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jeudi 17 octobre 2013

Free Ali Anouzla : vingt-neuvième jour ! expiration des délais légaux de garde à vue

Free Anouzla !

Fahd YATA,

anouzla
 
A l’expiration des délais légaux de garde à vue, Ali Anouzla, directeur du portail électronique en langue nationale Lakome, a été présenté mardi 24 septembre au soir au juge d’instruction de la Cour d’Appel de Rabat et placé en détention préventive à la prison de Salé.
Selon un communiqué du Procureur du Roi près ladite Cour, “apologie” et “incitation au terrorisme” constitueraient les principales charges retenues contre lui au terme de sa garde à vue dans les locaux de la BNPJ. Le Parquet a demandé au juge d’instruction d’enquêter sur la base d’accusations « d’assistance matérielle », « d’apologie » et « d’incitation à l’exécution d’actes terroristes ». C’est au juge de déterminer désormais si ces accusations sont fondées, ce qui entraînerait l’inculpation formelle d’Anouzla et un procès devant la Cour en charge des affaires de terrorisme.
Lakome et Anouzla, comme chacun sait, ont mis en ligne le lien renvoyant vers la vidéo d’Aqmi appelant la jeunesse marocaine à prendre les armes contre les plus hautes institutions du Royaume en présentant cette vidéo comme un « acte de propagande ». Ce film, d’une quarantaine de minutes, en langue arabe, fait effectivement l’apologie de la violence, de l’action terroriste armée et conseille aux Marocains de « préférer le Jihad à la patéra » !
C’est le journaliste d’El Païs, Ignacio Cembrero, qui a mis en ligne sur son blog hébergé par le quotidien madrilène, la vidéo d’Aqmi, considérant sans doute que ses lecteurs espagnols étaient majoritairement d’authentiques arabophones…
Bien évidemment, cette affaire a fait et continue de faire le buzz sur les réseaux sociaux, lesquels, en grande majorité, récusent la démarche officielle marocaine et prennent le parti du journaliste Anouzla. La presse étrangère, les chaînes de TV, les ONG opérant dans le champ des droits de l’Homme sont, globalement, dans le même esprit, et présentent Anouzla comme une victime, un martyr de la liberté d’expression, poursuivi et emprisonné parce que « trop dérangeant ».
C’est d’ailleurs la thèse d’un ancien journaliste, autrefois rédacteur en chef d’un hebdomadaire national qui s’est sabordé il y a plusieurs années, complaisamment publiée dans l’édition électronique du quotidien Le Monde.
Voilà pour les faits, exposés de la façon la plus neutre possible… Viennent maintenant les sentiments, les réactions, les jugements.
Sans interférer dans une affaire en cours d’instruction, et surtout, sans préjuger de la culpabilité ou de l’innocence de Ali Anouzla, on se demandera quel profit tirer de cette nouvelle levée de boucliers internationale contre le Maroc ? Quel impact cette affaire aura-t-elle sur l’image du Royaume à l’extérieur, mais également quelle importance accorder à Anouzla et ses compères, (pour la plupart confortablement installés à l’étranger) depuis fort longtemps spécialisés dans la critique systématique du « Makhzen », en une posture qui, sous couvert de journalisme, est essentiellement politique et d’opposition ?
Quel intérêt à faire d’Anouzla le héros des réseaux sociaux, le centre et le principal sujet de l’information sur le Maroc ?
Ces questions méritent d’être posées au regard des avantages et des inconvénients que cette mise en détention du directeur de Lakome entraîne pour les institutions du Royaume et leur crédibilité.
Il sera d’ailleurs aisé à tous les opposants de souligner les distorsions que cette arrestation expriment entre les dispositions de la nouvelle Constitution et la pratique des autorités, outre le fait que dans maints milieux, on présente déjà « l’affaire Anouzla » comme le moyen de détourner l’attention de l’opinion publique de la décision d’indexation partielle des carburants, démarche hautement impopulaire s’il en est.
Mais, en vérité, au quotidien, les Marocains, dans leur écrasante majorité, n’ont cure de l’arrestation du directeur de Lakome, comme le prouve amplement la très faible participation citoyenne lors des sit-in organisés par les amis de Anouzla après son interpellation.
La hausse du coût de la vie, l’absence de gouvernement depuis plusieurs mois, les perspectives de dérapage des prix pour cause de réforme de la compensation, les mesures correctrices pour les caisses de retraite et l’allongement de la durée de travail, outre les nouvelles pistes de durcissement de la fiscalité directe et indirecte, voilà les préoccupations essentielles de nos concitoyens aujourd’hui.
Alors pourquoi focaliser l’attention sur Ali Anouzla embastillé ? Faire de ce journaliste le porte drapeau de la contestation « intellectuelle » et le héraut de la liberté d’expression est, assurément, terriblement contre productif pour le Maroc, ses institutions et l’image de « pays qui fait grandir l’âme »…
Alors, « Free Anouzla » !

 http://www.lnt.ma/actualites/free-anouzla-86322.html
Karim Liberté Dignité 15 octobre 20:27
Sit in le 22octobre 2013 à 9h devant le tribunal à Salè Hay salam au moment ou Ali Anouzla sera devant le "juge" . Soyons nombreux pour la libertè d'expression et pour la libèration des dètenus politiques au Maroc


Ali Anouzla et la presse marocaine muselée :vingt-huitième jour de prison
















Le droit à l’information et à la liberté d’expression au Maroc.
 
