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mercredi 11 novembre 2015

Protester contre les pratiques frauduleuses d’Amendis, filiale de Véolia.

Allocution de l’Association Marocaine des Droits Humains Paris/IDF au rassemblement devant le siège de Véolia le 7 novembre 2015 à Paris.


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CherEs amiEs,
Je souhaite, au nom de l’Association Marocaine des Droits Humains-Paris/IDF, remercier tout d’abord toutes celle et tous ceux qui ont répondu présents à cet appel aujourd’hui pour soutenir les habitants du nord du Maroc (mais ailleurs aussi dans le pays) et protester contre les pratiques frauduleuses d’Amendis, filiale de Véolia. J’aimerais remercier aussi toutes celles et tous ceux qui se sont mobilisé-e-s pour cette cause juste, individus, associations, syndicats et partis politiques.

CherEs amiEs,
Depuis plusieurs semaines des milliers de Marocains sont sorti-e-s dans les rues du nord du Maroc pour protester contre la cherté des factures d’électricité tout en rappelant avec force l’un des slogans du mouvement du 20 février « Amendis dégage ».
Nous avons, à l’AMDH-Paris/IDF, pu consulter plusieurs factures d’électricité. Certaines présentent des sommes exorbitantes à payer. Surtout que des personnes (que nous avons pu consulter) qui habitent en France et ne rentrent au Maroc que pendant les vacances, ont reçu des factures très importantes pour des périodes où leurs maisons/appartements étaient vides. Il y a des milliers de cas incompréhensibles de ce genre.
Nous sommes aujourd’hui ici, devant le siège de cette multinationale, pour insister et transmettre ce même slogan des habitants, « Amendis Dégage », et aussi pour dire aux autorités marocaines qu’elles sont les premières responsables de cette situation.
CherEs amiEs,
Il est du devoir de l’État de garantir les droits fondamentaux à ses citoyens et citoyennes qui leur assureraient une vie digne et respectueuse.
Le Maroc est signataire du « Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels » depuis 1979. Déjà en 2006, le comité chargé de suivi de l’application de ce pacte, le Comité des droits économiques, sociaux et culturels des Nations Unies s’inquiétait de la situation. Il disait être « préoccupé par les mauvaises conditions de logement dont souffrent notamment les personnes déplacées et les habitants de bidonvilles. Dans ce contexte, la privatisation des services publics, tels que l’eau et l’électricité, dans les centres urbains a aggravé l’état de pauvreté des plus vulnérables. ».
Même la Cour des Comptes a révélé plusieurs manquements des entreprises de gestion déléguées (Lydec, Rédal et Amendis). Or, les élus locaux, les différents ministères sont restés silencieux. Certains évoquent même les « intérêts suprêmes » du Maroc quand les citoyens demandent la réddition des comptes.
CherEs amiEs,
S’ajoutent, au mépris des citoyenNEs, une répression sécuritaire et un non-respect des libertés publiques, notamment le droit à manifester pacifiquement contrairement aux engagements internationaux et à la constitution marocaine.
En conséquence, plusieurs citoyens et citoyennes sont poursuivies, arrêté-e-s et harcelé-e-s. Il n’a pas suffi à l’État marocain de faire subir une hausse exorbitante, mais il a fallu aussi que des citoyens soient réprimés parce qu’ils ont exigé dignement et pacifiquement leurs droits. A l’heure actuelle, plusieurs personnes sont poursuivies suite aux diverses manifestations contre Améndis/Véolia.
Nous souhaitons aujourd’hui, rappeler, à travers ce rassemblement, quelques revendications :
  • «Améndis Dégage » mais juste avant
     1. La reddition des comptes. 
    2. La définition des responsabilités. 
    3. L’indemnisation des victimes.
  • Nous rappelons à l’État marocain ses engagements en matière de droits civils, politiques, économiques et sociaux au lieu de suivre des politiques d’appauvrissements depuis des décennies.
  • Nous appelons à l’arrêt des poursuites contre les activistes à Tanger et à la libération de tous et toutes les prisonnierEs politiques et d’opinions.
  • L’État doit prendre ses responsabilités pour garantir à tous les citoyennes et citoyens les conditions d’une vie respectueuse de la dignité de tout un chacun.
Ouadie Elhankouri
Pour l’AMDH-Paris/IDF
Le 7 novembre 2015, à Paris.

