Chers amis lecteurs de solidmar,

Solidmar est fatigué ! Trop nourri ! En 8 ans d’existence il s’est goinfré de près de 14 000 articles et n’arrive plus à publier correctement les actualités. RDV sur son jumeau solidmar !

Pages

mercredi 1 janvier 2014

Urgent dimanche 12/1 à Paris : Rassemblement de soutien et de solidarité avec les MOZABITES

  • Photo de couverture

    • Le collectif des Amazighs en France appelle solennellement à un GRAND rassemblement le dimanche 12 janvier 2014 sur le Parvis des Droits de l’Homme du Trocadéro à Paris à 14H, pour se mobiliser et dénoncer la répression violente, exercée par les forces de sécurité algériennes contre nos frères mozabites et afficher notre indignation.

      Cet appel s'adresse à tous : organisations, associations, mouvements sociaux et politiques AMAZIGHS et TOUS CEUX EPRIS DE JUSTICE en France et ailleurs.

      Ces derniers jours de violents affrontements se sont emparés de la ville de Ghardaïa (Sud d’Algérie) et des bandes de jeunes appellés Châamba (communauté arabophonne et clientèle du pouvoir central mafieux d’Alger)s'attaquent aux commerces, habitations et aux paisibles citoyens Mozabites avec la complicité et le soutien des forces répressives algériennes (Wali (préfet) police, CRS et gendarmerie).
      Cette agression combinée et orchestrée par l’État algérien contre des citoyens désarmés a causé de nombreux blessés en état grave. Des cas de tortures dans des commissariats de police ont été rapportés par les victimes.

      Des groupes de jeunes ont saccagé, pillé et incendié des commerces, appartenant aux Mozabites et brûlé des véhicules dans plusieurs quartiers, alors que la ville est quadrillée par la police. D’autres encore ont profané des cimetières et des tombes mozabites , et détruit un mausolée ibadite datant du 16è siècle et classé patrimoine mondial de l’Unesco.

      La ville est soumise à un état de guerre à huis-clos , et la population mozabite est terrorisée.

      Nous tenons à condamner énergiquement ces funestes évènements, et mettons les autorités algériennes et la communauté internationale devant leurs responsabilités dans ce qui se trame à GHARDAÏA

      Il est urgent, en effet, de nous mobiliser pour soutenir nos frères mozabites de GHARDAÏA afin de :

      - Attirer l'attention des médias sur le sujet.

      - Dénoncer la répression policière et militaire orchestrée par le gouvernement algérien et le racisme d’État pratiqué et assumé par l’Algérie qui n'hésite pas à mobiliser ouvertement ses moyens répressifs pour participer à l'agression d'une communauté contre une autre.

      Mettre la communauté internationale et l’État algérien devant leurs responsabilités et interpeller les démocraties occidentales à mettre en pratique leurs discours sur les Droits Humains, la justice et la liberté.

      - Traduire les responsables de ces violences devant la justice.

      Pour que le destin de nos frères ne soit pas délaissé aux mains des pilleurs avec la protection des forces de sécurité algériennes,

      Nous, collectif des Amazighs en France, indignés que nous sommes,

      -Réitérons notre soutien indéfectible à nos frères Amazigh du Mzab

      - Réclamons l’arrêt immédiat des expéditions punitives contre nos frères autochtones qui subissent un racisme violent et systématique du régime algérien.

      -Dénonçons et rejetons l'idéologie arabo-islamiste usurpatrice qui vise l'identité amazigh en Afrique du Nord.


      Nous appelons à relayer cet appel, à une large échelle,

      Contre toute répression, de quelque sorte que ce soit, notre arme est la solidarité.

      Pour tout contact, veuillez vous adresser l'adresse suivante :

      collectif.amazigh@yahoo.com



    Esplanade du Trocadéro, 75016 Paris Paris

L'artiste et le petit garçon

Les Stars Du Web /30/12/2013

Un artiste de rue fait le bonheur d’un petit garçon 

et des spectateurs

Alors qu’il était entrain de faire son spectacle, cet artiste de rue a remarqué la présence d’un petit garçon  qui s’amusait même en dansant dans son coin.
L’artiste a alors invité le petit garçon à l’accompagner dans son spectacle, ce dernier semblait un peu gêné par la demande, mais a tout de même accepté.
Le petit s’est vite dégêné au plaisir de la foule et a montré à tout le monde ce qu’il savait faire!

