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mardi 14 juin 2016

France contre Sahara Occidental à la Cour Européenne de justice

En décembre 2015, la Cour de Justice de l'Union Européenne a rendu un arrêt annulant l'accord de libre-échange UE-Maroc portant sur les produits agricoles et de la pêche, dans la mesure où il était appliqué au Sahara Occidental. Dans l'arrêt, la Cour a déclaré que le Sahara Occidental n'est "pas inclus dans les frontières internationalement reconnues du[Maroc] (Point 232), et que "le Royaume du Maroc ne dispose d’aucun mandat, décerné par l’ONU ou par une autre instance internationale, pour l’administration de [Sahara occidental] "(le point 233).

Face à un Maroc furieux, menaçant de mettre fin à toute coopération avec l'Union, le Conseil de l'Union Européenne a décidé de faire appel du jugement.

Maintenant, il semble que quelques États membres de l'UE veuillent intervenir dans la procédure de recours aux côtés du Conseil - et donc en faveur de la position du Maroc - pour convaincre la Cour de revenir sur sa décision. Les interventions auront lieu au cours d'une audience qui va probablement avoir lieu cet été.

Les médias marocains annoncent que la France, l'Espagne et le Portugal vont intervenir auprès de la Cour. Ceci est également confirmé par Africa Intelligence.

Le fait que la France plaide en faveur de la position du Maroc est sans surprise. La France est un fidèle allié du Maroc à la fois dans l'Union Européenne et au  Conseil de Sécurité de l'ONU - où elle ne va pas hésiter à bloquer les plus modestes des propositions qui pourraient améliorer la situation au Sahara Occidental occupé. Exemple flagrant : la menace notoire de la France d'utiliser son droit de veto contre toute proposition visant à ajouter une capacité de surveillance des droits de l'Homme au mandat de la Mission des Nations Unies au Sahara Occidental, la MINURSO - la seule mission contemporaine de l'ONU à ne pas entreprendre une tâche aussi simple et incontestable .

samedi 16 janvier 2016

CGT GOODYEAR AMIENS NORD a lancé cette pétition a l'adresse de François Hollande

Pour la première fois depuis un demi siècle un gouvernement a demandé que soit requis des peines de prison ferme contre des syndicalistes pour avoir participé avec les salariés à des actions en vue d’empêcher la fermeture de leur usine.

En même temps qu’ils préparent la suppression dans quelques mois de plus 1000 articles du Code du travail, Hollande, Valls et Macron ont décidé de déclencher une répression sans précédent des syndicalistes qui luttent dans les entreprises.
Avec les 8 condamnés de GOODYEAR l’exécutif veut faire un exemple.
Le gouvernement affiche sa volonté de mettre les Procureurs et les forces de polices aux services des grands groupes pour briser toute résistance à la destruction des emplois et de l’industrie.
Évidemment les militants de terrain en général et ceux de la CGT en particulier sont les plus touchés.
C’est pourquoi nous en appelons à l’ensemble des salariés, aux militants, aux syndicats d’entreprises, unions locales, départementales, régionales, fédérations ou simples salariés solidaires, pour qu’ensemble nous fassions la démonstration de notre force.
Nous pouvons être des millions à faire reculer Hollande, Valls et Macron en commençant par leur imposer l’arrêt des poursuites contre les 8 de GOODYEAR et en organisant le plus grand rassemblement solidaire en prévision de l'appel.

Je signe l'appel 
Nous Sommes Tous Des Goodyear
Adressée à
François Hollande
L’APPEL DES GOODYEAR
CGT GOODYEAR AMIENS NORD a lancé cette pétition avec seulement une signature au départ et il y a maintenant 45 466 signataires. Lancez votre pétition pour créer le changement que vous souhaitez voir.

samedi 6 juin 2015

L’Observatoire : Maroc : Condamnation en appel de M. Hicham Mansouri.



 
HICHAM-MANSOURI-facebook

  APPEL URGENT – L’OBSERVATOIRE

Nouvelles informations 5/6/2015 MAR 001/ 0315 / OBS 022.2
Condamnation / Détention arbitraire / Harcèlement judiciaire

L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, programme conjoint de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), a reçu de nouvelles informations et vous prie d’intervenir de toute urgence sur la situation suivante au Maroc.