Merci au camarade Abou Farid Hassan pour la vidéo.

vendredi 3 avril 2015

Lettre adressée à l’Ambassade du Maroc à Paris et au Ministère marocain des affaires étrangères par l’AMDH Paris/Ile de France.

AMDH

par l’AMDH Paris/Ile de France, 

 



Destinataires :
Ministère marocain des affaires étrangères.
Ambassade du Maroc à Paris.


Objet : Libérer immédiatement le journaliste 
Hicham Mansouri.

Monsieur l’Ambassadeur,
Nous souhaiterions attirer votre attention sur l’affaire suivante :
Le 17 mars 2015 vers 10h30, le journaliste d’investigation, M. Hicham Mansouri a été passé à tabac et arrêté chez lui, avant d’être placé en détention dans un poste de police à Rabat pour des raisons qui nous paraissent, pour le moins, étranges.
Hicham Mansouri est chef de projet de l’Association marocaine pour le journalisme d’investigation (AMIJ), qui œuvre pour la promotion de la liberté d’expression, le droit à l’information, en encourageant le journalisme d’investigation et en appelant à la protection des journalistes lors de l’exercice de leur profession.

vendredi 13 février 2015

Semaine anti-coloniale : conférence sur les émancipations au Maghreb et au Machrek

Ouadie Elhankouri
Ouadie Elhankouri, 13/2/2015
Rendez-vous mardi 24 février 2015 à 19h à Paris :
L'AMDH-Paris/IDF et la revue تحرريات Taharouryates vous invitent à une conférence sur les émancipations au Maghreb et au Machrek avec la participation de :
- René Gallissot qui expliquera le projet émancipateur d’Abdelkarim El Khettabi d’hier à aujourd’hui au Maghreb.
- Julien Salingue nous parlera de : Révolutions et contre-révolutions au Machrek, quels défis ?
- Un(e) représentant(e) de l’AMDH Paris-IDF expliquera les émancipations à travers les droits humains.
- Un(e) représentant(e) de la revue Taharouryates interviendra sur : penser les alternatives.
Cette conférence est organisée dans le cadre de la semaine anti-coloniale à Paris. 
Elle aura lieu plus exactement
 le mardi 24 février à 19h 
 dans l'espace Jean Dame 
au 17 rue Léopold Bellan 
dans la mairie du 2ème arrondissement.

vendredi 14 novembre 2014

Dossier de Presse (avec lien) réalisé par l’AMDH-Paris/IDF: " Un Forum Mondial des Droits de l’Homme au Pays de la Répression."(Extraits)

CherEs amiEs et camarades,



Je vous prie de trouver ci-joint un Dossier de Presse réalisé par l'AMDH-Paris/IDF suite à l'acharnement de l’État marocain contre les militants et les organisations de droits humains au Maroc. Ce dossier a pour objectif d'informer sur la réalité de la répression et les violations structurelles des droits humains au Maroc, notamment pendant ces derniers mois. Vous trouveriez aussi dans ce dossier les diverses déclarations, communiqués, appel...etc. des diverses personnalités publiques et organisations des droits humains interpellant l'opinion publique sur ces violations.



Extrait : "Au moment où le Maroc s’apprête à organiser le forum mondial des droits humains, il nous parait important d’alerter l’opinion publique sur la réalité concrète des agissements de l’Etat marocain. Depuis les années 90, le Maroc cherche à se construire une image de « bonne gouvernance » insérée dans un processus de démocratisation en se référant formellement à de nombreuses conventions internationales. Il s’agit, pour l’Etat marocain, d’effacer le souvenir de « années de plomb » et d’avoir l’appui de la « communauté internationale » dans une séquence historique marquée par la crise ou l’affaiblissement des régimes autoritaires.  L’Etat marocain a du faire des concessions très partielles devant les luttes démocratiques menées depuis des décennies dans une conjoncture où il s’est trouvé isolé sur le plan international, affaibli sur le plan interne et confronté à la préparation d’une transition de règne (de Hassan 2 vers Mohammed 6). 

