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samedi 25 juin 2016

Une réfugiée syrienne vient d’arriver au Maroc, avec son mari et ses deux petites filles...



Yousra, 25 ans est une réfugiée syrienne qui vient d’arriver au Maroc, avec son mari et ses deux petites filles. Arrivée à prix fort, parce que le voyage de cette famille du nord d’Idlib fut long et couteux. Ils ont dû quitter leur village fréquemment bombardé et détruit pour passer par les Soudan et ensuite l’Algérie avant de traverser la frontière par des passeurs. La famille de Yousra est venue à Casablanca au quartier Farah Salam où réside son beau-frère et sa famille. Yousra a une grossesse débutante de deux mois environ, et bien évidement cette grossesse s’est arrêtée.
Yousra a eu des saignements dans la nuit, la famille a consulté à l’hôpital de de Hay Hassani, le plus proche, elle a été vue par une sage-femme, et sans échographie ni demande de revenir le matin voir le gynécologue. On la fait rentrer chez elle, en lui disant que ce n’était pas grave. Certes le saignement fut minime, mais la famille ne fut pas rassurée. Dans la panique de la nuit, elle s’est adressée à une clinique. Vue par le médecin avec échographie, le diagnostic de fausse couche leur a été annoncé. Facture 600dh et devis pour le curetage 3000dh.
Cette famille saignée par la guerre et le long voyage, et juste hébergée par des proches, ne pouvait évidemment pas régler les frais de cette intervention. J’ai été contacté pour m’occuper de cette jeune femme, je l’ai fait venir à la clinique. Rachid Jankari a pris en charge les frais de la clinique et même insisté pour ramener le couple à Farah Salam, parce qu’il n’imaginait pas une femme qui a été au bloc avec anesthésie générale il y a quelques heures prendre le bus. Pour penser de la sorte, il faut se mettre à la place des malades.
Notre but est de faciliter la vie aux gens, réfugiés ou pas, ne pas les laisser mendier aux croisements des carrefours ou devant des mosquées pour assurer le prix d’une intervention au-dessus de leurs moyens. C’est notre philosophie d’entraide, celle qui permet aux individus de préserver leur dignité.

mardi 8 septembre 2015

Crise migratoire en Europe : Le bel exemple allemand


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El Watan 7/9/2015 

Contrairement à de nombreux pays européens qui se montrent insensibles au drame des Syriens, Berlin a décidé d’assouplir ses règles d’accueil pour les ressortissants proche-orientaux.

Quelque 10 000 migrants syriens en provenance de Hongrie ont ainsi transité à nouveau, hier, par la gare autrichienne de Salzbourg à destination de l’Allemagne.
Des armées de volontaires sont mobilisées dans les gares de Francfort et de Munich pour accueillir les nouveaux venus avec des panonceaux «Bienvenue en Allemagne» et leur offrir nourriture, vêtements et couvertures. «Les gens nous traitent tellement bien ici, ils nous traitent comme des êtres humains, ce n’est pas comme en Syrie», a confié, les larmes aux yeux, Mohammad, un réfugié de 32 ans de la ville syrienne dévastée de Qousseir.
La chancelière allemande Angela Merkel fait face à des critiques de son propre camp : le parti conservateur bavarois CSU a jugé qu’elle avait pris une «mauvaise décision» en assouplissant les critères d’accueil.
Mais qu’importe, Merkel a décidé d’assumer sa courageuse décision. Confrontée à un vieillissement de sa population et à un manque de main-d’œuvre, l’Allemagne est également devenue une destination privilégiée pour les Irakiens, les Afghans et les Erythréens.