Ces droits sont en danger. Dernier fait en date, le journaliste Ali Anouzla a été inculpé pour aide matérielle, apologie du terrorisme et incitation au terrorisme après la publication d'un lien pointant vers une vidéo d'Al-Qaida s'en prenant au Maroc et au Roi Mohammed VI. Directeur de la version arabophone du site d'informations Lakome, il a été arrêté le 17 septembre à Rabat alors qu'il n'a jamais marqué son adhésion à ces propos.
On en parle avec Aboubakr Jamai, journaliste indépendant. Il parcourt l'Europe et les Etats-Unis pour sensibiliser l'opinion publique à la situation dans son pays.
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Les sites Lakome arabophone et francophone ne s'arrêtent pas



La direction de Lakome informe l'opinion publique que les sites d'informations Lakome version arabophone et version francophone ne s'arrêtent pas. 
Conformément à notre décision rendue publique dans un communiqué publié le 26 Septembre 2013, Aboubakr Jamai est désormais en charge des deux sites d'informations Lakome arabophone et Lakome francophone, et cela en attendant la libération d'Ali Anouzla. 
Entre temps, celui-ci n'exerce aucune responsabilité éditoriale ou managériale au sein de notre organisation. 
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Rappel : La FIDH a demandé la libération d'Ali Anouzla, il y a bientôt un mois

Maroc : Appel à la libération d’Ali Anouzla !

La FIDH appelle à la libération d’Ali Anouzla, journaliste marocain et responsable de la version arabophone du site d’information en ligne Lakome.com, arrêté le 17 septembre et maintenu depuis, en garde à vue dans les locaux de la police judiciaire à Casablanca.

L’arrestation de M. Anouzla était confirmée le jour-même dans un communiqué du Procureur général du roi auprès de la cour d’appel de Rabat, informant de sa décision d’interroger le journaliste à propos d’une vidéo « publiée sur le site » Lakome.com. Cette vidéo attribuée à l’organisation Al Qaida au Maghreb islamique contient une « incitation claire et directe à la commission d’actes terroristes au Maroc ».

Les organisations marocaines et internationales de défense des droits de l’Homme et des libertés d’information ont unanimement dénoncé cette arrestation qui selon les informations connues, semble constituer une violation de la liberté d’information. L’article publié par Lakome.com et qui renvoie vers une vidéo de propagande djihadiste, décrit le contenu de la vidéo, la définit comme de la propagande et ne soutient d’aucune manière les propos qui y sont tenus.

Bien que les charges ne soient toujours pas connues, les propos du Procureur général laissent penser que M. Anouzla pourrait être poursuivi au regard de la loi antiterroriste. Son maintien en garde à vue depuis 3 jours tend à confirmer cette hypothèse. En effet, le code pénal marocain prévoit que la garde à vue ne peut excéder un délai de 48h, contrairement à la législation antiterroriste autorisant une garde à vue de 4 jours et renouvelable.

La FIDH appelle les autorités marocaines à respecter leurs engagements internationaux en matière de respect des droits et des libertés et à garantir en particulier, le droit à la liberté d’information et la liberté des médias tel que garanti en particulier par l’article 19 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques. Elle rappelle que le droit légitime des autorités de lutter contre le terrorisme ne peut en aucune manière constituer une limitation injustifiée de ces droits et libertés et qu’en outre, le droit à un procès équitable doit être garanti en toute circonstance. 
 http://www.fidh.org/fr/maghreb-moyen-orient/Maroc,135/maroc-appel-a-la-liberation-d-ali-anouzla-13970?fb_action_ids=444869948957734&fb_action_types=og.recommends&fb_source=aggregation&fb_aggregation_id=288381481237582

Ali Anouzla et la presse marocaine muselée vingt-septième jour de prison

Demain mardi 15 Octobre 2013 
à Bruxelles en Belgique. 
Il y aura une conférence de presse sur l’arrestation et l’incarcération d’Ali Anouzla .

 Beaucoup d’amis de l’émigration marocaine en Belgique ont fait un travail formidable de mobilisation notamment de la société civile, des ONG et de l’ensemble de la presse écrite et audio-visuelle dans la capitale de l’Europe. Aboubakr Jamaï, Co-Fondateur du site Lakome, serait l’invité d’honneur de cette conférence, et il donnera un aperçu général de l’affaire Ali Anouzla.
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Procès : Dima Anouzla Le 5 octobre, lors d’un meeting de l’USFP à Rabat, plusieurs militants ittihadis ont brandi des pancartes de solidarité avec le journaliste détenu

Invitation à la conférence de presse du Comité belge de soutien au journaliste Ali Anouzla


Communiqué


La presse est invitée à la conférence de presse du Comité belge de soutien au journaliste marocain Ali Anouzla (voir plus d'informations ci-dessous) qui aura lieu :

•  ce mardi 15 octobre à 14 h 00
•  au Brussels Press Club Europe : rue Froissart 95 à 1040 Brussels www.pressclub.be


Lors de cette conférence de presse, une explication détaillée sur l'« Affaire Ali Anouzla » sera faite, ainsi qu'une présentation du Comité belge de soutien et un point sur la mobilisation internationale en faveur du journaliste emprisonné depuis le 17 septembre au Maroc. Les revendications et les actions à venir du Comité belge de soutien seront exposées au cours de la conférence de presse. 
   