Aujourd’hui, il parait clairement que ces concessions n’ont rien changé aux pratiques despotiques de l’Etat marocain : les appareils répressifs sont restés intacts et ont été renforcés, la justice est toujours dépendante, l’impunité est la règle et les lignes rouges imposées aux libertés toujours aussi infranchissables. Les rares marges démocratiques sont piétinées les unes après les autres. Le dossier contient de nombreux exemples des violations systématiques. Notons qu’il y a un net durcissement, un niveau de répression accru et une volonté globale de faire taire toutes les contestations. "


Amitiés,

Ouadie EL HANKOURI

Pour le bureau de l'AMDH-Paris/IDF



samedi 28 juin 2014

AMDH Paris IDF Prise de parole à l’occasion de la -Journée internationale contre la torture- aujourd’hui à Dijon.




AMDH Paris-IDF, 


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C’est en tant que représentante de l’AMDH Paris Ile de France que je  me manifeste à l’occasion de cette -Journée internationale contre la torture- aujourd’hui à Dijon.
 
Je viens à cette occasion afin de dénoncer  la situation de prisonniers politiques dans  les geôles marocaines, plusieurs campagnes de soutien sont d’ailleurs en cours dont les actions de l’AMDH, d’AMNESTY, la campagne de parrainage aux prisonniers politiques à l’initiative de l’ASDHOM, ainsi que les divers rassemblements de militants et organisations dénonçant ces situations au Maroc comme ailleurs (en France, en Belgique, aux Pays-bas, etc).

Ces prisonniers sont déniés de leurs droits de pensée, d’opinion, d’expression libre comme d’exercice militant.
On y croise des militants associatifs ou sympathisants, des journalistes, blogueurs, des artistes, mais aussi des étudiants dont certains firent des grèves de faim de longue durée n’ayant d’autre issue afin de pouvoir revendiquer une dignité et un respect de leurs droits essentiels, des droits qu’on leur refuse. Et pour cela ils subissent intimidations, pressions, ils sont  poursuivis, interpellés, molestés sur la voie publique lors de manifestions diverses, voire arrêtés puis emprisonnés, de tous âges et quel que soit leur état de santé.

Souvenons-nous des militants du 1er mai de l’année 2007 dont le souvenir de Mohamed Bougrine reste dans nos mémoires, de la grève de faim des étudiants de l’UNEM dont la jeune Zahra Boudkour,  mais plus récemment ces militants du Mvt du 20 Février qui subissant plusieurs sévices perdirent la vie pour certains …
A noter les arrestations du 6 avril dernier suivies de procédures arbitraires dont nous suivons l’évolution.
Nous notons de même l’interpellation de  l’artiste Mouad Belghouat dit el Haqed actuellement sous les verrous pour s’être manifesté artistiquement,  dont nous suivons le suivi procédurier. Il est officiellement sous les verrous pour de fausses accusations et officieusement pour son art engagé et critique. Nous voulons souligner le fait que la torture est une pratique systématique et que nous pourrions ainsi citer des dizaines de cas.
Le dernier rapport de l’AMDH recense 317 prisonniers politiques dans les prisons marocaines.

Une conférence débat sur ce sujet devrait avoir lieu dans notre ville, c’est à l’étude et bien entendu nous ne manquerons pas de vous en informer dès que les conditions adéquates seront réunies et finalisées.

Je ne voudrais pas vous quitter sans omettre de citer la situation des militants algériens et tunisiens rencontrant les mêmes violations de droits pour des raisons totalement similaires, dont nous citerons là encore les intimidations, pressions sur les syndicats, et la situation inique réservée aux activistes droits de l’hommiste.
Pour tous ces cas de figure, je soutiens et revendique aux côtés de mes camarades et compagnons dès qu’un cas est amené à notre connaissance afin de nous manifester par tous les moyens mis à notre portée et en vue de contrer une situation pour le moins inacceptable.

Pour nous nos maîtres-mots seraient solidarité comme soutien militant.
Notre force est le relais de l’information et l’action de terrain … ne nous en privons pas !!!

Je vous remercie.

samedi 12 avril 2014

Demande d'ouverture d'enquête au sujet d’éventuelles violences subies par monsieur Id Aissa Ali, président de l’association Tamaynut-France.