Réponse globale
L’exemple allemand a suscité un effet d’entraînement. Les initiatives solidaires se sont multipliées à travers l’Europe, gagnant même le monde du football, l’AS Rome ayant annoncé hier souhaiter récolter des fonds pour le HCR, Save the Children,  l’International Rescue Committee et la Croix-Rouge, à l’image notamment du Bayern Munich et du Real Madrid. A Vienne, un convoi d’une cinquantaine de voitures particulières est parti à la mi-journée à la suite d’un appel sur les réseaux sociaux pour tenter d’acheminer des migrants depuis la Hongrie.

dimanche 6 septembre 2015

La crise des réfugiés n'est pas un “problème européen”

Ceux d'entre nous en dehors de l'Europe qui regardent les images incroyables de la gare Keleti à Budapest, du cadavre d'un petit enfant échoué sur une plage turque, des familles syriennes désespérées risquant leurs vies dans le voyage nocturne vers les îles grecques, continuent à s'entendre dire qu'il s'agit là d'un problème européen.
 
http://tlaxcala-int.org/upload/gal_11458.jpg
-Vous êtes d'où?
-Terre
La guerre civile syrienne a créé plus de quatre millions de réfugiés. Les USA en ont admis environ 1500. Les USA et leurs alliés sont en guerre avec l'État islamique en Syrie - bien, tout le monde est d'accord, ils sont une menace - mais n'avons-nous pas une responsabilité envers les réfugiés fuyant les combats ? Si nous avons armé les rebelles syriens, ne devrions-nous pas aussi aider les gens qui essaient de se dégager de leur emprise ? Si nous avons échoué à négocier la paix en Syrie, ne pouvons-nous pas aider les gens qui ne peuvent pas attendre la paix plus longtemps?
Il n'y a pas que les USA qui continuent à prétendre que la catastrophe de réfugiés est un problème européen. Regardez les pays qui se targuent d'être des refuges pour les sans-abri. Le Canada, d'où je viens? Aussi peu que 1 074 Syriens, à la date du mois d'août. L'Australie? Pas plus de 2 200. Le Brésil ? Moins de 2000, à la date du mois de mai.
Le pire, ce sont les pétro-États. Selon le dernier décompte par Amnesty International, combien de réfugiés syriens les États du Golfe et l'Arabie saoudite ont-ils pris ? Zéro. Beaucoup d'entre eux ont acheminé des armes en Syrie depuis des années, et qu'ont-ils fait pour donner un nouveau foyer aux quatre millions de personnes tentant de fuir ? Rien.
Le poids de la crise est tombé sur les Turcs, les Égyptiens, les Jordaniens, les Irakiens et les Libanais. Les appels de fonds du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés ont échoué à atteindre leurs objectifs. La misère dans les camps de réfugiés est devenue insupportable. Maintenant, les réfugiés ont décidé, en masse, que si la communauté internationale ne veut pas les aider, si ni la Russie ni les USA ne vont mettre fin à la guerre, ils ne vont pas attendre plus longtemps. Ils viennent à notre rencontre. Et nous sommes surpris?

Qui est responsable de la crise des réfugiés en Europe?

par Bill Van Auken, wsws, 4/9/2015
Les images déchirantes de la dépouille d'un petit garçon sryien, Aylan Kurdi, sur une plage turque, le visage dans le sable, puis dans les bras d'un secouriste, ont révélé au monde entier l'horreur de la crise qui se déroule aux frontières de l'Europe.
http://tlaxcala-int.org/upload/gal_11455.jpg
Michel Kichka, Israël
Sa famille était venue de Kobane, fuyant avec des centaines de milliers d'autres. Un siège prolongé du groupe Etat islamique (EI) et d'intenses bombardements US n’ont laissé de cette ville syrienne que des ruines, détruit ses maisons, son approvisionnement en eau et en électricité, son système d'assainissement, et ses infrastructures médicales. En tout, douze réfugiés ont trouvé la mort avec Aylan, dont sa mère et son frère âgé de cinq ans, noyés en essayant d'atteindre la Grèce. Son père, seul survivant de la famille, a dit qu'il retournerait en Syrie avec leurs corps pour dire à ses parents qu'il espérait seulement mourir et être enterré à côté d'eux.
Les coupables de ces morts ne manquent pas, comme pour plusieurs milliers d'autres morts, noyés en Méditerranée ou asphyxiés après avoir été entassés dans des camions surchauffés.
Le gouvernement du Parti conservateur au Canada a ignoré une demande faite en juin par la tante de l'enfant, qui vit en Colombie Britannique, d'accorder l'asile à la famille d'Aylan.

vendredi 4 septembre 2015

Allez citoyens de la base : dans la rue samedi à Paris, Place de la République, à 17 h!!!

