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mardi 22 septembre 2015

MARRAINE : Ils l’ont lu !

Résultat de recherche d'images pour "marraine livre Marie-Jo Fressard"Ils l’ont lu ! Ils ont aimé !

Extraits de commentaires de lecteurs de : “MARRAINE des deux plus anciens prisonniers politiques du Maroc” 



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Bonsoir Marie-Jo,
Il est temps que je donne mes impressions de lecteur car j'ai lu ton petit livre dès la livraison. Très bien écrit. Chapitres courts et malgré tout denses. Beau papier et typographie reposante. Histoire captivante qui apporte pas mal d'informations introuvables dans les beaux guides touristique. Couverture qui attire l’œil, format agréable et poids léger. Bref, tout ce qu'il faut pour être tenté. On lui souhaite un beau succès et des satisfactions bien méritées pour son auteur.
RK




Je l'ai lu d'un trait! Vraiment j'approuve le commentaire de Raymond. Et, en le lisant, je réalise encore une fois ton courage et ta ténacité incroyables !
HK



Merci beaucoup pour l’envoi de ce texte, dont nous prenons connaissance avec grand plaisir. Quel bel éloge du militantisme, et quel incroyable travail ici mis en valeur !
Coline Aymard – l’ACAT Paris
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J'ai enfin pris le temps de lire "Marraine" dans le train. C'est super ! ça se lit avec grand plaisir ! merci !
AR


Bonjour Madame Fressard que j’ai envie d’appeler tout simplement Marie-Jo parce que nos expériences ont énormément de similitudes.
En effet, hier j’ai reçu un exemplaire de votre livre. J’en ai immédiatement commencé la lecture mais je l’interromps illico parce qu’elle me donne une imparable envie de vous écrire immédiatement ce petit mot pour vous dire qu’il m’a foutu de fameux coups d’émotions et en profiter pour vous féliciter. Je me suis retrouvé dans un passé qui a débuté très peu de temps après la condamnation infligée en janvier 1977 à Abdelaziz Tribak : 32 ans pour appartenance au groupe Ilal Amam du célèbre Abraham Serfati. Son dossier m’a alors été confié par Amnesty international dont j’étais membre actif depuis sept ans.
Avec Aziz, j’ai entretenu une abondante et très intime correspondance durant toute son incarcération qui a duré 11 années à la Centrale de Kénitra. A sa libération le 19-12-86, je me suis précipité à Tétouan pour rencontrer en chair et en os MON prisonnier. J’ai pénétré toute sa famille (au sens large selon le monde arabe). Ca fait beaucoup de monde et autant de correspondants ultérieurs. J’ai été reconnu comme faisant partie de cette tribu et je corresponds encore assidument avec Aziz. Ce fut ma première expérience sur le Maroc.
FS


On ne peut qu'être admiratif devant le courage et la ténacité que ce parcours de "marrainage" demande, entre soutien social et moral à des prisonniers détenus depuis des années, et combat presque quotidien pour l'amélioration de leurs conditions de vie et leur libération... Ce témoignage, fluide et facile à lire, permet de relativiser l'image de progrès social et démocratique que veut se donner le Maroc de Mohammed VI, mais redonne aussi espoir dans la lutte pour les droits de l'Homme lorsqu'on regarde les résultats de cette détermination acharnée".
LF


Très chère Marie-jo
… Je m’y suis mise ce matin et je n’ai pas pu
m’arrêter, comment d'ailleurs aurais-je pu au cours de ce récit
mettre fin? Comment laisser
toutes ces souffrances sur le côté ?
Alors que la moindre des choses était de passer un infime moment à lire
un quart de siècle de détention!!!!!
Je te remercie du fond du cœur pour cette générosité, cette humanité qui te définissent.
Je t’imagine du haut de tes 11 ans effrayée face à Mohamed venu de si loin
pour libérer ton pays, et je me dis il n' y a pas de hasard, tu étais destinée à rencontrer et défendre l’opprimé, le persécuté, l’humilié.
Bien des années après, c’est toi qui passes de l’autre côté, pour à ton tour
impressionner de par ton courage, ta force, l’homme qui le souligne,
"aucune femme n’aurait fait cela".
J’ai partagé, en te lisant, leur cellule, leur détresse, leurs maladies, mais aussi l’espoir
que toi et ton association leur avez apporté.
Ce qui m’a énormément touchée, c’est cette séparation 
entre Ahmed Chahid et Chaïb,
cela m’attriste et me ramène au dur constat
du lien et des tournures qu’il nous fait prendre.
Chaïb a une empathie énorme et on la vit de par son soutien, sa soif de justice
quand il te ramène le cas des deux prisonniers en isolement...
Le constat est de regarder la vie de ces hommes confondus en criminalité
alors qu’ils avaient soif d’idéaux, soif de justice, d’égalité et qu’on sent en eux
un amour indescriptible pour la vie.
Que l’espoir continue de couler dans leurs veines, que cette guerre 
d’un quart de siècle
ne soit pas vaine...
Je ressens la souffrance de Chaïb comme il la décrit si bien, 
vouloir la liberté volée
mais ne pas savoir comment apprivoiser cette chose
devenue si grande parce que l’on ne se rappelle plus, c’est la plus grande des inconnues qui leur a manqué.
Je suis impatiente de pouvoir te rencontrer.
Souad Fila, auteure de « Salée est l’eau de l’Amer », éditions Antidote
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Je l'ai lu. Bravo, !!! Très très bien. Je connaissais la trame, mais bien écrit, tu as dû vivre des moments intenses, avec les familles, et la relation avec les prisonniers est touchante, tu as dû leur apporter la patience de l'espoir ,de la ténacité, très beau! 
AG
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Il peut être commandé :



