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lundi 12 janvier 2015

A la marche républicaine, des dirigeants peu attachés à la liberté de la presse



Le Monde.fr |
 
Alors que la liste des dirigeants mondiaux présents, dimanche 11 janvier, à la manifestation en hommage à Charlie Hebdo et aux victimes des attentats qui ont frappé la France ne cesse de s'allonger, la présence de certains responsables, dont les pays sont peu connus pour leur respect de la liberté d'expression et de la presse, suscite des critiques.
L'Elysée s'est justifié à ce sujet :
« Le président a été clair. Compte tenu du mal mondial que représente le terrorisme, tout le monde est bienvenu, tous ceux qui sont prêts à nous aider à combattre ce fléau. Ces terroristes ont une démarche totale. Ils se sont attaqués à la liberté de la presse à des policiers et ont commis des crimes antisémites. Nous ne pouvons pas nous permettre des distinctions entre les pays et des stigmatisations. Tous ces dirigeants ont clairement condamné l'attaque contre “Charlie Hebdo”. »
LONGUE LISTE DE PERSONNALITÉS CONTROVERSÉES
Seront donc présents, entre autres personnalités controversées, le premier ministre turc Ahmet Davutoglu, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, le président de la République gabonaise Ali Bongo, le roi et la reine de Jordanie Abdallah II et Rania, le chef du gouvernement hongrois Viktor Orban, le ministre des affaires étrangères égyptien Sameh Choukryou encore Naftali Bennett, ministre de l'économie israélien qui se vantait d'avoir tué « beaucoup d'Arabes ».
A titre d'exemple, leurs pays respectifs sont très mal placés sur le classement mondial 2014 de la liberté de la presse réalisé par Reporters sans frontières (RSF) : sur 180 pays, la Turquie est 154e, la Russie 148e, la Jordanie 141e, le Gabon 98e, Israël 96e et la Hongrie 64e.
  • Vague massive d'arrestations de journalistes de l'opposition en Turquie
En Turquie, le président Recep Tayyip Erdogan s'est récemment illustré par une vague d'arrestations massive contre des médias de l'opposition. La police a notamment interpellé le rédacteur en chef de l'un des principaux quotidiens du pays, Zaman, le président de la chaîne de télévision Samanyolu et 23 autres personnes dans treize villes du pays.
Des mandats d'arrêt ont été délivrés contre 32 personnes, accusées entre autres de « former un gang pour attenter à la souveraineté de l'Etat ». Ce qui n'a pas empêché le président d'affirmer par la suite que la presse turque est « la plus libre du monde ».
  • En Hongrie, le gouvernement encadre strictement la liberté de la presse
Depuis qu'il est au pouvoir en Hongrie, Viktor Orban, président du Fidesz, parti ultraconservateur et populiste, est particulièrement critiqué pour ses attaques envers la presse et l'indépendance des médias. En 2010, il a fait voter une loi très restrictive sur les médias, qui donne au gouvernement un contrôle étendu sur l'information.
En réponse aux très nombreuses critiques européennes, le premier ministre s'est toutefois engagé à amender cette loi sur les médias et à mieux réprimer les discours de haine. Le Conseil de l'Europe a salué ces initiatives, mais il estime que le bilan est toujours très insuffisant.
  • En Israël, Naftali Bennett se vantait d'avoir tué « beaucoup d'Arabes »
La présence annoncée dans le cortège du ministre de l'économie israélien Naftali Bennett – aussi chef du parti de la droite sioniste religieuse Foyer juif – qui avait défrayé la chronique en 2013 en déclarant « J'ai tué beaucoup d'Arabes dans ma vie. Et il n'y a aucun problème avec ça » ne manquera pas de susciter la polémique.
  • La Jordanie arrête des journalistes et ferme des chaînes de télévision
La Jordanie est, elle aussi, coutumière des arrestations de ses journalistes jugés dissidents. En juin, les autorités du pays ont arrêté des journalistes et fermé une chaîne de l'opposition irakienne basée à Amman, critique du premier ministre, Nouri Al-Maliki, dénonçait RSF.
  • Au Gabon, piratages et séquestrations
Au Gabon, pays tenu d'une main de fer par Ali Bongo, deux hebdomadaires d'opposition ont annoncé en septembre l'arrêt temporaire de leur publication à la suite d'un piratage qu'ils attribuaient au gouvernement. Le porte-parole de la présidence, interrogé par RSF, a réfuté ces accusations : « La présidence et le gouvernement de la République gabonaise n'ont jamais piraté un journal, quelle que soit la virulence de ses écrits. »
En janvier, un journaliste d'investigation du pays a affirmé avoir été séquestré et menacé par un élu du gouvernement dans son bureau, après la publication d'un article qui dénonçait des crimes rituels perpétrés dans le pays, rapporte RSF.
  •  En Russie, les opposants muselés
Enfin, en Russie, la censure de la liberté d'expression n'est plus à démontrer. Officiellement, la liberté de la presse est reconnue par la Constitution et le pouvoir, de fait les Jeux olympiques de Sotchi ou la condamnation à trois ans et six mois de prison avec sursis du blogueur Alexeï Navalny ont récemment illustré à quel point le pouvoir contrôle les médias d'une main de fer, n'hésitant pas à faire taire les opposants par tous les moyens.
  • En Egypte, des emprisonnements arbitraires
En Egypte, Mohamed Fadel Fahmy, Peter Greste et Baher Mohamed, trois journalistes de la chaîne qatarie Al-Jazira, respectivement de nationalité égypto-canadienne, australienne, et égyptienne, sont emprisonnés depuis un an.
Ils ont été condamnés en juin 2014 à des peines allant de sept à dix ans de prison, après avoir été accusés de soutien aux Frères musulmans. Onze autres journalistes ont été condamnés in abstentia dans ce procès dénoncé comme une « farce » par les organisations de défense des droits de l'homme. En tout, 46 journalistes locaux et étrangers ont été arrêtés sous prétexte notamment de proximité avec les Frères musulmans ou d'« atteinte à l'unité nationale » en Egypte, selon RSF.