L'indifférence est meurtrière! dans la rue samedi à Paris, Place de la République, à 17 h!!!
Tout y est dans ce récit tragique : l'indifférence meurtrière des gouvernements canadien, turc et de l'Union européenne. Pas un pour racheter l'autre. Mort quasi programmée. Des Kurdes de Kobané, les héros de la résistance à DAESH refoulés, et la mort d'enfants.

Mais citoyens gouvernants, il y en a eu déjà des milliers et des milliers de héros, d'enfants innocents !! Allez citoyens de la base : dans la rue samedi à Paris, Place de la République, à 17 h!!!


Qui était Aylan Kurdi, le petit Syrien dont la photo a ému le monde ?
 par Alexandra Profizi, La Règle du Jeu, 3/9/2015
Le parcours de la famille de l'enfant mort retrouvé sur une plage de Turquie.
A gauche, Abdhullah Kurdi avec ses deux fils, Aylan, 3 ans, et Ghalib, 5 ans, qui ont tous deux péri. A droite, l'image d'Aylan retrouvé mort sur une plage de Turquie.A gauche, Abdhullah Kurdi avec ses deux fils, Aylan, 3 ans, et Ghalib, 5 ans, qui ont tous deux péri. A droite, l'image d'Aylan retrouvé mort sur une plage de Turquie.
Après avoir été posté sur les réseaux sociaux mercredi, l’épouvantable cliché a rapidement été qualifié de « photo de la honte ».
Qui est l’enfant sur cette photo ? Il s’appelle Aylan Kurdi. Il est syrien, et est âgé de trois ans. Son corps a été retrouvé mercredi matin, sur l’une des plages de la station balnéaire très populaire de Bodrum, en Turquie. La veille au soir, il avait embarqué avec ses parents et son frère Ghalib, 5 ans, dans un canot pour rejoindre l’Europe par l’île grecque de Kos, l’un des plus courts passages maritimes entre la Turquie et l’Europe.

jeudi 3 septembre 2015

Contre l'indifférence meurtrière! samedi à Paris, Place de la République, à 17 h. Ce sont les pousses de notre humanité qu'on assassine...


A tous ceux qui pensent que seul l'Etat a sa responsabilité dans la prise en charge de ceux qui fuient la guerre. Nous sommes TOUS responsable de la mort de cet enfant
Photo de Patrick Le Hyaric.
Quelle femme, quel homme de cœur peut accepter cela? Quel humaniste peut continuer à se taire face à cette image de l'enfant mort sur une plage de Turquie fuyant avec son papa, sa maman la barbarie, la dictature, la guerre. Ce sont les pousses de notre humanité qu'on assassine pendant que nos gouvernements palabrent, font des comptages et des quotas au chaud de bureaux capitonnés. Leur cœur est-t-il devenu si froid qu'il ne bat plus aux violences et aux désastres de ce monde. N'acceptons pas ! Crions partout notre humanité! Ne laissons pas les idées de haine, de divisions, de rejet envahir les plages, nos rues, nos ondes et nos cœur.

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Le bon moment pour revoir le procès d'Eichmann et la banalisation du mal sous couvert de défendre l'économie ou l'État. 
Quand on questionnait ce "spécialiste" de la déportation, il répondait froidement : "On vivait dans une époque où le crime était légalisé par l’État. C'était la responsabilité de ceux qui donnaient les ordres."
Quand on lui demandait pourquoi il s'estimait être idéaliste en programmant froidement la mort de millions de personnes ? Il répondait : "J'entendais par là l'adhésion au nationalisme qui était prêché, et en tant que nationaliste, faire mon devoir en accord avec mon serment."
Si vous n'entendez pas au loin le bruit des bottes, il est temps d'ouvrir vos livres d'histoire.
Vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=w18pKKQfveg
Infos & Débats | Mr Mondialisation

