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samedi 30 novembre 2013

Le Comité national pour la liberté d’Ali Anouzla porte à la connaissance de l’opinion publique ce qui suit :


Communiqué de presse

Le Comité national pour la liberté d’Ali Anouzla porte à la connaissance de l’opinion publique ce qui suit :

Poursuites judiciaires contre Ali Anouzla :
En plus de la poursuite pour terrorisme, dont la prochaine audition par le juge d’instruction chargé des affaires terroristes est fixée le 23 décembre 2013, Ali Anouzla fait face à deux autres poursuites judiciaires:

celle de Fès, dont l’audience est prévue le 23 décembre aussi, qui était prévue le 05 novembre et qui a été décalée puisque cette date correspondait au premier Moharram, jour férié.
celle de Rabat, dont l’audience est prévue le 10 décembre (elle concerne les déclarations d’Ali Anouzla à propos du rôle des services secrets dans la campagne de dénigrement que certains sites d’information ont menée à son encontre)
Cette multitude de procès, ainsi que la probabilité d’enlisement des traitements judiciaires constituent des motifs d’inquiétude puisqu’il s’agit en pratique d’une épée de Damoclès qui entrave la liberté d’expression du journaliste et nuit à sa capacité d’exercer son activité en toute indépendance.
Censure arbitraire des sites Lakome arabe et Français :
Le comité est inquiet au sujet de la censure injuste, arbitraire et extrajudiciaire qui continue de frapper les deux sites lakome, arabophone et francophone, et en particulier ce dernier qui n’est nullement concerné par le communiqué diffusé par Anouzla le 14 octobre depuis sa cellule. Ainsi, les autorités continuent de priver injustement l’opinion publique de l’un de ses droits, celui de disposer d’un média crédible, audacieux et qui ne se soumet pas aux lignes rouges dans ses analyses et ses enquêtes.

Rencontre avec l’ambassadeur de l’Union Européenne au Maroc
À la demande du secrétariat du Comité national pour la liberté d’Ali Anouzla, l'Ambassadeur de l’Union Européenne au Maroc, Mr Rupert Joy, a reçu le mardi 26 Novembre 2013, des représentants de ce comité.
Les représentants du comité ont informé le Chef de Délégation de leurs vives préoccupations sur la situation du journaliste Ali Anouzla, en liberté provisoire et encore sujet à des poursuites.
Le Chef de Délégation a précisé que l'Union européenne avait accordé beaucoup d'intérêt à cette affaire, en concertation avec les Etats membres de l'Union Européenne, et qu'il continuerait de suivre de près les prochains développements.
Il a convenu de rester en contact avec le Comité.
Rabat, le 28/11/2013

vendredi 25 octobre 2013

Censure : Allo Amesys, Bull, Alten, le gouvernement français ? Savez-vous ce que vous avez fait au Maroc ?


- Les sites lakome.com et fr.lakome.com sont bloqués depuis le 17 octobre par Maroc Telecom et Inwi sur l'ensemble du territoire marocain.
- Le nouveau site fr.lakome.info (créé le 17 octobre avec un nouveau nom de domaine) est lui aussi bloqué au Maroc depuis le 18 octobre par les deux opérateurs.
- Le site miroir lakome.reflets.info, mis en place par le site français Reflets.info le 17 octobre, est lui aussi bloqué sur l'ensemble du territoire.
- Par ailleurs, Maroc Telecom semble faire du zèle. Le site Reflets.info est inaccessible depuis le 18 octobre pour les internautes utilisant l'ADSL de Maroc Telecom, partout au Maroc.
- Certains services d'Amazon (Instagram, Pinterest, Heroku) ont eux aussi été bloqués sur l'ADSL  Maroc Telecom le 19 octobre, uniquement à Rabat pour le moment.
- Heroku héberge le site miroir de lakome.com, lako.me, crée le 17 octobre, et qui est lui aussi bloqué sur l'ensemble du territoire marocain par Maroc Telecom et Inwi.
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Par Ignacio Cembrero 