- en Belgique à Éditions Antidote (contact@antidote.be) sur le numéro de compte :

IBAN :BE20 0004 2359 4956

BIC : BPOTBEB1XXX)

 

- en France, par chèque, mentionner « livre Marraine», à  Solidarité Maroc 05, 17 rue Jean Eymar, 05000 Gap, (solidmar05@gmail.com)  où il peut être acheté,
 
Prix : 10 € +  frais de port ( 1 livre: 2,50€ - 2 et 3 livres : 3,70 €)

Procès pour discrimination des cheminots marocains par la SNCF : enfin !


Ce matin, 21 septembre 2015, le Conseil des prud’hommes de Paris a rendu sa décision sur le massif et le plus long procès contre les discriminations en France.
Une décision historique : 842 cheminots marocains, c’est-à-dire 842 familles ont été reconnues et rétablies en droit. 
D’abord le droit à leur dignité désormais ils ne sont pas inférieurs à leurs collègues français. Ensuite le droit à l’égalité. Ils ont désormais le même statut de cheminot. Enfin, ils ont obtenu une réparation financière en matière de déroulement de carrière, de calcul de retraite et de « l’application de l’article 780 du Code de procédure civile ».
Dans chaque page du jugement, la SNCF a été déboutée, condamnée et la nature de sa pratique jugée discriminatoire.
40 ans de discriminations qui touchent la vie et la santé de 2000 cheminots, parce qu’ils sont infra-statut et parce qu’ils sont de nationalité marocaine.
A l’audience et jusqu’au début de l’après-midi, des dizaines de concernés, de très nombreuses veuves et de nombreux héritier-e-s écoutaient, discutaient et répondaient aux journalistes dans une dignité qui force le respect au regard de ce qu’ils ont enduré, subi et perdu d’être chers.
La décision du jugement sera exécutée à partir du 23 octobre 2015, si la SNCF ne fait pas appel du jugement.
Les cheminots marocains continuent de discuter avec leurs avocats, leur syndicat (Sud-Rail), notamment sur la situation d’une vingtaine de déboutés entre eux.
L’ATMF salue cette victoire qu’elle considère historique contre toutes les formes de discrimination. C’est un pas décisif dans la lutte commune pour l’égalité des droits en France et au-delà.
L’ATMF rend hommage à tous ceux qui ont mené ce combat exemplaire et à leurs familles qui ont aidé à la résistance, malgré tout.
Hommage à ceux qui nous ont quittés avant de partager ce moment parmi leurs proches et leurs camarades.
NB: a suivre la suite en vidéo et photo

lundi 21 septembre 2015

Belgique : Méga-prison à Haren: l'expulsion des opposants au projet fâche plusieurs partis





BELGA Publié le -

Ecolo, les FDF et le PTB ont vivement déploré lundi la mise en oeuvre, le même jour par la police, de l'ordre d'expulsion de la "zone à défendre" (ZAD) du Keelbeek, à Haren, occupée par des opposants au projet de méga-prison. Pour le député bruxellois écologiste Arnaud Pinxteren et la co-présidente d'Ecolo Zakia Khattabi, "par cette action brutale" l'état fédéral a fait le choix de la force plutôt que celui du dialogue, alors même que des recours étaient plaidés contre le projet au tribunal.
Pour Ecolo, aucune action ne doit être entreprise avant que l'ensemble des permis et autres autorisations n'aient été délivrés, ce qui n'est toujours pas le cas. Les autorités fédérales, régionales et locales doivent impérativement renouer le dialogue et mener une réflexion globale, écologique, urbanistique et pénitentiaire afin de revoir en profondeur ce projet et d'approfondir ses alternatives.
Évoquant, comme Michaël Verbauwheden (PTB) une "évacuation sournoise", alors que se tenait ce matin l'audience concernant l'opposition du Comité du Keelbeek contre l'ordonnance unilatérale d'évacuation du terrain, le député et conseiller communal de la Ville Fabian Maingain à quant à lui dénoncé "un acte unilatéral, fait au mépris des citoyens et de la justice dans la mesure où le jugement du tribunal de première instance de Bruxelles n'est attendu que le semaine prochaine. 