Maroc : Mezouar présent à Paris mais absent de la marche contre le terrorisme



Fabius et Mezouar / Archive - DR
Le Maroc a raté une occasion de marquer sa condamnation du terrorisme. Il a séché la marche de Paris de ce dimanche. Des considérations d’ordre religieux sont à l’origine de cette absence. Et pourtant d'autres dirigeants de pays musulmans tels que le roi de Jordanie, le chef de l'Autorité palestinienne ou les premiers ministres turc et tunisien de battre le pavé parisien.

Après des heures de doute, Sahaeddine Mezouar, en sa qualité de représentant du Maroc (et non du roi Mohammed VI à en croire le communiqué), n’a pas pris part à la marche de Paris. Le chef de la diplomatie s’est bien rendu à Paris ce matin mais s'est contenté de présenter ses condoléances au président Français Hollande. Hier un communiqué du département des Affaires étrangères, tout en se déclarant solidaire avec le peuple français, précisait qu’ « au cas où des caricatures du Prophète- prière et salut sur Lui- seraient représentées pendant cette marche, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération ou tout autre officiel marocain ne pourraient y participer ».
Une telle condition était-elle justifiée alors que les dirigeants et officiels d'autres pays musulmans n'ont pas dicté de tels préalables ? Ou bien était-ce un prétexte pour prolonger le climat glacial dans les relations franco-marocaines en vigueur depuis février 2014. Paris ne pouvait de toute façon pas en tenir compte. Brandir les fameuses caricatures, publiées auparavant par Charlie Hebdo, par des individus relève de l’exercice du droit à la liberté d’expression. Les interdire reviendrait à cautionner un certain discours religieux radical de surcroît, ce pourquoi un très grand nombre de Français (2,5 millions sur toute la France) ont manifesté aujourd'hui.
Des considérations liées à la commanderie des croyants
La condition posée par la partie marocaine à sa participation à la grande marche de Paris contre le terrorisme semble répondre à des considérations internes liées aux obligations de l’institution de la commanderie des croyants. C’est ce qui explique, d’ailleurs, que le texte des Affaires étrangères avait pris la précaution de préciser que le « Maroc sera représenté par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération à la marche » de Paris et non le roi.
En effet, d'habitude, lorsque les membres du gouvernement effectuent des déplacements à l’étranger à l’occasion de sommets  internationaux, régionaux ou lors de cérémonies d’investitures de présidents de républiques, ils le font en tant que « représentants de sa majesté le roi » et non pas du Maroc.
Néanmoins, malgré les possibles raisons évoquées ci-dessus, le signal envoyé par cette absence du Maroc tranche avec son engagement contre le terrorisme. En effet, depuis les attentats du 11 septembre 2001, le royaume chérifien a toujours été du côté des pays qui lutte contre Al Qaida et plus récemment contre Daesh.
Mohammed Jaabouk
Copyright Yabiladi.com