Nouvelles informations :
L’Observatoire a été informé par des sources fiables de la condamnation en appel de M. Hicham Mansouri, chargé de projet à l’Association marocaine pour le journalisme d’investigation (AMJI). L’AMJI, créée en février 2011 durant le « printemps arabe », promeut la liberté d’expression et le droit à l’information, encourage le journalisme d’investigation et œuvre pour la protection des journalistes.
Selon les informations reçues, le 27 mai 2015, la chambre d’appel du tribunal de première instance de Rabat a confirmé la condamnation à dix mois de prison ferme et 40 000 dirhams d’amende (env. 3 700 Euros), qui avait été prononcée contre M. Mansouri le 30 mars 2015 pour complicité d’adultère (voir rappel des faits).

L’Observatoire rappelle que de nombreuses irrégularités avaient été constatées au cours du procès en première instance et craint ainsi que le droit à un procès équitable de M. Hicham Mansouri, n’ait pas été garanti.
L’Observatoire appelle ainsi les autorités à libérer immédiatement et inconditionnellement M. Hicham Mansouri en ce que sa détention ne semble viser qu’à entraver ses activités de défense des droits humains.

lundi 12 janvier 2015

Triste jour pour la Belgique à l’heure où des millions de personnes manifestent pour que soit respectée la liberté d’expression

Communiqué de presse du cabinet d'avocats Jus Cogens : L'affaire Luk Vervaet -

12 janvier 2015

Me Dounia ALAMAT
 (GSM:32.472.40.58.02 ; 
da@juscogens.be) et Me Christophe MARCHAND (GSM: 32.486.32.22.88 ; cm@juscogens.be)

Luk VERVAET travaillait comme professeur de néerlandais dans différents établissements pénitentiaires, depuis 2004, lorsque, soudainement, en août 2009, la Direction générale des établissements pénitentiaires a décidé de lui retirer son autorisation d’entrer dans les prisons belges pour des « raisons de sécurité ».

Ces raisons sont contenues dans un courrier émanant de la Sureté de l’Etat, auquel Luk VERVAET n’a eu accès qu’après avoir perdu son emploi. Cet organe stigmatise les activités militantes de Luk VERVAET :

- Il fait partie du CLEA, Comité pour la liberté d’expression et d’association ;
- Il a participé à des manifestations, dont celle visant à soutenir les personnes prévenues – et aujourd’hui acquittées – dans le procès DHKPC et celle organisée contre l’extradition de Monsieur TRABELSI aux Etats-Unis – la Belgique ayant été condamnée depuis par la Cour européenne des droits de l’homme pour traitements inhumains et dégradants ;
- Il a été fondateur d’un parti politique, ESG (Egalité sans guillemets) – dont il n’est plus membre actuellement ;
- Ce parti comptait dans ses rangs des proches du Parti du travail de Belgique ;
- Il connait Monsieur SAIDI ;
- Il fait partie d’une association, l’Union Internationale des Parlementaire pour la Palestine, comme Monsieur JAHJAH – aujourd’hui collaborateur habituel du journal De Staandard ;
- Il a été membre d’une association ayant pour objet de défendre les droits des Palestiniens et ayant lancé une pétition pour que le Hamas soit rayé de la liste européenne des organisations terroristes.

A l’évidence, ces éléments relèvent tous de la liberté de pensée et de la liberté d’expression de Luk VERVAET. Il n’est connu d’aucune manière par le Parquet, n’a pas de casier judiciaire et personne n’a prétendu qu’il s’agirait d’un homme violent ou prônant de tels comportements.

Qu’à cela ne tienne !

Pour le Tribunal de première instance de Bruxelles, « même si [la note de la Sureté de l’Etat] ne se conclut que par un vague soupçon (« la défense des supposées victimes de ces lois [antiterroristes] a pu le conduire à franchir la frontière entre la défense légitime d’une justice équitable et le soutien à des idéologies justifiant de manière indirecte le terroriste »), l’on peut comprendre dans ce contexte, que, pour des raisons de sécurité évidentes dans le régime pénitentiaire, l’administration ne pouvait pas prendre de risque ».