"... dans notre France à nous, il n'y a que des ténèbres"


Mohamed raconte le choc qu'il a subi à son arrivée  en France...

Moi, de la France, j'en ai entendu parler depuis que je suis né et tous les jours, dix fois par jour. C'est pour cela que je me la représentais autrement.

Quelle France je découvre! Il faut arriver ici en France pour savoir la vérité. Je garderai toujours en mémoire cette image de mon arrivée en France : on frappe à une porte, elle s'ouvre sur une chambre petite qui sent un mélange d'odeurs d'humidité, l'atmosphère enfermée, la sueur des hommes endormis.

Quelle tristesse ! Que de malheur dans leur regard, dans leur voix- ils parlent à voix basse -dans leur propos. Il m'a été donné de voir à partir de cela ce qu'est la solitude, ce qu'est la tristesse : l'obscurité de la chambre, l'obscurité de la rue, l'obscurité de la France, car dans notre France à nous, il n'y a que des ténèbres.


Des avis sur facebook
  • Hichem Gabi On n'a beau leur dire que ça ne sert à rien de venir et d'essayer de construire quelque chose au pays. Mais ça ne sert à rien ils ne vous croient pas et préfèrent le constater eux même et c'est pas une question d'argent , ils veulent changer de vie mais pour l'essentiel ils déchantent vite, personnellement je leur dis toujours la même chose "je vous avais prévenu "

    Najia Jennane C'est la faute à celles et à ceux qui les font rêver en exhibant les belles voitures et en construisant des baraques au bled qui ne servent à rien

  • Hichem Gabi Non ce n'est plus le cas aujourd'hui, plus besoin maintenant c'est la parabole, l'Internet et les hotels pleins à craquer de touristes bien blond, ça fait longtemps que les immigrés ne sont plus des références pour eux

    Najia Jennane des images qui ne reflètent pas la réalité!

Dieudonné, l’imposteur raciste, n’est pas l’ami du peuple palestinien

AFPS, Le Bureau national, 3/1/2014
Der­niè­rement Dieu­donné a déclaré au sujet de Patrick Cohen, jour­na­liste à France Inter : « Moi, tu vois, quand je l’entends parler, Patrick Cohen, j’me dis, tu vois, les chambres à gaz… Dommage. » Il ne s’agit ni d’une « erreur » ni d’un dérapage. Mais de posi­tions anti­sé­mites clai­rement et déli­bé­rément assumées depuis une bonne dizaine d’années. Les exemples en sont innom­brables.
Dieu­donné n’est pas un simple humo­riste, c’est avant tout un militant poli­tique d’extrême-droite. Et il y a une spé­ci­ficité. Avec une forme d’expression par­ti­cu­lière (humour), un voca­bu­laire pseudo-​​révolutionnaire (anti­système), et une cible du style fas­ciste des années 30 (le complot du "pouvoir juif mondial", de la finance mon­diale, de l’axe Israël-​​USA …), Dieu­donné attire cer­taines caté­gories, par­ti­cu­liè­rement dans la jeu­nesse, que le Front national serait inca­pable de mobi­liser.
C’est le cas par exemple quand il fait applaudir le néga­tion­niste Robert Fau­risson par 5.000 per­sonnes au Zenith en 2008. C’est le cas aussi quand il inter­viewe Serge Ayoub, alias Batskin, le chef de l’organisation d’extrême-droite JNR, Jeu­nesses natio­na­listes révo­lu­tion­naires, dis­soute après la mort de Clément Méric. La vidéo se conclut par une poignée de main entre ces deux hommes et une décla­ration « On repré­sente la France d’en bas … on a le même ennemi, c’est une évidence ».
C’est le cas aussi quand il prétend défendre les Pales­ti­niens en déve­loppant des thèses racistes et anti­sé­mites sous le couvert de l’antisionisme. Il détourne ainsi au profit de l’extrême-droite le juste sen­timent d’exaspération face à l’amalgame fait par les sou­tiens de la poli­tique israé­lienne entre anti­sio­nisme et anti­sé­mi­tisme. Il donne prise à tous ceux qui se com­plaisent dans une dénon­ciation sélective des diverses formes de racisme. Il fait le jeu d’Israël et de tous ses sou­tiens qui cherchent à dis­cré­diter voire cri­mi­na­liser toute forme de contes­tation de la poli­tique israé­lienne..
L’AFPS condamne et rejette ces amal­games qui amènent à traîner devant les tri­bunaux en toute igno­minie les mili­tants du boycott citoyen qui dénoncent la poli­tique colo­niale et raciste de l’Etat d’Israël.
L’AFPS condamne et rejette toute ins­tru­men­ta­li­sation de la cause pales­ti­nienne au service de délires com­plo­tistes racistes qui font le jeu de ses adversaires.
Le peuple pales­tinien n’a aucun besoin de tels faux amis. Notre combat pour les droits nationaux du peuple pales­tinien se fonde sur les prin­cipes uni­versels du droit des peuples. Il suppose le rejet déterminé de toute forme de racisme, d’antisémitisme et d’islamophobie, poisons dan­gereux que nous com­bat­trons sans faiblesse.
---------------------------------------------------------------------
 Ebranler les hommes.


