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dimanche 5 juillet 2015

Pourquoi Khalid Gueddar ne doit pas se présenter devant le tribunal


7/7/2015

Khalid Gueddar.
Khalid Gueddar.

Le caricaturiste Khalid Gueddar, qui fait partie du projet pour le lancement d’un hebdomadaire satirique avec l’humoriste marocain Ahmed Snoussi, « Bziz », et moi-même, a été condamné à trois mois de prison ferme pour s’être trouvé en « état d’ébriété » dans une rue de Kénitra.

Khalid Gueddar nie cette accusation.
Notre ami Khalid Gueddar a annoncé qu’il ne se rendrait pas au tribunal pour une affaire qui a été fabriquée de toutes pièces, qui date d’il y a trois ans et qui a été, comme par hasard, ressortie maintenant pour être traitée par une « justice » marocaine largement discréditée dans l’opinion publique.
Pourquoi la décision de Khalid de ne pas se rendre au tribunal est la plus logique, la plus juste ?
Parce que la « justice » marocaine est totalement inféodée au pouvoir politique qui ne se cache même pas pour le reconnaitre.
Deux cas concrets précis vont vous en convaincre.

L’affaire Serfaty : En 1991, après la décision du roi Hassan II de déclarer Abraham Serfaty « citoyen brésilien » et de l’expulser du pays, son avocat Me Abderrahim Berrada déposa plusieurs plaintes auprès des tribunaux marocains. Toutes rejetées. Evidemment. Et quand l’affaire arriva au Tribunal suprême, celui-ci pria le ministère de l’intérieur, dirigé à l’époque par Driss Basri, d’apporter ses preuves. Basri ne daigna même pas répondre, mais il menaça les juges au cas où ils « ne feraient pas bien leur travail ». C’est Basri lui-même, chez lui, dans son exil douillet du 16ème arrondissement de Paris quelques mois avant sa mort, qui me l’a raconté. « Raison d’Etat », s’est-il justifié dans un enregistrement.
Le haut tribunal déclara alors qu’Abraham Serfaty n’était pas marocain.
Or, quelques années plus tard, en dépit de cette sentence dite définitive, le roi Mohamed VI, par fait du prince, rétablissait Serfaty dans sa nationalité marocaine. Comme si de rien n’était.
Et le Tribunal suprême ? Il accepta le verdict royal sans rechigner.

Procès Nadia Yassine :  Quand en 2005, la chambre criminelle de première instance de Rabat qui devait juger l’un des porte-parole d’alors du principal mouvement islamiste marocain «Justice et spiritualité», Nadia Yassine, et le directeur du journal Al Ousbouaayâ Al Jadida, a reporté sine die le procès, on a pensé dans un premier temps qu’il s’agissait d’un simple report de quelques jours ou quelques semaines.
Mme Yassine était poursuivie par le parquet  pour avoir affiché ses convictions républicaines et prophétisé la chute imminente de la «maison» royale marocaine.
Mais depuis 2005 le tribunal ajourne automatiquement ce procès. Ce qui en fait le procès le plus long de l’histoire récente de l’humanité.
Connaissez-vous un seul procès qui a duré dix ans?
C’est pour cette raison que Khalid a raison de ne pas perdre son temps en se rendant devant un tribunal qui a sûrement déjà reçu ses instructions pour le condamner.
La preuve. Tous les procès intentés au Maroc par le régime, ou ses affidés, contre des journalistes ont été remportés par le régime et ses comparses.
Par contre toutes les actions en justice intentées par ce même régime contre des journalistes à l’étranger ont été perdues par Rabat. En dépit des sommes faramineuses gaspillées pour gagner ces procès.
Les journalistes José-Luis Gutiérrez, Ali Lmrabet, Ignacio Cembrero et Ahmed Réda Benchemsi ont ainsi tous gagné leurs procès, que ce soit à Madrid ou à Paris.
Cherchez l’erreur !
Enfin, pour ceux qui nous invitent à déposer plainte contre l’Etat marocain à chaque fois que nos droits civiques sont violés, il faut savoir que si le Maroc a ratifié le « Pacte international relatif aux droits civils et politiques », qui comprend les droits et libertés classiques qui protègent les particuliers contre les ingérences de l’État, comme le droit à la vie, l’interdiction de la torture, de l’esclavage et du travail forcé, le droit à la liberté, etc., il n’a pas voulu ratifier le protocole facultatif qui permet à des particuliers, c’est-à-dire vous et moi, de déposer des « communications » (plaintes) individuelles au sujet du respect du Pacte par les États qui ont ratifié ce protocole additionnel.
C’est-à-dire quoi ? C’est-à-dire qu’un Marocain qui se verrait privé arbitrairement d’un droit fondamental par son État ne peut pas se diriger à l’ONU pour obtenir gain de cause.
C’est au moins clair.
Ali Lmrabet
Pour lire l’interview de Khalid Gueddar sur rue89nouvelobs après son arrestation en 2012, cliquez ici.

