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samedi 22 novembre 2014

SHAME(e) - A Human Rights Forum in Morocco?

Par Nadir Bouhmouch

http://youtu.be/QmfVKeSnw7o

<a href="/channel/UCGXVDfguDOPI6tkH6s2nnQQ" class=" yt-uix-sessionlink spf-link g-hovercard" data-ytid="UCGXVDfguDOPI6tkH6s2nnQQ" data-sessionlink="ei=R_pwVMSvPMjhcpzRgJgD" data-name="">Nadir Bouhmouch</a>

Le Mouvement du 20 Février s’oppose à l'accueil du Forum mondial des droits de l'homme au Maroc.





Par le Mouvement du 20 février, Rabat - 20/11/2014

Lettre ouverte au Comité d’Organisation du Forum Mondial des Droits de l’Homme au Maroc.

Sujet: Pour les raisons détaillées ci-dessous, le Mouvement du 20 Février s’oppose à l'accueil du Forum mondial des droits de l'homme au Maroc.

Avec le soutien de votre comité, le Maroc sera l'hôte dU 2e Forum annuel mondial pour les droits de l'homme à Marrakech du 27 au 30 novembre 2014.

Si ce Forum a l’intention de fournir une plate-forme de base pour créer un espace international susceptible à la promotion du dialogue entre gouvernements, institutions nationales de droits de l'homme et la société civile en vue de donner suite à l'espoir du peuple pour la dignité, l'égalité et la justice, c’est que la réalité concrète est toute autre: le gouvernement marocain, fidèle à sa nature, a l'intention d'exploiter cet événement afin d’influencer l'opinion publique d'une manière qui coïncide avec ses propres points de vue.

On peut dire que le contexte national dans lequel votre Forum se déroule se définit par des violences sans précédent contre la liberté individuelle, par des violations flagrantes des droits de l'homme, par l'interdiction des activités concernant les droits de l'homme, par l'intimidation, la détention et l'assassinat. Les habitants de Imider se sont engagés dans des manifestations publiques et pacifiques depuis 2011 (tout en étant sujets aux menaces continuelles, arrestations, fausses accusations, et autres violations des droits de l'homme) pour protester contre l'exploitation de leur eau et de leur terre par la société minière appartenant au roi — ce même roi et son holding qui parrainent cet événement et défendent les droits de l'homme à travers le monde.

Notre objection à ce que le Maroc reçoive dans le 2e Forum mondial des droits de l'homme provient de la conviction que le régime marocain ne saurait être le porte-parole des droits de l'homme malgré ses prétentions, et qu’il est à peine qualifié pour organiser et accueillir un tel forum. Permettre ce genre d’événement au Maroc renforce tous les abus des droits de l'homme imposés au peuple par le régime.

Nous vous confirmons ceci: peu importent les sommes exorbitantes dépensées, peu importent les ressources gaspillées pour une campagne de publicité trompeuse dans le but d’accueillir ce forum, le régime marocain ne peut plus cacher la farce et les mensonges que sont au Maroc les droits de l'homme: ces mascarades sont exposées chaque jour par l'activisme sociale croissant mis en évidence au Maroc et maintenant répandu à l'étranger, bien au-delà des traditionnelles manifestations de solidarité franco-marocaine. La documentation se révèle dans les divers rapports publiés par des organisations crédibles qui soutiennent la défense des droits de l'homme sur le plan national et international aussi bien que des érudits connus d’universités étrangères ainsi que des spécialistes de haut niveau.

Nous nous opposons au Maroc en tant qu’«hôte» de ce Forum mondial, et nous demandons à tous les militants des droits de l'homme au Maroc et à l'étranger de participer et à faire réussir d’une façon incontournable, une manifestation parallèle, soulignant ainsi notre ferme opposition à cet événement.
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vendredi 21 novembre 2014