Qu’importe que rien ne permette de penser qu’une frontière aurait été franchie (laquelle ?), qu’importe que Luk VERVAET ait toujours travaillé à la pleine satisfaction de tous, qu’importe qu’aucun Directeur de prison ne se soit jamais plaint d’aucun « comportement suspect », qu’importe qu’aucun risque un tant soit peu concret ou circonstancié ne soit mis en avant par la Sureté de l’Etat, qu’importe que l’administration pénitentiaire n’explique nullement quel risque elle craignait.

Pour le Tribunal de première instance, il existe un « vague soupçon » (de quoi exactement ?) et, en conséquence, il était légitime pour l’administration pénitentiaire de faire perdre son emploi à un enseignant de néerlandais.

Triste jour pour notre pays !

Triste Etat de droit dans lequel le « soupçon » d’un « risque » suffit pour sanctionner les citoyens qui ont oser manifesté une opinion minoritaire, bien que nullement violente.

Hier, d’innombrables citoyens ont manifesté pour la liberté d’expression.

Luk VERVAET est un professeur qui a choisi d’enseigner en prison. Il considère que la répression n’est pas la seule réponse pour lutter contre le terrorisme. Comme ses avocats, il a la conviction que l’éducation, l’émancipation, l’égalité et le respect des droits de l’homme sont essentiels dans cette lutte contre l’extrémisme islamique. Il a été sanctionné pour la mise en œuvre de cet idéal.

Cet exemple doit nous interpeller sur la portée de la liberté d’expression. Luk VERVAET a décidé d’interjeter appel du jugement rendu par la 4ème chambre du Tribunal de première instance de Bruxelles le 17 décembre 2014.

jeudi 30 octobre 2014

Appel pour un rassemblement en soutien aux organisations de droits humains au Maroc



