Archives 2009-2017 du blog du Réseau de solidarité avec les peuples du Maroc, du Sahara occidental et d'ailleurs(RSPMSOA), créé en février 2009 à l'initiative de Solidarité Maroc 05, AZLS et Tlaxcala. Rejoignez-nous!
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Smara (Camps de réfugiés sahraouis),07 fev 2015
(SPS)
Le premier ministre, Abdelkader Taleb Oumar a réitéré la
coopération du Front Polisario avec la Représentante spéciale du SG de
l’ONU et chef de la MINURSO , Mme Kim Bolduc en vue de faciliter sa
mission qui consiste en l'organisation d'un référendum pour
l'autodétermination du peuple sahraoui.
Dans une déclaration à la presse à l’issue d'un entretien avec la
Représentante spéciale du SG de l’ONU , M. Taleb Oumar a souligné qu’il a
fait part à la responsable onusienne, au nom du président sahraoui,
Mohamed Abdelaziz, du rejet par la partie sahraouie de la politique
d'atermoiement adoptée par les forces d'occupation marocaines affirmant
qu'il était temps pour l'ONU de faire pression sur le Maroc.
Il a également a souhaité que l'ONU prenne des mesures concrètes pour
préserver les droits de l'Homme dans les territoires sahraouis occupés
et mettre un terme à la spoliation des richesses du Sahara Occidental
par le Maroc, une pratique contraire au Droit international.
La visite de la responsable onusienne s'inscrit dans le cadre d'une
tournée dans la région qu'elle a entamée vendredi par le Maroc et la
ville sahraoui occupée d’El-Aaiun. (SPS)
Mustapha Adib accompagné d’Abdallah Baroudi, près de l’Elysée (Photo DR)
Mustapha Adib accompagné d’Abdallah Baroudi, près de l’Elysée (Photo DR)
A l’occasion de la visite du roi Mohamed VI au président français François Hollande, vers 17h de cet après-midi, l’ex-capitaine Mustapha Adib avait fait savoir qu’il allait manifester devant le Palais de l’Elysée pour marquer sa désapprobation.
Mais arrivé sur les lieux, Adib, accompagné d’Abdallah Baroudi,
un vieux dissident marocain qui réside en France depuis une
cinquantaine d’années, a eu la désagréable surprise de se retrouver
littéralement encerclé par la police du Premier ministre Manuel Valls, un détenteur d’un wissam alaouite, qui a tout fait pour l’empêcher de se diriger vers l’Elysée et même de se mouvoir.
Pourtant, la liberté de manifester pacifiquement dans la rue est reconnue par la constitution française.
Le 7 février dernier, Adib, Zakaria Moumni et
d’autres dissidents marocains avaient manifesté tranquillement devant le
château « royal » de Betz, une résidence secondaire du souverain
alaouite dans le département de l’Oise, sans aucun incident.
Manif devant le château « royal » de Betz (Photo DR).
La France et le Maroc sont réconciliés. Les relations diplomatiques vont
reprendre et éviteront de nombreuses tracasseries aux bi-nationaux. Tant mieux.
Mais le prix à payer ne met-il pas à mal l’indépendance de la justice de la
France ? La France doit au Maroc “respect et considération”, et, lit-on, ne
pourra plus dénoncer les actes tortures, qui pourront continuer en toute
impunité ! Lire absolument l’étude de texte que fait Niko (blog Médiapart) de
l’article du Monde : Salaheddine Mezouar, ministre des
Affaires étrangères exige le respect et la considération pour son
pays
L’UA condamne le Forum Crans Montana au Sahara Occidental occupé
L'Union
Africaine a publié une déclaration condamnant fermement les projets de
l'organisation suisse de Crans Montana à tenir son forum à Dakhla, au
Sahara Occidental occupé, "car c’est une violation grave du droit
international". Lire la Déclaration complète ici.