Les organismes et personnes suivantes y seront présentes et prendront brièvement la parole lors de cette conférence de presse :

•  Sam Touzani pour le Comité belge de soutien
•  Aboubakr Jamaï, confrère d’Ali Anouzla et directeur de la version francophone du journal Lakome.com
•  Reporter sans frontières (RSF) – Belgique avec son directeur Olivier Basile
•  Fédération internationale des journalistes (FIJ) avec Ernest Sagaga, juriste, responsable du département Sécurité.
  Association des journalistes professionnels de Belgique (AJP) avec sa secrétaire générale Martine Simonis (à confirmer)
  Ligue des droits de l'Homme (LDH) section Belgique francophone avec son président Alexis Deswaef 
  Maître Laurent Arnauts, membre du Comité T (comité initié par la LDH de vigilance sur la législation antiterroriste)
  RésistanceS.be, web-journal d'investigation belge, avec son rédacteur en chef Manuel Abramowicz
  Centre d'action laïque (CAL) avec son président Pierre Galand et Eliane Deproost sa secrétaire-générale
•  Association marocaine des droits humains (AMDH) avec son président Abdel El Hagi
•  Hassan Bousetta : sénateur du PS – Interpellera le gouvernement
•  Zakia Khattabi : présidente du groupe ECOLO au Sénat
•  Fouad Lhassaini : député ECOLO


  
Pour le Comité belge de soutien à Ali Anouzla
Sam Touzani, Manuel Abramowicz et Radouane El Baroudi

INSCRIPTION
Afin de pouvoir au mieux vous accueillir, pourriez-vous nous prévenir au plus vite de votre présence ou non à notre conférence de presse ? D'avance nous vous en remercions.
CONTACTS PRESSE

•  Sam Touzani : 0496 555 038 
 http://ragemag.fr/pedophile-gracie-ados-enfermes-maroc-justice-agonise-46084/
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La conférence de presse pour Anouzla fut un franc succès... Bravo au Comité pour la libération d'Anouzla et mille mercis à Sam Touzani qui a su diriger formidablement la séance ... ainsi qu'Aboubakr Jamaï qui nous a éclairés utilement sur l'affaire Anouzla...

Ali Anouzla et la liberté de la presse muselée : vingt-sixième jour de prison !

Par Karim Liberté Dignité 12/10/2013

Un comité de soutien à Ali Anouzla est déjà créé au Maroc et un grand nombre de militants y ont adhéré.

On prépare un grand sit in devant le tribunal de Salé mardi 22 octobre, au moment où il sera devant le "juge".
 Pour l'instant les participants sont l'Amdh et le Mouvement du 20 fèvrier
تحياتي

Procès reporté de Hamza Haddi et ses 2 amis détenus à Oukacha

Hamza Haddi
Interpellés dimanche dernier à l'hôpital Ibn Rochd, les trois jeunes sont poursuivis pour outrage et agression de policiers. Leur demande de remise en liberté provisoire a été rejetée.
Hamza Haddi et ses deux amis, tous militants du M20 Casablanca, sont incarcérés à la prison d'Oukacha. Ils sont poursuivis pour outrage et agression de policiers après leur interpellation le 6 octobre dernier à l'hôpital Ibn Rochd de Casablanca.
Ils s'y étaient rendus pour rendre visite à la mère de Hamza Haddi, Fatima Haloui, hospitalisée la veille après avoir été tabassée, selon elle dans le commissariat de Lissasfa.
Hamza Haddi, Rabie Houmazi et Mouad El Makhloufi nient les charges retenues contre eux et ont demandé au juge d'examiner les vidéos prises par les caméras de surveillance de l'hôpital. Ce dernier a pris en compte leur requête mais n'a pas encore reçu les bandes vidéos de la part de la société privée sous-traitante de l'hôpital.
Deux policiers sont à l'origine de la plainte et ont présenté des attestations médicales d'interruption temporaire de travail de 15 jours. La défense des trois jeunes a demandé leur mise en liberté provisoire, qui a été refusée.
Hamza Haddi a été placé dans le quartier des jeunes au sein de la prison d'Oukacha. Rabie Houmazi, marié et père d'un enfant, est placé dans le quartier n°2 tandis que Mouad El Makhloufi, jeune étudiant originaire de Khouribga, est au quartier n°3.
Les articles 263 et 267 du code pénal sur l'outrage et sur l'agression des fonctionnaires dans l'exercice de leurs fonctions, prévoient des peines maximales d'emprisonnement de 1 et 2 ans.
La prochaine audience devant le tribunal a été reportée au 23 octobre prochain.
Jeune militant actif du M20 Casablanca, Hamza Haddi a déjà été condamné et emprisonné en 2012 après une manifestation, alors qu'il était mineur. Officiellement pour un délit de droit commun, le vol d'un vélo. Sa mère Fatima Haloui avait dénoncé publiquement et à plusieurs reprises l'incarcération de son fils et les pressions qu'elle-même aurait subies de la part des forces de l'ordre.

