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vendredi 19 février 2016

La préfecture de Police de Paris ne veut pas de rassemblement en face de l'ambassade du Maroc à Paris


Suite à notre déclaration du rassemblement prévue le samedi 20 février, la préfecture de Police de Paris, une fois de plus, a tenté de nous empêcher de tenir notre rassemblement à l'occasion du cinquième anniversaire du Mouvement du 20 février et en solidarité avec les contestations sociales et politiques au Maroc. En effet, les agents de la préfecture ont voulu nous éloigner de l'ambassade du Maroc. 

Lors du rendez-vous pour signer la déclaration de rassemblement, la préfecture a essayé de nous faire signer une déclaration mais avec un autre lieu de rassemblement (Rue Scheffer angle rue Benjamin Franklin - 75016 PARIS) sous différents prétextes fallacieux (sécurité, que des gens seraient rentré dans l'ambassade les fois précédentes, etc) ce qui est totalement faux. D'autant plus que la préfecture n'a avancé aucune preuve matérielle concrète. Par conséquent, nous avons refusé de signer la proposition de déclaration de rassemblement de la préfecture en l'état.

Nous rappelons également que l'année précédente, à la même occasion de l'anniversaire du mouvement du 20 février, la préfecture voulait nous éloigner de l'ambassade pare qu’elle aurait reçu une lettre de cette dernière se plaignant de nos rassemblements.

Il est inutile de préciser que les organisations à l’initiative de ce rassemblement sont sérieuses et responsables. Par conséquent, nous pensons qu’empêcher son bon déroulement est une volonté politique indépendamment de tous les arguments cités par la préfecture.

Enfin, nous maintenons notre rassemblement pacifique à l'endroit habituel selon la déclaration que nous avons adressé à la préfecture (croisement Benjamin Franklin avec la rue le tasse) à 15h00 le samedi 20 février 2016.

Bureau de l'AMDH-Paris/IDF
Chargé de déposer la déclaration du rassemblement.

mardi 16 septembre 2014

APPEL INTERNATIONAL POUR LA LIBÉRATION DE WAFAA CHARAF. Rassemblement le 17/9 à Paris.


RASSEMBLEMENT LE MERCREDI 17 SEPTEMBRE, À 17H, DEVANT L’AMBASSADE DU MAROC, À PARIS (5 RUE LE TASSE – MÉTRO TROCADÉRO)