A quelques semaines de la tenue du Forum Mondial des Droits de l’Homme au Maroc, les autorités marocaines poursuivent leur escalade à l’encontre des organisations et des militant(e)s des droits humains. Depuis juillet dernier, plus de 20 sit-in de l’Association Marocaines des Droits Humains (AMDH) ont été interdits. L’association a également reçu 17 suspensions d’utiliser des salles publiques, préalablement réservées, sans aucun fondement ni justification.
D’autres organisations ont enduré des interdictions comme la Ligue Marocaine de Défense des Droits de l’Homme (LMDDH), l’Instance Marocaine Des Droits Humains (IMDH), la Fédération Nationale de l’Enseignement (FNE), affiliée à l’Union Marocaine du Travail-Tendance Démocratique, etc. La section Maroc d’Amnesty International qui a lancé une campagne internationale pour l’arrêt de la torture au Maroc s’est vue interdire l’une de ses activités. L’association Freedom Now qui a pour objectif de défendre la liberté de presse et d’expression s’est vue également refuser son dépôt légal. L’Union Marocaine du Travail-Tendance Démocratique a connu le même sort quant au dépôt de son dossier légal.
Entre 2010 et 2014, des centaines de militant(e)s de droits humains, de syndicalistes étudiant(e)s ou d’activistes du mouvement du 20 février ont été poursuivis ou condamnés à des peines de prison. A ce jour, Wafaa Charaf et Oussama Housne, croupissent dans les prisons pour avoir dénoncé la torture qu’ils ont subie.
Le mouvement des droits humains au Maroc n’est pas resté les bras croisés. Les militant(e)s ont interpellé le ministre de la justice et d’autres membres du gouvernement ainsi que les responsables du Conseil National des Droits de l’Homme (CNDH). Des organisations internationales comme le Réseau Euro-méditerranéen des Droits de l’Homme (REMDH), la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme (FIDH) et l’Organisation Mondiale contre la Torture (OMCT) ont exprimé leur préoccupation face à la multiplication des atteintes aux libertés d’association et de réunion et des entraves à l’action des ONG de défense des droits humains. Enfin, 90 sections locales de l’AMDH ont organisé, le 15 octobre, des sit-in pour protester contre la répression du mouvement des droits humains dans son ensemble.
Pour dénoncer cette escalade d’interdictions et exprimer notre soutien aux organisations de droits humains et toutes les victimes des politiques répressives au Maroc, nous vous appelons aux Rassemblements le samedi 1 novembre 2014 à 15h devant les Ambassades du Maroc à Paris et à Bruxelles et devant le consulat du Maroc à Montréal.
Premiers signataires :
Organisations :
AMDH-Paris/IDF ;
AMDH-Belgique ;
AMDH-Nord/France ;
Union Syndicales Solidaires ;
Comité de soutien du Mouvement du 20 février – Montpellier ;
Sortir du colonialisme ;
Association de Solidarité avec Le Peuple Marocain (SLPM) ;
Cap Démocratie Maroc (Capdema) ;
Confédération National du Travail (CNT-F) ;
Fédération Nationale de l’Enseignement-ELCO France ;
Comité de soutien à l'AMDH au Québec (CSAQ) ;
Comité d'action et de soutien aux luttes de peuple marocain ;
Association des Marocains de France (AMF) ;
Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF) ;
Solidarité Maroc 05 (Gap Hautes Alpes France) ;
Massira, collectif citoyen de soutien aux luttes sociales et démocratiques en Algérie ;
Parti Communiste Français (PCF) ;
Observatoire Amazigh des Droits et Libertés/Maroc (OADL) ;
Le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) ;
Le Parti de Gauche (PG) ;
Europe Écologie Les Verts (EELV) ;
Association des Marocains de Belgique pour la défense des Droits de l'Homme (AMBDH),
La Voie Démocratique-Paris/IDF,
Association Française d’Amitié et de Solidarité avec les Peuple d’Afrique (AFASPA),
Mouvement du 20 Février Paris/IDF,
Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples/Lille (MRAP-Lille),
Le Manifeste des libertés,
Ligue des droits et libertés/Canada,
L'inter-collectif de solidarité avec les luttes des peuples du monde arabe (l'Inter-Co),
Parti du travail de Belgique (PTB),
Le Mouvement de la Paix,
Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP),
Ligue des Droits de l’Homme (LDH),
Comité pour le respect des libertés et des droits humains au Sahara occidental (CORELSO),
Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT),
Association des Marocains pour les droits Humains/Pays-Bas (KMM),
La Voie Démocratique- Section de Belgique,
Association des familles & ami(e)s des prisonniers (Belgique),
SOS Migrants – Belgique,
Le Réseau Euro-Méditerranéen des Droits de l'Homme (REMDH),
Association Justice Droits de l'Homme-Maroc,
Personnalités :
Stéphane Enjalran, Secrétariat national Union syndicale Solidaires,
Mouhieddine Cherbib, Militant des Droits Humains,
Joseph Tual, journaliste et grand reporter,
Khadija Ryadi, lauréate du prix ONU pour les droits humains,
Christian Mahieux, commission internationale Union syndicale Solidaires,
Marie-Christine Vergiat, Député Européenne,
Patrick VASSALLO, Conseiller communautaire de Plaine Commune et conseiller municipal délégué de Saint-Denis,
Mohamed Salmi, Défenseur des Droits Humains,
René Galissot, historien et professeur émérite,
Abdellatif Laâbi, intellectuel, poète, romancier, homme de théâtre, traducteur et fondateur de la revue Souffles,
Pierre Vermeren, Historien du Maghreb contemporain,
Christine Poupin, porte-parole du NPA,
Abderrahmane Cherradi, journaliste, Président de AMBDH,
Marguerite Rollinde, chercheur, politologue et militante,
Bachir Ben Barka, universitaire,
Mohdeb Said, syndicaliste,
Abderrahim Afarki, bibliothécaire, ancien prisonnier politique marocain,
Karima Delli, députée européenne EELV,
Hayat Bousta, militante des Droits Humains,
Louisette Faréniaux, universitaire filmologue,
Hind Arroub, Politologue, chercheur, militante, Fondatrice et Rédactrice du think tank Hypatia of Alexandria Institute for Reflexion & Studies,
Alima Boumediene Thiery, Avocate et ex-sénatrice,
Michelle Demessine, Sénatrice du Nord,
Alain Krivine, ex-député européen (NPA),
Roseline Vachetta, ex-députée européenne (NPA),
Saâd Zouiten, militant Droits Humains,
Renée Le Mignot : co-présidente du MRAP
Jean-Jacques Candelier : Député du Nord.
Billon Cathy, Responsable Section SUD SANTÉ,
Ahmed Aassid, écrivain et militant des droits humains,
Nordine Saïdi, Militant anticolonialiste/Bruxelles Panthères,
Abdelmajid Mrari, Directeur AFD International -Bureau France,
Luk Vervaet, président de l’Association  des familles & ami(e)s des prisonniers (Belgique),
Nadine Rosa-Rosso, enseignante et militante des droits humains,
Vincent Lurquin, Avocat, Député ecolo/Bruxelles,
Serge Noël, écrivain et responsable associatif,
Contacts: amdh.paris@gmail.com