Mis à jour le: 09.02 - 2015
Forum Crans Montana,
une organisation internationale basée à Monaco qui rassemble les
dirigeants du monde pour discuter l'actualité de la politique
internationale, tient un Forum sur «la coopération Sud-Sud et la
dimension africaine" du 12 au 14 mars à Dakhla, au Sahara Occidental
occupé. Le Forum se tiendra sous le haut patronage du roi du Maroc, le
pays qui occupe une grande partie du Sahara Occidental, dont la ville de
Dakhla, sous occupation illégale depuis 1975. Cliquez sur la photo de
la publicité de l'événement pour l’agrandir.
L'Union africaine
(UA) a publié une déclaration appelant Crans Montana Forum à annuler ses
projets à Dakhla. L'Union Africaine représente tous les pays africains,
y compris la République Arabe Sahraouie Démocratique, la République en
exil du Sahara Occidental. Pour cette raison, le Maroc n’est pas membre
de l'UA, le seul pays sur le continent africain.
UNION AFRICAINE SC14052 CONFÉRENCE DE L'UNION Vingt-quatrième session ordinaire 30 – 31 janvier 2015 Addis-Abeba (Ethiopie)
DÉCLARATION SUR L’ORGANISATION D’UN FORUM CRANS MONTANA DANS LA CITE OCCUPÉE DE DAKHLA DANS LE SAHARA OCCIDENTAL
Nous,
chefs d’États et de gouvernement de l’Union africaine, étant réunis en
notre vingt-quatrième session ordinaire de la Conférence de l’Union
africaine tenue du 30 au 31 janvier 2015 à Addis-Abeba (Éthiopie) ;
Prenant
note de la recommandation du Conseil exécutif de publier une
déclaration sur l’organisation d’un Forum Crans Montana dans la cité
occupée de Dakhla (Sahara occidental) du 12 au 14 mars 2015 ;
Rappelant toutes les décisions et résolutions adoptées par l’OUA/UA et l’ONU sur la Situation au Sahara occidental ;
Gardant
à l’esprit les efforts entrepris par l’ONU et l’UA pour parvenir à une
solution juste et durable de la question du Sahara occidental en
conformité avec la Charte des Nations Unies et la Résolution 1514
adoptées en 1960 relative à la décolonisation ;
1.
CONFIRMONS la Décision EX.CL/Dec.758 (XXII) approuvée par la Conférence
de l’Union qui, entre autres, « Demande à la Commission de prendre
toutes les dispositions nécessaires pour l’organisation d’un référendum
d’autodétermination du peuple du Sahara occidental en application des
décisions de l’OUA/UA et des Résolutions pertinentes des Nations Unies »
et la Décision (Assembly/AU/Dec.536 (XXIII) adoptée par la
vingt-troisième session ordinaire de la Conférence tenue en juin 2014 à
Malabo ; 2. EXPRIMONS notre soutien aux efforts
déployés par la Présidente de la Commission de l’UA et l’Envoyé spécial
de l’UA, l’ancien président du Mozambique, S.E. Joaquim Chissano, en
coordination et en complémentarité avec les efforts fournis par l’Envoyé
personnel du Secrétaire général des Nations Unies sur le Sahara
occidental, S.E. l’Ambassadeur Christopher Ross ;
3.
CONSIDÉRONS que l’organisation de toute conférence internationale dans
les circonstances actuelles au Sahara occidental est en contradiction
avec les efforts fournis par la communauté internationale pour résoudre
le conflit au Sahara occidental et ne peut engendrer qu’un climat de
confrontation sur ce territoire ;
4. DEMANDONS
INSTAMMENT à l’Organisation internationale suisse « Crans Montana » et à
toutes les autres organisations d’annuler la réunion prévue dans la
cité occupée de Dakhla (Sahara occidental) qui constitue une grave
violation du droit international ;
5. LANÇONS UN APPEL
aux États membres de l’UA, à la société civile et à toutes les
organisations pour qu’ils ne participent pas à ce Forum prévu du 12 au
14 mars 2015 dans la cité occupée de Dakhla (Sahara occidental) ;
6.
