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mardi 19 avril 2016

Une manifestation de solidarité avec la femme qui s'est immolée à Kénitra


JUSTICE - De son vivant, on l'appelait "Mmi Fatiha" (Mère Fatiha) ou "la vendeuse de crêpes", du fait de la fonction qu'elle exerçait. Elle habitait au quartier de Oulad Oujih, à Kénitra.
Le 9 avril, selon plusieurs témoignages, la vendeuse aurait été frappée par un caïd, qui lui a arraché son voile et l'a malmenée sur la voie publique. Pour protester contre cet abus, elle s'est dirigée à la moqataâ où siège le caïd, puis s'est immolée par la suite, devant la moqataâ. 

Souffrant de brûlures au troisième degré, elle a été transportée à l'hôpital Ibn Rochd de Casablanca où elle a succombé à ses blessures. Elle a été enterrée le 13 avril à Kénitra.
Sa fille, Hind, accordera plusieurs interviews à des médias, et participera ainsi à ébruiter l'affaire. "Ma fille, ils m'ont humiliée", a confié Mmi Fatiha à sa fille sur son lit d'hôpital. "Les pauvres ne peuvent-ils plus vivre? La loi est-elle là pour nous protéger ou pour nous faire du tort?", s'interroge Hind, en sanglots, dans une interview avec le site d'information Febrayer.
La cause a ému et indigné les Marocains, qui ont été nombreux à parler de l'affaire, et ont lancé une pétition pour demander que justice soit faite. Ainsi, la vendeuse de crêpes est devenue un symbole de la lutte contre l'abus de pouvoir.

Une manifestation de solidarité
Ce lundi 18 avril, une manifestation de solidarité s'est tenue devant les locaux de la moqataâ du quartier de Oulad Oujih. Celle-là même devant laquelle la vendeuse de crêpes s'est immolée. La manifestation a vu la participation de citoyens, d'activistes et de militants associatifs, de l'Association marocaine des droits de l'Homme (AMDH) et du Mouvement du 20 février notamment. Les manifestants demandent l'ouverture d'une enquête concernant le décès de la femme, ainsi que l'arrestation et le jugement du caïd.
Selon le site d'information Alyaoum24, le parquet général a ordonné, le même jour, l'ouverture d'une enquête sur le décès de la vendeuse de crêpes. Le site rapporte aussi que le ministère de l'Intérieur a dépêché une commission sur les lieux, afin qu'elle mène l'enquête sur les circonstances du décès de Mmi Fatiha, ainsi que les accusations portées contre le caïd.

Un responsable sahraoui appelle l’UE à condamner la mort sous torture d'un prisonnier sahraoui dans un commissariat marocain


Bruxelles,19 avr 2016(SPS) - 

Le ministre sahraoui délégué pour l’Europe, M.Mohamed Sidati, a lancé lundi un appel à l’Union européenne (UE) pour "dénoncer" et "condamner" la mort sous torture du jeune prisonnier politique sahraoui, Brahim Saika, dans un commissariat marocain. 

