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lundi 21 septembre 2015

Affaire Hammouchi

Par FS, 20/9/2015 
Que dire quand tout semble avoir été dit ? – Que dire quand on n’appartient à aucun des deux protagonistes en présence ?... Qu’oser dire lorsqu’on est ni Français ni Marocain mais simplement un être humain soucieux de justice quelle que soit son appartenance…appartenance équivalant toujours à une aliénation.
Je me permets donc de dire qu’aujourd’hui même la France vient de commettre  une grave atteinte aux principes fondateurs de la démocratie à savoir la séparation des pouvoirs et, en l’occurrence, l’intrusion de l’exécutif, de son président, de son ministre des Affaires étrangères et de celui l’intérieur dans le domaine judiciaire français.
L’attribution programmée du titre d’Officier de la Légion d’honneur à un individu mis directement en cause pour faits de torture et crime de guerre avérés sur base de trois plaintes actées par le Tribunal de grande instance de Paris et soutenu par le témoignage du rapporteur général de l’O.N.U., éclabousse, dévalue et discrédite les instances républicaines.
Aujourd’hui même, en visite à Rabat, le Président de la République française s’est réjoui de l’heureuse résolution des incompréhensions réciproques entre la France et le Maroc, c'est-à-dire de la mise sous le boisseau de l’affaire Abdellatif Hammouchi.
Il y a lieu de se demander quels sont les éminents services rendus à la France par le récipiendaire Hammouchi qui lui confèrent le droit aux palmes de la Légion d’honneur alors que la charte fondamentale de l’Ordre stipule que tout candidat doit avoir un casier judiciaire vierge. Or il se fait que le sieur Hammouchi fait l’objet d’inculpation pour crime de guerre par le Tribunal de grande instance de Paris. Cette accusation étant étayée par le témoignage de Monsieur Juan Mendes, rapporteur général de l’O.N.U.-
Ce soir même, sur la 4e chaine de télévision française, monsieur Hollande se félicitait du rétablissement des relations diplomatiques et judiciaires entre les deux Etats parce qu’il assurera la réalisation de perspectives économiques.
Une fois encore les droits humains sont bafoués au nom d’intérêts financiers.
La République française ne sort pas grandie en rendant les honneurs à un tortionnaire.

                            

mercredi 12 août 2015

Un eurodéputé entame une grève de la faim


...en solidarité avec la militante sahraouie Takbar Hadi

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El Watan, 10/8/2015
Jordi Sebastià, membre du Parlement européen

Le membre du Parlement européen, Jordi Sebastià, du Groupe des Verts/Alliance libre, a entamé une grève de la faim de 24 heures pour exprimer sa solidarité avec la citoyenne sahraouie Takbar Hadi, a rapporté hier l’APS citant l’agence de presse sahraouie SPS.

Takbar Hadi observe une grève de la faim devant le consulat du Maroc à Las Palmas de Gran Canarias, en Espagne, «depuis un mois et six jours pour protester contre l’assassinat de son fils Mohamed Lamine Haidala par des colons marocains».
L’eurodéputé Sebastià a répondu, par son action, à l’appel lancé par le mouvement espagnol de solidarité avec le peuple sahraoui «aux politiciens et syndicalistes d’entrer dans une grève de la faim de 24 heures pour exprimer leur solidarité avec cette mère sahraouie», selon SPS.  L’initiative vise, selon la même source, à «augmenter la pression exercée sur les autorités d’occupation marocaines afin de fournir des éclaircissements concernant l’assassinat du jeune sahraoui, Mohamed Lamine Haidala».
Ancienne colonie espagnole, le Sahara occidental a été annexé en 1975 par le Maroc. Le Front Polisario réclame l’indépendance du territoire à travers un référendum d’autodétermination, alors que le Maroc offre une autonomie sous sa souveraineté.
La Mission des Nations unies pour le référendum au Sahara occidental (Minurso) est la seule mission de maintien de la paix sans un mécanisme de surveillance des droits de l’homme.


dimanche 23 septembre 2012

A propos Contact L’émissaire de l’ONU dénonce l’usage « systématique » de la torture au Maroc Juan Mendez (Photo AicPress) Rabat.- Le rapporteur spécial de l’ONU sur la torture et les traitements inhumains et dégradants, l’Argentin Juan Mendez, a parlé. Après une semaine passée au Maroc, visitant commissariats et prisons, il n’a pas eu besoin de plus de temps ni de témoignages annexes pour se rendre compte de l’ampleur de la pratique de la torture dans ce pays. Après avoir rencontré les responsables de plusieurs associations des droits de l’homme ou des ONG qui s’occupent des immigrés clandestins subsahariens, Juan Mendez a reçu des centaines de témoignages accompagnés de preuves pour le moins accablantes. La plupart des cas de victimes qu’on lui a soumis qu’elles soient islamistes, indépendantistes sahraouis, clandestins subsahariens et activistes de gauche ou pro-démocratie, ont été jugés probants. Certes, le fonctionnaire onusien a signalé qu’il y a « une émergence d’une culture des droits de l’homme » et « à ce qu’il paraît il existe en haut lieu un compromis pour éradiquer la torture », mais il a regretté que ce « compromis n’arrive pas à tous les niveaux de l’autorité ». En fait, lors d’une conférence à l’hôtel Diwan de Rabat, l’émissaire onusien a assommé le Makhzen en résumant en une seule phrase ce qui se passe au Maroc : « l’usage de la torture est systématique au Maroc pour les cas impliquant des manifestants anti-gouvernementaux et ceux qui sont accusés de terrorisme » Il a précisé que dans les délits terroristes « la torture est beaucoup plus cruelle et systématique » et qu’il y avait une nette augmentation d’incidents révélant le recours excessif à la force des autorités lors des manifestations. Au passage, le rapporteur spécial a raillé les mesures cosmétiques pour retaper les pénitenciers marocains, et a regretté que lors des rencontres qu’il a eues avec les victimes de torture se soit instauré un « climat d’intimidation » de la part des fonctionnaires qui le surveillaient. Juan Mendez présentera son rapport sur le Maroc au Conseil des droits de l’homme de l’ONU à Genève en mars 2013. Ali Lmrabet URL courte: http://www.demainonline.com/?p=21409