La farce du Forum mondial des droits de l’homme à Marrakech



Par Mohammed Belmaïzi, 20/11/2014


Caricature force brute

Opinion. Le Maroc, « le plus beau pays du monde », selon l’expression consacrée, va organiser ce déjà frelaté Forum mondial des droits de l’homme, du 27 au 30 novembre. Pourtant, ce pays n’a connu ni paix sociale, ni démocratie ni promotion et respect de la citoyenneté, de l’Indépendance à nos jours. Son Histoire agitée oppose l’extrême monopolisation des richesses et du pouvoir à la contestation populaire, toujours brisée et matée dans le sang.
Cette malheureuse Histoire oscille entre arbitraire, arrogance et brutalité contre le peuple. Nulle répartition démocratique des richesses n’est venue pacifier le pays, le développer et le faire accéder à la prospérité, à la modernité. Bien au contraire, après le second coup d’état (1972) contre Hassan II, le monarque de droit divin ne trouvait rien d’autres à suggérer aux officiers supérieurs que de « faire des affaires et de ne pas faire de politique ».
Quant au peuple désespéré et révolté, le même monarque le menaçait de supprimer « les deux tiers du peuple » pour sauvegarder les nantis. Ironie du sort, ces mêmes nantis sont qualifiés par le même Hassan II de voraces insatiables. « Tous les nantis de toutes les sociétés sont des gens repus et ingrats, mais les miens sont pire », disait le monarque, « parce qu’ils sont dans un pays sous-développé. Si encore ils étaient repus à l’échelle de notre standing, mais ils le sont à l’échelle de l’Allemagne, de la France ».
Hassan II a régné en monarque absolu. Des années sous l’état d’exception et le pays sous une gouvernance sans Parlement ni projet de société, Hassan II pouvait dire : « Je peux, si je le souhaite, désigner mon chauffeur comme ministre ! ».Toutes ces caractéristiques d’une « monarchie bananière » conservent cette tradition et la perpétuent. « Notre ami le roi », livre sans concession à l’égard du régime Hassan II, n’a pas attendu longtemps pour voir venir la marque de la continuité obstinée du régime dans cet autre livre intitulé « Le roi prédateur », concernant Mohammed VI.
Ce régime ne sort pas du lot des dictatures environnantes qui ont vu surgir le Printemps des peuples.
Dans la foulée des soulèvements contre les dictatures, le monarque de droit divin, Mohammed VI, appelle à la refonte de la Constitution, pour réduire au silence la contestation organisée par le Mouvement du 20 février. Un membre de la Commission chargée de la révision de la Constitution, le professeur Mohamed Tozy, révèle d’une manière fracassante, que « le projet de Constitution présenté au Roi Mohammed VI, n’est pas le même que celui qui a été soumis au vote par référendum, et la Constitution pour laquelle ont voté les Marocains n’est pas la même que celle publiée dans le bulletin officiel ».
Cela fait désordre et condamne le pays à végéter dans l’arriérisme et dans l’Etat de non droit.
Certes l’Article 19 qui disait que « La personne du Roi est inviolable et sacrée », a été changé dans l’Article 46 qui dit que « La personne du Roi est inviolable, et respect Lui est dû ».
Mais le monarque continue à monopoliser l’ensemble des leviers du pouvoir dans ses mains. Constitution selon Mon-Bon-Plaisir.
S’il est vrai que l’Instance équité et réconciliation (IER) a permis aux familles et aux victimes de la torture, des disparitions, des assassinats, de venir dénoncer la monstruosité et la déliquescence de l’Etat, les responsables, assassins et tortionnaires n’ont à aucun moment été nommés, identifiés…
C’est le règne de l’impunité la plus crasse. Alors que les dix recommandations de l’IER, pour donner de l’effet à « plus jamais ça », n’ont jamais été appliquées, l’Etat, lui, s’est refusé à annoncer ses excuses au peuple marocain.