 UN COMMENTAIRE DEPUIS LE MAROC: 
                Censure en masse de plusieurs milliers de sites au Maroc:

La censure de Lakome a causé des blocages de plusieurs sites surtout des services d' Amazon
Les sites suivants sont inaccessibles à Rabat pour les utilisateurs de
ADSL: Instagram - Pinterest - Quora - Heroku/and Heroku hosted apps pour les utilisateurs de ADSL à Rabat.
La propagation se fera d'une façon progressive ville par ville

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Par 18 octobre 2013 10 Commentaires

Allo Amesys, Bull, Alten, le gouvernement français ? Savez-vous ce que vous avez fait au Maroc ?

bloodyamesys
A l’heure où le site d’informations Lakome est censuré au Maroc, sans doute sur ordre du pouvoir en place, la question de l’installation d’un Eagle pour surveiller toute la population marocaine nous revient à l’esprit.
Un outil de ce type, au Maroc, est un outil rêvé pour filtrer l’information à laquelle les dirigeants laisseront les marocains accéder. Dans les mains d’un pouvoir zélé, un Eagle est une véritable arme d’asservissement. Cet outil, vendu avec la bénédiction des autorités françaises comme du matériel grand public est aujourd’hui actif sur le territoire marocain.
Si aucun élément ne nous permet pour le moment d’affirmer qu’il est bien utilisé pour censurer les sites arabophones et francophones de Lakome, il faut conserver à l’esprit qu’il est potentiellement en mesure de traquer et d’identifier tout marocain souhaitant accéder à ces sites. Il représente donc un risque potentiel important pour des personnes désireuses de s’informer, qui pourront alors être taxées arbitrairement, comme Ali Anouzla, le dirigeant de Lakome (privé de liberté depuis le 17 septembre 2013), de faire l’apologie du terrorisme.
Peut-on raisonnablement accepter l’idée que les dirigeants d’un pays mettent en place un outil leur permettant d’avoir accès à tous les échanges (mails, chats, consultations Web, téléphonie IP, etc.) de ses citoyens ? Est-ce éthiquement acceptable ?
Bull et Amesys ont installé un tel outil au Maroc, plus précisément à Rabat. Nom de code : Pop Corn.
Cette installation est sans doute désormais prise en mains par AMESys, (Advanced Middle East Systems), dirigée par Stéphane Salies, lui-même actionnaire de Crescendo, la holding qui détient Bull et Amesys. Les opérations sur place sont toujours, sans doute, sous contrôle de Renaud Roques, responsable des développeurs d’Eagle.
Lors de la mise en place de Pop Corn, la SSII Alten a activement participé avec une ribambelle de jours/hommes achetés par Amesys.
Nombreux sont ceux qui réclament une réglementation plus contraignante pour encadrer la vente de ces produits. Y compris des dirigeants de sociétés actives dans ce secteur comme Thibault Bechetoille (Qosmos), un moyen de faire du whitewhashing à peu de frais.
La question n’est peut-être pas là. Il s’agit simplement d’un problème d’éthique. Celle-ci n’est ni de droite, ni de gauche, ni capitaliste, ni libérale, ni communiste, ni religieuse. Elle touche au bon sens. Doit-on produire de tels outils massifs ? Avec une visée claire qui est de surveiller et d’identifier les utilisateurs d’Internet ?
Comment peut-on mettre ce type d’outils sur le marché ? Comment peut-on vendre ce type d’outils à des Etats policiers, des dictatures ? Un petit plus pour la balance commerciale peut-il effacer les ennuis terribles qui vont s’abattre sur les opposants politiques et les militants des Droits de l’Homme dans ces pays ?
A toutes ces questions, ni le cabinet de Jean-Marc Ayrault, ni Bull, ni Alten, interrogés ce matin par email, n’ont souhaité répondre. Plus précisément, nous avons demandé au service de presse du premier  ministre de fournir l’autorisation ministérielle nécessaire pour la vente d’un Eagle au Maroc. Silence sur toute la ligne.

jeudi 17 octobre 2013

Ali Anouzla et la presse marocaine muselée :vingt-huitième jour de prison
















Le droit à l’information et à la liberté d’expression au Maroc.
 