Par Ali Lmrabet, demainonline, 23/9/2012


Juan Mendez (Photo AicPress)
Rabat.- Le rapporteur spécial de l’ONU sur la torture et les traitements inhumains et dégradants, l’Argentin Juan Mendez, a parlé. Après une semaine passée au Maroc, visitant commissariats et prisons, il n’a pas eu besoin de plus de temps ni de témoignages annexes pour se rendre compte de l’ampleur de la pratique de la torture dans ce pays.

Après avoir rencontré les responsables de plusieurs associations des droits de l’homme ou des ONG qui s’occupent des immigrés clandestins subsahariens, Juan Mendez a reçu des centaines de témoignages accompagnés de preuves pour le moins accablantes. La plupart des cas de victimes qu’on lui a soumis qu’elles soient islamistes, indépendantistes sahraouis, clandestins subsahariens et activistes de gauche ou pro-démocratie, ont été jugés probants.
Certes, le fonctionnaire onusien a signalé qu’il y a « une émergence d’une culture des droits de l’homme » et « à ce qu’il paraît il existe en haut lieu un compromis pour éradiquer la torture », mais il a regretté que ce « compromis n’arrive pas à tous les niveaux de l’autorité ».
En fait, lors d’une conférence à l’hôtel Diwan de Rabat, l’émissaire onusien a assommé le Makhzen en résumant en une seule phrase ce qui se passe au Maroc : « l’usage de la torture est systématique au Maroc pour les cas impliquant des manifestants anti-gouvernementaux et ceux qui sont accusés de terrorisme »
Il a précisé que dans les délits terroristes « la torture est beaucoup plus cruelle et systématique » et qu’il y avait une nette augmentation d’incidents révélant le recours excessif à la force des autorités lors des manifestations.
Au passage, le rapporteur spécial a raillé les mesures cosmétiques pour retaper les pénitenciers marocains, et a regretté que lors des rencontres qu’il a eues avec les victimes de torture se soit instauré un « climat d’intimidation » de la part des fonctionnaires qui le surveillaient.
Juan Mendez présentera son rapport sur le Maroc au Conseil des droits de l’homme de l’ONU à Genève en mars 2013.
Ali Lmrabet

mercredi 30 mai 2012

Machettes policières contre drapeaux républicains au Sahara occupé

Par Equipe Media, El Aaiun, 28/5/2012 

Dans plusieurs endroits du Sahara Occidental, les citoyens sahraouis ont manifesté contre l’occupation marocaine, et ont à nouveau été attaqués par la police. Selon les témoins, les policiers étaient armés de machettes, et des habituels gourdins. 
 A El Aiun, boulevard de Tantan et boulevard Mezouar, 70 manifestants sahraouis ont revendiqué le respect du droit à la liberté d’expression, et à l’autodétermination. Ils ont demandé la libération des prisonniers politiques sahraouis. Certains slogans appelaient aussi à l’indépendance et à l’arrêt du pillage du phosphate, du sable et du poisson sahraoui. De nombreux drapeaux de la République Arabe Sahraouie Démocratique étaient visibles dans la manifestation, symbole de l’unité du peuple sahraoui dans la lutte et l’identité. La police marocaine a violemment réprimé la manifestation, frappant femmes et hommes, sans respect pour les personnes visiblement faibles, comme Mme Ghlaila Hallab, handicapée et malade . Les policiers sont allés jusqu’à casser sa chaise roulante, la laissant indigente sur la chaussée. 13 citoyens Sahraouis ont été blessés, dont 8 femmes. La maison de la famille sahraouie Ahl Lkhalil a été prise d’assaut par la police, qui l’a caillassée dans le but de tout casser.

 A Esmara, 40 sahraouis, criant les mêmes styles de slogans et brandissant des drapeaux encore plus grands de la République Sahraouie, ont manifesté dans le quartier Essakna. La police est intervenue pour disperser les manifestants, heureusement sans faire de blessés.

 A Boujdour, c’est dans le quartier El Kbibat que 30 manifestants sahraouis ont crié les mêmes revendications, agitant les drapeaux de la République Sahraouie. De la même façon la police n’a pas laissé la manifestation se dérouler jusqu’à son terme. En parallèle, El Hafed Maisin, un jeune sahraoui chômeur a été arrête par la police devant le siège de la préfecture, conduit en estafette au commissariat où il a été maltraité par la police. Ce jeune chômeur manifeste régulièrement avec d’autres diplômés chômeurs.
 Publié par APSO (Amis Peuple du Sahara Occidental)