On est bien loin de la démarche juste et moderne de l’exemple de l’Afrique du Sud.
Et, là encore, il y a désordre et détournement du sens, lorsque le président de l’Instance équité et réconciliation, Driss Benzekri, a vu surgir dans sa chambre à Paris, le juge d’instruction Patrick Ramaël en charge de l’enquête sur la disparition de Mehdi ben Barka, pour l’interroger.
L’IER avait-elle des informations cruciales à ce sujet ? Driss Benzekri avait refusé de répondre aux questions du juge d’instruction !
Ce cas emblématique de la disparition de Mehdi ben Barka n’est pas sans exiger la vérité sur ces autres disparus : Abdelhak Rouissi, Houcine Manouzi, Atkou Ahmed ben Ali, Agoudar El Yazid, Omar El wassouli, Salhi Madani, Mohammed Es-slami, Abderrahmane Derouich. Et la liste des morts sous la torture, ou assassinés, ne manquera pas de soulever l’indignation…
Mais comment dès lors croire en la bonne foi d’un régime qui a commis des monstruosités dans l’impunité la plus provocante, lorsqu’il prétend promouvoir la philosophie des droits de l’homme, en créant d’abord le Conseil consultatif des droits de l’homme (CCDH) qui sera transvesti au fameux Conseil national des droits de l’homme, (CNDH) celui-là même qui convoque le Forum mondial des droits de l’homme à Marrakech, subventionné par la sueur et les mains rugueuses du peuple ?
Forum mondial des droits de l’homme dans un pays où violations, torture et emprisonnements arbitraires n’ont cessé de défrayer la chronique ?
En premier lieu, cette répression s’est abattue sur les militants du Mouvement du 20 février et sur les défenseurs des droits humains. La torture des salafistes islamistes et leur souffrance en prison, fait écho à la tragique injustice des prisonniers sahraouis. La scandaleuse arrestation, torture et emprisonnement de Zakaria Moumni, champion du monde de Kick-boxing, restera dans les annales de la brutalité punitive. Le nombre de jeunes, (même âgés de 17 ans), condamnés pour « offense au Roi », ne cesse d’augmenter. Et ne parlons pas de jeunes rappeurs tels que Mouad Belrhouat dit El Haqed, plusieurs fois emprisonné pour des prétextes fallacieux, ou de Mister Crazy 17 ans, trois mois de prison.
Par ailleurs, l’exemple d’Ahmed Nasser âgé de 95, mort en prison pour « atteintes aux sacralités », reste une absurdité de l’absolutisme sans vision.
L’Association marocaine des droits humains (AMDH) détient avec précision la liste des détenus politiques et ne cesse de dénoncer les violations flagrantes actuelles qu’elle-même subit. Car le régime ne cesse de comploter pour la faire disparaître. Une association à plus de quatorze mille (14 000) membres,  plusieurs sections au Maroc et aujourd’hui en Europe. La création par le régime des organes frelatés des droits de l’homme ne sert qu’à étrangler le souffle de la société civile.
Forum mondial des droits de l’homme dans un pays où une ONG telle que Transparency Maroc contre la corruption, allait être empêchée de décerner le Prix de l’intégrité à l’avocat Abderrahim Berrada, au militant Chakib Alhayari, alors que le capitaine Mustapha Adib qui avait dénoncé la corruption au sein de l’armée avait, lui, écopé de plusieurs années de prison ?
Forum Mondial des Droits de l’Homme dans un pays qui inquiète et emprisonne des journalistes comme Ali Anouzla, Ali Lmrabet interdit d’exercer son métier durant dix ans, Zineb El Rhazoui, jetée sur le chemin de l’exil tout comme le furent Aboubakr Jamai et Ali Amar ?
Forum mondial des droits de l’homme dans « le plus beau pays du monde », c’est vrai que ça ne va pas tourner en bourriques toutes ces sommités invitées comme intervenants ! Ils sauront détecter la combine eu égard au respect qu’ils ont envers les peuples asphyxiés qui ont déjà les yeux grands ouverts !
Mohammed Belmaïzi