samedi 20 septembre 2014

Appel des musulmans de France


Nous, responsables musulmans de France, signataires du présent appel, nous condamnons fermement les exactions commises par l’organisation «Daesh», connue sous l’appellation «Etat Islamique» (EIL), à l’encontre des civils en Irak et en Syrie parmi les chrétiens, les Yézidis, les kurdes, les turcomans, les musulmans chiites ou sunnites, les humanitaires, les journalistes et les reporters.
Nous considérons que cette organisation, en dépit de son appellation usurpée, n’a rien ni d’Etat ni d’islamique. 
 Ses actions criminelles et barbares, dont les décapitations macabres des deux journalistes américains James Foley et Steven Sotloff et de l’humanitaire britannique David Haines, d’une cruauté et d’une violence insoutenables, sont en totale contradiction avec les principes élémentaires de la religion musulmane.
Nous saluons la réaction spontanée, responsable et unanime des musulmans de France et de leurs imams qui ont condamné fermement les actes abjects du groupe terroriste «Daesh».
Nous saluons la position des autorités Chrétiennes, qui tout en condamnant les exactions perpétrées contre les chrétiens d’Irak et de Syrie, refusent toute instrumentalisation de cette tragédie et soulignent que les musulmans sont également victimes de cette organisation terroriste.
Nous appelons tous les citoyens épris de paix et de justice quelle que soit leur religion ou leur conviction à afficher, aujourd’hui plus que jamais, leur unité face au terrorisme et à la barbarie et à œuvrer sans relâche pour que le dialogue et la solidarité entre eux puissent faire barrage aux adeptes de la prétendue «guerre des civilisations».
Nous réitérons notre appel aux jeunes musulmans de France qui seraient tentés d’aller combattre aux côtés de ces terroristes, de prendre conscience de l’ampleur de la gravité des crimes dont ils pourraient se rendre complices, ainsi que de la lourde responsabilité, devant Dieu et devant l’Humanité, d’une telle complicité.
Face à l’ampleur des crimes commis par «Daesh» et l’importance des moyens matériels dont elle dispose, nous appelons la communauté internationale à diligenter une enquête afin que soient déterminés les responsabilités des soutiens de cette organisation terroriste ainsi que l’origine de ses moyens.
Nous demandons aux musulmans de France d’apporter leur aide aux exilés notamment à ceux présents en France, d’élever des prières, tous les vendredis, pour le repos des âmes de toutes les victimes et implorer le Très Miséricordieux afin qu’Il accorde Son Aide et Son Soutien à ceux qui souffrent des actes de cette organisation terroriste.
 http://www.relations-catholiques-musulmans.cef.fr/2014/09/16/appel-des-musulmans-de-france/

mardi 16 septembre 2014

APPEL INTERNATIONAL POUR LA LIBÉRATION DE WAFAA CHARAF. Rassemblement le 17/9 à Paris.