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Khalid Gueddar / Mon ami ... On veut ta peau !
Maroc / État voyou...
Dans la foulée du déni de justice et de la déliquescence de cet État voyou dirigé par les prédateurs et les pirates qui pillent le peuple et le pays, exercés sur Ali Lmrabet, le célèbre journaliste de "Demain", voilà qu'on s'attaque au caricaturiste le plus original, Khalid Gueddar... jugé pour 3 mois de prison pour avoir été surpris en état d'ébriété...
Certainement que le Juge qui l'a condamné, était bel et bien bourré !!!







Allocution de l’AMDH-Paris/IDF : t « porter une robe n’est pas un crime » à Paris le 4 juillet 2015

Allocution de l’Association Marocaine des Droits Humains-Paris/IDF au rassemblement « porter une robe n’est pas un crime » à Paris le 4 juillet 2015 devant l’ambassade du Maroc.




rassemblement jupe

Allocution de l’Association Marocaine des Droits Humains-Paris/IDF
au rassemblement « porter une robe n’est pas un crime »
à Paris le 4 juillet 2015 devant l’ambassade du Maroc.

Par Sanae Rakba, militante de l’AMDH-Paris/IDF.

Chers ami(e)s,
Je souhaite, au nom de l’Association Marocaine des Droits Humains-Paris/IDF, remercier tous ceux qui ont répondu présents a cet appel aujourd’hui. Et aussi j’aimerai remercier toutes ces associations et individus qui se sont mobilises pour cette cause. 

Chers ami(e)s,
La situation des droits de l’Homme au Maroc est de plus en plus catastrophique et l’AMDH ne cesse depuis un moment de faire entendre sa voix compte tenu de cette régression et de ce retour en arrière. Selon le dernier rapport de l’AMDH, publié il y a quelques jours, la situation actuelle se caractérise par une dangereuse régression en termes de libertés et de droits fondamentaux. Selon ce même rapport, les prisons marocaines ont connus 251 détenus politiques rien qu’en 2014.
.
Plusieurs faits tous aussi choquants les uns que les autres. Dans une première d’une extrême gravité, la chaîne officielle Al Oula a annoncé, début juin, l’arrestation de deux hommes marocains qui s’étaient embrassés devant la tour Hassan. Elle ne s’est pas arrêtée là, la chaîne a dévoilé l’identité et photos des deux citoyens, dans une démarche calomnieuse, haineuse et dangereuse sur leur sécurité. Cela a provoqué un rassemblement d’une dizaine de personnes hostiles devant les domiciles des deux arrêtés. Les deux hommes ont été condamnés à 4 mois de prison ferme et 500 dirhams d’amende pour « outrage public à la pudeur » et « acte contre nature avec un individu du même sexe ».

Chers ami(e)s,
Les femmes et les minorités sexuelles et religieuses sont parmi les premières victimes d’un système sexiste, machiste et misogyne ! L’affaire de ces deux jeunes filles vient prouver ce constat de régression de respect des libertés, de retour en arrière, et de cette injustice qui est entrain de se répandre petit à petit partout dans le pays. On voit des victimes se transformer, en un clin d’œil, en coupables au vu et au su de l’Etat et son gouvernement.
Alors dans le cas des deux jeunes filles d’Inzegane, la question à se poser, qui porte la responsabilité de tout cela ? Et qu’en est-il du projet de loi qui criminalise le harcèlement sexuel ? Est ce que la rue cet espace public qui par définition appartient à tout le monde continuera à être un espace dédié à la gente masculine ?
L’Etat n’assume pas son rôle et ne tient pas ses engagements.