Taubira Dieudonne
Il est triste, infiniment triste, d'achever une année sur les pitreries obscènes d'un antisémite multirécidiviste
 Faut-il que son talent soit stérile pour qu'il n'ait d'autres motifs pour faire s'esclaffer des esprits irresponsables ou incultes ou pervers, qu'une tragédie, un génocide, un indicible drame, de ceux dont on sait qu'on ne guérira pas, car rien ne nous consolera jamais des enfants dont la destinée s'est interrompue, brusquement ; et avant même cette violence de la mort industrielle, qui ne distingue pas, frappe sans rien connaître de ses victimes, la violence de l'arrachement, de la malnutrition, de la maladie, du désarroi, de cet inconnu irrationnellement hostile, la violence de la révélation de parents démunis qui ne peuvent protéger que par l'amour. 
Faut-il frayer avec les monstres pour trouver quelque plaisir à se faire complice, après coup, de ce crime contre l'humanité ? 
Faut-il avoir rompu avec les hommes pour ne pas être saisi d'effroi à l'évocation de la machination démente qui a organisé le discrédit, la cabale, les rafles, le transport surencombré, la promiscuité, le tri à l'arrivée, l'entassement dans les camps, le rituel macabre de la procession jusqu'aux chambres à gaz ? Faut-il avoir le cœur sec comme une branche tombée depuis des millénaires et pétrifiée, pour ne pas voir un semblable dans l'autre, homme, femme, enfant, celle, celui qui nous manque d'avoir été exterminé par cette froide folie ? "Au nombre des choses capables d'ébranler les hommes, il y a le souci des autres". Albert O. Hirshman.

Agir. Réfléchir et agir. Relire attentivement la circulaire du 27 juin 2012 pour voir si nous aurions oublié une ligne, une virgule dont dépendrait l'efficacité des poursuites. Examiner note par note ce qui aurait pu être traité différemment, plus sévèrement. Comment faire face à cette nouvelle épreuve pour la démocratie ?
La démocratie s'enorgueillit d'avoir conscience que la justice des hommes est faillible. Pour en limiter les risques, elle a prévu des garanties, l'audience publique, le débat contradictoire, les droits de la défense, l'appel, et même le doute qui doit profiter à l'accusé. Elle a prévu des procédures et convient de leur nullité en cas de non-respect des règles.
C'est sa grandeur, sa supériorité sur les régimes totalitaires ou même simplement autoritaires. C'est aussi sa servitude. Sa vulnérabilité. Mais elle doit être capable de se défendre. La liberté d'expression doit demeurer le principe. Ce principe ne peut servir de paravent à des ignominies. Ce qui relève du débat public doit être débattu. Ce qui relève de la Justice doit être sanctionné. Ces ignominies sont des délits. Elles sont matière pour la Justice. La Justice n'a pas failli. Les procureurs ont poursuivi, les juges ont jugé. Les condamnations sont multiples. Il appartient aux magistrats d'apprécier le degré de gravité qu'induit la multirécidive. Mais il revient aussi à la Justice de veiller à l'exécution de ses décisions. C'est une condition de sa crédibilité et de sa justesse. L'organisation frauduleuse d'insolvabilité est punie par la loi, aux termes de l'article 314-7 du code pénal ; et si elle est avérée, elle doit faire l'objet des diligences nécessaires. Au titre de l'unité de l'Etat, le Trésor public doit être en mesure de procéder, par tous moyens de droit, au recouvrement des sommes dues au regard des décisions de justice.
Sanctionner avec efficacité est indispensable mais ne suffira pas. Pas lorsqu'un pitoyable bouffon spécule davantage sur les dividendes d'un scandale que sur les risques judiciaires.
Ces provocations putrides testent la société, sa santé mentale, sa solidité éthique, sa vigilance. Il nous faut y répondre, car la démocratie ne peut se découvrir impuissante face à des périls qui la menacent intrinsèquement. Il faut donc descendre dans l'arène, disputer pied à pied, pouce par pouce l'espace de vie commune, faire reculer cette barbarie ricanante, la refouler, occuper le terrain par l'exigence et la convivialité.
Car il est hors de question de commencer l'année en "livrant le monde aux assassins d'aubes" (Aimé Césaire).