Liberté de la presse : Mohammed VI pire que le Hassan II des années 90



La vision d'un kiosque à journaux marocains est trompeuse. À contempler cette variété de journaux et de magazines, on serait excusé de penser que les médias marocains sont libres. Mais ce pluralisme formel cache un unanimisme éditorial sur les questions politiques les plus importantes digne d'un régime autoritaire.

On appelle cela les lignes rouges. Selon la Doxa du régime marocain et des élites qui le soutiennent, ces lignes rouges sont l'Islam, l'intégrité territoriale et la monarchie. En réalité, l'une de ses lignes est plus rouge que les autres: La monarchie.
Lorsqu'on affirme que l'Islam est une ligne rouge, ce qui est vraiment dit est que la version de l'Islam voulue par la monarchie ne doit pas être critiquée. Lorsqu'on dit que l'intégrité territoriale du pays est sacrée, on veut dire que la gestion de la question du Sahara par la monarchie ne doit être remise en question.
En fait, il n'est pas permis de remettre en cause les prérogatives de la monarchie ou de critiquer sa façon de gouverner le pays. Cette limite rend l'exercice d'un journalisme de service public impossible puisque sa fonction première et la plus noble est d'informer les citoyens sur la gestion des affaires publiques, donc de porter un regard critique sur les détenteurs du pouvoir et leur façon d'exercer ce pouvoir.
Pour retrouver une certaine liberté de ton sur ces sujets sensibles, c'est sur Internet et les nouveaux médias online qu'il faut chercher. Il n'en a pas toujours été ainsi. Les réseaux sociaux et la presse numérique sont des phénomènes nouveaux. Et surtout la presse dite traditionnelle a connu vers la fin des années 90 et le début des années 2000 une période faste qui a permis l'éclosion de nouvelles publications indépendantes.
L'évolution de l'indice de liberté de la presse publiée par l'organisation américaine Freedom House est à cet égard édifiante. De 1994 à  l'année 2000, l'indice évolue positivement indiquant une libéralisation croissante des médias. Après une petite stagnation, l'indice se dégrade au point de passer en deçà de son niveau de 1994. En d'autres termes, sous Mohammed  VI les gains enregistrées dans le domaine de la liberté de la presse lors des dernières années de règne de son père ont été, au mieux, effacés.

Muselage de la presse
Comment le régime de Mohammed VI s'y est il pris pour museler une nouvelle vague de médias indépendants? En commençant par utiliser les bonnes vieilles méthodes. L'article 77 du code de la presse en vigueur jusqu'en 2003 permettait l'interdiction de journaux sur simple décision administrative du premier ministre. C'est l'application de cet article 77 qui permettra les premières interdictions survenues dès l'année 2000. Sauf que cette méthode trop manifestement répressive gênerait une mauvaise publicité pour un régime soucieux de préserver une façade de libéralisme et de modernité. Viendront alors les procès en diffamation en cascade à l'issue desquelles les journalistes poursuivis n'avaient aucune chance d'être innocentés à cause d'une justice notoirement contrôlée par le régime. Les condamnations à payer des dommages et intérêts astronomiques vont se multiplier, mettant en faillite les journaux visés et renforceront la tendance à l'auto-censure chez les autres. Mais l'arme létale utilisée pour faire les voix dissonantes aura été le boycott publicitaire massif dont seront victime les journaux indépendants.
L'éclosion d'une nouvelle presse indépendante vers la fin des années 90 était directement liée à la naissance d'un modèle économique qui en permettait la survie économique. La diversité croissante du capitalisme marocain se traduisait par un marché publicitaire assez large et diversifié pour fournir les revenus nécessaire à des entreprises de presse éditorialement et économiquement indépendantes. Des entreprises de presse qui cherchaient à enclencher ce cercle vertueux qui fait que le bon journalisme attire les lecteurs, lesquels lecteurs attirent l'argent des annonceurs, lequel argent permet de financer le bon journalisme.
Cette dynamique a duré tant que le pouvoir politique, et donc, la monarchie laissait faire. Mais dès que celle ci a décidé que cette nouvelle presse était décidément trop irrévérencieuse et même subversive dans le sens ou elle remettait en cause la nature autoritaire du régime, instructions furent données aux grands groupes économiques, et annonceurs principaux de la presse écrite, de cesser de travailler avec ces nouveaux médias. Le roi étant lui même a titre privé l'homme d'affaires le plus important du pays, le boycott des ses seules entreprises constituaient un manque à gagner substantiel pour cette nouvelle presse.
Les journaux revêches seront asphyxiés financièrement et là aussi serviront d'exemple à ne pas suivre pour les autres médias qui se garderont de mécontenter le régime. D'autant plus que si le régime sait manier le bâton, il manie encore mieux la carotte. Les entreprises de presse qui jouent le jeu sont grassement payées en retour, d'une manne publicitaire qui n'obéit plus aux règles de marchés. On passe la pub chez les médias favoris du régime même si leur lectorat est inexistant. Les grandes entreprises du pays passent leurs annonces publicitaires moins pour attirer des clients que pour s'assurer les faveurs du régime.
L'avènement de la presse numérique indépendante est une réponse a ces contraintes économiques. Grâce a ses coûts de fonctionnement relativement modiques, elle peut survivre avec un minimum de revenus. Les poursuites entamées contre Ali Anouzla co-fondateur du site d'information Lakome sont d'ailleurs une tentative du régime de mettre sous le boisseau ce journalisme naissant qu'il a viré par la porte de la presse traditionnelle et qui lui revient par la fenêtre de la presse numérique.

