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mardi 14 mars 2017

Un juge espagnol, «observateur» du procès de Gdim Izik refoulé à l’aéroport de Rabat


Le juge au tribunal supérieur de la principauté des Asturies (nord-est de l’Espagne), Jesús María Martín Morillo, a été refoulé hier à l'aéroport international de Rabat-Salé où il est arrivé en tant qu’observateur pour assister au procès de Gdim Izik, qui a lieu aujourd'hui à Salé.
Les autorités lui ont signalé qu'il n’était pas le bienvenu au Royaume. Elles lui en ont interdit l'entrée et lui ont montré un formulaire l’informant qu'il était persona non grata au Maroc.
Le magistrat, qui est avant tout vice-président de l'Observatoire des droits humains du Sahara occidental des Asturies, a déclaré à Yabiladi qu'il retournera par le prochain vol dans la principauté.
Ce n’est pas la première fois que le magistrat fait l’objet d’une expulsion, d’après le journal Nueva España. En avril 2016, Jesús María Martín Morillo avait en effet été expulsé du pays, ainsi qu’une commission de six juristes (quatre Espagnols, un Français et un Belge). Tous étaient venus pour s’enquérir de la situation des détenus sahraouis condamnés en 2013 par un tribunal militaire dans le cadre des événements de Gdim Izik.
Hormis l’expulsion de cette commission de juristes et du magistrat asturien, une autre ressortissante française a été expulsée à deux reprises par les autorités marocaines. Il s’agit de Claude Mangin Asfari, l’épouse du Sahraoui Naama Asfari, également emprisonné au Maroc dans le cadre de l’affaire Gdim Izik. Elle avait été expulsée une première fois le 21 octobre 2016, puis en février dernier.

 https://www.yabiladi.com/articles/details/51811/juge-espagnol-observateur-proces-gdim.html

mercredi 30 octobre 2013

Interpellations de migrants illégaux :Le Maroc passe à la vitesse supérieure

Aufait-AFP
Les autorités marocaines ont multiplié ces derniers jours les annonces d'interpellations de migrants illégaux, tentant de rejoindre l'Espagne, dans le secteur du détroit de Gibraltar et de l'enclave de Sebta, dont 93 pour les seules journées de dimanche et lundi. /DR
Les autorités marocaines ont multiplié ces derniers jours les annonces d'interpellations de migrants illégaux, tentant de rejoindre l'Espagne, dans le secteur du détroit de Gibraltar et de l'enclave de Sebta, dont 93 pour les seules journées de dimanche et lundi. /DR Agrandir

    Les autorités marocaines ont multiplié ces derniers jours les annonces d'interpellations de migrants illégaux tentant de rejoindre l'Espagne, dans le secteur du détroit de Gibraltar et de l'enclave de Ceuta, dont 93 pour les seules journées de dimanche et lundi.

    “Des tentatives d'émigration illégale ont été avortées dimanche et lundi”, entre Tanger et Fnideq, aboutissant à “l'interception de 93” personnes, “grâce au renforcement du dispositif de surveillance du littoral”, a indiqué la préfecture de Tanger dans un communiqué cité par l'agence MAP.
    D'après la même source, les clandestins “s'apprêtaient à gagner la mer à l'aide d'embarcations pneumatiques” ou “à la nage”.
    La semaine dernière, la même préfecture avait annoncé l'arrestation, entre mercredi et samedi, de plus de 150 personnes “au niveau de la côte nord de Tanger”, dans des circonstances similaires.
    Le 17 octobre, les autorités marocaines avaient affirmé avoir mis en échec, en moins de 48 heures, les tentatives de plus de 700 migrants. Quelque 300 d'entre eux avaient pour objectif de pénétrer à Sebta, seule frontière terrestre entre l'Europe et l'Afrique, ainsi que Melilla.
    Selon Chakib al-Khayari, un responsable de l'Association Rif des droits de l'Homme (ARDH), une ONG locale, 41 migrants sont morts ces deux dernières années en tentant de rejoindre Sebta et Melilla, dont 18 en 2013.
    Parallèlement, d'autres migrants tentent régulièrement d'arriver sur le sol espagnol en franchissant le détroit de Gibraltar à l'aide de bateaux de fortune. Selon des ONG locales, quelque 20.000 clandestins se trouvaient fin 2012 sur le sol marocain, pour la plupart dans l'espoir d'une hypothétique traversée vers “l'eldorado” européen.
    Lorsqu'ils sont arrêtés par les forces de sécurité marocaines, ces migrants illégaux sont souvent refoulés vers la frontière algérienne, par où se fait la grande majorité des entrées clandestines dans le Royaume, d'après Rabat.
    aufait/AFP