http://www.huffingtonpost.fr/christiane-taubira/christiane-taubira-dieudonne_b_4534918.html?utm_hp_ref=christiane-taubirahttp://www.huffingtonpost.fr/christiane-taubira/christiane-taubira-dieudonne_b_4534918.html?utm_hp_ref=christiane-taubira

Titres des articles parus sur http://blogspot.com du 22 au 29 décembre 2013.

Titres des articles parus sur http://blogspot.com du 22 au 29 décembre 2013.
 
 Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire. Le Maroc préoccupe l’ONU
  Création prochaine au Maroc d’une instance indépendante de contrôle de la torture avec caméras dans les commissariats.

dimanche 29 décembre 2013

Un bateau abandonné à la mort : 63 migrants africains morts de faim et de soif en Méditerranée.

par Greta Alegre,fb, via Mediapart 

NON LIEU - NON PERSONNES

[LE CLUB] - Non-lieu, non personnes
> http://goo.gl/Z5nqij
«Bateau abandonné à la mort» : 63 migrants africains morts de faim et de soif en Méditerranée. Pendant deux semaines, aucun des navires de l’OTAN qui croisent dans les parages ne répond aux signaux de détresse. «Non-assistance à personne en danger» ? Pour la justice française, non-lieu. C’est donc qu’il s’agissait de non-personnes.«Bateau abandonné à la mort» : 63 migrants africains morts de faim et de soif en Méditerranée. 
Pendant deux semaines, aucun des navires de l’OTAN qui croisent dans les parages ne répond aux signaux de détresse. «Non-assistance à personne en danger» ? Pour la justice française, C'EST UN NON-LIEU . C’est donc qu’il s’agissait de NON-PERSONNES.

Point hebdomadaire n°48 sur la campagne de parrainage des prisonniers d’opinion au Maroc, 30/12/2013



Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc
ASDHOM 79, rue des Suisses  92000 Nanterre

Point hebdomadaire n°48 sur la campagne de parrainage des prisonniers d’opinion au Maroc, 30/12/2013