samedi 7 juin 2014

UE : Il faut agir pour éviter les décès de migrants en mer

 
HRW a appelé les ministres européens de la Justice et des Affaires intérieures, à l’occasion de leur réunion à Luxembourg, à mettre en place des mesures visant à éviter les décès de migrants en mer, compte tenu des cas tragiques de noyades ces dernières années. www.hrw.org
Communiqué de presse
« Si l’UE ne prend pas de mesures collectives plus énergiques, cet été risque de devenir la saison des noyades en Méditerranée. »
Benjamin Ward, directeur adjoint de la division Europe et Asie centrale à Human Rights Watch. 
(Londres, le 5/6/2014) – 
La réunion des ministres de l’Union européenne qui se tiendra le 5 juin 2014 à Luxembourg devrait soutenir l’adoption de mesures plus énergiques pour sauver la vie aux migrants et réfugiés en mer, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui. Les ministres devraient également veiller à ce que les réfugiés qui fuient la Syrie et les personnes qui tentent d’échapper aux persécutions et aux abus bénéficient d’un meilleur accès à des mesures propices à leur protection en Europe.

Les ministres européens de la Justice et des Affaires intérieures s’apprêtent à débattre des travaux du Groupe de travail Méditerranée de la Commission européenne créé en octobre 2013 suite à la mort tragique de 366 migrants et réfugiés qui ont fait naufrage au large des côtes italiennes. À l’exception notable de l’opération Mare Nostrum de la Marine italienne, qui a secouru des bateaux transportant en tout plus de 30 000 personnes ou les a aidés à atteindre l’Italie, la majorité des réponses politiques de l’UE ont porté sur l’application des réglementations frontalières et les expulsions. Le mécanisme communautaire mis en œuvre pour améliorer la surveillance maritime, EUROSUR, n’a pas encore eu d’impact réel en termes de vies sauvées.

« Si l’UE ne prend pas de mesures collectives plus énergiques, cet été risque de devenir la saison des noyades en Méditerranée », a affirmé Benjamin Ward, directeur adjoint de la division Europe et Asie centrale à Human Rights Watch. « Les ministres européens de la Justice et des Affaires intérieures devraient apporter un soutien financier et matériel aux dispositifs cruciaux que l’Italie met en place pour sauver la vie des migrants en mer. »

Chaque été, des milliers de personnes fuyant la guerre, les persécutions et la misère risquent leur vie dans la Méditerranée en tentant de gagner l’Europe. Un pic a été enregistré en 2011, l’année des soulèvements arabes, avec 140 000 personnes. Le nombre record constaté pendant les mois d’hiver de 2014 suggère que la saison estivale des traversées pourrait également être l’une des plus chargées. Un rapport d’experts du Conseil de l’Europe publié le 3 juin 2014 sur la question des naufragés en Méditerranée souligne que des lacunes constantes en matière de coordination des secours entravent gravement les opérations destinées à sauver des vies.

S’il n’existe pas de chiffres définitifs, on estime que le nombre de personnes qui ont trouvé la mort en Méditerranée au cours des vingt dernières années se situe entre 20 000 et 25 000. Le monde entier a été choqué de découvrir des images de cercueils alignés après que plus de 360 personnes, pour la plupart des Érythréens et des Somalis, avaient péri alors qu’ils tentaient de rallier l’île italienne de Lampedusa en octobre 2013.

C’est en réponse à ce sinistre que l’Italie a mis en place l’opération Mare Nostrum, qui a d’ores et déjà permis de sauver des milliers de vies. Toutefois, son coût élevé, estimé à 9 millions d’euros (plus de 12 millions de dollars US) par mois, et le nombre de personnes secourues qui sont ensuite acheminées en Italie pour que leur dossier y soit traité font que l’Italie ne pourra pas indéfiniment gérer cette opération à elle seule. Il est impératif que tous les États membres de l’UE et l’UE elle-même partagent les responsabilités financières et juridiques alors même que des milliers d’autres individus cherchent à trouver refuge en Europe, a précisé Human Rights Watch.

Emprunter des voies maritimes dangereuses est en passe de devenir la seule option pour ceux qui cherchent désespérément à atteindre l’UE. Ainsi, la Grèce a érigé une clôture le long de sa frontière terrestre avec la Turquie, ce qui la rend bien plus difficile à traverser et dévie vers les îles de la mer Égée les flux de migrants en situation irrégulière et de demandeurs d’asile, y compris ceux qui fuient le conflit syrien. La Bulgarie édifie actuellement une clôture similaire le long de sa propre frontière avec la Turquie. La Grèce et la Bulgarie se sont livrées à des opérations de « refoulements » – retours sommaires – de réfugiés, de migrants et de demandeurs d’asile vers la Turquie. Nombre des personnes qui fuient la guerre, notamment en Syrie, ainsi que celles qui partent en quête d’une vie meilleure, embarquent à bord de bateaux bondés et dangereux en espérant trouver la sécurité en Europe. Cette tendance est exacerbée par le fait qu’il est difficile de gagner un pays de l’UE par des moyens légaux, par exemple au titre d’un regroupement familial.