http://yabiladi.com/articles/details/32510/maroc-mezouar-present-paris-mais.html

«J'ai vécu un moment incroyable» : le face à face du gérant de l'imprimerie avec les frères Kouachi


VIDÉO - Pendant une heure, Michel Catalano a vécu au plus près des deux terroristes. Avec sang froid, il a soigné l'un d'entre eux, avant d'être autorisé à repartir.

«J'ai vécu une expérience surréaliste», explique samedi Michel Catalano, encore sous le choc. La veille, le gérant de l'entreprise CTD a passé une heure avec les frères Kouachi, les deux terroristes responsables de la tuerie de Charlie Hebdo. Vendredi matin, un peu avant huit heures, il a entendu sonner à la porte. «Je ne me suis pas inquiété, car j'attendais un fournisseur», raconte-t-il. Lorsqu'il descend, il entend que des hommes parlent avec son chef d'atelier. «Là, j'ai vu qu'ils avaient une kalachnokov et un lance-roquette. Immédiatement, j'ai dit à Lilian d'aller se cacher.» Le jeune graphiste de 26 ans, employé dans l'entreprise depuis son bac, s'exécute. Alors que les deux hommes montent les marches, Michel décide d'aller à leur rencontre. «J'ai vécu un moment incroyable. Je leur ai offert un café dans mon bureau et nous avons discuté.»
Les deux hommes sont déterminés, mais pas violents. «À aucun moment ils n'ont été agressifs», insiste Michel Catalano. Ils lui conseillent même d'appeler les gendarmes pour leur dire qu'ils sont là, avec lui. Les deux hommes vont descendre une première fois devant l'entrée, à l'arrivée du fournisseur. «Je leur ai demandé de le laisser partir», ce qu'ils acceptent sans problème. Puis ils remontent en laissant la porte ouverte. «C'est là où j'ai eu une réaction bizarre, je leur ai dit que j'avais le chauffage qui tournait», se souvient-il. Lorsque les gendarmes arrivent, «les frères leur font signe de ne pas tirer, tant que je ne suis pas à l'abri», explique-t-il. Puis les coups de feux claquent. Les deux frères remontent. L'aîné, Saïd, est blessé au cou. «Je lui ai fait un pansement», explique Michel Catalano.

«Ne vous inquiétez pas, on vous laissera partir»

À aucun moment les frères Kouachi ne l'ont considéré comme un otage, assure Michel Catalano. «Ils m'ont dit “Ne vous inquiétez pas, on vous laissera partir.”» Après avoir demandé pour la troisième fois s'il pouvait s'en aller, le plus jeune des deux, Chérif, finit par accepter. L'homme lui conseille de faire attention en sortant à ne pas se faire «allumer» par les gendarmes. Pris en charge par le GIGN, le gérant leur dit que Lilian est toujours caché dans l'entreprise. Commence alors une attente extrêmement éprouvante pour lui. «S'il lui était arrivé quelque chose, je m'en serais voulu toute ma vie.» À 17 heures, c'est le soulagement général. L'assaut a été donné, Lilian est sain et sauf, les deux terroristes ont été abattus. «Je suis heureux qu'il s'en soit sorti, c'était le plus important», insiste-t-il.
En fin de soirée, la famille Catalano a pu se retrouver dans sa maison située dans un quartier résidentiel de la périphérie de Dammartin. «Lorsqu'il est rentré à la maison hier soir, on ne s'est rien dit», raconte son fils Valentin. «On s'est juste pris dans les bras, et on s'est dit que nous nous aimions.» Apprenti dans l'entreprise de son père, il a eu la chance de ne pas y être ce vendredi, puisqu'il était à l'école. «Je ne sais pas comment Lilian a fait pour s'en sortir», note-t-il. Les deux jeunes hommes se connaissent depuis «tout petits». Valentin décrit Lilian comme un garçon «très posé, très artiste et très professionnel». Il n'a pas encore eu l'occasion de revoir son ami. «Je préfère le laisser se reposer pour l'instant.»