Pour rappel, la décision de construire une nouvelle méga-prison de 1.190 places pour un montant exorbitant et non-définitif de 330 millions d'euros, et un montant estimé de 3 milliards d'euros de frais d'exploitation et de maintenance (à raison de 210 euros par jour et par détenu pendant 25 ans) a en outre été prise sans aucune évaluation globale du parc carcéral actuel, et ce dans un contexte d'austérité budgétaire".



ZAD de Haren saccagée

21/09/2015

ZAD de Haren saccagée

DSCN4682.JPG
DSCN4678.JPGAlors que de nombreux ZADistes et des opposants au projet de prison se trouvaient au palais de Justice ou se plaidait le recours contre l'ordonnance d'expulsion du Keelbeek, une trentaine de policiers ont investit le terrain vers 9 heures ce lundi matin  à la demande de l'huissier de Justice. Ils étaient accompagnés d'ouvriers et d'un bulldozer qui ont entrepris le démantèlement des installations tandis que les policiers interdisaient l'accès au terrain maintenant même les journalistes à distance.
Le chemin vicinal menant à Diegem étant lui-même interdit d'accès.
DSCN4689.JPGLes policiers ont procédés à quatre arrestations administrative pour rebélion (le parquet décidera si en fait des arrestations judiciaires).
On peut s'étonner de la précipitation de la Régie des Bâtiments alors qu'elle n'a encore aucun permis et que le recours introduit contre l'ordonnance d'expulsion était plaidé ce matin et que la décision du tribunal est mise en délibéré.
DSCN4683.JPGSeulement voila ce recours n'était pas suspensif d'ou le passage en force de l'administration de an Jambon!
DSCN4674.JPG

Affaire Hammouchi

Par FS, 20/9/2015 
Que dire quand tout semble avoir été dit ? – Que dire quand on n’appartient à aucun des deux protagonistes en présence ?... Qu’oser dire lorsqu’on est ni Français ni Marocain mais simplement un être humain soucieux de justice quelle que soit son appartenance…appartenance équivalant toujours à une aliénation.
Je me permets donc de dire qu’aujourd’hui même la France vient de commettre  une grave atteinte aux principes fondateurs de la démocratie à savoir la séparation des pouvoirs et, en l’occurrence, l’intrusion de l’exécutif, de son président, de son ministre des Affaires étrangères et de celui l’intérieur dans le domaine judiciaire français.
L’attribution programmée du titre d’Officier de la Légion d’honneur à un individu mis directement en cause pour faits de torture et crime de guerre avérés sur base de trois plaintes actées par le Tribunal de grande instance de Paris et soutenu par le témoignage du rapporteur général de l’O.N.U., éclabousse, dévalue et discrédite les instances républicaines.
Aujourd’hui même, en visite à Rabat, le Président de la République française s’est réjoui de l’heureuse résolution des incompréhensions réciproques entre la France et le Maroc, c'est-à-dire de la mise sous le boisseau de l’affaire Abdellatif Hammouchi.
Il y a lieu de se demander quels sont les éminents services rendus à la France par le récipiendaire Hammouchi qui lui confèrent le droit aux palmes de la Légion d’honneur alors que la charte fondamentale de l’Ordre stipule que tout candidat doit avoir un casier judiciaire vierge. Or il se fait que le sieur Hammouchi fait l’objet d’inculpation pour crime de guerre par le Tribunal de grande instance de Paris. Cette accusation étant étayée par le témoignage de Monsieur Juan Mendes, rapporteur général de l’O.N.U.-
Ce soir même, sur la 4e chaine de télévision française, monsieur Hollande se félicitait du rétablissement des relations diplomatiques et judiciaires entre les deux Etats parce qu’il assurera la réalisation de perspectives économiques.
Une fois encore les droits humains sont bafoués au nom d’intérêts financiers.
La République française ne sort pas grandie en rendant les honneurs à un tortionnaire.