Chers ami(e)s, Quelle solution à cette situation ?
L’Etat marocain doit respecter ses lois et savoir les appliquer pour protéger ses citoyens, il doit respecter les engagements nationaux et internationaux. Il doit respecter les conventions internationales qu’il a signées. Il doit garantir les libertés individuelles et collectives ; la liberté d’expression et la liberté de conscience
La situation dramatique de l’enseignement au Maroc est à l’image de la situation sociale et politique. Il est à rappeler que l’ONU avait dénoncée le développement incontrôlé de l’enseignement privé « qui a conduit au renforcement des inégalités dans la jouissance du droit à l’éducation ». Il est impossible de sortir de cette situation sans un enseignement public, démocratique, progressiste et populaire. Et il est tout aussi impératif de lutter pour un Etat de Droit, laïque et respectueux de toutes ses citoyennes et tous ses citoyens sans aucune exception de couleur, d’orientation sexuelle, de religion, de langues, de classes sociales.
Il y a aussi le fait que les médias officiels doivent être réellement publics. Ils doivent jouer un rôle dans l’éducation populaire et l’émancipation à travers la diffusion de messages humains, de respect, et d’égalité.
A Paris, le 4 juillet 2015.
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Titres sur http://solidmar.blogspot.com du 28/6 au 5/7/2015



samedi 4 juillet 2015

«La mobilisation pour libérer Raif doit continuer»

Ensaf Haidar, épouse du blogueur saoudien Raif Badawi :

«La mobilisation pour libérer Raif doit continuer»

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Par Samir Ben, 4/7/2015
 

Ma grand-mère paternelle, originaire du sud du pays, me parlait de la vie simple et ouverte que menaient en leur temps les femmes, aux côtés des hommes, leurs frères, travaillant aux champs, contribuant dans tous les domaines, travail, célébrations, prises de décision…Sans se préoccuper de cette phobie de la mixité que nous avons inventée il y a une trentaine d’années.» 

Ce passage est tiré d’un texte du blogueur saoudien Raif Badawi, condamné pour blasphème, publié en 2011. Il est regroupé avec d’autres écrits dans un recueil intitulé 1000 coups de fouet, parce que j’ai osé parler librement.

Ce passage démontre l’absurdité des accusations et de la sentence confirmée récemment par la Cour suprême d’Arabie Saoudite : 1000 coups de fouet qu’il doit recevoir à raison de 50 coups chaque vendredi et dont l’exécution est suspendue pour raison de santé, 10 ans en prison, une amende d’un million de rials — 260 000 dollars — et une interdiction de quitter le pays pendant 10 ans, après sa sortie de prison.
Une édition du recueil vient d’être publiée au Québec. A cette occasion, la femme de Raif Badawi, Ensaf Haidar, diplômée en récitation du Coran et études islamiques, a répondu aux questions d’El Watan dans un entretien express. La femme de 35 ans, au caractère fort, est loin du stéréotype de la femme saoudienne soumise.
Elle a déjà fait face à sa propre famille, avec qui elle a rompu tout contact du temps où elle vivait en Arabie Saoudite. Réfugiée avec ses trois enfants au Canada depuis 2013, dans la région de Sherbrooke au Québec, elle se bat depuis avec Amnesty International pour libérer son mari, et ce, à travers une campagne mondiale, Free Raif.


Maintenant que la Cour suprême d’Arabie Saoudite a confirmé le verdict de Raif, que reste-il à faire ?
Il ne nous reste qu’à espérer que le roi Salmane gracie Raif pour lui permettre de quitter l’Arabie Saoudite. Et j’espère que toutes les organisations et tous les gouvernements qui nous soutiennent maintiendront leur mobilisation jusqu’à ce qu’il soit libéré.

Un certificat d’immigration au Québec vient d’être établi pour Raif pour des raisons humanitaires. Pensez-vous que cela  puisse aider sa cause ?
Je remercie le gouvernement du Québec qui est à nos côtés depuis le début et a pris fait et cause pour Raif. C’est très important. J’espère que cela va pousser le gouvernement saoudien à le laisser venir nous rejoindre, les enfants et moi, au Québec.

Quel écrit a déclenché la poursuite contre Raif Badawi ?
Sincèrement, il n’y a pas d’article en particulier qui ait allumé la mèche. Tous les articles ont été publiés dans des journaux saoudiens (Al Watan, Al Jazira…) ou sur des sites internet.
Et je vous assure, et je l’ai toujours dit, que ce qu’a écrit Raif a toujours été respectueux. Il n’y a eu de sa part ni provocation ni polémique ou dépassement de lignes rouges.