"Nous nous attendons à une intervention rapide et urgente de l'Union européenne, condamnant et dénonçant la mort de M. Brahim Saika, et exiger du Royaume du Maroc le respect des accords de partenariats, conclus avec l'UE notamment en ce qui concerne le volet respect des droits de l’homme", a écrit M. Sidati dans une lettre adressée aux institutions européennes.
Le responsable sahraoui a exhorté, à ce titre, l’UE à exiger du Maroc de "cesser immédiatement sa politique de répression, de persécution politique et d'apartheid".
Soulignant l’importance qu’accorde l’UE au respect des droits de l’homme qui constitue "un des points cardinaux" de ses relations avec les pays tiers, le ministre sahraoui a estimé que "le Maroc ne peut pas continuer à jouir de l'impunité totale".
Tenant le Maroc pour "responsable de cette nouvelle tragédie (mort de Brahim Saika)",  M. Sidati a estimé que l’UE peut apporter son aide en soutenant la demande de sa famille, de ses amis et de tout son peuple pour qu’une enquête soit menée par un organisme indépendant pour faire la lumière sur  les circonstances de sa mort en vue de déterminer les causes réelles et les évènements qui ont entraîné la mort de ce jeune prisonnier politique. 
Il a rappelé, à ce titre, que les autorités marocaines ont rejeté la demande de la famille de Brahim Saika qui a exigé une autopsie et a porté plainte contre la police marocaine pour "détention illégale" et "mauvais traitement".
Le militant de la Coordination des chômeurs sahraouis, Brahim Saika est décédé samedi 16 avril dans un hôpital d'Agadir (Maroc), où il avait été admis suite à la détérioration de son état de santé après une grève de la faim entamée, le 6 avril, pour protester contre les mauvais traitements auxquels il était soumis.
Il avait été arrêté arbitrairement et torturé au commissariat de police de Guelmim (Sud du Maroc).
Selon le ministre sahraoui délégué pour l’Europe, Brahim Saika est la dernière victime connue de la longue liste des Sahraouis décédés en garde à vue suite à la torture et aux mauvais traitements que la police marocaine leur a infligés, citant notamment le cas du prisonnier politique Hassan El Wali, décédé en prison après sa torture et ceux des jeunes Saïd Dambar, assassiné par la police marocaine en 2010 et Mohamed Lamin Haddi, décédé en garde à vue et dont les corps n’ont toujours pas été remis à leurs familles.
Le traitement réservé par la police marocaine à Brahim Saika, est "un exemple édifiant de la répression utilisée par les autorités marocaines contre la population sahraouie non seulement dans les territoires occupés du Sahara occidental, mais aussi au sud du Maroc", a affirmé M. Sidati.
Le Royaume du Maroc, a-t-il poursuivi, "continue de violer toutes les lois, accords et engagements auxquels il a souscrit au niveau international".
Pour le ministre sahraoui, le non-respect par le Maroc de la Charte des droits de l’Homme et des Nations Unies est "évident", relevant les récentes actions du royaume envers la MINURSO (Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum d'autodétermination au Sahara occidental), avec l'expulsion de son personnel civil, ce qui constitue, a-t-il prévenu, "une menace sérieuse pour la paix et la stabilité dans la région". (SPS).

Conférence internationale sur le Sahara occidental à l’ Assemblée française

par Mokhtar Bendib, 16/4/2016

Une conférence internationale sur le règlement du conflit du Sahara occidental se tiendra, le 19 avril prochain, à Paris , à l’initiative de parlementaires français et d’associations françaises de soutien au peuple sahraoui, solidaires avec sa lutte d’indépendance
Avec pour thème « Le règlement du conflit du Sahara occidental, une question de droit international. Aux côtés de l’ONU, quel rôle pour l’Europe ? », cette rencontre sera présidée par le président du groupe d’amitié France-Algérie, Patrick Mennucci, député PS. 
La conférence sera également présidée par Régine Villemont, et Obbi Bouchraya, respectivement présidente de l’association RASD/France, et nouveau représentant du front Polisario en France. Plusieurs intervenants, de différentes nationalités, animeront des débats/conférences sur l’évolution de la situation au Sahara occidental. 

Marwan Barghouti à Nuit debout !

Marwan Barghouti à Nuit debout ! 

Le fils de Marwan Barghouti, Quassam, a pris la parole hier soir à la Nuit debout, place de la République ! Ici à droite en compagnie du Maire de Genevilliers, Patrice Leclerc à gauche sur la photo, tenant un portrait de Marwan réalisé par Ernest Pignon-Ernest. ..

Le roi du Maroc / Premier responsable de l'Immolation...

Mohammed Belmaïzi
Étant donné que le roi du Maroc règne et gouverne, il doit rendre des comptes au peuple marocain.
Il est donc le premier responsable de l'immolation de cette femme citoyenne qui n'avait plus aucun espoir de vivre...
Le roi du Maroc cumule les richesses cupides au Panama et ailleurs, alors qu'une marchande de rue, de quelques confiseries, crêpes et cake..., pour faire vivre sa petite famille, avait été interdite de gagner son pain à la sueur de son front...
Jetée au désespoir, elle s'immole... Qui n'a pas honte de faire partie du genre humain, dans ce pays qui se refuse à décoller??!!!!
Le drame se déroule dans la nuit du samedi passé à Kenitra au Maroc. Fatiha, la victime, a rendu son dernier souffle lundi à l’hôpital Ibn Rochd
youtube.com

lundi 18 avril 2016

Manifestation de Sahraouis à Paris pour réclamer un référendum d'autodétermination



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Plusieurs Sahraouis ont organisé samedi après-midi un sit-in à Trocadéro (Paris), non loin de l'ambassade du Maroc en France, pour dénoncer "l'oppression" exercée depuis 40 ans sur le peuple sahraoui.
Les manifestants n'ont cessé de scander "Pas d'alternative à l'autodétermination" en brandissant le drapeau de la République arabe sahraouie démocratique (RASD). Ils ont dénoncé "l'oppression" du régime marocain contre le peuple du Sahara occidental avec la "complicité" de la France.