La Commission européenne a proposé l’instauration d’un nombre accru de moyens légaux de se rendre dans l’UE et appelé les États membres à faire preuve d’une plus grande solidarité pour accueillir les demandeurs d’asile et traiter leurs dossiers. Mais l’UE et ses États membres ont consacré la plupart de leurs efforts à maintenir les migrants hors des frontières européennes. Ils ont ainsi renforcé les contrôles frontaliers, signé des accords de réadmission avec des pays voisins pour que ceux-ci reprennent non seulement leurs ressortissants, mais aussi toute personne ayant transité par leur territoire afin de se rendre en Europe, et consolidé les mesures visant à faciliter l’expulsion des migrants en situation irrégulière et à lutter contre la contrebande et les trafics.

L’examen du Groupe de travail Méditerranée lors de la réunion du Conseil européen « Justice et Affaires intérieures » des 5 et 6 juin devrait permettre aux États membres de l’UE de veiller à ce que ces mesures soient équilibrées et mettent l’accent sur les vies qu’il faut sauver ainsi que sur la mise à disposition d’une protection facilitée, a commenté Human Rights Watch. Il devrait notamment s’agir d’augmenter le nombre de moyens légaux de se rendre dans l’UE et de veiller à ne pas renvoyer les personnes là où elles s’exposent à un risque de persécution, de torture ou d’autres atteintes aux droits humains.

La présidence de l’UE est actuellement assurée par la Grèce, et l’Italie lui succédera en juillet prochain. Ces deux pays étant directement concernés par la migration par voie maritime, ils devraient réclamer l’adoption d’une stratégie européenne commune qui permette à tous ceux qui en ont besoin de bénéficier d’une protection, a déclaré Human Rights Watch. Les autres pays de l’UE, où qu’ils se trouvent, devraient faire preuve de solidarité à l’égard de ce qui constitue un défi et un devoir pour l’Europe.

Les ministres européens devraient par ailleurs renforcer leurs efforts à l’égard des Syriens et des Palestiniens qui fuient la guerre en Syrie, celle-ci n’en finissant pas de s’aggraver, a affirmé Human Rights Watch. Sur les 2,7 millions de personnes qui ont fui la guerre en Syrie, 3 % ont tenté d’obtenir la protection d’un État membre de l’UE. À l’exception de l’Allemagne, qui s’est engagée à débloquer plus de 10 000 places, les offres de réinstallation émanant des membres de l’UE ont été extrêmement limitées.

Les gouvernements de l’UE devraient assumer leurs responsabilités, le nombre de réfugiés enregistrés venus de Syrie et de Jordanie avoisinant les 600 000, dépassant les 765 000 en Turquie et approchant les 1,1 million au Liban – soit près d’un quart de la population –, a observé Human Rights Watch. Les ministres européens devraient s’engager à réinstaller un nombre bien plus important de personnes venues de Syrie, veiller à l’examen prompt et équitable de leurs demandes d’asile indépendamment de leur premier point d’entrée dans l’UE et leur assurer des conditions d’accueil adéquates dès leur arrivée.

« L’UE tient de nombreux discours affligés au sujet de la Syrie, mais lorsqu’il s’agit d’offrir une protection, la plupart des gouvernements européens rechignent à agir », a conclu Benjamin Ward. « Accroître à la fois le nombre de places de réinstallation pour les Syriens et les voies légales de migration permettra de sauver des vies. »
 

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samedi 7 septembre 2013

Accueil de réfugiés syriens, que fait la France ?

La suède a accueillie près de 15000 réfugies syriens depuis le 1er janvier 2012 .Elle vient de décider de leur accorder une protection temporaire à tous .L'Autriche accepte un quota de 500 personnes dans un Programme de réinstallation , l'Allemagne 5000 .Et la France ?