JE NE MARCHERAI PAS, Mr LE PRESIDENT, AUX CÔTÉS DE CRIMINELS DE GUERRE !


12
Jan

MEDIAPART





Mr le Président,
Le peuple français dans son immense majorité s’est mobilisé pour, et au-delà de l’immédiate, juste, et nécessaire solidarité avec Charlie Hebdo et ses victimes, dénoncer la haine et la détestation de l’autre, qui mènent, en dernier ressort, à la terreur. C’est là la raison pour laquelle nous nous comptions par centaines de milliers, sans doute par millions, pour marcher à Paris et dénoncer, demain, la terreur, et dire ensemble : NON, PLUS JAMAIS CA !
Vous avez appelé à une union nationale afin que nous puissions traverser cette épreuve ensemble, soudés, main dans la main, au-delà de nos différences, de nos divergences, de nos nuances, unis dans ce qui nous liera à jamais, à savoir notre humanité commune, celle qui rejette, justement, la haine et la détestation de l’autre.
Or nous apprenons avec consternation que Mr Avigdor Liebermann, qui a appelé à expulser tous les Arabes de Palestine vers Gaza, à utiliser la bombe atomique sur Gaza, sera présent demain à cette marche à laquelle nous avons appelé, tous, unanimement, en solidarité avec Charlie Hebdo et ses victimes.
Nous appréhendions le jour où nous aurions à choisir si nous pourrions marcher aux côtés de Jean-Marie ou Marine Le Pen, or voilà que nous devrions manifester demain aux côtés d’un criminel se revendiquant ouvertement de décisions relevant de la Cour Pénale Internationale de Justice.
Est-ce donc là l'union nationale à laquelle vous nous conviez Mr le Président ? Une union nationale qui voudrait récupérer le combat de toute notre vie en faveur du droit et de la justice au profit de criminels de guerre ?!
Cela ne vous choque pas Mr le Président ?
N’est-il pas temps, Mr le Président, pour vous et pour l’ensemble de nos gouvernants, de vous prononcer enfin, clairement et définitivement, contre le double langage, le 2 poids 2 mesures, la manipulation, la récupération ?
Cabu, Wolinski, Charb, Tignous, les victimes de Charlie Hebdo, n’auraient en aucune manière marché aux côtés de Liebermann et Netanyahu.
C’est une insulte à leur mémoire.
C’est pourquoi, Mr le Président, alors que mon entrain était à son comble pour marcher demain, je ne serai pas des vôtres.
JE NE MARCHERAI PAS, Mr LE PRESIDENT, AUX COTES DE CRIMINELS DE GUERRE !
Et je vous tiens pour responsable, ainsi que votre Premier Ministre, de la fracture ainsi provoquée dans notre mobilisation, dans cette union nationale que l’on avait commencé à former.

Younes BENKIRANE

SITUATION EN PALESTINE


Par le Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP).

Le 12 /1/ 2015.


Patrick SERRES, de l’association France Palestine solidarité de Gironde (AFPS 33) et André ROSEVEGUE, de l’Union juive française pour la paix (UJFP), étaient les invités de l’Université d’automne du M’PEP, mi-novembre, à Bordeaux. Ils ont fait le point sur la situation en Palestine.