Lakome : censure et silence des autorités

En bloquant les sites lakome.com et fr.lakome.com le 17 octobre 2013, les autorités marocaines ont elles-même apporté la preuve technique de l'utilisation du système DPI au Maroc pour surveiller l'ensemble du web marocain, à l'instar du système vendu par la société française Amesys à la Libye de Khadafi.
L'équipe d'experts en sécurité informatique de la société DefensiveLab, qui héberge Lakome.com, a analysé le blocage des sites lakome.com et fr.lakome.com, en place au Maroc depuis le 17 octobre 2013.
Les résultats de l'analyse, effectuée à partir d'ordinateurs reliés à des accès Internet de Maroc Telecom, montrent que Lakome fait l'objet d'un double blocage. Le premier permet de bloquer tout le trafic depuis le Maroc vers les deux Ips de Lakome. Le deuxième système renforce le blocage en interdisant toutes les requêtes «lakome.com» et des sous-domaines comme «fr.lakome.com» effectuées par toutes les adresses IP logées au Maroc.
Les connexions aux deux sites Lakome à partir des clés internet 3G d'Inwi sont elles aussi bloquées. Des témoignages d'internautes marocains montrent en revanche qu'une connexion est possible avec une clé 3G Meditel et sur certains téléphones portables.

La censure de Lakome
Les autorités marocaines n'ont pas communiqué jusqu'à présent sur ce blocage, qui ne semble s'appuyer sur aucune base juridique légale. Aboubakr Jamai, directeur de Lakome version francophone, a contacté jeudi matin le nouvel avocat d'Ali Anouzla, maitre Semlali, pour avoir une explication.
Maitre Semlali a dans un premier temps nié toute implication dans ce blocage. Mais dans un deuxième échange téléphonique quelques minutes plus tard, il a reconnu avoir contacté le procureur et l'ANRT pour demander de bloquer les sites. Maitre Semlali affirme que le procureur s'est basé sur le communiqué que l'avocat a lui-même transmis à la presse le 14 octobre, dans lequel Ali Anouzla annonce vouloir fermer provisoirement «Lakome» tant qu'il est incarcéré.
Interrogé pour savoir si Ali Anouzla lui a explicitement demandé le blocage des deux sites, maitre Semlali n'a pas répondu.
Les autres avocats d'Ali Anouzla, écartés de fait par maitre Semlali depuis le 14 octobre, doivent finalement rencontrer Ali Anouzla lundi à la prison de Salé pour avoir plus d'explications.

Quelques faits établis
Si Aboubakr Jamai et la rédaction de Lakome, dont le seul objectif est de faire libérer Ali Anouzla, n'ont pas encore en main toutes les informations nécessaires, plusieurs observations s'imposent :
- Les sites lakome.com et fr.lakome.com ne sont pas fermés. Leur hébergeur n'a pas été contacté, ni par maitre Semlali, ni par Ali Anouzla lui-même, ni par les autorités marocaines.
- Aucune notification officielle n'a été envoyée ni à l'hébergeur ni au propriétaire du nom de domaine lakome.com (qui n'est pas Ali Anouzla).
- Les sites lakome.com et fr.lakome.com sont toujours accessibles dans le monde entier : ils sont seulement bloqués au Maroc depuis le 17 octobre.
-Le nouveau site fr.lakome.info créé le jour du blocage pour contourner cette censure manifeste, a été bloqué au Maroc dès le lendemain, le vendredi 18 octobre.
- Le gouvernement marocain, l'ANRT et les fournisseurs marocains d'accès n'ont pas communiqué sur ces blocages depuis le 17 octobre.
- Le deuxième système de blocage utilisé pour censurer lakome.com révèle l'utilisation au Maroc d'une technologie duale, le DPI (Deep Packet Inspection), qui permet de «capturer» l'ensemble du trafic internet marocain et d’interférer dans les requêtes des internautes.
«Il s'agit d'un type de blocage de type DPI (Deep Packet Inspection), en gros tout le trafic HTTP marocain (au moins http) est lu par les fournisseurs d'accès, et non seulement lu, mais dans le cas de lakome.com, un système interfère dans les requêtes et renvoie au client (utilisateur) une réponse de déconnexion comme si elle venait du site internet.», explique l'équipe de DefensiveLab.