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lundi 17 novembre 2014

L'AMDH décide de boycotter tous les travaux du Forum Mondial des Droits Humains

Bonjour,
Le Bureau Central de l'Association Marocaine des Droits Humains (AMDH) décide de boycotter tous les travaux du Forum Mondial des Droits Humains organisé à Marrakech entre le 27 et 30 novembre 2014.
Le boycott est justifié, entre autres, par l'accélération de la répression contre les organisations militantes ainsi que les défenseurs des droits humains. S'ajoute à cela la non transparence et l'exclusion des organisations militantes dans la préparation de ce forum.

L'AMDH organisera une conférence de presse pour expliquer en détail les raisons de cette décision.



بلاغ
المكتب المركزي للجمعية المغربية لحقوق الإنسان يقرر مقاطعة كافة أشغال المنتدى العالمي لحقوق الإنسان وتنظيم ندوة صحفية لتوضيح حيثيات ودواعي القرار

تدارس المكتب المركزي، للجمعية المغربية لحقوق الإنسان، خلال اجتماعه الدوري العادي، ليوم السبت 15 نونبر 2014، مجموعة من القضايا المدرجة في جدول أعماله، ومن بينها الظروف التي يجري فيها الإعداد للمنتدى العالمي لحقوق الإنسان الذي ستحتضنه مدينة مراكش أواخر شهر نونبر الجاري؛ وبعد تسجيله لخيبة أمل الجمعية والحركة الحقوقية من عدم استجابة الدولة لمطلبها في تصفية الأجواء السياسية قبل انعقاد المنتدى، بل وإمعانها في الاعتداء على المدافعين والمدافعات عن حقوق الإنسان؛ وعلى ضوء وقوفه على إصرار المنظمين على الإشراك الصوري للجمعيات الحقوقية، وعدم التجاوب مع مقترحاتها ومشاريعها، والتعتيم المتعمد وغياب الشفافية في كل ما يتعلق بالبرامج والتدبير؛ وبناء على خلاصات النقاش ارتأى أن يبلغ الرأي العام الوطني والدولي قراره بعدم المشاركة في المنتدى ومقاطعة كافة أشغاله، على أنه سيتم تنظيم ندوة صحفية في الموضوع سيجري الإخبار بتاريخها لاحقا لشرح حيثيات ودواعي هذا القرار.
المكتب المركزي
الرباط، في 15 نونبر
2014

--

Salutations militantes,
Pour le bureau de l'AMDH-Paris/IDF



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samedi 15 novembre 2014

Naâma Asfari célèbre le forum des droits de l'homme de sa prison











Alors que le Maroc se fait le chantre des droits de l’homme en organisant le Forum mondial des droits de l’homme à Marrakech fin novembre, Naâma Asfari entame sa cinquième année de détention arbitraire après avoir été torturé et condamné sur la base d’aveux forcés.
maroc_naama_asfari


Ce défenseur des droits de l’homme sahraoui a été arrêté à Laayoune, dans la région du Sahara occidental sous occupation marocaine, le 7 novembre 2011, la veille du démantèlement du camp de Gdeim Izik. Ce camp avait été érigé un mois plus tôt par des milliers de Sahraouis pour protester contre les discriminations économiques et sociales dont ils s’estiment victimes de la part du gouvernement chérifien. Lors du démantèlement du camp par les forces de sécurité, des affrontements éclatent avec les manifestants. Neuf soldats marocains sont tués selon les autorités marocaines. En représailles, les forces de sécurité se livrent à des vagues d’arrestation assorties de torture.
Naama Asfari est arrêté dans la violence, puis il est interrogé et torturé pendant cinq jours, d’abord au poste de police puis à la gendarmerie de Laayoune. Le 12 novembre 2011, il est brièvement présenté au tribunal pour signer un registre sous la contrainte, puis il est transféré avec d’autres codétenus sahraouis à la prison de Salé à Rabat, pour être poursuivis par la justice militaire, en dépit de leur qualité de civils.
Le 16 février 2013, Naâma Asfari et ses 23 codétenus sont condamnés par le tribunal militaire à l’issue de neuf jours de procès inéquitable marqué notamment par la prise en compte d’aveux arrachés sous la torture. Aucune expertise médicale ni enquête n’a été diligentée concernant les allégations de sévices formulées à plusieurs reprises par la quasi-totalité des accusés.
Naâma Asfari écope d’une peine de trente ans d’emprisonnement. Un verdict qui n’est pas susceptible d’appel.