C’est l’occasion de dénoncer la présence indécente à la « Marche républicaine » du dimanche 11 janvier à Paris, entre autres chefs d’État pratiquant la répression, interdisant la liberté d'expression, s'opposant à la laïcité, discriminant les femmes, méprisant la souveraineté des peuples, menant des opérations guerrières, de Benjamin Netanyahu, le Premier ministre israélien, massacreur des Palestiniens, d’Avigdor Lieberman, ministre des Affaires étrangères d’Israël, chef du parti d’extrême-droite Israel Beytenou, de Naftali Bennett, chef du parti sioniste religieux d’extrême-droite Le Foyer Juif et du mouvement pro-colonies My Israel.
  • Benjamin Netanyahu, Premier ministre israélien, s’est toujours opposé aux Accords d’Oslo. Ces derniers résultent de discussions entre des négociateurs israéliens et palestiniens tenues à Oslo en Norvège, pour poser les premiers jalons d'une résolution du conflit israélo-palestinien. Une Déclaration de principes a été signée à Washington le 13 septembre 1993 en présence de Yitzhak Rabin, Premier ministre israélien, de Yasser Arafat, Président du comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) et de Bill Clinton, Président des Etats-Unis, pour régler le problème et poser les bases d’une autonomie palestinienne temporaire de 5 ans. Benjamin Netanyahu a favorisé la construction de nouvelles implantations israéliennes en Cisjordanie, en expulsant les Palestiniens. Il s’est toujours opposé à la création d’un État palestinien. Avant de prendre l'avion pour Paris il a lancé un appel : "A tous les juifs de France, tous les juifs d'Europe, je vous dis : Israël n'est pas seulement le lieu vers lequel vous vous tournez pour prier, l'Etat d'Israêl est votre foyer".
  • Avigdor Lieberman, ministre des Affaires étrangères, a fondé le parti d'extrême droite Israel Beytenou. Lors de la seconde intifada, en 2002, il demande le bombardement des stations d'essence, banques et centres commerciaux palestiniens. Il s'oppose au plan de désengagement des territoires occupés et propose en mai 2004 un plan alternatif dans lequel il prévoit une séparation entre Juifs et Arabes « pour créer deux États ethniquement homogènes ». En janvier 2008, Avigdor Liberman a quitté le gouvernement afin de s'opposer aux négociations de paix avec les Palestiniens. Il a été inculpé de « blanchiment d’argent », « fraude », « subornation de témoins », « entrave à la justice »…
  • Naftali Bennett est un homme d’affaire et politicien qui dirige le parti politique sioniste religieux d’extrême-droite Le Foyer juif, ainsi que le mouvement pro-colonies My Israel. En juillet 2013 il déclare : « J'ai tué beaucoup d'Arabes dans ma vie. Et il n'y a aucun problème avec ça », lors d'une réunion retranscrite par le quotidien Yedioth Ahronoth.

Pour accéder à la vidéo, cliquez ci-dessous :
http://www.m-pep.org/spip.php?article3874

Triste jour pour la Belgique à l’heure où des millions de personnes manifestent pour que soit respectée la liberté d’expression

Communiqué de presse du cabinet d'avocats Jus Cogens : L'affaire Luk Vervaet -

12 janvier 2015

Me Dounia ALAMAT
 (GSM:32.472.40.58.02 ; 
da@juscogens.be) et Me Christophe MARCHAND (GSM: 32.486.32.22.88 ; cm@juscogens.be)

Luk VERVAET travaillait comme professeur de néerlandais dans différents établissements pénitentiaires, depuis 2004, lorsque, soudainement, en août 2009, la Direction générale des établissements pénitentiaires a décidé de lui retirer son autorisation d’entrer dans les prisons belges pour des « raisons de sécurité ».

Ces raisons sont contenues dans un courrier émanant de la Sureté de l’Etat, auquel Luk VERVAET n’a eu accès qu’après avoir perdu son emploi. Cet organe stigmatise les activités militantes de Luk VERVAET :

- Il fait partie du CLEA, Comité pour la liberté d’expression et d’association ;
- Il a participé à des manifestations, dont celle visant à soutenir les personnes prévenues – et aujourd’hui acquittées – dans le procès DHKPC et celle organisée contre l’extradition de Monsieur TRABELSI aux Etats-Unis – la Belgique ayant été condamnée depuis par la Cour européenne des droits de l’homme pour traitements inhumains et dégradants ;
- Il a été fondateur d’un parti politique, ESG (Egalité sans guillemets) – dont il n’est plus membre actuellement ;
- Ce parti comptait dans ses rangs des proches du Parti du travail de Belgique ;
- Il connait Monsieur SAIDI ;
- Il fait partie d’une association, l’Union Internationale des Parlementaire pour la Palestine, comme Monsieur JAHJAH – aujourd’hui collaborateur habituel du journal De Staandard ;
- Il a été membre d’une association ayant pour objet de défendre les droits des Palestiniens et ayant lancé une pétition pour que le Hamas soit rayé de la liste européenne des organisations terroristes.