Le DPI, Amesys et Khadafi
Ce système de surveillance du web, développé par une poignée de sociétés privées occidentales, a défrayé la chronique à l'occasion du printemps arabe en 2011 quand plusieurs médias (notamment Reflets.info, Wall Street Journal, Mediapart) ont révélé que ces systèmes étaient vendus à des régimes autoritaires comme la Syrie ou la Libye de Khadafi alors qu'ils permettent de placer la population entière sous écoute et donc d'espionner plus facilement les opposants.

Présentation commerciale par Amesys du système d'interception Glint (logiciel Eagle)
Reflets.info et le Canard Enchaîné ont également révélé que la société française Amesys, la filiale de Bull qui a vendu le logiciel Eagle à la Libye, était sur le point de vendre le même système au Maroc, sous le nom de code «projet Popcorn». Toutefois, aucune preuve de son utilisation effective par les autorités marocaines n'avait encore pu être démontrée.
Le blocage des sites de Lakome montre désormais qu'un tel système est bien utilisé au Maroc selon l'équipe de DefensiveLab, même si aujourd'hui rien ne permet d'affirmer qu'il s'agit du système Eagle d'Amesys :
«Tout l'internet marocain est surveillé, analysé et lu. Le blocage de lakome en est maintenant la preuve formelle. »

http://fr.lakome.info/index.php/maroc/1476-lakom-cesure-et-silence-dsLire aussi :  http://reflets.info/allo-amesys-bull-alten-le-gouvernement-francais-savez-vous-ce-que-vous-avez-fait-au-maroc/-autorite

Les avocats d’Ali Aarrass ont entamé une action en justice contre Didier Reynders, ministre des Affaires Etrangères de Belgique

Par Asis Mam, fb, 17/10/2013
Comme vous le savez, les avocats d’Ali Aarrass ont entamé une action en justice contre Didier Reynders, ministre des Affaires Etrangères, pour non-assistance consulaire à ce citoyen belge détenu au Maroc… Si l’issue de cette procédure s’avérait favorable, la décision du Tribunal serait susceptible d’une jurisprudence, laquelle s’appliquerait dès lors à de nombreux binationaux détenus actuellement à l’étranger dont les belgo-marocains en l’occurrence….
 Cette décision nous concernerait tous par ailleurs dans la triste éventualité d’une détention à l’étranger….Raison pour laquelle il parait naturel de participer aux efforts de Farida, la sœur de Ali….Soyons solidaires, chacun selon ses moyens…mais n’ignorons pas cet appel svp….
Merci infiniment de partager.
  • il y a un site www.freeali.eu où on peut non seulement avoir autant d'infos que qu'on veut, mais aussi des  pétitions et autres. Merci et je reste à votre disposition.

Le procès Belliraj en Belgique !



Aidez-nous à payer les frais de justice.


La Chambre du conseil du tribunal de première instance de Bruxelles a fixé la date du 10 décembre 2013 pour statuer sur ce qu'on appelle « l’affaire d'Abdelkader Belliraj ». 
 
Il s'agit d'un procès en Belgique qui a déjà eu lieu au Maroc. La femme du docteur Wybran, assassiné à Bruxelles le 3 octobre 1989, a déjà voulu obtenir des indemnités devant une Cour marocaine, suite à la condamnation au Maroc d'Abdelkader Belliraj à perpétuité. Sa demande étant rejetée par un tribunal au Maroc, elle se porte aujourd'hui partie civile en Belgique.

Ce procès sera l'occasion pour l'avocat de la défense, Maître Vincent Lurquin, de réunir tous les éléments dans l'affaire Belliraj et de décortiquer le dossier de plus de 35 000 pages devant une Cour belge. Si cette Cour rejette la culpabilité de Belliraj dans cette affaire, ceci constituerait une réelle chance pour Abdelkader Belliraj de casser sa condamnation à perpétuité suite à un procès inique au Maroc.
 Pour rappel de cette affaire, nous publions en annexe un texte sur le procès du « réseau Belliraj », qui a eu lieu au Maroc en 2008-2009.
Les frais de justice en Belgique s’élèvent pour le moment à près de 1500 €. Ces frais pourraient s'élever à des sommes plus importantes jusqu’à la prononciation du verdict. 

Nous lançons un appel à tous ceux qui nous ont soutenus depuis le début de cette affaire et qui soutiennent encore la famille dans son combat pour qu’enfin justice soit rendue, à verser un don sur le compte IBAN BE91 0003 84651476 (BIC BPOTBEB1) de Luk Vervaet du Comité des familles des détenus européens au Maroc avec la mention « Soutien procès 10 décembre 2013 ».
Merci d'avance pour votre solidarité

Selon le gouvernement espagnol le dénommé Daniel Galvan purgera sa peine dans une prison espagnole

Le gouvernement espagnol donne son accord pour que le dénommé Daniel Galvan purge le reste de sa peine dans une prison espagnole

le-gouvernement-espagnol-donne-son-accord-pour-que-le-denomme-daniel-galvan-purge-le-reste-de-sa-peine-dans-une-prison-espagnole