Association Marocaine des Droits Humains
Section Paris/Ile-de-France                                                                              Le 7 avril 2014, Paris.
22, rue Deparcieux 75014 Paris
E-mail : amdh.paris@gmail.com



                                                           Destinataires :
Monsieur l'ambassadeur du Maroc en France.
Monsieur le ministre des affaires étrangères marocain.

En copie :
Monsieur le consul de Colombes.
Monsieur le président de Tamaynut-France.
                                                          
Objet : Demande d'ouverture d'enquête au sujet d’éventuelles   violences subies par monsieur Id Aissa Ali, président de l’association Tamaynut-France.

Monsieur le ministre,
Monsieur l'ambassadeur,
Nous avons reçu un courrier de monsieur Id Aissa Ali, président de l'association Tamaynut-France en date du 18 mars 2014. Ce courrier fait part de faits de violences dont il a été victime au sein du consulat du Maroc à Colombes (92) alors, qu'il se rendait pour déposer un dossier destiné au Ministère des Marocains Résidents à l’Etranger. Son dossier contenait les candidatures des trois enseignants de l’Amazigh, répondant à l’appel de formation lancé par le Ministère en partenariat avec l’Institut Royal de la Culture Amazighe.
Ces violences verbales et physiques auraient été portées par le consul lui-même, son vice consul, ainsi que d’autres employés du consulat, des personnes censées défendre les intérêts des marocain(e)s en France. Ces faits seraient d’une extrême gravité et portent atteinte à la dignité et l’intégrité physique de la personne.
Monsieur le ministre,
Monsieur l’ambassadeur, 
L'Association Marocaine des Droits Humains-Paris/Ile-de-France, dans sa détermination à faire face aux pratiques policières contraires aux droits humains envers les citoyen(ne)s marocain(e)s, demande l'ouverture d'une enquête immédiate et impartiale pour rétablir la vérité et la justice.
L’AMDH-Paris/IDF compte également soutenir monsieur Id Aissa Ali dans ses démarches pour rétablir la vérité et prendre les mesures nécessaires contre les présumés coupables.
Dans l’attente d’une réponse, veuillez agréer, messieurs, nos salutations distinguées.

Le Bureau de l’AMDH-Paris/IDF.

mercredi 19 février 2014

Maroc : pressions sur Khadija Ryadi avant un débat à Lyon, comme à Paris et à Montpellier. La France aux ordres du Maroc ?






Par Slim Mazni, 12/2/2014

Khadija Ryadi, militante des droits de l’homme au Maroc et lauréate 2013 du prestigieux prix des Nations unies pour la cause des droits de l’homme, doit tenir une conférence à Lyon, ce mercredi 12 février, dans un amphithéâtre de Sciences Po (18h). Ces dernières 48 heures, pressions et intimidations sont venues troubler des débats à Paris et Montpellier. 

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Khadija Ryadi, militante discrète mais intransigeante avec le régime de Mohamed VI, a entrepris une tournée en Europe début février. 
Cette série de débats est destinée à amplifier la campagne internationale lancée par Khadija Ryadi en vue de réclamer la libération de tous les détenus politiques et d’opinion au Maroc .
L’ex-présidente de l’Association marocaine des droits de l’homme (AMDH) doit tenir un débat à Lyon dans un amphithéâtre de Science Po, ce mercredi 12 février à 18h. L’organisation de cette conférence aurait pu rester confidentielle et circonscrite aux cercles des militants des droits sensibilisés au contexte marocain s’il n’y avait eu ces dernières 48 heures une soudaine montée de fièvre.

Intervention

Hier soir (mardi 11 février), Mme Ryadi devait tenir une conférence à Paris à la Maison de la Norvège au sein de la Cité internationale universitaire de Paris (CIUP). Or, Khadija Ryadi est devenue subitement indésirable à quelques heures de l’organisation du débat “au motif que la réunion était trop politique”, explique-t-on dans l’entourage de la militante. “Cet avis nous a été donné après concertation avec le directeur de la Maison du Maroc !” explique le bureau parisien de l’AMDH, qui a annoncé préparer “un communiqué détaillé concernant cet incident dans les jours qui viennent”.
L’intervention du directeur de la Maison du Maroc est le signe, pour les militants des droits de l’homme, d’une influence directe de l’ambassade du Maroc en vue de troubler le cycle de rencontres de Khadija Ryadi. En catastrophe, une nouvelle salle a, tant bien que mal, été trouvée hier soir dans le 14e arrondissement de Paris pour permettre la tenue de la rencontre. Nous avons joint la Maison de la Norvège sans cependant obtenir de réponses sur l'annulation de la conférence d'hier soir.
Le 10 février, à Montpellier, ce sont une vingtaine de manifestants pro-régime arborant des affiches du roi Mohammed VI qui ont tenté d’empêcher, selon un témoin présent, la conférence de Khadija Ryadi, qui traitait du thème du tabou de la répression au Maroc.

