les investigations menées ces derniers jours, explique Assabah, ont conclu que le frère dudit propriétaire n’a pas respecté les procédures légales. Fait aggravant, selon le quotidien, il aurait commencé les travaux de restauration sans le moindre plan ni la moindre expertise. Selon toujours Assabah, les deux frères ont été vus en compagnie d’auxiliaires d’autorité au siège de l’arrondissement, dont relève le quartier sinistré avant de se diriger vers le siège de la préfecture, puis vers les locaux de la police judiciaire.

Al Akhbar revient sur le drame de Bourgone en racontant comment l’un des rescapés a échappé à la mort de manière miraculeuse. Au moment où il a senti que son immeuble s’effondrait, il a vite fait d’appeler un de ses amis au secours. Ce dernier, arrivé sur place, quelques minutes plus tard, et aidé par des jeunes du quartier, a pu opérer une ouverture dans le mur d’une maison voisine et le sauver d’une mort certaine. Al Ahdath Al Maghribiya ne mâche pas ses mots en soulignant que le Maroc est "un pays sous-développé" en matière de gestion des catastrophes. "Tout le monde savait que des victimes vivantes étaient ensevelies sous les décombres, mais ni les visites officielles et officieuses n’ont accéléré l’opération des secours", regrette le journal.
La vérité, toute la vérité
L’opinion publique ne cesse de se poser des questions quant aux responsabilités de tout un chacun dans le drame de Bourgogne. Aujourd’hui, plusieurs personnes ont été interpellées dans le cadre de l'enquête menée par le parquet. A Casablanca, il n’y a presque pas un seul lotissement ou immeuble dont les appartements ne subissent pas des travaux, et ce sans la moindre autorisation. Les autorités locales ont toujours fermé les yeux. Désormais, il faudra rendre des comptes. Sinon, ce sont d’autres citoyens qui risqueraient de rendre l’âme sous les décombres.            
            Par Fatima Moho

mercredi 30 octobre 2013

Interpellations de migrants illégaux :Le Maroc passe à la vitesse supérieure

Aufait-AFP
Les autorités marocaines ont multiplié ces derniers jours les annonces d'interpellations de migrants illégaux, tentant de rejoindre l'Espagne, dans le secteur du détroit de Gibraltar et de l'enclave de Sebta, dont 93 pour les seules journées de dimanche et lundi. /DR
Les autorités marocaines ont multiplié ces derniers jours les annonces d'interpellations de migrants illégaux, tentant de rejoindre l'Espagne, dans le secteur du détroit de Gibraltar et de l'enclave de Sebta, dont 93 pour les seules journées de dimanche et lundi. /DR Agrandir

    Les autorités marocaines ont multiplié ces derniers jours les annonces d'interpellations de migrants illégaux tentant de rejoindre l'Espagne, dans le secteur du détroit de Gibraltar et de l'enclave de Ceuta, dont 93 pour les seules journées de dimanche et lundi.

    “Des tentatives d'émigration illégale ont été avortées dimanche et lundi”, entre Tanger et Fnideq, aboutissant à “l'interception de 93” personnes, “grâce au renforcement du dispositif de surveillance du littoral”, a indiqué la préfecture de Tanger dans un communiqué cité par l'agence MAP.
    D'après la même source, les clandestins “s'apprêtaient à gagner la mer à l'aide d'embarcations pneumatiques” ou “à la nage”.
    La semaine dernière, la même préfecture avait annoncé l'arrestation, entre mercredi et samedi, de plus de 150 personnes “au niveau de la côte nord de Tanger”, dans des circonstances similaires.
    Le 17 octobre, les autorités marocaines avaient affirmé avoir mis en échec, en moins de 48 heures, les tentatives de plus de 700 migrants. Quelque 300 d'entre eux avaient pour objectif de pénétrer à Sebta, seule frontière terrestre entre l'Europe et l'Afrique, ainsi que Melilla.
    Selon Chakib al-Khayari, un responsable de l'Association Rif des droits de l'Homme (ARDH), une ONG locale, 41 migrants sont morts ces deux dernières années en tentant de rejoindre Sebta et Melilla, dont 18 en 2013.
    Parallèlement, d'autres migrants tentent régulièrement d'arriver sur le sol espagnol en franchissant le détroit de Gibraltar à l'aide de bateaux de fortune. Selon des ONG locales, quelque 20.000 clandestins se trouvaient fin 2012 sur le sol marocain, pour la plupart dans l'espoir d'une hypothétique traversée vers “l'eldorado” européen.
    Lorsqu'ils sont arrêtés par les forces de sécurité marocaines, ces migrants illégaux sont souvent refoulés vers la frontière algérienne, par où se fait la grande majorité des entrées clandestines dans le Royaume, d'après Rabat.
    aufait/AFP 