Wafaa Charaf a été arrêtée et mise en détention préventive le 9 juillet 2014 à Tanger. Elle avait déposé plainte contre X pour enlèvement séquestration et menaces le 27 avril 2014, à l’issue d’un rassemblement de soutien aux membres du bureau syndical de la société Greif qui avaient été licenciés après avoir créé une section syndicale.
Elle a déclaré avoir été séquestrée plusieurs heures, questionnée sur ses activités militantes et insultée, avant d’être abandonnée au bord d’une route à 12 Kilomètres du centre ville de Tanger. Mais entre avril et juillet, de victime, Wafaa deviendra une accusée. Elle sera convoquée plusieurs fois par semaine au commissariat et harcelée de questions. Sa famille et ses camarades seront aussi retenus plusieurs heures au commissariat pour instruction, alors que la police n’avançait pas sur l’identité des responsables de l’enlèvement de Wafaa ni sur la recherche de la voiture à bord de laquelle elle fut séquestrée.
Le 11 août, Wafaa a été condamnée à un an de prison ferme et à 1000dh d’amende et 50 000 dh (5000 €) de dommages pour « mensonges et diffamation », au cours d’un procès inéquitable, marqué par de nombreuses infractions dont, l’obstacle à la présence d’une observatrice internationale, Michèle Decaster mandatée par l’AFASPA, arbitrairement arrêtée pendant 7 heures pour l’empêcher d’assister à l’audience.
Wafaa Charaf est une militante active dans plusieurs organisations humanitaire, ouvrière et politique de Tanger. La jeune femme de 26 ans milite au sein de la jeunesse de la Voie Démocratique, du mouvement du 20 Février et de l’Association Marocaine des Droits Humains. Elle a participé à plusieurs réunions et sit-in de soutien aux ouvriers et ouvrières de la zone Franche de Tanger. Elle est membre du réseau de soutien aux migrants subsahariens candidats à la migration clandestine vers l’Europe qui arrivent et vivent à Tanger en attendant la traversée de la méditerranée dans des conditions économiques, sanitaires et humaines préoccupantes.
L’arrestation de Wafaa à Tanger n’est pas due au hasard, elle intervient au vu de l’importance de la ville située à moins de 14 kilomètres du continent Européen. Cette situation géographique fait de Tanger le siège d’une grande activité économique et d’échange avec l’Europe, d’où l’installation d’une zone Franche.
Zone franche qui bénéficie d’exonération de charges fiscales et sociales. Les réglementations sociales, environnementales et de l’emploi y sont favorables à certains types de projets économiques. The « Tangier Free Zone » (TFZ) confère aux opérateurs des avantages exceptionnels, notamment la dispense du régime de contrôle du commerce, l’exonération de tous les droits et taxes ainsi que des procédures douanières spéciales. La zone franche de Tanger est classée par le Financial Times parmi les six meilleures zones mondiales et elle emploie près de 45 000 personnes dont une majorité de femmes dans des conditions précaires.
Ainsi Wafaa a été enlevée, incarcérée puis condamnée, car elle est coupable de solidarité avec des syndicalistes et défend les droits des salariés. Wafaa paye le prix fort de son engagement pour les droits des ouvriers des usines de la zone franche de Tanger et pour la démocratie et la liberté d’expression au Maroc.
Le procès de Wafaa est un procès politique. Il montre la complicité entre les autorités marocaines et les grands groupes industriels qui veulent faire taire la voix des défenseurs des droits des travailleurs. Il s’inscrit dans un contexte marqué par la répression sauvage des militants et de tout citoyen épris de justice et de liberté. Il montre le vrai visage du régime marocain que le gouvernement et les médias en France voudraient présenter comme « une exception dans la région ». Force est de constater que c’est une exception en matière de non respect des droits humains, droits des femmes et droits syndicaux.
Wafa Charaf, soutenue par son comité de défense constitué d’une trentaine d’avocats, a fait appel de ce jugement inéquitable. La date de son procès en appel est fixée au 22 septembre 2014.

Pour exprimer notre solidarité avec Wafaa, réclamer la vérité sur l’identité de ses ravisseurs et la punition des coupables et exiger sa libération immédiate, nous vous appelons au Rassemblement le 17 septembre 2014 à 17h devant l’Ambassade du Maroc à Paris.

Premiers signataires :
ASDHOM, MRAP, AFASPA, Ailes-fm, ATMF, AMF, FFMVJ-France, APADM, Femmes Égalité, Sortir du colonialisme, Appel-Egalité, EMCEMO (Euro-Mediterraan Centrum Migratie & Ontwikkeling), CRLDHT (Comité pour la Liberté et les Droits de l’Homme en Tunisie), Voie Démocratique – Europe, PADS – Fédération Europe, PSU, Parti des travailleurs de Tunisie-France, Le Front Populaire de Tunisie-coordination Île de France, PCF, PG, NPA, Mouvement des Jeunes Communistes Français (MJCF) ; AMEL(Association pour la Mixité, l’Egalité et la Laïcité en Algérie) ; AMDH Paris-IDF ; RIAS ; Réseau Féministe « Ruptures », LDH (Ligue des droits de l’Homme).

samedi 16 août 2014

 
Paris le 14 août 2014 devant l'Ambassade du Maroc.Rassemblement pour dénoncer :

1- Le procès inique de la militante du droits humains Wafa Charaf;
2- L'enlèvement de la secrétaire générale de l'AFASPA Michèle DECASTER à Tanger;
3- Le décès du militant et prisonnier politique Mustapha Meziani suite sa grève de la faim de 72 jours.Une minute de silence a été observée à sa mémoire.
4 - Les atteintes et les intimidations dont font objet les militants progressistes.
Et demander la libération de tous les prisonniers politiques au Maroc.