RASSEMBLEMENT LE MERCREDI 17 SEPTEMBRE, À 17H, DEVANT L’AMBASSADE DU MAROC, À PARIS (5 RUE LE TASSE – MÉTRO TROCADÉRO)


Wafaa Charaf a été arrêtée et mise en détention préventive le 9 juillet 2014 à Tanger. Elle avait déposé plainte contre X pour enlèvement séquestration et menaces le 27 avril 2014, à l’issue d’un rassemblement de soutien aux membres du bureau syndical de la société Greif qui avaient été licenciés après avoir créé une section syndicale.
Elle a déclaré avoir été séquestrée plusieurs heures, questionnée sur ses activités militantes et insultée, avant d’être abandonnée au bord d’une route à 12 Kilomètres du centre ville de Tanger. Mais entre avril et juillet, de victime, Wafaa deviendra une accusée. Elle sera convoquée plusieurs fois par semaine au commissariat et harcelée de questions. Sa famille et ses camarades seront aussi retenus plusieurs heures au commissariat pour instruction, alors que la police n’avançait pas sur l’identité des responsables de l’enlèvement de Wafaa ni sur la recherche de la voiture à bord de laquelle elle fut séquestrée.
Le 11 août, Wafaa a été condamnée à un an de prison ferme et à 1000dh d’amende et 50 000 dh (5000 €) de dommages pour « mensonges et diffamation », au cours d’un procès inéquitable, marqué par de nombreuses infractions dont, l’obstacle à la présence d’une observatrice internationale, Michèle Decaster mandatée par l’AFASPA, arbitrairement arrêtée pendant 7 heures pour l’empêcher d’assister à l’audience.
Wafaa Charaf est une militante active dans plusieurs organisations humanitaire, ouvrière et politique de Tanger. La jeune femme de 26 ans milite au sein de la jeunesse de la Voie Démocratique, du mouvement du 20 Février et de l’Association Marocaine des Droits Humains. Elle a participé à plusieurs réunions et sit-in de soutien aux ouvriers et ouvrières de la zone Franche de Tanger. Elle est membre du réseau de soutien aux migrants subsahariens candidats à la migration clandestine vers l’Europe qui arrivent et vivent à Tanger en attendant la traversée de la méditerranée dans des conditions économiques, sanitaires et humaines préoccupantes.
L’arrestation de Wafaa à Tanger n’est pas due au hasard, elle intervient au vu de l’importance de la ville située à moins de 14 kilomètres du continent Européen. Cette situation géographique fait de Tanger le siège d’une grande activité économique et d’échange avec l’Europe, d’où l’installation d’une zone Franche.
Zone franche qui bénéficie d’exonération de charges fiscales et sociales. Les réglementations sociales, environnementales et de l’emploi y sont favorables à certains types de projets économiques. The « Tangier Free Zone » (TFZ) confère aux opérateurs des avantages exceptionnels, notamment la dispense du régime de contrôle du commerce, l’exonération de tous les droits et taxes ainsi que des procédures douanières spéciales. La zone franche de Tanger est classée par le Financial Times parmi les six meilleures zones mondiales et elle emploie près de 45 000 personnes dont une majorité de femmes dans des conditions précaires.
Ainsi Wafaa a été enlevée, incarcérée puis condamnée, car elle est coupable de solidarité avec des syndicalistes et défend les droits des salariés. Wafaa paye le prix fort de son engagement pour les droits des ouvriers des usines de la zone franche de Tanger et pour la démocratie et la liberté d’expression au Maroc.
Le procès de Wafaa est un procès politique. Il montre la complicité entre les autorités marocaines et les grands groupes industriels qui veulent faire taire la voix des défenseurs des droits des travailleurs. Il s’inscrit dans un contexte marqué par la répression sauvage des militants et de tout citoyen épris de justice et de liberté. Il montre le vrai visage du régime marocain que le gouvernement et les médias en France voudraient présenter comme « une exception dans la région ». Force est de constater que c’est une exception en matière de non respect des droits humains, droits des femmes et droits syndicaux.
Wafa Charaf, soutenue par son comité de défense constitué d’une trentaine d’avocats, a fait appel de ce jugement inéquitable. La date de son procès en appel est fixée au 22 septembre 2014.

Pour exprimer notre solidarité avec Wafaa, réclamer la vérité sur l’identité de ses ravisseurs et la punition des coupables et exiger sa libération immédiate, nous vous appelons au Rassemblement le 17 septembre 2014 à 17h devant l’Ambassade du Maroc à Paris.