Contexte


Signez la pétition

Monsieur François Hollande
Président de la République
Monsieur le Président,
Sur la base d’informations communiquées par l’ACAT-France, je vous exprime ma réprobation face au maintien en détention arbitraire du défenseur des droits de l’homme sahraoui Naâma Asfari et de ses codétenus condamnés dans la même affaire.
Du 27 au 30 novembre 2014, se tiendra au Maroc le Forum mondial des droits de l’homme. A cette occasion, je vous demande de rappeler au Royaume chérifien ses engagements internationaux souscrits en matière de droits de l’homme et notamment en matière de torture et de procès équitable, en l’exhortant publiquement à :
  • libérer immédiatement Naâma Asfari et ses coaccusés ;
  • les rejuger devant une juridiction civile si les poursuites à leur encontre n’ont pas été motivées uniquement par leurs opinions politiques et leur militantisme en faveur des droits de l’homme ;
  • diligenter une enquête sur leurs allégations de torture et de mauvais traitements.

vendredi 14 novembre 2014

Dossier de Presse (avec lien) réalisé par l’AMDH-Paris/IDF: " Un Forum Mondial des Droits de l’Homme au Pays de la Répression."(Extraits)

CherEs amiEs et camarades,



Je vous prie de trouver ci-joint un Dossier de Presse réalisé par l'AMDH-Paris/IDF suite à l'acharnement de l’État marocain contre les militants et les organisations de droits humains au Maroc. Ce dossier a pour objectif d'informer sur la réalité de la répression et les violations structurelles des droits humains au Maroc, notamment pendant ces derniers mois. Vous trouveriez aussi dans ce dossier les diverses déclarations, communiqués, appel...etc. des diverses personnalités publiques et organisations des droits humains interpellant l'opinion publique sur ces violations.



Extrait : "Au moment où le Maroc s’apprête à organiser le forum mondial des droits humains, il nous parait important d’alerter l’opinion publique sur la réalité concrète des agissements de l’Etat marocain. Depuis les années 90, le Maroc cherche à se construire une image de « bonne gouvernance » insérée dans un processus de démocratisation en se référant formellement à de nombreuses conventions internationales. Il s’agit, pour l’Etat marocain, d’effacer le souvenir de « années de plomb » et d’avoir l’appui de la « communauté internationale » dans une séquence historique marquée par la crise ou l’affaiblissement des régimes autoritaires.  L’Etat marocain a du faire des concessions très partielles devant les luttes démocratiques menées depuis des décennies dans une conjoncture où il s’est trouvé isolé sur le plan international, affaibli sur le plan interne et confronté à la préparation d’une transition de règne (de Hassan 2 vers Mohammed 6). 

Aujourd’hui, il parait clairement que ces concessions n’ont rien changé aux pratiques despotiques de l’Etat marocain : les appareils répressifs sont restés intacts et ont été renforcés, la justice est toujours dépendante, l’impunité est la règle et les lignes rouges imposées aux libertés toujours aussi infranchissables. Les rares marges démocratiques sont piétinées les unes après les autres. Le dossier contient de nombreux exemples des violations systématiques. Notons qu’il y a un net durcissement, un niveau de répression accru et une volonté globale de faire taire toutes les contestations. "


Amitiés,

Ouadie EL HANKOURI

Pour le bureau de l'AMDH-Paris/IDF



Marrakech : L’association d’Aminatou Haidar déterminée à prendre part au Forum mondial sur les droits de l’Homme



A deux semaines de la tenue à Marrakech du Forum mondial des droits de l’Homme, une demande de participation à l’événement émanant de la CODESA, l'association présidée par Aminatou Haidar, a mis les organisateurs dans l’embarras. L'ONG s’accroche à son droit de contribuer à un atelier sur la justice transitionnelle. Les organisateurs tardent à répondre à la requête de l’ONG.
Aminatou Haidar, président de la CODESA / DR
Si des associations ont brandi la menace de boycotter la 2ème édition du Forum mondial des droits de l’Homme, prévu du 27 au 30 novembre à Marrakech, ce n'est pas le cas pour la CODESA (Collectif des défenseurs sahraouis), une entité proche du Polisario, présidée par Aminatou Haidar.
L’ONG a mis dans l’embarras la partie organisatrice de l’événement international, en l’occurrence le CNDH, en demandant sa participation à un atelier dédié à l’examen des expériences de la justice transitionnelle, un thème cher aux officiels marocains. La CODESA souhaite y contribuer par un exposé sur « l’approche de l’Instance Equité et Réconciliation des disparitions forcées : cas des disparus sahraouis ».