Avez-vous eu de l’aide dans le monde arabe ?
Oui, bien que dans le monde arabe beaucoup de gens hésitent à revendiquer leur liberté. Il y a eu des actions de mobilisation au Maroc, en Tunisie. Il y a des Algériens avec nous ici.  Beaucoup d’autres sont convaincus de la justesse du combat de Raif aussi mais, vous le comprendrez bien, chacun a ses contraintes.

Pourquoi avez-vous choisi le Canada ?
J’ai déposé mon dossier pour refuge auprès du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés à Beyrouth. La première ambassade qui m’a acceptée est celle du Canada. Nous étions au Liban depuis 2011 et c’est Raif qui m’a demandé de quitter l’Arabie Saoudite avec les enfants.

Etes-vous, avec vos enfants,  en contact avec Raif ?
C’est moi qui suis en contact avec lui. Nous nous parlons au moins une fois par semaine. Quoi que nous ne nous soyons pas parlé depuis une dizaine de jours. Pour les enfants, ils s’intègrent bien, ils vont à l’école et mènent une vie normale, mais leur père leur manque.


Lettre du Conseil de Genève des Droits Humains

Pour Ali Lmrabet

Voilà qui est on ne peut plus clair. Le Maroc est dans de mauvais draps et cela va se diffuser partout à l'opinion internationale et aux chancelleries de tous les pays...
Il est à remarquer que cette lettre du Conseil de Genève des Droits Humains n'a pas été adressée à ce machin qu'on appelle CNDH (conseil national des droits de l'homme créé par le régime fasciste marocain). Preuve, s'il en est, que la féodalité marocaine d'une bande de prédateurs, a fait de ce mensonge (défense des droits de l'homme) un bouclier publicitaire pour mieux et sordidement violer le droit du journaliste Ali Lmrabet et lui interdire de faire dignement son travail...
Honte et scandale!


Mairie de Genève

Gaza, un an après, où est la justice ?

Au Maroc, un homme perçu comme homosexuel lynché dans la rue


Au Maroc, un homme perçu comme homosexuel lynché



MAROC - Un jeune Marocain s'est fait violemment agresser par de très nombreuses personnes, lundi soir, dans une rue passante de Fès. Son attitude et ses vêtement auraient déplu à la foule. Une nouvelle illustration de la crispation de la société marocaine sur certains sujets sociétaux.

Le jeune marocain a été tabassé par la foule en raison de son homosexualité supposée.
Capture d'écran
Photo :Lynché à cause de sa sexualité supposée. Depuis mardi, plusieurs vidéos montrant l’agression violente d’un jeune garçon dans les rues de Fès, au Maroc, enflamme les internautes, et les médias marocains. Au point que le ministère marocain de la Justice a promis une enquête.

Le document confidentiel qui révèle les relations secrètes entre le Makhzen et le Front national

Le document confidentiel qui révèle les relations secrètes entre le Makhzen et le Front national

