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dimanche 25 décembre 2016

Rapport AI : TORTURE ET AUTRES MAUVAIS TRAITEMENTS : sur le cas d’Ali Aarrass et d’autres prisonniers au Maroc…



                                                                                           Rapport Amnesty International 2015/2016  Ali Aarrass et d’autres prisonniers au Maroc…(pg 295-296).

dans ORGANISATIONS POUR LES DROITS DE L'HOMME / FOR HUMAN RIGHTS par
 


                          

« …Les autorités n’ont pas fait en sorte que les détenus soient correctement protégés contre la torture et les mauvais traitements. Elles n’ont notamment pas enquêté dans les meilleurs délais sur les allégations de sévices et n’ont pas obligé les responsables présumés à rendre compte de leurs actes.
Les autorités marocaines ont clôturé en septembre l’enquête sur les allégations de torture formulées par Ali Aarrass, qui avait été ouverte en mai 2014 à la suite d’une décision du Comité contre la torture [ONU]. Bien que le Groupe de travail sur la détention arbitraire [ONU] ait demandé sa remise en liberté immédiate, Ali Aarrass demeurait incarcéré. Trois ans après son pourvoi, il attendait toujours une décision de la Cour de cassation.
Des prisonniers ont observé des grèves de la faim pour protester contre les mauvais traitements qui leur auraient été infligés par les gardiens et contre la dureté de leurs conditions de détention, notamment la surpopulation ainsi que le manque d’hygiène et d’accès aux soins médicaux.
Les autorités ont réagi aux allégations de torture contre des responsables marocains formulées devant des tribunaux français et soumises à des organes des Nations unies en inculpant les plaignants de diffamation, entre autres chefs

samedi 16 mai 2015

Torture au Sahara occidental : Amnesty International accable le Maroc


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Par R.I, Le Temps dz, 15-05-2015

Un rapport établi par l'organisation Amnesty international mettant en lumière la pratique de la torture par les autorités marocaines au Maroc et au Sahara occidental occupé sera présenté le 19 mai, au moment où des craintes ont été soulevées par des ONG concernant un accord de coopération judiciaire franco-marocain qui fait l'objet de critiques. 

Intitulé «L'ombre de l'impunité : la torture au Maroc et au Sahara occidental», ce rapport qui sera présenté par Geneviève Garrigos, présidente d'Amnesty International France (AIF), s'inscrit dans la campagne «Stop Torture» d'Amnesty International, ont rapporté des médias. Ce document dévoile notamment «le recours à la torture et autres mauvais traitements utilisés par les forces de police marocaines, en particulier lors des gardes à vue et des interrogatoires», selon les mêmes sources.
Il confirme des informations qui ont déjà circulé. Récemment, la présidente du centre Robert F. Kennedy des droits de l'homme (RFK), Mme Kerry Kennedy, en avait fait état et avait affirmé que «les rapports sur les violations des droits de l'homme au Sahara occidental par le Maroc sont indéniables».
Le document d'Amnesty rappelle que «n'importe quel citoyen peut être torturé : des manifestants aux militants politiques ou étudiants comme les personnes suspectées de terrorisme ou de crimes de droit commun».
Se basant sur 173 cas de torture commis entre 2010 et 2014, le rapport cite deux ressortissants marocains victimes de torture, dont un capitaine de l'armée de l'air marocaine condamné à deux ans et demi de prison et détenu arbitrairement pendant 30 mois pour avoir dénoncé dans le journal «Le Monde» la corruption qui régnait au sein de l'armée marocaine.
L'ONG évoque également le cas d'un ancien champion du monde de boxe thaï, Zakaria Moumni, arrêté en 2010 au Maroc et torturé durant plusieurs jours ; il a été ensuite emprisonné pendant 18 mois.
Le rapport d'Amnesty International intervient alors que des ONG de défense des droits de l'homme ont fait part de «leur préoccupation face à un accord de coopération judiciaire» entre la France et le Maroc qui «conférerait une impunité à tout auteur de graves violations des droits humains de nationalité marocaine».
R. I.