DEMANDONS à la Commission de prendre toutes les dispositions
nécessaires pour assurer le suivi de la présente déclaration.
Le jeune Sahraoui
Mohamed Lamine Haidalla est décédé dimanche suite à une attaque à son
encontre de la part cinq colons marocains mercredi dernier provoquant
une commotion cérébrale et des blessures au niveau du cou, a indiqué
une source du ministère des Territoires occupés et des communautés
sahraouies établies à l'étranger.
La source a souligné que le jeune Sahraoui a été attaqué sauvagement
par des colons marocains. La victime a été évacuée à "hôpital Hassan II"
à Agadir, où il a succombé à ses blessures.
La famille du jeune sahraoui a demandé aux autorités marocaines
d'ouvrir une enquête sur les circonstances de l'incident, afin de
traduire les responsables devant la justice, mais les autorités
marocaines n’ont pas encore réagi, a déploré la même source.
Ce ne est pas la première fois que les autorités marocaines auraient
dissimulé volontairement les crimes commis par les colons marocains
contre les Sahraouis. (SPS)
Le rapport mondial de Human Rights Watch l’affirme : «Pas de prisonnier pour délit d’opinion dans les camps sahraouis»
El Watan 7/2/2015
Aucune personne n’a été emprisonnée pour ses opinions politiques dans
les camps des réfugiés sahraouis de Tindouf. C’est ce qu’affirme l’ONG
Human Rights Watch, dans son dernier rapport mondial, daté du 29 janvier
2015.
«Les personnes critiques à l'égard du Polisario ont pu tenir de petites
manifestations publiques sporadiques en 2014. Aucune de ces personnes
n'a été emprisonnée pour ses opinions politiques», selon HRW, qui
précise néanmoins, que «quelques-unes au moins ont fait l'objet de
harcèlement pour avoir critiqué ouvertement le Polisario». Mais, l'ONG
ne fait cas d'aucune poursuite pour délit d’opinion politique.
Ce qui contredit ainsi la version propagandiste des autorités
marocaines qui ont souvent eu à recourir à des accusations de
«séquestration», par le Front Polisario, des Sahraouis vivant dans les
camps des réfugiés.
Le rapport de l’ONG américaine atteste également de la liberté de
mouvement des réfugiés, que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur, à
l’étranger notamment. «Les réfugiés ont été généralement libres de
quitter les camps pour la Mauritanie ou de retourner définitivement ou
temporairement au Sahara occidental sous contrôle marocain», souligne
HRW.
Des chercheurs de HRW se sont rendus fin décembre 2013 dans les camps
des réfugiés sahraouis pour enquêter sur la situation des droits de
l’homme. Une enquête qu’ils avaient menée d’ailleurs en toute liberté et
«sans entrave», selon le directeur adjoint chargé du Moyen-Orient et de
l’Afrique du Nord, Eric Goldstein.
Si par ailleurs, dans son rapport de mission, HRW avait fait état de
«restriction de droits» des réfugiés, elle avait affirmé clairement que
ses chercheurs «n’ont pas trouvé de preuve sur un quelconque genre
d’atteinte grave».
Le président de la République sahraouie (RASD), Mohamed Abdelaziz, a
déclaré, dans une lettre adressée au Secrétaire général de l’ONU, Ban
Ki-moon, que la tenue du Forum Crans-Montana dans la ville de Dakhla
occupée est «une violation flagrante du droit international», a rapporté
hier l’agence de presse sahraouie, SPS.
La même source soutient qu’«à travers son soutien actif , les
dispositions et autres facilités qu’il accorde à la tenue d’un forum
dans ce qu’il appelle Dakhla (Maroc), d’une manière malveillante et
trompeuse, le Maroc s’engage de nouveau dans des activités qui violent
le droit international et la position claire de la communauté
internationale aux côtés de l’autodétermination du peuple sahraoui».