Ce point est le dernier de l’année 2013 qui aura été marquée par une recrudescence des arrestations et des procès d’opinion au Maroc, maquillés à l’évidence en procès de droit commun ou de terrorisme. Rappelons-nous qu’au lancement de sa campagne internationale de parrainage, l’ASDHOM avait recensé le 17 novembre 2012, lors de sa soirée de solidarité annuelle, 172 prisonniers politiques ou d’opinion répartis sur 8 groupes (Etudiants-UNEM, Sahraouis, Mineurs-Ouarzazate, Mineurs-Imider, Paysans-Chlihat, Mouvement social-Agadir, 20-Février et Belliraj-Islamistes).
Au dernier bilan effectué il y a une semaine, nous en sommes à 261 dont 183 effectuent leurs peines.
Au cours de notre suivi hebdomadaire, nous avons pu relever la libération en fin de peine de 105 détenus politiques ou d’opinion dont 5 femmes (Deux étudiantes à Fès, une militante d’ATTAC à Agadir, une Sahraouie à Tantan et une islamiste du groupe Belliraj). Cela veut dire, si on veut faire un différentiel entre les libérations d’une part et les arrestations et les poursuites judiciaires d’autre part, qu’il y a eu malheureusement en une année 194 nouvelles arrestations et poursuites judiciaires. Celles-ci concernent au moins 3 autres femmes (L’étudiante Fatima Zahra El-Malkaoui de l’UNEM-Fès, la militante Fatiha Haloui du 20-Février de Casablanca et Amina Mourad, coordinatrice du mouvement des victimes des microcrédits à Ouarzazate). C’est énorme en un an. De 8 groupes, on est passé à 12. En plus des huit ci-dessus, nous avons le groupe de l’ANDCM à Zayou, le groupe Mouvement social à Marrakech, le groupe Liberté d’expression qui regroupe les journalistes, les syndicalistes et les avocats, ainsi que le groupe Liberté individuelle qui concerne les victimes d’atteinte à la liberté de culte, comme ce citoyen, marchant ambulant de son état à Taounate, qui s’est converti au christianisme.
En 2014, nous n’aurons malheureusement d’autres choix que de continuer à sensibiliser au parrainage de toutes ces victimes de violations de droits et de faire de la solidarité avec elles un devoir, comme l’avait si bien dit Gilles Perrault lors du lancement de cette campagne dont il est le parrain. Espérons tout de même que 2014 sera plus supportable pour ces victimes de l’injustice.
Voici les dernières informations les concernant.

Groupe UNEM-Meknès : Le procès des cinq militants de l’UNEM-Meknès (Soufiane Sghéri, Hassan Ahamouch, Mohamed Eloualki, Hassan Koukou et Mounir Ait Khafou) qui s’est ouvert le 23 décembre dernier a été reporté au 27 janvier 2014. Les cinq détenus politiques se sont présentés à leur procès dans un état physique très détérioré. Rappelons qu’ils observent une grève de la faim depuis le 5 novembre 2013 pour réclamer sinon leur libération, du moins l’amélioration de leurs conditions de détention. Leurs familles, soutenues par les militants de l’UNEM, ont tenu un sit-in ce jour-là devant le tribunal en solidarité avec eux et pour attirer l’attention sur leur état de santé. Notons que Hassan Koukou a fait au même moment plusieurs évanouissements accompagnés d’intenses vomissements et de perte partielle de vue.
L’administration pénitentiaire de la prison Toulal 2 a fini par accepter de dialoguer avec le groupe et de le recevoir le 24 décembre. Elle a accédé en partie à ses doléances dont notamment le suivi médical en dehors de la prison. Le groupe a accepté de suspendre sa grève de la faim et Hassan Koukou a pu même bénéficier le 26 décembre d’un contrôle médical à l’hôpital Mohamed V de Meknès.

Groupe Liberté d’expression-Journalistes-Avocats : Le juge d’instruction, Abdelkader Chentouf, chargé des affaires de terrorisme près l’annexe de la Cour d’appel à Salé, qui a convoqué le journaliste Ali Anouzla le 23 décembre, a décidé de reporter au 18 février 2014 son procès. Après 38 jours de détention provisoire, Ali Anouzla a été remis en liberté, mais reste poursuivi pour « fourniture délibérée d’aide à qui veut commettre des actes terroristes et de moyens d’exécution d’un crime terroriste » ainsi que pour « l’apologie d’actes constituant un crime terroriste ». Le comité national pour la libération d’Ali Anouzla a effectué dimanche 22 et lundi 23 décembre une caravane de solidarité dans les rues de Salé et Rabat et a appelé à ce que cesse l’acharnement contre ce journaliste qui reste poursuivi dans plusieurs affaires qui touchent à son droit d’expression (Déclarations qu’il aurait tenues sur le rôle des services secrets marocains et l’affaire devant le tribunal de la ville de Fès après avoir diffusé une information concernant des troubles qui seraient passées dans la région de Fès). Le comité dénonce par ailleurs le blocage des deux versions du site d’information électronique Lakome.com en dehors de toute décision de justice.