                            

dimanche 20 septembre 2015

Amnesty international France : « Maroc : 2 ans après que l’ONU ait demandé sa libération, Ali Aarrass est toujours en prison »


2728 Jours de détention

Amnesty international France : « Maroc : 2 ans après que l’ONU ait demandé sa libération, Ali Aarrass est toujours en prison »

18/09/2015
Ali Aarrass a entamé une grève de la faim, le 25 août, deux ans après que le Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire ait demandé sa libération aux autorités marocaines.

Cet homme, qui possède la double nationalité belge et marocaine, purge actuellement une peine de 12 ans de prison après qu’un tribunal antiterroriste l’a déclaré coupable d’avoir fait partie d’un groupe criminel et de s’être procuré des armes pour celui-ci. Cette condamnation a été prononcée sur la foi d’aveux qui, selon ses dires, lui ont été extorqués sous la torture.
Ali Aarrass a dit à sa famille que le responsable des gardiens de son quartier pénitentiaire l’empêche de s’entretenir avec le médecin de la prison et d’obtenir des produits d’hygiène personnelle, et qu’il l’a nargué en lui faisant servir un repas dans sa cellule durant sa grève de la faim. D’autres détenus auraient observé une grève de la faim de 48 heures afin de protester contre des traitements similaires de la part du même gardien.
Le Maroc doit agir pour mettre fin à la torture et à l’impunité: écrivez au roi Mohamed VI   SIGNEZ

MALGRÉ QUELQUES AVANCÉES, L’ENQUÊTE SUR SES ALLÉGATIONS DE TORTURE AU POINT MORT

Le 21 mai 2014, les autorités judiciaires marocaines avaient annoncé qu’elles menaient une enquête sur l’allégation selon laquelle il avait été torturé pendant 10 jours après son arrivée au Maroc, alors qu’il était incarcéré dans un centre de détention secret dirigé par les renseignements à Témara, près de Rabat. Cette décision a été rendue publique deux jours après que le Comité contre la torture des Nations unies a estimé que le Maroc avait enfreint la Convention contre la torture dans le cas d’Ali Aarrass. Cela était extrêmement significatif parce que les autorités ont régulièrement nié l’existence de cette prison secrète, où des dizaines des personnes ont dit avoir été détenues au secret et torturées entre 2003 et 2011. Certains éléments de preuve donnent à penser que plusieurs d’entre elles ont pu être placées en détention, interrogées et torturées au Maroc dans le cadre du programme des « restitutions » extraordinaires de la CIA.
L’enquête semble cependant être au point mort, près d’un an après qu’Ali Aarrass a été soumis à une série d’examens médicaux ordonnés par le tribunal. Ses avocats n’ont toujours pas reçu le rapport médical correspondant. Il avait déjà subi un examen médical dans le cadre d’une enquête précédente en 2011, qui avait conclu qu’il n’avait pas été torturé et que des experts internationaux avaient plus tard qualifié de bâclé. L’année suivante, un expert médicolégal indépendant l’a examiné en présence du rapporteur spécial sur la torture Juan Mendez, qui a plus tard affirmé que le corps d’Ali Aarrass présentait des marques tendant à confirmer ses allégations de torture.

NOTRE MOBILISATION EN FAVEUR D’ALI

Ali Aarrass se trouve toujours en prison bien que le Groupe de travail sur la détention arbitraire ait demandé sa libération immédiate et sans condition, ainsi que des réparations adaptées, après qu’il a déterminé que cet homme avait été condamné à l’issue d’un procès inique s’appuyant sur des « aveux » obtenus sous la torture. Ali Aarrass a entamé sa grève de la faim à l’occasion du deuxième anniversaire de la décision prononcée par cet organe des Nations unies.
Il y a un an, nous avions remis au ministre marocain de la Justice et des Libertés une pétition ayant recueilli 216 500 signatures dans le cadre de notre campagne Stop Torture, demandant que les autorités enquêtent sur les actes de torture qu’Ali Aarrass dit avoir subis, et exécutent la décision du Groupe de travail sur la détention arbitraire.
Avant de rejoindre le gouvernement, le ministre était un avocat défendant les victimes de violations des droits humains, notamment des personnes affirmant avoir été détenues au secret et torturées au centre de détention de Témara. Les autorités marocaines ont pris une mesure positive en diligentant une enquête, mais 16 mois plus tard, celle-ci semble être au point mort. Les autorités doivent veiller à ce que l’enquête se poursuive sans obstruction ni retard.


Titres http://Solidmar.blogspot.com du 10 au 20 septembre 2015.

Le Maroc réprime et emprisonne, la France soutient et honore le Maroc