Mohamed Abdelaziz a rappelé, dans sa lettre, la position de l’Union
africaine quant au déroulement prévu de ce forum (12-14 mars 2015) dans
la ville de Dakhla occupée. «Nos amis africains prennent la chose très au sérieux, au point que les
dirigeants, lors du Sommet de l’Union africaine tenu à Addis-Abeba du
30 au 31 janvier dernier, considèrent que l’organisation d’une
conférence internationale dans les circonstances actuelles au Sahara
occidental occupé est en contradiction avec les efforts de la communauté
internationale pour résoudre le conflit au Sahara occidental», écrit le
président Abdelaziz. L’Union africaine qui a «conseillé» au forum suisse «l’annulation» de
la réunion prévue dans la ville occupée de Dakhla (Sahara occidental), a
considéré le choix comme étant «une violation flagrante du droit
international». Le président Abdelaziz, qui invite Ban Ki-moon «à
veiller à ce qu’aucun fonctionnaire de l’ONU ne participe à ce forum»,
estime que «l’organisation de cette réunion en ce moment, transformera
en farce le slogan de la promotion d’un monde plus humain et plus juste,
thème sous lequel l’organisation prétend tenir ses activités». Par ailleurs, le président de la RASD a expliqué au Secrétaire général
de l’ONU que «la tenue d’une réunion comme celle-là risquerait également
de saper les efforts déployés par votre envoyé personnel, l’ambassadeur
Christopher Ross, pour l’avènement d’une paix juste, durable et
mutuellement acceptable entre les deux parties, à même d’assurer une
solution politique juste, garantissant l’autodétermination du peuple du
Sahara occidental, conformément aux nombreuses résolutions du Conseil de
sécurité».
Décidément
le ministre marocain des affaires étrangères, étranges plutôt, nourrit
une haine tenace voire maladive à l’égard de l’Algérie. A croire qu’elle
est responsable de tous les maux du royaume qu’il tente de servir de
manière…servile.
Ce week-end, il en a rajouté une couche de fiel à son réquisitoire à
l’occasion de sa prestation devant le parlement. A défaut de décliner
une feuille de route pour la diplomatie de son pays, Salaheddine Mezouar
qui porte bien son nom (faussaire en arabe) s’est acharné sur
l’Algérie, sa meilleure ennemie. «L’Algérie est un pays incroyable qui n’a aucun autre agenda diplomatique sinon son inimitié au Maroc», a-t-il lancé toute honte bue. Pour lui, l’Algérie «n’a pour seul projet politique que d’être
contre le Maroc et ses responsables tentent de tromper la jeunesse en
institutionnalisant l’opposition au royaume». Pour ce faire, il affirme aux députés que le Makhzen a décidé de «changer de stratégie pour faire face aux crises qui touchent les intérêts supérieurs». Il fait évidemment allusion à la question du Sahara occidental qui est élevée au rang de «cause nationale».
Son métier ? S’épancher contre l’Algérie ! Il avoue que son pays a subi des «pressions multiples» pour reprendre les négociations durant neuf mois mais qu’il n’a pas cédé et qu’il a même «pu casser ces pressions». Waouh ! Mezouar invite les responsables onusiens a faire preuve «d’objectivité
et de respecter le mandat de la Minurso sans intervenir dans des
dossiers qui ne la concerne pas comme celui des droits de l’homme». Le MAE marocain avoue que la cause sahraouie a connu ce qu’il a appelé
des «dérives dangereuses» dans le sillage du dernier rapport de
l’envoyé spécial Christopher Ross et même le Secrétaire général de l’ONU
Ban Ki Moon. Ces derniers ont pointé clairement les violations massives des droits
de l’homme dans les territoires occupés et ont appelé à l’élargissement
du mandat de la Minurso. Celles-ci est en effet la seule mission de
maintien de la paix qui n’est pas investie de la protection des droits
de l’homme.