Le gouvernement espagnol a accordé, vendredi, son autorisation pour que le dénommé Daniel Galvan Fina, condamné à 30 ans de prison au Maroc pour pédophilie et dont la grâce lui a été retirée, puisse purger le reste de sa peine en Espagne.
Le Conseil des ministres espagnol "autorise que le dénommé Daniel Galvan puisse purger le reste de sa peine, infligée par les autorités judiciaires marocaines, dans une prison espagnole", souligne un communiqué de la Présidence du gouvernement espagnol.
Toutefois, précise la même source, cette mesure reste subordonnée à la décision devant être prise à ce sujet par l'Audience nationale, la plus haute juridiction pénale espagnole.
Après son arrestation le 5 août dernier à Murcie suite à un mandat d'arrêt international lancé par le Maroc, Daniel Galvan a été renvoyé en prison sur décision du juge de l'Audience nationale pour "risque de fuite et pour la gravité des crimes", commis au Maroc.

Point hebdomadaire n°38 sur la campagne de parrainage des prisonniers d’opinion au Maroc


Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc
ASDHOM 79, rue des Suisses  92000 Nanterre


Rappelons-nous, nous avons rendez-vous le 16 novembre à Nanterre (Salle Jacques Decour 12, rue des Rosiers) pour revenir ensemble sur la campagne de parrainage que l’ASDHOM a lancée il y a un an en faveur des victimes de violations de droits commises par l’État marocain. Ce sera aussi l’occasion d’écouter les parrains et marraines nous parler de leurs expériences, de leurs échanges avec leurs filleuls (quand c’est possible) et nous dire l’importance du parrainage par la correspondance. Cet acte concret de solidarité permet à la victime derrière les barreaux, quand la relation est établie, de se sentir soutenue et réconfortée. Gilles Perrault, parrain de cette campagne, disait à son lancement le 17 novembre 2012 :
« Parrainer un ou une prisonnière politique représente un geste de solidarité élémentaire auquel nul ne doit se dérober. C’est briser la solitude que peut ressentir celui ou celle qu’on parraine. C’est réconforter les familles. C’est aussi et surtout démontrer au pouvoir que ses victimes ne sont pas à sa merci, ignorées du monde extérieur, livrées à sa vindicte. »
En un an, nous avons réussi à faire parrainer une centaine de détenu-e-s d’opinion sur un total qui ne cesse, malheureusement, de grossir. Au dernier recensement effectué la semaine dernière nous vous disions qu’on était passé de 172 au coup d’envoi à 244 victimes et cela, sans compter la dizaine d’arrestations opérées récemment.
Nous venons d’apprendre qu’après la France et la Suisse, notre campagne touche l’Espagne. La Coordination Syndicale Méditerranéenne dont le siège se trouve en Espagne nous assure « qu’elle a décidé de lancer une campagne d'information, de sensibilisation et de mobilisation pour la libération des prisonniers/ères politiques au Maroc. Des différentes activités seront mises en marche comme une campagne de signatures online et  la diffusion d’un dossier sur les prisonniers politiques au Maroc. Au même temps, nous soutenons des initiatives déjà en cours comme la campagne de parrainage des prisonniers politiques, commencée le 17-11-2012 par l’ASDHOM »
Et comme une bonne nouvelle ne vient jamais seule, nous apprenons avec satisfaction également que l’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT-France) compte parrainer tout le groupe sahraoui de Gdeim Izik, incarcéré à la prison de Salé 1 depuis novembre 2010 et dont les condamnations lourdes, prononcées le 17 février 2013 par le tribunal militaire de Rabat, sont allées jusqu’à la perpétuité pour huit du groupe.
Ces deux bonnes nouvelles nous renforcent et nous réconfortent dans notre action en faveur de ces détenu-e-s politiques et d’opinion au Maroc. Et si l’État marocain met en branle sa machine répressive pour arrêter encore plus et monter des procès injustes et inéquitables, nous ne relâcherons pas nos efforts pour développer encore plus la solidarité internationale. C’est le sens que nous voulons donner à notre soirée du 16 novembre 2013 à Nanterre.
Comme nous l’avons toujours fait, voici quelques informations relatives aux groupes que nous suivons.

Groupe 20-Février à Al-Hoceima : Le prisonnier politique de l’ANDCM, Abdelhalim Bakkali, qui purgeait sa peine de deux ans à la prison Sept Villages de Tanger, avait été transféré à la ville d’Al-Hoceima pour être rejugé le 14 octobre 2013 devant la cour d’appel. Le parquet général avait introduit un recours en cassation après la diminution de moitié de la peine à laquelle Abdelhalim était initialement condamné. Si ça ce n’est pas de l’acharnement !

Groupe 20-Février à Casablanca (voir point 37) : Les trois jeunes militants du mouvement, Hamza Haddi, Rabie Homazin et Mouad Khalloufi, arrêtés le 6 octobre 2013 à l’hôpital Averroès (Ibn Rochd) quand ils s’y sont rendus pour s’enquérir de l’état de santé de la militante du même mouvement Fatiha Haloui, mère de l’un des trois camarades (Hamza), ont été placés en détention provisoire à la prison Oukacha de Casablanca en attendant leurs procès le 23 octobre 2013 pour « outrage et agressions sur agents de police ». La mère de Hamza, Fatiha Haloui, qui avait été malmenée et passée à tabac au commissariat passe du statut de victime à «agresseur». Elle sera jugée en état de liberté le 25 octobre 2013.