Premiers signataires :
ASDHOM, MRAP, AFASPA, Ailes-fm, ATMF, AMF, FFMVJ-France, APADM, Femmes Égalité, Sortir du colonialisme, Appel-Egalité, EMCEMO (Euro-Mediterraan Centrum Migratie & Ontwikkeling), CRLDHT (Comité pour la Liberté et les Droits de l’Homme en Tunisie), Voie Démocratique – Europe, PADS – Fédération Europe, PSU, Parti des travailleurs de Tunisie-France, Le Front Populaire de Tunisie-coordination Île de France, PCF, PG, NPA, Mouvement des Jeunes Communistes Français (MJCF) ; AMEL(Association pour la Mixité, l’Egalité et la Laïcité en Algérie) ; AMDH Paris-IDF ; RIAS ; Réseau Féministe « Ruptures », LDH (Ligue des droits de l’Homme).

lundi 4 août 2014

MSF Gaza/ recherche activement des chirurgiens et des anesthésistes expérimentés


Chers amis

Merci de faire ciculer EN URGENCE dans vos circuits et liste de diffusion
contacter Ali Besnaci : 00 33 (0)1 40 21 27 90 ali.besnaci@paris.msf.org
ou Xavier Lassalle : 00 33 (0)1 40 21 27 63 xavier.lassalle@paris.msf.org
Tarek
Cc : a.roux@hopital-foch.org; m.dallal@unesco.org; hishamm70@yahoo.com; shaabi4@hotmail.com; shaabi4@yahoo.fr; rafic barake ; suhaib al hawari ; jacques.beres@noos.fr; jamalhamoud2001@yahoo.com; bassatini@hotmail.com; ass parent enfants ; faidi.mahmoud@gmail.com; am.hamid@hopital-foch.org; xavier.lassalle@paris.msf.org; ali.besnaci@paris.msf.org

 Objet : MSF Gaza/ recherches activement des chirurgiens et des anesthésistes expérimentés pour des périodes de 15 jours à l’hôpital Al Shiffa. à Gaza
Chers amis
Je vous remercie de trouver ci-joint le message de MSF .
Comme vous le savez, MSF travaille en ce moment à Gaza. Nous avons depuis 15 jours 2 équipes chirurgicales qui travaillent sans relâche avec les médecins palestiniens à l’hôpital Al Shiffa.
Nous recherchons activement des chirurgiens et des anesthésistes expérimentés pour des périodes de 15 jours afin d'assurer le turn over de ces équipes. Je vous remercie de faire suivre ce message aux personnes potentiellement intéressées.
Elles peuvent contacter
 Ali Besnaci : 00 33 (0)1 40 21 27 90   ali.besnaci@paris.msf.org
 ou Xavier Lassalle : 00 33 (0)1 40 21 27 63 xavier.lassalle@paris.msf.org

Merci d’avance
Bien cordialement

Abdul Monem HAMID Via Noha Rashmawi
 — avec Hayat Maaz et 19 autres personnes.

dimanche 3 août 2014

Gaza : appel signé par plus de 300 juristes de droit international et experts en droits de l’homme



Au mépris du droit des conflits armes et des droits humains fondamentaux - Plus de 300 juristes de droit international et experts en droits de l’homme ont signé cet appel

Gaza, 24eme jour, La Fondation Frantz Fanon a signé l’appel des Juristes pour le respect du droit international et du droit humanitaire.

Plus de 300 professeurs de droit international, juristes et experts en droits de l’homme appellent la communauté internationale à agir pour mettre fin à la punition collective de la population civile dans la bande de Gaza par Israël