M20F

Fonctionnaire au ministère des Finances, Khadija Ryadi coordonne à 54 ans un réseau de 22 ONG des droits de l’homme au Maroc et est très engagée aux côtés des militants du Mouvement du 20 février (M20F) qui, dans le sillage des Printemps arabes, contestent le fonctionnement du régime marocain et revendiquent des réformes politiques et sociales au sein du royaume chérifien.
En décembre 2013, elle a reçu à New York le prix des Nations unies pour la cause des droits de l'homme. Décernée tous les cinq ans, la prestigieuse récompense a par exemple couronné des personnalités historiques telles que Martin Luther King, Eleanor Roosevelt ou encore Nelson Mandela.
Voir le portrait de Khadija Ryadi réalisé par Arte : “Le monde arabe en révolution(s)”

Bureau de l’AMDH-Paris/Ile De France, ce mardi 11 février 2014

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  A Lyon aussi :
 URGENT : Nouvelle adresse pour la rencontre de ce soir avec Khadija Ryadi, prix des Nations Unies pour la cause des droits humains suite au refus abusif de la salle initiale.


L’Association Marocaine des Droits Humains-Paris/Ile-de-France a été privée, à la dernière minute, de la salle de la « maison du Norvège » par la Cité Internationale Universitaire de Paris (CIUP). L’argument qui nous a été avancé pour motiver ce refus était de nous dire que la réunion serait « trop poli...tique ». Cet avis nous a été donnés après concertation avec le directeur de la maison du Maroc qui est, selon la CIUP, le « représentant légitime, un homme intègre et son avis compte pour nous». Ils ont même insinué que Khadija Ryadi était indésirable à la CIUP.

L’accès à la « maison du Maroc » nous a été refusé à maintes reprises auparavant pour des raisons « bizarres ». Parfois pour des travaux (fictifs) de salle, parfois on nous demande de passer par l’ambassade du Maroc à Paris et parfois on juge que nos événements sont « trop politiques ». Evidemment le dernier argument n’a pas empêché la « maison du Maroc » d’accueillir l’ambassadeur du Maroc ou encore des ministres ou des présidents de partis marocains.
L’AMDH-Paris/Ile-de-France publiera un communiqué détaillé concernant cet «incident » dans les jours qui viennent.
Par ailleurs,
• Nous tenons à exprimer notre indignation face à une telle décision politique.
• Nous rappelons que notre événement portera sur la situation des droits humains au Maroc et notamment sur les prisonnier (ère)s politiques dans les prisons de l’Etat marocain.
• Nous tenons à organiser notre événement malgré les obstacles.
La nouvelle adresse de rencontre est la suivante : à 20H00 à la Salle Lisbonne, FIAP JEAN MONNET, 30 rue Cabanis, 75014 PARIS. Métro Glacière, ligne 6.

Nous comptons sur votre présence !

Bureau de l’AMDH-Paris/Ile De France, ce mardi 11 février 2014


------------------------------------------------------------------------------------------------------------Par Mohammed Belmaïzi


Khadija Ryadi et les tracasseries stupides du Makhzen, au cœur de l'Europe

Les baltajia mobilisés par l’État voyou du Maroc, continuent dans leur provocation et leur honteuse tradition fasciste... Le 10 à Montpellier. le 11 à Paris et aujourd'hui, mercredi à Lyon... pour empêcher la parole juste de se déployer. Mais qui peut nous bâillonner? Un Makhzen qui sera dégagé?


L’État voyou bourré de gangsters et de prédateurs n'a jamais été intelligent. Avec ces agissements, la cause que défend notre Khadija, sera utilement connue et mise à l'avant de la scène.



