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mercredi 26 octobre 2016

Raif Badawi : le gouvernement saoudien reprend les séances de flagellation



Ensaf Haidar, la femme de Raif Badawi brandit son portrait© PATRICK HERTZOG Source: AFP
Ensaf Haidar, la femme de Raif Badawi brandit son portrait 
Selon la fondation Raif Badawi, le blogueur emprisonné en Arabie saoudite pour «insulte» à l'Islam et «apostasie» sera de nouveau fouetté. Cette fois les coups devraient être donnés à l'intérieur de la prison plutôt qu'en place publique. 

mercredi 22 juin 2016

RAIF BADAWI est toujours séquestré et condamné au fouet

Repartageons pour 4 ème fois le désarroi de ce jeune père de famille que n'avions cessé de soutenir en demandant sa libération. Son épouse a aussi visité plusieurs pays pour intervenir auprès des potentats ignobles dirigeants l'arabie saoudite ....Hélas RAIF BADAWI est toujours séquestré et condamné au fouet !!
Alors que le 17 juin marque le quatrième anniversaire de l’arrestation du blogueur saoudien, Reporters sans frontières (RSF) réitère son appel à libérer Raif Badawi.…

jeudi 6 août 2015

Raif Badawi a été fouetté aujourd'hui !



Aujourd'hui, le célèbre blogueur saoudien Raif Badawi a été fouetté en public. Après la prière du vendredi, il a reçu 50 coups de fouet devant la mosquée al-Jafali à Jeddah.
kabyle.com

samedi 4 juillet 2015

«La mobilisation pour libérer Raif doit continuer»

Ensaf Haidar, épouse du blogueur saoudien Raif Badawi :

«La mobilisation pour libérer Raif doit continuer»

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Par Samir Ben, 4/7/2015
 

Ma grand-mère paternelle, originaire du sud du pays, me parlait de la vie simple et ouverte que menaient en leur temps les femmes, aux côtés des hommes, leurs frères, travaillant aux champs, contribuant dans tous les domaines, travail, célébrations, prises de décision…Sans se préoccuper de cette phobie de la mixité que nous avons inventée il y a une trentaine d’années.» 

Ce passage est tiré d’un texte du blogueur saoudien Raif Badawi, condamné pour blasphème, publié en 2011. Il est regroupé avec d’autres écrits dans un recueil intitulé 1000 coups de fouet, parce que j’ai osé parler librement.

Ce passage démontre l’absurdité des accusations et de la sentence confirmée récemment par la Cour suprême d’Arabie Saoudite : 1000 coups de fouet qu’il doit recevoir à raison de 50 coups chaque vendredi et dont l’exécution est suspendue pour raison de santé, 10 ans en prison, une amende d’un million de rials — 260 000 dollars — et une interdiction de quitter le pays pendant 10 ans, après sa sortie de prison.
Une édition du recueil vient d’être publiée au Québec. A cette occasion, la femme de Raif Badawi, Ensaf Haidar, diplômée en récitation du Coran et études islamiques, a répondu aux questions d’El Watan dans un entretien express. La femme de 35 ans, au caractère fort, est loin du stéréotype de la femme saoudienne soumise.
Elle a déjà fait face à sa propre famille, avec qui elle a rompu tout contact du temps où elle vivait en Arabie Saoudite. Réfugiée avec ses trois enfants au Canada depuis 2013, dans la région de Sherbrooke au Québec, elle se bat depuis avec Amnesty International pour libérer son mari, et ce, à travers une campagne mondiale, Free Raif.


Maintenant que la Cour suprême d’Arabie Saoudite a confirmé le verdict de Raif, que reste-il à faire ?
Il ne nous reste qu’à espérer que le roi Salmane gracie Raif pour lui permettre de quitter l’Arabie Saoudite. Et j’espère que toutes les organisations et tous les gouvernements qui nous soutiennent maintiendront leur mobilisation jusqu’à ce qu’il soit libéré.

Un certificat d’immigration au Québec vient d’être établi pour Raif pour des raisons humanitaires. Pensez-vous que cela  puisse aider sa cause ?
Je remercie le gouvernement du Québec qui est à nos côtés depuis le début et a pris fait et cause pour Raif. C’est très important. J’espère que cela va pousser le gouvernement saoudien à le laisser venir nous rejoindre, les enfants et moi, au Québec.

Quel écrit a déclenché la poursuite contre Raif Badawi ?
Sincèrement, il n’y a pas d’article en particulier qui ait allumé la mèche. Tous les articles ont été publiés dans des journaux saoudiens (Al Watan, Al Jazira…) ou sur des sites internet.
Et je vous assure, et je l’ai toujours dit, que ce qu’a écrit Raif a toujours été respectueux. Il n’y a eu de sa part ni provocation ni polémique ou dépassement de lignes rouges.

Avez-vous eu de l’aide dans le monde arabe ?
Oui, bien que dans le monde arabe beaucoup de gens hésitent à revendiquer leur liberté. Il y a eu des actions de mobilisation au Maroc, en Tunisie. Il y a des Algériens avec nous ici.  Beaucoup d’autres sont convaincus de la justesse du combat de Raif aussi mais, vous le comprendrez bien, chacun a ses contraintes.

Pourquoi avez-vous choisi le Canada ?
J’ai déposé mon dossier pour refuge auprès du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés à Beyrouth. La première ambassade qui m’a acceptée est celle du Canada. Nous étions au Liban depuis 2011 et c’est Raif qui m’a demandé de quitter l’Arabie Saoudite avec les enfants.

Etes-vous, avec vos enfants,  en contact avec Raif ?
C’est moi qui suis en contact avec lui. Nous nous parlons au moins une fois par semaine. Quoi que nous ne nous soyons pas parlé depuis une dizaine de jours. Pour les enfants, ils s’intègrent bien, ils vont à l’école et mènent une vie normale, mais leur père leur manque.


lundi 8 juin 2015

La Justice saoudienne confirme les 1000 coups de fouet pour Raif Badawi


RTBF 7 /6/ 2015 

La plus haute juridiction saoudienne a confirmé la peine infligée au blogueur Raif Badawi, à savoir dix ans de prison, 1000 coups de fouet et une amende d'un million de riyal (240 000 euros), rapporte dimanche le journal saoudien Okaz. Cette décision ne peut pas faire l'objet d'un appel.
 
Raif Badawi, 31 ans, avait été condamné le 7 mai 2014 pour avoir "insulté l'islam" sur son site "Libérez les libéraux saoudiens". Sa sentence est assortie d'une interdiction de voyager pendant dix ans à l'issue de sa peine et d'une interdiction d'utiliser les médias. Les coups de fouets devaient être infligés à raison de 50 consécutifs, à intervalles d'une semaine. Il a été flagellé une première fois en public après la prière du 9 janvier dernier, devant la mosquée Al-Jafali à Djedda, mais la peine a été entre-temps suspendue pour raison de santé du détenu.
Cette condamnation a suscité une vague de protestation internationale. Les Etats-Unis ont notamment demandé à l'Arabie Saoudite de revoir leur jugement. Des militants d'Amnesty International ont mené jeudi une action en face de l'ambassade d'Arabie saoudite à Bruxelles pour réclamer l'annulation de la peine infligée au blogueur.