Panique à bord du navire «El makhzen» Il a aussi fait référence à la nouvelle approche de l’ONU pour qui le Sahara occidental est un territoire «qui ne relève pas de la souveraineté marocaine ».
Mezouar a également souligné le refus de l’ONU d’imputer la
responsabilité à l’Algérie et de l’impliquer dans le conflit comme le
souhaite son pays. Mais le pire des cauchemars du chef de la diplomatie marocaine reste la
proposition du Polisario sur le pillage des richesses naturelles du
Sahara occidental. C’est pourquoi, Mezouar pense qu’il faut faire preuve de «vigilance» pour faire face «aux pressions multiples et les vaines tentatives» de
changer les paramètres du conflit. Aux yeux de Mezouar, l’approche
marocaine de l’affaire du Sahara devra s’appuyer le principe de refuser
que ce territoire soit décrété «non autonome» ou encore que le royaume
soit «un pays colonisateur». C’est pourtant le nouveau langage adopté au Conseil de sécurité et même
par les américains qui sont très en colère contre le Maroc qui refuse
d’accueillir Christopher Ross et la nouvelle responsable de la MINURSO. Une certitude : le discours haineux contre l’Algérie ne sera d’aucune
utilité à Mezouar et consort en avril prochain au Conseil de sécurité.
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qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui
de chercher, de recevoir et de répandre, sans considération de
frontière, les informations et les idées par quelque moyen d'expression
que ce soit" - Article 19 de la Déclaration universelle des droits de l'homme Déclaration internationale des droits de l'homme, adoptée par l'Assemblée générale de l'ONU à Paris, le 10 décembre 1948. B - "Toute personne a droit à la liberté d'expression. Ce droit comprend
la liberté d'opinion et la liberté de recevoir ou de communiquer des
informations ou des idées sans qu'il puisse y avoir ingérence
d'autorités publiques et sans considération de frontières." - Article 11-1 de la "Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne". 2000/C 364/01. Nice, le 7 décembre 2000. C - "La libre communication des pensées et des opinions est un des
droits les plus précieux de l'Homme : tout Citoyen peut donc parler,
écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté
dans les cas déterminés par la Loi." - Article 11 de la Déclaration des Droits de l'homme et du citoyen du 26 août 1789.
Mini-rassemblement sous surveillance contre le roi du Maroc
Cinq
manifestants se sont retrouvés coincés à environ 400 m de la résidence
du souverain chérifien Mohamed VI. La commune était encerclée de
gendarmes.
Florent Hélaine, 8/2/2015
Betz,
hier. Les manifestants protestent à l’encontre des gendarmes. Ils
espéraient pouvoir se rassembler devant le château de Mohamed VI. La
préfecture les a seulement autorisés à tenir leur discours devant le
château… d’eau de la commune. (LP/F.H.)
Ambiance surréaliste,
hier, à Betz. Cette petite commune du sud-est de l'Oise, proche de
Crépy-en-Valois, était encerclée de gendarmes dès la matinée. Et chaque
axe routier, soigneusement contrôlé.
Difficile de comptabiliser les forces de l'ordre en présence. Le colonel
Marc Boget, chef départemental des gendarmes, se refusait d'ailleurs à
fournir l'information.
Car le déploiement paraissait surréaliste pour l'événement surveillé : une manifestation de quelques opposants au roi du Maroc, Mohamed VI, qui dispose d'un château dans la commune où il séjournerait actuellement.
Si le rassemblement était annoncé à midi, il a fallu attendre quarante
minutes de plus pour voir les participants à la mobilisation arriver sur
place à bord de trois voitures. Ils ne sont que cinq à s'être
finalement déplacés depuis Paris. Pour une grande déception à l'arrivée.