Portrait de notre star à nous :





vendredi 3 janvier 2014

Bonne année 2014 ! Au nom de l'AMDH-Paris/IDF




L'année écoulée a suscité une forte mobilisation des marocain(e)s, et leur soutien, de France et d’ailleurs

En août 2013, la libération du pédophile Daniel Galvá Viña, condamné à 30 ans de prison ferme après avoir violé 11 enfants marocains dans la ville de Kénitra, a indigné les consciences provoquant manifestations et sit-in. L'appel de l'AMDH-Paris/IDF pour un sit-in devant l'ambassade du Maroc à Paris pour dénoncer la libération du pédophile Daniel a rencontré un franc succès et près de 700 personnes ont répondu présentes au sit-in. Grâce à notre mobilisation au Maroc et à l'étranger, le pédophile est retourné purger sa peine et les autorités ont été obligées de faire marche arrière et de s’expliquer.


L'arrestation de Ali Anouzla, directeur de la version arabe du site Lakome, en septembre 2013, a porté encore atteinte à la liberté de la presse, fragile ou quasi inexistante. Ali Anouzla est accusé d’« apologie d’actes constituant des infractions de terrorisme ». Un article publié sur le site Lakome faisait référence à une vidéo du groupe armé Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) intitulée Maroc : le royaume de la corruption et du despotisme. Le site critiquait la vidéo, la qualifiant de propagande, et ne soutenait pas l’appel d’AQMI. La vidéo n’était pas publiée dans l’article. Ali Anouzla a depuis, été mis en liberté provisoire, grâce à une mobilisation nationale et internationale, mais son jugement vient d'être reporté au 18 février. L’AMDH-Paris/IDF a appelé à un rassemblement pour réclamer la libération, immédiate et sans conditions, d’Anouzla le 21 septembre 2013. Elle fait toujours partie prenante du comité de soutien monté à Paris.


L'AMDH-Paris/IDF soutient les enseignant(e)s de la langue arabe et de la culture marocaine qui souffrent de la gestion désastreuse de leur dossier. Des membres du bureau de l'AMDH-Paris/IDF sont présent(e)s lors des sit-ins devant l'ambassade du Maroc à Paris et participent à la création d’un comité de soutien.


L'année 2013 a donné naissance aux commissions de travail au sein de l'AMDH-Paris/IDF. Cinq commissions de travail ont été crées: les commissions Communication, Formation, Problèmes consulaires et permanence juridique, Activités culturelles, Relations publiques. Les commissions sont ouvertes à tou(te)s les membres de l'association.


La section Parisienne de l'AMDH a organisé diverses activités culturelles durant l'année 2013. Notamment des projections-débat sur « Le Mouvement Marocain du 20 Février au miroir du résistant de la guerre du RIF, Abdelkrim ELKHATTABI », sur «  la lutte des ouvrières du textile au Maroc. », et sur « la lutte des mineurs de Jbel Aouam ». La projection-débat autour du film « Hercule Vs Hermès » est en cours de préparation.


Comme chaque année, l'AMDH a tenu un stand à la fête de l'humanité en septembre 2013. Une Conférence sur « la situation des droits Humains au Maroc » a été animée par Yassir KAZAR, membre du bureau de l’AMDH Paris/Ile-de-France, en présence de Abdelkhalek BENZEKRI: Membre du bureau central de l’AMDH, d'Annie DELAY : Coordinatrice Maroc/Sahara occidental - Amnesty International France, de Michèle DECASTER : Secrétaire générale de l’AFASPA , d'Ayad AHRAM : Président de l’ASDHOM. Un atelier de discussion-débat autour de la langue Amazigh a été animé par Rachid Oufkir dans le stand de l'AMDH.


Ce 12 décembre 2013, Khadija Ryadi a reçu le Prix des Nations Unies des droits humains 2013. Cela fait plus de trente quatre ans que l’ex présidente de l’AMDH, Khadija Ryadi, milite fermement et avec détermination pour les droits humains au Maroc au sein de l’Association Marocaine des Droits Humains.


L'année 2014 s'annonce pleine de luttes et aussi d'espoirs. Alors soyons solidaires et déterminé(e)s.

samedi 3 août 2013

Paris : rassemblement contre la grâce royale d'un pédophile