Groupe Amchad-Ksiba (nouveau) : 14 citoyens dont un mineur ont été arrêtés le jeudi 26 décembre à Amchad, région de Béni Mellal, après avoir été dispersés violemment par les forces de l’ordre. Ces dernières sont intervenues en nombre pour mettre fin à une occupation organisée par les habitants du quartier Dir-Ksiba d’Amchad qui refusent l’installation sur leur terre d’une station de traitement d’eaux usées en mettant en avant les conséquences sur leur santé et leurs activités agricoles. Les responsables locaux de l’AMDH ont été empêchés de rejoindre les manifestants pour s’enquérir de la situation. Parmi les 14 arrêtés (Yacine Ourhou, Jaghrour Smail, Mohamed Rouissi, Houssa Bouahi, Bennacer Oubassou, Nabil Chrou, Mimoun Belachdif, Mustapha Ait Rahou, Mohamed Bouhi, Said Bouhi, Mohamed Amzel, Farhati Rahou, Mohamed Hamoujan et Idir Charqui), huit ont été présentés au tribunal de première instance de Béni Mellal. Les habitants d’Amchad ont été interdits de quitter leur village et tous les soutiens ont été tenus loin du tribunal. Nous reviendrons sur le dossier dès qu’on a plus d’éléments.

Groupe 20-Février à Tanger : Le détenu du 20-Février, Said Ziani, a comparu le vendredi 27 décembre devant le tribunal de première instance de Tanger après avoir été arrêté le 20 novembre dernier. Il a écopé de 4 mois de prison ferme pour « trafic de drogue » ou « vente illégale de cigarettes au détail » selon les sources. Said Ziani a tenu à réaffirmer lors de sa plaidoirie que les autorités marocaines, qui l’avaient déjà arrêté en 2011, cherchent à lui faire payer son activité au sein du mouvement 20-Février et ses positions critiques exprimées sur Internet à l’encontre des officiels marocains.

Groupe Sahraouis-Inzgane et Guelmim : Les deux mineurs sahraouis, Nacer Kanir (16 ans) et El-Ghali Boulaghdiyan (17 ans), arrêtés le 29 septembre dernier à Assa et placés dans un centre de rééducation à Agadir, ont été présentés le 25 décembre 2013 devant le juge d’instruction près la Cour d’appel d’Agadir. Celui-ci a décidé de les placer à la prison locale d’Inzgane pendant la durée de l’enquête. Rappelons que ces deux jeunes sahraouis ont été arrêtés pour avoir participé aux protestations populaires qu’a connues la ville d’Assa dans le sud du Maroc après le démantèlement violent du campement Tizimi et l’utilisation disproportionnée de la force qui a conduit à la mort , le 23 septembre, du jeune sahraoui Rachid Chine.
Un autre jeune sahraoui a été arrêté à Guelmim le 23 décembre 2013. Il s’agit de Mohamed Daoudi dont le père Mbarek et les frères (Brahim, Hassan, Ammar et Taha) se trouvent déjà derrière les barreaux. Il a aussitôt été placé en détention provisoire. Son arrestation est liée également aux mêmes événements de septembre survenus à Assa (voir points précédents).

Groupe Imider-Mineurs : Le militant Hamid Berka, un des coordinateurs du Mouvement sur la voie de 96 à Imider, a été agressé et enlevé le samedi 28 décembre par trois personnes inconnues. Il a été emmené de force dans une voiture qui a pris la direction de Tinghir. Rappelons que son Mouvement sur la voie de 96 organise depuis plusieurs années maintenant une occupation populaire du mont Alban pour protester contre les dangers et les conséquences néfastes sur l’environnement de l’exploitation faite des mines d’argent par la société SMI relevant du groupe royal MANAJEM.

Le groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire qui a visité le Maroc du 9 au 18 décembre a dit travailler sur son rapport et les recommandations à faire aux autorités marocaines en matière de détention arbitraire. Celles-ci vont-elles les appliquer pour se conformer à leurs engagements internationaux ? Rien n’est sûr.

Bonne année 2014 tout de même !