Les manifestants sahraouis ont appelé, à cet effet, la communauté internationale, notamment les membres du Conseil de sécurité de l'ONU, dont la France, à "assumer leur responsabilité quant au conflit au Sahara occidental qui passe par l'exercice du droit à l'autodétermination du peuple sahraoui".
Un communiqué distribué aux personnes, beaucoup de touristes, qui passaient par la place, située au niveau du musée de l'Homme et de celui de la Marine, à quelques mètres de la Tour Eiffel, rappelle que depuis 1976, le Maroc "occupe par la force toute une partie du Sahara occidental", année au cours de laquelle des dizaines de milliers de civils sahraouis ont du fuir "devant l'avancée des chars et de l'aviation du Maroc qui les bombardaient", rapportait ce samedi l'APS.


Les forces d'occupation marocaines répriment une manifestation pacifique à El Aaiun occupé

El Aaiun (territoires sahraouis occupée), 17 avr 16 (SPS) - Les forces d'occupation marocaines ont réprimé dimanche une manifestation pacifique à la ville occupée d’El Aaiun, selon une source de territoire occupés.

Les manifestants sahraouis ont exprimé  dimanche leur condamnation à  l'assassinat  de syndicaliste et le prisonniers politiques sahraouis Brahim Saika, a ajouté la source..
 Selon la même source ,l'intervention brutale de la police marocaine a causé plusieurs blessés parmi aux: El Houssein Ahel Taleb,Moustapha Ben Taleb, Mahjoub Lehouimed,Hassana Bourkia,Khalihene Bouajla ,Aicha Toubali,Khadija Choueida ,Karima Sami ,Fatima Zahra Kraita,Belaid Fatima et Belalem Hadhoum(SPS).

090/97/TRD

Avant la publication du rapport de Ban Ki-Moon : offensive diplomatique sahraouie contre les manœuvres du Maroc

Avant la publication du rapport annuel du secrétaire général de L’ONU, Ban KI-Moon, sur les derniers développement de la situation au Sahara occidental, notamment après sa visite dans la région à l’exception du Maroc et de El Ayoun occupée et la crise délibérée provoquée par Rabat avec l’ONU, les hauts responsables sahraouis sillonnent les capitales européennes mais aussi Moscou et Pékin pour mettre en garde contre les dérives du Maroc et sur le danger qu’il fait peser pour toute la région et pas seulement sur le devenir du peuple sahraoui.
Dans ce cadre les objectifs de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso) ont été rappelés à Genève par le ministre des Affaires étrangères sahraoui, Mohamed Salem Ould Salek. Lors d’une conférence de presse, consacrée à « la prolongation du mandat de la Minurso par le Conseil de sécurité », Ould Salek, a mis l’accent sur les deux objectifs de cette mission onusienne, à savoir la surveillance du cessez-le-feu entre le Royaume du Maroc et le Front Polisario, et l’organisation d’un référendum d’autodétermination au Sahara occidental, conformément à la Charte des Nations unies et aux résolutions de l’Assemblée générale. Ould Salek a animé cette conférence, au Club Suisse de la Presse, à la veille des débats sur la question sahraouie et le renouvellement du mandat de cette mission fin Avril . Le Conseil de sécurité consacrera la séance de jeudi 28 avril à l’adoption de la décision annuelle du Conseil de sécurité sur le Sahara occidental portant prorogation du mandat de la Minurso qui doit prendre fin le 30 de ce mois.