A l’évidence, ces éléments relèvent tous de la liberté de pensée et de la liberté d’expression de Luk VERVAET. Il n’est connu d’aucune manière par le Parquet, n’a pas de casier judiciaire et personne n’a prétendu qu’il s’agirait d’un homme violent ou prônant de tels comportements.

Qu’à cela ne tienne !

Pour le Tribunal de première instance de Bruxelles, « même si [la note de la Sureté de l’Etat] ne se conclut que par un vague soupçon (« la défense des supposées victimes de ces lois [antiterroristes] a pu le conduire à franchir la frontière entre la défense légitime d’une justice équitable et le soutien à des idéologies justifiant de manière indirecte le terroriste »), l’on peut comprendre dans ce contexte, que, pour des raisons de sécurité évidentes dans le régime pénitentiaire, l’administration ne pouvait pas prendre de risque ».

Qu’importe que rien ne permette de penser qu’une frontière aurait été franchie (laquelle ?), qu’importe que Luk VERVAET ait toujours travaillé à la pleine satisfaction de tous, qu’importe qu’aucun Directeur de prison ne se soit jamais plaint d’aucun « comportement suspect », qu’importe qu’aucun risque un tant soit peu concret ou circonstancié ne soit mis en avant par la Sureté de l’Etat, qu’importe que l’administration pénitentiaire n’explique nullement quel risque elle craignait.

Pour le Tribunal de première instance, il existe un « vague soupçon » (de quoi exactement ?) et, en conséquence, il était légitime pour l’administration pénitentiaire de faire perdre son emploi à un enseignant de néerlandais.

Triste jour pour notre pays !

Triste Etat de droit dans lequel le « soupçon » d’un « risque » suffit pour sanctionner les citoyens qui ont oser manifesté une opinion minoritaire, bien que nullement violente.

Hier, d’innombrables citoyens ont manifesté pour la liberté d’expression.

Luk VERVAET est un professeur qui a choisi d’enseigner en prison. Il considère que la répression n’est pas la seule réponse pour lutter contre le terrorisme. Comme ses avocats, il a la conviction que l’éducation, l’émancipation, l’égalité et le respect des droits de l’homme sont essentiels dans cette lutte contre l’extrémisme islamique. Il a été sanctionné pour la mise en œuvre de cet idéal.

Cet exemple doit nous interpeller sur la portée de la liberté d’expression. Luk VERVAET a décidé d’interjeter appel du jugement rendu par la 4ème chambre du Tribunal de première instance de Bruxelles le 17 décembre 2014.

2015 : continuons à lutter contre la pauvreté

2015 : continuons à lutter contre la pauvreté
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Chères toutes, chers tous,

Il n’était pas prévu que vous lisiez ces lignes.

Nous avions préparé un message de vœux « classique » pour aujourd’hui.

Mais entre-temps, l’impensable a eu lieu.

Comme le rappelle cette planche du dessinateur Charb, assassiné avec 11 autres personnes, Charlie Hebdo ne se contente pas de brocarder les religions ou les politiques, il dénonce aussi la cupidité, le cynisme, la violence faite aux pauvres et aux exploités de ce monde.

Il y a mille et une façons de résister à la haine, à la violence et au terreau dans lesquels celles-ci s’enracinent. La nôtre est de construire, sans naïveté et avec détermination, un monde plus juste, un monde de peuples solidaires.

En 2015, nous soutiendrons celles et ceux qui luttent pour leurs droits.

En 2015, nous nous mobiliserons aux côtés des ouvrières qui exigent la dignité au travail, nous aiderons les travailleurs des plantations de fruits tropicaux à sortir de la pauvreté, nous mettrons notre énergie au service des paysannes et paysans qui résistent aux accaparements de terre, nous exigerons la responsabilité sociale des entreprises. Nous lancerons également une nouvelle campagne contre l’évasion fiscale des multinationales et nous amplifierons nos actions pour les droits des femmes… Merci infiniment pour le soutien que vous nous avez apporté en 2014 (voir notre impact en quelques dates).

En 2015, pour continuer à construire un monde plus juste ici et là-bas, nous espérons vous compter toujours à nos côtés.

Solidairement,

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L'UESARIO organise un meeting de solidarité avec les masses sahraouies dans les territoires occupés


Boujdour (camps de réfugiés sahrouis) , 10 jan 2015 (SPS) L’Union des étudiants sahraouis (UESARIO) a organisé vendredi à la Wilaya de Boujdour un meeting de soutien et de solidarité avec les masses sahraouies dans les territoires occupés  du Sahara Occidental.