Le bureau exécutif de l’ASDHOM
Paris, le 30 décembre 2013

4ème Fica : "De l'autre côté du mur, les indignés du Sahara Occidental"

Festival international du cinéma d'Alger: Projection de "De l'autre côté du mur, les indignés du Sahara Occidental", de Denis Véricel


Les violations des droits de l'homme, les exactions commises à l'encontre du peuple sahraoui dans les territoires occupés et la lutte pour le droit à l'autodétermination étaient portés à l'écran samedi à Alger par le documentaire "De l'autre côté du mur, les indignés du Sahara Occidental". 
Réalisé par le français Denis Véricel, ce film documentaire produit par l'association des Amis du peuple du Sahara Occidental a été projeté en compétition officielle du 4ème Festival international du cinéma d'Alger(Fica) dédié au film engagé.
La majeure partie de ce documentaire qui retrace l'histoire de la colonisation du Sahara Occidental se compose de témoignages de militants des droits de l'Homme ou d'activistes du front Polisario recueillis à l'étranger par le réalisateur.
Les témoignages relatent principalement les innombrables violations des droits des sahraouis, la violence et les procédés de torture ainsi que la multitude d'enlèvements qui nourrissent chaque jour le nombre de disparus.
La majorité des exactions relatées se passent "De l'autre côté du mur", dans les territoires occupés de la République arabe sahraoui démocratique (RASD).
Dans ce documentaire il est aussi question de l'exploitation illégale des ressources halieutiques et minières sahraouies par le Maroc, un procédé pourtant "interdit par le droit international" comme le dénonce dans sa plaidoirie Aminatou Haidar.
Le siège et l'assaut militaire sur le campement de Gdeim Izik ainsi que la répression de manifestations à Laâyoune est aussi mise en avant par le réalisateur qui a recueilli ces images auprès des populations vu qu'il était "impossible d'introduire des caméras dans les territoires occupés à cette période, le Maroc souhaitant garder la main mise sur toute information à ce sujet" selon le réalisateur.
Ce film sorti en 2011 s'intéresse majoritairement aux territoires occupés, en évoquant le nombre impressionnant de mines antipersonnel et le dispositif de renfoncement militaire, "le mur", sur plus de 2700 km.
Ce documentaire a été réalisé, selon Denis Véricel "pour informer l'opinion publique européenne et relancer le débat".
Selon le réalisateur, parler aujourd'hui de la cause Sahraouie en France est très "difficile" au vu des "intérêts économiques français au Maroc et de l'intensité des relations franco-marocaines" cette situation induit aussi un "grand manque d'informations à ce sujet dans les milieux sociaux".
Même si l'œuvre a été jugé "pédagogique" par le public algérois, mieux informé sur le sujet, le réalisateur s'en réjouit vu que pour lui, en Europe "le but du documentaire est justement d'informer la société sur le conflit".
Inauguré jeudi, le 4e Festival international du cinéma d'Alger (Fica) dédié au film engagé se poursuivra jusqu'au 26 décembre avec huit longs- métrages et onze films documentaires en compétition officielle.
APS, 22/12/12012


Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire : Le Maroc préoccupe l'ONU

DÉTENTIONS ARBITRAIRES, AVEUX OBTENUS SOUS LA TORTURE...

Par

Le Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire s'est montré très inquiet au sujet des aveux arrachés sous la torture aux Sahraouis par les enquêteurs marocains.
La question de la violation des droits de l'homme poursuit le pouvoir marocain comme son ombre. Les rapports se suivent et se ressemblent pour attester que le Makhzen persiste et signe. La répression, la persécution, la violence contre les militants sahraouis font partie de son ADN.
Le Groupe de travail des Nations unies (Gtda)sur la détention arbitraire, qui a séjourné du 9 au 18 décembre 2013 au Maroc et au Sahara occidental s'est montré très inquiet au sujet des aveux arrachés sous la torture aux Sahraouis par les enquêteurs marocains. «Le groupe de travail a été informé à travers ses entretiens avec des détenus que des aveux obtenus sous l'effet de la torture constituent dans la plupart des cas le fondement des condamnations», a indiqué le Gtda qui s'est rendu à El Ayoun (Sahara occidental) les 15 et 16 décembre, dans un communiqué remis le 17 décembre lors d'une conférence de presse tenue à Rabat à l'issue de cette visite de dix jours. «En référence à la jurisprudence du groupe de travail que les aveux faits sans la présence d'un avocat et en l'absence de toute garantie juridique ne peuvent pas être admissibles comme moyen de preuve dans une procédure pénale, surtout si les aveux ont été obtenus pendant la période de garde à vue» a souligné le document qui cite les conclusions de l'expert sénégalais El Hadji Malick Sow. Le Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire qui se doute bien que le pouvoir marocain n'hésitera pas à crier au complot, a tenu à préciser qu' «en tant que titulaire de mandat indépendant...sa visite ne doit pas être interprétée comme l'expression d'une quelconque opinion politique concernant le statut actuel ou futur du territoire non autonome du Sahara occidental». «Le droit à l'autodétermination s'applique au territoire en vertu des principes énoncés dans les résolutions 1514 et 1541 de l'Assemblée générale des Nations unies» a-t-il tenu à rappeler. Les préoccupations de la délégation onusienne se sont étendues à «l'accès limité à un avocat, le recours systématique à la détention provisoire, la détention des migrants et des demandeurs d'asile, des mineurs en conflit avec la loi et les irrégularités dans les registres de garde à vue» alors qu'un de ses membres, le Chilien Roberto Garreton a mis en exergue «la compétence très large accordée au tribunal militaire permanent, lequel peut juger dans certaines circonstances», soulignant que «la compétence du tribunal militaire devrait se limiter uniquement à juger des militaires et pour des délits exclusivement militaires». La délégation du groupe de travail qui a inspecté 12 centres de privation de liberté à Rabat, Casablanca, Salé, Tanger et à El Ayoun (Sahara occidental) doit présenter son rapport final au Conseil des droits de l'homme des Nations unies en septembre 2014. Un sale «quart d'heure» pour le Makhzen...