Migration irrégulière, trafic de drogue et de faux documents - L’agence Frontex accable le Maroc

L’agence Frontex accable le Maroc


18 Avril 2016
L’Agence européenne pour la gestion des frontières extérieures "Frontex" a accablé le Maroc dans son dernier rapport annuel d’analyse des risques, désignant le royaume marocain comme un des principaux pays pourvoyeurs de la migration irrégulière, de trafiquants de migrants, mais aussi comme pays d’origine et d’envoi de la résine de cannabis saisie en Europe.
En plus de recenser le Maroc parmi les plus importants pays d’origine et/ou de transit des migrants irréguliers, Frontex a souligné dans son rapport 2015 que le Maroc occupe la première place au classement des dix principaux pays de nationalité des trafiquants de migrants. 
Le royaume marocain en tête de ce classement établi par l’agence européenne pour la gestion des frontières extérieures avec plus de 1.100 passeurs marocains détectés en 2015, loin devant les Espagnols (600), les Syriens (500), les Turcs (400), et les Roumains et Bulgares réunis (840). 
Dans ses dernières statistiques, l’Agence européenne fait également état de "plus de 32.500 marocains en situation de séjour irrégulier en Europe" et classe le Maroc dans le top 5 des pays de nationalité des migrants irréguliers, après la Syrie, l’Afghanistan, l’Iraq et l’Erythrée. En dépit du partenariat privilégié qui les lie et des accords qu’ils ont signés pour une meilleure gestion de la migration, l’UE n’arrive visiblement pas à amener son voisin marocain à coopérer sur cette question qu’elle a pourtant placée au centre de ses priorités et de ses relations avec les pays du voisinage. 

Panama Papers : La police marocaine a dispersé jeudi soir le rassemblement d'une vingtaine de personnes à Casablanca

Siha Moha
Siha Moha 
Maroc : une manifestation à Casablanca réclame une enquête sur l'entourage du roi Mohammed VI, visé dans l'affaire des Panama Papers
La police marocaine a dispersé jeudi soir le rassemblement d'une vingtaine de personnes à Casablanca, qui entendaient
manifester contre "l'absence d'une enquête" après la divulgation du volet marocain de l'affaire des "Panama Papers".
Quelque vingt activistes ont essayé de se rassembler sur la place des Nations au centre de Casablanca, capitale économique du Maroc, pour demander l'ouverture d'une enquête, mais ils ont été encerclés par la police qui a confisqué et détruit leurs affiches et banderoles.

Le nom de Mounir el Majidi, secrétaire personnel du Roi, est évoqué dans le cadre des révélations des "Panama Papers", lié à deux sociétés, SMCD Limited, immatriculée aux Îles Vierges britanniques et Immobilière Orion, immatriculée au Luxembourg.

Plusieurs activistes avaient lancé le 6 avril une page Facebook appelant à manifester contre le "silence du gouvernement" face à "la richesse du Maroc pillée, et contre l'impunité dans les crimes financiers et économiques". L'un des manifestants a dénoncé auprès de l'AFP la corruption jusque dans "l'entourage du palais", affirmant être sorti manifester "afin qu'une enquête soit ouverte".

http://referentiel.nouvelobs.com/file/15058243.jpg


http://tempsreel.nouvelobs.com/.../21550-panamapapers...

Le coordinateur sahraoui avec la MINURSO reçu par le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés à Genève



Genève (Suisse), 09 avr 2016 (SPS) Le coordinateur sahraoui avec  (MINURSO), membre du SN du Front Polisario ,M’hamed Khadad, a été reçu vendredi par le haut-commissaire pour les réfugiés, M. Filippo Grandi, au siège du HCR à Genève.
La réunion a abordé les relations bilatérales distinguées entre les autorités sahraouies et le HCR ainsi que la situation humanitaire difficile des réfugiés sahraouis en particulier l'étendue des dommages causés par les inondations en octobre dernier et la réduction de la contribution des pays donateurs.
Le responsable sahraoui  a salué les efforts  continus et précieux du  Haut commissariat pour les  réfugiés  au profit des réfugiés sahraouis. Il a également salué l'initiative du SG de l'ONU, M. Ban Ki-moon, d'organiser une conférence pour les pays donateurs sur la situation prolongée des réfugiés sahraouis, insistant sur la nécessité de prévoir les préoccupations des jeunes et à soutenir les secteurs de l'éducation, de la santé, la protection juridique, l'eau et les besoins des familles en pleine croissance".
Pour sa part, le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés a souligné "l'engagement permanent de faire ce qu'il pouvait pour alléger les souffrances prolongées des réfugiés sahraouis et la nécessité d'intensifier les efforts envers les pays donateurs à fournir une aide plus importante pour leur propre bénéfice."
La réunion a été assistée de la part sahraouie par le président du Croissant-Rouge sahraoui, M. Bouhabeini Yahya et la représentante du Front Polisario en Suisse, Mme.Omayma Abdel-Salam. De la part du HCR, les  directeurs : du Cabinet du Haut Commissaire, Atar Sultan Khan, du Bureau du HCR pour le Moyen-Orient et Afrique du Nord, Amin Awad,  du Moyen-Orient , Afrique du Nord et le chef du département de l'Afrique , M.Agstino Mulassn, rappelle-t-on.(SPS).
090/97