Ces droits sont en danger. Dernier fait en date, le journaliste Ali Anouzla a été inculpé pour aide matérielle, apologie du terrorisme et incitation au terrorisme après la publication d'un lien pointant vers une vidéo d'Al-Qaida s'en prenant au Maroc et au Roi Mohammed VI. Directeur de la version arabophone du site d'informations Lakome, il a été arrêté le 17 septembre à Rabat alors qu'il n'a jamais marqué son adhésion à ces propos.
On en parle avec Aboubakr Jamai, journaliste indépendant. Il parcourt l'Europe et les Etats-Unis pour sensibiliser l'opinion publique à la situation dans son pays.
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Les sites Lakome arabophone et francophone ne s'arrêtent pas



La direction de Lakome informe l'opinion publique que les sites d'informations Lakome version arabophone et version francophone ne s'arrêtent pas. 
Conformément à notre décision rendue publique dans un communiqué publié le 26 Septembre 2013, Aboubakr Jamai est désormais en charge des deux sites d'informations Lakome arabophone et Lakome francophone, et cela en attendant la libération d'Ali Anouzla. 
Entre temps, celui-ci n'exerce aucune responsabilité éditoriale ou managériale au sein de notre organisation. 
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Rappel : La FIDH a demandé la libération d'Ali Anouzla, il y a bientôt un mois

Maroc : Appel à la libération d’Ali Anouzla !

La FIDH appelle à la libération d’Ali Anouzla, journaliste marocain et responsable de la version arabophone du site d’information en ligne Lakome.com, arrêté le 17 septembre et maintenu depuis, en garde à vue dans les locaux de la police judiciaire à Casablanca.

L’arrestation de M. Anouzla était confirmée le jour-même dans un communiqué du Procureur général du roi auprès de la cour d’appel de Rabat, informant de sa décision d’interroger le journaliste à propos d’une vidéo « publiée sur le site » Lakome.com. Cette vidéo attribuée à l’organisation Al Qaida au Maghreb islamique contient une « incitation claire et directe à la commission d’actes terroristes au Maroc ».

Les organisations marocaines et internationales de défense des droits de l’Homme et des libertés d’information ont unanimement dénoncé cette arrestation qui selon les informations connues, semble constituer une violation de la liberté d’information. L’article publié par Lakome.com et qui renvoie vers une vidéo de propagande djihadiste, décrit le contenu de la vidéo, la définit comme de la propagande et ne soutient d’aucune manière les propos qui y sont tenus.

Bien que les charges ne soient toujours pas connues, les propos du Procureur général laissent penser que M. Anouzla pourrait être poursuivi au regard de la loi antiterroriste. Son maintien en garde à vue depuis 3 jours tend à confirmer cette hypothèse. En effet, le code pénal marocain prévoit que la garde à vue ne peut excéder un délai de 48h, contrairement à la législation antiterroriste autorisant une garde à vue de 4 jours et renouvelable.

La FIDH appelle les autorités marocaines à respecter leurs engagements internationaux en matière de respect des droits et des libertés et à garantir en particulier, le droit à la liberté d’information et la liberté des médias tel que garanti en particulier par l’article 19 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques. Elle rappelle que le droit légitime des autorités de lutter contre le terrorisme ne peut en aucune manière constituer une limitation injustifiée de ces droits et libertés et qu’en outre, le droit à un procès équitable doit être garanti en toute circonstance. 
 http://www.fidh.org/fr/maghreb-moyen-orient/Maroc,135/maroc-appel-a-la-liberation-d-ali-anouzla-13970?fb_action_ids=444869948957734&fb_action_types=og.recommends&fb_source=aggregation&fb_aggregation_id=288381481237582