« Cette manifestation, nous l'attendions depuis deux ans et demi,
explique Mustapha Adib, responsable du Collectif marocain pour la
dénonciation de la dictature au Maroc. En octobre 2012, le préfet de
l'Oise nous avait interdit de manifester pour ne pas créer de troubles à
l'ordre public. Nous avons attaqué cette décision en justice. Le tribunal nous a autorisés, en décembre, à venir. Et voilà que l'on nous empêche de manifester devant le château du roi. »
Car la préfecture a autorisé la tenue de ce rassemblement, mais
uniquement devant le château... d'eau de Betz, situé à 400 m de la
résidence de Mohamed VI. Une décision à remettre dans un contexte
national tendu après les attentats perpétrés en France. De là, les
manifestants ont donc crié leur mécontentement à l'encontre d'un roi qui
« profite de biens mal acquis en France aux dépens du peuple
marocain ».
Parmi eux se trouvait Zakaria Moumni. Cet ancien champion du monde de
boxe thaï dénonce son « enlèvement en septembre 2012 et la torture que
j'ai subie, le tout orchestré par des proches de Mohamed VI. J'ai encore
été menacé dernièrement », assure-t-il. Plusieurs plaintes ont été
déposées. Trop éloignés du centre-ville, personne n'a pu toutefois
entendre leur discours.
Déjà, le collectif annonce la saisine de la justice pour pouvoir se
rassembler devant le château du roi lors de leur prochaine
manifestation, le 20 février.
Il
parait que le Président de la République François Hollande, après avoir laissé
son Premier Ministre Manuel Valls autoriser son Préfet de l'Oise à déplacer sans
notre consentement le lieu de notre manifestation d'hier, de devant la porte du
Château à plusde
300m de celle-ci, va carrément recevoir le Dictateur de Rabat en grande
pompe demain lundi 9 février 2015 à lÉlysée –
Présidence de la
République française.
Le Collectif Pour la Dénonciation de la Dictature
au Maroc (CPDDM) dénonce avec force cette décision de Monsieur le
Président de la République qui, par ce geste, donne carte blanche au
dictateur et roi du Maroc pour continuer dans ses politiques de
tortures, d'injustices de toutes sorte, d'appauvrissement du peuple
marocain, analphabétisation de ce peuple, de détournement de fonds,
d'acquisition de bien mal acquis et compte bancaires illégaux et
illégitimes à l'étranger.
Tout ceci survient à un moment où d'autres Chef
d’État africains sont poursuivis en France pour leurs biens mal acquis
comme le sont notamment (source: Transparency International):
1- Omar
Bongo, ancien président du Gabon, et son entourage : 19 véhicules pour
un montant total estimé de 2 751 586 euros, une quarantaine
d’appartements ou maisons à Paris et dans le sud de la France, dont 18
au nom d’Omar Bongo, ainsi que 70 comptes bancaires.
2- Teodoro Obiang,
président de la Guinée équatoriale, et son entourage: un appartement
luxueux à Paris, des comptes bancaires dont un compte au nom de
Théodorin Nguema (fils du Président et Ministre de l’Agriculture et des
Forêts) ouvert en 1999 à la Barclays de Paris. D’autres biens ont été
découverts postérieurement au dépôt de la plainte. Ont notamment été
saisis : 26 voitures de luxe importées et 18 millions d’euros dépensés
lors de la vente aux enchères de la collection d’Yves Saint Laurent et
de Pierre Bergé en mars 2009.
3- Denis Sassou Nguesso, président du
Congo-Brazzaville, et son entourage : 24 appartements, 112 comptes
bancaires et deux voitures appartenant à Wilfrid Nguesso, fils du
président congolais, d’un montant de 200 000 euros. Il
parait que Monsieur le Président de la République fait dans les deux
poids deux mesures et attendrait vraisemblablement des retours
d’ascendeurs du dictateur de Rabat que les autres Chefs d’États lui
auraient refusé ? Le CPDDM utilisera tous ses moyens pour que la
République ne perde pas ses valeurs qui devraient être protégées par son
Président qui doit lui même en être le bon exemple.A suivre.