Brahim Saika, militant de la Coordination des chômeurs sahraouis, torturé à mort par la police marocaine



Brahim Saika, militant de la Coordination des chômeurs sahraouis, torturé à mort par la police marocaine



Delegación Saharaui para España
Traduit par  Fausto Giudice Фаусто Джудиче فاوستو جيوديشي

Le prisonnier politique sahraoui Brahim Saika est mort aujourd'hui 16 avril dans un hôpital d'Agadir (Maroc), après un coma de quelques jours. Il avait été arrêté arbitrairement et torturé au commissariat de police de Guelmim (Goulimine).

Brahim Saika, diplômé universitaire avec un master en sociologie, était l'un des dirigeants de la Coordonation des chômeurs sahraouis; il avait été arrêté le 1er avril en sortant de son domicile dans la ville de Guelmim. Son arrestation a eu lieu alors qu'il tentait de mener une manifestation pacifique pour attirer l'attention sur la situation des chômeurs sahraouis. Il a été immédiatement emmené au commissariat de police où il a été torturé pendant des heures. Brahim a alors décidé de commencer une grève de la faim pour protester contre les mauvais traitements auxquels était soumis et qui sont la routine dans le traitement des prisonniers politiques sahraouis.


Quelques jours plus tard, le 6 avril, sa santé s'était tellement détériorée qu'il a été admis dans un état sérieux à l'hôpital  de  Guelmm, avant d'être transféré à l'hôpital provincial d'Agadir. Il y est resté dans un état d'extrême gravité, sans être traité ou soigné pour sauver sa vie, jusqu'à sa mort cet après-midi dans le même hôpital.


Les autorités sanitaires de l'hôpital refusent d'effectuer une autopsie établissant la raison de sa mort, malgré les demandes répétées de sa famille.
Saika Brahim était un prisonnier politique sahraoui qui avait déjà subi une autre arrestation en 2008 quand il était étudiant à l'Université de Marrakech.

16 avril 2016

Grande manifestation ce matin à Guelmim pour protester contre la mort de Brahim Saika

Les forces d'occupation marocaines répriment violemment la manifestation de protestation contre l'assassinat du martyr Brahim Saika à el Ayoune

Le Sahara occidental connaît son heure de gloire

De tous les conflits oubliés qui ont lieu de par le monde (et il y en a beaucoup), celui qui se déroule au Sahara occidental, avec ses réfugiés retirés dans une zone désertique isolée, est l’un des plus négligés..... Quelle est la prochaine étape ?

dimanche 17 avril 2016

Roi du Maroc... / Panama Papers...

 A cette occasion, on n'entend plus les intellos de service, défendre leur roi et la "monarchie marocaine instituée et légitimée, il y a 12 siècles..."
Ils auraient pu se présenter et crier fort que le roi "règne et gouverne" - "le roi est un monarque de droit divin" - "le roi est le représentant de Dieu sur terre" ..."Le roi est au dessus de tout soupçon"..- "Nous mourrons pour notre roi et pour l'intégrité territoriale de notre pays"...

Rien de tout cela!! Les intellos de service ont trahi leur propre roi! Seul le premier ministre islamistes, Abdelilah Benkirane a eu l'audace de dire ce que pensent nos intellos de service tout bas: "Mon roi, tu peux m'emprisonner, je te resterai toujours fidèle"!!!
Driss Basri, le sinistre ministre de Hassan II, lui, disait encore plus haut: "Je suis la bonne de Sa Majesté Hassan II"
Aujourd'hui, des femmes et des hommes vaillants citoyens, demandent une enquête sur les Panama Papers... NIet Niet Niet !! Interdiction totale!! Le roi est nu !!! On ne peut dénuder le roi.