Alors que les bombes continuent de tomber sur Gaza, des professeurs de droit international et des experts en droits de l’homme demandent des actions immédiates pour faire cesser la violence et pour établir les responsabilités de tous ceux impliqués dans les violations du droit international
Aujourd’hui, plus de deux cents spécialistes en droit international et défenseurs de droits de l’homme du monde entier, parmi lesquels d’anciens experts indépendants auprès de l’ONU et d’éminents professeurs de droit, ont publié une déclaration commune qui dénonce les graves violations et « le non respect des principes élémentaires du droit des conflits armés et des droits fondamentaux de l’ensemble de la population palestinienne » dans l’offensive israélienne en cours dans la bande de Gaza. La Déclaration appelle la communauté internationale, notamment l’ONU, la Ligue arabe, l’Union européenne et les États-Unis, à mettre en place un mécanisme clair afin d’établir les responsabilités pour ces violations du droit international. « La responsabilité ne peut pas être encore négligée et rejetée pour servir des intérêts politiques, notre intérêt doit être la protection des civils et la paix », affirme le professeur John Dugard, ancien Rapporteur spécial de l’ONU sur la situation des droits de l’homme dans les Territoires palestiniens occupés depuis 1967.
« Encore une fois, c’est la population civile non armée, ce sont les “personnes protégées” par le droit international humanitaire (DIH) qui sont dans l’œil du cyclone et qui sont victimes de représailles au nom d’un droit de légitime défense faussement interprété, invoqué après une escalade de la violence provoquée sous les yeux de toute la communauté internationale », affirme la Déclaration commune.
La Déclaration dénonce le mépris des principes fondamentaux du DIH, notamment le principe de distinction en vertu duquel seuls des combattants et des objectifs militaires peuvent être pris pour cible, ainsi que le principe de proportionnalité. Quelle que soit l’identité des auteurs, les attaques indiscriminées contre des civils sont non seulement illégales au regard du droit international, mais aussi moralement intolérables.
La Déclaration commune condamne les attaques contre des civils. « Des familles entières ont été assassinées. Des hôpitaux, des cliniques et des centres de réhabilitation pour des personnes handicapées ont été pris pour cible et ont subi de lourds dégâts. » Plus de 100 000 civils ont été déplacés. Comme nous avons pu le voir hier à Beit Hanoun, lors du bombardement d’une école de l’UNRWA (Office de secours et de travaux pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient) abritant des personnes déplacées – qui a provoqué la mort d’au moins quinze personnes, tandis qu’un grand nombre de femmes et d’enfants ont été blessés, il n’y a pas d’endroits sûrs à Gaza.
La Déclaration rejette par ailleurs les allégations d’Israël qui affirme prendre des mesures adéquates pour éviter des victimes civiles dans la zone densément peuplée de Gaza : « Adresser un “avertissement” – comme la technique dite du “toquer au toit”, ou envoyer un SMS 5 minutes avant l’attaque –, cela ne change pas le fait qu’il est illégal de lancer sciemment une attaque contre une habitation civile sans démontrer sa nécessité militaire et au mépris du principe de proportionnalité. »
La Déclaration commune rappelle le verdict de la Mission d’établissement des faits des Nations unies constituée en 2009 après l’offensive israélienne “Plomb durci”, qui avait causé la mort de plus de 1 400 Palestiniens, en majorité des civils, dont plus de 300 enfants :
« “Selon le Gouvernement israélien, les opérations militaires de Gaza avaient été programmées dans toute leur ampleur et dans tous les détails. Il a beau avoir cherché à les présenter essentiellement comme une réaction aux attaques à la roquette dans l’exercice de son droit de légitime défense, la Mission considère que son plan visait, au moins en partie, une cible différente, la population de Gaza dans son ensemble. » (A/HRC/12/48, par. 1883).”
C’est également ce que l’on peut dire sur l’actuelle offensive israélienne. » Selon le professeur Richard Falk, « il est inacceptable que la communauté internationale ne prenne aucune mesure alors que la population civile de Gaza est bloquée dans une région en guerre, surpeuplée, sans lieux ni voie de refuge face à de terribles dangers ».
La Déclaration commune replace l’actuelle offensive israélienne dans le contexte plus large des souffrances auxquelles se confrontent les Palestiniens de Gaza et rappelle que « l’ensemble de la population de la bande de Gaza, durant plus de 7 ans, a été virtuellement emprisonnée par le régime de bouclages imposés par Israël. » L’impunité, stipule la Déclaration, doit cesser.
Enfin, la Déclaration commune appelle la Palestine à saisir la Cour pénale internationale (CPI) « afin d’investiguer et de lancer des poursuites au vu des graves crimes contre le droit international commis dans les Territoires palestiniens par toutes les parties au conflit » et dénonce « les scandaleuses pressions exercées par plusieurs États et par les Nations unies sur le Président Mahmoud Abbas dans le but de décourager le recours à la CPI. »