La réponse des organisateurs accuse du retard
Dans un communiqué parvenu hier soir à Yabiladi, la CODESA précise qu’elle a adressé sa demande aux organisateurs, par mail le 5 novembre, sans qu’elle n'ait eu pour l'instant le moindre écho. Le bureau exécutif de l’association exige une réponse au plus tard le 20 novembre afin de préparer son intervention devant les participants au dit atelier. Et par la même occasion elle réitère sa détermination à prendre part au Forum mondial sur les droits de l’Homme, mettant ainsi, davantage de pression sur le comité d’organisation.
L’association d’Aminatou Haidar, et à travers elle tous les partisans du Polisario de l’intérieur, ne souhaite en aucun cas rater une si belle tribune pour faire la promotion de la question des droits de l’Homme au Sahara occidental, érigée depuis quelques années, en véritable cheval de bataille par le Polisario sur la scène internationale.
Le thème choisi par la CODESA est, d'ailleurs, parfaitement, en phase avec cette stratégie. Plusieurs ONG de la province expriment des réticences, des critiques, voire même une opposition au rapport final de l’Instance Equité et Réconciliation de 2006, sur les disparitions forcées au Sahara occidental.
A une semaine du délai fixé par la CODESA, la balle est plus que jamais dans le camp des autorités marocaines.

Exposé des motifs du boycott du Forum mondial des droits de l’homme par Attac Maroc



 
ATTAC MAROC                                                                              
Contre la mondialisation libérale
Membre du réseau CADTM
 
Le Maroc accueille du 27 au 30 novembre prochain le Forum mondial des droits de l’homme à Marrakech. La tenue de cet événement coïncide avec une politique de musèlement des libertés publiques et de répression subie par  les organisations des droits humains. 
 Des activités de plusieurs ONG marocaines ont été purement et simplement interdites. D’autres n’ont pu accéder à des espaces publics qu’elles avaient réservés au préalable. Derniers exemple en date : l’interdiction subie par le Centre Ibn Rochd le 2 novembre dernier lors d’une activité de formation de journalistes, l’emprisonnement d’un jeune rappeur, l’interdiction d’une caravane de solidarité avec les migrants de Tanger, l’interdiction de rassemblements syndicaux en préparation à la grève générale du 29 octobre dernier, la répression des mouvements ouvriers, populaires, estudiantins ou du Mouvement du 20 février, les poursuites contre les victimes du microcrédit, les violences, discriminations et refoulements à l’encontre de migrants, etc…
 
 ATTAC Maroc subit également depuis des années cette chape de plomb. L’Etat nous prive de notre droit au renouvèlement de notre récépissé  légal. Les autorités de la ville de Rabat refusent de recevoir son dossier légal, en 1ère instance, Le Tribunal administratif  de Rabat a refusé en première instance le recours déposé par l’association qui a fait appel de ce premier jugement. 

L’Etat marocain veut maquiller ces reculs en organisant un Forum international sur les droits humains. Mais parallèlement le gouvernement continue d’imposer des politiques néolibérales détruisent les droits économiques, sociaux et culturels de la grande majorité des citoyens. Les programmes d’ajustement, d’austérité, d’endettement, de privatisation des services publics et la signature des accords de libre-échange et approfondissent la pauvreté, le chômage, la précarité et l’analphabétisme. Ces politiques sont antinomiques avec les fondements des droits humains.
L’Etat veut profiter de la présence d’institutions internationales, financières, commerciales et des ONG internationales et nationales pour redorer son blason. Ce Forum sera l’occasion pour les institutions d’une démocratie de façade pour exposer un simulacre d’Etat de droit. L’Etat mobilisera ses ONG pour vanter de soi-disant avancées démocratiques et légitimer ainsi la répression des libertés.
Quelle légitimité a un forum de droits humains auquel participent le Fonds monétaire international et la Banque mondiale, qui imposent des politiques destructrices à l’échelle du globe ? Quelle crédibilité a un forum auquel participent des gouvernements qui appliquent des cures d’austérité condamnant les populations à la pauvreté et l’exclusion.
Ce Forum, dominé par les bailleurs de fonds internationaux et les gouvernements ne peut être comparé aux Forums sociaux mondiaux (FSM) qui visent eux à construire des alternatives populaires aux politiques des Institutions Financières Internationales et aux impérialistes. Ce Forum connaitra l’absence de réseaux militants comme la Marche mondiale des femmes, Via Campesina, Attac International, le CADTM, etc…Ce Forum est également boycotté par l’ASDHOM.
 