 https://www.google.com/url?q=http://www.lopinion.ma/def.asp%3Fcodelangue%3D23%26id_info%3D36163%26date_ar%3D2013-12-21%252020:36:00&ct=ga&cd=MTMwMTE2NjI2NTk3MTQzMjY1OTQ&cad=CAEYAA&usg=AFQjCNHkTOJ_fM76q-x3KrxrKxznJkH6MQ
------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
 Pourtant le Maroc pense avoir des bonnes notes !

Relire

Droits de l'homme: Les bonnes notes de l'ONU

Par Mohamed Alaoui le 360, 19/12/2013 
 
Manifestation Sahara Laayoune
© Copyright : DR
 
Le Maroc est l'un des rares pays africains à "avoir proposé et donné son accord" pour que le Comité de travail de l’ONU sur la détention arbitraire réalise une enquête de terrain.
Lors d'une conférence de presse à Rabat, au terme d'une visite de dix jours, le comité de l'ONU sur la détention arbitraire, a fourni mercredi les noms de six pays africains qui l’ont déjà accueilli, sans citer l’Algérie, dont les autorités s’affichent pourtant en donneurs de leçons. 
 "Le comité de travail de l’ONU sur la détention arbitraire a été invité par les autorités marocaines à effectuer cette enquête et nous l’avons accepté à la seule condition que notre équipe puisse travailler librement et avoir accès en toute liberté et sans la présence des autorités à tous les centres de détention et à interroger les détenus choisis par nous. Rabat a accepté et nous avons exécuté librement notre mission", a souligné le président de ce comité, El Hadj Malik Sow, accompagné de quatre membres de sa délégation.

En réponse à une question de Le360, Sow a précisé que les pays qui ont fait l’objet d’un rapport d’enquête identique sont l’Afrique du sud, Angola, la Guinée Equatoriale, le Sénégal, la Mauritanie et le Maroc. L'Algérie ne figure pas sur cette liste. "Nous avons choisi les détenus, les  commissariats et les prisons visités. Nous avons parlé avec les détenus en toute liberté, dans la confidentialité totale et sans la présence des autorités", a tenu à clarifier le chef de la délégation. A noter que le rapport de cette mission sera publié entre mars et mai 2014 à Genève.

S'agissant du Sahara, le comité de travail de l’ONU a précisé dans une réponse à une question de Le360 que le mandat de sa mission était limité exclusivement à la détention arbitraire. "Nous ne nous  mêlons pas de la politique. Ce qui nous intéresse, ce sont les droits des détenus, leurs conditions de détention, c’est tout", a-t-il martelé. "Les manifestations qui se déroulent à Laâyoune sont des manifestations identiques à celles que connaissent les autres villes du Maroc", ajouté El Hadj Malik Sow. "Ces manifestations sont dispersées de la même manière dans les autres villes", a tenu à clarifier le représentant onusien.

http://www.le360.ma/fr/politique/droits-de-lhomme-les-bonnes-notes-de-lonu-7471