Houari Achouri, Algérie Patriotique 1/7/2015

Le Front national (FN) veut faire sortir d’une prison en région parisienne où il a été transféré en mai 2012, à partir du Maroc, le terroriste français Robert Richard, condamné à perpétuité par la justice marocaine pour sa participation aux attentats terroristes du 16 mai 2003, qui avaient fait plus de 40 morts et une centaine de blessés à Casablanca. 
 Pour cela, le terroriste doit bénéficier de la grâce royale que l’eurodéputé membre du FN Bruno Gollnisch a sollicitée en faisant intervenir l’ambassadeur du Maroc auprès de l’Union européenne (UE). C’est ce qui ressort d’un document (mis en ligne par Algeriepatriotique) révélé sur Twitter par le hacker marocain Chris Coleman. Dans une lettre, datée du 31 juillet 2014, envoyée par l’ambassadeur du Maroc à son ministre des Affaires étrangères, cette demande de grâce royale est étayée par des arguments qui montrent la collusion honteuse entre le Maroc et le FN au Parlement européen. Mais en échange de quoi, le Maroc peut-il répondre favorablement à la démarche du FN et permettre au terroriste Robert Richard d’être libéré avant de purger sa peine ? L’ambassadeur marocain rappelle les positions du FN à l’égard du Maroc – «positives et constructives» – et surtout le fait que les membres du groupe FN au Parlement européen ont voté en faveur du protocole de pêche Maroc-UE. En libérant le terroriste français, le roi exprimerait ainsi sa reconnaissance au FN pour ses positions favorables au Maroc. On sait que l’accord de pêche Maroc-UE, par exemple, n’est pas facile à obtenir et à mettre en œuvre. A l’intérieur du royaume, les voix s’élèvent contre cette forme de bradage d’une richesse qui appartient à tous les Marocains et qui n’en profitent pas ni dans son exploitation ni dans la consommation de poissons qui partent vers d’autres destinations. L’opposition à cet accord se manifeste également au plan régional et international à cause de son incidence sur les richesses halieutiques du Sahara Occidental, sous occupation marocaine. Le soutien du FN à l’accord de pêche est donc le bienvenu pour le Maroc. En pressant le roi de donner satisfaction à une demande de grâce émanant du FN, l’ambassadeur du Maroc pense certainement au rôle grandissant du parti d’extrême droite dans la vie politique française. C’est le sens à donner à ses contacts avec Marine Le Pen et à son intention de poursuivre ces contacts avec le FN tout en soulignant leur discrétion, car il ne s’agit pas de dévoiler au grand jour cette complicité qui s’installe alors que «les positions positives et constructives» du FN ne sont pas encore absolument sûres. La preuve, le 20 juin 2015, un communiqué du FN a critiqué l’installation d’une usine Peugeot à Kenitra, en rappelant que Marine Le Pen ne fera jamais passer l’intérêt de la France après celui du Maroc et qu’un retournement est toujours possible. Une première preuve en a été donnée, au début de cette année: l’eurodéputé Aymeric Chauprade, partisan acharné du Maroc au sein du FN a été désavoué par Marine Le Pen qui l’a destitué de son poste de conseiller aux affaires internationales. Chauprade était au service du Makhzen qui le faisait travailler contre les intérêts du peuple sahraoui en lutte pour son droit à l’autodétermination et à l’indépendance. L’ambassadeur du Maroc auprès de l’UE ne va pas lâcher d’un pas Marine Le Pen et ses eurodéputés, mais il sera difficile pour lui d’être discret.
Houari Achouri
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TelQuel

Les relations qu’entretient l’ambassadeur marocain à l’UE avec le Front national

Marine Le Pen, Jean-Marie Le Pen et Bruno Gollnisch au parlement européen. Crédit : Claude TRUONG-NGOC/Wikipedia.Les relations qu’entretient l’ambassadeur marocain à l’UE avec le Front national
29 /6/2015


👤 Par Pauline Chambost

 Un document de « Chris Coleman » évoque les « contacts discrets »qu’entretient la mission marocaine auprès de l’Union européenne avec le Front national français.

Le Maroc ne semble pas boycotter l’extrême droite française. Le compte Twitter anonyme « Chris Coleman » a publié ce 29 juin une lettre de l’ambassadeur marocain auprès de l’Union européenne à l’intention du ministère des Affaires étrangères. Datée du 31 juillet 2014, la correspondance évoque les relations que la mission cultive avec les eurodéputés Front national (FN).
En début de texte, l’ambassadeur évoque un entretien qu’il a tenu avec Bruno Gollnisch, eurodéputé FN. Il explique notamment que l’élu sollicite une grâce royale pour Robert Richard, ressortissant français condamné à perpétuité au Maroc pour son implication dans les attentats terroristes de 2003. Une information surprenante étant donné que Robert Richard a déjà demandé cette grâce en 2009 et qu’il a été extradé vers la France en 2012.

Poursuite des « contacts discrets »

Mais surtout, la correspondance révèle que cette rencontre avec Bruno Gollnisch n’est pas anecdotique, que les entretiens entre élus FN et représentation marocaine sont réguliers, bien que secrets. L’ambassadeur écrit : « Il convient de souligner que j’avais auparavant eu des contacts avec Mme Le Pen ». Et comme le parti aurait « des positions à l’égard de notre pays positives et constructives »(l’ambassadeur fait référence au protocole de pêche Maroc-UE), la mission « compte poursuivre ses contacts ‘discrets’ avec les élus du Front national au parlement européen ».
Les liens entre FN et pouvoir marocain ont déjà été soulevés : Aymeric Chauprade, membre du parti d’extrême droite et proche de Marine Le Pen serait « l’expert royal pour le Sahara occidental », selon le site d’information français Rue89.
Le compte anonyme publie depuis le 3 octobre des documents présentés comme officiels et confidentiels, émanent du ministère des Affaires étrangères notamment. Le gouvernement a réagi en décembre parlant de « campagne enragée » contre le Maroc, sans démentir la véracité des documents publiés.