La nature des organisateurs de ce Forum, le budget colossal qui lui est consacré, montrent bien que le Maroc s’apprête à accueillir une fois encore une kermesse du gaspillage, du clinquant et des annonces sans lendemain. A notre sens, la participation aux travaux de ce Forum n’apportera pas grand-chose, mais servira à masquer la politique de répression en cours actuellement.
C’est en fonction de tous ces éléments qu’Attac Maroc refuse de prendre part à ce Forum et considère que la défense des droits humains exige une large mobilisation populaire.
Attac Maroc se déclare disposée à participer à toutes les formes d’actions extérieures au Forum visant à dénoncer le recul des libertés publiques au Maroc, en collaboration avec toutes les voix qui résistent à l’oppression dans notre pays.

Le Secrétariat national, le 8 novembre 2014
  
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Droits de l'homme. ATTAC Maroc boycotte le Forum Mondial auquel il n’est pas invité. 
 Si d’autres organisations nationales, comme ASDHOM et Al Adl wa Al Ihssane, ont aussi décidé de boycotter la manifestation, la CODESA (Collectif des défenseurs sahraouis), une entité proche   du Polisario, tente sans succès d’y participer. Leur demande, selon eux, est restée sans réponse de la part des organisateurs.Pour sa part, Mohamed Sebbar, secrétaire général du CNDH, hôte du forum, a déclaré qu’il « ne comprend pas, s’agissant d’ATTAC Maroc, qu’il puisse boycotter un forum auquel il n’est pas invité. Le forum, a t-il ajouté, est une rencontre scientifique qui se différencie des forums sociaux. Le forum ne met à contribution que les associations constituées de façon légales et reconnues par leur Etat. » Quid.ma

vendredi 24 octobre 2014

APPEL 1er novembre :Appel pour un rassemblement en soutien aux organisations de droits humains au Maroc

 CheErs amiEs,

Je me permets de vous contacter afin de solliciter votre soutien et votre solidarité avec les organisations de défense des Droits Humains au Maroc face à la répression, le harcèlement et les interdictions abusives des autorités marocaines.

A quelques semaines de l'organisation du Forum Mondial des Droits de l'Homme à Marrakech, les associations de Droits Humains nationales et internationales appellent l’État marocain à prendre des mesures en faveur du respect des droits humains, mais les autorités marocaines font la sourde oreille face à ces appels et continue à endurcir la répression, emprisonner les militants et interdire les activités des associations des Droits Humains.

A cet effet, nous sollicitons votre soutien en signant l’appel ci-dessous (organisations et personnalités). Vous pouvez aussi faire circuler cet appel auprès des organisations et de personnalité pour leur soutien et leur signature.

Nous vous appelons aussi aux rassemblements le samedi 1 novembre 2014 à 15h devant les Ambassades du Maroc à Paris et à Bruxelles et devant le consulat du Maroc à Montréal.

Merci d'avance pour votre soutien.