Titres sur http://solidmar.blogspot.com du 10 au 17 avril 2016


Le Maroc est la cause de l’impasse actuelle au Sahara Occidental
       Nuit debout : un espoir ?

Mort de Brahim Saika, de la Coordination des chômeurs sahraoui, torturé par la police marocaine

Il serait mort d'une morsure de rat après avoir été torturé par la police
Equipe Medias16 avril 2016
Brahim Saika, un chômeur de 32 ans, membre de la Coordination des chômeurs sahraouis à Guelmim, est mort dans une prison marocaine dans des circonstances suspectes.
Brahim Saika a été arrêté le 1er avril 2016 au domicile de sa famille à Guelmim, en essayant de se joindre à ses camarades diplômés chômeurs, pour revendiquer leur droit au travail devant la wilaya de la ville . Selon ses parents et amis, il a été battu par la police dans le fourgon de police qui l'a emmené au poste de police local et a ensuite été torturé au siège de la Direction de la sécurité nationale de Guelmim.
Le 2 avril de cette année, le procureur a ordonné au tribunal de première instance de transférer Brahim  à la prison d'Ait Meloul.
Le même jour, il a commencé une grève de la faim et de la soif illimitée, pour protester contre l'humiliation et la torture qu'il avait subie.
Il est entré dans le coma le 5 avril et est mort le vendredi 15 avril 2016.
Le directeur de l'hôpital a dit à la famille que la cause du décès était une morsure de rat et a refusé de délivrer un certificat établissant la cause du décès, refusant de procéder à une autopsie.
Une centaine d'étudiants sahraouis et des représentants des organisations de solidarité marocaines AMDH et Voie démocratique ont organisé une manifestation pacifique devant l'hôpital après avoir appris  la mort de Brahim Saikka a été connue.

« Ne baissez pas les bras », lettre d’Ali Aarrass aux sympathisants (14 avril 2016)