Groupe Liberté d’expression-Journalistes-Avocats :
     -  Le journaliste Mustapha El-Hasnaoui, condamné le 11 juillet 2013 à quatre ans de prison ferme pour « terrorisme » (voir point 35) et incarcéré à la prison centrale de Kénitra, a été mis au cachot après que l’administration pénitentiaire se soit rendue compte qu’il avait une communication avec son Comité national de solidarité qui s’est réuni le 23 septembre 2013 à Rabat pour réclamer sa libération et l’amélioration de ses conditions de détention.   
-         Nous apprenons par un communiqué publié par Aboubakr Jamaï, directeur de la version francophone du site d’information électronique Lakome, que son collègue Ali Anouzla, ex-directeur de la version arabophone du même site, en détention provisoire à la prison de Salé 2 en attendant son procès pour « apologie de terrorisme et assistance de terrorisme » (voir points précédents) a changé d’avocat. Rappelons qu’il avait été défendu par quatre avocats dont deux bâtonniers qui s’étaient portés volontaires pour sa défense. Maître Naima El-Guellaf qui parlait au nom de ses trois autres collègues (le Bâtonnier Abderrahmane Benameur, le Bâtonnier Abderrahim Jamaï et Maître Khalid Soufiani) n’a pas caché son étonnement et craint que ce soit les pressions des autorités marocaines derrière ce revirement.

Groupe « Baiser de Nador » (Nouveau  voir point 37) : Les trois adolescents de Nador, deux garçons de 15 ans et une fille de 14 ans, poursuivis pour avoir échangé un baiser à la sortie d’un lycée et posté des photos sur Internet, seront de nouveau convoqués à comparaitre devant le tribunal de Nador le 22 novembre 2013. La première séance du procès a eu lieu le vendredi 11 octobre. Ils sont poursuivis pour « atteinte à la pudeur publique ».

Groupe Ouarzazate-Microcrédits (voir points précédents) : Les deux coordinateurs du mouvement des victimes des microcrédits dans la région d’Ouarzazate, Amina Mourad et Bennacer Smaini, n’ont pas fini avec la justice marocaine. Ils avaient été innocentés le 25 avril 2013 par le tribunal de première instance et quatre des cinq associations ont retiré leur plainte. Mais le procureur général et une des associations (Inma) qui les poursuivent ont fait appel de ce jugement. Nos deux coordinateurs sont déjà passés une première fois en appel le 10 septembre 2013. Leur procès a été ensuite reporté au 22 octobre 2013.

Groupe des Sahraouis à Aït-Melloul : Le prisonnier politique Issa Bouda, incarcéré à la prison d’Aït-Melloul depuis le 5 février 2009 pour une peine de quatre ans, avait observé une grève de la faim depuis le 24 août 2013 pour protester contre les mauvaises conditions de détention et son transfert de force d’une cellule à l’autre. Il a mis fin à sa grève le 14 octobre 2013 sans que l’administration daigne s’enquérir de sa santé et des séquelles engendrées par la grève de la faim. Sa famille demande une intervention urgente pour l’examiner et éviter la détérioration de sa santé.

L’interpellation et le maintien sous pression des autorités marocaines sont des devoirs de tout un chacun, épris de justice et de démocratie. Alors ne relâchons pas la pression !

N’oubliez pas le 16 novembre, mais avant, vous pouvez continuer à parrainer….

Le bureau exécutif de l’ASDHOM
Paris, le 19 octobre 2013

Un militaire se suicide pour un mouton à Ouarzazate



Bladi, 13/10/2013

 Un militaire se suicide pour un mouton à Ouarzazate

Un soldat de la garnison militaire de Ouarzazate, au sud du Maroc, s’est donné la mort cette semaine, pour n’avoir pas pu acheter le mouton de l’Aïd Al Adha à famille. Cette vague de suicide dans le corps militaire marocain, inquiète les plus hauts gradés de l’armée royale.

Le militaire, âgé de 42 ans, originaire de Taounate, marié et père de deux enfants, se serait pendu au moyen d’une corde. L’homme avait perdu la tête, en raison de difficultés financières qu’il n’arrivait pas à surmonter. La police judiciaire a ouvert une enquête sur les circonstances de la mort du militaire.
En 2011, un militaire à la retraite s’était donné la mort pour n’avoir pas eu de quoi acheter le mouton de l’Aïd Al Adha. En septembre dernier, un militaire s’était immolé par le feu dans une caserne de Laâyoune, au Sahara.
Trois officiers des Forces Armées Royales avaient été tués le même mois, à la Kalachnikov par un soldat, dans la caserne militaire de Gueltat Zemmour, dans le Sahara marocain, non loin des frontières avec la Mauritanie.

http://www.bladi.net/militaire-suicide-mouton-ouarzazate.html