Amitiés,

Ouadie EL HANKOURI

Pour le bureau de l'AMDH-Paris/IDF
ouadiel@gmail.com
07 62 59 83 60


Entre 2010 et 2014, des centaines de militant(e)s de droits humains, de syndicalistes étudiant(e)s ou d’activistes du mouvement du 20 février ont été poursuivis ou condamnés à des peines de prison. A ce jour, Wafaa Charaf et Oussama Housne croupissent dans les prisons pour avoir dénoncé la torture qu’ils ont subie.
Le mouvement des droits humains au Maroc n’est pas resté les bras croisés. Les militant(e)s ont interpellé le ministre de la justice et d’autres membres du gouvernement ainsi que les responsables du Conseil National des Droits de l’Homme (CNDH). Des organisations internationales comme le Réseau Euro-méditerranéen des Droits de l’Homme (REMDH), la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme (FIDH) et l’Organisation Mondiale contre la Torture (OMCT) ont exprimé leur préoccupation face à la multiplication des atteintes aux libertés d’association et de réunion et des entraves à l’action des ONG de défense des droits humains. Enfin, 90 sections locales de l’AMDH ont organisé, le 15 octobre, des sit-in pour protester contre la répression du mouvement des droits humains dans son ensemble.
Pour dénoncer cette escalade d’interdictions et exprimer notre soutien aux organisations de droits humains et toutes les victimes des politiques répressives au Maroc, nous vous appelons aux 
 Rassemblements le samedi 1 novembre 2014 
à 15h 
devant les Ambassades du Maroc
 à Paris et à Bruxelles.

 Premiers signataires

  Organisations :
AMDH-Paris/IDF, AMDH-Belgique, AMDH-Nord/France, Union Syndicales Solidaires, Comité de soutien du Mouvement du 20 février – Montpellier, Sortir du colonialisme, Association de Solidarité avec Le Peuple Marocain (SLPM), Cap Démocratie Maroc (Capdema), Confédération National du Travail (CNT-F), Fédération Nationale de l’Enseignement-ELCO France, Comité de soutien à l'AMDH au Québec (CSAQ), Comité d'action et de soutien aux luttes de peuple marocain, Association des Marocains de France (AMF), Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF), Solidarité Maroc 05 (Gap Hautes Alpes France), Massira, collectif citoyen de soutien aux luttes sociales et démocratiques en Algérie, Parti Communiste Français (PCF), Observatoire Amazigh des Droits et Libertés/Maroc (OADL),

Personnalités :
Stéphane Enjalran : Secrétariat national Union syndicale Solidaires, Mouhieddine Cherbib : Militant des Droits Humains, Joseph Tual : journaliste et grand reporter, Khadija Ryadi : lauréate du prix ONU pour les droits humains, Christian Mahieux : commission internationale Union syndicale Solidaires, Marie-Christine Vergiat : Député Européenne, Patrick VASSALLO : conseiller communautaire de Plaine Commune et conseiller municipal délégué de Saint-Denis, Mohamed Salmi : Défenseur des Droits Humains, René Galissot : historien et professeur émérite, Abdellatif Laâbi : intellectuel, poète, romancier, homme de théâtre, traducteur et fondateur de la revue Souffles, Pierre Vermeren: Historien du Maghreb contemporain,
Contacts:
Sihem ABBAS abbas.sihem@gmail.com;
Ouadie EL HANKOURI ouadiel@gmail.com 
Zakaria AITBOULAHSEN complexus59@hotmail.fr
----------------------------------------------------------------
Voir aussi:
Communiqué du REMDH http://amdhparis.org/wordpress/?p=1674
- Communiqué de la FIDH et de l'OMCT http://www.fidh.org/fr/maghreb-moyen-orient/maroc/maroc-association-marocaine-des-droits-humains-amdh/16184-maroc-recrudescence-des-entraves-a-l-action-des-ong
Lettre de Michelle Demessine, sénatrice du Nord, adressée au Ministre des affaires étrangère français, Laurent Fabius, sur la situation des prisonniers politique au Maroc (http://amdhparis.org/wordpress/?p=1824.
- Communiqué détaillé de l'AMDH : http://amdhparis.org/wordpress/?p=1660
- Communiqué de presse de Marie-Christine VERGIAT, Député Européenne, suite à la condamnation de Wafa Charaf, militante des Droits Humains, en appel (http://amdhparis.org/wordpress/?p=1803 .)


Premiers signataires :
Organisations : AMDH-Paris/IDF, AMDH-Belgique, AMDH-Nord/France


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