Comme un puzzle qu’il faut sans cesse reconstituer – et cela renseigne
de manière éloquente sur la détermination de ceux qui refusent toute
forme de résignation –, le conflit du Sahara occidental n’échappe pas à
cette règle. Tout compte fait, cela est révélateur de l’enjeu d’une
telle bataille, celle des droits de l’homme, dont le premier d’entre
eux, celui de l’existence. On ne cherche pas à déplacer des
personnalités du monde entier dans la ville de Dakhla rien que pour
parler affaires comme le prétend le Forum de Crans Montana.
Et à un tel niveau, nul ne doit ignorer que cette localité se situe au
Sahara occidental, lequel figure dans la liste de l’ONU des territoires
et pays non autonomes, autrement dit sous occupation étrangère,
rappelant conséquemment que le Maroc en est l’occupant.
C’est ce qui est rappelé avec constance depuis 1975 et même le Maroc y a
souscrit en concluant, en 1988, un accord avec le Front Polisario,
prévoyant l’autodétermination du peuple du Sahara occidental. Ainsi
donc, en acceptant le principe même de l’autodétermination, le Maroc
reconnaissait au moins implicitement qu’il occupait un territoire et
privait un peuple de choisir librement son destin.
Étantpartie au conflit, il venait aussi de reconnaître le Front
Polisario comme l’autre partie, cessant d’affirmer qu’il s’agissait de
l’Algérie. Toutefois, le Maroc a bien renié son engagement, sans que la
communauté internationale ne le suive. Celle-ci, au contraire, a fait
preuve de continuité et s’apprête, au mois d’avril prochain, à revoir
son approche sans rien toucher dans le fond. Le Maroc le sait et c’est
pourquoi il recherche les appuis qu’il peut, uniquement, et non pas ceux
qu’il voudrait, ce qui est fondamentalement différent. A vrai dire, le
dossier est parfaitement bouclé et bien protégé par l’ONU et autres
organisations internationales.
Comme l’américaine Human Rights Watch (HRW) qui a affirmé, dans son
dernier rapport, qu’il n’existe pas de «séquestrés» dans les camps des
réfugiés sahraouis à Tindouf. Bien avant elle, l’ancien secrétaire
général de l’ONU, Kofi Annan, avait, en 2005, souligné avec force que
les réfugiés sahraouis n’étaient pas des séquestrés, renvoyant bien au
contraire le Maroc à sa guerre au peuple sahraoui avec des attaques de
son aviation visant les populations sahraouies, contraignant ces
dernières à fuir les massacres et se réfugier en Algérie.
Voilà donc l’histoire des camps de réfugiés de Tindouf, jamais
contestée par une quelconque organisation internationale, l’ONU
notamment s’en faisant un point d’honneur de le rappeler.
Une vérité historique que le Maroc tente régulièrement de pervertir
pour en faire un élément en sa faveur, mais sans le moindre succès, le
monde auquel il s’adresse n’étant pas atteint d’amnésie.
Plus que cela, HRW indique que les personnes vivant dans les camps de
réfugiés à Tindouf sont libres de leurs mouvements à l’intérieur des
camps et vers l’étranger et qu’aucun cas d’emprisonnement ou de
poursuite pour des délits politiques n’a été enregistré. La réponse
marocaine est connue, mais mieux vaut attendre la prochaine réunion du
Conseil de sécurité.
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Déclaration internationale des droits de l'homme, adoptée par l'Assemblée générale de l'ONU à Paris, le 10 décembre 1948.
B - "Toute personne a droit à la liberté d'expression. Ce droit comprend la liberté d'opinion et la liberté de recevoir ou de communiquer des informations ou des idées sans qu'il puisse y avoir ingérence d'autorités publiques et sans considération de frontières."
- Article 11-1 de la "Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne". 2000/C 364/01. Nice, le 7 décembre 2000.
C - "La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi."
- Article 11 de la Déclaration des Droits de l'homme et du citoyen du 26 août 1789.