La conférence a été organisée  à la fin des ateliers de formation en faveur des jeunes sahraouis qui ont exprimé leur soutien inconditionnel et leur solidarité avec les civils sahraouis dans les territoires  occupés et tous les prisonniers politiques sahraouis qui croupissent encore dans les geôles marocaines.

Intervenant à cette occasion, le Secrétaire général de l'UESARIO Moulay M’hamed Ibrahim a salué le succès des ateliers de formation et dénoncé au nom de son organisation les violations systématiques et l'oppression contre les étudiants Sahraouis dans les universités marocaines .

Pour leur part, les participants ont appelé la communauté internationale et les organisations régionales et internationales à exercer des pressions sur l’Etat d’occupation marocaine afin de respecter les droits de l’homme dans le Sahara occidental occupé et permettre sa surveillance.(SPS)

Guantanamo, 13 ans de trop

Communiqué du Collectif des Travailleurs Sans Papiers de Vitry

Adieu camarades
Nous sommes effondrés de ce qui est arrivé dans la rédaction de Charlie Hebdo.
Depuis 1996, Charlie Hebdo accompagne le combat des Sans-Papiers pour la régularisation et pour la liberté de circulation.
Les dessins sur ce thème sont innombrables. Parmi eux, celui de Cabu, après le coup de hache de l'église Saint-Bernard où avait lieu une grève de la faim. Sur la couverture du journal : « Africains. Expulsez Elf » ciblant la politique de la France en Afrique et dans le monde.
Car la France est en guerre. Pour continuer à être une grande puissance. Pour le pétrole et pour l'uranium. Et nous payons cette guerre. Aujourd'hui par cette tuerie. Demain par l'aggravation des contrôle au faciès et toutes les mesures liberticides qui ne manqueront pas d'être décrétées.
Nous comptons sur Charlie pour continuer à nous aider dans ce combat contre un État de plus en plus policier.
Nous adressons à tous ceux qui sont effondrés par leur mort, à tous ceux qu'ils aimaient, le témoignage de notre fraternité.
Nous n'oublierons pas.

L’ex-président de la municipalité de Sidi Ifni condamné à un an de prison


L’ex-président de la municipalité de Sidi Ifni condamné à un an de prison
Crédit : DR

Le tribunal de première instance de Tiznit a condamné l’ex-président de la municipalité de Sidi Ifni, Mohamed El Ouahdani à une année de prison ferme. Trois chefs d’inculpations ont été retenus contre lui : « incitation à la violence », « rassemblement sans autorisation » et « publication des photos de la manifestation du 6 novembre 2014 sur sa page facebook ».Concernant ce dernier chef d’inculpation, l’accusé a nié les faits et a déclaré, par le biais de son avocat, qu’il n’était pas l’auteur de cette page facebook. De même, Khalid Daguig de l’AMDH de Sidi Ifni nous a confié que l’avocat d’El Ouahdani a présenté « des documents qui contestent les procès verbaux de la police judiciaire ».
Cette affaire remonte au 6 novembre, à une semaine du décès de Lahcen Aharrat, un jeune immigré clandestin de 17 ans. Celui-ci avait perdu la vie en fuyant une patrouille des forces de l’ordre qui était venue empêcher une tentative d’immigration clandestine vers les Iles Canaries.
« Après la mort de ce jeune, des citoyens de Sidi Ifni, en compagnie de Mohamed El Ouahdani ont manifesté le 6 novembre pour protester contre ce décès. El Ouahdani s’est exprimé lors de cette manifestation et a demandé à ce qu’une enquête soit ouverte », nous a expliqué Daguig de l’AMDH. Et de poursuivre qu’une lutte a éclaté entre des jeunes de Sidi Ifni et les forces de l’ordre après la manifestation. Ces derniers avaient alors accusé El Ouahdani d’avoir incité ces jeunes à « se révolter » contre les forces de l’ordre. El Ouahdani avait été interpellé au mois de décembre à Agadir et a été transféré aux services de la police de Sidi Ifni. Le tribunal avait alors décidé de le poursuivre en état de détention.