Maroc : Acte II , (après le lynchage d'un prétendu homosexuel à Fès )

Diaspora Saharaui, 2/7/2015

Maroc : Acte II 

 

Au Maroc, nous sommes en train de regarder le deuxième acte d'une pièce théâtrale conçue pour poursuivre le chantage de Rabat sur fond de menace terroriste.
Le premier acte est le lynchage d'un prétendu homosexuel dans les rues de la ville de Fès, un fait largement médiatisé au Maroc et ailleurs. Le but de cette première partie du mensonge marocain est de dire qu'au Maroc ils peuvent avoir les mêmes attitudes que les membres du DAECH ou Etat Islamique.
Le premier acte a été conçu pour faire avaler le deuxième qui est beaucoup moins digérible : l'histoire du prétendu démantèlement d'une prétendue cellule de terroristes. La nouvelle est beaucoup plus indigeste d'autant plus qu'elle prétend que certains de ses membres sont originaires des villes du Sahara Occidental de El Aaiun et Dakhla.
Sans doute, ceux qui ont conçu cette nouvelle sont trop ambitieux. Ils veulent tuer deux oiseaux d'un coup : Faire peur aux Européens et accuser les Sahraouis de terroristes. 
Les annonces de démantèlement de cellules ont été multipliés par 100 depuis que l'ONU a décidé de faire pression sur le Maroc en vue de l'amener à accepter de mettre fin au statu quo qui prévaut au Sahara Occidental depuis 1991. 
La situation des relations de Rabat avec l'ONU a été qualifiée par un journal marocain de “crise silencieuse”, suite aux informations divulguées sur les activités d'espionnage menées par le Maroc au sein des institutions onusiennes. Cette crise a été mise en lumière par des documents confidentiels de la diplomatie marocaine révélés par le hacker Chris Coleman.
Par conséquence, ces annonces de cellules de terroristes qui ne sont jamais jugés au Maroc, trahissent une panique au sein des sbires de Mohammed VI qui sont en train de voir comment les murs de leur diplomatie basée sur la corruption et la propagande mensongère tombent l'un après l'autre.

Jean Ziegler apporte son soutien à Ali Lmrabet

4/7/2015
Jean Ziegler (KEYSTONE/Laurent Gillieron)
Jean Ziegler (KEYSTONE/Laurent Gillieron)

L’homme politique suisse, sociologue et ancien rapporteur spécial auprès de l’ONU sur la question du droit à l’alimentation dans le monde, Jean Ziegler, a rendu visite au journaliste Ali Lmrabet en grève de la faim.
Lors d’une rencontre dans un bureau du Palais des Nations de Genève, vendredi 3 juillet, Jean Ziegler a apporté tout son soutien au journaliste marocain et lui a rappelé les combats qu’il avait menés avec la défunte Christine Daure-Serfaty pour la libération d’Abraham Serfaty.
Jean Ziegler est connu pour la fameuse phrase : « l’agriculture mondiale peut aujourd’hui nourrir 12 milliards de personnes […]. Il n’existe donc à cet égard aucune fatalité. Un enfant qui meurt de faim est un enfant assassiné ».
M. Ziegler a promis au journaliste une « initiative » commune avec d’autres organismes et personnalités dans les prochains jours.
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vendredi 3 juillet 2015

Ali Lmrabet reçu par le Conseiller administratif de la Ville de Genève

Rémy Pagani (Photo DR)
Rémy Pagani (Photo DR)

Le journaliste marocain Ali Lmrabet, privé de ses papiers d’identité marocains sans explications (lire le dossier sur cette affaire) par les autorités marocaines, a été reçu le mercredi 1er juillet 2015 au siège de la mairie de Genève par Rémy Pagani.

M. Pagani est l’un des cinq magistrats qui gouvernent la ville de Genève et se tournent à tour de rôle chaque année à la tête de l’exécutif genevois.
Il a été maire entre 2009 et 2010, puis entre 2012 et 2013. Il le sera entre 2017 et 2018.
Lors de leur entretien, Pagani a tenu à manifester la solidarité de la ville de Genève avec le gréviste de la faim, et à « soutenir le combat d’Ali Lmrabet pour l’obtention de ses documents d’identité et le respect de la liberté d’expression dans son pays ».
Il s’est engagé à écrire aux autorités marocaines pour essayer de comprendre les raisons qui font que les autorités marocaines refusent sans raisons de renouveler les papiers d’identité du journaliste marocain.
Demain
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