    dimanche 18 août 2013

    16 morts et 42 blessés : accident de car de la garde royale, mais la cérémonie d'allégeance n'est pas annulée




    Le samedi 10 août, un camion de la garde royale se dirigeant vers El Hoceima est sorti de sa trajectoire sur la route nationale 16, dans la région de Sidi Ftouh près d'El Jebha (entre Chefchaouen et Tétouan) entre une heure et deux heures du matin.
    L'agence officielle MAP, citant des sources de la protection civile, mentionne pour l'instant 16 morts et 42 blessés. Selon la même source, le conducteur de l'autocar transportant les éléments de la Garde Royale aurait perdu le contrôle du véhicule au niveau d'un virage. L'autocar s'est renversé et chuté d'une altitude de 200m.
    Plus tôt dans la journée, avant la confirmation officielle de l'accident, Lakome avait rapporté l'information sur son site arabophone en citant des sources sur place qui parlaient de 17 soldats tués et de 34 blessés.
    ----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

     La cérémonie d'allégeance n'est pas annulée
    Par Souad G., 10/8/2013


    Samedi 10 août, 16 morts et 42 blessés graves , bilan officiel de l' accident du car car de la garde Royale qui s'est renversé sur la route Tétouan vers Al Hoceima.
    Malgré le lourd bilan de l'accident qui a endeuillé plusieurs familles de la Garde Royale, la cérémonie d'allégeance a été maintenue et le roi a présenté ses condoléance aux familles.
    Le présentateur officiel du makhzen Moustafa Alaoui a fait un lapsus révélateur et parle  de "souffrance" au lieu de "'allégeance". 
    -------------------------------------------------------------------------












    Maroc : 16 éléments de la garde de Mohammed VI tués











    Le ciel semble s’abattre sur le roi Mohammed VI du Maroc. Alors que son peuple ne décolère toujours pas, suite à la grâce royale accordée au pédophile espagnol Daniel Galvan, voilà que le souverain perd seize éléments de sa garde rapprochée.


    Mohammed VI vit des heures sombres. L’on n’a pas encore fini pas avec l’affaire Daniel Galvan, ce pédophile espagnol "gracié par erreur", voilà que le roi du Maroc perd des éléments de sa garde rapprochés.
    Seize membres de la garde royale ont été tués et quarante-deux autres blessés, ce samedi 10 août. L’accident s’est produit ce samedi un peu avant l’aube, près d’Al-Hoceïma, dans le nord du Maroc. Les membres de la garde royale se rendaient pour préparer une visite du roi Mohammed VI. Le véhicule est tombé dans un ravin qui a une profondeur de 200 mètres. L’on apprend que le roi doit se rendre dans les prochaines vingt-quatre heures dans cette région où s’est produit l’accident de la route.
    Cet accident survient donc au moment où le peuple marocain n’a pas encore digéré l’affaire Daniel Galvan. Ce pédophile qui a abusé de onze enfants avait été libéré en même temps que 47 autres Espagnols, à travers une grâce royale. Ce qui avait pour effet de faire sortir les Marocains dans les rues, afin de manifester leur indignation. Sauf que la police va sévèrement réprimé ces sit-inneurs. Ce qui a poussé des Ong, au nombre de 21, à porter plainte contre les institutions, le ministère de l’Intérieur en l’occurrence. A travers le ministre de l’Intérieur, c’est carrément la personne Mohammed VI qui est visée par cette plainte. Et cet accident, qui a causé la mort de 16 éléments de la garde royale, vient de corser l’addition pour le moral du roi Mohammed VI.

    >