2938 jours de détention






Fountain Que la paix soit avec vous tous…C’est sans cesse que je pense au jour où je pourrai enfin vous remercier de vive voix, très chers amis et acteurs agissant pour que justice me soit rendue, pour ma libération.  Rien qu’en y pensant, l’impatience me gagne…
Je commence ce message par ces quelques phrases qui à coup sur vous paraîtront répétitives, mais ne m’en voulez pas… je ressens un grand besoin de vous le redire…  Vous êtes ma réelle et grande source d’inspiration.
Face à toute l’adversité qui m’est imposée au quotidien, je tiens absolument à ce que vous sachiez, que c’est grâce au fait de vous avoir à mes cotés, de vous savoir penchés sur mon cas que je retrouve le courage nécessaire pour tout pouvoir supporter.  Je ne me sens pas seul et c’est là tout mon réconfort.
Cela pourrait même sembler relever de l’irréel et pourtant il existe ici des personnes qui pourraient en témoigner si elles étaient capables ne fut ce qu’un instant de faire preuve d’honnêteté, à savoir les quelques membres du personnel pénitentiaire qui nous éprouvent et malmènent systématiquement et qui malgré les nombreuses méthodes exploitées par eux pour nous affliger constamment, constatent à leur grande déception que plus rien ne nous affecte.
Nous sommes renforcés, solidifiés, coriaces.
Oui chers amis solidaires à ma cause, je suis devenu un homme très endurant et cela en grande partie grâce à votre toute particulière attention, à l’importance que vous m’accordez par vos multiples écrits, à toutes les démarches qui ont été entreprises pour réclamer des meilleurs traitements, et à toutes les actions que vous avez menées….
Moi, mais aussi d’autres prisonniers, avons pu jouir de certains droits sur lesquels on ne comptait plus, parmi eux un peu de dignité.  Je ne vous apprendrai pas à vous qui combattez le mal à quel point retrouver ou récupérer sa dignité est essentiel à l’homme.
D’autres membres du personnel, vont jusqu’à nous prouver des marques de respect, et on aura beau essayer de se convaincre que c’est dû à notre comportement digne et exemplaire, il va de soi que votre implication par les divers moyens cités plus haut y sont pour beaucoup.
C’est pour cela que je me permettrai de nouveau, chers amis, de réclamer votre aide.  L’incarcération est la pire punition que l’homme inflige à son égal.  Surtout lorsque absolument rien n’est entrepris pour alimenter le sentiment d’humanité qui somnole en chacun de nous et qui n’attend qu’à être sollicitée.  Dans l’absence de cela, le soutien de nos proches et amis est le seul moyen pour nous de nous rattacher aux vraies valeurs….  Vos efforts ne sont jamais vains, soyez en convaincus ! Ils sont porteurs de réconfort, d’encouragements et d’espoir.
Nous avons besoin de vous !
Pour cela je vous demande, de ne point vous laisser décourager.  Ne baissez pas les bras.  Ne mettez pas un terme à ce combat honorable, porteur de résultats concrets et surs.
Mes exigences ainsi que celle des autres détenus, alors qu’elles ne revendiquent que ce qu’il y a de plus élémentaire au sein de cette prison, ne sont pas prises en considération.  Je vous laisse donc imaginer ce qu’il en est lorsque nous réclamons que justice nous soit rendue.  Nous sommes entourés de sourds.  Par tous ces refus répétitifs on tient à nous faire remarquer que nous n’existons pas.
Je sais parfaitement bien que vous avez une vie privée, une vie familiale, votre boulot, et que l’ensemble de vos occupations et préoccupations vous demandent déjà beaucoup de temps, de l’énergie…  Mais j’insiste pour que dans vos programmes de vie vous y glissiez quelques petits moments pour nous, les détenus arbitraires.  Tout comme vous, nous avions une vie privée, une vie familiale, un boulot, nos moments de grand bonheur, de joie et de tristesse, et aimerions tellement pouvoir la retrouver.
Votre implication est si importante…
Chers amis, beaucoup parmi vous ne souhaitent pas qu’on les remercie pour ce qu’ils font, mais je me demande comment pourrait-on manquer de le faire alors que vous avez contribué à ce à quoi je tenais le plus, la ré humanisation de mon image, de ma personne.  J’attribue à vos efforts une si grande estime.  J’ai pour vous tous un tel respect que j’en viens à vous affectionner malgré que je ne vous connais pas personnellement.
Vous m’avez fait confiance et avez cru en moi, en mon innocence et cela alors que les trois états concernés le Maroc, l’Espagne et la Belgique s’acharnent à m’ignorer et à m’assujettir le rôle le plus horrible qui soit, celui du terroriste.
Mais en tant que musulman je m’en remets à Dieu Le Tout Puissant pour tout le mal qu’ils m’ont causé.
J’ai toute la confiance requise pour pouvoir continuer à résister soyez rassurés.
J’ai gagné en ces lieux infâmes et à travers toutes les épreuves vécues, en fierté et confiance.
Il est clair qu’il vaut mieux subir une injustice que d’en être l’acteur.
Très chers amis, je voudrais enfin vous faire part d’une pensée qui est la mienne, si vous voulez continuer à confier en moi.  Je sais que vous traversez des moments terriblement durs.  Les attentats ont causé bien plus de dégâts que les explosions… Il y a le après !
Ce après qui révèle toutes les maladies dont souffrait déjà la société et qu’on remarque plus clairement et plus fréquemment soudainement.
Je n’ai pas de solution miracle, mais à force de penser la seule que j’ai à vous soumettre est que vous vous unissiez.  Échanger entre individus vous aidera à surmonter ce qui semble être insurmontable.  C’est du moins ce que j’ai appris.  La prison a renforcé en moi la conviction qu’il faut se lier les uns aux autres, améliorer les relations humaines ne peut engendrer qu’une meilleur qualité de vie.  C’est ce que je fais au quotidien ici et vous invite à le faire dans l’espace qui est le vôtre en toute liberté.  Car ne l’oubliez pas !  Vous êtes libres !
Je termine ce message par rendre un grand hommage à toutes ces personnes qui luttent contre toutes les formes d’injustices, et leur adresse tout mon respect.
Que Dieu vous garde et veille sur vous tous.
Ali Aarrass, prison Salé II